
Mai 2001.
Arabie Saoudite. Fortune et infortune des femmes voilées, Emmanuelle Pirat, canoe.fr, dimanche 6 Mai 2001.
Pour les Saoudiennes, l'argent ne fait pas le bonheur
Voilées de la tête aux pieds, enfermées sous leur "abaya" noir, victimes d'interdictions les plus dures (dont celle de travailler, exception faite de très rares métiers comme l'enseignement ou la santé), les femmes saoudiennes ont réussi à s'imposer malgré tout dans le monde des affaires.
Le régime wahhabite est l'un des plus rigoureux au monde à l'égard des femmes : elles n'ont ni le droit de conduire, ni le droit de contracter un prêt ou de voyager sans l'autorisation de leur mari ou d'un homme de leur famille, ni même le droit de se promener seule (là aussi, elles doivent toujours être accompagnées), sous peine d'être arrêtées.
Elles ne sont pas non plus autorisées à accompagner leur mari lors de rencontres sociales. Même dans les bus ou les endroits publics, elles sont victimes de discriminations : dans les transports, elles ne peuvent pas emprunter le même accès que les hommes.
Financières envers et contre tout
Pourtant, les Saoudiennes ont gagné du terrain ces dernières années en matière de droits économiques, comme celui de créer leur entreprise ou leur association, ou de gérer leurs propres affaires. Ainsi, on compte un nombre croissant de "femmes d'affaires" (c'est tout le paradoxe puisqu'on ne leur permet pas d'être "actives"). Djeddah, le plus grand centre commercial du royaume saoudien, en dénombre 4.000.
34% du secteur privé aux mains des femmes
En fait, la plupart des Saoudiennes tirent leur fortune de l'héritage, à la faveur de la loi islamique. Mais comme elles ne sont pas actives sur le marché du travail, elles placent souvent leur argent dans les banques... ou en actions. 34% du secteur privé à Ryad, 25,6% à Djeddah, sur la mer Rouge, et 5,58% à La Mecque, le premier lieu saint de l'islam, sont aux mains de femmes. Elles contrôlent 20% des actions dans les firmes publiques, 15% dans les firmes privées et 10% dans le foncier.
Encore 50% de femmes analphabètes
Mais ces avancées ne doivent pas faire oublier les autres discriminations dont elles sont victimes, comme en témoigne un rapport d'Amnesty International. Il reste plus de 50% de femmes analphabètes dans le pays (contre 27% chez les hommes). Et celles que le régime confine le plus souvent à la maison, permettent surtout à l'Arabie d'afficher un taux de natalité de 7,1 enfants par femme.
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Le roi Abdallah d'Arabie saoudite gracie la victime d'un viol
Le ministre de la Justice, Abdoullah bin Mohamed al Cheikh, cité par le journal Al Djazirah, n'a pas confirmé l'information rapportée par des sources anonymes mais il a expliqué que le roi avait le pouvoir de prononcer des grâces lorsqu'elles vont dans le sens de l'intérêt général.
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En 2006, une chiite de 19 ans se trouvait seule avec un ami lorsqu'un groupe de sept hommes sunnites les a kidnappés en les menaçant d'un couteau. Ils ont frappé et relâché le garçon et violé la jeune femme.
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En Arabie Saoudite, l'un des régimes les plus durs envers les femmes, celles-ci ont réussi à s'imposer dans les affaires. Celles à qui on refuse le droit le conduire un véhicule, contrôlent une part inattendue du business local.
Et, fait surprenant, elles détiennent 70% des comptes courants bancaires en Arabie. Soit 11,5 milliards de dollars en dépôts, selon une étude citée par le journal Al-Watan.
Reuters - Lundi 17 décembre, 11h28 RYAD (Reuters) -
Version française par Gwénaelle Barzic
Quatre des criminels ont été condamnés à deux à neuf ans d'emprisonnement ainsi qu'à des peines de flagellation de quatre-vingts à mille coups de fouet.
ils ont été condamnés à deux cents coups de fouet et six mois d'emprisonnement pour s'être trouvés seuls et en privé avec une personne du sexe opposé n'appartenant pas à leur famille immédiate (cette infraction est appelée "khilwa" dans le droit islamique, la charia).
Le tribunal avait également précisé, pour justifier la relative légèreté des peines des agresseurs, dans un pays où le viol est passible de la peine de mort, que si la jeune femme n'avait pas été seule avec un homme qui n'était pas de sa famille, le viol n'aurait pas eu lieu.
Enfin, l'avocat de la jeune femme, Abdelrahmane Al-Lahem, avait également été suspendu par la justice saoudienne.