Alain Minc
Fils d'un dentiste polonais ashkenaze, naturalisé français en 1947. Né le 15 avril 1949 à Paris 19ème.
Enarque, conseiller financier, essayiste influent et médiatisé, auteur d'un grand nombre d'ouvrages, libéral mondialiste.
Ami et conseiller non officiel du Président de la République Française Nicolas Sarkozy.
Auteur révisionniste d'une Histoire de France réactualisée : Une Histoire de France, Grasset, Paris, 24/09/2008.
Auteur, notamment, de Spinoza, un roman juif, Gallimard, Paris, 1999 (ouvrage condamné pour plagiat) ; de Epîtres à nos nouveaux maîtres, Grasset, Paris, 2003, ouvrage dans lequel il s'en prend au "pouvoir gay", et ouvrage qui fait scandale dans le microcosme "parisien" ; Une sorte de diable, Les vies de J. M. KEYNES, Grasset, Paris, janvier 2007.
Août 2008. Contre les "philosophes parisiens" Glucksmann et Lévy : Géorgie : SOS raison !
Février 2008. Vengeance et menaces
Janvier 2008. Accusé d'avoir précipité Le Monde dans la crise
Juin 2007.Réélection au Monde, malgré l'opposition de la rédaction
Janvier 2007. Démission de Vinci
Février 2006. Alain Minc aurait conseillé l'OPA hostile de l'Italien ENEL sur l'européen Suez
Janvier 2003. Alain Minc ne soutient pas Ariel Sharon
1
Ce sont les fonds de pension anglo-saxons qui font désormais la pluie et le beau temps sur les marchés boursiers
occidentaux : les "deux cents famille" ont désormais pour héritiers le fonds de retraites des instituteurs de Californie
, celui des ouvriers de General Motors, au même titre que les fonds d'investissements britanniques et l'Etat de Singapour.
Ce sont les épargnants de la planète qui choisissent les Etats dont ils acceptent de financer, à des taux plus ou moins bas, les déficits publics.
La mondialisation heureuse, Plon 1997, Pocket 10473, p.17.
2
L'économie n'est pas devenue, avec la mondialisation, la maîtresse absolue du monde. C'est une vue de l'esprit d'imaginer qu'elle assure la paix, la prospérité et la stabilité des relations internationales.
Etrange héritage marxiste que celui de libéraux convaincus du primat de l'économie et des infrastructures matérielles, puisqu'ils
prêtent au développement du commerce des vertus pacifiques et stratégiques !
Ibidem p.27.
3
Aucune logique économique ne peut s'opposer à la mondialisation, ni lui servir d'alternative. Il n'existe plus d'autre mode de développement : tous ont été engloutis par leurs impasses
et leurs propres erreurs. Le marché-roi n'a rien à craindre, le monde lui appartient et chaque jour renforcera son emprise.
Mais cette toute-puissance est aussi la source de sa fragilité. La supposer éternelle, c'est admettre qu'aucun spasme
stratégique de grande ampleur ne se produira à vue humaine : pari aléatoire...
Ibidem p.39.
4
Il existe une préférence française pour le chômage et l'exclusion, mais ce n'est pas une fatalité. D'autres pays
ont su y échapper, soit comme les Etats-Unis et l'Angleterre, en donnant la priorité aux working poors,
aux travailleurs pauvres sur les chômeurs aidés, soit comme les Pays-Bas et les pays de l'Europe du Nord, en inventant de
nouvelles formes de solidarité qui, à la différence de l'Etat-Providence traditionnel, demeurent compatibles avec
les impératifs de la mondialisation.
Ibidem p.108-109.
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Parmi les « nouveaux maîtres» auxquels il adresse ses épîtres dans son dernier essai (Epîtres à nos nouveaux maîtres, Grasset, Paris, 2003), il est un groupe qu'Alain Minc désigne comme « le plus puissant», celui formé par les gays.
Selon l'essayiste, les homosexuels constitueraient en France un véritable réseau d'entraide, un groupe de pression particulièrement actif, voire une sorte de franc-maçonnerie extrêmement influente. Bref, un lobby gay, dont Minc dénonce, avec force, la dérive communautariste.
Autrefois marginalisés, stigmatisés, parfois même pourchassés, les gays auraient aujourd'hui conquis un véritable pouvoir (d'influence et de décision) au sein de l'Etat et, surtout, dans les univers des arts et des médias.
Mieux, au nom de la modernité, leurs mythes, leurs références, leurs symboles auraient peu à peu supplanté les vieux dogmes républicains. En clair, leurs valeurs auraient triomphé.
Ce tableau, on s'en doute, fait hurler certains des intéressés. Seul gay nommément mis en cause par Alain Minc, Christophe Girard, adjoint chargé de la culture à la Mairie de Paris, a réagi le premier, niant de
façon virulente toute tentation communautariste, qualifiant même l'auteur de «touriste».
L'attitude de cet influent élu de l'Hôtel de Ville de Paris, son parcours professionnel dans le milieu de la mode, sa fréquentation puis sa rupture théâtralisée avec Pierre Bergé, figure et banquier de la cause homosexuelle, semblent, hélas, donner raison à l'auteur des Epîtres.
Sans craindre de renvoyer les homosexuels à une caricature digne de la Cage aux folles, le même Christophe Girard a, par exemple, annoncé qu'à l'occasion de la Joumée de la femme il s'exprimerait au féminin, genre : «Je suis très heureuse d'être parmi vous»!
Plus grave, depuis sa prise de fonction, Christophe Girard s'est distingué en défendant l'idée d'une bibliothèque homo, d'un centre d'archives homo, et même de «jeux Olympiques» homos.
Certains vont jusqu'à lui reprocher des nominations «sexuellement compatibles», «une forme d'esprit clanique» que le dirigeant d'une entreprise gay dénonce ici, mais sous couvert d'anonymat: «A la Mairie de Paris, on est au bord de la dérive. Si Bertrand Delanoë ne met pas très vite le holà à certaines pratiques dans les nominations, notamment à la culture, certains vont faire Tapette City.»
Mais pourquoi, après tout, les homos échapperaient-ils aux travers communautaristes de la société française tout entière?
Pourquoi ce groupe, et ce groupe-là seulement, serait-il exempté des accusations de copinage, de lobbying, de piston et autres renvois d'ascenseur que l'on reproche aux Corréziens, aux Corses, aux énarques, aux juifs ou aux francs-maçons?
Marianne, 13/19 janvier 2003, p. 32
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Contre les soudards
Par Alain Minc*
Tout d'abord, je précise que je ne me positionne pas en tant que juif mais en tant que citoyen français. Mon lien avec Israël est en pointillé. Le contfit israélo-arabe m'interpelle autant que le problème de l'Irak.
Je suis un mauvais juif, un juif sartrien!
Cela dit, je souhaite la victoire du maire d'Haïfa, Arnram Mitzna. Il a la stature d'un Yitzhak Rabin. En outre, je pense que la paix en Israël, ne peut venir que d'un général. C'est l'histoire de l'Etat qui le veut. Sharon n'est pas un général, mais un soudard. Ce n'est donc pas un homme d'Etat, mais Arafat non plus. Nous assistons à une guerre entre deux soudards. Dans tous les conflits, la logique implique que le plus fort fasse davantage de concessions.
Aujourd'hui, les Israéliens sont encore les plus forts. Il leur revient donc d'offrir une alternative à l'adversaire. Ce que fait Mitzna. C'est pourquoi je suis sensible à sa candidature.
Président d'AMC, essayiste. Marianne, 13/19 janvier 2003, p. 14
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(Février 2006) Les P-DG de Suez et de GDF mandatés pour négocier la fusion
PARIS - Les conseils d'administration de Suez et de Gaz de France ont approuvé samedi soir un projet de fusion et mandaté les présidents des deux groupes pour définir les modalités de ce rapprochement encouragé par le gouvernement français pour donner naissance à un géant européen de l'énergie.
C'est le Premier ministre, Dominique de Villepin, qui avait annoncé lui-même l'opération dans l'après-midi. "Compte tenu de l'importance stratégique de l'énergie, la fusion entre Gaz de France et Suez semble aujourd'hui la voie la plus appropriée", avait-il dit en présence des principaux intéressés.---------
31 janvier 2007. Trop de Minc tue le Minc Le conseiller des patrons, empêtré dans un conflit d'intérêts, démissionne de son poste d'administrateur du groupe Vinci. Par Nicolas CORI, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 31 janvier 2007
Alain Minc qui se dit victime des marchés et de la mondialisation financière. On croit rêver. Pourtant, c'est bien l'explication que donne l'essayiste et conseiller des patrons pour justifier son retrait du conseil d'administration de Vinci, peu après que François Pinault, dont il est proche, eut pris 5 % du capital du groupe de BTP. «On ne va pas contre ce qu'on appelle le marché», se lamentait hier l'intéressé dans la Tribune. Et de dénoncer ses dérives à l'anglo-saxonne. Le chantre de la «mondialisation heureuse» partirait-il en guerre contre les pressions à la rentabilité et les licenciements boursiers demandés par les actionnaires ? Non, Minc s'est lancé dans un autre combat : la lutte contre le «politiquement correct» et le «culte de l'indépendance» de ces maudits fonds de pension anglo-saxons. «Je suis parti, non en raison des pressions de la direction de Vinci contre moi, détaille l'intéressé à Libération, mais en lisant le Wall Street Journal. Ce journal, qui exprime l'opinion des marchés, estimait que ma position risquait de poser des problèmes de conflit d'intérêts. Cela aurait pu nuire à l'image de Vinci.» Nous n'avons pas retrouvé trace de cet article, mais il est vrai que, depuis l'arrivée de Pinault dans le groupe de BTP, les critiques ont fusé dans la presse sur la situation de Minc. Via sa holding Artémis, le milliardaire Pinault a déboulé du jour au lendemain au sein de Vinci sans avoir prévenu sa direction. Cette dernière est du coup convaincue que ce placement financier cache en fait des intentions hostiles. Avant de s'attaquer à Vinci, Pinault cherchait, avec l'aide de Minc, à prendre le contrôle de Suez. Et la montée dans Vinci pourrait bien être conçue comme une opération à double détente. «Incompatible».«Dans ces conditions, il était devenu incompatible pour Minc de garder un poste au sein du conseil de Vinci tout en restant le conseiller stratégique et financier de Pinault», estime un proche de la direction. «Et Yves-Thibault de Silguy lui a donc demandé de partir.» Ce à quoi Minc répond : «François Pinault ne m'a parlé ni de son investissement ni du rythme de ses achats. Il ne m'a prévenu que lorsqu'il a franchi le seuil des 5 %.» Et sur le fond du problème, à partir du moment où on fait des affaires, on risque de se retrouver en conflit d'intérêts. «Je crois à la transparence, poursuit Minc, mais pas à l'indépendance. Au nom de cette passion puritaine, il n'y aura bientôt plus de place pour les banquiers d'affaires, les avocats, les conseillers, tous expérimentés...» Du coup, le conseiller-essayiste annonce dans la foulée qu'il n'occupera plus aucun poste dans un conseil du CAC 40 (ce qui devrait le conduire à renoncer à son mandat chez l'équipementier Valeo).
Mais ces débats sur l'éthique comparée des affaires sont un prétexte. La démission de Minc est surtout la suite de l'affaire Zacharias, du nom de l'ex-président de Vinci aimant beaucoup les euros. L'année dernière, un conflit avait opposé Antoine Zacharias à Xavier Huillard, son second et directeur général. Huillard refusait que son président se verse une prime exceptionnelle de 8 millions d'euros, estimant qu'il avait déjà touché beaucoup d'argent sous forme d'indemnité et de stock-options. En réaction, Zacharias avait demandé la démission de son second. Le conflit s'était réglé au cours d'un conseil d'administration particulièrement tendu, début juin 2006. A deux voix près (neuf pour, sept contre), Huillard avait conservé son poste. Et Zacharias avait démissionné dans la foulée. Minc, lui, était dans le clan du président, qui le rémunérait pour ses conseils, en plus des jetons de présence: 160 000 euros par an. Du coup, il présente les pressions pour le faire démissionner comme une «épuration stalinienne» qui touche les «administrateurs ayant pris position pour Antoine Zacharias». Une allusion à la démission du conseil en décembre dernier d'Alain Dinin, un autre proche de l'ex-patron de Vinci, lui aussi rémunéré pour ses conseils. Et il se lâche contre Xavier Huillard, accusé de ne pas avoir la carrure pour diriger une entreprise cotée au CAC 40. «J'avais exprimé en vain mes réticences auprès d'Antoine Zacharias lorsqu'il avait nommé Xavier Huillard directeur général», dit-il à la Tribune. «Conte de fées».Pourquoi n'avoir pas démissionné tout de suite, alors ? «Je suis contre la vision d'un conseil homogène et unanime, explique Minc au quotidien financier. Un conseil, c'est un lieu où l'on débat. Ce que la direction de Vinci conteste.» Sauf que l'intéressé n'a, jusqu'ici, pas vraiment fait preuve d'indépendance d'esprit au sein du conseil. «Depuis l'éviction de Zacharias, Alain Minc a participé à sept conseils d'administration, détaille un proche de Vinci. Il a voté sept fois dans le sens de la direction. Il s'est prononcé contre la possibilité pour Zacharias de toucher ses stock-options. Il a approuvé le départ d'Alain Dinin et, surtout, il a voté en faveur du plan stratégique présenté par Huillard. Alors décrire sa démission comme l'abandon d'un bateau ivre relève du conte de fées.»
De toute façon, personne n'est dupe. Et chaque camp est prêt à en découdre. D'un côté, Minc laisse entendre que le groupe de BTP pourrait être victime d'une OPA «Vinci n'est plus un sujet de l'histoire, mais un objet», répète-t-il ; de l'autre, on répond «même pas peur». «A force de rater ses coups, la capacité de nuisance d'Alain Minc s'émousse», lance Jean-Pierre Versini-Campinchi, l'avocat de Huillard. Qui ajoute : «De toute façon, mieux vaut un ennemi déclaré à l'extérieur qu'un faux ami à l'intérieur.»--------
LE MONDE
Election contestée d'Alain Minc
à la tête de la holding du Monde
NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 12:45
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«Minc nous a précipités dans la crise» Le Monde. Jean-Michel Dumay, président de la SRM, réclame le départ immédiat du grand argentier : Recueilli par Frédérique Roussel Libération QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008, p. 34
Lundi, le conseil de surveillance a rejeté la candidature d’Eric Fottorino à la présidence du directoire du Monde. Dernier rebondissement d’une crise ouverte le 19 décembre avec la démission collective du directoire pour protester contre l’interventionnisme de la Société des Rédacteurs du Monde (SRM). Entretien avec Jean-Michel Dumay, son président.
Pourquoi avoir demandé lundi le «départ immédiat» d’Alain Minc ? Nous nous sommes rendus compte qu’en décembre le président du conseil de surveillance avait mené une action incompatible avec sa fonction. Il a rencontré Lagardère pour voir s’il pourrait monter dans le capital du groupe en cas de crise. Nous nous sommes aperçu, peu de temps après la démission collective du directoire, qu’il l’avait vivement encouragée. On peut s’interroger sur la portée politique de son action qui n’est pas anodine dans le paysage actuel. Et il avait une alternative : il aurait pu demander un vote de confiance. Il y a là une volonté délibérée de nous précipiter dans la crise, de telle sorte qu’après un pourrissement de la situation, la recapitalisation serait apparue comme un élément d’apaisement. Alors qu’un plan de redressement est nécessaire. Mais une recapitalisation aboutirait à une modification des équilibres de pouvoirs et à une marginalisation des sociétés de personnel, celles-là même qui ont contesté son élection. Entendons-nous : nous n’avons pas d’hostilité à l’égard de Lagardère et de Prisa qui nous ont aidés quand nous étions en difficulté et qui nous accompagnent historiquement sur des projets. Et ce que je reproche aussi à Alain Minc, c’est d’avoir maintenu une cloison entre administrateurs externes et internes. Comptez-vous aller plus loin dans votre demande ? C’est à l’étude. Mais il ne faut pas se tromper d’objet. Aujourd’hui, il y a une main tendue des administrateurs extérieurs. Il est possible qu’ils aient été blessés par une affirmation un peu trop appuyée de nos positions, qui résultaient de nos fortes convictions. Nous allons saisir la main tendue, parler avec eux, ce qui n’exclut pas que des questions se posent après le conseil de surveillance de lundi. Quelles questions ? Les administrateurs externes n’ont pas motivé leur refus de la candidature d’Eric Fottorino, tout en prévoyant un conseil de surveillance le 25 janvier destiné à voter pour un président. Est-ce pour maintenir en place Fottorino ou alors est-ce pour faire émerger un schéma alternatif avec Fottorino mais en second ? Ils se sont opposés à un administrateur provisoire, menace brandie par Minc en décembre. Si, le 25 janvier, Pierre Jeantet maintient la date d’effet de sa démission, on fait quoi ? Les réunions qui sont prévues entre administrateurs externes et internes ont pour objet de clarifier cette situation. Il faudrait nous dire à quelles conditions. Si c’est avec Fottorino ou sans. Selon nos règles, c’est à eux de se positionner. Une condition n’est-elle pas de contenir la SRM avec une charte de bonne conduite ? Nous sommes effectivement prêts à réfléchir à un code de bonnes pratiques en terme de gouvernance. Une des difficultés soulevées par Pierre Jeantet, c’est qu’il n’est pas simple de gouverner la maison avec un actionnaire salarié fort où la transparence et la démocratie sont fortes. Tout finit par se savoir. On peut mettre en place une méthode dans la communication des informations et des prises de décision. Nous nous engageons à réfléchir à cette question. Avant son audition, lundi, nous avons donné à Eric Fottorino trois grandes pistes de réflexion pour améliorer la gouvernance. Mais il n’est pas question d’abandonner notre rôle d’actionnaire. Ce n’est pas parce que la SRM exprime une opinion qu’elle ne peut pas être débattue en conseil de surveillance. Guillaume Sarkozy, le frère du Président, réclame sa place au conseil de surveillance, qu’en dites vous ? Il y a une règle depuis 1994, c’est que les internes ne portent pas de jugement sur les personnes nommées chez les externes et réciproquement. A priori, nous n’avons pas notre mot à dire. Nous ne pouvons le faire que sur la présidence, puisqu’il y a un vote. Il se dit qu’on veut votre peau… J’ai été élu par un conseil de gérance. Je m’exprime en son nom. S’il estime que je dois m’écarter, je m’écarterai. Mais je doute que je sois le problème.---------
Une recapitalisation tardive coûterait des emplois au "Monde" (Minc)
Challenges.fr | 12.02.2008 | 10:01
L'ancien président du conseil de surveillance règle ses comptes avec la SRM, accusée d'avoir mené un "coup de force".
Le Monde doit se recapitaliser le plus vite possible, sous peine de devoir procéder à une restructuration plus sévère dans quelques mois. C'est ce qu'estime Alain Minc, interviewé, mardi 12 février, par Le Figaro, au lendemain de son départ de la présidence du conseil de surveillance du groupe.
L'essayiste et conseiller évalue le montant de cette recapitalisation à 100 milliards d'euros, dont 75 milliards d'obligations remboursables en actions (ORA) détenues par les groupes Lagardère et Prisa. Selon lui, si cette recapitalisation est menée vite, le plan de départs volontaires que doit mener le groupe sera limité à une centaine d'emplois; si elle attend un an, il montera à 140-150 emplois. Alain Minc profite également de cet entretien pour régler ses comptes avec la Société des rédacteurs du Monde (SRM): celle-ci, avec d'autres sociétés de personnels du groupe, avait protesté contre sa réélection à la tête du conseil de surveillance fin juin 2007, avant d'obtenir finalement son départ, au prix de celui du président de la SRM, Jean-Michel Dumay, vice-président du conseil de surveillance. Un "coup de force" selon Alain Minc qui, en référence au célèbre accusateur public du Tribunal révolutionnaire, qualifie Jean-Michel Dumay de "Fouquier-Tinville" et raille le "télé-évangélisme" de la SRM. Avant d'ajouter que "les membres les plus actifs" des SRM "ne sont jamais les journalistes les plus brillants". Le Monde, "un nid de frelons" Alain Minc vante en revanche le travail de gestion accompli par Jean-Marie Colombani, président du groupe de 1994 à 2007, ainsi que par Bruno Patino, vice-président du directoire de 2007 à 2008, responsable selon lui du succès du site internet du Monde. Il considère notamment que la politique d'acquisitions menée depuis dix ans à été bénéfique au groupe, lui permettant notamment d'encaisser les dividendes du Midi Libre ou les fruits de la vente des immeubles des Publications de la vie catholique (PVC): "en se 'payant sur la bête', Le Monde a évité le pire". Il fait également l'éloge de "l'habileté politique" d'Eric Fottorino, le nouveau président du groupe, et de son successeur au conseil de surveillance, Louis Schweitzer, président de la Haute autorité contre les discriminations et ex-PDG de Renault: "il a déjà tout compris de la complexité de ce groupe de presse. Il saura sans conteste évoluer dans ce nid de frelons". [Les groupes Le Monde et Le Nouvel Observateur, propriétaire de Challenges, sont liés par des participations croisées de respectivement 6% et 1,75%. Claude Perdriel, président du groupe Nouvel Observateur, est administrateur du groupe Le Monde]------
Géorgie : SOS raison ! Alain Minc essayiste. Libération QUOTIDIEN : lundi 18 août 2008 p. 23
Ainsi nous criant «SOS Géorgie ? SOS Europe !» nos meilleurs esprits, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy, rejoignent-ils, par un étrange détour, la position des néoconservateurs américains, dont l’inculture historique a été à l’origine de si nombreuses erreurs ?
Eux connaissent pourtant l’Histoire, sa densité, ses complexités ; ils savent qu’il existe des problèmes sans solution et que l’intelligence collective consiste parfois à vivre avec eux. Leur analyse oblige à rappeler quelques vérités de bon sens :
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