Ce qu'a réellement dit Georges Frêche des harkis et des noirs, et ce qu'il pense des juifs
Il faut saborder le PS, Georges Frêche, Le Seuil, Paris, novembre 2007

Georges Frêche

Ancien militant maoïste reconverti en élu socialiste israëlophile, puis exclu pour "propos tabous", puis soutien de Ségolène Royal, puis qualifié d'"antisémite".
Maire de Montpellier de 1977 à 2004. Président de la région Languedoc-Roussillon depuis 2004.

20 mai 2012. Victoire posthume

24 octobre 2010. Dernier voyage en Chine et mort à la tâche ; encensement des socialistes ; insultes de Cohn-Bendit qui récidive donc
03 septembre 2010. Nouvelle jubilation ? France-Biélorussie : les Afros battus par les Slaves (!!!???)
19 août 2010. Jubilation : Frêche versus iconoclastes "imbéciles"
14 mars 2010. Triomphant au premier tour des régionales Georges Frèche traite Martine Aubry de "faux-cul"
23 février 2010. Le sénateur-maire de Lyon soutient Georges Frêche
19 février 2010. Pour Daniel Cohn-Bendit, dit Dany le Rouge passé au Vert, Georges Frêche c'est Mussolini (?)
09 février 2010. Triomphant devant les "parisiens" de Canal + il rapelle que Martine Aubry est "l'élue de la fraude"
03 février 2010. Au dîner annuel du Crif le président Prasquier fait machine arrière et soutient Laurent Fabius, ainsi que le Premier Ministre François Fillon, en présence d'Hèlène Mandroux, candidate officielle des socialistes Aubry/Fabius aux régionales du Languedoc-Roussillon
02 février 2010. L'ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, co-auteur de la loi Fabius-Gayssot contre le racisme et l'anti-sémitisme, confirme à Jean-Pierre Elkabbach d'Europe 1 son soutien à Georges Frêche, victime de la tentative Fabius-Aubry de reprise du contrôle d'une fédération socialiste favorable à Ségolène Royal.
31 janvier 2010. Division de la Communauté Juive de France : Le Président du Crif confirme que l'israëlophile Georges Frêche n'est pas antisémite ; l'ancien ministre socialiste Robert Badinter infirme, ainsi que l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius.
30 janvier 2010. Martine Aubry veut contrôler une fédération socialiste favorable à Ségolène Royal
28 janvier 2010. Bis repetita ? : Selon Georges Frêche Laurent Fabius aurait une "tronche pas catholique", une vieille expression française signifiant habituellement que la personne n'est "pas très claire", autre vieille expression française. Les politiques et intellectuels parisiens sont unanimes à penser que Frêche ferait allusion à l'origine juive de Laurent Fabius, et l'ami Bartolone demande au Parti Socialiste de présenter une liste contre lui au Languedoc-Roussillon ...
04 décembre 2009. Incroyable et "choquant" pour Arnaud Montebourg : Celui qui ose dire que l'équipe française de football n'est pas représentative de la société française lorsqu'elle n'a que deux joueurs "blancs" sur onze est plébiscité (plus de 80%) par les militants socialistes du Languedoc-Roussillon pour les élections régionales de mars 2010
19 septembre 2009. L'accueil de Royal à Montpellier
25 novembre 2008. Georges Frêche : "Royal est le seul esprit qui pense à l'avenir du PS"
02 février 2008. Georges Frêche négocie son retour au PS
17 janvier 2008. Une statue de Lénine à Montpellier ? Il est fou dit Mamère, maire d'une ville qui a son avenue Lénine, et sa place Lénine ...
13 septembre 2007. Relaxe en Appel pour ses propos sur les harkis
07 juillet 2007. Comme Le Pen
29 mars 2007. Relaxe pour des propos sur la police de Nicolas Sarkozy en 2005
27 janvier 2007. Exclu du parti socialiste pour ses propos sur l'équipe France de football, selon lui non représentative de la société française
25 janvier 2007. Condamné à 15 000 euros Georges Frêche fait appel
01 décembre 2006. 15 000 euros requis pour les Harkis
22 novembre 2006. A propos des propos de Georges, sur la représentation équilibrée des minorités dans la société ...
15 novembre 2006. Football, France-Grèce, le capitaine black Patrick Vieira mâche du chewing-gum pendant la Marseillaise : selon Georges Frêche 9 noirs sur 11 joueurs c'est trop ...mais si c'est ainsi c'est que "les blancs sont nuls" : Jacques Chirac, les socialistes, les verts, l'UDF, l'UMP, condamnent fermement ces propos ...
19 mai 2006. Suspendu pour deux ans. Mao populisme à Montpellier.
24 mars 2006. Mis en examen
28 février 2006. Suspendu
12 février 2006. Montpellier. Il insulte les harkis ; est soutenu par des présidentiables ; demande "pardon" pour sa "maladresse"
08 octobre 2005. Perpignan. Révolte contre la tyrannie de Georges Frêche

12 février 2006. Frêche drague les pieds-noirs et insulte les harkis selon liberation.fr, 13 février 2006, p. 14, par Pierre DAUM
Plainte contre le président PS du Languedoc-Roussillon pour «injures».

Quand il s'agit de défendre «ses» rapatriés, Georges Frêche est toujours prêt à prendre les armes. Même contre son propre camp.
Samedi après-midi, devant la stèle de Jacques Roseau, ancien porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993 à Montpellier, le président PS du Languedoc-Roussillon est venu rappeler son soutien aux pieds-noirs mécontents de l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui prétendait souligner le «rôle positif» de la colonisation.

Eléphant. Cette abrogation était pourtant réclamée par tous les députés socialistes ? «S'il faut de temps en temps se prendre le bec avec certains de mes amis socialistes, je m'en fous !» a lancé l'ancien maire de Montpellier, connu pour ses prises de positions incontrôlables. Sauf que, samedi, Frêche avait réussi à embarquer à sa manifestation pied-noir un de ces «éléphants parisiens du PS» (comme il aime les nommer) de passage à un salon de l'étudiant, à Montpellier : Jack Lang.

Pendant plus d'une demi-heure, le député du Pas-de-Calais a assisté, en souriant, à une vibrante défense des Français d'Algérie, ces «petites gens» qu'«on a fait partir avec leur petite valise». «Cet article avait été voté, alors qu'on le laisse ! On leur avait fait une petite concession de rien du tout, un tout petit article qui leur donnait du baume au coeur, eh bien, non, il faut le leur enlever ! C'est infamant !» a tonné Frêche.

L'initiative du président de région cherchait à contrer celle d'une dizaine de députés UMP qui avaient appelé le matin même à un rassemblement dans le hall des expositions de Palavas-les-Flots (Hérault). Une concurrence avec la droite qui a conduit Frêche à se fendre d'un nouveau dérapage : pris à partie au milieu de son discours par des manifestants harkis qui lui reprochent de les avoir «trahis» dans une histoire de logements promis mais jamais donnés, Frêche s'est mis à hurler dans son micro :
«Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps [...] Vous êtes des sous-hommes ! Vous n'avez rien du tout, vous n'avez aucun honneur !» Puis, devant un Lang toujours imperturbable, Frêche a entonné le Chant des Africains, hymne fédérateur de l'armée coloniale : «C'est nous les Africains qui revenons de loin / Nous venons des colonies pour défendre la patrie...»

Interrogé par Libération à la fin de la cérémonie sur la violence avec laquelle Frêche avait insulté les harkis, Jack Lang a assuré qu'il n'avait «rien entendu», avant de s'éclipser. L'Association pour la justice, l'information et la réparation des harkis et rapatriés de l'Hérault (Ajir 34), elle, a «entendu» et déposé plainte contre Frêche pour «injures, diffamation et appel à la haine raciale». En fait, Frêche leur reprochait de s'être rendus le matin à Palavas pour y rechercher l'appui des élus UMP. «Cessons d'avoir honte de notre passé ! y avait martelé Christian Jeanjean, député-maire de Palavas. Les actions positives de France en Algérie sont immenses : les écoles, les hôpitaux, les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires...»

Match. Fortement gênés par le fait que ce soit justement Chirac qui ait, de fait, décidé l'abrogation de l'article 4, les élus de droite ont insisté sur les articles 1 et 2 (non abrogés) de cette même loi, qui expriment «la reconnaissance de la nation à l'oeuvre accomplie par la France dans son ancien département d'Algérie, au Maroc et en Tunisie». Bien qu'interdit de micro, un gros contingent de responsables du Front national était présent à Palavas, sans que cette cérémonie-là en soit troublée. Et à la fin, là aussi, tout le monde chanta avec ardeur le Chant des Africains.

Dans ce match droite/gauche en faveur des électeurs pieds-noirs de la région (ils seraient 400 000, dont 70 000 rien que dans l'Hérault), la victoire est clairement revenue aux premiers : au moins 700 personnes étaient réunies à Palavas, contre une petite centaine pour Frêche.

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08 octobre 2005. Révolte contre la tyrannie de Georges Frêche
A Perpignan, samedi (08 octobre 2005), une manifestation contre le président PS du Languedoc-Roussillon.

Georges Frêche a reculé. Après avoir tenté de rebaptiser de force sa région en Septimanie (nom donné par quelques érudits à 70 % de ce territoire wisigothique entre le VIe et le Xe siècle), le président (PS) du Languedoc-Roussillon a jeté l'éponge. «On ne peut pas avoir raison contre tout le monde», a fini par admettre Georges Frêche, en annonçant la suppression du terme de Septimanie de tous les lieux d'intervention du conseil régional : lycées, trains régionaux, panneaux urbains, brochures touristiques, etc. Par contre, la marque «Septimanie, la griffe du soleil», imposée il y a six mois aux exportateurs de produits locaux, demeure ­ ce qui ne manque pas de faire ricaner tout le monde.

L'ancien maire de Montpellier (Hérault) a eu peur. Depuis plusieurs semaines, les forces de droite se mobilisaient contre sa Septimanie, sentant que cette nouvelle appellation irritait en profondeur une bonne partie de la population ­ irritation relayée, voire amplifiée, par le quotidien Midi Libre. Une manifestation est prévue ce samedi à Perpignan (Pyrénées-Orientales), à laquelle avaient fini par se joindre, outre les divers mouvements catalans, toutes les composantes du Collectif du non de gauche au référendum du 29 mai (Verts, PCF, LCR...), très actif.

Malgré la reculade de Georges Frêche, la manifestation est maintenue, et va servir d'exutoire au ras-le-bol suscité par les méthodes de gestion autocratiques de celui surnommé «Georges 1er de Septimanie». «Nous fêtons la victoire de la démocratie contre un jacobinisme radical», s'enthousiasme un adjoint de Jean-Paul Alduy, maire (UMP) de Perpignan.

Succédant à deux autres échecs importants (une nouvelle biennale d'art contemporain chinois qui s'est révélée un flop, et une fusion entre les agglomérations de Montpellier et de Sète, refusée pour l'instant par le préfet), Georges Frêche doit affronter une exaspération qui a largement dépassé la seule opposition de droite.

«Georges Frêche exerce un pouvoir solitaire et absolu, dénonce Silvain Pastor, conseiller régional (Vert) élu en 2004 sur la liste Union toute ! menée par le président du Conseil régional. Il supprime arbitrairement des subventions culturelles, il méprise les enseignants et les parents d'élèves, il renie sa parole en matière environnementale... Certains socialistes commencent à renâcler en privé, mais dès que leur chef tape du poing sur la table, ils se couchent.»

Trouver une voix socialiste suffisamment courageuse ­ ou inconsciente ­ qui oserait s'élever contre le «petit père du peuple» languedocien est impensable. «Il y a quelques années, Georges Frêche avait affirmé que la fédération socialiste de l'Hérault représentait la dernière structure léniniste du parti, ce qui n'est pas faux», s'amuse un conseiller général socialiste.

Néanmoins, en privé, certains se permettent quelques coups de gueule. La semaine dernière, un conseiller régional socialiste a quitté une réunion en claquant la porte. Toutefois, personne ne se risque publiquement à critiquer le leader régional. «Nous vivons dans une ambiance de paranoïa, tout mot de travers peut valoir la décapitation immédiate», dénonce un élu socialiste.
liberation.fr, par Pierre DAUM, QUOTIDIEN : samedi 08 octobre 2005

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Suite à ses propos injurieux de samedi, il tenait hier une conférence de presse.
La demande de pardon de Frêche ne calme pas la colère harkie

Ceux qui espéraient des excuses franches de Georges Frêche seront déçus. Face à l'ampleur des réactions provoquées par ses propos ­ des «sous-hommes» et des «cocus de l'Histoire» ­ lancés à la figure d'un groupe de harkis venus perturber sa cérémonie de samedi en faveur des rapatriés (Libération d'hier), le président (PS) du Languedoc-Roussillon a organisé hier soir, en urgence, une conférence de presse. C'est «provoqué [par ces personnes] que j'ai pu employer le terme impropre de sous-hommes, que je peux considérer comme blessant, et que je retire [...]. J'ai blessé par maladresse, et je vous demande de bien vouloir me le pardonner».

Cette demande de pardon adressée aux journalistes n'a pas calmé les personnes mises en cause, qui maintiennent leur plainte. «Mon grand-père a fait 39-45, raconte Abdelkader Chebaiki, leader du groupe de harkis visés samedi par les foudres de Frêche. Pendant la guerre [d'indépendance de l'Algérie, ndlr], le FLN est venu chez lui et lui a demandé de choisir. Il a répondu : "Je choisis la France.'' Les hommes l'ont alors égorgé et ont suspendu son cadavre devant sa maison.»

Dans leur combat, les harkis ont reçu le soutien de Hamlaoui Mekachera, ministre aux Anciens combattants, qui a annoncé avoir saisi le garde des Sceaux, Pascal Clément. Ironie de la situation : c'est sur la fameuse loi du 23 février 2005, sur «le rôle positif» de la colonisation, dont l'article 5 interdit de façon spécifique toute injure faite aux harkis, que Mekachera s'appuie.

Sur les ondes socialistes languedociennes, le silence radio est de rigueur. Robert Navarro, premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, est «injoignable», et la militante de permanence s'étonne même que l'on puisse la déranger : «Qu'est-ce que cela a à voir avec le PS ?» André Vézinhet, sénateur et président du conseil général de l'Hérault, refuse de parler. Il s'est contenté d'un communiqué dans lequel il exprime avec vigueur son indignation... sans préciser contre qui il s'indigne. «Ici, confie un élu socialiste sous couvert d'anonymat, personne n'ose lever le petit doigt contre Frêche. Toute contestation est immédiatement traduite devant les tribunaux internes du parti». Personne ? Pas tout à fait. Devant l'«énormité» des propos tenus par le président de région, le Biterrois Jean-Michel Duplaa, conseiller général, proche d'Arnaud Montebourg, ose critiquer son chef: «Les mots employés par Georges Frêche renvoient à une période sombre de l'Histoire de France, et sont inacceptables». Parmi les alliés de Frêche au conseil régional, les communistes (9 élus) ont «condamné» les propos. Mais les plus courageux restent les Verts (8 élus) : «Dans ses premiers dérapages, confie Maryse Arditi, vice-présidente du conseil, à Libération, on ne disait rien. Mais là, il a à nouveau pété les plombs, et nous reprenons notre totale liberté de parole.»
par Pierre DAUM, liberation.fr, QUOTIDIEN : mardi 14 février 2006

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Les présidentiables du PS font profil bas A l'exception de Fabius, tous ont trouvé des mauvaises raisons de ne pas le condamner. par Didier HASSOUX QUOTIDIEN : mardi 14 février 2006 Touche pas à mon Frêche ! Hormis Laurent Fabius, les présidentiables socialistes trouvent toutes les mauvaises excuses du monde pour ne pas condamner fermement les derniers excès de Georges Frêche. C'est que l'homme pèse son poids : 5 000 cartes à lui tout seul dans la fédération PS de l'Hérault (la quatrième de France). Et des militants qui votent presque comme un seul homme, c'est-à-dire comme leur chef. Ce qui lui vaut, malgré ses outrances à répétition, d'être très courtisé en vue des primaires internes du PS, programmées en novembre. Sur le même sujet La demande de pardon de Frêche ne calme pas la colère harkie A ECOUTER • «Mes propos ne s'adressaient aucunement à la communauté harkie» Cautionner. A commencer par Jack Lang. Samedi, à Montpellier, le député du Pas-de-Calais était venu pour un Salon de l'étudiant. Il s'est trouvé embarqué à déposer une gerbe et à cautionner, malgré lui, des propos qu'il dit «ne pas avoir entendus» (Libération d'hier). L'ancien ministre de l'Education met les propos de Frêche sur le compte d'une simple «polémique locale». Exactement ce qu'affirme Bruno Le Roux au nom de la direction du PS : «Remettons les choses dans le contexte de politique locale !» Le secrétaire national aux fédérations a tout de même assuré que le parti demanderait quelques «explications» au «leader maximo» montpelliérain. C'est tout. C'est que Le Roux et son ami le premier secrétaire du PS, François Hollande, savent ce qu'ils doivent à Frêche : leur maintien à la tête du PS. En attendant, pour Hollande, une éventuelle désignation comme candidat en 2007. Manque de pot : Frêche semble avoir le coeur qui penche ­ pour l'instant ­ du côté de DSK. Mardi dernier, il faisait partie de la centaine d'invités du député du Val-d'Oise à son raout de candidat. Il n'a pas pris la parole, mais tout le monde a remarqué sa présence. Strauss-Kahn lui avait fait savoir qu'il serait le bienvenu. Au lendemain du nouveau dérapage de Frêche, l'entourage de DSK se contente de rappeler que ce dernier a été le principal initiateur de l'appel en faveur de l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui reconnaissait «le rôle positif de la présence française outre-mer». Favorable à cette réhabilitation du colonialisme, Frêche aurait répondu : «Dominique est le meilleur économiste de France. Et la France en a besoin. Le reste je m'en fous.» «Choqué». En revanche, il estime que ni la France ni le PS n'ont besoin de Laurent Fabius. Qui le lui rend bien, via son bras droit Claude Bartolone. Le député de Seine-Saint-Denis juge les propos de Frêche «honteux», «inacceptables pour un socialiste». Et il demande au parti de «s'en démarquer». Arnaud Montebourg va plus loin, «demandant au PS de s'interroger sur la solidarité avec Frêche». «Profondément choqué», Jean-Marc Ayrault exige, lui, que «Frêche s'excuse» auprès des harkis. Sinon ?

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28/02/2006 - 18h57 Georges Frêche suspendu du bureau national du PS

PARIS (Reuters) - Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, qui avait qualifié des harkis de "sous-hommes", a été suspendu du bureau national du Parti socialiste, a-t-on appris auprès du numéro deux du PS, François Rebsamen.
A la suite de ces propos, les socialistes ont décidé de saisir la "commission des conflits" du parti, instance habilitée à prononcer des sanctions contre un membre du PS.
"L'émotion est grande au Parti socialiste et en dehors du Parti socialiste", a déclaré François Hollande dans une déclaration lue à Reuters par François Rebsamen.
"Je ne tolérerai aucune polémique entre nous", a déclaré le premier secrétaire pour justifier la saisine de la commission des conflits.

Le 11 février, Georges Frêche avait vivement interpellé des représentants de la communauté harkie lors d'une cérémonie d'hommage à un porte-parole du mouvement pied-noir assassiné en 1993. "Vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes. Vous n'avez aucun honneur", leur avait-il lancé.
Il avait présenté ses excuses deux jours plus tard, affirmant avoir visé une personne en particulier et non la communauté harkie dans son ensemble.
En 2002, la "commission des conflits" avait décidé l'exclusion de l'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, coupable de propos peu amènes sur Lionel Jospin pendant la campagne présidentielle.
Connu pour ses écarts de langage, le président de la région Languedoc-Roussillon est à la tête de la fédération PS de l'Hérault, la cinquième de France avec plus de 4.500 adhérents.

François Rebsamen a précisé de son côté que la saisine de la commission ne préjugeait en elle-même pas de la suite des événements et que les règles de présomption d'innocence régissaient son travail.
Reuters Limited. Boursier.com, 28/02/2006 - 18h57

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(24 mars 2006) INJURE RACIALE Georges Frêche mis en examen

Le socialiste est accusé d'injures à caractère racial. Il avait qualifié les harkis de "sous-hommes".

Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a été mis en examen vendredi 24 mars (2006) pour "injures" à l'encontre de représentants d'une association de harkis, apprend-on auprès du Conseil Régional.

Cette mise en examen "lui a été signifiée mardi soir par le doyen des juges d'instruction du tribunal de Montpellier", a dit un responsable, ajoutant que "Monsieur Frêche ne tient pas pour l'instant à commenter publiquement cette décision judiciaire".

Le 11 février dernier, Georges Frêche, réputé pour son franc-parler, avait vivement pris à partie les responsables d'une association régionale de harkis lors d'une cérémonie à Montpellier. Entre autres invectives, il leur avait lancé : "Vous êtes des sous-hommes".

Il avait présenté des excuses deux jours après mais les représentants de l'association de harkis avaient porté plainte. Deux semaines plus tard, le Parti socialiste avait suspendu Georges Frêche de son bureau national.
NOUVELOBS.COM | 25.03.06 | 07:55

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Quand Frêche flirtait avec les ex de l'OAS
Dès 1973, le socialiste a pratiqué le clientélisme envers les nostalgiques de l'Algérie française.

Il n'en parle jamais, mais n'a non plus jamais osé le démentir : au tout début de sa carrière politique, Georges Frêche, président PS du Languedoc-Roussillon, a tenté de faire alliance avec le Front national. Il a été jusqu'à tendre la main à un de ses leaders régionaux, ancien officier de l'OAS, la milice secrète des réfractaires à l'Algérie indépendante.

C'était à la fin mars 1973.
Candidat pour la première fois aux élections législatives à Montpellier (Hérault), Frêche n'arrive qu'à quelques points derrière le candidat gaulliste au premier tour. Mais il sait qu'il a fait le plein des voix de gauche. Qu'à cela ne tienne. Par l'intermédiaire d'un ami pied-noir, il propose une rencontre secrète avec André Troise, candidat du tout jeune parti de Jean-Marie Le Pen, et ancien de l'OAS. Troise vient de recueillir 5 % des voix.

Dans le local du FN, raconte André Troise, «devant une quinzaine de jeunes militants, Frêche s'est lancé dans une superbe harangue pour dénoncer de Gaulle et tous les criminels gaullistes». Finalement, le FN refusera d'appeler officiellement à voter à gauche. Mais quelques jours plus tard, Frêche battait le candidat gaulliste de quelques centaines de voix.

Enfants gâtés.
La compromission du socialiste avec l'OAS ne s'arrêtera pas là.
En 1976, il demande à Guy Montero, ancien officier de la Légion étrangère condamné à cinq ans de prison pour appartenance à l'OAS, de lui fournir un service d'ordre pour la campagne des municipales. Et inscrit Montero sur sa liste. En 1977, Frêche remporte la mairie et Montero entre au conseil municipal. Il y restera six ans.

Cette main tendue aux nostalgiques de l'Algérie française s'inscrit chez Frêche dans une politique plus globale de clientélisme envers les rapatriés d'Algérie.
En 1977, la ville en comptait 25 000 sur 180 000 habitants. «Mais Georges Frêche, qui est un féru de marketing, a calculé que 50 000 au moins étaient concernés par la question pied-noire, soit plus d'une personne sur quatre», explique Jean-Pierre Foubert, son ancien chef de cabinet, pour qui «la prise en compte par Georges Frêche du vote pied-noir a été un des éléments important de sa victoire en 1977».

En presque trente ans de pouvoir local, les pieds-noirs ont été les enfants gâtés de sa politique : subventions à une myriade d'associations (les Anciens d'Alger, les Anciens d'Oran, les Anciens de Blida, etc.), construction d'une somptueuse Maison des rapatriés, large distribution d'emplois municipaux, accès facilité aux logements...

Dernier grand projet en date : la création d'un musée de la France en Algérie, afin de «rendre hommage à ce que les Français ont fait là-bas». Des historiens ont dénoncé cette vision «complaisante et nostalgique» de l'Algérie française. «Rien à foutre des commentaires d'universitaires trous du cul, a rétorqué Georges Frêche. On les sifflera quand on les sollicitera.» (Libération du 17 novembre 2005).

En berne.
Mais au-delà de cette stratégie électoraliste, «Georges Frêche s'est fait le champion d'une idéologie pied-noire, non dans sa version libérale qui est celle des partisans du dialogue, mais dans la version radicale de ceux qui prônent la vengeance à l'égard des musulmans et de leurs alliés métropolitains», analyse Vincent Geisser, politologue au CNRS, à Aix-en-Provence.

Une anecdote parmi d'autres : le 23 novembre 1994, apprenant qu'Henri Alleg, militant communiste et premier à avoir dénoncé la torture en Algérie, donne une conférence à Montpellier, Frêche le traite publiquement de «cadre français du FLN, le mouvement des égorgeurs de harkis et de pieds-noirs», coupable d'une «trahison» qui «a valu à d'autres douze balles dans la peau».
Ou encore, en 1982, il met en berne tous les drapeaux de la ville parce que Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures de François Mitterrand, vient de s'incliner à Alger devant la tombe des héros du FLN.

Les débats sur l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui reconnaissait «le rôle positif» de la France dans ses colonies, ont permis à Frêche d'afficher à nouveau ses convictions : «Il y en a marre de voir la France se culpabiliser sur la colonisation», lance-t-il fin décembre 2005. Quelques jours plus tôt, devant son conseil régional, et soutenu par les élus frontistes, il avait entonné d'une voix fière le Chant des Africains, devenu l'hymne des nostalgiques de l'Algérie française.

Paternaliste.
Début février, parce que des députés UMP de la région organisent un meeting pour dénoncer l'abrogation du fameux article 4, il se dépêche de faire de même. Apprenant que des harkis, qu'il considère comme étant ses protégés, ont osé se rendre au meeting de l'UMP, Frêche s'emporte, et les injurie (lire ci-contre).

«Ce jour-là, il a montré combien il reproduit le rapport paternaliste des colons vis-à-vis des "populations musulmanes", analyse Gilles Manceron, historien de la colonisation. Il s'inscrit dans une certaine tradition de la gauche colonialiste, qui remonte à Jules Ferry et qu'on retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures.»
par Pierre DAUM, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 19 mai 2006, p. 15

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PROPOS SUR LES HARKIS PS : Frêche suspendu des instances dirigeantes

PS. Georges Frêche, président du Languedoc-Roussillon, a été sanctionné pour ses propos sur les harkis. Il est suspendu deux ans des instances du parti.

Georges Frêche a été sanctionné.
Après ses propos sur les harkis, la commission des conflits du PS a décidé de suspendre pour deux ans le président socialiste du Languedoc-Roussillon des instances dirigeantes du parti. "Georges Frêche est suspendu temporairement de ses délégations internes au parti socialiste pour une période de deux ans à compter du 28 février 2006", explique la commission dans un communiqué.

Présidée par l'ex-président de l'Assemblée nationale Louis Mermaz, la commission nationale des conflits du PS est composée de 23 membres.

Le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" lors d'une cérémonie le 11 février à Montpellier, avait ensuite présenté des excuses.

Il avait cependant été suspendu du bureau national du PS le 28 février. Cette mesure avait été jugée insuffisante par plusieurs responsables socialistes. Georges Frêche a en outre été mis en examen le 24 mars pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse".
NOUVELOBS.COM | 20.05.06 | 16:07

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jeudi 16 novembre 2006, 21h29 Les propos de Frêche sur les joueurs de foot "blacks" bousculent le PS

PARIS (AFP) - Le président socialiste de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche, regrettant la proportion anormale à ses yeux de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, a provoqué un tollé au PS en pleine primaire présidentielle, et suscité la condamnation de Jacques Chirac.

"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls", a déclaré M. Frêche mercredi devant un conseil d'agglomération.

Ces propos, rapportés jeudi par le quotidien Midi Libre, ont provoqué un tollé au PS et même un rappel à l'ordre du président de la République Jacques Chirac.

"La République garantit l'égalité des citoyens, sans distinction d'origine ou de religion", a déclaré M. Chirac dans un communiqué, en condamnant "avec la plus grande fermeté" les propos de M. Frêche.

L'UMP, l'UDF, les Verts ont fustigé les propos de M. Frêche, tandis qu'au PS, les présidentiables socialistes en pleine primaire se sont saisis de l'affaire, au milieu d'un concert de protestations dans leur parti.

Laurent Fabius a estimé que les propos de M. Frêche traduisaient "une approche raciste tout à fait incompatible avec les valeurs de la gauche et de la République".

Et il a demandé à Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal de "condamner immédiatement et sans réserve" les propos de M. Frêche, puisque le président de Languedoc-Roussillon avait apporté son soutien pour la primaire à l'un, puis à l'autre.

En début de soirée, Ségolène Royal a jugé "insupportables" les propos de M. Frêche, s'ils "ont été effectivement tenus", jugeant l'affaire "extrêmement grave".

De son côté, le numéro 1 socialiste, François Hollande, a condamné "de la manière plus ferme qui soit" les propos de M. Frêche, en lui demandant "de s'en expliquer immédiatement", avant de souligner que "jeudi soir, l'actualité du PS n'est pas Georges Frêche".

Mais dans une conférence de presse en début de soirée, M. Frêche a déclaré qu'il n'avait pas à s'excuser pour ses propos: "Là, il s'agit d'interprétations qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l'évidence (des propos) mal exprimés".

Il a précisé qu'il allait appeler le capitaine de l'équipe de France de football, Patrick Vieira, pour lui expliquer sa pensée, et s'est dit "profondément blessé que (sa) maladresse verbale ait été qualifiée de racisme".

Le 27 juin dernier, alors que l'équipe de France de foot faisait des débuts poussifs au Mondial en Allemagne, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu'il avait "un peu l'impression" que les Français "ne se sentent pas complètement représentés" par l'équipe de France, faisant allusion notamment à la couleur de peau des joueurs.

Ses déclarations avaient suscité la colère du footballeur Lilian Thuram et de l'entraîneur Raymond Domenech, qui avait jugé "aussi stupide qu'inutile et dangereux" ce "genre de procès".

L'Hérault est un département à problèmes pour le PS. La fiabilité de la liste des électeurs et des procédures pour la primaire a été mise en doute par les fabiusiens.
Yahoo.fr, actualités, Par Laurent BARTHELEMY, jeudi 16 novembre 2006, 21h29

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22.11.06 | 11:18 Les explications successives de Georges Frêche

Voici ce qu'a déclaré le président socialiste du conseil régional du Languedoc Roussillon, George Frêche, pour s'expliquer après la polémique lancée par ses propos sur la couleur de l'équipe de France.

Mardi 14 novembre:

Selon le Midi Libre, George Frêche a déclaré, lors d'un conseil d'agglomération à Montpellier, à propos de l'équipe de France de football:
"dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls.J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine." (Propos publiés dans le Midi Libre du 16 novembre)

Jeudi 16 novembre:

George Frêche s'explique lors d'une conférence de presse: "Il ne s'agit pas du tout de s'excuser, comme la dernière fois sur les harkis. Là, il s'agit d'interprétations (de mes propos) qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l'évidence (des propos) mal exprimés."

"J'ai voulu dire qu'il n'y avait plus assez de blancs" dans l'équipe, que "j'aimerais voir une équipe qui représente la composition sociologique de la France, que dans le foot, il y ait une meilleure représentation géographique".

"J'aimerai avoir une équipe qui représente plus la sociologie de la France. Qu'à côté de Makelele et de Vieira, il y ait plus de Laurent Blanc."

"Les compatriotes dont j'ai parlé (...) savent combien il est ardu dans notre société de se faire une place. Pour cela, ils ont une rage de vaincre qui les honore".George Frêche dit regretter "que ceux qui ont la chance d'appartenir à des catégories sociales plus privilégiées n'aient pas le même appétit de victoire". "C'est ce que j'ai voulu dire."

Il ajoute que "l'exercice de la parole est un art difficile", qu'il pensait "à tort maîtriser suffisamment pour (se) faire bien comprendre".
"Tirer de ces propos un prétendu racisme avoué est une attaque insupportable". "Sans doute dans la présente période, les motifs en sont volontairement partisans".George Frêche se dit "profondément blessé que (sa) maladresse verbale ait été qualifiée de racisme" (...), "au vu de ses combats depuis 30 ans pour les droits de l'Homme et contre toutes les discriminations".
George Frêche précise qu'il compte appeler le capitaine de l'équipe de France de football, Patrick Vieira, pour lui expliquer sa pensée. "Je suis imagé. S'il faut se formater et parler la langue de bois comme tout le monde, je veux bien mais moi, je ne fais pas de la politique pour çà".

"Je suis le vilain chat noir qui dérange, j'ai ma liberté de pensée (...), il est certain que ce genre de personne fâche, dans tous les partis d'ailleurs". "Comme d'habitude, certains ont essayé d'instrumentaliser tout cela", poursuit-il. George Frêche observe que, lorsqu'il a fait "ces quelques observations", "il y avait dans la salle des élus UMP, Verts, socialistes, PC et non inscrits. Aucun n'a estimé ni opportun, ni nécessaire d'intervenir. (...) Maintenant, ça devient une espèce de folie !" (Conférence de presse)

Lundi 20 novembre

Commentant la démission du vice-président communiste du conseil régional du Languedoc-Roussillon, George Frêche déclare: "Je refuse la démission de Jean-Claude Gayssot, dans l'attente de cette réunion plénière d'information générale" avec les élus de gauche. Il dit espérer "un accord général" au cours de cette réunion. (Déclaration à la presse)

Mardi 21 novembre

- Interrogé par nouvelobs.com, Jean-Claude Gayssot, vice-président PC de la région, indique qu'"aujourd'hui, devant les élus socialistes, communistes et Verts, Georges Frêche a formellement démenti les propos qui lui avaient été attribués sur la composition de l'équipe de France". "Il continue de dire que ses déclarations n'avaient rien de raciste et qu'elles ont été mal interprétées. Les élus de gauche l'ont cru: ils ont considéré qu'il n'était pas raciste. Je partage en partie cette opinion"." (nouvelobs.com)

- George Frêche réaffirme qu'il estime que ses propos n'ont "rien de scandaleux".
Sur la crise politique au conseil régional, il déclare, après une réunion avec les élus de gauche: "Dans le pire des cas, si les Verts s'en allaient, si les communistes s'en allaient, qu'il n'y ait plus de majorité, on reviendrait devant les électeurs".

"A Paris, il y a de plus en plus de gens qui veulent ma peau parce que je suis un type qui n'est pas dans la norme. Je ne suis pas un apparatchik, je dis ce que je pense et ça les gêne, surtout aussi parce que j'ai combattu Urba Conseil depuis 1980". "Est-ce que vous croyez que je vais semer la panique maintenant parce que j'ai gardé toutes mes archives depuis 30 ans - toutes les interventions qu'on a faites auprès de moi, sur les grandes surfaces et tout. Je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer. (…) Je me tairai, je vais vous dire pourquoi: j'ai soutenu Ségolène Royal, et je pense qu'elle a de bonnes chances de l'emporter. L'avenir de Ségolène Royal à la présidence des Français est pour moi plus importante que ma modeste personne; c'est pour ça que je ne dirai rien". "Je ne ferai rien contre mon parti", dit, avant de décocher une flèche aux Strauss-kahniens et aux Fabiusiens: "Je ne les ai pas soutenus et ils m'en veulent". (Déclarations à la presse)

Mercredi 22 novembre

Dans une interview au Midi Libre, George Frêche déclare qu'il ne tiendrait plus aujourd'hui les mêmes propos sur l'équipe de France de football: "Je ne suis pas fou. J'ai décidé, désormais, de ne plus aborder les thèmes que l'on dit sociétaux. En France il faut être politiquement correct et ne pas appeler un chat un chat.

Nous sommes devenus le seul pays en Europe où l'on ne peut pas parler librement."

"Je constate l'effet boule de neige des médias et les règlements de compte, notamment à Paris."

Quand le journaliste du Midi Libre remarque que Jean-Marie Le Pen s'en plaint aussi, George Frêche répond: "Que l'on me compare à le Pen cela me fait mal. C'est un homme et des idées que je combats depuis quarante ans. Je suis le seul maire de la région à maintenir le FN entre 10 et 15 %."
George Frêche dit ne pas craindre une exclusion du PS: "Nous n'en sommes pas encore là. Une délégation est montée mardi soir, rencontrer François Hollande. Nous verrons bien ce qu'il en sortira... mais je suis confiant."

Il dit ne pas craindre non plus des poursuites judiciaires:
"Ce serait un comble. Mes propos ont été tenus devant une grande assemblée d'élus et dans un silence de mort. Nous avons épluché tous les mots avec mes conseils. Et il n'y a rien à redire... Je ne regrette rien car je n'ai rien dit d'offensant. Faisons attention à la dichotomie entre les élites et le peuple. On ne peut plus rien dire sur rien. Il ne faudrait pas étendre la loi Gayssot à l'infini. Si le garde des sceaux veut lancer une quête judiciaire, qu'il fasse de même avec Sarkozy pour son "Karcher" et Chirac pour ses odeurs dans les cages d'escaliers."
NOUVELOBS.COM | 22.11.06 | 11:18

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Population totale de la France : 62 millions d'habitants

Minorités visibles et invisibles ... (?) : Beurs, 6 millions ; Blacks, 6 millions ; Asiatiques, 600.000 ; Arméniens, 600.000 ; Juifs, 600.000 ...

Faute de stats ce ne sont que des estimations approximatives ...

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vendredi 1 décembre 2006, 10h04 Amende de 15.000 euros requise contre Georges Frêche, jugé pour injures

MONTPELLIER (AFP) - Le tribunal correctionnel de Montpellier qui jugeait jeudi le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche pour avoir traité les harkis de "sous-hommes", a mis l'affaire en délibéré au 25 janvier 2007, après que le procureur eut requis une amende de 15.000 euros.

Le procureur, Olivier Decout, a qualifié peu avant minuit, les propos de M. Frêche d'"injures scandaleuses qui doivent être sanctionnées" mais s'est borné à demander une amende et la publication de la condamnation dans la presse.

Il n'a pas requis de peine de prison comme la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse et de l'expression l'y autorisait, celle-ci prévoyant jusqu'à 22.500 euros d'amende et six mois, voire un an d'emprisonnement, pour "injure aggravée".

Ces réquisitions ont été qualifiées de "modérées" par Me Alain Scheuer, l'avocat d'Abelkader Chebaiki, président de l'association Ajir-34 - Association justice, information, réparation pour les harkis -, principalement visé par les propos de Georges Frêche. Elles ont été accueillies avec "colère et amertume" par les représentants de plusieurs associations de harkis présentes au procès qui se sont dits "déçus". "Ce sont les valeurs de la république qui ont été bafouées sans que le procureur ne réclame une peine à la hauteur de l'injure", a déclaré l'un d'eux.

Pour la défense, Me André Ferran, avait demandé "la relaxe" pour son client. "Dire que les propos de M. Frêche sont une injure raciale, constitue un viol pur et simple de la vérité", a-t-il dit. M. Frêche, absent à l'audience, avait été mis en examen pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Il a tenté de s'expliquer dans une lettre lue par la présidente du tribunal, Michèle Monteil. Dans ce courrier, il a souligné avoir été "copieusement qualifié de +cocu+ et de +connard+", lors de la cérémonie. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il expliqué.

Le 11 février, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, M. Frêche avait apostrophé des harkis ayant participé le même jour à une manifestation de l'UMP: "ils (les gaullistes) ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes! Mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!".

Le procès s'est ouvert dans une ambiance tendue. Une centaine de personnes ont manifesté devant les grilles du palais de justice où était accrochée une banderole proclamant: "Tous unis pour condamner les insultes de Georges Frêche sur les harkis". Le père de M. Chebaiki, Mohamed Chebaiki, âgé de 72 ans, victime d'un malaise a été secouru par les pompiers.

Une dizaine d'associations - des associations de défense des harkis ainsi que la Ligue des droits de l'homme (LDH), le MRAP et SOS-racisme, représentées par autant d'avocats, s'étaient constituées partie civile.

Des témoins ont déposé en faveur de M. Frêche. Roland Dessy, retraité, a souligné notamment que le prévenu avait "tout le temps soutenu avec force, conviction et amour, la communauté des rapatriés. Lorsqu'il a prononcé le mot de sous-hommes, personne n'a fait de relation avec les (mêmes) mots employés 55 ans auparavant" (ndlr: sousle nazisme).

Auparavant, la dizaine d'avocats présents avaient unanimement condamné des "propos aveuglants et intolérables qui s'adressaient à l'ensemble de la communauté harkie": certains ont souligné le "désir de faire mal" de la part d'un homme politique, devenu "un véritable taliban de la république" qui a été "transformé par l'ivresse du pouvoir" mais qui "sera jugé par l'histoire".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 1 décembre 2006, 10h04

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jeudi 25 janvier 2007, 17h07 Condamné pour ses mots sur les harkis, Georges Frêche fait appel

TOULOUSE (Reuters) - Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été condamné jeudi à 15.000 euros d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février (2006) lors d'une cérémonie publique.

Le jugement devra être publié dans six journaux, a ordonné le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) qui a suivi les réquisitions du parquet.

Poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", il encourait jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

L'élu PS était absent du tribunal et n'a pas réagi dans l'immédiat. Ce jugement intervient alors que le PS doit examiner samedi l'éventualité de son exclusion, après d'autres propos sur les joueurs noirs de l'équipe de France de football.

Son avocat André Ferran a annoncé qu'il ferait appel du jugement. "Il s'agit d'une décision qui ne nous convient pas, du dénouement d'un procès véritablement politique", a dit l'avocat aux journalistes.

"En tant que harkis, nous sommes satisfaits. C'est un peu comme si notre honneur était lavé", a dit Abdelkader Chebaki, ex-harki, qui était partie civile.

En février 2006, lors d'une cérémonie à la mémoire des rapatriés d'Algérie, George Frêche s'était emporté à l'encontre de certains harkis, anciens supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

Il entendait leur reprocher leurs liens supposés avec son opposition de droite. Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé.

En mai 2006, Georges Frêche a été suspendu pour deux ans des instances nationales de son parti pour ces déclarations.

Samedi, la commission des conflits du PS sera appelée à se prononcer sur son éventuelle exclusion pure et simple du parti, après d'autres propos du 14 novembre concernant le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football.

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est déjà prononcée pour l'exclusion du PS de Georges Frêche, président de son comité de soutien local.

L'élu s'est de son propre chef mis "en congé" du parti la semaine dernière dans le but déclaré de ne pas gêner la candidate.

Un rapport d'enquête au parti, publié jeudi dans Libération, conclut que Georges Frêche a bien tenu les propos en question sur l'équipe de France, point qui est contesté car il n'en existe pas d'enregistrement.
Yahoo.fr, actualités, jeudi 25 janvier 2007, 17h07

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25 janvier 2007. Harkis : Frêche condamné à une peine d'amende NOUVELOBS.COM | 26.01.2007 | 11:31

Le président de la région Languedoc-Rousillon écope de 15.000 euros d'amende pour ses propos à l'encontre des harkis.

Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné, jeudi 25 février, le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche à 15.000 euros d'amende et la publication du jugement dans six journaux à la suite de ses propos sur les harkis en février dernier.
Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République qui avait demandé une amende de 15.000 euros.

Georges Frêche était poursuivi pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", après avoir traité les Algériens qui s'étaient ralliés à la France pendant la guerre d'Algérie de "sous-hommes".

"Sous-hommes" (Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé.Reuters, jeudi 25 janvier 2007, 14h52, Yahoo.fr, actualités)

Le 11 février 2006, à Montpellier, lors d'une cérémonie d'hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, Georges Frêche s'en était pris à des membres de la communauté harkie qui avaient participé le même jour à une manifestation de l'UMP:
"Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!", avait-il lancé.

L'avocat du président de région, qui avait plaidé la relaxe, souhaite faire appel de la décision du tribunal. "Nous irons jusqu'à l'extrême limite de la procédure républicaine", a indiqué Me André Ferran, qui estime que le procès n'a pas été "équitable".
NOUVELOBS.COM | 26.01.2007 | 11:31

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27.01.07 | 13h54 Georges Frêche exclu du PS pour ses propos sur les Bleus

PARIS (Reuters) - Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été exclu samedi du Parti socialiste en raison de ses propos sur le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football le 14 novembre (2006), apprend-on au Parti.

C'est la commission des conflits du PS, une instance interne, qui a pris cette décision après une réunion à Paris. La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'était prononcée pour cette mesure la semaine dernière (notedt, en week-end politique aux Antilles ...).

"Dans cette équipe, il y a neuf 'blacks' sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls", avait déclaré Georges Frêche devant le conseil d'agglomération de Montpellier, selon un compte rendu du Midi libre .
lemonde.fr, 27.01.07 | 13h54

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jeudi 29 mars 2007, 14h44 Georges Frêche relaxé pour ses propos sur la police en 2005

MONTPELLIER (AFP) - Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (ex PS), poursuivi en diffamation pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier.

Le ministère public avait requis à son encontre une amende de 5.000 euros, le 22 février lors de l'audience à laquelle M. Frêche n'avait pas assisté.

Les propos pour lesquels le président de région a été jugé, remontent au 4 novembre 2005. Lors de l'inauguration d'une mosquée à Montpellier, il s'était interrogé sur le rôle de la police pendant les émeutes de l'automne 2005.

"Je ne suis pas sûr que dans les villes parisiennes où ils ont incendié des voitures, ce soient des musulmans qui le font. Ca serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m'étonnerait pas. J'ai connu ce genre de provocations, j'ai connu mai 1968. Quand les gens en auront marre, ils voteront Sarkozy", avait alors déclaré M. Frêche, selon l'enregistrement de France 3 produit à l'audience par son avocat Me Gilles Gauer.

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait porté plainte le 16 décembre et saisi le ministre de la Justice, Pascal Clément, afin qu'il déclenche des poursuites.

M. Frêche était jugé pour "diffamation envers une administration publique" devant le tribunal correctionnel, celui-là même qui l'a condamné le 25 janvier à 15.000 euros d'amende pour avoir traité des harkis de "sous-hommes".

Deux jours plus tard, M. Frêche avait été exclu du PS pour un autre dérapage verbal concernant, cette fois, la proportion de Noirs et de Blancs au sein de l'équipe de France de football.
Yahoo.fr, actualités, jeudi 29 mars 2007, 14h44

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Georges Frêche salue le "juif Sarkozy"... comme Le Pen Par Rue89 09H52 07/07/2007

Georges Frêche n'en rate pas une.
Sa dernière sortie est assez déconcertante, puisqu'il s'est dit "ravi", devant un auditoire comprenant des israéliens, "que la France ait élu un juif au suffrage universel" (voir la vidéo ci-dessous).

Le seul problème est que Nicolas Sarkozy, s'il a effectivement un de ses grands parents juifs, se décrit lui-même comme étant "de culture catholique, de tradition catholique et de confession catholique" (dans son livre "La République, les religions, l'espérance", Ed. du Cerf).

L'ancien député socialiste de l'Hérault, célèbre pour ses sorties sur les harkis ou sur le nombre de Noirs dans l'équipe de France de foot, pensait sans doute prendre son auditoire dans le sens du poil en vantant le judaïsme supposé du nouveau chef de l'Etat.

Georges Frêche, qui est toujours président du conseil régional du Languedoc-Roussillon s'exprimait à Montpellier le 24 juin, à l'occasion de la "Journée de Jérusalem", dans le cadre du jumelage entre sa ville et la localité israélienne de Tibériade. Frêche est un passionné d'Israël, ayant par le passé comparé Montpellier à "un poste avancé de Tsahal", l'armée israélienne, selon le quotidien Midi libre...

Le hic est qu'en convertissant Nicolas Sarkozy au judaïsme contre son gré, il se retrouve dans le même camp que... Jean-Marie Le Pen, qui, pendant la campagne électorale, a plusieurs fois dénoncé "le juif Sarkozy" dans l'espoir d'empêcher son électorat de le déserter.

Ce faisant, Le Pen et aujourd'hui Frêche ont une approche très "racialiste" du judaïsme, considérant comme juif toute personne ayant un ancêtre juif.

Du point de vue de l'orthodoxie juive, la religion se transmet par la mère, ce qui fait que les grands rabbins d'Israël ne reconnaîtraient pas Sarkozy comme un des leurs...

Et, surtout, c'est une approche qui ne laisse pas à l'individu concerné son libre arbitre, étant donné que lui-même ne se vit pas comme juif.

Mais c'est surtout, au-delà de ces arguments techniques, une autre sortie délibérément provocatrice de la part d'un homme coutumier du fait et qui n'en a visiblement cure...
Pierre Haski et Jean Morel

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Affaire des harkis: "Justice est faite", selon Georges Frêche
Yahoo.fr, actualités, ven 14 sep, 9h33

MONTPELLIER (AP) - "Justice est faite", a déclaré dans un communiqué le président de la Région Languedoc-Roussillon Georges Frêche (divers gauche), après sa relaxe prononcée jeudi après-midi par la cour d'appel de Montpellier dans l'affaire des harkis, qu'il avait qualifiés en février 2006 de "sous-hommes (...) condamnés à être cocus jusqu'à la fin des temps".

"La cour d'appel de Montpellier a statué ce jour dans le sens de la justice, réfutant sur le fond, l'accusation d'injure raciale qui m'était scandaleusement attribuée", indique Georges Frêche, qui avait été condamné en première instance à 15.000 euros d'amende et à la publication du jugement dans six journaux.

"Ce jugement constitue à mes yeux la fin d'une tentative d'opprobre injuste". "Durant 19 mois, j'ai subi des allégations extrêmement difficiles à supporter", précise-t-il, faisant allusion au "tourbillon médiatique qui s'est emparé de cette affaire".

L'ex-maire de Montpellier, âgé de 69 ans, ne veut cependant pas céder "au triomphalisme là où d'autres ont tant pêché par excès".
Les associations de harkis qui se sont portées parties civiles ont déclaré jeudi, après l'annonce du délibéré, qu'elles formeraient un pourvoi en cassation. AP xvia/se/ma

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Mamère: «Georges Frêche relève du psychiatrique» LIBERATION.FR : jeudi 17 janvier 2008

Georges Frêche veut ériger une statue de Lénine à Montpellier.
«Encore une provocation», réagit Noël Mamère, maire de Bègles, seule ville de France qui compte une avenue Lénine et une place Lénine.

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Georges Frêche négocie son retour au PS Europe 1 samedi 2 février 2008 14h00

Un an après avoir été exclu du Parti Socialiste, Georges Frêche refait parler de lui. Il menait cette semaine un liste que les militants PS de l'Hérault ont adopté à plus de 75% pour les prochaines élections sénatoriales. Il y apparaît sous la bannière "Divers Gauche", mais il y devance Robert Navarro, le numéro 1 du PS dans l'Hérault.

Nouveau rebondissement chez les socialistes de l'Hérault : le conseil fédéral socialiste a désigné Georges Frêche tête de liste pour les élections sénatoriales de septembre 2008. On se souvient pourtant que le président de la région Languedoc-Roussillon avait été exclu "définitivement" du parti le 27 janvier 2007, il y a juste un an.

C'est un retour qui se négocie en coulisse, et les négociations entre Georges Frêche et les instances du parti semblent bien engagées. Un retour salué par les militants, mais critiqué au sein de la majorité du conseil régional du Languedoc-Roussillon que dirige Georges Frêche.

Du côté de la rue de Solférino, à Paris, pas de commentaire. L'affaire Frêche, en janvier dernier, avait perturbé la campagne présidentielle. A l'approche des municipales, la direction du parti n'a pas intérêt à trop ébruiter les négociations sur le retour du Président de la région Languedoc-Roussillon.

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Article du 26/11/2008 à 18:17 lagazettedemontpellier.fr Frêche : "Royal est le seul esprit qui pense à l'avenir du PS"

Le président de l'Agglo, Georges Frêche estime que la défaite de Royal aux élections internes du Parti socialiste est une chance pour elle et pour le PS.

Selon le président de l'Agglo, Georges Frêche, la défaite contre Martine Aubry aux élections internes du Parti socialiste est une bonne chose pour Royal.
C'est ce qu'il a déclaré mardi 25 au dîner-débat du Cobaty (la fédération internationale de la construction) à Montpellier.

"Ségolène Royal n'est pas une intelligence lumineuse, mais c'est le seul esprit qui pense l'avenir au PS. Et quand elle se promène dans la rue, c'est la Vierge, c'est Bernadette Soubirous ! Tout le monde veut la toucher ! C'est comme ça qu'on gagne des élections... Les autres, dans le camp d'Aubry, sont tous des vieux crabes. Ils sont encore avec leurs drapeaux rouges. Et de son côté, Ségolène Royal est la seule présidentiable ; en face, ils sont six ou sept : Fabius, Hollande, qui va sortir du bois, DSK, Martine Aubry et quelques outsiders. Dès Pâques, tous les présidentiables vont la hacher menu pour lui prendre sa place, et ils feront le lit de Ségolène."

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Publié le 19/09/2009 à 14:32 - Modifié le 19/09/2009 à 18:56 Le Point.fr FÊTE DE LA FRATERNITÉ Georges Frêche accueille Ségolène Royal à Montpellier AFP

Georges Frêche accueille Ségolène Royal à la gare de Montpellier où elle organise sa deuxième Fête de la fraternité

Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (ex-PS), a accueilli samedi à son arrivée à la gare de Montpellier Ségolène Royal, vue comme "la seule qui déplace les lignes" et qui est "moderne".
"Je suis à ses côtés parce que c'est une femme de qualité. C'est une candidate plus que potentielle à la présidentielle", a-t-il déclaré.

Ségolène Royal est arrivée à Montpellier pour la deuxième édition de sa fête de la Fraternité. Alors qu'on lui demandait si la présence de Ségolène Royal à ses côtés pouvait être interprétée comme un soutien à sa candidature aux régionales, Georges Frêche, exclu du PS pour des propos controversés, a répondu : "Je n'ai pas besoin de soutien, je suis un grand garçon, je tiens tout seul." Avant de lancer, ironique, à l'adresse des journalistes : "Et qu'est-ce que vous pensez de la plainte de Martine Aubry pour falsification ?".

Revenu à sa voiture, il a indiqué qu'il serait présent à la fête de la Fraternité dans l'après-midi. S'agissant de la présidentielle, Georges Frêche "tranchera entre Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal dans 18 mois". "Ségolène est potentiellement en lice, tout le monde dit : elle est isolée mais ce n'est pas du tout vrai. Vous n'avez qu'à voir comme elle est entourée !", a-t-il souligné.

"Martine Aubry, je n'ai rien contre elle, c'est une fille charmante et tout. Mais quand va-t-elle arrêter de faire le grand écart ? Elle est alliée au MoDem à Lille et demande à Paris de ne pas s'allier au MoDem", a poursuivi Georges Frêche avant d'asséner : "Ségolène, c'est la seule qui déplace les lignes au PS, la seule qui est moderne. Les autres sont restés au XXe, si ce n'est pas au XIXe siècle."

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04-12-2009 22:08 Tijani Smaoui Metrofrance.com Les militants PS de l'Hérault reconduisent Georges Frêche
Exclu du parti socialiste en 2007, le président sortant du Languedoc-Roussillon reste le grand favori des militants PS.

Président sortant du conseil régional de Languedoc-Roussillon, exclu du PS début 2007 suite à des dérapages verbaux, le très polémique Georges Frêche vient d'être plébiscité par les militants socialistes héraultais, lors de la consultation visant à entériner la liste départementale PS aux prochaines élections régionales.

Avec une participation massive de plus de 80 % des militants locaux, la liste Divers Gauche menée par l'ex-socialiste a recueilli 87 % des suffrages. De quoi semer le trouble rue de Solférino.

Le mois dernier déjà, lors d'une consultation similaire, Didier Codorniou, l'un des proches de Frêche s'était largement imposé comme tête de liste socialiste pour les régionales. Or ledit Codorniou fait depuis le début campagne pour que Georges Frêche retrouve son trône.

Exclu de son parti en janvier 2007 pour des propos jugés racistes par ses pairs, l'actuel président de la communauté d'agglomération de Montpellier avait notamment qualifié les Harkis de "sous-hommes" et s'était étonné du nombre de blacks dans l'équipe des Bleus...

Du côté du PS, qui devrait trancher la question au plus tard le 12 décembre, le porte-parole Benoît Hamon, s'est pour l'heure contenté de "prendre acte de ce qu'est le verdict de la décision militante". Tijani Smaoui Metrofrance.com

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Bartolone appelle à faire une liste PS contre Frêche en Languedoc-Roussillon (AFP) – 28 janvier 2010 8.45

PARIS — Le député PS de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a appelé jeudi à constituer une liste PS contre Georges Frêche aux régionales en Languedoc-Roussillon, estimant qu'"il est temps d'en finir" avec le président sortant de la région après ses propos "nauséabonds" sur Laurent Fabius.

"Il y a des moments où ça suffit, on ne peut plus jouer. Les ambiguïtés de Georges Frêche, ça suffit. Je pense que c'est une phrase qui a été pensée et pesée par Georges Frêche pour faire mal, c'est une phrase que l'on ne peut pas accepter", a déclaré sur Europe 1 M. Bartolone, proche de l'ancien Premier ministre socialiste.

Selon l'hebdomadaire L'Express, M. Frêche a récemment déclaré à l'adresse de Laurent Fabius, d'origine juive : "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique".

"Je suis sûr que Georges Frêche savait tout le sens qui allait être tiré des propos qu'il prononçait. Eh bien maintenant, il faut qu'il en paie le prix, il vaut mieux perdre une région que de perdre son âme. De tels propos sont inacceptables", a ajouté le président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

"J'espère vraiment maintenant que les socialistes et toute la gauche sauront agir après cette dernière phrase nauséabonde pour trouver le moyen de se débarrasser de Georges Frêche", a-t-il dit. Il a appelé "les militants socialistes à accepter maintenant l'idée de ne pas être sur une liste où il y a Georges Frêche".

"On a d'autres têtes de liste possibles dans cette région (...) Il faut que les socialistes aient maintenant le courage de dire +nous partons sans lui+ : il faut savoir couper une branche et il est temps d'en finir avec Georges Frêche", a lancé M. Bartolone.

Georges Frêche, exclu du PS en janvier 2007 pour dérapages verbaux, a été plébiscité par les militants socialistes pour conduire la liste régionale en mars et la direction du PS ne lui a pas opposé de liste alternative.

Mercredi, la première secrétaire du PS Martine Aubry s'est dite "indignée" de la déclaration de Georges Frêche et a annoncé à l'AFP qu'elle saisirait mardi prochain la direction du PS

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Le PS seul contre Georges Frêche ? samedi 30 janvier 2010 ouest-france.fr AFP

Les écologistes refusent de se ranger derrière la socialiste Hélène Mandroux à la tête d'une liste d'union de la « gauche morale ».

Laurent Fabius s'est dit « touché », hier, par le « nombre absolument incroyable de mots de soutien » qu'il a reçus après les propos tenus par Georges Frêche. Ce dernier, en revanche, a refusé de présenter des excuses à l'ancien Premier ministre. Il dénonce un « complot » monté par la première secrétaire du Parti socialiste : « Je suis le Villepin de Martine Aubry. »

Le PS a décidé de crever l'abcès et de rompre avec le président de Languedoc-Roussillon, habitué aux dérapages. Martine Aubry a demandé à Hélène Mandroux, maire de Montpellier, de monter une liste « alternative ». Mais la partie s'annonce difficile, face à un élu fortement implanté dans sa Région et soutenu par les cadres locaux du parti. D'autant que l'entente entre le PS et ses partenaires ne va pas de soi.

Jeudi, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, assurait qu'Europe Écologie était prêt à faire alliance avec le PS pour contrer Georges Frêche. Mais les amis de Cohn-Bendit revendiquent la tête de liste. « Pas question de se ranger derrière un candidat socialiste », a fait savoir Jean-Louis Roumégas, chef de file d'Europe Écologie dans la Région.

Du coup, Marie-George Buffet, leader du Parti communiste, propose à Hélène Mandroux de rejoindre la liste du Front de gauche. Pas du goût de Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche : « On est tous appelés à se rallier au PS sans qu'on ne sache rien. » Notamment sur la stratégie du deuxième tour.

Les négociations sont « en cours », dit-on au siège du PS. Qui ne désespère pas de convaincre ses partenaires de le suivre dans une liste d'union de la « gauche morale ». Mais le PS n'exclut pas non plus de se ranger derrière Europe Écologie. Décision mardi, lors de la réunion du bureau national.

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Le président du CRIF : « Je sais que Frêche n’est pas antisémite »
Le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Richard Prasquier est l'invité du «Parisien» et «Aujourd'hui-en-France», une interview exclusive à lire en intégralité ce dimanche dans nos colonnes. leparisien.fr 31.01.2010, p. 04

Richard Prasquier recevra mercredi, pour le dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le Premier ministre François Fillon et, peut-être Nicolas Sarkozy.

Débat sur l'identité nationale, mission parlementaire sur la burqa, enseignement de la Shoah aux jeunes générations... le président du CRIF livre son analyse : le débat sur l'identité nationale ? «Il est légitime».
Internet ? «C'est la liberté de la jungle».
La burqa ? «En tant que citoyen français, je crois qu'elle est incompatible avec l'ensemble des valeurs de notre société.»

Sur le dérapage de Georges Frêche, qui a parlé de «la tronche pas très catholique» de Laurent Fabius, Richard Prasquier avoue ses craintes :
«Je sais que Frêche n’est pas un antisémite, mais je crains que cette phrase ne réveille des stéréotypes antisémites.
Frêche, c’est Frêche ! Mais la responsabilité d’un homme politique est de penser aux conséquences de ses paroles.»

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Frêche : propos "antisémite" (Fabius) AFP 01/02/2010 | Mise à jour : 08:34 |

Laurent Fabius a estimé aujourd'hui sur RTL que les propos de Georges Frêche à son égard avaient "évidemment un caractère antisémite" et venaient de quelqu'un "qui n'en est pas à son premier dérapage".

L'ancien premier ministre, resté très discret jusqu'à maintenant, a confié n'avoir "pas bien" réagi aux déclarations du président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, qui a dit de lui qu'il avait une "tronche pas catholique".

"Je suis resté très sobre dans mes commentaires jusqu'ici parce que ce n'est pas du tout un différend individuel, c'est une question de principe", a expliqué le député de Seine-Maritime, qui n'envisage pas de porter plainte.

"Ces propos ont évidemment un caractère antisémite. Ca ne vient pas de n'importe qui, ça vient de quelqu'un de très cultivé, qui a des responsabilités importantes et qui n'en est pas à son premier dérapage", a affirmé Laurent Fabius, faisant allusion aux propos déjà tenus par Georges Frêche sur les noirs de l'équipe de France de football ou les harkis

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Badinter épingle Frêche AFP 01/02/2010 | Mise à jour : 09:23 |

L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter (PS) a affirmé ce matin qu'en cas de 2e tour entre Georges Frêche et l'UMP aux régionales en Languedoc-Roussillon, "le minimum c'est l'abstention" après les propos "insupportables" du président de cette région contre Laurent Fabius.
"C'est évident", Georges Frêche "a tenu des propos indignes, insupportables, je suis placé pour le savoir", a déclaré sur Europe 1 M. Badinter, juif comme la famille de M. Fabius.

Il a rappelé qu'avant de critiquer "la tronche pas catholique" de l'ancien Premier ministre socialiste, le président du conseil régional de Languedoc-Rousssillon avait déjà tenu "des propos odieux" sur le nombre de noirs dans l'équipe de France de football ou les harkis.

"C'est le racisme, c'est la xénophobie", a lancé le sénateur des Hauts-de-Seine. Interrogé sur le choix à faire dans le cas d'un 2e tour opposant la liste de Georges Frêche à celle de l'UMP le 21 mars, il a déclaré : "Chaque électeur décidera" mais "je suis en tous cas convaincu que le minimum c'est l'abstention".

Le PS a décidé de présenter une liste alternative à Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, mais peine pour l'instant à rassembler la gauche pour la constituer.

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Gayssot (PCF) soutient Frêche AFP 29/01/2010 | Mise à jour : 16:01 | Le vice-président communiste de la région Languedoc-Roussillon, Jean-Claude Gayssot, candidat sur la liste Frêche en mars, lui a maintenu son soutien aujourd'hui, dénonçant une affaire "d'ambitions personnelles" qui pourrait profiter à la droite.

"Au plan local, c'est réglé comme du papier à musique: tous les militants ont tranché pour Frêche. Alors qu'il y avait deux listes, il a fait un score terrible, y compris à Montpellier. Puisque le PS a tranché, je suis pour poursuivre avec Frêche", a déclaré Gayssot.

Le NPA qui fait liste commune avec les communistes et le Parti de gauche pour les régionales en Languedoc-Roussillon, a réclamé aujourd'hui que le PCF demande à Gayssot de quitter la liste Frêche.

"On est en train de faire de cette région un enjeu d'ambitions personnelles au sein du PS, des Verts ou du PCF, alors qu'il s'agit de jouer l'union, car si la droite a une chance en Languedoc-Roussillon, c'est du fait de la division et là, c'est ce qui est proposé", a dénoncé l'ancien ministre des Transports.

"Utiliser des propos tenus il y a deux mois au conseil d'agglomération, devant Hélène Mandroux, et qui ont été rapportés dans la presse sans que personne ne réagisse, avant de réapparaître dans une plainte des Verts, on est dans le délire complet", a-t-il ajouté.

A la suite de propos de Georges Frêche sur Laurent Fabius, la première secrétaire du PS Martine Aubry a proposé hier qu'Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, conduise une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes alternative à celle du patron sortant de la région.

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Un dîner du Crif sous haute actualité tf1news Par D.H. (avec agences) le 03 février 2010 à 22:55

Voile intégral pour l'un, dérapage de Georges Frêche pour l'autre : François Fillon et Laurent Fabius ont profité mercredi de la soirée annuelle du Crif pour évoquer les dossiers chauds. Nicolas Sarkozy y a fait un passage éclair.

Il y avait foule mercredi soir au 25e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France à Paris. Brice Hortefeux, Eric Besson, Roselyne Bachelot, Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet, Henri Guaino, Laurent Fabius, qui avait inauguré le premier dîner du Crif en 1985, Martine Aubry, Julien Dray, qui lui était là pour la première fois, ou encore l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, favorable à une loi interdisant le voile intégral et acteur du dialogue judéo-musulman, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, le cinéaste Claude Lanzmann...

Mais c'est d'abord Nicolas Sarkozy qui est arrivé, faisant un bref passage d'une vingtaine de minutes. Il a salué les principales personnalités religieuses du pays. Mais aucun commentaire. Laissant le soin à son Premier ministre de le faire. Invité d'honneur de cette 25e soirée annuelle du Crif, il devait prononcer, comme il l'avait déjà fait l'an dernier, un discours. Un discours lors duquel, en plein débat sur la burqa, François Fillon a dénoncé ceux "qui cachent derrière le paravent d'une soi disant liberté un militantisme extrémiste". "Que serait la liberté sans la fraternité, que serait l'égalité sans la liberté, et quelle égalité sans la laïcité? (...) Nous devons défendre ces valeurs contre ceux qui cachent derrière le paravent d'une soi disant liberté un militantisme extrémiste", a déclaré le Premier ministre. "Le communautarisme refuse l'égalité et se moque de la fraternité. A nous de défendre cette France à laquelle nous croyons", a-t-il ajouté.

Fabius : "Le socialisme, c'est d'abord une morale"

Quelques jours après la profanation du carré juif d'un cimetière près de Strasbourg, il a également dénoncé avec vigueur "la violence à caractère antisémite profondément révoltante, insupportable". Répondant à une inquiétude du président du Crif, Richard Prasquier, le chef du gouvernement a affirmé qu'il "accorderait une attention très sévère au développement du racisme sur internet". Il a également dénoncé le "scandaleux mouvement de boycott de produits cachers ou israéliens". Le Premier ministre a aussi déclaré que la France allait demander à l'ONU "l'adoption d'une nouvelle résolution" contre l'Iran "comprenant des sanctions fortes".

Autre dossier chaud du moment, celui du dernier dérapage verbal dévoilé de Georges Frêche. Celui qui visait Laurent Fabius et sa "tronche pas catholique". Ce ernier a répondu lors du dîner du Crif. "Le socialisme, c'est d'abord une morale", a-t-il déclaré, invoquant la mémoire de Jean Jaurès. "On ne peut pas accepter les mots, les actes antisémites ou xénophobes", a-t-il souligné. Etait d'ailleurs présente non loin Hélène Mandroux, qui présentera une liste contre l'ex-socialiste Georges Frêche aux élections régionales. La n°1 du PS a chargé mardi Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier (Hérault), de constituer une liste contre celle du président sortant du conseil régional de Languedoc-Roussillon. Richard Prasquier avait téléphoné mardi à Laurent Fabius pour lui faire part de son soutien, jugeant "inacceptables" les propos de Georges Frêche.
Par D.H. (avec agences) le 03 février 2010 à 22:55

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Le triomphe parisien de Georges Frêche. le 10 février 2010 12h46 | par Renaud Revel lexpress.com
« J’étais à 40%, avec vous je vais finir à 47% » : lancée à la figure des quatre journalistes de Canal+, Michel Denisot, Jean-Michel Aphatie, Ariane Massenet et Ali Badou, ce tacle de Georges Frêche résume à lui seul la stratégie mise en place par le bulldozer montpelliérain, Georges Frêche, le « Néron de la Septimanie », comme il s’est baptisé : obtenir dans sa région un score digne d’un scrutin de type soviétique, en faisant mordre la poussière aux élites de la capitale.

"Monté" à Paris pour en découdre avec les cénacles parisiens et pour croiser le fer avec les cardinaux de la presse écrite audiovisuelle de ce pays, le tribun Frêche a d’ores et déjà gagné son pari. Il n’était de voir hier soir, sur le plateau du Grand Journal, l’impuissance teintée de désarroi de ces quatre journalistes qui se sont retrouvés très vite dans les cordes après qu’ils se soient épuisés à harceler un homme politique dont se confirmait, minute après minute, à la fois toute la solidité, la roublardise le cynisme et l’intelligence.

Fallait-il être candide pour imaginer atteindre sérieusement celui que 30 années de combats politiques n’ont pas émoussé ? Les questions étaient posées, Aphatie et Badou pugnaces, mais suffisait-il de faire l’inventaire de ses métaphores injurieuses pour espérer déstabiliser celui qui a fait de ses ruades et de ses provocations un mode de gouvernance?

Georges Frêche était venu justement à Paris pour entendre cela, pour écouter le «microcosme », comme il dit, lui faire son procès, sachant que ses fans applaudiraient au combat d’un chef pris pour cible par une nomenklatura étrillée dans les bars montpelliérains.

D’où ce spectacle très manichéen de cette masse toute paysanne, caressant un peu pour mieux broyer ensuite ceux qui se sont risqués hier, autour d’un Michel Denisot à l’expression interloquée, à lui planter quelques banderilles. L’homme, qui a conquis sa région à la hussarde, avant d’en verrouiller tous les leviers, politiques et économiques, n’était d’ailleurs pas venu les mains vides, hier à Canal+, le répertoire frêchien n’étant jamais à court: Interrogé sur Martine Aubry, Georges Frêche l’a qualifié d'«élue de la fraude», en allusion à son élection à la tête du PS, une petite phrase à l’évidence préparée et lâchée à bon escient.

La tournée des popotes et de médias nationaux de notre tyran éclairé ne fait que démarrer...(vidéo) www.canalplus.fr/pid3349.html

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Publié le 10/02/2010 à 09:28 - Modifié le 10/02/2010 à 11:40 Le Point.fr RÉGIONALES Frêche : "Aubry est élue de la fraude" Avec AFP

"Je ne résiste pas à Solférino mais à Martine Aubry", assure le président sortant du Languedoc-Roussillon Georges Frêche

Martine Aubry est "élue de la fraude". C'est la contre-attaque lancée mercredi par Georges Frêche, à un peu plus d'un mois des élections régionales.

Invité sur LCI , le président sortant du Languedoc-Roussillon, connu pour ses déclarations à l'emporte-pièce , a affirmé : "Vous savez, (Martine Aubry) est l'élue de la fraude au Parti socialiste. Elle ne fait que passer. Il y a deux de vos collègues qui ont écrit un bouquin qui ne laisse pas de "doute".

Une allusion au livre-brûlot Hold-uPS, arnaques, et trahisons , paru en 2009, qui met en lumière un système de triche à grande échelle lors de l'élection de Martine Aubry, devenue première secrétaire du PS avec seulement 102 voix d'avance.

Georges Frêche a insisté : "Je ne résiste pas à Solférino mais à Martine Aubry. J'ai beaucoup de socialistes parmi les dirigeants qui m'ont apporté leur soutien." Selon l'élu exclu du PS en 2007, si on ne les a pas entendus c'est parce que certains "sont candidats à la présidence de la République" et qu'on ne peut pas sortir "n'importe quoi quand on est candidat".

Interrogé sur la question d'éventuelles fraudes dans les fédérations du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche répond : "Je ne peux pas porter témoignage pour les 20 ans précédents. Depuis 7 à 8 ans, on nous envoie régulièrement de Paris des gens qui vérifient, des huissiers et des avoués. Je dis que la fédération n'a fait aucune fraude depuis au moins 10 ans. Je ne peux pas vous garantir au-delà."

"J'ignorais complètement que Fabius était juif" (Frêche)

Plus tard, sur le plateau du "Grand Journal" de Canal + , Georges Frêche a de nouveau accusé la maire de Lille d'être "élue de la fraude" et de n'être "que de passage au Parti socialiste". "Vous savez très bien que c'est Ségolène Royal qui avait gagné l'élection des militants. On la lui a volée", a-t-il insisté.

Au journaliste Jean-Michel Aphatie qui lance : "Elle est belle, la gauche !", le président sortant du Languedoc-Roussillon riposte aussitôt : "J'ai lu quelque part que vous avez été au Parti socialiste." "Je l'ai été... ma fiche de police, vous l'avez lue", répond alors Jean-Michel Aphatie. A plusieurs reprises, les hommes ont échangé des mots vifs. Auparavant, Georges Frêche avait qualifié d'"abjecte" la compilation de ses dérapages verbaux réalisée par la chaîne cryptée.

Quant à Laurent Fabius dont il avait jugé la "tronche pas catholique" , Georges Frêche a affirmé qu'il l'avait "rencontré pendant 25 ans au Bureau national du PS". "Moi, chaque fois que j'ai défendu Israël, je ne l'ai jamais vu prendre la parole et je croyais qu'il était catholique. J'ignorais complètement qu'il était juif." "Quand Fabius a été attaqué sur l'histoire du sang contaminé, je l'ai défendu, parce qu'il était innocent", a-t-il fait valoir.

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Frêche est-il anti-sémite ? in http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2010/02/07/16834000.html

On peut raisonnablement en douter : cf cette citation de Georges Frêche : « Des Frêche, il y en a aussi beaucoup à Paris, et ces Frêche-là, dont le nom s’écrit exactement comme le mien, ce sont tous des juifs: des juifs originaires des pays baltes – Lituanie, Lettonie – ou de Pologne.

Or, selon ces Frêche de Paris, ma famille ariègeoise pourrait descendre d’une famille de marranes convertie au catholicisme après avoir été chassé d’Espagne au XVè siècle.

Cette hypothèse me plaît; j’aimerais bien être d’origine juive. Pour moi, avoir une ascendance juive, ce serait un honneur.

Quel est le peuple qui a produit Moïse, Jésus de Nazareth, Marx, Freud et Einstein? Comment ne pas être fier

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Collomb à Montpellier pour "témoigner son amitié" à Frêche (AFP) – 23 février 2010 11.00

MONTPELLIER — Le maire PS de Lyon Gérard Collomb est arrivé mardi à Montpellier où il est venu "témoigner son amitié" au président sortant de Languedoc-Roussillon Georges Frêche et à ses alliés socialistes, alors que le bureau national du PS doit statuer dans la soirée sur leur sort.

"Je n'ai pas compris pourquoi des gens qu'on avait autorisés à venir sur sa liste, on les excluait après. Comme ce sont des amis qui ont milité pour le PS dans cette région, je viens aujourd'hui leur témoigner mon amitié", a déclaré le sénateur-maire de Lyon à son arrivée à Montpellier, où M. Frêche présentait son programme économique dans le cadre des régionales.

"Georges Frêche a construit une ville extraordinaire, c'est quelqu'un qui est proche des habitants et je crois qu'il faut écouter un peu la proximité", a poursuivi M. Collomb.

Appelant à moins traiter les élus locaux "de barons de province", il a estimé que "ce sont eux qui vont gagner les élections régionales parce qu'ils sont implantés sur le terrain". "Alors qu'on les laisse faire campagne", a-t-il dit.

"On ne s'est pas aperçu au PS entre décembre et février que Georges Frêche était Georges Frêche, un peu provocateur", s'est-il par ailleurs étonné.

Le Parti socialiste avait d'abord laissé M. Frêche, exclu du parti en 2007 et qui se présente sous l'étiquette divers-gauche, mener la campagne régionale, les instances nationales du parti ayant décidé de ne pas lui opposer de liste alternative.

Mais, après ses propos sur la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, le bureau national du PS a décidé d'investir fin janvier la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, face à lui.

"J'ai été extrêmement étonné qu'on accuse Georges Frêche d'antisémitisme. Moi je l'ai connu en Israël, il était venu montrer son soutien à l'Etat d'Israël et donc Georges Frêche est tout sauf antisémite", a réagi Gérard Collomb.

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15 Mars 2010 jdd.fr Frêche met le PS dans l'embarras

Le Parti socialiste ne donne pas de consigne de vote, lundi, pour le Languedoc-Roussillon, mais une consigne de mobilisation. La nuance donne l'ampleur de l'embarras après le succès de Georges Frêche et l'échec d'Hélène Mandroux.

"Faux cul", Martine Aubry? L'expression est de Georges Frêche, qui n'est pas à une provocation près. La première secrétaire du Parti socialiste se trouve elle dans une position délicate. Sa candidate, Hélène Mandroux, qui a obtenu 7% des voix dimanche, ne pourra se maintenir pour le second tour. Dans un exercice d'équilibriste, le PS appelle à faire barrage à la droite, sans pour autant appeler explicitement à voter pour le président sortant, banni du PS en 2007.

Martine Aubry devait expliquer cette position lundi matin sur France Inter. Aux 68.788 électeurs d'Hélène Mandroux, elle a juste dit: "Je les appelle à faire barrage à la droite et à l'extrême droite. Je n'en dirai pas plus." A eux d'en déduire que ce barrage se traduit par un bulletin Frêche, seule liste de gauche toujours en lice.

Appel de Frêche

Benoît Hamon, porte-parole du PS, légèrement plus loquace, n'en a pas été plus explicite. "Faire barrage à la droite c'est respecter ses engagements", a-t-il souligné sur RTL. "Il y a des principes et il y a des engagements. Nos engagements sont à gauche. Et la conclusion de cette démarche, c'est que face à une droite, emmenée par Monsieur Couderc, un ancien allié du Front national, il faut faire barrage." Glisserait-il un bulletin Frêche? "Je ferais barrage à la droite", répète-t-il par deux fois, refusant de citer le nom du sortant, exclu du PS depuis 2007. La veille, Arnaud Montebourg a lui avancé qu'il irait "à la pêche" dimanche prochain, s'il était électeur du Languedoc-Roussillon. Vincent Peillon, qui a toujours défendu Georges Frêche, appelle à voter pour lui et demande à toutes les forces de gauche de faire le faire "très clairement".

Pour autant, Martine Aubry ne regrette rien. "Si les Français s'étaient éloignés du Parti socialiste, c'est que nous nous étions éloignés de nos valeurs et ils nous l'ont dit salement, sèchement", a-t-elle estimé. Les écologistes eux regrettent un "échec collectif". "Les conditions dans lesquelles s'est déroulée la rupture entre le Parti socialiste national et Georges Frêche ont conduit à une déperdition d'énergie et au résultat qu'on connaît. Il y a un échec réel", a déploré Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Georges Frêche profite de son score, 34,28% contre 19,63% à l'UMP et 12,67% au FN. "Je proposerai une place sur ma liste à Mme Mandroux [...] Je suis pour la paix des braves", a assuré le président sortant sur France 2. Un appel rejeté par l'intéressée et par le Vert Jean-Louis Roumégas. Georges Frêche jubile de cet embarras dans lequel est plongé la rue de Solferino. M.V. - leJDD.fr Lundi 15 Mars 2010

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Georges Frêche dévoile ses statues Par Marie-Laure Combes europe1.fr Publié le 18 Août 2010 à 21h40 Mis à jour le 18 Août 2010 à 22h37

De l'annonce du projet à l'inauguration, Georges Frêche fait durer la controverse.

"Ce que peuvent me dire les gens qui ne connaissent rien à l'histoire et qui confondent morale et politique, cela m'importe peu", a lancé mercredi Georges Frêche. Celui qui taxe ses détracteurs d'"imbéciles" s'est réjoui de la "polémique extraordinaire" autour de ses "statues des grands hommes". Ce projet, selon lui, "fera connaître la place dans toute la France". Une entreprise commencée il y a plusieurs années.

En janvier 2008, alors qu'il visite Seattle, Georges Frêche découvre une statue de Lénine. Il déclare alors vouloir l'acheter pour l'installer sur une des places de Montpellier. Si ce premier projet avorte, l'idée a fait son chemin et l'ancien membre du PS veut ses statues géantes.

Un projet à long terme

Cinq statues ont été installées mercredi dans le nouveau quartier de l'Odysseum. Des figures de bronze de plus de 3 mètres de haut de Charles de Gaulle, Franklin Roosevelt, Winston Churchill, Jean Jaurès mais surtout Lénine ont été dressées. Une installation vivement dénoncée, notamment par les Verts, qui se déclarent prêts à déboulonner la statue.

Mais la polémique devrait encore durer quelques temps. Les statues ont été recouvertes de bâches jusqu'à leur inauguration officielle le 17 septembre prochain.

Et Georges Frêche ne compte pas en rester là. Les statues de Nelson Mandela, Nasser, Gandhi, Golda Meir et surtout de Mao Tse-Tung devraient raviver les critiques, fin 2011-début 2012 lors de leur livraison par le sculpteur François Cacheux. Léopold Sédar Senghor, Pancho Villa, Deng Xiaoping, Lula et Staline pourraient suivre...

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Les Verts prêts à déboulonner les statues de Frêche Par Ernest Hounhouayenou, publié le 18/08/2010 à 17:32 lexpress.fr

Georges Frêche a lancé l'installation de cinq statues de "grands hommes du 20ème siècle" à Montpellier. Parmi elles, figurent Lénine et Mao.
Les Verts sont déterminés à s'attaquer à celles-ci. Avec l'aide même de José Bové.

Les statues voulues par Georges Frêche continuent de faire polémique. Ce mercredi 18 août, le président de la région Languedoc-Roussillon a donné son feu vert à l'installation des cinq statues qu'il entend ériger dans le quartier de l'Odysseum, à l'est de Montpellier. Cinq statues de bronze, hautes de 3,5 mètres, qui seront officiellement inaugurées à la mi-septembre.

La brochette de "grands hommes" pourrait paraître alléchante. A un détail près: aux côtés de Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Jaurès, figure... Lénine.

Une provocation? Sûrement pas, vous répondra Georges Frêche: "Parce qu'on connaît mal ces hommes, alors que les Français aiment l'histoire", explique-t-il dans le Midi Libre. D'ailleurs, une deuxième série de cinq statues sera livrée d'ici fin 2011, parmi lesquelles apparaîtra...Mao. Et tant pis pour la polémique.

Georges Frêche, près de la statue de Lénine, ce mercredi 18 août. REUTERS/Pascal Parrot

Un choix décomplexé

Ses choix, Georges Frêche les assume. D'après lui, Lénine, "a changé la face du monde au XXe siècle. (...) Chez Lénine, il y a deux moments lumineux: la révolution d'octobre, ça, c'est Lénine qui la personnifie, même s'il n'était pas seul. Et puis il y a la décolonisation", a-t-il justifié sur RMC.

Quant à Mao, "il est grand pour vingt années, pour la période 1929-1949. (...) La révolution culturelle, c'est un malheur pour la Chine, mais ça, l'Histoire l'oubliera. L'Histoire ne se souviendra que du Mao qui a rendu sa dignité à la Chine. De l'homme qui a pris la tête du Parti communiste chinois en 1929 et a mené ses armées jusqu'à Pékin. Après il s'est révélé nul au gouvernement, très nul", a ajouté Georges Frêche.

Les Verts sont contre

Pourtant Georges Frêche ne l'ignore pas: à Montpellier, les statues font polémique. Contactée par LEXPRESS.fr, la mairie de Montpellier n'a pas souhaité commenter l'installation des "grands hommes". D'autres, au contraire, se sont empressés de monter au créneau sur des réseaux sociaux comme Facebook, au sein d'un groupe baptisé "Nous empêcherons l'installation des stautes de Mao et Lénine". Leur objectif: "déboulonner si nécéssaire la statue de Lénine et de Mao".

Pour Emmanuel Reynaud, secrétaire régional d'Europe Ecologie à l'initiative du collectif, une telle inititiative est "tout simplement inacceptable". Interrogé par LEXPRESS.fr, il explique que le président de la Région "veut imposer sa vision de l'Histoire. Mais il oublie que c'est la collectivité qui assumera ce parti-pris historique", a-t-il dénoncé. Et d'ajouter: "Ce sont des personnages historiques très controversés. Qui suivra: Pol Pot?".

Déterminé, ce collectif se prépare pour le grand déboulonnage, et réunit les personnalités politiques de poids, comme José Bové par exemple. "Il s'y connaît en déboulonnage", explique Emmanuel Reynaud, avec humour. Voilà qui devrait inquiéter Georges Frêche.

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03/09/10 22:51 lenouvelobs.com Football (Euro 2012, éliminatoires): la France toujours dans le néant

SAINT-DENIS (AP) — Deux mois après le fiasco de la Coupe du monde en Afrique du Sud, les Bleus de Laurent Blanc ont totalement raté leur rentrée dans les éliminatoires de l'Euro 2012 en concédant une défaite 0-1 au Bélarus vendredi soir au Stade de France.

Sans imagination et sans force de frappe, cette nouvelle équipe de France a cédé à quatre minutes du coup de sifflet final, quand le remplaçant Sergei Kislyak a placé dans la lucarne d'Hugo Lloris un ballon en retrait offert par son coéquipier Vyachelsav Hleb (86e).

C'est la quatrième défaite d'affilée de l'équipe de France qui avait été éliminée au premier tour du Mondial en juin dernier et pointe en 21e position du classement FIFA.

Pour ce coup d'envoi de la reconquête, Blanc alignait cinq des joueurs présents en Norvège lors de son entrée en fonction le 11 août dernier, affichant ainsi un début de préférence : la charnière centrale Adil Rami - Philippe Mexès était inchangée, comme le duo d'attaquants Guillaume Hoarau - Loïck Rémy, déjà présents au coup d'envoi en Norvège.

Yann M'Vila était lui aussi reconduit à la récupération, en compagnie d'Abou Diaby.

Jérémy Menez, aux qualités louées par Blanc lors du stage de Clairefontaine, figurait à la construction, secteur dévasté par les absences conjuguées de Franck Ribéry, Yoann Gourcuff et Samir Nasri.

Florent Malouda, considéré par le sélectionneur comme le meilleur joueur français du moment, héritait du brassard de capitaine porté par Mexès en Norvège.

Bacary Sagna et Gaël Clichy occupaient les couloirs, Hugo Lloris retrouvait lui aussi son poste dans les buts. Il était absent à Oslo selon la volonté de Blanc comme tous les autres "mutins" de Knysna pendant le Mondial en Afrique du Sud.

Qu'allait donner cette formation "new look" face au Bélarus, 78e au classement de la FIFA ?

"On va jouer pour gagner". La volonté de Blanc semblait se heurtait à la réalité des chiffres : à l'exception de Malouda aux quatre buts inscrits en 57 sélections, les 10 autres titulaires n'avaient jamais marqué pour l'équipe de France.

"On va mettre de la taille", avait indiqué Blanc, pour mieux défendre sur coups de pied arrêtés, mais aussi pour pouvoir marquer. Hoarau, Diaby, M'Vila, Rami et Mexès étaient dans ce profil là.

Dans le bouger des lèvres, les Bleus avaient retenu la leçon pour entonner la Marseillaise, seul Diaby semblant rester impassible.

La première frappe était bélarusse sans danger pour Lloris (7e), le premier carton jaune aussi pour Yan Tigorev pour une faute sur M'Vila (14e). La première belle action toujours pour les hommes de Bernd Stange, quand sur un centre de la gauche d'Aleksandr Yurevitch, Vyachelav Hleb voyait son tir contré (18e). Puis Hleb frappait au-dessus sur coup franc (23e).

Les vert et rouge n'étaient pas venu pour subir.

Une action Malouda, Menez, achevée par un pointu court d'Hoarau mettait en appétit les 76.395 spectateurs du Stade de France.

Rémy touché en haut de la cuisse droite était remplacé par Mathieu Valbuena (34e). Le petit Marseillais mettait immédiatement le feu d'une frappe contrée, sortant les Bleus d'une certaine léthargie.

Une ola du public témoignait de sa volonté de retrouver des Bleus conquérants. Malouda expédiait une frappe canon repoussée des poings par le gardien Youri Zhevnov (45e).

A la reprise, Menez frappait le plomb lui aussi et Hoarau bien placé à deux mètres, reprenait au-dessus (47e). M'Vila lui aussi bombardait Zhevnov, sans succès (48e).

Vitaly Rodionov pouvait ouvrir le score sur une ouverture de Vyachelav Hleb mais frappait à côté (50e).

Malouda ouvrait le score sur une passe de Menez mais l'arbitre signalait un hors jeu (63e).

Devant l'inefficacité offensive de sa troupe, Blanc remplaçait Menez par Louis Saha (70e).

Valbuena contraignait le gardien à une claquette après un premier dégagement au poing (71e). Saha était remplacé par Kevin Gameiro (80e). Mais c'est le Bélarus, entreprenant toute la partie, qui l'emportait logiquement sur le but de son joueur du Rubin Kazan. Pour sa première sélection, Gameiro manquait l'égalisation d'un rien et les Bleus rentraient aux vestiaires sous les sifflets. Le successeur de Raymond Domenech au poste de sélectionneur serrait la main de son homologue après avoir concédé sa deuxième défaite en deux matches. AP

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Mort de Georges Frêche, le baron controversé du Languedoc-Roussillon leparisien.fr 24.10.2010, 20h02 | Mise à jour : 25.10.2010, 07h55

Le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, est décédé ce dimanche à Montpellier (Hérault). Le tonitruant dissident du PS, honni ou admiré, est mort à l'âge de 72 ans.

Un habitué des dérapages

Sa disparition brutale a été accueillie avec stupeur par les rares Montpelliérains croisés dimanche soir dans les rues de la ville. Selon la Région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche est décédé à 18h45 d'un arrêt cardiaque, alors qu'il signait un parapheur dans son bureau.

Indéboulonnable baron de sa région, brillant orateur friand de provocations, il avait été banni du Parti socialiste en 2007 pour ses nombreux dérapages verbaux. «L'infréquentable» Georges Frêche avait été réélu dans un fauteuil lors des dernières élections de mars 2010, face à la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, candidate officielle de la rue de Solférino.

«Je suis socialiste depuis toujours, je mourrai socialiste»

Ce sacre constituait un nouveau pied de nez à son ennemie jurée Martine Aubry, première secrétaire du PS, qui l'avait privé de son soutien pour avoir raillé fin 2009 «la tronche pas catholique» de Laurent Fabius. Malgré cette mise à l'écart, il avait gardé la haute main sur les fédérations locales du PS dont les dirigeants lui sont restés fidèles,

«Je suis socialiste depuis toujours, je mourrai socialiste», aimait à dire Frêche. Ce dimanche soir, la famille socialiste a rendu hommage au «grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et à sa région».

La disparition de Georges Frêche risque de raviver à gauche les rivalités pour sa succession, les blessures des régionales - qui s'étaient soldées par l'exclusion du PS de 58 alliés du président de la région, dont de nombreux responsables et élus - n'étant toujours pas refermées. Fin septembre, le PS avait décidé la mise sous tutelle pour six mois de la fédération de l'Hérault, une décision contestée par les «frêchistes».

Trente ans maire de Montpellier

Né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn), fils d'un officier et d'une directrice d'école, Georges Frêche a été près de trente ans maire de Montpellier (de 1977 à 2004) avant de passer la main pour se consacrer à la présidence de la région et à celle de l'agglomération de Montpellier.

Décrit comme un bâtisseur et un visionnaire, il a élevé Montpellier au rang de huitième ville de France, faisant ériger de nouveaux quartiers dont le plus symbolique, le néo-classique Antigone, a été construit par l'architecte barcelonais Ricardo Bofill. Membre du comité directeur du PS (1973-1994) puis du bureau national dont il a été suspendu en 2006 pour des propos sur les Harkis, député de l'Hérault à plusieurs reprises, il n'a jamais été ministre pour cause de mésentente avec François Mitterrand.

La statue de Lénine

Marié et père de cinq filles, Frêche, qui ces dernières années marchait avec peine, était également souvent décrié pour son autoritarisme et ses colères tonitruantes. Cet ancien maoïste, élève de l'école des Hautes études commerciales (HEC), était aussi agrégé de droit, spécialiste du droit romain, qu'il a enseigné à l'université de Montpellier.

Sa dernière provocation : la statue de Lénine sur la place «des grands hommes du XXe siècle» à Montpellier, au côté de De Gaulle, Churchill, Roosevelt et Jaurès. « Beaucoup de ceux qui critiquent ne connaissent pas l’histoire. Ils confondent la politique et la morale. Dans ce choix, seuls Jaurès et Mandela n’ont pas de sang sur les mains », argumentait Frêche à la mi-août, ravi de la nouvelle polémique qu'il avait suscité.

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Cohn-Bendit: Frêche était "exécrable" Par Europe1.fr Publié le 25 Octobre 2010 à 07h46 Mis à jour le 25 Octobre 2010 à 10h18

Invité lundi à réagir à la mort du président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit a confirmé son opinion négative vis-à­vis de l'ancien socialiste.
"Je maintiens que c'était un politique qui avait une manière d'agir et de faire qui était exécrable", a ainsi déclaré l'eurodéputé sur Europe 1.

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19/02/2010 à 11h33 liberation.fr Cohn-Bendit compare Frêche à Mussolini, Frêche crie à «l'indignation sélective»

Frêche: ce qu'en dit Dany...

Daniel Cohn-Bendit (Verts) a estimé que «ce qui se passe dans les sections socialistes» en Languedoc-Roussillon est «à pleurer». «Le fréchisme, c'est du Mussolini. C'est incroyable, vous allez voir, Georges Frêche va mettre des statues de Lénine et de Mao dans le Languedoc-Roussillon. Ce type a complètement dérapé». Il faut «appeler et créer une nouvelle culture politique» dans cette région.

Constituer un Front républicain contre le président sortant et candidat Georges Frêche (divers gauche) ne voudrait «rien dire parce que la droite» dans cette région, «c'est la même chose que le fréchisme, c'est le système Blanc», considère le chef de file d'Europe Ecologie, en allusion à l'ancien président du conseil régional Jacques Blanc (UMP) qui avait fait alliance avec le FN.

... et la réponse de Frêche

La réponse de Georges Frêche à Daniel Cohn-Bendit est tombée en fin d'après-midi. Dans un communiqué titré: «Non à l'indignation sélective», le président sortant de la région Languedoc-Roussillon déclare: «A 8h15 ce matin sur LCI, monsieur Cohn-Bendit m’a comparé à un dictateur qui a fait plusieurs millions de victimes. A 17 heures, à l’heure où j’écris ces lignes, aucun responsable politique n’a condamné ce dérapage verbal. Si j’avais prononcé une telle phrase, nul doute que toute la France bien-pensante aurait poussé des cris d’orfraie. L’indignation est donc sélective. A trois semaines d’un scrutin décisif pour l’avenir de notre région, je tiens à répéter que le Languedoc-Roussillon n’est pas un paillasson.»

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25/10/2010 à 11:29 - Modifié le 25/10/2010 à 16:10 Le Point.fr 8 MORT DE GEORGES FRÊCHE - Le PS rend hommage à un "grand élu visionnaire et bâtisseur"

Martine Aubry se souvient d'un homme "courageux et engagé"

Le Parti socialiste a salué la mémoire de Georges Frêche, décédé d'un arrêt cardiaque dimanche après-midi.
Peu de temps après l'annonce de sa mort, la première secrétaire du parti, Martine Aubry, a rendu hommage à "un grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et à sa région".
"Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé", a-t-elle insisté en référence aux régionales 2010, où le PS avait définitivement lâché le candidat divers gauche Georges Frêche à la suite d'un énième dérapage verbal.

C'est le prédécesseur de Martine Aubry à la tête du PS, François Hollande, qui avait prononcé son exclusion du parti en 2007. Malgré les différends, Hollande a, lui aussi, salué "un bâtisseur et un visionnaire pour sa ville et sa région". "Georges Frêche était une forte personnalité. Il avait une conviction telle qu'il pouvait déplacer des montagnes, ce qu'il a fait pour sa ville de Montpellier et sa région", a estimé François Hollande.
Pour l'ancien premier secrétaire, Georges Frêche avait usé de "sa liberté" quitte à "choquer et blesser même" quand "il ne mesurait pas toujours ses propos". Mais, a-t-il ajouté, "il était d'une grande intelligence et d'une grande sensibilité". "En tant que premier secrétaire, j'ai eu à prendre la décision de l'écarter du PS, mais je n'ai jamais voulu le mettre en dehors de l'idéal" partagé par les socialistes.
"Nous avions des relations sans concessions, mais toujours avec respect. Le respect pour ce qu'il a fait, depuis sa première élection, en 1973, comme député de l'Hérault", a ajouté François Hollande.

"La région Languedoc-Rousillon perd un grand président qui avait la confiance de ses électeurs, et sa ville de Montpellier lui sera toujours reconnaissante de ce qu'il a fait pour elle." "Quant aux socialistes, ils n'oublieront pas non plus ce qu'il a fait", a conclu l'ancien premier secrétaire.

"Je regrette qu'il parte si vite" (Mandroux)

Hélène Mandroux, qui a succédé à Georges Frêche à la mairie de Montpellier, a pour sa part minimisé les écarts du trublion. "C'était un grand maire. (...) Il a su réveiller cette ville pour en faire une très grande capitale non seulement régionale, mais nationale et internationale", a-t-elle déclaré sur France Info. "Il restera à tout jamais lié à l'histoire de Montpellier. C'était un bâtisseur, un très grand historien, un très grand orateur. Il voyait toujours les choses avec vingt ans d'avance, a-t-elle ajouté. Il avait physiquement une prestance et, quand il parlait, les gens étaient fascinés. Dans les grands meetings, il fascinait son auditoire."

Interrogée sur le caractère trempé de Georges Frêche ou sur ses déclarations controversées, qui lui avaient valu d'être exclu du Parti socialiste, la maire de Montpellier a répondu : "Personne ne pouvait rester sans réaction face à Georges Frêche. Soit ils étaient fascinés et ils l'adoraient, soit, au contraire, ils le haïssaient."

Au printemps dernier, le PS avait décidé d'investir Hélène Mandroux à la tête d'une liste concurrente de celle menée par Georges Frêche pour les élections régionales. Le président de région sortant avait été réélu très largement. "C'était un homme de pouvoir, de conviction. (...) Il avait des équipes qui l'aimaient, l'adoraient", a-t-elle commenté dimanche. "Je lui rends hommage par rapport à ce qu'il a fait pour les Montpelliérains. Je regrette qu'il parte si vite parce que je suis sûre qu'il avait encore envie de faire beaucoup de choses pour la région."

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Montpellier champion ! Le 20/05/2012 à 23:29:00 | Mis à jour le 21/05/2012 00:31:19 http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Montpellier-champion/285380

Si près du but, les Montpelliérains n'ont pas flanché.
Les Héraultais, qui avaient échappé de peu à la relégation en Ligue 2 la saison dernière, ont inscrit leur nom dans le marbre des champions de France, après un parcours d'une implacable régularité. Ils ont tenu leur rang, sans jamais vraiment trembler, même quand Olivier Kapo a ouvert le score de la tête au bout de dix-neuf minutes, alors qu'ils avaient posé leur patte sur le match à peine le coup d'envoi donné par Saïd Ennjimi.
Au moment où Kevin Monnet-Pacquet a marqué, en compliquant un peu plus la mission du Paris-SG au stade du Moustoir, John Utaka a égalisé, redonnant à Montpellier cette avance de trois points qu'ils possédaient à 21h00 sur les joueurs de la capitale.

Utaka le libérateur

A la pause, Montpellier est plus que jamais champion de France. Et ce n'est pas l'interruption de la rencontre pendant vingt interminables minutes, le temps que soient évacuées les balles de tennis lancées dans les dix-huit mètres de Jourdren par des ultras auxerrois sous les yeux de Manuel Valls (ministre de l'Intérieur), qui l'a perturbé. Bien sûr, entre deux occasions de Giroud (52e, 61e) et alors qu'à Lorient, un PSG jamais résigné a su inverser le cours des choses, Le Tallec (56e) et Ndinga (68e) ont rappelé aux Montpelliérains la possible menace d'une sortie de route dans la dernière ligne droite. Et puis, les ultras auxerrois, dont l'attitude a fini par exaspérer la majeure partie des autres supporters de l'AJA, ont de nouveau interrompu la rencontre, après qu'un fumigène a achevé sa course dans la surface de Jourdren.

Ce nouvel incident, intervenu dans cette atmosphère de grand n'importe quoi, a conduit à l'évacuation de la tribune Leclerc par les gendarmes mobiles, mais n'a pas ébranlé le si solide édifice montpelliérain. La délivrance, après plusieurs occasions de Giroud (71e, 74e) est intervenue à un quart d'heure de la fin, toujours par Utaka, auteur dans l'Yonne de ses sixième et septième buts de la saison. Accessoirement les plus importants de sa carrière. Avec plus de trois quarts d'heure de retard sur l'horaire prévu, Montpellier a fêté son titre avec ses supporters, dont certains n'ont pas hésité à envahir la pelouse... A.Bi, à Auxerre

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