Bien soutenue par Laurent Fabius (politique), Axel Kahn (scientifique universitaire), Daniel Cohen (économiste), Sandrine Bonnaire (comédienne).

Martine Delors, dite Aubry, épouse Brochen, la remplaçante de DSK

03 février 2012 : Soutien fermement le candidat Hollande pour devenir Premier Ministre ?

18 octobre 2011 : Battue à 43% Martine résiste
09 octobre 2011 : Bien soutenue par le peuple de gauche au premier tour de la primaire socialiste ; menacé François Hollande demande "le respect"
02 octobre 2011 : C/politique, Direct 5, 17h45, Martine Brochen veut faire entrer Simone de Beauvoir au Panthéon ... et régulariser les sans-papiers ...
27 septembre 2011 : Perquisition judiciaire chez son référent sécurité François Pupponi, ami et successeur de Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles.
08 septembre 2011 : Battue dans les sondages elle attaque François
21 juillet 2011 : Tous au secours de François Hollande contre le "complot politique" DSK-Banon
14 juillet 2011 : Tous au secours d'Eva Joly, l'ancienne magistrate qui veut supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et qui proclame qu'elle est Française puisque vivant en France depuis 50 ans ...
13 juillet 2011 : Six candidats pour les primaires socialistes avec deux favoris
10 juillet 2011 : Martine Delors épouse Brochen menace de porter plainte contre des rumeurs la concernant ainsi que son époux
26 juin 2011 : Candidate malgré elle ?

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26 juin 2011 08h32 | Par bruno dive sudouest.fr Martine Aubry, candidate malgré elle

Début mai, DSK lui aurait dit de se préparer : il se voyait mal quitter le Fonds monétaire international en pleine crise grecque.

Toute petite déjà, Martine Aubry… ne pensait pas à devenir président(e) de la République. Au contraire de ses illustres devanciers et de quelques-uns de ses concurrents actuels ou passés, la première secrétaire du Parti socialiste (PS) ne rêve pas depuis des lustres de l'Élysée. Elle en plaisantait elle-même il y a quelques mois : « On dit qu'il faut dix ou quinze ans pour se préparer à être président de la République. C'est pour cela que c'est foutu pour moi. » À l'automne dernier, elle dissertait encore sur « ces présidents qui y pensent toujours : est-ce qu'ils ont réussi pour la France ? » demandait-elle. « Le problème n'est pas d'avoir envie, mais de réussir. »

L'envie, voilà un mot qu'on ne prononce pas facilement dans la famille Delors, où l'on préfère celui de « devoir ».

« Ça veut dire quoi, l'envie d'y aller ? » s'énervait encore Martine Aubry, au cours d'un déjeuner de presse au mois d'octobre. « Je n'avais pas envie d'être première secrétaire, et pourtant je fais tout pour réussir. J'ai envie qu'on gagne. »

Martine Aubry, ou la femme qui fait son devoir et laisse courir le destin, plutôt que de le forcer. C'est en une seule nuit de novembre 2008, à Reims, que la maire de Lille s'est portée candidate à la succession de François Hollande, parce que le favori d'alors, Bertrand Delanoë, venait de renoncer. Ses alliés de l'époque - et qui le sont restés - expliquaient qu'il fallait présenter contre Ségolène Royal une première secrétaire non présidentiable…

Méthodique

Quand Martine Aubry a-t-elle pris la décision - qu'elle annoncera cette semaine - de se présenter à l'élection présidentielle ? Peut-être ne le sait-elle pas elle-même. Sans doute s'est-elle longtemps interdit d'y penser, moins pour respecter le fameux « pacte de Marrakech » qu'elle avait passé à l'été 2008 avec Dominique Strauss-Kahn, que pour accomplir méthodiquement la tâche qu'elle s'était fixée à la tête du PS : remporter les élections, régionales en 2010, puis cantonales en 2011, faire adopter un projet à la plus large majorité possible, établir des relations solides avec les alliés écologistes et communistes.

Il y a tout juste un an, Jacques Delors confiait qu'il ne sentait pas chez sa fille une réelle envie de se présenter à l'élection présidentielle. « C'est vrai, confirme aujourd'hui son amie Marylise Lebranchu. Ce n'était pas encore tout à fait le cas l'été dernier. Elle voulait gérer la rentrée, réussir la convention sur l'égalité réelle, parvenir à un accord avec les autres partis de gauche et avec les autres partis européens. »

Une fois ces missions accomplies, elle aurait alors songé à la candidature présidentielle, renversant au passage la logique de Lionel Jospin qui avait imposé les élections législatives après la présidentielle. Dans l'esprit de Martine Aubry, comme dans ceux de nombreux socialistes, mieux vaudrait un bon projet et de bonnes alliances à gauche pour les législatives, avant que l'élection du président ne vienne couronner le tout.

Dans l'ombre de DSK

Une trop belle histoire, aujourd'hui narrée par les proches de la maire de Lille ? Sans doute. Car Martine Aubry a aussi vécu ces années, et surtout la dernière, dans l'ombre de Dominique Strauss-Kahn. Celui-ci s'était peu à peu imposé comme le candidat incontournable du PS, mais jamais Martine Aubry n'a voulu renoncer, ni surtout laissé dire qu'elle renonçait. « Je veux garder ma liberté », expliquait-elle au groupe socialiste le 5 avril. Preuve que - comme DSK - elle s'était peu à peu faite à l'idée de se présenter. « Pourquoi croyez-vous qu'elle ferait tout cela, elle qui déteste les appareils partisans, si elle n'en avait pas envie ? » glissait au printemps l'une de ses plus ferventes supportrices, Marie-Noëlle Lienemann.

Revirement de situation

Voilà pourquoi la première secrétaire a été furieuse, fin avril, lorsque la rumeur de son renoncement a fuité sur Internet. Jusqu'au bout, jusqu'à cette fameuse nuit du Sofitel new-yorkais, le 15 mai, Martine Aubry n'était pas totalement persuadée que Dominique Strauss-Kahn serait candidat. Une semaine avant l'événement, elle avait eu un tête-à-tête avec celui qui était encore directeur du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci, a-t-elle ensuite confié à des proches, lui a demandé de se préparer. Compte tenu de la situation en Grèce et de l'implication du FMI, DSK se voyait mal quitter ses fonctions fin juin, comme le lui intimait le calendrier du PS. « Cela devenait un vrai souci pour lui », assure une amie de Martine Aubry.

Une histoire édifiante, sans doute enjolivée par l'entourage de la première secrétaire pour assurer que celle-ci, décidément, « n'était pas dans un état d'esprit de non-candidate ».

Ni envie venue du fond des âges ni refus de prendre ses responsabilités, ainsi Martine Aubry doit-elle apparaître. En femme de devoir, qui accomplit sa mission sans brûler les étapes mais sans reculer non plus devant l'obstacle. Fille émancipée de Jacques Delors, héritière libre de Lionel Jospin, partenaire loyale mais aujourd'hui déliée de son pacte avec Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry peut s'avancer, seule, sur le devant de la scène.

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Publié le 10/07/2011 | 10:45 France2.fr Martine Aubry veut mettre fin aux rumeurs Par CR avec agences    Martine Aubry menace de porter plainte contre des sites internet propageant des rumeurs sur elle et son mari.

Martine Aubry récuse les rumeurs visant son mari et d'autres faisant état de son alcoolisme dans un entretien au JDD Trop c'est trop. La candidate à la primaire socialiste a décidé de ne plus se laisser faire.

Outre la mise au point à laquelle le Journal du Dimanche (JDD) consacre sa Une dimanche, la maire de Lille a écrit aux sites Internet qui propageaient des rumeurs sur son mari, Jean-Louis Brochen, avocat spécialiste du droit social et du droit pénal.

Dans les moteurs de recherche, trois suggestions accompagnent son nom : l'une concernant son mari, l'autre sa santé et la troisième l'islam.
Les qualificatifs "mari" et "voilée" correspondent à des attaques contre l'époux de l'ex-première secrétaire du PS, présenté comme "islamiste" pour avoir défendu 17 jeunes lycéennes voilées de Lille.

Martine Aubry dénonce aussi les rumeurs faisant état de "son alcoolisme présumé, de son homosexualité imaginaire et de sa prétendue tumeur au cerveau".

La candidate socialiste contre-attaque

"On a écrit aux sites pour leur demander de retirer. La plupart retirent au fur et à mesure et ceux qui ne retireront pas, on porte plainte", a-t-elle expliqué vendredi, lors d'un déplacement à Turin. "Par ailleurs, comme j'ai des témoignages, je peux porter plainte contre ceux qui ont diffusé les rumeurs", a-t-elle ajouté.

"Il y a la justice pour répondre (aux attaques ndlr). Je pense encore que nous sommes dans une République. Je fais confiance aux institutions de mon pays", a poursuivi la candidate à la primaire PS. "Sur mon mari, je sais qui a lancé cette rumeur" et "je l'ai appris avant que ça sorte de deux sources différentes".

Elle a également fait allusion à un écho paru dans L'Express après les voeux du président en janvier 2010, relatant des propos que Nicolas Sarkozy aurait alors tenus.

Google se défend

Interrogé sur la possibilité que des failles existent, le géant du web est laconique: "On met tout en oeuvre pour que cela ne se produise pas". "Aucun algorithme n'est parfait", a-t-il toutefois reconnu.

Certains spécialistes expliquent que contourner l'algorithme "est théoriquement faisable, mais (que) cela exige des moyens financiers relativement importants". D'autres expliquent qu'il est facile "de faire mentir Google en créant des "outils automatiques qui vont suggérer des mots-clés à Google" et auxquels le moteur de recherche "ne verra rien du tout".

Reste le phénomène du "buzz" : une fois que la suggestion apparaît dans Google, la curiosité amène les internautes à cliquer puis propager la "pseudo-information" nourrissant ainsi la rumeur.

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Primaires socialistes: six candidats, deux grands favoris nouvelobs.com Publié le 13-07-11 à 17:10 Modifié à 17:07

PARIS (AP) — Six candidats vont s'affronter dans le cadre des primaires organisées par le Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. Deux poids lourds devraient dominer les débats: François Hollande et Martine Aubry.

François Hollande, qui s'est lancé dès le 31 mars, s'appuie sur son expérience et les réseaux constitués à la tête du PS, de 1997 à 2008. "C'est la première étape d'un chemin qui va nous conduire, je l'espère, je le veux, à l'alternance en 2012", a déclaré le député de Corrèze mardi en déposant officiellement sa candidature.
François Hollande bénéficie notamment du soutien des présidents des groupes PS à l'Assemblée nationale et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ainsi que de strauss-kahniens comme le député européen Vincent Peillon, le maire de Lyon Gérard Collomb et le député du Doubs Pierre Moscovici.

De son côté, Martine Aubry a annoncé sa candidature le 28 juin à Lille, après l'affaire du Sofitel de New York qui a écarté Dominique Strauss-Kahn de la course. La Première secrétaire du PS avait exclu de se présenter contre DSK.
La maire de Lille a choisi d'ouvrir son équipe à des personnalités de la société civile, notamment la comédienne Sandrine Bonnaire, l'écrivain Jean-Christophe Rufin, le généticien Axel Kahn ou encore l'économiste Daniel Cohen. Côté politique, elle est soutenue, entre autres, par les députés Elisabeth Guigou et Laurent Fabius, et par le maire de Paris Bertrand Delanoë.

Engagée de longue date dans la course, Ségolène Royal fait valoir son CV d'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Elle a d'ailleurs repris pour sa campagne ses thèmes favoris: l'"ordre juste", la "démocratie participative" ou encore la "croissante verte". Mais la présidente de la région Poitou-Charentes semble largement distancée, selon les enquêtes d'opinion.

Parmi les autres candidats figurent deux "quadras" du PS: le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, considéré comme la personnalité la plus à gauche de ces primaires, et le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, qui prône au contraire une orientation plus libérale du parti et fait entendre sa voix sur le thème de la sécurité.

Enfin, les primaires étant ouvertes aux non socialistes, Jean-Michel Baylet a décidé d'y participer en tant que président du Parti radical de gauche.
Le sénateur du Tarn-et-Garonne explique mercredi dans un entretien au "Monde" que le fait de présenter un candidat PRG à l'élection présidentielle "représente un risque, d'autant plus que Marine Le Pen est haut dans les sondages". "A l'inverse, ne pas être du tout présent à un moment aussi important de notre vie politique n'aurait aucun sens. D'où l'idée de la primaire, que nous défendons depuis des années", poursuit-il.

Les candidats seront départagés lors de primaires à deux tours organisées les 9 et 16 octobre prochains. Pourra voter toute personne inscrite sur les listes électorales, à condition de verser une contribution d'un euro minimum et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche.

Selon un sondage CSA pour BFM-TV, RMC et "20-Minutes" publié mercredi, François Hollande et Martine Aubry sont au coude-à-coude, recueillant respectivement 34% et 32% parmi les sondés qui "iront certainement ou probablement voter". Tous deux sont à égalité, avec 41%, auprès des sympathisants socialistes.

- Sondage réalisé par téléphone le 11 juillet 2011 auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 850 personnes inscrites sur les listes électorales en France, d'après la méthode des quotas. AP

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La gauche tire à boulets rouges sur François Fillon dimanche 17.07.2011, 05:11 - La Voix du Nord

La polémique sur le défilé militaire du 14 Juillet qu'Eva Joly a proposé ... de supprimer a rejailli sur le chef du gouvernement désormais pris pour cible par la gauche.

La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse est venue à la rescousse de M. Fillon qui a reproché à la candidate écolo de ne pas avoir « une culture très ancienne des traditions françaises », en jugeant qu'il s'agissait « d'une tentative acrobatique de la gauche pour se ressouder après les propos extrêmement malheureux d'Eva Joly en détournant ceux tenus par le Premier ministre ».

Mais la polémique ne désenfle pas. Le fondateur d'EELV, Daniel
Cohn-Bendit, pourtant jamais très tendre avec Mme Joly, est venu à son secours en déclarant : M. Fillon « déraille », Eva « a raison ».

Et la gauche, bien que peu enthousiasmée par la proposition de la candidate écologiste, s'est unanimement insurgée contre les propos du Premier ministre.

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste a attaqué M. Fillon qui, par ses propos, « bafoue les fondements et les valeurs de la République » et « rejoint les thèses du Front national ».

C'est « François Fillon qui a manqué de culture sur ce qu'est l'esprit de la République », a renchéri François Hollande. Autre candidat à la primaire socialiste, il a insisté sur le fait qu'il n'y avait « pas deux catégories de Français ».

« Je suis scandalisé, outré, indigné par les propos du Premier ministre, parce que discréditer quelqu'un en fonction de ses origines, c'est insupportable », s'est exclamé Manuel Valls, lui aussi candidat à la primaire du PS.

« C'est insupportable, c'est de la xénophobie à l'état pur ! », s'est indigné pour sa part Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche pour 2012.

Au coeur de la polémique, Eva Joly n'est pas restée muette. Elle dénonce François Fillon qui établi selon elle « des distinctions entre les citoyens, de naissance ou naturalisés, qui sont proprement inadmissibles ». « Je ne permets pas que l'on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m'exprimer », a martelé la native d'Oslo.

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Suppression du défilé militaire du 14 juillet : Joly répond au tacle de Fillon 15/07/2011 à 18h25 - mis à jour le 15/07/2011 à 20h23 lepost.fr

Attaquée sur sa binationalité, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, déclare : "Je ne descends pas de mon Drakkar".

C'est une véritable partie de ping-pong qui se joue entre Éva Joly et François Fillon. Cette dernière a proposé jeudi de supprimer le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées par un défilé citoyen.

Une sortie qui a suscité un tollé à droite comme à gauche. Depuis Abidjan, François Fillon s'en est pris de manière virulente et inattendue à la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts. "Je réagis avec tristesse. Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française", a-t-il déclaré.

Attaquée sur sa bi-nationalité, Éva Joly retorque : "Moi, je ne descends pas de mon drakkar, ça fait 50 ans que je vis en France, donc je suis française. Ce n'est pas parce que je soulève ce qui pour moi est un vrai problème qu'on doit me discréditer parce que je ne serais pas assez française", a-t-elle assuré.

"On ne peut pas me suspecter d'être antimilitariste j'ai des amis militaires comme tous les Français et Françaises j'ai du chagrin lorsque je vois que des soldats meurent", a-t-elle poursuivi, "mais moi ce que je souhaite c'est que les forces vives de la nation se réunissent le 14 juillet pour que nous fêtions ensemble ce qui nous réunit".

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Me Jean-Louis Brochen, mari de Martine Aubry, sort du bois Par Pascal Riché | Rue89 | 18/07/2010 | 17H18

Jean-Louis Brochen, 66 ans, est un avocat en vue à Lille, ancien bâtonnier. De gauche, il est attaqué sans relâche par des sites proches du FN ou des groupuscules ultra-sionistes, qui le décrivent comme « l'avocat des islamistes ».

Un détail : Me Brochen est le mari de Martine Aubry depuis mars 2004. Jusque là, il restait très discret vis-à-vis des médias. Avec le feu vert de sa femme, il a donné une interview au site au site Nonfiction.fr, dirigé par un ancien conseiller d'Aubry, Frédéric Martel. C'est la première fois que l'avocat évoque ainsi sa vie privée.

Quatre dossiers ont fait de Brochen la cible de l'extrême droite Si vous googlez « Jean-Louis Brochen », vous tomberez sur une avalanche de propos violents voire haineux à son endroit. « Avocat halal », avocat « communautariste », avocat « salafiste », « avocat des islamistes », « avocat des barbus »…

Ces attaques, assez déroutantes quand on sait que Brochen est d'éducation catholique et que son modèle affiché est l'humaniste Me Henri Leclerc, ont une origine : l'extrême-droite et autres groupes radicaux ne lui pardonnent pas certains dossiers qu'il a plaidés.

•En 1993, il défend les 17 lycéennes voilées exclues par le lycée Faidherbe.
•Plus tard, il représente les musiciens du groupe de rap Sniper (des « voyous qui déshonorent la France », selon Sarkozy) menacés de ne pouvoir donner un concert à Lille.
•Il sera aussi l'avocat d'un jeune islamiste qui avait participé au braquage en 1996 d'un supermarché par le « gang de Roubaix ».
•Il défend l'association roubaisienne Rencontre et dialogue, considérée par ses opposants comme « communautariste ».

Quatre dossiers parmi des dizaines et des dizaines d'autres… Dans l'interview à Nonfiction.fr, l'avocat revient sur l'affaire des jeunes filles voilées :

« De même que l'avocat d'un criminel n'est pas lui-même un criminel, j'ai défendu ces jeunes filles alors que je n'étais pas favorable au voile.

Je suis contre le voile et encore plus clairement contre la burqa, mais c'est l'honneur d'un avocat que de faire en sorte qu'un individu ait toujours quelqu'un pour le défendre. »

Selon lui, toutes ces attaques ne démontrent qu'une « méconnaissance fondamentale du métier d'avocat ».

La rencontre avec Martine Aubry, collègue de conseil municipal

Né d'un père breton et d'une mère du Nord, Brochen a été élevé dans la religion catholique. Lycée de Roubaix puis de Tourcoing, faculté de droit de Lille, il prête le serment d'avocat le 3 novembre 1969.

Il reprend le cabinet de son père, le bâtonnier Yves Brochen. Il s'engage, à gauche, dans le combat syndical (il préside même le Syndicat des avocats de France au début des années 80) et dans l'action citoyenne (pour le respect des droits de l'homme dans les prisons, en Bosnie, au Rwanda).

Il se spécialise dans le droit pénal (« J'ai défendu des prostituées contre des proxénètes, des meurtriers, des braqueurs ») et le droit social (du côté des syndicats et des salairés).

Au début des années 90, Jean-Louis Brochen est conseiller municipal de Roubaix. Pierre Mauroy, ancien Premier ministre et maire de Lille, lui demande de l'aider dans sa campagne municipale de 1995.

« Je me suis éloigné, un peu à regret, de la vie politique »

Après la défaite des socialistes aux législatives de 1993, Martine Aubry, ex-ministre du Travail sous Cresson et Bérégovoy, a été elle aussi recrutée par Pierre Mauroy. Elle devient d'ailleurs en 1995 la première adjointe du maire, Brochen étant conseiller municipal délégué, adjoint à la culture. Il raconte :

« Je la connaissais mais elle ne me connaissait pas. Je l'avais déjà vue deux fois, au congrès du Syndicat des avocats de France où elle était intervenue et à l'occasion d'une remise de Légion d'honneur du bâtonnier de Versailles. »

Dès cette époque, ils forment un couple. Ce qui pose problème pour la municipale suivante, car c'est Martine Aubry qui se présente pour le poste de maire. Il décide de s'effacer :
« A partir du moment où je vivais avec Martine Aubry, nous avons pris la décision que je ne pouvais pas me représenter sur sa liste et je me suis éloigné, un peu à regret, de la vie politique. »

Elle est élue maire, et c'est son premier adjoint, Pierre de Saintignon, qui les marie dans l'intimité le 20 mars 2004 :

« Nous avons choisi un mariage en famille et entre amis, nous ne voulions pas le transformer en mariage people. »

Et de fait, Jean-Louis Brochen ne livre pas grand chose de son intimité à ses deux interviewers : de son premier mariage, il a deux enfants et il est aujourd'hui grand-père et a trois petits-enfants. Avec Martine Aubry, il évoque une relation sans nuage, sauf sur une question culinaire précise :
« Je prétends faire le tiramisu mieux que Martine Aubry. »

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Actualité Election présidentielle 2012 Hollande poursuit la course en tête leparisien.fr Publié le 06.09.2011, 11h04 | Mise à jour : 14h28

Arrivé en grand favori des sondages à La Rochelle, François Hollande continue de creuser l'écart. Dans le baromètre Ipsos-Logica pour France Info, Le Monde et France Télévisions, le député de Corrèze s'impose comme le candidat capable de battre Nicolas Sarkozy.

Selon ce sondage, si le premier tour de la présidentielle avait lieu demain, François Hollande l'emporterait sur le président de la République, avec 30% des voix (+1 point) contre 22%. Il réaliserait ainsi un meilleur score que Martine Aubry (27%, en recul de 2 points), qui, elle, ne battrait Nicolas Sarkzoy que de 4 points (23%).

Hollande : «Il ne faut jamais se plaindre des bons sondages»

C'est la deuxième fois en... deux jours, que le député, candidat à la primaire socialiste, confirme sa position de favori. Ce lundi un sondage LH2 pour Yahoo le donnait également premier avec 35% des intentions de vote au premier tour contre 27% pour Nicolas Sarkozy. Il progressait ainsi de 6 points par rapport à une précédente enquête publiée les 8 et 9 juillet.

Tenant sa ligne, François Hollande, en déplacement dans une école primaire de Tours, avait alors assuré : «Il ne faut jamais se plaindre des bons sondages et ne jamais penser qu'ils reflètent une réalité.» Après avoir affirmé qu'il continuait à faire campagne en étant toujours prudent à propos des sondages, il a déclaré : «Cela donne dans une certaine mesure une ordre de préférence mais en même temps ils ne disent rien de ce que vont être les électeurs donc il faut continuer à faire campagne.»

Les sondages sont «des poisons», selon Royal

Il s'était néanmoins montré confiant dans une interview accordée le même jour au quotidien 20 minutes, soulignant : «En 2007, je n’étais pas le mieux placé. Aujourd’hui je le suis.» Le député de Corrèze a été jusqu'à soutenir : «J’étais candidat avant que cet événement (NDLR : l'affaire DSK-Nafissatou Diallo) ne se produise et je pensais déjà que j’aurais été choisi face à Dominique Strauss-Kahn.»

Ségolène Royal, qui dans le baromètre Ipsos-Logica pour France Info, Le Monde et France Télévisions progresse de deux points à 19%, a, sur France Inter, de nouveau dénoncé les sondages qui sont des «poisons» et s'est demandée si ils n'étaient pas faits pour «écarter la candidate la plus dangereuse», elle-même.

Elle a d'autre part assuré : «Il n'y a qu'une façon pour M. Sarkozy d'être élu, une seule : que le candidat socialiste soit derrière le Front national» «C'est la seule situation qui lui permettra d'être élu, tellement son bilan est catastrophique et tellement les Français veulent s'en débarrasser», a-t-elle insisté. LeParisien.fr

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08/09 | 07:00 | Renaud Czarnes lesechos.fr Aubry passe à l'attaque pour combler son retard sur Hollande

Hier soir à Toulouse, aujourd'hui à Berlin, demain à Evian invitée par de grands chefs d'entreprise français et allemands : la maire de Lille pousse les feux de sa « campagne militante » afin de convaincre les sympathisants de gauche.

Accélérer, encore et encore ! Telle est, en résumé, la stratégie de Martine Aubry. Partie plus tard que les autres candidats à la primaire socialiste, la maire de Lille met désormais les bouchées doubles. Elle tenait hier soir à Toulouse sa première grande réunion publique depuis l'université d'été du PS à La Rochelle. Une occasion pour elle d'affirmer sa volonté d' « inventer un nouvel avenir à la France », - « je suis prête à présider la République » a-t-elle martelé, proposant aux Français « le serment de Toulouse, un vrai changement, pas un aménagement. Il y a un chemin pour sortir de la crise et pour l'après-crise».

Sans le citer, elle a critiqué son rival François Hollande. « Nous ne battrons pas le président sortant (...) sans une volonté et une clarté dans le changement, a-t-elle ironisé Si nous disons, les emplois d'avenir, on verra, la sortie du nucléaire, on verra, le non -cumul des mandats, on verra... Je crains que les Français disent à leur tour : voter pour vous ? On verra ! Le sérieux, ce n'est pas l'austérité, c'est le moyen d'être ambitieux. » Aujourd'hui, Martine Aubry sera à Berlin, aux cotés du patron du SPD, Sigmar Gabriel. Et demain à Evian, invitée par de grands chefs d'entreprise français et allemands.

Bien qu'elle multiplie les déplacements et les interventions dans les médias, Martine Aubry reste, sondage après sondage, toujours loin derrière François Hollande dans les intentions de vote à la primaire. « Le retard est peut-être toujours là dans les sondages, il ne l'est pas sur le terrain, assure un membre de son équipe. Le seul argument de François Hollande, c'est son avance dans les sondages. Il n'a pas d'arguments politiques. Martine, au contraire, fait une campagne militante qui a pour but de mobiliser l'électorat de gauche. » Interrogé sur les sondages hier soir sur TF1, François Hollande a eu beau jeu de dire qu' « aucun sondage n'a élu un candidat », tout en rappelant qu'il faut se méfier. Il a ajouté : « ceux qui ont cru être élus avant l'heure ont déchanté.»

Comme l'équipe de Ségolène Royal (lire ci-contre), celle de Martine Aubry conteste la pertinence des enquêtes effectuées puisque personne ne connaît avec précision l'électorat susceptible de se déplacer le 9 octobre pour le premier tour de la primaire. « Je constate que Martine a progressé dans les sondages les plus significatifs, c'est-à-dire ceux qui concernent les intentions de vote à l'élection présidentielle, souligne Anne Hidalgo, l'une de ses porte-parole. Même si François Hollande reste 2, voire 3 points devant, il n'est pas le seul socialiste à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. Dès lors, la seule question qui se pose est de savoir quel serait le meilleur président de gauche et pour quel projet ? » insiste-t-elle. Précisément, l'équipe de Martine Aubry veut faire campagne sur ses propositions et convaincre les électeurs de gauche. Et reproche à François Hollande de faire campagne sur la primaire elle-même en visant le grand public.

Un score étriqué redouté

Dans l'entourage de Martine Aubry, on estime que ce sont les électorats centriste et de droite qui donnent ces points d'avance à François Hollande. Des points qu'il perdrait dès le premier tour de l'élection présidentielle, cet électorat se reportant sur des candidats plus « naturels ». « François drague la droite ! s'insurge un proche de Martine Aubry. Or, à trop draguer l'électorat de droite, on finit par faire gagner la droite. » Autrement dit, des deux candidats en tête dans les sondages, Martine Aubry est la seule à incarner les valeurs de la gauche.

Si les deux camps s'affrontent, ils sont d'accord sur un point : l'idéal serait que l'un gagne dès le premier tour pour créer immédiatement une dynamique présidentielle. Et faciliter le rassemblement. RENAUD CZARNES, Les Echos

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Perquisition au cabinet du maire PS de Sarcelles François Pupponi pour Le Monde.fr | 27.09.11 | 17h16 • Mis à jour le 27.09.11 | 17h25 Ariane Chemin

La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a perquisitionné, vendredi matin 27 septembre, le cabinet du maire socialiste de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi.
Député du Val-d'Oise, François Pupponi, proche collaborateur et intime de Dominique Strauss-Kahn, auquel il a succédé à Sarcelles, est aujourd'hui le "référent sécurité" de Martine Aubry, qu'il a ralliée cet été.

Ces investigations seraient liées à l'enquête menée par le juge parisien Serge Tournaire sur le cercle de jeu Wagram, temporairement fermé depuis le 8 juin, alors qu'il était l'enjeu d'une guerre entre membres des plus gros voyous corses du moment – une équipe ayant tenté d'en déloger une autre par la force.

Eclairage : Le cercle de jeux Wagram, objet de convoitise du grand banditisme corse

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Publié le 10/10/2011 07:46 - Modifié le 10/10/2011 à 08:40 | J.-P. B. ladepeche.fr Primaires citoyennes : une finale Hollande-Aubry plus serrée que prévu

C'est la finale attendue de cette primaire : Hollande-Aubry. Elle opposera deux personnalités différentes qui ne se positionnent pas de la même manière sur le plan politique alors qu'ils sortent pourtant du même moule.

Hollande-Aubry, c'est la finale de cette primaire que laissaient présager les sondages. Ce duel opposera les deux derniers Premiers secrétaires du PS. Deux tempéraments bien différents qui devraient produire une âpre lutte finale. Martine Aubry a montré durant la campagne du premier tour qu'elle pouvait être rugueuse, attaquant à plusieurs reprises François Hollande aussi bien sur sa personnalité que sur ses propositions. Elle s'est affirmée en « femme de caractère ». Elle devrait donc conserver cette posture pour tenter de renverser la vapeur. Le débat télévisé de mercredi devrait lui en fournir l'occasion. Mais elle ne devra pas dépasser la ligne jaune sous peine de nuire au rassemblement impératif à l'issue du deuxième tour. Il lui faudra donc trouver le ton juste entre volonté offensive et principe de responsabilité.

Confrontation plus directe

François Hollande, lui, s'est surtout efforcé de donner une image de sérénité, refusant de se laisser entraîner dans la polémique, laissant surtout ses lieutenants monter au feu. Comme s'il se projetait déjà dans la présidentielle. Mais désormais, il lui sera difficile d'éviter de répondre aux éventuelles attaques de Martine Aubry, comme il avait réussi à le faire jusqu'à présent. Lors du débat télévisé, il sera contraint également de se montrer plus précis dans ses argumentations et ses propositions.

Bref, c'est une situation compliquée qu'auront à gérer les deux candidats. Avec comme obsession que ce deuxième tour ne vienne pas mettre à bas le succès remporté par ces primaires jusqu'à hier soir. D'autant que par définition, la confrontation sera plus personnalisée et plus directe que lors du premier tour. A la solidité un peu monolithique de Martine Aubry, s'oppose le style vif argent de Hollande.

Quand la première met en avant son expérience gouvernementale, le second rappelle que d'autres chefs d'État ou de gouvernement ont été élus sans avoir occupé des fonctions ministérielles auparavant. Martine Aubry se montre plus précise dans ses propositions, alors que François Hollande ne dévoile pas les siennes dans le détail afin de ne pas abattre son jeu trop rapidement pour ratisser plus large. Aubry est identifiée comme plus à gauche alors que Hollande semble davantage capable de récupérer les voix du centre.

Même moule

Mais finalement tous deux sortent du même moule d'une gauche de gouvernement, réformiste et social-démocrate. C'est pourquoi sur le fond, ils auront bien du mal à se différencier hormis sur la hiérarchie des priorités. Ce duel risque d'être arbitré par les candidats battus du premier tour. Le poids d'Arnaud Montebourg sera décisif. Avec 17 % des voix, il peut assurer la victoire de Hollande s'il décide de lui apporter ses suffrages ou bien favoriser la remontée d'Aubry au point de lui faire approcher la barre des 50 %.

Hier soir, Manuel Valls s'est rangé derrière Hollande. Quant à Ségolène Royal, malgré sa contre-performance, son choix pourra être également important pour faire pencher la balance - tout comme celui de Jean-Michel Baylet qui réunit aujourd'hui le bureau national des radicaux de gauche pour prendre une décision collective.

Une chose est sûre : ce second tour entre Hollande et Aubry aura lieu. Malgré des rumeurs qui circulaient la semaine dernière sur un éventuel forfait d'Aubry dans l'hypothèse où elle aurait été trop distancée. Et il sera très disputé.

Strauss-Kahn a voté Aubry

Grand absent du processus des primaires depuis ses déboires judiciaires, Dominique Strauss-Kahn a voté hier après-midi à Sarcelles, la ville dontil a été maire. Apparemment fatigué et mal rasé, il s'est contenté d'une brève déclaration : « Ce n'est un secret pour personne, j'ai voté pour Martine Aubry. » Tous deux avaient conclu un pacte. Depuis que DSK est hors-course ses partisans se sont répartis entre Aubry et Hollande.

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Benoît Hamon ou comment savonner la planche de François Hollande en une leçon
> Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique
Edité par Hélène Decommer Auteur parrainé par Benoît Raphaël lenouvelobs.com 18 octobre 2011 Modifié le 18-10-2011 à 11h38

LE PLUS. Ce mardi matin sur RTL, le porte-parole du PS et soutien d'Aubry a donné un aperçu des difficultés qui attendent le candidat Hollande dans ses relations avec la direction du PS battue dans la Primaire.

Martine Aubry ayant conservé le contrôle du PS et avec elle, Benoît Hamon, les problèmes commencent pour François Hollande, désormais candidat socialiste.

Rappelons une évidence : il n'est pas facile de faire le choix de se maintenir dans une fonction quand on a été désavoué directement par le suffrage universel. Dès lors, se lancer dans une opération de résistance, voire d'opposition envers celui qui bénéficie d'une légitimité totale, nette et neuve relève de la mission impossible.

On mentionnera aussi, pour l'anecdote, la manière brutale avec laquelle Harlem Désir, suspect de complaisance hollandaise durant la campagne, a été prié de dégager le bureau de Premier secrétaire en trois minutes parce que Martine Aubry tenait à marquer son territoire tout de suite, épisode qui souligne combien la direction actuelle du PS, désavouée par le vote de la Primaire, fébrile et encerclée, se sent sur une sorte de siège éjectable.

Ce matin, Benoît Hamon était l'invité de RTL. Le porte-parole du PS, fervent soutien d'Aubry, adversaire résolu d'Hollande a, en six minutes, montré l'ampleur de la difficulté qui attendait le candidat dans les semaines qui viennent. Affichant une mine blasée, et prenant ostensiblement le ton de celui qui veut bien faire comprendre à ses auditeurs qu'il n'est pas enthousiaste d'avoir vu Hollande triompher, Hamon s'est livré à un petit exercice de communication dont les passages clés méritent décryptage :

"François Hollande incarne la gauche et c'est celui sur lequel repose les esperances de celles et ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy." Traduction : nous ne sommes pas de ceux qui pensent qu'Hollande est le mieux placé pour battre Sarkozy, même si certains le pensent.

"Le problème c'est de savoir comment on se rassemble derrière François Hollande (...) c'est comment on fait la différence entre la gauche et la droite." Traduction : Hollande n'est pas clairement de gauche, donc, le rassemblement ne se fera qu'à nos conditions, puisque nous, nous ne sommes pas la "gauche molle".

"Tout repose sur le projet socialiste (...) sans cette espérance il sera à la fois très difficile de se battre contre Nicolas Sarkozy, et surtout il sera difficile de gouverner." Traduction : le parti avant le candidat, c'est lui qui doit se plier à notre projet.

"Le contrat de générations, il faut en discuter, voir de quelle manière il s'intègre dans une politique globale d'emploi." Traduction : Hollande dit ce qu'il veut, mais c'est nous qui déciderons, à nos conditions, dans un cadre gouvernemental dont nous sommes les initiateurs.

"Sur ces sujets (nucléaire et energie NDLR) nous en discuterons avec nos partenaires et François Hollande vous dira ce que sont ses orientations." Traduction : Hollande dira ce qu'il veut dans son coin, mais c'est nous qui en causerons sérieusement avec les Écologistes, en mode majorité de gouvernement déconnecté du président.

"Je parlais avec Hollande hier au téléphone, le problème c'est pas de faire des soustractions ou de mettre sous contrôle qui que ce soit, c'est d'avoir un parti et des équipes rassemblées (...) Je suis le représentant d'un courant important du PS et je pense et je sais que François Hollande compte sur ce courant." (air ironique NDLR) Traduction : nous ferons ce que nous voulons, et avec mes troupes personnelles, je peux pourrir la vie du candidat.

"Nous discuterons ensemble, tous les jours, de l'expression cohérente entre le parti et le candidat." Traduction : il y a le parti ET le candidat. Faut pas confondre. Rien ne sera dit sans notre accord.

Faut-il pousser plus loin la démonstration ? Si les vues de Benoît Hamon s'imposent dans la campagne présidentielle, c'est à dire la volonté de contourner le vote de la Primaire en présentant le candidat comme une entité à part, cela promet à François Hollande une réédition de la campagne 2007 : à savoir un candidat isolé face à un parti dirigé par des personnalités qui auraient intérêt à sa défaite.Pour dire les choses un peu crument, si Benoît Hamon voulait donner ce matin le sentiment qu'il se préparait à savonner la planche du candidat Hollande, l'opération est parfaite.

Ce matin, sur RTL, Benoît Hamon a entamé une drôle d'opération de communication, qui ressemble à l'instauration d'un rapport de force visant à transformer François Hollande en candidat à la présidence de la IVe République, façon René Coty. Pas certain que cela plaise aux électeurs de la Primaire, même ceux qui ont voté Aubry.

PS : en bonus vidéo l'entretien de Benoît Hamon à RTL. On invitera le lecteur à savourer comme il convient le moment où le porte-parole du PS indique que tous les socialistes sont derrière François Hollande, en affichant ostensiblement une mine qui signifie le contraire (à 6.20' sur la bande VHS).

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Martine Aubry déjà future Premier ministre ? Par Staragora - Vendredi 03 février, 20h30

Le bruit court dans les couloirs du Parti Socialiste que Martine Aubry serait en pôle position pour s'installer à Matignon. En cas de victoire de François Hollande, bien entendu.

Pas plus tard que lors des houleuses et interminables primaires socialistes, elle dénonçait la gauche molle de son principal rival...

Mais ça, c'était avant, avant que François Hollande, fort d'une éclatante victoire dans les urnes, prenne définitivement le leadership du parti à la rose. Finis alors les pics et les épines, rangés les lances et les couteaux : Martine Aubry, tel un gentil mouton, est progressivement rentrée dans le rang, obéissant aux ordres de son berger.

Conscient qu'elle avait une carte à jouer, la Première secrétaire a ravalé sa fierté et son inimitié envers François pour regagner sa confiance. On se souvient d'ailleurs comment elle avait invectivé Nicolas Sarkozy pour rendre son l'honneur bafoué à François Hollande lors de la visite du président sur ses terres lilloises.

Les relations se seraient tellement réchauffées entre Martine et François qu'elle aurait même déjeuné avec Valérie Trierweiler ! Sans compter que trois jours avant le premier tour, devinez où le candidat PS ira faire son grand meeting ? A Lille... Et jeudi soir, elle était seule face à François Fillon sur France 2 pour livrer la bonne parole à 3,6 millions de téléspectateurs.

Ironie de l'histoire, Martine à Matignon, c'était déjà une probabilité du temps où le PS promettait un destin élyséen à Dominique Strauss-Kahn...

Martine Aubry serait alors la seconde Première ministre de la Vème République après Edith Cresson.

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