Laurent Fabius
Laurent Fabius a été l'un des favorits du président François Mitterrand, qui le nomme, en 1984, premier ministre à 37 ans (1984-1986).
En 2005 c'est gràce à lui que la France rejette le traité constitutionnel européen rédigé sous la direction du président Valéry Giscard d'Estaing.
En 2006, c'est pour faire croire au "peuple souverain" qu'il est bien "de gauche" qu'il cherche, contre François Hollande et contre Dominique Strauss-Kahn (autre membre people éminent de la gauche caviar, de la grande bourgeoisie juive républicaine, "intégrée"), des appuis à l'extrême-gauche (Attac ...) et notamment auprès du parti communiste français ; puis, comme candidate, survient Ségolène Royal, la "catho" .... qu'il combat vigoureusement pour placer ses "amis" chez Martine Aubry ... Un remarquable démagogue.
(Mars 2010) : Laurent Fabius y croît toujours
(Janvier 2010) : Remise en liberté d'un homme d'affaires bling-bling
(Février 2009) : L'Usaphile FaFa s'efforce ... d'exister
(Décembre 2008) : Ses amis chez Aubry
(Octobre 2008) : Le dérapage de l'impuissante hargne
(Septembre 2007) : Le retour (?), après le départ de DSK pour le FMI ...
(Juin 2007): Le GRAND SAGE ?
(Mai 2007) : Ségolène Royal 47% : Laurent Fabius le dit :"Il est absolument indispensable que la gauche se rassemble"
(Novembre 2006) : Laurent Fabius en dernière position avec 18,54 % des voix se "rallie" à Ségolène Royal (?????)
(Octobre 2006) : Un remarquable cégétiste ; qui fustige "la catho" ;
(Septembre 2006) : Bien reçu par les communistes ;
(Août 2006) Vème République : un référendum institutionnel, si ...
Furieux contre Ségolène, 7 propositions pour le bonheur des français ..;
(Juillet 2006) Corse : contre Ségolène toujours ; lui est le "véritable" héritier ... muet sur la guerre d'Israël au Liban, contrairement à Ségolène Royal ?
(Juin 2006) C'est Ségolène l'ennemie principale
(Mai 2006) Contre Ségolène : "à gauche toute"
(Janvier 2006) Bien que Ségolène Royal soit très en tête dans les sondages Laurent Fabius maintient sa candidature pour la présidentielle de 2007
(Novembre 2005) Battu par Hollande, et Montebourg ; gràce aux magouilles habituelles, mais avant "corrections politiques" qui le laisse "en course"
(Septembre 2005) Le camarade Fabius fête l'Humanité sous les sifflets
(Juin 2005) Exclu de la direction du parti socialiste
(Mai 2005) Victoire du non gràce à Laurent Fabius : Le non à la "Constitution" européenne obtient 54,87 %
(Novembre 2004) Haro sur Strauss-Khan
(Septembre 2004) Non à la Constitution européenne, non à la Turquie
(Novembre 2003) Fabius, toujours plus sympa, par Alain Rémond
Jusqu'où ira Laurent Fabius pour arriver nulle part?
Parce que c'est bien ce qui le guette: une disparition corps et biens dans le triangle des Bermudes médiatique. Il a écrit un livre pour qu'on le trouve sympa. Maintenant, il court les radios et les télés pour qu'on le trouve encore plus sympa. De plus en plus sympa. Il finira sympa, Fabius. Sympa, mais fini. Essoré par les médias. Recraché par les médias.
A poil. Il aura bien sûr droit à toute notre sympathie. C'est fou ce que les losers sont sympas.
Dès sa première interview pour lancer son livre, c'est ce qu'il a dit. Je cite: « Quand ils me voient, les gens me disent deux choses. D'abord que je suis plus grand qu'à la télé. Et puis que je suis plus sympa que l'image que je donne. Je me suis donc dit que j'avais encore du travail à faire. Pas pour être encore plus grand, je présume. Mais pour être encore plus sympa. A la deuxième interview, il redit exactement la même chose. Au mot près. OK, Laurent, on a compris. Grand et sympa, d'accord. La troisième fois, à force de se répéter, il agace. La vingtième fois, on le trouve toujours aussi grand. Mais plus du tout sympa. Trop de sympa tue le sympa.
Là-dessus arrive l'affaire de la moto.
C'est fou ce que la moto est tendance. En Aghanistan, le mollah Omar s'est échappé à moto. Fabius, lui, découvre la France à moto. Une moto de location, a-t-on fini par apprendre (celle du mollah Omar, on ne sait pas). Qu'il a rendue après son tour de piste. La France entière sait qu'il s'agit
d'une 125 cm3 «custom ». Et qu'elle n'est pas « pêchue ». Je ne sais pas combien de fois j'ai entendu ces deux mots-là pendant le mois de novembre. Plus, sans doute, que tout au long de ma vie. Etre ou ne pas être custom ? Etre ou ne pas être pêchu ? Là est la question que je ne m'étais jamais posée. Là est la question que les journalistes et les animateurs n'arrêtent pas de poser à Fabius, d'émission de télé en émission de radio. Du coup, c'est lui que ça agace. Il en amarre qu'on le cherche sur sa moto. A mon avis, c'est lui qui l'a cherché. Mais, bon. A chaque fois, Fabius répond la même chose: j'aurais dû marquer« humour». Le coup de la moto, à l'entendre, c'est de l'humour. C'est censé faire rire.
Résumons-nous: Laurent Fabius a loué une 125 cm3, custom mais pas pêchue, à la seule fin de nous faire rire. Je ne sais pas comment vous êtes faits, vous, mais moi, la vue d'une moto me fait rarement rire. Qu'elle soit custom et pas pêchue ne change rien à l'affaire. L'humour intrinsèque d'une moto de location conduite par Laurent Fabius m' échappe complètement.Je suis désolé de lui faire de la peine, de lui couper les jarrets dans sa jeune carrière d'humoriste international, mais je reste de marbre derrière la moto de Laurent Fabius.
A mon grand regret,je dois dire la même chose des carottes râpées sous plastique. Ça aussi, selon Laurent Fabius, qui se voit rappeler tous les jours sa passion pour les carottes râpées sous plastique, c'est de l'humour. Personnellement, il ne m'est encore jamais arrivé d'éclater de rire en mangeant des carottes râpées. (il est vrai qu'elles n'étaient pas sous plastique. il va falloir que je tente l'expérience.) Peut-être, en revanche, la vision de Laurent Fabius essayant de manger des carottes râpées sous plastique au guidon de sa moto 125 cm3 custom mais pas pêchue et se prenant une gamelle me ferait-elle rire. Je ne l'exclus pas. Disons que je demande à voir (avec, même, une certaine gourmandise).
Reste l'épisode "Star Academy". Dans son livre désopilant, Laurent Fabius nous révèle qu'il lui est arrivé de voter par téléphone à « Star Academy». D'après lui, c'était pour nous faire éclater les zygomatiques. Et on n'a rien compris. Mettons les points sur les i. Il n'est pas drôle, Fabius, quand il vote à « Star Academy». Il est ridicule. Il est pathétique. Pas parce qu'il le fait (quoique...). Mais parce qu'il le raconte. Parce qu'il se croit obligé de le raconter. Et pourquoi se croit-il obligé de le raconter? Pour faire sympa. Pareil pour la moto. Pareil pour les carottes. Il est pris à son propre piège, Fabius.
Ce livre, il l'a écrit pour augmenter son coefficient personnel de sympathie (pour parler comme les pros de la corn). C'est lui qui le dit. Qui n'arrête pas de le dire. Mais la moto, les carottes et « Star Ac » lui reviennent en pleine figure comme un boomerang. C'est trop gros. C'est trop je-veux-faire-sympa. Alors il cherche une porte de sortie. Il s'invente après coup des intentions qu'il n'a pas eues. Il veut nous faire croire qu'il l'a fait exprès. Il répète, sur tous les tons: « Humour!» C'est parce qu'il est vexé comme un pou. Il n'avait pas vu venir le coup. Il voit bien que ça foire, son gros truc démago. Alors il prend l'air pincé et il nous fait la leçon: vous ne voyez même pas que c'est de l'humour. Ben non. On ne voit pas. On ne voit que la démagogie. On ne voit que quelqu'un qui nous répète: les gens me trouvent plus grand qu'à la télé et plus sympa que mon image. Qui sacrifie tout à son image. Et qui se retrouve plus petit.
Custom et pas pêchu.
Marianne, 24 au 30 novembre 2003, p. 90
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Le double non de Fabius
C'est un grand classeur bleu, épais et lourd, hérissé de post-it jaunes, qui ne le quitte jamais. Laurent Fabius sillonne désormais la France avec son gros classeur, qui contient la fameuse Constitution européenne à laquelle les militants socialistes devront dire oui ou non dans deux mois. En VRP convaincu du non.
Il a débarqué hier, la Constitution glissée dans un méchant sac noir en nylon, en pleine terre du oui, dans la fédération rocardienne du Finistère devenue jospiniste au fil des années. Au pays des parlementaires Bernard Poignant et Marilyse Lebranchu.
« Pourquoi faire entrer la Turquie dans nos mécanismes de décision ? »
« J'ai été un des derniers au PS à me prononcer, et je n'étais pas favorable à ce que l'on aille aussi vite, réplique Fabius, visant Hollande. Et si, à chaque fois qu'une question est posée aux militants, ils répondent à autre chose, on ne va pas s'en sortir. »
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(Novembre 2004) Le combat DSK-Fabius
Le 1er décembre (2004), les militants PS vont-ils dire oui ou non à la Constitution européenne ? Le suspense reste entier et la bataille fait rage.
AVOCAT DU NON, Laurent Fabius, après avoir hésité, avait décidé de reporter au printemps
2005 la parution du livre auquel il avait commencé de travailler en réunissant un certain nombre
de ses discours. Un de ses thèmes-clés : évidemment l'Europe.
Le choc de deux livres
Aussitôt, Fabius décrète le branle-bas
de combat, change son fusil d'épaule et, avec l'aide de quelques proches, entreprend de « boucler
» au sprint un bouquin aussi enlevé et fiévreux que celui de DSK. Et, cette fois-ci, totalement
centré sur l'Europe.
A l'arrivée, le résultat est, d'abord, amusant. Sous le titre « Oui. Lettre
ouverte aux enfants d'Europe », Strauss-Kahn publie chez Grasset, sur 174 pages et pour 9 euros,
un livre qui dit « oui au oui » et, pour qu'on le comprenne bien, « non au non ».
Au même moment, sous un titre un
tantinet gaullien (« Une certaine idée de l'Europe »), Fabius propose chez Plon, sur 125 pages
(mais c'est en plus petits caractères) et pour 8 euros seulement, une philippique pas moins passionnée
contre une Europe qui, « à force d'être molle », tourne le dos, nous dit-on, au projet des «
pères fondateurs » (page 15), et où il n'est plus question (ou presque) que de « marché » et
de « concurrence ».
Le choc des deux
livres - Fabius répliquant à Strauss-Kahn - est passionnant et instructif.
1.
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Le PS écarte Fabius et ses amis pour préparer son congrès
PARIS (Reuters) - Une semaine après le rejet de la Constitution européenne, le Parti socialiste a écarté Laurent Fabius et les partisans du "non" au nom de la "cohérence" nécessaire à la préparation de son prochain congrès.
Tous les Fabiusiens - cinq personnes - sortent du secrétariat national, l'instance exécutive du parti, dans lequel entrent huit nouveaux membres, dont Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, et Manuel Valls, partisan du "non" ayant finalement fait campagne pour le "oui" au nom de l'unité du parti.
VICTOIRE EN TROMPE L'OEIL ?
N'appartenant pas au secrétariat national - issu de la majorité née au congrès de Dijon, en 2003 - les co-fondateurs du courant minoritaire Nouveau monde ne pouvaient pas en être exclus samedi.
Les deux camps s'estiment "légitimes": le "oui" se réclamant des militants et le "non" des électeurs qui ont rejeté le texte par plus de 54% dimanche dernier. Samedi, les partisans du "non" avaient le sentiment d'avoir fait les frais d'un "règlement de comptes" entre amis qui n'est pas "à la hauteur" de l'issue de référendum.
Face à cette bronca, François Hollande s'est retranché derrière les statuts et les règles du PS. "J'avais conscience que pendant le temps court qui nous sépare du projet, la direction ne pouvait être que cohérente", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Lors du prochain congrès, qui devrait avoir lieu en région parisienne, "toute cette direction aura à rendre compte de son mandat". D'ici-là, "le parti sera dirigé et gouverné jusqu'à ce que les militants disent par qui d'autres".
Interrogé sur la place de numéro deux laissée vacante, François Hollande a répondu sur le ton de la plaisanterie : "Tout homme ou femme assis à côté de moi n'est pas nécessairement numéro deux". Avant de trancher: "Il n'y aura pas de numéro deux, on peut faire sans".
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Fabius accueilli par des sifflets à la fête de l'Humanité
LA COURNEUVE (AFP) - Laurent Fabius a bravé injures et quolibets de quelques "zozos", selon ses termes, pour prôner "le dialogue et le rassemblement" samedi à la Fête de l'Humanité.
L'ancien Premier ministre socialiste, qui venait pour la première fois à la fête communiste -"parce que, a-t-il dit, je n'ai jamais été invité"- a provoqué une cohue lors de son arrivée sous le vaste chapiteau où il devait participer à un débat sur l'Europe.
Quelques "marginaux" ou "zozos", comme il les a qualifiés, l'ont accueilli par des hurlements : "le sang contaminé, les immigrés, ça fait 20 ans qu'on te connaît", a crié l'un d'entre eux. Un oeuf s'est écrasé sur son crâne, quelques crachats ont volé, le contenu d'un verre de bière.
"On compte sur toi Laurent", rétorquaient des proches du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, qui lui même essayait de faire rempart avec Claude Bartolone, le bras droit de l'ancien Premier ministre. M. Fabius est parti se nettoyer dans les coulisses.
Francis Wurtz, député européen PCF, a pris le micro pour affirmer que "le fait qu'il soit là ne signifie pas qu'on est d'accord avec tout ce qu'il fait et tout ce qu'il va faire", mais que le débat doit être "digne".
Le chahut était tel que la numéro un du PCF Marie-George Buffet, qui n'était pas attendue à ce débat, a pris la parole pour rappeler que les vrais arguments, "c'est la parole". "Je vous demande de respecter le débat et j'accueille avec plaisir Laurent Fabius", a-t-elle ajouté.
En fait de débat, seuls les participants à la table ronde -outre Laurent Fabius, Francis Wurtz, Martine Billard (Verts) et un député européen néerlandais- sont intervenus pour dire une nouvelle fois la nécessité d'un rassemblement à gauche.
"Chers amis, chers camarades...", a commencé M. Fabius, devant une salle apaisée. Et il a poursuivi en soulignant que "le vote du 29 mai n'était pas un point d'arrivée, mais un point de départ", notant au passage que "beaucoup de ceux qui ont voté oui voulaient une Europe sociale".
Un peu plus tard, devant la presse, il s'est félicité d'une atmosphère qualifiée d'"extrêmement chaleureuse". "Ce n'est pas parce qu'il y a trois +zozos+ qui sont là parce qu'ils ne veulent absolument pas que la gauche se rassemble qu'il faut paniquer. Il faut avoir les épaules un peu solides", a-t-il dit.
Tout au long de cette heure passée à la Fête, il a martelé qu'"il n'y aura pas de victoire si la gauche n'est pas rassemblée". "Tout ce qui peut être fait pour rassembler, dialoguer, je le ferai", "je veux faire le maximum pour que la gauche l'emporte en France, une gauche qui soit à gauche", a-t-il déclaré.
"Je suis heureux d'être ici", a affirmé l'ancien Premier ministre, parlant de "fête pluvieuse et donc heureuse".
Les deux socialistes de la direction venus pour cette même réception -Daniel Vaillant et Bruno Le Roux- ont quitté la Fête peu avant l'arrivée de Fabius. "Ce qui est gênant, c'est qu'il participe à installer l'idée qu'il y ait une gauche du oui et une gauche du non", remarquait M. Le Roux. "C'est mortel pour la gauche", a-t-il dit.
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(Novembre 2005) Motion Hollande 56%, NPS 24%, motion Fabius 19% (PS, résultats partiels)
La motion Hollande a obtenu 56% des suffrages des militants socialistes, devançant nettement celle du Nouveau parti socialiste (autour de 24%) et la motion Fabius (autour de 19%), selon des résultats non définitifs communiqués par le PS.
Les deux autres motions, Utopia et la motion Bockel, ont obtenu ensemble "près de 2%", a précisé François Rebsamen, secrétaire national aux fédérations, au cours d'un point de presse.
Le résultat porte sur 80% des quelque 100.000 votes. Le PS compte 127.000 adhérents.
"Le PS sort renforcé avec une majorité confortée et stable. Cela va lui permettre de se mettre en ordre de marche et de présenter un projet mobilisateur en ayant au coeur et à coeur le rassemblement de la gauche", a-t-il dit.
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jeudi 10 novembre 2005, 2h50
Congrès du PS: le fabiusien Claude Bartolone dénonce des "irrégularités massives" dans trois fédérations
PARIS (AP) - Le député fabiusien Claude Bartolone a dénoncé tôt jeudi des "irrégularités massives au profit de la direction sortante" lors du vote des militants socialistes pour le congrès du Mans dans les trois fédérations du Pas-de-Calais, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault. Il a annoncé qu'il contestera ces résultats.
"Il me manque une partie du vote des fédérations du Pas-de-Calais, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault, dont les résultats ne m'ont pas été communiqués parce que sont signalées des irrégularités massives au profit de la direction sortante", a-t-il vivement dénoncé dans un entretien à l'Associated Press (AP).
"Si les indications d'irrégularités se confirment", cela traduirait "une situation extraordinairement préoccupante pour tout le PS", a-t-il mis en garde. "Trois fédérations ne peuvent pas détourner à elles seules la portée du vote des militants", a-t-il dit. "Nous allons contester le vote de ces trois fédérations", a-t-il donc annoncé, fustigeant des "chiffres fantaisistes".
"J'ai été très surpris d'entendre les chiffres qui étaient annoncés par la direction", a souligné le bras droit de Laurent Fabius. Selon ses propres pointages, qui portent sur 75 fédérations et 75.128 adhérents (sur 127.414), il affirme que la motion Hollande recueillerait 49,48%, celle du "NPS" 25,73%, celle de Laurent Fabius 23,09%, celle de Jean-Marie Bockel 0,68% et 1,01% pour Utopia.
Selon les résultats fournis par la direction du PS peu avant 1h00, qui portent sur 33% des bulletins dépouillés, la motion Hollande devrait dépasser 55%, le "Nouveau PS" 24 à 25%, la motion Fabius 20% environ et près de 2% pour les deux autres motions. AP
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Fabius gagne au petit jeu des urnes communicantes
Petits arrangements entre ennemis. Après quarante-huit heures de haute lutte, Laurent Fabius a obtenu ce qu'il cherchait : donner le sentiment qu'il gardait toutes ses chances pour la présidentielle. Pour cela, il devait atteindre voire dépasser la barre des 20 % au congrès du Mans. C'est fait depuis vendredi. Comme l'explique son ami, Claude Bartolone : «La politique est faite de symboles. En dessous de 20, le symbole n'était pas bon.» Au-dessus, «c'est une victoire». Mercredi soir, les premiers résultats le créditaient de 19 % des suffrages socialistes. Vendredi, des données «quasi définitives» fournies par le porte-parole du PS, Julien Dray, lui accordaient un généreux 21,21 %. François Hollande et sa motion 1 est crédité de 53,71 % tandis que le NPS du trio Peillon-Emmanuelli-Montebourg (motion 5) descend sous la barre des 25 % à 23,65 %. En quarante-huit heures, c'est le principe des urnes communicantes entre motions qui a fonctionné.
Les marchandages se sont surtout concentrés dans la première fédération du PS, le Pas-de-Calais.
Négociations.
Soupçon.
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mardi 10 janvier 2006, 13h57
Laurent Fabius plaide pour le changement à gauche
PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius plaide pour le changement et le rassemblement à gauche et confirme qu'il sera candidat à la candidature du PS à l'élection présidentielle de 2007.
Plusieurs autres dirigeants du PS font figure de candidats potentiels, dont les anciens ministres Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn. Ils sont toutefois dépassés dans les sondages par Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et compagne du premier secrétaire du PS, François Hollande.
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(Mai 2006) Fabius mise sur la gauche, rien que sur la gauche
«Ni sarkozyste, ni blairiste», et certainement pas séduit par les centristes. Laurent Fabius a certifié, hier, que pour lui, il ne serait «pas question de gouverner avec l'UDF». La veille, à l'Assemblée nationale, François Bayrou avait voté la motion de censure déposée par les socialistes, faisant resurgir du même coup l'idée d'une possible alliance entre le centre et le PS. «L'idée de faire un tour du côté des centristes est récurrente», a reconnu l'ancien Premier ministre, qui présentait à la presse son équipe de campagne pour sa candidature à la candidature interne au PS.
Plus mitterrandiste que nature, Laurent Fabius a réaffirmé que le PS se devait d'avoir «une ligne claire : le rassemblement à gauche et, si possible, au-delà». Or, explique-t-il, «on ne peut pas rassembler à gauche et proposer une politique de type blairiste». Oublié François Bayrou et pan sur Ségolène Royal ! En 2007, «les Français ne voudront ni du sarkozysme, ni d'une copie du blairisme», pronostique Laurent Fabius, en évoquant le penchant de la députée des Deux-Sèvres pour la politique du Premier ministre britannique.
Liberté totale.
Comme Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, le député de la Seine-Maritime cherche surtout à relancer sa campagne face à une Ségolène Royal toujours au zénith des sondages. Officiellement, il n'est pas inquiet : «Ce n'est pas la réunion du directeur de l'Ifop et du président de la Sofres qui désigne le candidat.» Mieux, ses mauvais scores lui «donnent une totale liberté dans (ses) prises de position» ! Il rappelle qu'un an avant le référendum européen, le oui était à 70 %...
Sarkozy «dangereux».
Une tape pour la compagne de François Hollande, mais surtout un grand coup contre Nicolas Sarkozy.
Soucieux de cultiver son image d'homme d'Etat («Je sais ce qu'est la gestion d'un grand pays»), Laurent Fabius va se rendre à l'étranger (Allemagne, Italie, Afrique) et s'exprimer sur des questions «qui comptent pour un président de la République, comme la justice, la défense et la culture» en multipliant les déplacements en province. Plus modestement, la semaine prochaine, il transmettra à François Hollande une «note» consacrée au projet socialiste.
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samedi 24 juin 2006, 23h35 Laurent Fabius, "premier opposant" à Ségolène Royal
GRAND-QUEVILLY (Seine-Maritime) (Reuters) - Distancé dans la course à l'investiture présidentielle du PS, Laurent Fabius a transformé son premier grand meeting de campagne interne en festival anti-Ségolène Royal.
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mercredi 19 juillet 2006, 17h12 Laurent Fabius prend le contre-pied de Ségolène Royal en Corse
AJACCIO (Reuters) - Trois jours après Ségolène Royal, Laurent Fabius a conclu mercredi une visite de quarante-huit heures en Corse, pendant laquelle il a insisté sur le lien entre rétablissement de la sécurité et développement économique de l'île.
Tout au long de son déplacement, le "présidentiable" socialiste a marqué sa différence avec la favorite des sondages, qui n'a pas souhaité lors de sa visite se prononcer sur les questions de sécurité.
Adversaire de la Constitution européenne, Laurent Fabius est en terre amie en Corse, les insulaires ayant largement voté "non" lors du référendum du printemps 2005.
Pour Laurent Fabius, "la question de l'évolution institutionnelle ne s'impose plus comme une priorité" en Corse.
Concurrents pour l'investiture présidentielle du PS, Ségolène Royal et Laurent Fabius faisaient tous deux partie du gouvernement Jospin qui a négocié avec les nationalistes corses les accords de Matignon, signés en juillet 2000. Le changement de statut de l'île qu'ils prévoyaient a été rejeté par un référendum en septembre 2003.
DÉTERMINATION
"Si je suis élu à la présidence de la République, mes deux principales urgences seront la sécurité et le développement économique, qui sont actuellement insuffisamment assurés", a-t-il déclaré lors d'un point de presse dans un village au nord de Bastia. "La sécurité et la tranquillité publique et le développement économique, social et environnemental sont liés".
Balayant les clichés sur une "Corse en proie à la violence, ravagée par les incendies, paralysée par les mouvements de grève", Ségolène Royal a axé sa visite du week-end sur "ce qui marche" dans l'île.
Dans l'entourage de Laurent Fabius, qui se pose en "premier opposant" à la présidente de Poitou-Charentes dans la course à l'investiture socialiste, on se réjouit presque de la quasi-concomitance des deux déplacements.
"On ne se doutait pas qu'elle allait jouer la grande autruche de France en Corse. On savait bien que les flashes crépiteraient moins pour Laurent mais cette visite est une illustration de plus du fossé, de fond et de forme, qui les sépare", commente un proche de l'ancien Premier ministre.
Insistant sur le retour de la paix civile en Corse, Laurent Fabius a prôné un renforcement des liens entre police et gendarmerie, plus de moyens pour le pôle financier de Bastia ainsi que des "instructions claires" au parquet pour que toutes les plaintes soient suivies d'effet.
"Tout est une question de détermination politique", a-t-il estimé. "La première rénovation en politique, c'est d'apporter des solutions aux problèmes qui se posent".
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(25 juillet 2006) A Perpignan, M. Fabius convoque Jean Jaurès pour marquer sa différence avec Ségolène Royal
Chaque année, la commune de Millas, fief de Christian Bourquin, président socialiste du conseil général des Pyrénées-Orientales, célèbre l'anniversaire de l'assassinat de Jean Jaurès. Un millier d'habitants, d'élus et de militants du département défilent dans les rues, au son de l'Internationale derrière la fanfare des Canaillous, avant de se recueillir devant la stèle du leader historique puis de partager un repas sous les platanes.
Invité, lundi 24 juillet, par les dirigeants d'une fédération qui lui est tout acquise, Laurent Fabius s'est laissé porter par la vague lyrique d'un hommage à Jaurès, "défenseur du peuple qui, le premier, a réussi à rassembler toute la gauche, qui était encore plus divisée qu'aujourd'hui". Et, dans la foulée, il s'est posé en "héritier" d'une histoire incarnée par Léon Blum, Pierre Mendès France et François Mitterrand, qui ont réconcilié "le socialisme avec la démocratie, le pouvoir et la durée".
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dimanche 30 juillet 2006, 10h42 Liban: au moins 51 tués dans le bombardement israélien de Cana
Dans le seul abri, 12 enfants, cinq femmes et quatre hommes ont été dégagés, a-t-il précisé. "Il reste encore entre 15 et vingt personnes bloquées dans les décombres. La majorité d'entre elles sont présumées mortes mais nous avons entendu quelques gémissements", a ajouté M. Daher.
Les opérations de secours se poursuivaient dans la matinée pour tenter de dégager d'autres victimes de ce qui est déjà la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive lancée le 12 juillet par Israël contre le Liban. Dans le même temps, l'aviation israélienne a continué à bombarder les abords de Cana, et un missile est tombé sur la route, à quelques centaines de mètres de ce village de l'est de la ville côtière de Tyr.
Le bilan devrait s'alourdir, 63 personnes se trouvant dans l'abri lors du bombardement selon un survivant, et des dizaines de bâtiments ayant été détruits lors du pilonnage opéré pendant deux heures dimanche avant l'aube. Les secouristes travaillaient à mains nues pour dégager les corps et des femmes ont été vues enlaçant leurs enfants en pyjamas quand ils ont été surpris par la mort.
Un porte-parole de l'armée israélienne a rejeté l'entière responsabilité des morts sur le Hezbollah chiite, qu'il accuse d'utiliser Cana comme base de tirs de roquettes contre Israël. "C'est lui qui est responsable si le secteur est devenu une zone de combats", a déclaré le capitaine Jacob Dalal. Depuis la capture le 12 juillet de deux soldats israéliens par le Hezbollah, l'armée tente sans succès de neutraliser les combattants intégristes.
Déjà, le 18 avril 1996, 105 civils avaient été tués dans le bombardement israélien d'une position du contingent fidjien des casques bleus de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul), où ils avaient trouvé refuge pour échapper aux violences de l'opération israélienne "les Raisins de la colère".
Cana a été totalement dévasté par les frappes israéliennes qui ont commencé avant l'aube dimanche, et le pilonnage, par air, mer et terre, a duré deux heures, a indiqué la police. Les bombes ont visé trois zones, à l'entrée, au centre et sur un flanc du village. Des dizaines de bâtiments sont effondrés, éventrés ou détruits. L'abri frappé se trouve sous un immeuble de trois étages, bâti sur un flanc de colline. "Il y a eu un premier bombardement à 01h00 du matin (samedi 22H00 GMT)", raconte Ghazi Aïdibi, un survivant.
"Quelques personnes sont sorties de l'abri et une dizaine de minutes plus tard, un deuxième bombardement l'a réduit en ruines", ajoute-t-il. "Après le bombardement, il y avait de la poussière partout", a déclaré un autre habitant, complètement hagard. "Nous ne voyions plus rien. J'ai réussi à sortir et tout s'est effondré. J'ai plusieurs membres de ma famille à l'intérieur, je pense qu'il n'y a plus aucun survivant".
"Le pilonnage était tellement intense que personne ne pouvait bouger. Les secours n'ont commencé que ce matin", ajoute-t-il. "J'ai sorti mon fils et mon mari, cheikh Mohammad, qui avait le genou cassé. Mais quand je suis venue pour sortir ma fille qui était restée dans l'abri, il était trop tard, l'immeuble s'est effondré", raconte, éplorée, Rabab. Naïm Rakka, chef de l'équipe de secours de la Défense civile sur les lieux, âgé d'une cinquantaine d'années, qui venait de retirer le corps de deux enfants morts dans ses bras, a laissé éclater sa colère:
"Je ne veux plus que vous me demandiez des chiffres. C'est bien connu, nous servons de cobayes à leurs armes, les bombes à implosion, on ne voit plus que ça", dit-il en pleurs. Le bombardement de Cana est intervenu alors qu'une dizaine de villages de la région de Tyr, essentiellement du sud de la ville portuaire, étaient soumis à un pilonnage de la marine, de l'aviation et de l'artillerie postée en territoire israélien, a indiqué la police.
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PICHERANDE (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour 2007, a annoncé vendredi à Picherande (Puy-de-Dôme) que s'il était élu président de la République, il organiserait un référendum dès septembre 2007 qui porterait notamment sur les institutions.
Ce référendum portera sur "le droit de vote des étrangers installés sur notre sol aux élections locales, le renforcement du rôle de l'Assemblée nationale, les éléments constitutionnels de la réforme de la justice", a dit M. Fabius.
M. Fabius a réaffirmé la nécessité de la tenue de trois débats entre les candidats socialistes à l'investiture, avant le vote des militants en novembre. Ils devraient porter sur les questions économiques et sociales, de société et d'environnement, et de politique étrangère, a-t-il précisé. Il a également souhaité un quatrième débat, avant un éventuel second tour.
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mercredi 23 aout 2006, 13h59
Fabius publie sept engagements pour changer la vie des Français
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dimanche 17 septembre 2006, 18h55
Fabius revient à la Fête de l'Huma avec un message de rassemblement
LA COURNEUVE (AFP) - Un an après un passage mouvementé à la Fête de l'Humanité qui lui avait valu crachats et jet d'oeuf, Laurent Fabius y est revenu dimanche, porteur d'un message de "rassemblement" et accueilli cette fois avec plus de chaleur.
"Salut Lolo, c'est pour toi qu'il faut voter", "Socialistes! à gauche toute!", ont lancé sur son passage quelques visiteurs. Seules de rares huées ont retenti pendant la promenade d'une heure du candidat à l'investiture socialiste, dans les allées du parc de la Courneuve où, l'an dernier, il avait reçu un oeuf sur la tête.
Entouré d'une nuée de caméras, l'ancien Premier ministre s'est acheté pour 10 euros un T-shirt rouge vif, orné du portrait du poète Arthur Rimbaud.
Il a conversé avec Marie-George Buffet durant quelques minutes, le temps pour les responsables des deux pôles de la gauche, qui se tutoient, de dire tout le mal qu'ils pensent de Nicolas Sarkozy et de sa politique envers les immigrés.
"Il y a un mot qu'il ne faut pas prononcer ici à la fête, c'est Sarkozy", a raconté Mme Buffet tandis que M. Fabius renchérissait: "les gens sont inquiets" devant le "personnage, nous avons une responsabilité" de gagner.
"Cela me fait plaisir d'être à tes côtés pour dire que le rassemblement à gauche est nécessaire", "les Français en ont marre, ils disent mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, rassemblez-vous", a insisté M. Fabius.
La dirigeante communiste, qui veut rassembler une gauche radicale, a nuancé : "il faut cette fois une gauche qui vraiment réussisse, c'est notre mot d'ordre".
M. Fabius a précisé devant la presse être "porteur d'un message: c'est qu'il faut rassembler la gauche pour réussir à changer la France". "Il faut au deuxième tour que tout le monde se rassemble, vraisemblablement autour du candidat socialiste, sur une base nouvelle pour changer les choses".
Le député de Seine-Maritime a aussi évoqué l'épisode de l'an passé: "Ce n'est pas toujours facile. L'an dernier, il y avait eu des incidents avec quelques zozos", mais "le rassemblement à gauche est une grande tâche, qui mérite qu'on fasse preuve de détermination". Cette année, "l'accueil est bon enfant, chaleureux", a-t-il commenté.
Au grand oral des présidentiables PS samedi à Lens (Pas-de-Calais), M. Fabius s'était également fait l'avocat du "rassemblement de la gauche", qui "ne peut s'opérer que sur des positions authentiquement de gauche".
Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, la venue de M. Fabius à la fête de l'Huma est "un geste très positif qui va contribuer à détendre les tensions et les crispations entre les forces de gauche".
D'autres socialistes sont venus avec un message d'unité pour leurs camarades communistes. Henri Emmanuelli a ainsi appelé les formations de gauche à "s'asseoir autour d'une table" pour discuter d'un programme commun pour la présidentielle.
Jack Lang, autre présidentiable PS, a fait une visite plus discrète, mais a également été accueilli chaleureusement par des visiteurs qui se faisaient prendre en photo avec lui. Il a fait part de son optimisme, car il sent "une volonté populaire à la base, profonde, de rassemblement".
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Laurent Fabius : « Je veux gagner en rassemblant la gauche »
Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles déserté la gauche ?
Laurent Fabius.
C’est pourquoi je place ma candidature sous le signe du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de la santé.
Pensez-vous que les événements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du modèle républicain ?
Laurent Fabius. Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises ? Le modèle républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.
En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions aujourd’hui en matière fiscale ?
Laurent Fabius.
Il - faudra aussi mettre en oeuvre le principe « délocaliseur-payeur », prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter aux économies d’énergie.
Si la fusion GDF-Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise revienne dans le giron public ?
Laurent Fabius.
Plusieurs techniques sont possibles. La privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et européenne.
Que devra faire un président de la République de gauche vis-à-vis du processus européen ?
Laurent Fabius.
Nous devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un grand dessein et d’une vraie réorientation. Je veux porter cela. Pour mener cette bataille politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un président de la République de gauche, pro-européen et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union.
Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le « oui ». Comment expliquez-vous ce décalage ?
Laurent Fabius.
En 2001, vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras. Comment voyez-vous désormais le rassemblement à gauche ?
Laurent Fabius.
Nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les Verts, les amis de Chevènement, sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et moi-même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche que nous sommes la première force du rassemblement.
Il ne s’agit pas de refaire à l’identique l’union de la gauche - façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons construire un rassemblement, en précisant les - engagements de chacun avec, si possible, une plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et de combattre Le Pen en proposant une politique alternative.
Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que répondez-vous à ceux qui y voient un « appel d’air » ?
Laurent Fabius.
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25.10.06 | 09:48
Les propos tenus par Laurent Fabius sont "violents, cela faisait un peu désespéré", selon François Rebsamen
PARIS (AP) -- Le numéro 2 du PS François Rebsamen a estimé mercredi que les propos tenus mardi soir par Laurent Fabius étaient "violents, cela faisait un peu désespéré".
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17.11.06 | 11h38
Primaire du PS : Fabius se rallie à Royal, Strauss-Kahn veut "compter demain"
Finalement, les deux candidats malheureux à l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle 2007 sont sortis de leur mutisme, après l'annonce des résultats, dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 novembre, qui ont placé Dominique Strauss-Kahn en seconde position avec 20,83 % des voix et Laurent Fabius en dernière position avec 18,54 % des voix.
Dominique Strauss-Kahn a été le premier à s'exprimer, vendredi matin, sur LCI. "Je l'ai appelée au téléphone, il faut reconnaître sa victoire", a déclaré le député du Val-d'Oise. S'il a admis que la présidente de la région Poitou-Charentes a "bien gagné", il a tout de même affirmé sa différence. Dominique Strauss-Kahn a fait valoir que son mouvement "a constitué une force dans le Parti socialiste avec laquelle il faudra compter demain".
Plus surprenant, Laurent Fabius, qui s'est exprimé en milieu de matinée depuis l'Assemblée nationale, a indiqué qu'il se ralliait à Ségolène Royal. "Les militants ont tranché. Il lui revient d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt", a-t-il affirmé. Il l'avait précédemment "félicitée pour son succès" avant d'ajouter : "Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite", a-t-il ajouté.
"IL FAUT QUE TOUTE LA GAUCHE SOIT REPRÉSENTÉE DANS CETTE ÉLECTION"
Les autres ténors du PS se sont également rangés derrière leur nouvelle candidate. Après le secrétaire du PS, François Hollande, qui a affirmé, vendredi, que "c'est la victoire de tous les socialistes", la maire de Lille, Martine Aubry, qui n'a pourtant pas caché ses divergences avec Ségolène Royal, a elle aussi mis l'accent sur la nécessité de battre la droite au printemps prochain. Le PS n'a "pas le droit de décevoir", a-t-elle souligné. "Ségolène Royal est aujourd'hui la candidate de tous les socialistes, et je l'espère demain de toute la gauche", a ajouté Mme Aubry. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n'avait pas émis de préférence après le retrait de son favori, Lionel Jospin, a souligné qu'il s'engagerait "résolument" dans la campagne à venir.
Très tôt vendredi matin, le porte-parole de Mme Royal, Arnaud Montebourg, s'était fécilité de cette victoire. "C'est un moment important, les militants socialistes ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du Parti socialiste, de certaines querelles", a-t-il indiqué. "Nous allons nous donner la main (...) pour rassembler toutes les autres gauches", a-t-il assuré.
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dimanche 6 mai 2007, 22h13 Laurent Fabius déçu par la "défaite" de Ségolène Royal
PARIS (AP) - Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a déploré dimanche soir "la défaite" de Ségolène Royal. "Il faut une gauche décomplexée, c'est pour moi l'essentiel", a estimé le dirigeant socialiste sur France-2. "Il faut prendre acte de l'élection" de Nicolas Sarkozy. "En même temps, comme il y a défaite, il va y avoir beaucoup de déceptions".
Maintenant "on va s'interroger aux raisons multiples" de la défaite, "au fait que nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'Etat", a précisé Laurent Fabius.
"Nous avons des échéances devant nous et notamment les élections législatives dans un mois. Il est absolument indispensable que la gauche se rassemble", a-t-il ajouté. "Il faut une gauche décomplexée, c'est cela pour moi l'essentiel".
Alors que Dominique Strauss-Kahn s'est dit "disponible" pour mettre en oeuvre "la rénovation sociale-démocrate", Laurent Fabius a conclu en précisant qu'il faut que "la gauche se rassemble". "Il faut relever le Parti socialiste, la question n'est pas de savoir qui va le relever".
Sur TF1, il a estimé que Ségolène Royal "a fait le maximum" pendant sa campagne. Avant d'estimer que "la gauche, c'est 'le nous', ca n'est pas 'le je'". "Il y aura une refondation", a-t-il noté, appelant à une "gauche décomplexée", mais aussi à "ne pas confondre sa gauche et sa droite". AP
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Juin 2007.
Le député de Seine-Maritime va quitter le bureau national du Parti socialiste.
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Juin 2007.
Rebsamen contre-attaque
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10
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Fabius se pose en "responsable engagé" pour la reconstruction de la gauche
A un peu plus de deux mois de la consultation interne sur la Constitution européenne, Laurent Fabius mène campagne tambour battant. Hier (25 septembre 2004), devant les militants jospinistes du Finistère, il s'est aussi prononcé nettement contre l'entrée de la Turquie.
Avec le seul Kofi Yamgnane comme personnalité défendant le non. Mais, comme l'observe un militant du cru, « c'est avec des catholiques qu'on fait des athées ». Studieusement réunis en « université de rentrée », certains tenants du oui (70 % des militants d'après les experts locaux) auraient bien aimé n'entendre Fabius que sur le thème très consensuel de « l'Etat à la croisée des chemins ».
Mais Fabius est venu, lui, pour avoir un « débat », le premier sur ce sujet, avec des militants socialistes. Il prévient donc d'entrée de jeu : « Comme on n'est pas hypocrite, on parlera de la Constitution. Chacun est libre de sa pensée, mais il serait dommage de ne pas parler ici des sujets dont on parle ailleurs. » Pendant trente minutes, l'ancien Premier ministre, après s'être défini comme « fondamentalement pro-européen », explique, pédago et didactique, sa position.
Argumentation « logique et charpentée », s'inclinera le maire de Brest, François Cuillandre, un tenant du oui. « J'ai négocié l'entrée de l'Espagne et du Portugal, rappelle Fabius. Je me souviens que leur objectif était de faire comme nous, et le plus vite possible. Et ils l'ont fait. Aujourd'hui, les nouveaux pays européens n'ont pas pour objectif de faire comme nous. Ils pensent que c'est par des salaires bas, des impôts bas, une protection sociale minimale qu'ils vont se développer. Bien sûr qu'il y aura une harmonisation. Mais il faut savoir si elle se fera par le bas ou par le haut. C'est l'enjeu posé par ce texte. »
Et d'ajouter, pour résumer sa pensée : « Le débat n'est pas pour ou contre l'Europe, mais sur quelle Europe nous voulons. » Un militant l'interpelle : « J'ai assez mal vécu ton intervention sur France 2. Normalement, les stratégies pour lancer un débat, ça se règle avant, entre dirigeants. En plus, on ne va pas trancher que sur la Constitution, et tu le sais bien. »
Au fil de la discussion, Fabius exprime aussi très nettement son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union : « Si on dit que l'Europe est plus qu'un grand marché, qu'une zone de libre-échange, alors aidons la Turquie et d'autres par un partenariat puissant. Mais pourquoi les faire entrer dans nos mécanismes de décision ? » Un non, parfois, peut en cacher un autre.
Nathalie Segaunes, Le Parisien, dimanche 26 septembre 2004, p. 4
La preuve : la publication de deux livres coups de poing. Les auteurs ne se font aucun cadeau.
Et puis, il y a peu, l'ancien
Premier ministre apprend, semble-t-il par une indiscrétion, que son rival Dominique Strauss-Kahn,
avocat du oui, s'apprête à publier un essai pugnace, passionné et pédagogique pour plaider sa
cause auprès d'une gauche rétive.
Il est dédié,
notamment, à Léon Blum, « le socialiste qui, face à la pression communiste, exhortait les siens
à être eux-mêmes ».
François Mitterrand y est présenté (page 163), comme un « homme d'exception
». Et, tandis qu'il est dit pis que pendre du discours gauchiste et des pratiques droitières
de Guy Mollet (qui est visé ?), le bouquin démarre sur une formule digne de Pierre Mendès France
: « Puisque nous voulons gouverner, il faut choisir. »
Les socialistes qui hésitent aujourd'hui
sont priés de rester fidèles à eux-mêmes, donc à l'Europe.
Bref, on glisserait tout droit, si le oui devait l'emporter, vers une «
Europe diluée, libérale et atlantique ». Ce faisant, Fabius affirme obéir à ses convictions
(qui « ne datent pas d'hier ») et rester fidèle à la « grande figure de François Mitterrand
» (page 65). Comme DSK, il invoque, après Hugo et Jaurès, l'héritage de... Blum.
Plus la campagne
avance, plus les positions, ce qui est logique, se radicalisent. DSK est désormais pour le oui
à... 120 %. Et Fabius a oublié qu'il avait dit un moment « non, sauf si... ».
2.
La preuve est faite
qu'un même texte peut nourrir deux analyses strictement contradictoires. Car, au-delà du « traité
Giscard », c'est une vision globale de l'Europe que Fabius invite à sanctionner « la dilution,
la division et la démission » tandis que DSK parie, lui, sur les dynamiques de l'Europe.
3.
Au terme du combat et quel qu'en soit le résultat, les deux protagonistes parviendront-ils à
se retrouver, puis à se rassembler ? Les coups, aujourd'hui, pleuvent si dru qu'on peut - au
moins - s'interroger. Même si les deux hommes, récusant le souverainisme, entendent tous les
deux être classés dans la catégorie des européens... authentiques.
Dominique de Montvalon, Le Parisien, 5 novembre 2004, p. 6
Pour s'être affranchi du vote des militants socialistes - près de 59% avaient voté "oui" lors d'un référendum interne en décembre - Laurent Fabius perd son poste de numéro deux à l'occasion d'un remaniement de la direction.
"Moi je reste fidèle à ma ligne, c'est-à-dire écouter ce que les Français disent, c'est-à-dire rassembler les socialistes et préparer l'alternance", a déclaré l'ex-Premier ministre à sa sortie de l'hôtel Sofitel-Saint Jacques, forçant son sourire à l'attention des caméras.
Il a quitté le conseil national sous les "hourras" de ses partisans qui scandaient son prénom. Claude Bartolone, son plus fidèle "lieutenant", également débarqué, l'a regardé s'éloigner le regard voilé.
Leurs attributions précises seront décidées mardi matin lors de la réunion du secrétariat national, a précisé François Rebsamen, qui reste numéro trois d'un parti qui n'a plus de numéro deux.
Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli, autres ténors socialistes du "non", ont assisté dépités à la réunion du conseil national et voté contre les propositions du premier secrétaire.
La décision de créer une nouvelle direction a été soumise au vote des membres du Conseil national - réuni pendant plus de cinq heures à huis clos dans une ambiance survoltée - en même temps qu'un texte analysant le vote du 29 mai et la proposition de réunir un congrès les 18 et 19 novembre. Les trois points ont été approuvés par 167 voix contre 122 et 18 abstentions.
Premier secrétaire malmené pendant la campagne, François Hollande sort visiblement renforcé de son bras de fer avec Laurent Fabius. Mais les cinq mois qui viennent, avant la réunion d'un "congrès d'orientation et de projet" pour 2007, promettent d'être houleux.
"C'est un acte de pur appareil, exactement ce que des appareils qui rentrent dans des bunkers sont capables de faire. C'est une injure finalement au vote du 29 mai", a déclaré Arnaud Montebourg, animateur du courant minoritaire Nouveau Parti socialiste.
A ses yeux, il ne s'agissait pas tant de juger les "différences d'appréciation" qui se sont faites jour entre le "oui" et le "non" au sein du PS. "Ce débat, il a eu lieu, nous sommes devant l'avenir", a-t-il expliqué aux journalistes. Mais "ce que nous ne pouvions pas accepter, c'est l'irrespect de la règle au sein de la même direction", a-t-il insisté.
Laurent Fabius pourrait décider de se présenter au congrès sous sa bannière, créant finalement un courant alors qu'il avait refusé de le faire à Dijon.
"Il n'y a pas d'exclusive", a répliqué François Hollande, qui "croit avoir compris" que l'ex-Premier ministre étiquetté social-libéral voulait mettre la barre à gauche. "Nous verrons bien, Fabius à gauche, il faut qu'on s'habitue", a-t-il ironisé.
Le vote "non" était selon lui une "addition de refus" et de "peurs", qui appelle des réponses "claires du PS".
yahoo.fr, actualités, samedi 4 juin 2005, 18h52
Venue en début d'après-midi à l'invitation de la direction du PCF, Arlette Laguiller, porte-parole de LO, a lâché: "Laurent Fabius n'est pas mon candidat pour 2007".
yahoo.fr, actualités, dimanche 11 septembre 2005, 0h13
Ces résultats sont très proches des premières tendances rendues publiques dans la nuit.
M. Rebsamen a fait valoir que la motion Hollande "porte en elle un large rassemblement" au congrès du Mans.
Il a précisé que la motion Hollande disposait d'une "majorité assurée dans 44 fédérations" sur une centaine.
yahoo.fr, actualités, AFP 10.11.05 | 12h36
yahoo.fr, actualités,
Grâce aux socialistes du Pas-de-Calais, il a passé la barre des 20 % de voix.
Mercredi soir, les premiers résultats donnent 71 % à Hollande, 19 % aux fabiusiens, 10 % pour le NPS. Jeudi soir, le congrès fédéral entérine les résultats définitifs. Motion 1 : 66,46 %. Motion 2: 25,17 %. Motion 5: 7,05 %. A la tribune, le mandataire fédéral fabiusien, Vincent Léna approuve ces résultats.
Dans l'après-midi, il s'était livré selon son expression à «un petit jeu» avec ses partisans des autres motions. Section après section (le Pas-de-Calais en compte 170), ils ont fait et refait les comptes. «Nous avions mis des assesseurs partout, raconte Vincent Léna. Nous avons mis les incidents sur la table.» Marie-Noëlle Lienemann, conseillère régionale du Nord-Pas-de- Calais, précise : «Laurent [Fabius] m'a demandé de mettre de l'huile sur le feu. L'objectif était de grignoter les voix. Et de passer nationalement la barre des 20 points.»
Petit à petit, les comptes sont ainsi redressés. Et c'est le NPS qui en fait les frais : 200 voix lui sont carottées au profit des fabiusiens. Selon le patron de la fédération pro-Hollande, Serge Janquin et Jack Lang, député du département, «il n'y a eu aucune magouille». La différence entre les premiers résultats annoncés et les «vrais» scores s'expliquent, selon eux, par le retard pris pour collecter les votes des «petites sections rurales et fabiusiennes».
Si, à la base, les tractations se poursuivent, au sommet, des négociations s'ouvrent. Jeudi, Hollande téléphone à Daniel Percheron, président de la région et grand manitou du socialisme du Pas-de-Calais. Le premier secrétaire souhaite que «tout se passe bien». Puis c'est Fabius qui appelle Percheron. Il fait comprendre à son ami Daniel qu'il n'a aucun intérêt à le disqualifier pour la présidentielle. Percheron confirme le premier coup de fil et dément mollement le second. N'empêche. Il affirme : «Ce congrès connaît deux vainqueurs. François Hollande, à condition qu'il reste seulement premier secrétaire. Et Laurent Fabius, candidat à l'élection présidentielle qui remplit parfaitement son rôle.» Percheron-Salomon a parlé et abandonné Jack Lang qu'il avait pourtant adoubé pour 2007...
Au final, c'est le NPS qui paie. Dans le Pas-de-Calais, il perd trois points. Etrangement, le NPS local n'en fait pas grand cas, ne soupçonne pas un rééquilibrage en sa défaveur. A Paris, c'est autre chose. Vendredi après l'annonce par Julien Dray de résultats «quasi définitifs», Arnaud Montebourg et Henri Emmanuelli font consécutivement état de leur colère. Le premier s'interroge : «Quel est ce curieux parti où la totalisation nationale réalisée en secret, a donné lieu, d'après des sources concordantes, à des arrangements entre camarades ?» Tous deux revendiquent «au minimum 25 %», «le quart du parti», comme disait Peillon.
Cette pression verbale ressemble fort à la stratégie déployée, sitôt les premiers résultats connus, par les fabiusiens. Pour eux, elle a réussi. Le numéro 2 du parti, François Rebsamen juge cependant «insupportable» cette ère du soupçon et appelle chacun «à se calmer». Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de Hollande, relativise également, faisant remarquer qu'«un point c'est seulement 1 000 voix». «Si nous n'avions rien dit, le congrès se serait fait sur la triche, assure Bartolone. Désormais il se déroulera sur les questions politiques.» Peut-être, mais comme l'affirme un autre fabiusien : «Du congrès du Mans, on retiendra d'abord que la direction a revu ses chiffres. En vingt-quatre heures.» Chrono.
libération.fr, par Didier HASSOUX et Haydée SABERAN, QUOTIDIEN : samedi 12 novembre 2005
Lors de ses voeux à la presse, il a longuement critiqué le président Jacques Chirac, "dont la voix à l'étranger ne porte guère", a-t-il dit, et le gouvernement.
Il a exposé ce que la gauche devrait faire, selon lui, des 16 mois qui restent avant l'élection présidentielle.
L'ancien chef du gouvernement a confirmé au passage qu'il sera bien candidat à la candidature du PS. "La réponse est oui", a-t-il déclaré à des journalistes qui l'interrogeaient sur ses intentions.
yahoo.fr, actualités, mardi 10 janvier 2006, 13h57
Il exclut toute idée d'alliance avec l'UDF et conspue le «blairisme».
L'ancien partisan du non à la Constitution européenne en appelle de plus en plus à «la France». «Je suis candidat pour être président de la République parce qu'il faut redresser la France», a-t-il d'abord expliqué avant d'ajouter, sur un ton quasiment chevènementiste, qu'«il faut y aller sur une ligne clairement de gauche, sinon la France va dégringoler».
En attendant, Laurent Fabius demande «qu'il puisse y avoir un débat entre les candidats [socialistes, nldr], car on ne peut imaginer un choix aussi important» sans confrontation d'idées. Et de s'inquiéter d'un calendrier interne au parti socialiste qui serait dicté par des «convenances personnelles».
«J'entends l'affronter pour le battre», s'est exclamé l'ancien Premier ministre, car il est «un homme dangereux». Selon lui, le programme du président de l'UMP se résume à trois mots : «libéralisme, communautarisme, atlantisme». «Si la gauche ne gagne pas la présidentielle, ce sera la déferlante de la précarité», a-t-il pronostiqué, citant le cas des suppressions d'emplois à la Sogerma et chez Dim.
Libération, 18 mai 2006, p. 14, par Jean-Dominique MERCHET
Au cours d'un discours de 45 minutes, il s'est également posé en champion du projet présidentiel du PS, que les militants ont validé jeudi.
"Il reste bien sûr à l'enrichir", a-t-il concédé. "Mais je ne suis pas d'accord avec ceux des dirigeantes et des dirigeants qui, sous prétexte de commenter le projet socialiste, commencent par le contredire et l'amoindrir". Les hostilités étaient ouvertes.
A cinq mois de la désignation du candidat socialiste, que les militants doivent élire fin novembre, Laurent Fabius a fixé ses propres règles de campagne dont il a déjà trouvé l'hymne.
Arrivé seul au volant de sa Safrane au Zénith du Grand-Quevilly - costume bleu marine et dossier vert- il a fait son entrée dans la salle aux formes de hangar métallique sur la chanson de Cali, "C'est quand le bonheur".
"Je refuse (...) une campagne de confusion, où notre porte-parole, l'oeil rivé sur les sondages s'efforcerait de coller à l'ensemble des aspirations dans le cadre d'un discours en zigzag, ajoutant selon les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche", a-t-il fait valoir. "Les Français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n'est pas l'audimat". Fermez le ban.
"JE TIENS BON"
L'ancien partisan du "non" à la Constitution européenne a estimé qu'on ne pouvait rassembler toute la gauche "que sur un contenu de gauche, c'est-à-dire ni sarkozyste, ni blairiste", traçant un portrait en creux du meilleur candidat du PS, lui-même.
Au coeur de sa démonstration, les propositions musclées de Ségolène Royal sur la sécurité ou plus récemment sur l'immigration.
"L'immigré n'est pas un ennemi (...) Le premier commandement face à l'immigration est donc de comprendre qu'il nous faut agir davantage pour et mieux pour aider les pays pauvres", a-t-il dit à la veille d'un voyage au Mali et au Sénégal.
Pour l'école, il faut se cantonner au "scolaire, pas le militaire", s'est-il emporté, en référence à la proposition "royaliste" de placer les délinquants adolescents dans des établissements sous encadrement militaire dès le premier délit.
Malgré des sondages en berne - il arrive bon dernier des candidats socialistes face à Nicolas Sarkozy dans le dernier baromètre TNS-Sofres -, Laurent Fabius a promis de tenir bon parce qu'il a "toujours donné le meilleur de lui-même dans les tempêtes, face aux bourrasques".
Ses proches ne décolèrent pas: le traitement médiatique que l'on réserve à leur candidat est ridicule face au "procès en béatification", à l'hagiographie" ou "les grandes orgues médiatiques" offertes à Ségolène Royal.
"Les renversements de tendance, c'est quand même une constante dans les sociétés humaines", s'énerve benoîtement Bariza Khiari.
La bataille lancée, le temps presse et l'été "fabiusien" ne comportera donc aucune trêve.
Après son périple africain, l'aspirant présidentiel multipliera les meetings en province, dès dimanche dans l'Aude, puis dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Garonne. Il a même raccourci ses vacances d'une semaine.
Rien à voir avec un emballement de la dernière chance, argumente son lieutenant, Claude Bartolone. "Mais ce serait violence que de donner aux Français qui ne partent pas en vacances le sentiment que tout s'arrête pendant deux mois".
Yahoo.fr, actualités, samedi 24 juin 2006, 23h35
De plus, avant le congrès du Mans, en novembre dernier, les militants de Haute-Corse avaient donné une très forte majorité à son programme "Rassembler à gauche".
"Je respecte le résultat de tous les référendums", s'est amusé Laurent Fabius mardi.
"Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas", a-t-elle déclaré à plusieurs reprises quand elle était interrogée sur les questions sensibles.
Yahoo.fr, actualités,
Michel Delberghe, Article paru dans l'édition du 26.07.06, LE MONDE | 25.07.06 | 15h15 • Mis à jour le 25.07.06 | 15h15
Yahoo.fr, actualités, Par Béatrice KHADIGE
Il portera également sur "la responsabilité pénale du chef de l'Etat et la parité introduite au sein du gouvernement", a poursuivi devant des journalistes l'ancien Premier ministre, qui était invité au lac Chauvet, sur la commune de Picherande, par ses amis socialistes du Puy-de-Dôme.
"Ce référendum doit être fait sans tarder pour aboutir à une extension, à une rénovation de la démocratie et à une vraie démocratie parlementaire", a-t-il affirmé.
"Même si tous les candidats sont socialistes, ils ont des approches différentes sur certains points", a souligné Laurent Fabius. "Pour moi, le gouvernement, c'est un gouvernement de rassemblement de la gauche. D'autres de mes camarades ont peut-être une idée différente, et je le pressens".
"On ne peut pas pour une élection aussi importante que l'élection présidentielle se contenter de l'apparence, de l'écume des choses", a-t-il estimé.
"Au-delà de l'écume, les Français ne sont pas intéressés par la +pipolisation+ de ceux-ci ou de ceux-là", a-t-il dit : "Ils veulent savoir quel est le projet, est-ce qu'il y aura un pilote dans l'avion et quel sera le chemin de l'avion".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 11 aout 2006, 17h07
Yahoo.fr, actualités,
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL, dimanche 17 septembre 2006, 18h55
Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux régionales et cantonales de 2004, le « non » au référendum de 2005, le mouvement contre le CPE en 2006. La présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaires.
La situation est très différente : les déficits sont importants, les besoins considérables et le gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance, rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital.
Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarif pour l’usager et elle n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre EDF, redevenu complètement public, et GDF.
Dès juin 2007, un sommet européen se réunira. La position française devra être claire en faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance.
Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté « non » ont voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégâts du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les sondages !
Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique. Au niveau national comme dans ma commune de Grand-Quevilly, je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste et, en même temps, je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit l’identité historique de la gauche française.
L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous et se fracassent aux portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au développement des pays pauvres.
Quant à la question de la régularisation, elle se pose pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle ne peut pas être un mode de gestion permanent.
Les archives de l'Humanité, Entretien réalisé par Dominique Bègles et Rosa Moussaoui,
Mise à jour
mardi 17 octobre 2006
Yahoo.fr, actualités, 25.10.06 | 09:48
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 17.11.06 | 11h38 • Mis à jour le 17.11.06 | 14h39
dimanche 6 mai 2007, 22h13, Yahoo.fr, actualités
Laurent Fabius prend la posture du grand sage
Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération,
QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10
Dans la complexe géopolitique du Parti socialiste, entre double défaite à digérer, exacerbation de la compétition interne et chantier colossal de la «rénovation», telle est la position que Laurent Fabius s'efforce, jour après jour, de dessiner pour lui-même. Le député de Seine-Maritime vient d'en donner une illustration, avec l'annonce de son prochain départ du bureau national (BN), une des instances de direction du parti. Sur le mode : place aux jeunes. Pour lui succéder, l'ancien Premier ministre avance le nom de Guillaume Bachelay, 32 ans, sa «plume» depuis plusieurs années.
Dominique Strauss-Kahn avait déjà fait de même, au surlendemain du second tour des législatives. «Il y a quand même un parallélisme des formes étonnant, commente, sceptique, un socialiste. C'est complètement superficiel : ce n'est pas en laissant sa place au BN qu'on renouvelle les générations. Pourquoi n'ont-ils pas laissé leur place dans leurs circonscriptions ?» Un de ses proches, à l'inverse, vante la portée du symbole : «Le renouvellement, c'est comme l'amour : il n'y a que des preuves. Et plutôt que de faire des dissertations, il en donne une manifestation. Le signe est assez fort, surtout quand on reconduit François Hollande et Jean-Marc Ayrault...»
Voilà donc l'actuelle posture de Fabius, qui pourtant l'assure : «Je n'ai pas du tout l'intention de me mettre aux abonnés absents.» «En forme», comme en témoigne le bon coup de la TVA sociale, probablement le seul de la campagne socialiste, et sur lequel il ne manque pas de tenter de capitaliser, Laurent Fabius serait «très frappé par l'atmosphère extrêmement négative, les rivalités». «Je voudrais ne pas être trop mêlé aux histoires picrocholines, aux petites querelles, dit-il. Je voudrais réfléchir à des sujets plus intéressants que la composition du groupe socialiste, comme la mondialisation, sans me mêler du corps-à-corps quotidien.» A l'évidence, l'ancien président de l'Assemblée nationale cultive sa spécificité. «Il veut participer activement mais différemment, souligne un proche. A la fois à la vie du parti, à la réflexion des socialistes sur la rénovation et à la mobilisation contre la droite.»
En surplomb, donc.
Mais toujours attentif aux affaires de la rue de Solférino. Laurent Fabius nourrit toujours des ambitions élevées pour son parti : un score autour de 35 %, susceptible, selon lui, de préserver le PS de la périlleuse question des alliances. Un objectif qui ne passe pas, à ses yeux, par une conversion à l'option sociale-démocrate portée par DSK, qu'il juge désuète. «Laïcité contre clash des civilisations, solidarité contre inégalités, développement durable contre pollution, internationalisme contre repli identitaire : les valeurs du socialisme sont parfaitement cohérentes avec le monde qui vient», explique-t-il.
Une certaine hauteur de vues idéologiques, qui, à en croire ses proches, le distinguerait de ses petits camarades. «Laurent Fabius n'est pas un apparatchik, assure un ami politique. C'est un homme d'Etat.» Seul problème : la posture du «sage actif», qu'il a théorisé ces derniers jours, n'est guère raccord avec certains propos peu amènes à l'égard de Ségolène Royal (lire ci-dessous), notamment sur la «présidentialité» de l'ex-candidate. Lesquels lui ont valu, ces dernières quarante-huit heures, de vives réactions. «Le sage actif se montre très réactif, et cogne quand même comme un sourd, commente un élu. Il y a un souci dans le scénario...»
Lassitude.
A quoi pense Fabius ? «Laurent a un problème, estime un de ses partisans. Il a 61 ans, et en aura 66 en 2012. Il devrait se consacrer au parti et à sa rénovation plutôt qu'à être candidat.» L'ex-candidat à l'investiture, qui n'a pas souhaité se présenter à la présidence du groupe malgré le soutien des partisans de DSK, et dont les partisans ont vertement critiqué le shadow cabinet formé par Jean-Marc Ayrault, concède quelque lassitude après plusieurs mois de campagne. La réunion des sympathisants fabiusiens, prévue en juillet, a été reportée après les vacances. Quant à la prochaine présidentielle, Laurent Fabius assure, à l'image des Français, ne pas y songer un instant : «J'ai rencontré beaucoup de monde pendant ces campagnes. Personne ne m'a parlé de 2012.»
Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération,
QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10
Yahoo.fr, actualités,
Par Elahe MEREL et Christine COURCOL AFP - Samedi 29 septembre, 19h47PARIS (AFP) -
Il a trouvé le discours de Fabius "oecuménique et recentré".
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Fabius dérape sur Canal+: coupez lui le son! lexpress.fr le 29 octobre 2008 11h58 | par Renaud Revel
Laurent Fabius aime l’ordre ciré et sans poussière et les journalistes godillots: seulement, quand ils sont de gauche… Invité hier soir du Grand journal de Michel Denisot, l’ancien premier ministre nous a gratifié d’une sortie qui mériterait que la profession toute entière lui rentre dans le lard. Et que l’on boycotte ce responsable politique qui s’est allègrement essuyé une nouvelle fois les pieds sur les journalistes, traditionnels bouc-émissaires… Comme à l’accoutumé, son front était haut, sans doute plus enflé que nature étant donné le coté radical et pontifiant du propos. Alors que Jean-Michel Aphatie mettait en pièces, depuis quelques minutes, et avec de l’à-propos, l’idée totalement saugrenue, émise la veille par le publicitaire et conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Saussez, (l’instauration d’une émission de propagande gouvernementale sur le petit écran), on entendit Fabius se payer soudainement les journalistes. Une caste accusée de rouler, « à quelques exceptions près », pour le chef de l’Etat. Très en verve, Laurent Fabius s’en est pris, ensuite, à TF1, cette chaîne qui « dégouline de Sarkozy » , asséna t-il, sous le regard perplexe d’un Denisot coi. Outrancier, insultant, caricatural, le propos de Fabius a d’autant plus de quoi faire réagir que ce dernier a laissé un bien piteux souvenir à l’ensemble de mes confrères, qui eurent maille à partir avec lui, à l’époque où il régnait sur Matignon. Je me souviens des chasses aux sorcières dans les rédactions et du cabinet noir qu’il avait installé, rue de Varennes: une cellule de journalistes, venus du Matin de Paris, chargée, notamment, à l’époque, au sein de qui était devenu une petite officine, de verrouiller les médias.--------
Parti socialiste: une direction à peine resserrée et bien verrouillée AP | 06.12.2008 | 17:33
Présenté samedi par Martine Aubry, le nouveau secrétariat national du PS, constitué des seuls amis de Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, fait une large place aux alliés de la Première secrétaire. Contrairement aux promesses de la nouvelle Première secrétaire, le nouveau gouvernement du PS, constitué de deux pôles (secrétaires thématiques et de responsables de l'organisation), est à peine resserré, puisqu'il compte 38 membres, contre une quarantaine à l'époque de François Hollande. Une vingtaine de secrétaires nationaux adjoints s'y ajouteront dans les prochaines semaines, a précisé Martine Aubry. Le total sera donc largement inférieur aux 160 membres de la pléthorique direction sortante, mais loin des promesses des aubrystes d'un gouvernement d'une vingtaine de membres. Le nouveau secrétariat national respecte en revanche totalement la parité hommes-femmes, et compte 20% de représentants des "minorités visibles". Il comporte "60% de nouveaux visages et 40% de moins de 40 ans", a calculé la Première secrétaire. Symbole de ce renouvellement, le jeune député européen Benoît Hamon, révélation du congrès de Reims, sera le porte-parole du parti. L'ancien leader étudiant Bruno Julliard s'occupera de l'éducation, l'ex porte-parole de "Sauvons la recherche" Bertrand Monthubert suivra les questions de recherche. Parmi les responsables issus de l'immigration, Farida Bouadaoud suivra le mouvement associatif, Cécile Ha Minh Tu les transports, Sibeth N'Diaye la petite enfance. La socialistes hongroise Zita Gurmai veillera aux droits des femmes. Mais derrière ce message de rénovation, les caciques de la rue de Solférino contrôlent les postes-clés. Bras droit de Martine Aubry, François Lamy sera conseiller politique auprès de la Première secrétaire, chargé de la communication. Le fabiusien Claude Bartolone et le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, les deux artisans du rassemblement des "reconstructeurs", premiers soutiens de la nouvelle Première secrétaire, s'occuperont des relations extérieures et de l'international. Le delanoïste Harlem Désir est chargé de la coordination, le strauss-kahnien Christophe Borgel des secteurs-clés des fédérations et des élections. Arnaud Montebourg, autre membre fondateur des reconstructeurs, sera chargé d'organiser les assises de la rénovation promise par Martine Aubry. Son ami Christian Paul présidera le "laboratoire des idées" nouvellement créé. Marylise Lebranchu, amie personnelle de la Première secrétaire, s'occupera du Forum des territoires, autre création de la nouvelle Première secrétaire. Elisabeth Guigou suivra la réforme de l'Etat. Les aubrystes représentent la moitié du secrétariat national, les amis de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon se partageant les autres postes. AP-------
Laurent Fabius: Nicolas Sarkozy a décidé "tout seul" du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN AP | 16.02.2009 | 09:53
Laurent Fabius a regretté lundi que Nicolas Sarkozy ait décidé "tout seul" du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, et souhaité un vote du Parlement sur la question. "M. Sarkozy, tout seul, décide de rompre un consensus qui existait depuis 40 ans", a estimé l'ancien Premier ministre sur Europe-1, ajoutant que Nicolas Sarkozy venait "inventer" une tension là où il n'y en avait pas. "On avait besoin d'un président de vision, et on a en fait un président de tension. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il voit une difficulté, au lieu d'essayer de la résoudre, il l'aggrave", a poursuivi M. Fabius, pour qui le président de la République "se met à 'attraper', pour employer un mot neutre, la terre entière". "J'espère bien que le Parlement sera appelé à voter. Quand on fait un choix aussi important, il faut que le Parlement vote", a ensuite déclaré le député de Seine-Maritime, pour qui le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN "serait une erreur stratégique majeure" qui "ne nous apportera aucun avantage supplémentaire" et "ruinera la défense européenne qui est une nécessité". Le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN doit être officialisé les 3 et 4 avril au sommet du 60e anniversaire de l'OTAN à Strasbourg et Kehl. AP-------
Thomas Fabius remis en liberté
Le Parisien 07.01.2010, 09h58 | Mise à jour : 13h26
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08/01/2010 à 00h00 Libération Le fils Fabius, l’hôtel bling-bling et la vache à lait
Le fils de l’ex-Premier ministre a été mis en garde à vue puis relâché, après la plainte d’un associé visant sa gestion fantaisiste.A l’origine des ennuis judiciaires de Thomas Fabius, 28 ans, la course au jackpot dans le secteur des nouvelles technologies. Et des pratiques comptables légères, mais pas franchement délictueuses. Libération a reconstitué les éléments qui ont provoqué la garde à vue du fils de l’ex-Premier ministre, mercredi, dans les locaux de la brigade financière, avant qu’il recouvre la liberté sans être mis en examen.
«Honoraire». Tout commence le 20 février 2009. Ce jour-là, Thomas Fabius, via sa société TF Conseil, signe un contrat avec un ancien diplomate, Patrick Ulanowska, patron de la société Unipay’s, au terme duquel le jeune homme s’engage à lui trouver des investisseurs. L’entreprise luxembourgeoise de Patrick Ulanowska développe un système de cartes de paiement innovant pour l’Afrique, baptisé Maatcard. Ulanowska a naguère occupé des fonctions officielles auprès d’Abdou Diouf, l’ancien président du Sénégal, et il espère bien associer plusieurs dirigeants africains à son projet, en particulier avec la famille du président camerounais, Paul Biya. L’accord de cinq pages, que nous avons consulté, prévoit au profit de Thomas Fabius«un honoraire de succès fixe et forfaitaire égal à 10% des fonds levés». Peu après, le 8 avril, un autre homme les rejoint dans l’aventure, Ali Hamidi, un petit entrepreneur, gérant une société de graphisme. Patrick Ulanowska, qui s’est endetté auprès de ce dernier, lui propose de convertir sa créance en une participation dans le projet Maatcard. Au fil des mois, Thomas Fabius multiplie les démarches auprès des investisseurs, sans trop de réussite. Le Crédit agricole exprime par écrit son intention de participer au projet, commande une version pilote mais décide d’attendre. Le multimillionnaire Tony Murray, roi des extincteurs, envisage un temps de mettre quelques millions sur la table, après une réunion tenue le 1er juillet 2009 à Montreux, en Suisse. Puis renonce. Les résultats mitigés ne découragent pas Thomas Fabius et Patrick Ulanowska qui roulent grand train et fréquentent les hôtels de luxe. Convaincus qu’un investisseur miracle déversera un jour des millions sur le compte-courant de la société Unipay’s, ouvert au Crédit du Nord, rue Vanneau à Paris. Dans cette attente, Ali Hamidi joue les vaches à lait. On lui fait miroiter des millions de dividendes et on le convainc de remettre au pot pour assumer les menues dépenses nécessaires au lancement. Selon des procédés comptables exotiques : Hamidi doit remettre 80 000 euros en liquide auprès de la conciergerie du Fouquet’s à Paris, l’établissement des Champs-Élysées repaire des tribus bling-bling et annexe de Thomas Fabius. Il y effectue trois versements en liquide, entre le 27 juin et le 17 juillet 2009, comptabilisés et photographiés par une employée du Fouquet’s, avant d’être récupérés par Thomas Fabius. Comme l’indiquent des pièces comptables dont Libération a obtenu copie. Arriérés de loyer. Thomas Fabius ne dissimule pas l’argent sous son matelas et ne le distribue pas à des intermédiaires occultes. Au contraire, il le dépose sur des comptes en banque, en particulier au Crédit du Nord de la rue Vanneau. La responsable clientèle de l’agence y enregistre un versement de 11 000 euros en espèces des mains du jeune homme, au crédit du compte d’Unipay’s. Thomas Fabius se comporte comme un directeur financier et gère en toute fantaisie. L’argent remis par Ali Hamidi sert ainsi à payer des arriérés de loyer pour l’appartement privé d’Ulanowska dans le quartier de La Défense. Mais, en août, de nouvelles déconvenues enveniment les relations entre les trois hommes. Hamidi veut récupérer ses économies. Les deux autres se renvoient la responsabilité et s’échangent des courriels furibards, avant de déposer deux plaintes le 4 et le 10 septembre, éveillant la curiosité de la brigade financière. Pour Cyril Bonan, avocat de Thomas Fabius, son client «s’est expliqué auprès des enquêteurs et leur a fourni les éléments démontrant que les plaintes déposées contre lui […] étaient sans fondement».--------
Laurent Fabius invente le "troisième tour" dimanche 07 MARS 2010, 16:03 Politique SFR news
Le leader socialiste assure que l'issue des régionales pèsera sur la politique du gouvernement. A une semaine du premier tour des élections régionales, Laurent Fabius a affirmé que le scrutin possédait un double enjeu. "Il y un enjeu régional bien sûr qui est prioritaire, et il y a un enjeu national", a déclaré l’ancien Premier ministre dimanche dans le cadre du Grand Rendez-Vous Europe1-Le Parisien/Aujourd’hui en France. "Il y a ce que j’appelle le troisième tour", a précisé le député de Seine-Maritime. "Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il y aurait un certain nombre de décisions, en matière de retraite, d’emplois publics, de collectivités territoriales… S'il y a un succès de la droite, vous verrez Nicolas Sarkozy dire : "la population me fait confiance" et donc, tour de vis. En revanche, si nous l’emportons, nous serons placés pour dire qu’il faut une inflexion. Un gouvernement ne peut pas faire n’importe quoi en opposition avec la population et la politique suivie ne sera pas exactement la même selon que la gauche ou que la droite l’emporte." Alors que les sondages donnent la gauche grande gagnante du scrutin, Laurent Fabius a félicité Martine Aubry pour son travail à la tête du Parti socialiste. "Il y a un climat d’unité, dû en particulier au travail de Martine Aubry. S’il y a un succès, ce sera dû à la fois aux candidats locaux, et au parti politique et donc à Martine Aubry." Sans oublier "un certain rejet du pouvoir actuel. Les gens voient des discours pas de résultats. Avec Nicolas Sarkozy, les discours et les promesses volent, les problèmes restent." Des régionales à la présidentielle de 2012, il n’y a qu’un pas que Laurent Fabius a refusé de franchir totalement. "Ne confondons pas tous les horizons. Nous sommes dans les élections régionales", a-t-il tempéré, avant de confirmer l’existence d’un axe fort. "Entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et moi-même, il y aura certainement unité. Nous sommes suffisamment intelligents et sensés pour comprendre que l’une des grandes raisons par laquelle la gauche a perdu ces dernières années, c’est la division." Et de dire du bien, encore, de Martine Aubry. "A partir du moment où quelqu’un est élu premier secrétaire, qu’elle réussit, et a les qualités pour briguer la fonction suprême, il faudrait être vraiment aveugle ou sans expérience pour ne pas voir que ça peut se produire." (Source Europe 1)--------