Une fonction honorifique

2011. Décembre, l'ancien président Katsav en prison dans une section spéciale réservée aux détenus les plus pieux
2010. Avril, Ehoud Olmert suspecté dans un "énorme" scandale immobilier
2009. Septembre, Ehoud Olmert, ancien 1er ministre, inculpé pour corruption ; triomphe de Madonna en concert à Tel-Aviv, qui célèbre le shabbat chez le 1er Ministre
2009. Mars, Evet Lieberman ministre des affaires étrangères, enquête pour corruption
2009. janvier. Destructions massives, 1300 palestiniens tués, 15 israëliens : Israël abandonne
2008. décembre. Olmert attaque Gaza avant les élections
2008. 2 juin. L'affaire Olmert, Premier ministre ; démissionnaire ...
2007. 13 juin. Election de Shimon Peres ; démission de Moshe Katzav et compromis, indemnisation et prison avec sursis pour Katzav
2006. 17 octobre. L'affaire Moshe Katsav ; inculpation
2000. L'affaire Ezer Weizman

Une fonction honorifique
Libération, QUOTIDIEN : Mardi 17 octobre 2006 - 06:00, p. 8
Le président israélien est élu pour cinq ans par la Knesset, le Parlement israélien, parmi des candidats choisis pour leur envergure personnelle et leur contribution à la nation.

Ses fonctions sont essentiellement honorifiques mais la présidence est censée symboliser l'unité de la nation, au-delà des divisions partisanes. Il préside notamment à l'ouverture officielle des sessions de la Knesset ; il signe les lois et traités votés par la Knesset ; il nomme, sur recommandation des ministères concernés, les diplomates, les juges et le gouverneur de la Banque d'Israël ; il a le droit de grâce des prisonniers, sur recommandation du ministère de la Justice.

Moshe Katsav avait créé la surprise en étant élu en juillet 2000 contre le travailliste Shimon Perès.
Il a succédé à Ezer Weizman, qui avait démissionné de ses fonctions à la suite d'accusations de corruption.

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Mardi 17 octobre 2006 - 06:00 La police de l'Etat hébreu recommande l'inculpation de Moshe Katsav élu en 2000.
Libération, 17 octobre 2006, p. 8, Par Delphine MATTHIEUSENT QUOTIDIEN : Mardi 17 octobre 2006 - 06:00 Jérusalem correspondance
Viols et harcèlements dans les états de service du président israélien

A l'issue d'une enquête de trois mois pendant laquelle il a été interrogé à cinq reprises, la police israélienne a estimé que Moshe Katsav devait être inculpé notamment pour le viol de son ex-secrétaire et d'une employée, alors qu'il était ministre du Tourisme dans les années 80 et 90.

Avances.

Aujourd'hui Président, Katsav devrait aussi être poursuivi pour harcèlement sexuel à l'encontre de cinq femmes employées à la présidence. Il est soupçonné de les avoir contraintes à entretenir avec lui des relations sexuelles, les menaçant de les licencier si elles repoussaient ses avances. La police a rendu ses conclusions dimanche au procureur de l'Etat, Menahem Mazouz, qui doit se prononcer d'ici à deux ou trois semaines sur une éventuelle inculpation.
Katsav est également soupçonné d'écoutes illicites, d'obstruction à la justice et de prévarication. Katsav, 61 ans, marié et père de cinq enfants, risque de trois à seize ans de prison ferme pour les faits qui lui sont reprochés.

Les unes des quotidiens israéliens sont consacrées au scandale.
Le quotidien populaire Maariv titre ironiquement : «Votre Excellence, mon violeur.» La fonction de président est presque exclusivement honorifique en Israël, mais elle bénéficiait jusqu'à maintenant d'une forte cote de popularité auprès de la population. Katsav, souvent considéré par ses pairs comme un outsider politique en raison de son manque de charisme, de ses origines iraniennes et de sa modeste extraction familiale, clame son innocence : «La presse mène contre moi une chasse aux sorcières et se livre à un lynchage public», a-t-il affirmé le 21 septembre à la radio militaire. «Durant plus de vingt ans d'activité au service de l'Etat, j'ai travaillé avec des dizaines de jeunes femmes. La presse a réussi à mettre la main sur quelques-unes qui avaient envers moi des motifs personnels de vengeance parce que j'avais refusé de les employer à la présidence. [...] Il y a un complot ourdi de longue date contre moi par une bande de malfrats», a-t-il aussi soutenu, en refusant d'identifier les auteurs de ce complot.

Hier, le président israélien, dont le mandat s'achève normalement en juillet prochain, semblait cependant succomber à la pression médiatique et politique. Après avoir affirmé, jusqu'au dernier moment, qu'il participerait à l'ouverture solennelle de la session d'hiver de la Knesset, l'une des plus importantes prérogatives présidentielles, Katsav a finalement renoncé. Plusieurs députés, y compris des députés du Likoud, son parti, avaient menacé de ne pas se lever lors de son entrée, contrairement au protocole.
Toujours hier, son avocat a annoncé que Katsav démissionnerait s'il était inculpé. Le ministère de la Justice craignait qu'il ne tente de se maintenir à la présidence, comme il y est légalement autorisé : selon la loi israélienne, des poursuites contre un président ne peuvent être engagées qu'après sa démission ou son limogeage.

Multiplier.

Les scandales financiers et sexuels se sont multipliés en Israël ces derniers mois. Le Premier ministre Ehud Olmert est soupçonné de transactions immobilières frauduleuses.
Haïm Ramon, membre de Kadima, le parti d'Olmert, a dû démissionner de son poste de ministre de la Justice en août, en raison de poursuites pour harcèlement sexuel.
Enfin, Tsahi Hanegbi, également membre de Kadima et président de la commission des Affaires étrangères de la Knesset, est accusé d'abus de confiance et de corruption électorale.

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2000/07/11 09:11:00 Comme prévu, le président israélien remet sa démission
[Nouvelobs.com : quotidien - 2000/07/11 09:11:00]

JERUSALEM (AP) -- Ezer Weizman a remis lundi, comme prévu, sa démission, après sept ans à la tête de l'Etat hébreu. Le président israélien met ainsi fin à un deuxième mandat qui avait tourné à l'aigre avec l'affaire des cadeaux de l'homme d'affaires français Edouard Sarousi.

Déclarant que cette journée marquait «la fin d'une ère», le premier conseiller du président, Aryeh Shumer, a remis lundi la lettre de démission de M. Weizman à Avraham Burg, le président du parlement israélien.

Techniquement, la démission devait prendre effet 48 heures plus tard. A cette date, il ne devait plus y avoir de président israélien jusqu'au 31 juillet quand les parlementaires voteront à bulletin secret pour départager l'ancien Premier ministre Shimon Peres, prix Nobel de la Paix et artisan des accords d'Oslo, et le parlementaire du Likoud, le parti d'opposition conservateur, Moshe Katsav.

La démission d'Ezer Weizman intervient après que le ministre de la Justice Elyakim Rubinstein eut critiqué la conduite du chef de l'Etat dans l'affaire des cadeaux tout en annonçant que le dossier était clos en raison de la prescription.

L'affaire avait éclaté lorsqu'un journaliste avait accusé Ezer Weizman d'avoir reçu 453.000 dollars de la part de l'homme d'affaire français Edouard Sarousi. La police a conclu que le fait que le président n'eut pas déclaré cet argent constituait une fraude et un abus de confiance.

Ezer Weizman, dont c'était le deuxième mandat de cinq ans, devait théoriquement assumer sa charger jusqu'en 2003. Mais il avait déclaré il y a deux mois qu'il allait démissionner, évoquant des problèmes de santé et les conséquences de l'enquête. AP

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Moshe Katsav inculpé pour viol
Le président israélien pourrait annoncer aujourd'hui la suspension de ses fonctions. Par Daphné MATTHIEU, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007

L'inculpation pour viol du président israélien Moshe Katsav a discrédité un peu plus, hier, une classe dirigeante israélienne secouée par une série de scandales et de démissions.

Le procureur général israélien Menahem Mazouz a décidé de suivre les recommandations de la police et d'inculper Katsav pour le viol d'une employée alors qu'il était ministre du Tourisme, dans les années 80 et 90. L'accusation est la plus grave jamais émise contre un responsable politique israélien, dans un pays où les scandales financiers et sexuels ne sont pas rares.

Moshe Katsav, qui est également inculpé de harcèlement sexuel, d'obstruction à la justice et de prévarication, risque entre trois et seize ans de prison ferme pour les faits qui lui sont reprochés.

Ces inculpations interviennent après la démission du chef d'état-major Dan Halutz, il y a quelques jours, l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre du Premier ministre Ehud Olmert, notamment pour délit d'initié : le public israélien a perdu confiance dans une classe politique qu'il juge corrompue et incompétente.

Hier soir, un des avocats du président israélien, David Libai, s'est dit persuadé que le procureur général reviendrait sur sa décision après avoir entendu Katsav lors d'une audience au cours de laquelle le Président présentera «des éléments nouveaux».

Ses avocats ont cependant précisé que Katsav honorerait l'engagement qu'il avait pris devant la justice, il y a deux mois, de se suspendre de ses fonctions s'il était inculpé, avant même son audience. Le président israélien a convoqué une conférence de presse aujourd'hui, au cours de laquelle il devrait annoncer cette suspension. D'ores et déjà, les appels à sa démission immédiate se multiplient de toutes parts. «Les dégâts causés à l'institution présidentielle ces derniers mois sont si importants que seule la démission immédiate de Katsav peut lui permettre de se relever», a ainsi déclaré Yossi Beilin, chef du parti d'extrême gauche Meretz.

Le président de la commission parlementaire pour le contrôle de l'Etat, Zevulun Orlev, membre de la coalition de la droite nationale religieuse (Union nationale-Parti national religieux), a, quant à lui, estimé que l'inculpation de Katsav marquait «un jour sombre pour l'Etat et ses citoyens, ainsi que pour l'institution présidentielle».

La fonction de Président est presque exclusivement honorifique en Israël, mais, jusqu'au début de «l'affaire Katsav», elle bénéficiait d'une forte cote de popularité auprès de la population.

Membre du Likoud, âgé de 61 ans, marié et père de cinq enfants, Katsav a été élu président en 2000 par les députés qui l'ont préféré à Shimon Pérès. Son mandat s'achève en juillet.
Katsav, considéré comme un outsider en raison de son manque de charisme, de son ascendance iranienne et de ses origines modestes, a été le premier homme de droite à occuper les fonctions de président, apogée d'une carrière sans éclat.
liberation.fr, Par Daphné MATTHIEU, QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007, p. 9

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vendredi 29 juin 2007, 15h57 Moshé Katzav, le président israélien tombé en disgrâce, démissionne Par Ron BOUSSO, Yahoo.fr, actualités

agrandir la photo JERUSALEM (AFP) - Le président israélien Moshé Katzav, tombé en disgrâce pour son implication dans un scandale sexuel, a formellement démissionné vendredi, sortant par la petite porte après un compromis avec la justice qui lui a permis d'échapper à la prison.

M. Katzav, âgé de 61 ans et père de cinq enfants, avait été suspendu dès janvier, à sa demande, de ses fonctions de président, un poste largement honorifique en Israël, auquel il avait accédé en 2000. agrandir la photo

"Je souhaite mettre un terme à mon mandat deux semaines en avance et je vous remets pour cette raison ma démission", a-t-il écrit dans sa lettre de démission adressée à la présidente du parlement Dalia Yitzik, selon des sources parlementaires.

Son mandat devait s'achever le 13 juillet. Le vétéran Shimon Peres, 83 ans, a d'ores et déjà été élu en juin par la Knesset pour lui succéder. agrandir la photo

M. Katzav a échappé à la prison ferme après un compromis, violemment critiqué par la presse et les associations féminines, annoncé jeudi par le procureur général de l'Etat Menahem Mazouz.

Aux termes du compromis, il a reconnu sa responsabilité dans une longue série de délits sexuels, y compris harcèlement et actes indécents contre deux de ses ex-employées, mais l'accusation de viol n'a pas été retenue contre lui.

Ces délits ne valent donc à M. Katzav qu'une peine de prison avec sursis selon le compromis qui devrait encore être entériné dimanche par le tribunal de district de Jérusalem, selon des sources judiciaires.

Selon M. Mazouz, également conseiller juridique du gouvernement, ce compromis a pu être conclu après que M. Katzav, qui criait son innocence, a fini par "reconnaître être responsable d'une partie des accusations qui pèsent contre lui".

Il a affirmé que le chef d'inculpation pour viol n'avait pas été retenu "par manque de preuves suffisantes".

"Le compromis de la honte", écrit en Une le Yediot Aharonot, le plus grand tirage du pays.

Une des deux ex-employées, qui accuse M. Katzav de l'avoir violée mais a été déboutée, s'est pourvue en appel devant la Cour suprême pour faire annuler le compromis qu'elle a qualifié d'"immoral" et de "contraire à l'intérêt public". C'est par elle que le scandale avait éclaté il y a un an.

"Je suis blessée par ce compromis qui donne la permission aux criminels de s'en prendre aux femmes", a déclaré la plaignante, présentée sous l'initiale A, lors d'une conférence de presse tenue jeudi quelques heures après l'annonce du compromis.

"Moshé Katzav a exercé sur moi une terreur physique et morale (...) Il était comme Jekyll et Hyde, docteur la journée et tueur la nuit. J'ai vu son côté monstrueux", a-t-elle dit. "Il m'appelait le matin pour me demander comment j'allais m'habiller, et me dire de mettre une jupe et de ne pas mettre de culotte en-dessous. Il me menaçait de détruire ma vie si je ne faisais pas ce qu'il voulait".

Aux termes du compromis, M. Katzav doit lui verser l'équivalent de 3.500 dollars en indemnités et 8.000 dollars à la seconde plaignante.

Selon un sondage réalisé par le Yédiot Aharonot, 69% des personnes interrogées ont affirmé leur opposition au compromis et 73% ont estimé que justice n'avait pas été faite dans cette affaire.

Des associations féministes et des victimes d'agressions sexuelles prévoient pour leur part d'organiser une manifestation de protestation samedi soir à Tel-Aviv.

Initialement, M. Mazouz avait indiqué vouloir inculper M. Katzav pour viol, harcèlement sexuel, entrave à la justice et subornation de témoins.

Tout au long du scandale, M. Katzav, juif pratiquant, a systématiquement nié les soupçons de viol qui lui auraient valu d'encourir jusqu'à 16 ans de détention ferme.

Le 24 janvier, il a accusé publiquement la presse israélienne d'avoir ourdi "un ignoble complot pour le salir", parlant de "lynchage médiatique" et promettant de lutter "de toute son âme pour prouver" son innocence.

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mercredi 13 juin 2007, 17h06 Yahoo.fr, actualités Shimon Peres élu à la présidence d'Israël

JERUSALEM (Reuters) - Shimon Peres a été élu au poste de président d'Israël, une fonction essentiellement honorifique qui couronne à 83 ans la carrière politique de ce lauréat du prix Nobel de la Paix.

Ce vétéran de la politique israélienne a été élu au second tour par les députés de la Knesset. Il était resté seul candidat en lice après le désistement de ses deux concurrents qui lui ont apporté leur soutien.

L'homme, qui n'a jamais remporté une élection haut la main en Israël, a manqué d'être élu directement à trois suffrages près, remportant les faveurs de 58 parlementaires sur 120 dès le premier tour.

Sa prise de fonctions à la présidence d'Israël signifie qu'il doit se retirer du gouvernement d'Ehud Olmert dont il exerçait les fonctions de vice-Premier ministre et de ministre du Développement régional.

Né en Pologne, Peres a émigré avant la création de l'Etat juif et a fait ses classes au sein du Parti travailliste aux côtés de l'un des pères fondateurs d'Israël, David Ben Gourion.

Alors qu'il était ministre de la Défense dans la fin des années 1950, Peres avait conclu un accord secret avec la France de lancement d'un programme nucléaire dont Israël se serait servi par la suite afin de se procurer l'arme atomique.

L'Etat juif s'est toujours refusé à émettre le moindre commentaire sur ses activités atomiques.

Peres a été par la suite Premier ministre à deux reprises, de 1984 à 1986 puis en 1995 après l'assassinat de Yitzhak Rabin, mais n'a jamais remporté une élection avec une large majorité.

En 1994, le travailliste s'était vu décerner le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat pour sa participation à l'élaboration des accords d'Oslo un an auparavant.

En 2005, Peres avait quitté le Parti travailliste pour aider Ariel Sharon, Premier ministre de l'époque, à fonder le grand parti centriste Kadima.

PRESTATION DE SERMENT EN JUILLET

Bien qu'officiellement encouragée par Olmert, la victoire de Peres restait incertaine en raison de pressions exercées dans les dernières heures précédant le scrutin par des avocats conservateurs et religieux.

Les doutes se sont dissipés lorsqu'à l'issue du premier tour ses deux adversaires, Colette Avital et Reuven Rivlin, ont appelé à soutenir la candidature de Peres.

L'ancien Premier ministre prêtera serment en juillet à l'expiration du mandat de l'actuel président Moshe Katsav, impliqué dans une affaire de viol et de harcèlement sexuel.

Katsav a toujours nié l'ensemble des charges retenues contre lui.
mercredi 13 juin 2007, 17h06 Yahoo.fr, actualités

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Lâché par son gouvernement, Ehud Olmert s’accroche au pouvoir
De notre correspondante à Jérusalem DELPHINE MATTHIEUSSENT Libération QUOTIDIEN : lundi 2 juin 2008

Les jours d’Ehud Olmert à la tête du gouvernement israélien sont comptés. Ce n’est pas la première fois, depuis qu’il a succédé à Ariel Sharon à la direction de Kadima et au poste de Premier ministre en 2006, que la chute d’Olmert est annoncée. Ses remarquables capacités de survie politique ne devraient cependant pas lui suffire pour réchapper de la dernière affaire de corruption dans laquelle il est embourbé.

Corruption.
Le témoignage, la semaine dernière, de l’homme d’affaires américain Morris Talansky, qui dit avoir fourni à Olmert d’importantes sommes d’argent en liquide pendant plus de treize ans, lorsque ce dernier était maire de Jérusalem et ministre du Commerce et de l’Industrie, a provoqué une véritable onde de choc.
Sommé de démissionner par Ehud Barak - ministre de la Défense, chef du Parti travailliste et également le principal allié de la coalition gouvernementale d’Olmert -, le Premier ministre doit aussi faire face à la contestation au sein de son propre parti.
La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, la rivale d’Olmert au sein de Kadima, a ainsi appelé à la tenue rapide d’élections primaires, accusant implicitement le chef du gouvernement de violer les «normes éthiques» auxquelles les responsables politiques sont tenus.
Contrairement au chef du gouvernement, soupçonné, outre l’affaire Talansky, dans trois affaires de corruption, Livni n’a jamais été inquiétée par la justice et est considérée par le public israélien comme particulièrement intègre.

Selon un sondage publié par le quotidien Yedioth Aharonot, elle est la favorite des électeurs inscrits à Kadima : 39 % souhaitent la voir diriger cette formation, contre 25 % pour son principal concurrent, le ministre des Transports Shaul Mofaz.
L’ambition de Tzipi Livni de succéder à Ehud Olmert au poste de Premier ministre est connue même si cette dernière ne l’a jamais ouvertement admis. En ouvrant la voie à la succession d’Olmert à la tête de Kadima, la ministre des Affaires étrangères prépare le terrain pour la tenue d’élections générales anticipées, désormais présentées comme inévitables avant la fin de l’année.
La présente législature doit normalement s’achever fin 2010. «Face au défi stratégique qui se pose à Israël, il va falloir au plus vite et créer un gouvernement d’union nationale après des élections, donc avancer ces élections», a déclaré samedi le député de Kadima Tzahi Hanegbi, un proche d’Olmert.

Retour du Likoud.
Un autre fidèle du Premier ministre, le vice-Premier ministre Haïm Ramon a estimé lui aussi que les élections seraient avancées, probablement à novembre. En cas d’élections anticipées, le chef du Likoud et ex-Premier ministre Benyamin Nétanyahou devrait l’emporter facilement.

Selon des études publiées le week-end dernier par les quotidiens israéliens, le parti de droite triplerait quasiment sa représentation parlementaire, pour obtenir plus de 30 sièges sur 120, et pourrait s’appuyer sur une coalition de 64 à 70 députés.

Malgré les pressions, Ehud Olmert refuse cependant obstinément d’envisager une démission. Il dément toute malversation et refuse d’abandonner ses fonctions tant qu’un acte d’accusation n’aura pas été présenté contre lui.

Il doit ainsi se rendre, comme prévu aujourd’hui à Washington pour des discussions avec le président américain, George W. Bush. Une visite que les médias israéliens se sont empressés de qualifier ironiquement de «voyage d’adieu».

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Ehud Olmert: la chute du funambule
Intérim à Jérusalem STÉPHANE AMAR Libération QUOTIDIEN : vendredi 1 août 2008 p. 6
Après avoir réussi à se maintenir à la tête du gouvernement israélien pendant trente et un mois, le Premier ministre, impopulaire et accusé de corruption, s’est résolu au départ.

«J’ai commis des erreurs», a humblement reconnu Ehud Olmert, la mine défaite, lors de son allocution télévisée de mercredi soir destinée à annoncer sa prochaine démission.
Il n’a pas précisé lesquelles. Se disant fier de son bilan et innocent de toute concussion, le Premier ministre songeait sans doute aux bévues stratégiques qui l’ont précipité dans cette impasse.
Car cette fois, bien que familier des coups fourrés et doué d’un art consommé pour la survie politique, il n’a pas su esquiver les attaques. Ni celles de sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui brigue sa place, ni celles d’un parquet, qui a poursuivi sans relâche son enquête sur le fait qu’il ait bénéficié, à titre personnel, de pots de vin versés par un homme d’affaires américain.

Juste retour de bâton estiment les commentateurs israéliens : sa baraka n’avait que trop duré.

Car, comme disait Coluche, Ehud Olmert a surtout eu la chance d’arriver «premier à un concours de circonstances».
Vice-Premier ministre au moment de l’accident cérébral d’Ariel Sharon, en janvier 2006, ce politicien, terne mais ambitieux, se retrouve soudain propulsé à la tête du pays, avant de remporter de justesse les élections grâce à l’aura de Sharon.
Aujourd’hui, après trente et un mois d’un règne durant lequel il n’a cessé d’être contesté par les siens et boudé par l’opinion, il quitte piteusement le devant de la scène.

Surenchère.
Longtemps, le grand public a ignoré Ehud Olmert.
Né en 1945 dans le village de Benyamina, le fief des révisionnistes de Jabotinsky, il milite très jeune au sein du Hérout, l’ancêtre du Likoud. S’il se fait élire député dès l’âge de 28 ans, il figure toujours dans les dernières places éligibles.
Il se distingue alors par sa surenchère nationaliste.
En 1977, il s’oppose à Begin quand celui-ci s’engage à restituer le Sinaï à l’Egypte. «Je voudrais lui dire aujourd’hui combien je regrette», dira-t-il vingt ans plus tard, lui qui, aussi, a fini par prôner un retrait des territoires.

Elu maire de Jérusalem en 1993, il encourage le peuplement juif dans la partie orientale de la ville et autorise la construction du très controversé quartier d’Har Homa, aux portes de Bethléem.
Sur un de leurs sites Internet, les colons diffusent la vidéo d’un meeting datant des années 90 où il jure, la main sur le cœur, qu’il ne renoncera ni à Hébron, ni à Jérusalem-Est.

«Il fait partie de cette génération qui a dilapidé l’héritage des pères fondateurs, peste Jacques Kupfer, un historique du Likoud. Alors que son père était partisan du Grand Israël, de la mer au Jourdain, Olmert a complètement disjoncté. Il colle à la définition même de l’opportuniste.»

Tabou.
Le grand virage idéologique d’Olmert accompagne celui d’Ariel Sharon.
Fin 2003, la deuxième Intifada perd de sa vigueur et, pressé par les Etats-Unis, l’ancien chef de guerre cherche à lancer une initiative politique. Il envoie Olmert en éclaireur.
Sous les huées de son électorat, ce dernier brise le tabou d’une évacuation des colons de Gaza et du nord de la Cisjordanie.

L’extrême droite le jette alors aux chiens et n’hésite pas dans le même mouvement à conspuer sa femme, dont le cœur penche à gauche, sa fille, lesbienne et pacifiste militante, et son fils, réformé du service militaire.

Ehud Olmert a troqué d’autant plus volontiers ses habits d’ultranationaliste qu’il pressent une évolution de l’opinion. «Nous sommes fatigués de nous battre, fatigués d’être des héros», confie-t-il peu avant le retrait de Gaza. Rassuré par l’évacuation unilatérale de l’été 2005, qui se déroule sans accroc, il compte appliquer le même schéma aux colonies de Cisjordanie.

«Kadima est un parti sans idéologie qui clôt l’ère des grands idéaux de la gauche et de la droite, l’idéal du kibboutz et celui du Grand Israël, analyse Daniel Haïk, biographe d’Ariel Sharon.
Cela convenait bien à Ehud Olmert. Mais Sharon avait aussi fait le deuil d’un accord négocié avec les Palestiniens.
Or, malheureusement pour Olmert, la guerre du Liban et les tirs de roquettes depuis Gaza ont mis à mal la thèse de l’unilatéralisme. Et il a dû se résoudre à négocier.»

«Olmert a échoué dans la guerre et dans la paix», constate avec justesse Aluf Benn dans le quotidien Haaretz.
Ses amis y voient surtout la faute à pas de chance. A la tête d’un pays à l’économie florissante et à la sécurité restaurée, Olmert aurait été victime des événements, qui, de la guerre du Liban à l’avalanche téléguidée d’affaires politico-financières, auraient ruiné sa crédibilité.
En fait, c’est en juillet 2006 qu’il a joué son va-tout - et perdu - en échouant dans sa guerre contre le Hezbollah. La suite n’a été qu’une longue agonie politique.

Olmert a-t-il pour autant dit son dernier mot ?
Ses soutiens et ses détracteurs s’accordent sur un point : cette capitulation en rase campagne cadre mal avec sa pugnacité légendaire. On lui prête toutes sortes d’intentions, plus ou moins machiavéliques.
Il pourrait ainsi tenter de sortir de sa manche un accord avec les Syriens pour se remettre en selle. Ou de convaincre les députés de refuser leur soutien à Tzipi Livni. A moins que la providence ne vienne à nouveau à son secours.

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Israël prépare sa riposte contre le Hamas à Gaza Article publié le 28 Décembre 2008 Par Michel Bôle-Richard Source : LE MONDE

Pour les autorités israéliennes, la décision est désormais acquise.

Tsahal va répliquer aux tirs de roquettes et de mortiers en provenance de la bande de Gaza. La pression de l'opinion publique est trop forte. Plus de 200 engins explosifs sont tombés sur le sol israélien depuis la fin de la trêve de six mois, le 19 décembre.

Les préparatifs de la riposte sont en cours. La seule question qui se pose est de savoir quand et de quelle manière l'Etat juif va attaquer le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis la mi-juin 2007.

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Le Hamas triomphe, les Nations unies désespèrent De notre envoyé spécial à Gaza, Adrien Jaulmes leFigaro.fr 21/01/2009 | Mise à jour : 00:24 | Commentaires

Mardi, à Gaza, Ban Ki-moon s'est déclaré «choqué» en découvrant les dommages d'un bâtiment de l'ONU bombardé par les Israéliens. Crédits photo : AP Les cris et les chants de victoire du mouvement islamiste, fier d'avoir résisté à l'offensive israélienne, ont été scandés lors de la visite du secrétaire général de l'ONU à Gaza.

Au moment même où les militants du Hamas défilaient mardi dans la principale rue de Gaza, célébrant comme une victoire le fait d'avoir courbé la tête et tenu bon face à l'orage de feu israélien qui a dévasté le territoire, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, admettait devant les ruines fumantes d'un hangar d'aide humanitaire incendié par les obus israéliens, son impuissance à se faire entendre dans le conflit.

Les partisans du Hamas se sont rassemblés en fin de matinée, à la sortie de la prière, en provenance de toutes les mosquées voisines. Juché sur une camionnette, un jeune tribun barbu du mouvement islamiste vêtu d'un curieux trench-coat blanc, harangue la foule. «Bravo aux combattants de la résistance. En vingt-trois jours de combats, l'ennemi n'a pas réussi à rentrer dans Gaza», s'époumone-t-il dans son micro. L'assistance, quelques milliers de personnes, en majorité des jeunes gens à la barbe épaisse, taillée sur la lèvre supérieure à la façon des islamistes, lève l'index vers le ciel. Des drapeaux verts du Hamas s'agitent. «C'est une victoire du Hamas ! Hamas ! Hamas !», crie le jeune homme. On lance des poignées de chocolats en l'air, les vendeurs de limonade hurlent à l'unisson pour attirer le chaland.

Puis tout le monde se met en marche en direction du Parlement. Le cortège est encadré par des hommes armés du Hamas qui montent la garde aux carrefours. Il passe devant l'ancien sérail ottoman transformé en prison et dévasté par les bombes israéliennes, le premier jour de l'offensive. Il atteint enfin le Parlement palestinien, dont les étages supérieurs sont encore attachés par des armatures métalliques aux restes écroulés de l'édifice, lui aussi pratiquement pulvérisé.

Humilié publiquement

Les cris et les chants de victoire des militants sont audibles depuis le complexe de l'UNRWA, où le secrétaire général de l'ONU, le très policé Ban Ki-moon, est venu en visite pour la journée. Il tient une conférence de presse devant les entrepôts de l'agence, les pieds dans l'eau des lances des pompiers, devant les restes noircis des hangars et l'odeur âcre de l'incendie qui fume encore un peu. L'UNRWA est l'une des plus anciennes agences des Nations unies. Elle subvient aux besoins des réfugiés palestiniens de Gaza depuis 1949. Soixante ans plus tard, elle tient toujours à bout de bras le sort des descendants des centaines de milliers de déplacés qui avaient fui leurs maisons à la création de l'État d'Israël par une résolution de l'ONU.

Humilié publiquement par les Israéliens, qui ont bombardé ce hangar parfaitement répertorié le jour même de sa visite en Israël la semaine dernière, Ban Ki-moon s'est déclaré «choqué» en découvrant de ses yeux les destructions causées par l'«usage excessif de la force par l'armée israélienne». Il a demandé que des enquêtes soient menées là où des civils ont été tués, et que soient créés deux États, israélien et palestinien, vivant en paix et côte à côte.

Ironiquement, les débris d'un obus d'artillerie de 155 mm avec les marquages rouges qui signalent les projectiles incendiaires ou fumigènes, ont été placés juste derrière le secrétaire général, en dessous d'une plaque commémorant l'inauguration du hangar. La munition a été vendue ou donnée par les Américains. Les dégâts seront facturés aux Européens, puisque l'entrepôt avait été construit par des fonds de Bruxelles.

Malgré la simultanéité de sa visite et de la manifestation du Hamas, Ban Ki-moon s'est en revanche abstenu de faire référence au pouvoir en place à Gaza, et de rencontrer le moindre responsable du mouvement islamiste. Il a appelé à l'«unité palestinienne», concept un peu illusoire alors que le Hamas a construit son propre mini-État à Gaza, et vient de le baptiser dans le sang et les larmes.

En référence à «la victoire divine»

Car le pouvoir reste aujourd'hui à Gaza celui du Hamas. Le mouvement islamiste mis au ban de la communauté internationale se targue aujourd'hui d'avoir résisté à vingt-deux jours d'offensive israélienne.

Ce discours imite évidemment la «victoire divine», invoquée en 2006 par le Hezbollah après trente-trois jours de bombardements israéliens intensifs. Militairement parlant, ces vantardises n'ont pas beaucoup de fondement. Contrairement au Hezbollah, qui était parvenu à infliger des pertes conséquentes aux chars israéliens dans les collines du Liban-Sud, la résistance du Hamas a été balayée par le rouleau compresseur de l'armée israélienne.

Politiquement, le Hamas a sans doute raison, même s'il essaye aussi de regonfler le moral de ses troupes. Dès le lendemain du cessez-le-feu, ses policiers étaient sur tous les carrefours, réglant la circulation pour suppléer aux feux de signalisation éteints. Son appareil de sécurité opère désormais en civil et sans bureaux, mais assez efficacement.

Aucune voix ne s'est élevée publiquement à Gaza pour au moins interroger le Hamas sur sa décision de ne pas reconduire la trêve avec Israël, qui a expiré quelques jours avant l'attaque. Depuis son coup de force de 2007, toute dissidence, toute force politique concurrente, est muselée à Gaza.

Le Hamas n'a pas encore prouvé qu'il était capable de se transformer, et de parti révolutionnaire aux tendances totalitaires, devenir un gouvernement capable de coexister avec Israël. Si cela se produit un jour, il deviendra difficile à Ban Ki-moon ou à son successeur de ne plus le rencontrer

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Lieberman interrogé par la police sur des affaires de corruption Par Reuters, publié le 02/04/2009 à 18:53

JERUSALEM - La police israélienne a interrogé jeudi durant sept heures et demi le nouveau ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman dans le cadre d'une enquête ouverte il y a neuf ans sur des affaires de corruption, blanchiment d'argent et abus de confiance dont il se serait rendu coupable.

Le controversé leader ultranationaliste a protesté de son innocence dans ces affaires qui lui sont reprochées, dont la police n'a pas dévoilé les détails, et qui lui avaient valu d'être déjà interrogé par la police avant de devenir chef de la diplomatie israélienne.

La presse israélienne a rapporté que Lieberman aurait notamment reçu des pots-de-vin via une firme de consultants dirigée par sa fille Michal, qui a été interrogé ainsi que plusieurs des collaborateurs avant les élections du 10 février.

Avigdor Lieberman, qui s'estime victime d'une campagne de diffamation, a demandé à la justice d'ordonner la clôture de l'enquête le concernant. Elle ne s'est pas encore prononcée à ce sujet mais a demandé aux policiers de rendre leurs conclusions rapidement.

Le chef du parti d'extrême droite Yisraël Beïtenu, principal partenaire du Likoud au sein du nouveau gouvernement de coalition dirigé par Benjamin Netanyahu, avait inauguré son poste mercredi par une déclaration fracassante reniant le processus de paix lancé en novembre 2007 à Annapolis.

VENU D'URSS

Né Evet Lieberman le 5 juin 1958 à Kichinev, la capitale de la Moldavie alors soviétique, Lieberman a émigré en Israël avec ses parents en 1978 avec les premiers "refuzniks" juifs autorisés par l'URSS à quitter le pays.

Il change son prénom en Avigdor et se met à l'hébreu. Caporal dans les rangs de Tsahal, Lieberman étudie la sociologie. Il enchaîne les petits boulots, tour à tour bagagiste ou videur de boîte de nuit.

Etudiant à Jérusalem, il entame sa carrière politique en militant au Likoud de Menachem Begin. En 1993, il dirige l'administration du parti de droite. En 1996-97, il est le chef de cabinet de Benjamin Netanyahu, alors déjà Premier ministre.

En 1999, frustré par les compromis rendus nécessaires par les coalitions politiques, il fonde Yisraël Beïtenu (Israël, notre maison) et prône un échange de territoires entre les localités où vivent les 1,5 million d'Arabes Israéliens et les colonies juives de Cisjordanie.

Porté par la vague d'émigration russe dans les années 1990, il occupe des fonctions ministérielles dans les trois gouvernements qui se succèdent à partir de 2001. Mais, en janvier 2008, il rompt avec la coalition d'Ehud Olmert pour protester contre la conférence internationale d'Annapolis.

Lieberman met en question la loyauté des citoyens arabes d'Israël, refuse tout partage de Jérusalem et exclut le démantèlement de plusieurs implantations juives de Cisjordanie.

Avigdor Lieberman vit dans la colonie juive de Nokdim, en Cisjordanie, depuis 1988, avec son épouse Ella. Ils ont une fille et deux fils.

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L'ex-premier ministre Ehoud Olmert inculpé pour corruption LE MONDE | 31.08.09 | 16h01 • Mis à jour le 31.08.09 | 16h01 Laurent Zecchini Article paru dans l'édition du 01.09.09

L'ancien premier ministre israélien Ehoud Olmert, qui avait démissionné de ses fonctions le 21 septembre 2008, a été inculpé, dimanche 30 août. Il est le premier ancien chef de gouvernement à connaître ce sort. Les trois chefs d'inculpation retenus par le procureur général de l'Etat, Menahem Mazouz, portent sur les charges de "fraude", "abus de confiance", "enregistrement de faux documents" et "dissimulation de revenus frauduleux".

Six enquêtes avaient été ouvertes contre Ehoud Olmert lorsqu'il était maire de Jérusalem (1993-2003), puis ministre de l'industrie et du commerce (2003-2006). Après des années de procédure, le procureur en a retenu trois.
Le premier concerne des fonds qu'Ehoud Olmert, alors maire, aurait reçu de l'homme d'affaires américain Morris Talansky. Le deuxième est lié à des voyages privés à l'étranger d'Ehoud Olmert et de sa famille, qui auraient été pris en charge par une agence de voyages (Rishon Tours), grâce à des financements publics. Le troisième a trait à l'embauche de proches de l'ex-premier ministre au Centre d'investissement pour les petites et moyennes entreprises.

C'est ce lourd passif judiciaire, tout autant que le rapport dévastateur de la commission Winograd sur la conduite de la guerre au Liban de l'été 2006, qui avaient poussé Ehoud Olmert à la démission de son poste de premier ministre.

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Israël, "centre d'énergie du monde", selon Madonna (AFP) – 2 septembre 2009

JERUSALEM — La chanteuse américaine Madonna a proclamé qu'Israël est le "centre d'énergie du monde" lors d'un concert dans la nuit mardi à mercredi devant plus de 50.000 fans à Tel-Aviv.

"Si l'on peut vivre en harmonie en ce lieu, on peut vivre en harmonie dans le monde entier", a poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissements la pop-star américaine qui a paradé sur la scène, arborant un drapeau israélien fourni par le public, rapporte mercredi le quotidien Jerusalem-post.

Elle a exprimé à cette occasion ses regrets pour n'avoir pas donné plus fréquemment des concerts en Israël, sa dernière représentation remontant à seize ans.

Madonna s'était rendue durant la nuit de dimanche à lundi au Mur des Lamentations, le site le plus sacré du judaïsme dans la Vieille ville de Jérusalem.

Elle avait rencontré lundi soir le chef de l'opposition, l'ancienne ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, et doit rencontrer vendredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Adepte de la Kabbale, elle doit également participer à un symposium sur cette mystique juive en compagnie notamment de deux de ses amis, l'acteur Ashton Kutcher et l'actrice Demi Moore.

Madonna a pris le prénom hébreu d'Esther en 2004, l'année où elle participait à une retraite mystique de quelques jours consacrée à la Kabbale en Israël.

Du point de vue du judaïsme orthodoxe, sa démarche est quasi-sacrilège.

Elle ne s'est, en effet, pas convertie au judaïsme et même si elle le faisait, la tradition lui nierait le droit d'étudier la Kabbale, qui n'est accordé qu'aux hommes mariés de plus de quarante ans ayant étudié pendant des années le Talmud, la base de la législation religieuse du judaïsme.

La Kabbale, dont le principal texte, le Livre du Zohar ("Splendeur" en hébreu), rédigé au XIIIe siècle en Espagne, a la réputation de faire perdre la tête à ceux qui se plongent dans ses mystères sans formation préalable.

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Culture Madonna célèbre le sabbat chez les Nétanyahou AP | 05.09.2009 | 01:50 nouvelobs.com

La chanteuse Madonna a participé avec la famille du premier ministre israélien au rituel du sabbat, allumant des bougies et récitant une bénédiction avec la femme de Benyamin Nétanyahou, Sara.

La chanteuse a passé environ deux heures au domicile des Netanhyaou vendredi, précise un communiqué du bureau du premier ministre.

La pop star de 51 ans affirme avoir un attachement particulier pour Israël et la tradition juive, même si ce n'est pas sa religion.

Elle a étudié la kabbale, une forme de mysticisme juif, depuis plus de dix ans, et pris un nom d'origine hébraïque, Esther.

Madonna a donné deux concerts à Tel Aviv mercredi et jeudi derniers. AP

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19/04/2010 à 00h00 liberation.fr Ehud Olmert envasé dans les pots-de-vin
Israël . L’ex-Premier ministre est de nouveau suspecté, cette fois dans un énorme scandale immobilier. Par DELPHINE MATTHIEUSSENT Jérusalem, de notre correspondante

De toutes les affaires de corruption qui éclaboussent Ehud Olmert, la dernière en date, présentée comme l’un des plus gros scandales immobiliers de l’histoire d’Israël, pourrait mettre fin définitivement aux velléités de retour en politique de l’ancien Premier ministre. Son nom était depuis longtemps sur toutes les lèvres lorsque le black-out imposé sur l’identité du principal suspect de l’affaire a été levé cette semaine. Olmert est accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 3,5 millions de shekels (700 000 euros) lorsqu’il était maire de Jérusalem, entre 1993 et 2003, pour faciliter la construction d’un ensemble immobilier de luxe qui défigure la ville.

Difficile de rester insensible à la laideur de la tour gigantesque et des barres bétonnées reliées par des passerelles massives, bâties à l’extrémité sud de Jérusalem sur une colline auparavant boisée, et visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Les habitants des quartiers alentour ont vainement tenté d’arrêter la construction du projet, baptisé «Holyland», qui a débuté en 2005 : des centaines de pétitions et protestations sont restées lettre morte. Et pour cause : en échange de pots-de-vin, les entrepreneurs auraient bénéficié de dérogations concernant notamment la hauteur des constructions et les plans d’occupation des sols.

Des centaines d’habitations ont été construites, bien au-delà de ce qui est autorisé d’habitude.

Olmert est soupçonné d’avoir fait pression sur les différentes commissions municipales chargées de délivrer les permis. L’ancien Premier ministre, rentré précipitamment d’un séjour à l’étranger, a démenti les accusations en bloc lors d’une intervention télévisée, jeudi soir, précisant n’avoir «jamais accepté que des bouquets de fleurs et des chocolats Godiva». Il s’est aussi dit «victime d’une campagne de diffamation». Le filet s’était resserré sur lui après l’arrestation, mercredi, de son ancien adjoint, Uri Lupolianski, qui lui avait succédé en 2003 à la mairie de Jérusalem. La semaine dernière, plusieurs proches et anciens collaborateurs d’Olmert avaient été mis sous les verrous, notamment Uri Messer, considéré comme un de ses confidents.

L’affaire Holyland pourrait porter le coup de grâce à Olmert, premier haut dirigeant israélien à être jugé, depuis septembre, pour corruption. L’ancien chef de file du parti centriste Kadima, âgé de 64 ans, comparaît notamment dans l’affaire Rishontours, qui porte sur des billets d’avion qu’il se serait fait rembourser plusieurs fois pour lui-même et des membres de sa famille. Il avait dû démissionner de ses fonctions de Premier ministre en septembre 2008, en raison des soupçons de corruption qui pesaient sur lui.

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L'ex-président israélien Moshe Katsav en prison Mise à jour le mercredi 7 décembre 2011 à 12 h 31 HNE | Radio-Canada avec Reuters

L'ex-président israélien Moshe Katsav est arrivé mercredi à la prison de Maasiyahu, dans le centre d'Israël, pour commencer à purger sa peine de sept ans de prison pour viol.

Avant de quitter son domicile, il a une nouvelle fois clamé son innocence. « Le jour viendra où la vérité éclatera », a-t-il lancé aux journalistes et à ses partisans présents.

« La conscience de ceux qui ont commis cette injustice finira par s'éveiller et ils verront qu'ils ont enterré un homme vivant », a-t-il poursuivi avant de partir pour la prison de Maasiyahu, où il purgera sa peine.

Les responsables de la prison ont indiqué que Moshe Katsav serait placé dans une section spéciale réservée aux détenus les plus pieux. Il devrait partager une cellule avec l'ex-ministre de la Santé, Schlomo Benizri, reconnu coupable d'avoir accepté des pots-de-vin.

Le 10 novembre dernier, la Cour suprême israélienne a confirmé le verdict de culpabilité pour viol prononcé à l'encontre de l'ancien président en décembre 2010. Elle a aussi conclu qu'il n'y avait aucune raison de revenir sur la peine qui lui a été imposée en mars dernier.

Moshe Katsav a été reconnu coupable de deux viols commis en 1998, alors qu'il était ministre du Tourisme d'Israël. La victime était une de ses subordonnées.

Moshe Katsav a aussi été reconnu coupable d'entrave à la justice, d'actes indécents et de harcèlement sexuel à l'endroit de deux autres femmes alors qu'il était ministre du Tourisme ou président du pays.

Père de cinq enfants, Moshe Katsav a démissionné de son poste de président en janvier 2007, quelques semaines après que des allégations d'inconduite sexuelle eurent été rapportées par les médias israéliens.

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