Septembre 2010 : Le patron retraité de Renault, Louis Schweitzer, mis en cause par la Cour des Comptes, proteste de son innocence et dénonce un complot
; le premier questeur de l'Assemblée nationale veut qu'il rembourse ses indemnités (77.300 euros annuels) ; La nouvelle présidente menacée de mort

Histoire de la gauche caviar, Laurent Joffrin, Robert Laffont, Paris, 2006
Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, ancien PDG de Renault, président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) jusqu'en janvier 2010.

Un portrait
Avril 2009. C'est la crise : Louis Schweitzer veut faire embaucher les étrangers ; et que M6 fasse chanter les vieux

Mars 2005. Lutte contre les discriminations : Louis Schweitzer nommé à la présidence de la Halde
Jeudi 3 mars 2005, Jacques Chirac a nommé Louis Schweitzer à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

Présenté par Jean-Louis Borloo le 15 juillet 2004 en Conseil des ministres, la loi portant création de la Halde a été définitivement adoptée par le Sénat, mardi 21 décembre 2004 (voir l’article d’actualité).

La ministre déléguée à l’Intégration, à l’Egalité des chances et à la Lutte contre l’exclusion a présenté une communication sur l’installation de la HALDE, lors du Conseil des ministres du 9 mars.

Annonçant la nomination de Louis Schweitzer à la présidence de cette instance, le Chef de l’Etat a déclaré qu’il s’agissait d’une "mission pour défendre la cohésion de la nation". En effet, "les discriminations sont inacceptables et elles doivent être combattues car elles touchent aux valeurs mêmes de la République. Elles touchent à l’égalité des droits de toute personne. Elles touchent à l’égalité des chances", a ajouté M. Chirac.

Outre M. Schweitzer, les membres du collège de la Halde ont également été nommés : Nicole Notat, par le Président de la République ; Cathy Kopp et Alain Bauer, par le Premier ministre ; Marie-Thérèse Boisseau et Claude-Valentin Marie, par le président du Sénat ; Fadela Amara et Amar Dib, par le président de l’Assemblée nationale ; Marc Gentilini, par le président du Conseil économique et social ; Jean-Michel Belorgey, par le vice-président du Conseil d’Etat ; Bernard Challe, par le premier président de la Cour de cassation.

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Louis Schweitzer : portrait (avril 2005)

Louis Schweitzer cède vendredi 29 avril (2005) les commandes de Renault après quasiment 20 ans passés chez le constructeur - dont 13 à sa tête - terme d'un parcours qui a transformé le haut fonctionnaire en capitaine d'industrie au fil de la mue de l'ex-Régie en multinationale.

Doyen des patrons automobiles actuels et septième Pdg depuis la mort du fondateur Louis Renault, il abandonnera à la fin de la semaine son bureau du 7ème étage du quai Le Gallo, à Boulogne-Billancourt, et sa vue sur l'île Seguin, ancien site de l'usine historique du constructeur centenaire.

Le longiligne et flegmatique Louis Schweitzer restera cependant président du conseil d'administration du groupe, comme s'il n'avait pas voulu rompre totalement avec ce monde automobile auquel il ne semblait pas prédestiné. Petit-neveu du célèbre docteur Schweitzer et fils d'un directeur du Fonds monétaire international (FMI) qui avait osé prôner la dévaluation du dollar, ce protestant natif de Genève était taillé pour la haute fonction publique.

"Par hasard"

Après une licence en droit, un diplôme de l'IEP de Paris et de l'ENA, cet inspecteur des finances courtois et réservé, au visage mangé de grosses lunettes d'écaille, s'est d'abord retrouvé sous-directeur à la direction du Budget en 1979.
C'est "par hasard", a-t-il confié plus tard, qu'il est ensuite amené à travailler pendant cinq ans dans l'ombre de Laurent Fbius (Laurent Fabius) comme directeur de cabinet au Budget, puis à l'Industrie et à Matignon enfin (à Matignon enfin).

Un peu "par hasard" encore qu'il est arrivé, le 1er mai 1986, au lendemain d'élections législatives perdues par la gauche, aux côtés de Georges Besse chez Renault. Un monde où cet opiniâtre a rapidement conquis une place, au point de devenir le dauphin de Raymond Lévy puis son successeur.
Et d'accompagner, de la privatisation de l'ex-Régie à son internationalisation, "une révolution française", selon le sous-titre d'un récent livre consacré à l'histoire récente de Renault. "Grâce à George Besse et à Raymond Lévy, Louis Schweitzer a pu faire de Renault un cas d'école de la métamorphose industrielle de la France de la fin du XXème siècle", écrit l'auteur de l'ouvrage, Stéphane Lauer.

Stratège

Industrielle, avec le recentrage sur la fabrication de voitures, la mutation a aussi été sociale sous George Besse et Raymond Lévy, comme en témoigne l'abandon en 1990 du statut de Régie nationale pour celui de société anonyme. Une mutation poursuivie par le pragmatique Louis Schweitzer, avec la privatisation de Renault en 1996, douloureusement marquée par la fermeture brutale de l'usine belge de Vilvorde en 1997 et ses 3.000 licenciements.

Cette décision figure parmi les deux moments les plus durs de ses années de Pdg, a-t-il affirmé lors de la présentation de ses derniers résultats, après avoir évoqué, en premier, le mariage raté avec le suédois Volvo en 1993.

Stratège, Louis Schweitzer a aussi repoussé les frontières d'un constructeur très franco-français, avec la conquête de marchés en Europe de l'est, en Amérique latine mais aussi en Asie.
Renault a ainsi racheté le coréen Samsung avant de s'allier avec le japonais Nissan, redressé par Carlos Ghosn. Et il a acquis le roumain Dacia, chargé de débuter la fabrication de la fameuse Logan.

S'il passe le relais à 62 ans, cet amateur de bande dessinée autant que d'art contemporain, père de deux filles, va rester très actif dans le domaine économique mais aussi social ou culturel. "Ma femme n'aime pas que je dise que je serai retraité", plaisante-t-il.
lenouvelobservateur, archives, avril 2005

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Emploi : la Halde veut supprimer les conditions de nationalité Leparisien.fr 15.04.2009, 13h15 | Mise à jour : 13h26

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) recommande de supprimer les conditions de nationalité pour accéder à un emploi tant dans la Fonction publique, que dans les secteurs public et privé.

La Halde rappelle en effet que les résidents extra-communautaires (hors UE) de longue durée (résidant légalement depuis 5 ans et de manière ininterrompue sur le territoire d'un Etat membre) ont droit à l'égalité dans l'accès à l'emploi selon le droit de l'Union européenne.

Mais «ce principe n'a pas été transposé en droit interne», explique la Haute autorité dans sa délibération, alors que «les justifications historiques apparaissent aujourd'hui inappropriées», en dehors des emplois relevant de la «souveraineté nationale et de l'exercice de prérogatives de puissance publique».

La Halde juge en particulier que, lorsque des ressortissants d'Etat tiers sont employés dans les mêmes conditions que des ressortissants communautaires, mais sous statuts précaires, la condition de nationalité devient sans fondement. Les emplois fermés se trouvent majoritairement dans le secteur public, souligne l'instance présidée par Louis Schweitzer.

Ainsi, les postes d'agents titulaires bénéficiant des garanties statutaires sont inaccessibles aux étrangers non communautaires dans les trois fonctions publiques (Etat, hospitalière et territoriale), qui ne peuvent accéder qu'à des emplois non titulaires (contractuels ou vacataires).

De même, les étrangers extra-communautaires ne peuvent pas accéder aux emplois permanents de la majorité des entreprises de service public (EDF, Banque de France, etc.), à l'exception de la RATP, la Sécurité sociale et La Poste.

Selon la Haute autorité, le nombre d'emplois fermés aux étrangers est estimé à 7 millions en France, soit 30% de l'ensemble des emplois, selon un rapport du Groupe d'étude sur les discriminations (Ged) de mars 2000.

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La Halde somme M6 d'ouvrir la Nouvelle Star aux seniors! le 28 avril 2009 11h04 | par Renaud Revel lexpress.fr

A la suite d’une réclamation d’un candidat refoulé pour l’émission A la recherche de la Nouvelle Star, sur M6, en raison de son age ( 41 ans) la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde) a adressé une lettre pour le moins ubuesque à la chaîne.

En effet, sous la plume de son président Louis Schweitzer, la Halde remarque que « la prestation attendue des candidats tout au long du concours en question consiste à interpréter des chansons, seuls ou en groupe, pendant 12 semaines maximum, lors d’auditions diffusées en direct et en prime time ».

Et elle ajoute que «le règlement du concours exige des candidats retenus après des auditions régionales qu’ils soient disponibles entre janvier et juin et qu’ils soient immédiatement disponibles à toutes demandes de producteur. Il leur appartient d’organiser la suspension de tout engagement professionnel et de se libérer de toute obligation professionnelle ». « Mais surtout», constate Louis Schweitzer, La Nouvelle Star « débouche sur des contrats dans l’industrie musicale. Ainsi, la finalité du concours consiste en réalité à lancer la carrière professionnelle d’un ou d’une artiste. L‘enjeu de ce concours est donc directement professionnel ».

Il n’en fallait pas plus à la Halde pour considérer que le programme de M6 pouvait s’apparenter à une activité professionnelle. Les dirigeants de M6 ont beau argué que l’émission, réservée à des candidats âgés de 16 à 34 ans, est faite pour révéler de « jeunes talents», cela ne passe pas. « Les sociétés Freemantlemedia et M6 n’ont pas démontré en quoi le fait d’empêcher la participation de toute personne de plus de 34 ans était essentiel, déterminant, légitime et proportionné au regard de l’objectif consistant à révéler un chanteur inconnu du public et de lancer sa carrière ».

Et la Halde de conclure en affirmant que « ce refus est discriminatoire ». Elle demande à M6 d’abroger la règle de limite d’age et donne deux mois à la chaîne d’être informé dans les 2 mois. Celle-ci a confié le dossier à ses avocats.

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La gestion de la Halde par Louis Schweitzer dans le collimateur de la Cour des comptes 03.09.10 | 09h06 • Mis à jour le 03.09.10 | 14h10

L'ancien président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) Louis Schweitzer [et président du conseil de surveillance du Monde] est éreinté par un rapport de la Cour des comptes, selon le magazine Marianne dans son édition de samedi matin. Le document, dont les conclusions doivent être publiées avant la fin de l'année, relève une "absence de contrôle", des "marchés à la limite de la légalité" et une "opacité dans les opérations financières". Il évoque aussi "un risque de redressement judiciaire en cas de contrôle par les services de la Commission européenne", selon le magazine.

Avec une dépense de 6,2 millions d'euros, la communication est le principal "point noir" mis en cause par la Cour des comptes qui a examiné la gestion de la Halde entre 2005 et 2009, selon Marianne. Les principaux bénéficiaires en sont l'association Civisme et démocratie (Cidem) et les agences Publicis et TBWA, toutes engagées sans mise en concurrence préalable.

Selon le rapport, le Cidem, qui fédère 11 associations engagées dans la promotion de la citoyenneté, a touché 3,2 millions d'euros entre 2006 et 2008. Les magistrats de la Cour des comptes ont par ailleurs mis en cause le loyer annuel de 1 831 952 euros versés pour le siège de 2 304 m2 du 11, rue Saint-Georges (9e), soit 795 euros le m2 contre 308 dans la rue voisine. Ce loyer était déjà dans le collimateur des députés qui ont rogné les crédits prévus dans le budget 2010 pour la Halde, passés de 12,9 millions d'euros à 11,9.

La cour a aussi mis en évidence des conflits d'intérêts impliquant des membres du collège exécutif de la Halde. "Sur les 11 membres composant le collège, trois seulement ont respecté l'obligation d'établir une déclaration d'intérêt immédiatement après leur nomination", observe la cour. Louis Schweitzer a quitté en mars ses fonctions à la Halde, créée par la loi du 30 décembre 2004. Il été remplacé par Jeannette Bougrab, une juriste qui s'est engagée lors d'une audition par les députés à gérer "comme un père de famille" le budget de l'institution

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La présidente de la Halde menacée de mort LEMONDE.FR avec AFP | 03.09.10 | 21h21 • Mis à jour le 03.09.10 | 22h49

La présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde), Jeannette Bougrab, a déposé une plainte pour menaces de mort, sans que celle-ci donne lieu à l'ouverture d'une information judiciaire, a-t-on appris vendredi 3 septembre de source judiciaire.

Plus tôt dans la journée, la présidente avait affirmé sur la chaîne de télévision BFM avoir reçu ces menaces après un article du Canard enchaîné, en juin, l'accusant d'avoir fait voter un doublement de son indemnité mensuelle.

"Quand il y a un papier dans un journal (qui fait aujourd'hui l'objet d'une procédure judiciaire) qui suscite une telle haine à l'égard d'une personne et que vous recevez à la Halde des courriers de menaces de mort et de menaces de propos racistes, j'en ai un peu assez de cela", avait déploré Jeannette Bougrab sur BFM, qui a déposé plainte en diffamation contre Le Canard enchaîné.

Le ministre des relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, avait appuyé Mme Bougrab devant les députés en affirmant que sa rémunération "est fixée par un arrêté interministériel du 20 juillet 2005 qui n'a jamais été modifié et qui ne le sera pas prochainement", précisant que cette indemnité était "de 6 135 euros par mois".

"Dans cet univers, qui est relativement impitoyable, tous les coups sont permis, y compris de traîner des gens dans la boue", a dénoncé Jeannette Bougrab sur BFM : "Quand vous touchez à des questions aussi sensibles que l'égalité, quand vous touchez à des situations acquises et qui sont fondamentalement inégalitaires comme la discrimination entre hommes et femmes, à partir du moment ou vous touchez à des choses qui paraissent normales (c'est-à-dire qu'une femme ait 30 % d'écart de salaire c'est normal dans cette société), comme on commençait à dire 'moi, je vais faire bouger les choses', vous faites des mécontents".

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Louis Schweitzer : «On veut fragiliser la Halde» lefigaro.fr Par Cécilia Gabizon 06/09/2010 | Mise à jour : 19:30 Réactions (223) «La Halde n'a pas que des amis. Elle a suscité l'hostilité de certains politiques, en prenant position sur des dispositions de la loi Hortefeux sur l'immigration», souligne Louis Schweitzer.

INTERVIEW - Répondant aux critiques de la Cour des comptes sur l'institution, son ancien président défend son bilan.

«Opacité des comptes», «marchés à la limite de la légalité»… Un rapport intermédiaire de la Cour des comptes qui a fuité dans la presse ce week-end met durement en cause la gestion de Louis Schweitzer à la tête de la Halde de 2005 à 2010. L'ancien président, dénonçant des «accusations infondées», s'explique dans Le Figaro.

LE FIGARO. - La Cour des comptes épingle un budget de communication de 6,2 millions. Que lui répondez-vous?

Louis SCHWEITZER. - Je suis choqué que ces éléments intermédiaires paraissent dans la presse. Ils mettent en cause l'institution et ses agents. Le procédé est d'autant plus malhonnête que les réponses apportées par la Halde, elles, ne sont pas publiées. Ces accusations sont infondées. Nous avons volontairement consacré un très important budget à la communication en 2006 pour faire connaître la Halde, tout juste créée, aux victimes de discriminations. Nous avons dépensé presque 3 millions (29% du budget). En 2007, nous y avons consacré 1,8 million (15% du budget), puis 1,2 million en 2008 et enfin 826.000 euros en 2009. Les dépenses annuelles de communication ont donc été divisées par trois, une fois la notoriété acquise.

La Cour juge cette communication peu efficace.

Tous les indicateurs prouvent le contraire. En 2006, 16% des Français nous connaissaient, contre 54% en 2009. Nous sommes passés de 1400 réclamations à 10.500 sur la période. Par ailleurs, tous les contrats ont fait l'objet d'appels d'offres absolument transparents.

Comment expliquer alors les sévères critiques de la Cour des comptes?

Je regrette un manque de neutralité dans les termes. Mais il faut attendre de voir le rapport final. Quant aux fuites, elles servent ceux qui veulent fragiliser la Halde, alors que les députés doivent se prononcer prochainement sur une fusion avec le Défenseur des droits. La Halde n'a pas que des amis. Elle a suscité l'hostilité de certains politiques, en prenant position sur des dispositions de la loi Hortefeux sur l'immigration, dont les tests ADN. C'était pourtant notre mission. La Halde doit normalement être consultée sur tous les textes ayant trait à la discrimination au sens large. Enfin, nous avons également organisé un testing sur la discrimination à l'embauche dans les entreprises du CAC 40 qui nous vaut des rancœurs tenaces.

Ce testing a été mené par la société d'un des membres du comité consultatif de la Halde.

Nous avions fait deux appels d'offres infructueux. Arirs était la seule société qualifiée qui s'est présentée. Il n'y avait pas de conflit d'intérêts. Ce comité n'a aucun pouvoir de décision et n'intervient pas dans la gestion. Les entreprises, prévenues, ont amélioré leur processus de recrutement. Depuis, 27 entreprises s'auto-testent chaque année, preuve que l'instrument est utile.

Les magistrats dénoncent des locaux surdimensionnés et un loyer exorbitant.

Le bail a été signé en janvier 2005, par la ministre Nelly Olin, deux mois avant ma nomination. Un bail de neuf ans ferme, non négociable. Depuis nous avons essayé de réduire le loyer. France Domaine, le négociateur de l'État, s'y est attaché, tout comme Éric Woerth qui a écrit personnellement au propriétaire, Unibail, lorsqu'il était ministre du Budget. Sans succès. Le loyer est élevé mais la surface n'est pas disproportionnée. Nous disposons de 11,60 mètres carrés de surface utile par personne, contre 18 en moyenne dans l'administration!

La Cour juge également les salaires trop élevés.

Les gens qui travaillent méritent d'être payés. Je n'ai moi-même pas voulu être bénévole, car mon activité à la Halde n'était pas une bonne œuvre mais un véritable travail. J'ai renoncé à un salaire mais je percevais une indemnité annuelle de 75.000 euros.

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06/09/2010 - 16:37 leJDD.fr Halde: Maillé veut que Schweitzer rembourse

Le député UMP, Richard Maillé, demande que Louis Schweitzer restitue les indemnités qu'il a perçues lorsqu'il était président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

L'hebdomadaire Marianne a fait état, dans sa dernière édition, d'un rapport de la Cour des comptes qui critiquait la gestion de Louis Schweitzer. "La moindre des choses serait qu'il restitue à la Halde les indemnités annuelles de 77.300 euros qu'il a perçues pendant près de cinq ans", a déclaré lundi le député des Bouches-du-Rhône. Egalement premier questeur de l'Assemblée nationale il a également dénoncé, dans un communiqué, "le train de vie indécent que mène la Halde depuis sa création".

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