Thierry Rey, père de Martin petit-fils de Jacques Chirac, conseiller "sport" de François Hollande (22 mai 2012)
Vote Hollande comme son père et ses amis ; une amie UMP de Valérie Massonneau divorcée Trierweiler concubine Hollande du PS (17 avril 2012)
Se marie (11 février 2011) alors que Moubarak "démissionne"
Quitte PPR, sa mère, Bernadette Chodron de Courcel, étant entrée chez LVMH (Mai 2010)
Chez PPR (Novembre 2007)
Enquête financière (Septembre 2007)
Claude Chirac
(2002) Chirac, prénom Claude
«NE PERDS PAS ton temps au QG de campagne, les décisions les plus importantes se prendront dans le bureau de Claude. » Le constat est brutal. Il émane d'un ancien ministre RPR et résume l'opinion des chiraquiens sur l'organisation de la quatrième campagne présidentielle de Jacques Chirac. Lundi dernier, en effet, c'est devant leur poste de télévision (pour les moins bien informés) ou par un coup de téléphone de l'Elysée quelques minutes à peine avant l'annonce d'Avignon (pour les mieux vus) que les supporters du président ont appris l'entrée en lice de leur champion.
Ce jour-là, lorsque Chirac bascule et se déclare « au milieu des Français », seulement trois personnes sont en réalité dans la confidence : son secrétaire général, Dominique de Villepin, son conseiller politique, Jérôme Monod et, bien sûr, sa fille et conseillère en communication, Claude. « Je voulais éviter les fuites et les commentaires », explique le candidat président dans le TGV du retour.
« Elle a de l'influence sur toutes les décisions »
Claude Chirac, 38 ans, cheveu châtain clair et look résolument moderne (elle préfère le jean au tailleur bon chic bon genre), a maîtrisé de bout en bout la forme et le fond de cette annonce. Dans le plus grand secret, elle a imaginé mise en scène, décor, tenue vestimentaire, retour en TGV et jusqu'aux mots du candidat. Le fameux « passion » qui fleure bon le slogan publicitaire, c'est elle. Seul l'accueil bruyant des partisans du président sur le quai de la gare de Lyon lui a échappé. Et elle n'a pas du tout… apprécié.
Cultivant à l'extrême le goût du secret, se livrant peu et étant toujours sur la défensive pour mieux, croit-elle, protéger son père, Claude a, dit-on, peu d'amis. A l'exception de la comédienne Muriel Robin et de la chanteuse… Line Renaud.
Il n'empêche : en sept ans, la fille cadette du président est devenue à la fois incontournable, respectée et souvent crainte. Pour le mesurer, il suffit de vouloir recueillir l'avis d'un chiraquien sur son compte. La réponse fuse : « D'accord, mais surtout ne citez pas mon nom ! » L'éminence grise serait-elle une terreur ?
Son bilan est pourtant flatteur. Il y a eu peu de couacs. Celle qui appelle son père « Chirac » a mis au point un système rigoureux où tout est sous contrôle. Et où les journalistes sont tenus le plus loin possible du chef de l'Etat. Formée par le publicitaire Jean-Michel Goudard, un ami de la famille, attentive au style Mitterrand (façonné par Jacques Pilhan qui deviendra aussi le conseiller de son père) et au savoir-faire américain, elle a su imposer le style Chirac : celui d'un « président sympa », serrant des mains et embrassant des enfants lors de ses déplacements en province.
La recette fonctionne plutôt bien. « Si Chirac se retrouve, cinq ans après la dissolution, en position de gagner c'est, en grande partie, grâce à Claude », reconnaît Jérôme Peyrat, ex-porte-parole adjoint de l'Elysée.
Mais cette mère célibataire, qui consacre tout son temps à son père et à son fils Martin (qui aura six ans en mars), ne se contente plus d'avoir la haute main sur l'image. « Elle a de l'influence sur toutes les décisions », confirme un élu. Claude Chirac a ainsi, par exemple, récusé un lieu déniché dans le XVIe arrondissement de Paris, pour servir de QG de campagne à son père. Motif : « Cela fait trop bourgeois ! » On lui prête aussi une influence décisive dans le choix du futur porte-parole.
Contre l'avis de beaucoup, elle milite pour la députée RPR du Maine-et-Loire, Roselyne Bachelot, seule élue de droite à avoir approuvé le Pacs ! On sait enfin qu'elle ne veut pas voir son père au milieu des éléphants du RPR : « Ce n'est pas bon pour l'image de Chirac », dit-elle.
Dans son livre « Chirac ou le démon du pouvoir » (Albin Michel), la journaliste Raphaëlle Bacqué relève : « Quand on évoque devant Nicolas Sarkozy ce couple étrange qui domine à l'Elysée, il balaie la chose d'un revers de la main. Il n'y a pas de mystère dans leur relation. C'est bien simple : elle n'aime que lui et il n'aime qu'elle ». Ce couple père-fille à la tête de l'Etat ne choque pas le sénateur Jean-Pierre Raffarin : « Claude est crédible. Elle n'a pas l'esprit courtisan. Elle ne pourra jamais lui faire de mal. »
Cette omniprésence suscite doutes et jalousies. Bernadette Chirac ne s'est-elle pas émue, la première, de sa mise à l'écart avant de retrouver sa place grâce au succès de l'opération Pièces jaunes et surtout à son tour de France victorieux des municipales du printemps 2001 ? Signe des temps, les Guignols de Canal + réservent leurs meilleures flèches, non plus à Bernadette, mais à Claude. Croquée en coach sévère et sans pitié, sa marionnette dirige un Chirac transformé en simple exécutant, presque décérébré, avançant uniquement sur ses ordres. Un de ses amis confie : « Même si elle a fait le deuil de son image personnelle, les Guignols ne la font plus rire. »
« Elle n'a pas compris que trop de protections tuent l'homme politique »
Claude Chirac, seul maître à bord (ou presque) de la quatrième campagne de son président de père ? Il y a belle lurette que les responsables chiraquiens ne se font plus d'illusions : oui, elle sera au centre du dispositif. Même le directeur de campagne, Antoine Rufenacht, puissant maire du Havre, a renoncé à s'occuper de la « com ». Certes, on ne la verra pas au QG de la rue du Faubourg-Saint-Martin. Son nom n'apparaîtra pas non plus dans l'équipe de campagne. Mais, plus encore qu'en 1995, son rôle sera capital.
Convaincue que cette élection se gagnera sur l'image, Claude Chirac veut gérer celle de son père. Quitte à jouer trop perso et à en agacer plus d'un. Déjà, un spécialiste de ces rendez-vous électoraux prévient : « Chirac entre dans cette campagne sur la défensive. Sa fille n'a pas compris que trop de protections tuent l'homme politique. »
Bruno Jeudy, Le Parisien, dimanche 17 février 2002, p. 8
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6 décembre 1962. Naissance à Paris.
1986. Photographiée par une star de la photo de mode, elle pose dans le magazine « Elle ». La même année, elle termine ses études d'économétrie à la faculté d'Assas.
1988. Sous la houlette de Jean-Michel Goudard, ami de Jacques Chirac, elle entame chez Euro RSCG une carrière de chef de publicité.
1989. Son père l'embauche à sa permanence politique, une « petite structure autonome du RPR et de la mairie de Paris ».
12 mars 1992. Mariage avec Philippe Habert, maître de conférences à Sciences-po et directeur des études politiques au « Figaro » (note dt, ancien responsable des jeunes chiraquiens).
Veuve à 30 ans, après la mort de son mari, le 5 avril 1993.
7 mai 1995. Après avoir tenu un rôle clé dans l'élection de Jacques Chirac, elle accompagne son père à l'Elysée avec le titre de conseiller en communication.
22 mars 1996. Naissance de son fils, Martin, né de son éphémère union avec l'ancien champion de judo Thierry Rey. Quelques semaines plus tard, les premières photos du petit garçon font la une de « Paris-Match ».
On y voit un président poussant le landau du petit Martin au fort de Brégançon.
11 juillet 2001. Elle est entendue par les juges qui enquêtent sur l'affaire des billets d'avion payés en liquide.
11 février 2002. Elle organise dans le plus grand secret l'annonce de la quatrième candidature de son père à l'Elysée.
Le Parisien, dimanche 17 février 2002, p. 8.
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La carrière politique de Chirac est émaillée d'embrouilles de ce genre. «Je ne suis pas un homme d'argent », a-t-il protesté un jour (Le 14 décembre 2000, sur TF1). Soit. Mais il sait en faire avec celui des autres. À force de vivre et de travailler sous les lambris des palais de la République, tous ses privilèges lui ont paru naturels et, si nécessaire, il s'en arroge d'autres. Il n'a cessé de trichoter, comme n'importe quel notable de province, en prenant toutefois soin de ne jamais sortir des clous de la légalité.
L'exemple du pavillon de la rue du Bac symbolise tout à fait cet état d'esprit. C'est un rez-de-chaussée de rêve blotti au fond d'une cour. 189 mètres carrés avec un jardin privatif de 500 mètres carrées que les Chirac louent depuis 1977 pour une somme qui, en 1995, s'élève à 11 000 francs par mois. L'une des meilleures affaires de la capitale. À l'origine de ce miracle: une société immobilière, apparemment créée pour l'occasion, la SFIR, qui a acheté, en 1989, cet appartement désormais habité par Claude Chirac. Il se trouve, par un pur hasard, que la SFIR est une filiale de la SGIM, société détenue à 39,6 % par la ville de Paris et qui, jusqu'alors, ne possédait pas de logement en propre. Là encore, Jacques Chirac a confondu l'argent public et le sien.
Que l'affaire soit opportunément sortie pendant la campagne présidentielle de 1995, que Jacques Chirac ait soupçonné Nicolas Sarkozy, qui fut un familier des lieux, d'avoir
vendu la mèche, tout cela ne change rien au constat qui
s'impose: si ce n'est pas de la prise illégale d'intérêt, c'est
au moins de l'abus de pouvoir. En somme, une faute. Ce
sont là des mœurs de république bananière.
Franz-Olivier Giesbert, La tragédie du président, Scènes de la vie politique 1986-2006, Flammarion, Paris, 2006, pp. 255-256
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Ce n'est pas un hasard si, quelque temps après la défenestration de Laurence, le 13 avril 1990, Jacques Chirac
annonce à Jean-Eudes Rabut, son chef de cabinet à la mairie
de Paris, que Claude va rejoindre l'Hôtel de Ville: «Elle
s'occupera de mes déplacements avec vous. »
Jean-Eudes Rabut fait tandem avec Michel Roussin, le
directeur de cabinet du maire de Paris. Un tandem de joyeux
lurons, efficaces et d'une loyauté à toute épreuve. Il
demande donc à Jacques Chirac s'il a prévenu son alter
ego. «Faites-le », répond l'autre qui n'a jamais aimé
annoncer les mauvaises nouvelles.
Quand Rabut prévient Roussin, ce dernier laisse tomber: « Fils, on est morts! » C'est en effet le début de la fin pour le duo de l'Hôtel de Ville. «Nos rapports avec Claude ont tout de suite été très cordiaux, se souvient Rabut. En apparence, tout allait bien. Sauf que chaque fois que j'entrais Dans son bureau, elle était au téléphone en train de pester contre un "connard". Avec elle, on aurait dit que tout le monde était un "connard". J'en suis vite venu à penser que j'entrais dans cette catégorie. »
Jacques Chirac est conscient des défauts de sa fille, trop possessive avec lui et trop cassante avec les autres, mais il prendra toujours son parti contre les conseillers qui s'op- poseront à elle. A Pierre Charon, son attaché de presse à la mairie, qui est venu lui dire: «C'est moi ou elle », il répondra sans hésiter: «J'ai besoin de ma fille. Ce n'est pas négociable. »
Il la surveille comme le lait sur le feu. Il lui arrive bien de la rabrouer en public ou de critiquer, en petit comité, ce qu'il appelle sa «rigidité ». Mais il est bien décidé à ne pas la laisser tomber. Il a, de surcroît, confiance en son instinct. Il lui a donné deux précepteurs: le publicitaire Jean-Michel Goudard pour la communication, et l'étoile montante du RPR, Nicolas Sarkozy, pour les questions politiques. Ils sont tous deux dithyrambiques sur ses capacités.
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En ce temps-là, Chirac avait deux fils. Le fils rêvé, avec Juppé: un profil d'homme d'État, toujours un peu distant, voire constipé. Le fils adopté, avec Sarkozy : une sorte de double, très politique, moins dénué de convictions que lui mais avec autant de culot. Entre les deux, son cœur balançait.
C'est pourquoi, comme le dit Bernard Bled, il a été
"atteint au cœur" quand, quelques années plus tard,
Nicolas Sarkozy a choisi Édouard Balladur contre lui.
Pareillement pour Claude Chirac dont Nicolas Sarkozy fut
longtemps l'ami intime. «Je n'ai jamais été sa maîtresse »,
a-t-elle dit, un jour, à la journaliste Béatrice Gurrey. En
tout cas, il fut son maître en politique.
Franz-Olivier Giesbert, La tragédie du président, Scènes de la vie politique 1986-2006, Flammarion, Paris, pp. 51-52, pp. 55-56
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Paru le : 30/01/2007 Le Parisien Elysée Claude Chirac, la secrète
SON bureau se trouve rue de l'Elysée à quelques mètres de la
présidence. Une petite pièce aux murs blancs, à peine décorée. Une photo officielle du chef
de l'Etat, une autre de son fils, Martin, souriant, les cheveux bouclés. Dans un coin, un appareil
de musculation et une grande carte de France. C'est là que Claude Chirac, 44 ans, la spécialiste
en com de l'Elysée travaille depuis 1995. Presque douze ans passés au coeur du pouvoir.
Mais
lorsqu'on l'interroge sur son rôle, son influence exacte, la fille cadette du président relativise,
s'agace presque. « Je suis une conseillère comme les autres, dit-elle. Tout le reste relève
du fantasme. » Vraiment ? A l'Elysée les proches de Chirac reconnaissent que Claude a pris une
place de plus en plus importante au fil des années. Que ses avis sont très écoutés, d'autant
qu'elle est désormais une des plus anciennes dans la maison.
Sur bien des sujets, Claude a réussi
à imposer sa patte et, au Château, les nominations des conseillers se font rarement sans son
assentiment. Une réalité qui a longtemps déplu à sa mère, Bernadette, qui aurait souhaité pour
elle une vie plus classique loin des turbulences du pouvoir.
Elle n'accorde
aucune interview
Réservée,
voire timide, l'oreille souvent collée à son téléphone portable, cultivant parfois jusqu'à l'excès
l'art du secret, Claude Chirac n'accorde aucune interview et parle très peu d'elle. Du coup,
le grand public la connaît mal.
Mais à trois mois de la fin du quinquennat, deux biographies
viennent lever un coin du voile.
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À gauche toute! Claude Chirac a convaincu son père, dès 1988, de se convertir à la culture des «potes ».
C'est auprès de Julien Dray, et plus tard chez d'autres amis socialistes, comme Pierre Moscovici, qu'elle va flairer l'air du temps, puiser des idées, dénicher de futurs slogans, qui ne dépareraient pas dans les bréviaires du PS.
Cet axe Dray-Chirac a même servi de passerelle discrète entre chiraquiens et mitterrandiens, dans la période qui précéda l'élection de 1995.
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La brigade financière enquête sur Claude Chirac
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Pinault embauche la fille de l’ex-président
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Claude Chirac quitte le groupe PPR
LEMONDE.FR avec AFP | 27.05.10 | 12h27 • Mis à jour le 27.05.10 | 12h27
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Bertrand Delanoë a marié Claude Chirac
Julie Cloris leparisien.fr | Publié le 11.02.2011, 11h34 | Mise à jour : 18h21
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LeParisien.fr 17/04/2012 à 08h42
Le clan Chirac vote François Hollande
« Vivement que la présidentielle soit finie pour la famille Chirac car les tensions sont à leur comble entre les membres du clan », écrit Le Parisien.
Selon les informations du quotidien, Bernadette, qui mène campagne auprès de Nicolas Sarkozy, s’affronte à Claude et Jacques Chirac qui préfèrent François Hollande. Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de l’Elysée et époux de Claude Chirac, semble lui aussi soutenir les socialistes.
De nombreux chiraquiens étaient présents au meeting de Vincennes : Hughes Renson (proche collaborateur de Chirac), Laurent Glépin (ex chargé de la communication à l’Elysée) et Thierry Rey (ex compagnon de Claude Chirac). Même Line Renaud pourrait voter PS, affirme le quotidien.
Sur France Inter, Nicolas Sarkozy a refusé de commenter, estimant qu’il s’agissait de « la meilleure façon de respecter Jacques Chirac dans les difficultés qui sont les siennes », allusion à la maladie de Jacques Chirac.
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Valérie Trierweiler : Les confidences de la compagne de Hollande
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La première, intimiste, signée du journaliste de « l'Express
» Renaud Revel (1), sort cette semaine. Elle parle des amours de Claude, de son amitié pour
Line Renaud, de sa jeunesse passée sous les dorures des palais de la République.
La seconde,
rédigée par Laurent Léger (2), un ancien de « Paris Match », paraîtra le 16 février. Elle évoque
la scolarité de la fille cadette des Chirac dans des établissements catholiques, de son goût
pour la mode, de la protection policière dont bénéficie son fils, Martin.
Des ouvrages que l'Elysée
se refuse à commenter. « Claude n'en a lu aucun, elle n'a rien à en dire », tranche un conseiller
de l'Elysée joint, hier, au téléphone.
(1) « L'Egérie. L'Enigme Claude Chirac
», Ed. JC Lattès.
(2) « Claude Chirac. Enquête sur la fille de l'ombre », Ed. Flammarion.
Frédéric Gerschel , Le Parisien, 30 janvier 2007, p. 5
Encouragée par Jacques Pilhan (notedt, conseiller de François Mitterrand), elle a noué des contacts discrets, à l'époque, avec Julien Dray, cofondateur de SOS Racisme, ce trublion de la gauche extrême, que François Mitterrand avait incorporé dans les rangs de la nouvelle garde socialiste.
De cette rencontre entre le futur député PS de l'Essonne et la fille du maire de Paris, naît une vraie amitié.
François Mitterrand encouragea ce flirt, ce complot:
le pourfendeur d'Édouard Balladur y trouve l'occasion de briser l'élan de l'hôte de Matignon et de laminer ses espoirs présidentiels.
Renaud Revel, L'Egérie, l'énigme Claude Chirac, JC Lattès, février 2007, pp. 119-120
L.S. (lefigaro.fr) avec AFP. Publié le 05 septembre 2007 Actualisé le 05 septembre 2007 : 16h18
(Février 2007)
Libération, QUOTIDIEN : jeudi 15 novembre 2007, p. 16
42 réactions
Le poste était vacant depuis plusieurs semaines. Et la rumeur annonçant l’arrivée de Claude Chirac au poste de directeur de la communication de PPR (anciennement Pinault-Printemps-Redoute) courait depuis plusieurs jours. La nouvelle doit être annoncée en interne aujourd’hui : la fille de l’ex-président prend en charge la com du fils du meilleur ami de papa. Comprendre : François-Henri Pinault, patron de l’empire familial depuis que le père François, intime de Jacques Chirac, a pris de la hauteur.
Ce poste, voilà des mois qu’il lui était proposé. Tentée de tourner la page pour travailler à l’étranger à la fin du premier mandat chiraquien, Claude Chirac n’a finalement jamais réussi à couper le cordon. En raison de l’attachement de son fils Martin envers son grand-père Jacques, il n’était pas question de quitter la France. Aujourd’hui, ses visites dans les nouveaux locaux de son père (lire ci-dessus) sont rares. Elle estime ne plus avoir à mettre en scène le moindre de ses gestes, comme elle a pu le faire avec tant de stress durant des années.
Eduquée à l’école Pilhan, ancien gourou de la communication de François Mitterrand qui avait théorisé la rareté de la geste présidentielle, Claude Chirac avait érigé des remparts autour de l’Elysée. Convaincue que la fonction présidentielle doit être incarnée avec distance et hauteur, elle a théâtralisé jusqu’à la dernière minute toutes les apparitions de «Chirac», comme elle appelait son père avant de finir par dire «le Président».
Savoir-faire.
Son obsession aura été de le (sur) protéger de la presse. D’un geste de la main, d’une parole glissée à l’oreille paternelle, elle pouvait lui faire interrompre toute discussion en cours ou lui faire dire autre chose. «Qu’en pense Claude ?» avait coutume de demander Chirac. Celle qui passait à juste titre pour l’une des personnes les plus influentes de France du temps de sa splendeur, va désormais mettre son savoir-faire au profit d’une autre marque, Pinault.
Et d'ajouter : sa philosophie ? « Aucun moment de vie ne doit être perdu. Au quotidien, c'est un homme qui s'investit dans la vie de la maison. Il fait les courses, cuisine - avec beaucoup de beurre ! Sa petite manie ? Ne jamais fermer les portes des placards ou des pièces, raconte la journaliste. Mais, finalement, j'ai compris qu'il s'agissait d'un trait de caractère : il ne ferme jamais la porte à qui que ce soit et n'a rien à cacher».
« J'assume financièrement mes trois enfants »
Dans cette interview, Valérie Trierweiler -connue dans le monde des médias pour ses éminentes qualités mais aussi ses emportements, voire ses accès de violence - confirme qu'elle juge « essentiel » de « continuer à travailler, non pas en termes de carrière, - de ce point de vue je me suis accomplie - mais tout simplement pour gagner ma vie. J'assume financièrement mes trois enfants, réaffirme la journaliste à Femme Actuelle. Ce n'est pas à François de les prendre en charge, ni à l'État. Je souhaite rester journaliste - en télévision ou en presse écrite - mais sans doute en dehors du périmètre français ».
Des relations explosives avec Ségolène
Interrogée sur le choix qu'elle fera si son compagnon est élu le 6 mai président de la République, elle répond qu'elle a trouvé « normal » que Cécilia entre à l'Elysée en 2007 avec sa famille recomposée « dans la mesure où ses enfants étaient d'accord. En ce qui nous concerne, nous n'en avons pas encore parlé, dit-elle évoquant notamment ses trois garçons.
Ce sont eux qui choisiront. Mais j'ai plutôt le sentiment qu'ils ne le souhaitent pas », conlut Valérie Trierweiler - dont les relations avec Ségolène Royal restent, de notoriété publique (au PS, on le sait), extrêmement tendues
Le déjeuner des deux amies, Valérie et Claude
Si Claude Chirac fait en sorte, en public, de « sauver la face » de sa mère -totalement engagée derrière Nicolas Sarkozy- elle et son mari, l'ex-secrétaire général de la présidence de la République Frédéric Salat-Baroux, ont, en réalité choisi leur camp, le même que celui de Jacques Chirac (qui n'acceptera jamais d'avoir été traité de « roi fainéant » par son successeur) : le camp Hollande. Significatif : le déjeuner récent qui réuni comme dans une passation de témoins Claude Chirac et Valérie Trierweiler. Deux amies, deux politiques et, tout l'indique, deux alliées.
Par Dominique de Montvalon
Dossier lié : Présidentielle 2012