Angela Dorothea Kasner, divorcée Merkel (1982), remariée le 30 décembre 1998 avec le professeur de chimie Joachim Sauer

Décembre 2016. Immigration "ouverte" d'ANGELA : réponse à Berlin au Marché de Noël
Mars 2016. Des électeurs dits d'"extrême-droite" contre l'islamisation de l'Allemagne
Janvier 2016. Agressions sexuelles de la Saint-Sylvestre, l'Allemagne sous le choc

Janvier 2015. Le peuple germain, suite à la défaite de 1945, étant en voie de disparition, Angela fait appel à l'immigration islamique

Mai 2014. L'ancienne jeune communiste joue l'Otan anti-russe en Ukraine, Géorgie, Moldavie (Le Figaro, 30 mai 2014, International p. 4, Nicolas Barotte)

23 mai 2013. Hollande-Merkel : le changement, c’est maintenant ? Le tournant social-libéral de François (discours de Leipzig) ?

09 octobre 2012. Angela à Athènes ...
29 janvier 2012. Angela soutient Nicolas ?

11 novembre 2009. Paris, Angela Triomphe à l'Arc et bizs à N.S.

Contre Poutine (pour l'usaphile Kasparov (novembre 2007)

Angela déteste Nicolas (Octobre 2007)
Angela Kasner se rend à Yad Vashem (1er avril 2007)


10 octobre 2005 : Chancelière

Ancienne responsable de la "culture et de l'agit-prop" aux Jeunesses communistes de l'Allemagne de l'Est, puis social-démocrate à l'Est (porte-parole du dernier gouvernement social-démocrate que pilote Lothar de Maizière, 1990), puis démocrate-chrétienne à l'Ouest (1990).
Favorite du chancelier Helmut Kohl, qui fait d'elle une ministre des Femmes et de la Jeunesse (1990), elle le tue politiquement en 1999, et est élue en 2000 présidente de la CDU-CSU (démocrates-chrétiens).
Chancelière de la RFA en 2005, après une difficile victoire contre les sociaux-démocrates SPD, affaiblis gràce à l'emergence d'un parti d'extrême-gauche composé d'anciens communistes de l'Est et de gauchistes de l'Ouest.

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Un nouveau visage pour l’Allemagne
La vie d’Angela Merkel a été bouleversée le soir du 9 novembre 1989. Sa vie, comme celle de 16 millions d’Allemands de l’Est qui choisirent de passer à l’Ouest. Sans la chute du Mur, cette jeune femme, fille d’un pasteur évangélique de Templin, un village de la Uckermark, serait restée une obscure enseignante en physique à l’université de Berlin-Est.
C’est le chancelier Kohl, l’homme de l’unification, en quête de personnalités jaillies de cet «autre monde», qui lui met le pied à l’étrier durant l’hiver 1990. Dès lors, le parcours d’Angela Merkel sera exemplaire ! Elle est d’abord porte-parole du dernier gouvernement social-démocrate que pilote Lothar de Maizière dans les derniers souffles de la République démocratique allemande (RDA), avant d’être promue, moins d’un an plus tard, ministre de la Jeunesse et de la Condition féminine.
A 44 ans, elle devient secrétaire générale de la CDU (Union chrétienne démocrate, qui est le pilier de la droite d’outre-Rhin), puis chef de file des élus de la droite chrétienne au Parlement. Aujourd’hui, à 50 ans, la voilà première femme et plus jeune candidate au plus important poste de responsabilité politique du pays : la Chancellerie.

Mais qui est Angela Merkel, celle que les milieux politiques ont baptisée, avec une certaine condescendance, «das Mädchen» (la gamine) ?

Longtemps elle a été desservie par son image d’ «Ossi». C’est ainsi que les Allemands de l’Ouest nomment «ceux de l’Est», ceux de l’ex-RDA, perçus comme des râleurs, «jamais contents de ce qu’on leur donne» et, de plus, pleins d’ingratitude, «après tout ce qu’on a fait pour eux !»... Pourtant, il n’est que de comparer l’Angela Merkel d’hier, son air emprunté, ses robes déconcertantes, sa coupe de cheveux aléatoire et son visage sans fard, avec l’apparence d’aujourd’hui qui, à un certain charme «berlinois» contrôlé, mêle une assurance que n’avait pas, voilà dix ans, la jeune physicienne venue de l’Est !
Son ascension apparaît d’autant plus sympathique pour une majorité d’Allemands que ce parcours ne semble pas lui avoir tourné la tête. En dépit de sa notoriété et d’un agenda archiplein, on peut encore croiser Angela et Joachim Sauer (c’est le nom de son second époux) en tête à tête à La Vieille Lanterne, un vieux bistrot de Prenzlauer, dans l’ancien Berlin-Est, qu’elle avoue préférer à Borchardt sur la Gendarmenmarkt, où déjeunent habituellement les ténors de la politique. Et si un quidam profite de l’occasion pour l’aborder cavalièrement ? «Cela fait partie des responsabilités et des joies pour lesquelles j’ai opté en entrant en politique», confie-t-elle simplement.

Cette simplicité de ton, justement, et ce franc-parler, combinés avec un enracinement dans les réalités quotidiennes et un refus des promesses qui ont tant nui aux gouvernements d’Helmut Kohl puis de Gerhard Schröder, font qu’Angela Merkel incarne - pour l’instant - une forme d’exception sur la scène politique outre-Rhin. On est en face d’une femme expérimentée, avertie mais échaudée par les avatars et les pièges d’une réunification qu’elle a vécue aux premières loges.

Ses débuts correspondent en effet à une époque d’euphorie en Allemagne. C’était le temps où l’on promettait aux habitants de l’ex-RDA des choses mirobolantes. On restaurait les vieilles cités comme Weimar, Dresde ou Fulda. On planifiait à grande échelle des villes, des routes, des infrastructures sociales et sanitaires. A commencer par la nouvelle capitale de l’Allemagne réunifiée : Berlin ! C’est aussi dans ces années-là qu’a été restauré le patrimoine de la petite bourgade dont Angela Merkel est originaire, Templin, qui présente, depuis un mur d’enceinte, des portes médiévales et une petite église baroque pimpante.
Comment ce monde, qui semblait en plein essor, a-t-il pu, en quinze ans, devenir un pays presque en friche ? C’est une question qu’Angela Merkel a dû longuement méditer. Si elle en a tiré une leçon, c’est bien qu’il ne faut pas bercer d’illusions les électeurs, ni faire de promesse qui ne puisse être tenue. Un mot revient toujours dans ses prises de parole publiques : «responsable». Et son contraire : «irresponsable». Exemple : «Si la gauche est aujourd’hui abandonnée de la sorte dans les régions de l’Est, c’est en grande partie à cause de la politique irresponsable menée par la coalition SPD-Verts.»
Certes, il manque encore un peu de vernis à la candidate de la CDU. Mais les faits sont là ! Le papillon Merkel est sorti de sa chrysalide, et la presse people allemande s’interroge sur les conséquences de sa transformation. Qui coupe aujourd’hui ses cheveux ? Où s’habille-t-elle ? Fait-elle ou non la cuisine ? Qui décide - elle ou son mari - de l’endroit où ils vont passer leurs vacances ? Les activités scientifiques de son mari, Joachim, professeur de chimie, seront-elles compatibles avec sa position officielle d’époux de la chancelière, si elle emporte les élections du 18 septembre ? D’autant plus que ledit Joachim clame, dans les médias, qu’il n’a pas l’intention de tenir auprès d’elle le rôle d’un «figurant» ! Autant de questions qu’Angela Merkel écarte avec un sourire.

Alors qu’elle y aurait répondu, il y a deux ans à peine, sur ce ton un peu «pète-sec» propre aux gens du Brandebourg, elle répond : «Nous aviserons en temps voulu, afin d’éviter tout incident diplomatique.»

Indifférente aux petits potins de Berlin

Car la patronne de la CDU a une solide capacité à se moquer du qu’en-dira-t-on et des étiquettes dont raffole le microcosme politique allemand et que ses adversaires lui ont collées tout au long de sa rapide carrière : de «la jeune fille à tout faire de la CDU» à «Maggie-Merkel», en passant par «Angie-de-Fer» et «Ange-de-Glace» ou encore, dans le genre grosse cavalerie, «reine de la tromperie et de la dissimulation». Ni plus ni moins. Elle assume tous ces sobriquets comme une part inévitable du jeu du pouvoir. «On me prête des victimes que je ne reconnais pas pour telles !» soupire- t-elle. Une allusion très claire à son prédécesseur, Günther Krause, évincé de la tête de la CDU dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale, son fief politique du nord de l’Allemagne. «C’est ainsi, a-t-elle confié au journaliste Hugo Müller-Vogg. Lorsqu’une femme l’emporte sur son adversaire masculin, on attribue toujours sa victoire à une manoeuvre déloyale !»

Pour autant, la partie n’est pas gagnée. Y compris dans son propre camp : du côté des vieux électeurs traditionnels de la droite, nombreux sont ceux qui se demandent quels types de relations peut entretenir avec la Russie la représentante d’un pays qui, jeune femme, a travaillé pour et avec le régime communiste. Récemment, Angela Merkel racontait que, petite fille, les soldats soviétiques lui avaient volé trois vélos. Trois ! Une manière de dire qu’elle sait à qui elle a affaire quand elle croise des responsables politiques russes issus du système soviétique. Comme, par exemple, Vladimir Poutine, avec qui elle a discuté récemment sans interprète : sur les bancs de l’école, les cours de russe était sa matière préférée.

La candidate de la CDU a beau avoir grandi en Allemagne de l’Est, elle a découvert au fil de la campagne qu’elle ne parle plus le même langage que ses anciens concitoyens. Elle en a même fait l’expérience désagréable dans la petite ville brandebourgeoise de Cottbus, où elle a essuyé des sifflets lorsqu’elle a évoqué son passé en RDA. En effet, un écart grandissant s’est creusé entre les intérêts de la classe politique qu’elle représente aujourd’hui et les réalités d’où elle est sortie.

Anti-Schröder ? "Là n’est pas la question !"

A Templin, à une centaine de kilomètres au nord de Berlin, Angela Merkel et son époux possèdent une petite maison de week-end. L’endroit est l’exemple même de la petite bourgade de l’Est qui connaît aujourd’hui de sérieuses difficultés. Elle ressemble à ces centaines d’autres petites villes de Saxe, du Brandebourg, du Anhalt ou du Mecklembourg : trop à l’écart de l’Europe et de ses centres d’intérêts économiques pour espérer voir s’implanter chez elles un groupe leadership.
Il n’y a pas longtemps, le magazine Newsweek demandait : «Combien de temps encore les Allemands vont-ils investir des milliers d’euros pour doter d’infrastructures modernes un pays qui n’en a pas besoin ?» Plus loin, à Pasewalk, vers la frontière polonaise, on construit une nouvelle autoroute. Pour aller où ? Une fois leur baccalauréat dans la poche, les quatre cinquièmes des jeunes quittent la région pour se rendre à l’Ouest. Il n’y a presque plus de médecins ; d’un point de vue social, les gens ne sont pratiquement plus assurés ; de moins en moins de parents sont en mesure même de régler les quelques euros exigés par l’administration ou les transports scolaires. «Dans moins de cinquante ans, affirme le dernier boulanger de Eisenhüttenstadt-sur-Oder, une de ces petites bourgades au fin fond du pays, il y aura ici des loups en liberté et l’on pourra marcher des jours entiers sans rencontrer âme qui vive !»

Cette Allemagne-là est au coeur de la bataille électorale du 18 septembre. Angela Merkel sait qu’elle ne peut faire abstraction des réalités de l’Union européenne en 2005 : les grandes heures de la réunification sont loin, les paysans de la Uckermark ne sont désormais plus prioritaires. Pourra-t-elle faire mieux que Gerhard Schröder qu’elle espère terrasser ? «Là n’est pas la question !» La réponse fuse et le regard se fait perçant : «Il ne s’agit pas d’opposer telle ou telle personnalité politique. Dans quatre ans (NDLR : au bout de la mandature) , je souhaite montrer aux Allemands que, ensemble, nous aurons réussi à redresser la croissance et l’emploi, et que l’Allemagne sera redevenue un pays sur lequel on peut compter, tant sur le plan des investissements que des innovations ou du modèle de vie. Et enfin, donner à tous, du concierge au prix Nobel, le sentiment que c’est une chance que d’y vivre et d’y travailler !»

On dirait du Sarkozy. La patronne de la CDU entretient d’ailleurs de bonnes relations avec le président de l’UMP. A vrai dire, ils se connaissent peu. Mais à Paris comme à Berlin, les proches de l’une et de l’autre soulignent leur goût commun pour l’action politique, le travail et le mérite : «Nicolas et Angela sont sur la même longueur d’ondes.» Dans le même temps, la «chancelisable» déclare aussi vouloir «se rapprocher du modèle économique d’un Tony Blair en Grande-Bretagne».
Mais sa véritable référence, celui dont elle admire le parcours et avec lequel elle apprécie - avec une pointe d’orgueil - qu’on la compare, c’est Ludwig Erhard (1897-1977). Un adversaire du nazisme qui devint ministre de l’Economie dans le gouvernement de Konrad Adenauer avant de devenir lui-même chancelier et d’apparaître, au seuil des années 60, comme le principal artisan du «miracle allemand».
Le Figaro magazine, Par Léopold SANCHEZ, (10 septembre 2005)

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(10 octobre 2005) La gauche obtient la parité dans le gouvernement d'Angela Merkel

Qu'éprouve réellement Angela Merkel en cet après-midi du lundi 10 octobre, lorsqu'elle prend acte de la décision de ses adversaires sociaux-démocrates de lui confier la chancellerie allemande, après trois semaines de rudes négociations ? Toutes émotions contenues, cette fille de pasteur âgée de 51 ans sourit et glisse, devant la presse réunie à Berlin, qu'"il serait malvenu d'être grincheuse" un jour pareil. "Je me sens bien, mais il reste beaucoup de travail à faire", se contente-t-elle d'ajouter. Nul doute que la présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), qui a dû faire des concessions pour en arriver là, mesure déjà l'ampleur de la tâche qui l'attend.

Les réformes réalisées par le chancelier Schröder, allié aux Verts, ont redonné du muscle aux entreprises allemandes. Mais le chômage frappe 11,5 % de la population active, la croissance ne décolle pas, l'Etat est lourdement endetté et les finances publiques seront, cette année encore, beaucoup plus déficitaires que ne l'autorise la Commission européenne. Or, pour relancer l'économie, Mme Merkel devra composer avec ses rivaux sociaux-démocrates au sein du second gouvernement de grande coalition de l'histoire allemande depuis la guerre.

Le Parti social-démocrate (SPD) du chancelier sortant, Gerhard Schröder, et les Unions chrétiennes (CDU/CSU) de Mme Merkel ont prévu d'engager, lundi 17 octobre, des négociations officielles en vue de former un tel cabinet. Cette décision n'a pu être prise qu'après un accord sur le détenteur de la chancellerie, la répartition des ministères entre les deux partis, ainsi que sur une série de priorités pour la future action gouvernementale.

L'accord a été long à mettre au point. Il aura fallu trois réunions "entre huit yeux" ­ Mme Merkel et M. Schröder, flanqués respectivement d'Edmund Stoiber, le président de l'Union chrétienne-sociale (CSU), et de Franz Müntefering, le président du SPD ­ pour y arriver. Le principal parti de la coalition sortante a chèrement vendu sa participation. Arrivé le 18 septembre avec un petit point de retard sur les chrétiens-démocrates, le SPD, fort d'un score inespéré deux mois plus tôt (34,2 %), a même refusé d'admettre sa défaite trois semaines durant.

Le chancelier sortant a finalement admis la vérité des urnes. A 61 ans, il semble prêt, selon toute vraisemblance, à renoncer à une carrière politique nationale. En contrepartie, le SPD a obtenu des concessions importantes de la part de Mme Merkel.

L'accord rendu public attribue la moitié des ministères (seize au total) aux sociaux-démocrates, dont les portefeuilles des affaires étrangères, des finances et du travail. La CDU en obtient quatre, dont l'intérieur et la défense. Lui échoient donc la chancellerie, plus le poste de ministre à la chancellerie, promis au secrétaire général du parti, Volker Kauder. Quant à la CSU, elle reçoit deux portefeuilles, dont un grand ministère de l'économie et des technologies, taillé sur mesure pour M. Stoiber, candidat malheureux de la droite en 2002.

Les noms des autres titulaires ne seront connus que plus tard. Justifiant cet équilibre, Mme Merkel a jugé "impossible que l'un parle d'une voix plus forte que l'autre".

APPROCHE CONSENSUELLE

L'accord entérine également des concessions programmatiques de la part de la droite. Ainsi celle-ci a-t-elle promis de "discuter avec les syndicats" de la possibilité de faciliter les accords d'entreprise dérogatoires aux conventions collectives, au lieu de les imposer comme elle en avait l'intention. Elle apaise ainsi un conflit ouvert avec les organisations de salariés. Ensuite, une "simplification" de l'impôt sur le revenu, qui prévoit de limiter les niches fiscales, est annoncée, mais la CDU/CSU précise qu'elle ne tient plus à son projet, très critiqué à gauche, de taxer au passage les primes de travail de nuit, de week-end et de jours fériés.

Les autres priorités inscrites dans l'accord reflètent davantage une approche consensuelle des deux camps. L'objectif de consacrer 3 % du produit intérieur brut (PIB) allemand aux dépenses de recherche et de développement d'ici 2010 est réaffirmé. Il faisait consensus entre la droite et la gauche. Parallèlement, l'accent est mis sur la formation. Par ailleurs, les deux partis ont décidé de mélanger leurs propositions sur la famille, à la fois en retenant la proposition de la CDU d'augmenter le quotient familial dans l'impôt sur le revenu, et celle du SPD d'améliorer les conditions du congé parental.

Enfin, une baisse des cotisations sociales à l'assurance-chômage de deux points est bien à l'ordre du jour, comme promis par la droite. Mais la hausse de deux points de la TVA qu'elle avait annoncée parallèlement pour financer cette mesure n'est plus mise en avant, même si Mme Merkel ne l'a pas totalement exclue.

A part le retrait de la mesure fiscale sur le travail de nuit, de week-end et de jours fériés "qu'il aurait été impossible de faire adopter au SPD", tout le reste de son programme serait encore au menu des négociations, a-t-elle insisté, le soir, dans un entretien télévisée, pour rassurer ceux qui, dans son parti, s'inquiètent d'un trop grand recul face à la gauche.

Au sein de la CDU, la ligne sociale semble cependant pousser Mme Merkel à retirer ses innovations les plus libérales ou les plus impopulaires chez les salariés. Au nom du SPD, M. Müntefering n'a pas caché sa satisfaction : "Je crois que nous nous sortons très bien de cette première séance de pourparlers."
LE MONDE | 11.10.05 | 14h01, Mis à jour le 11.10.05 | 14h08, Antoine Jacob et Adrien de Tricornot Article paru dans l'édition du 12.10.05

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dimanche 1 avril 2007, 11h51 Angela Merkel, à Jérusalem, rend hommage aux victimes du génocide nazi

JERUSALEM (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage dimanche aux six millions de victimes juives de la Shoah lors d'une visite au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem consacrée à l'étude et au souvenir du génocide nazi.

"L'Humanité grandit en assumant la responsabilité du passé", a-t-elle écrit en allemand sur le livre des hôtes de marque de l'institution.

Vêtue d'un costume noir et accompagnée du directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, elle a ravivé la flamme éternelle dans la crypte du souvenir et déposé une gerbe au son d'une chorale d'enfants.

Mme Merkel, qui est présidente en exercice de l'Union européenne, est arrivée samedi soir en Israël, en provenance de Jordanie, dans le cadre d'une tournée régionale axée sur le processus de paix au Proche-Orient.

Elle s'est entretenue dimanche matin avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni et devait rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

Selon son programme, elle devait être nommée Docteur honoris causa de l'Université hébraïque de Jérusalem, puis se rendre dans les territoires palestiniens pour des entretiens avec le président Mahmoud Abbas, avant de gagner lundi Beyrouth, dernière étape de sa tournée.

En Jordanie, les entretiens de la chancelière allemande avec le souverain jordanien ont porté sur l'initiative de paix arabe, relancée cette semaine à Ryad.

"J'ai discuté avec la chancelière de la dynamique née de l'initiative de paix et la nécessité d'aller de l'avant pour que la paix et la stabilité s'instaurent dans la région", a dit le roi cité dans communiqué officiel.

"L'initiative arabe reflète la volonté des peuples arabes de vivre en paix avec Israël", a ajouté Abdallah II, exprimant le souhait que l'Etat hébreu "réponde positivement à cette offre afin que les négociations avec les Palestiniens reprennent et que l'espoir renaît pour ce peuple".

Réunis à Brême (Allemagne), les ministres européens des Affaires étrangères ont soutenu samedi cette initiative de paix arabe, qu'Israël a rejetée en l'état.

L'initiative que le sommet arabe de Ryad a décidé de relancer offre à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays arabes en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis 1967, de la création d'un Etat palestinien et d'un règlement de la question des réfugiés palestiniens.

Mme Merkel avait déjà effectué début février une tournée dans le Golfe et en Egypte, avec le même objectif d'accompagner les efforts de paix dans la région.

La diplomatie allemande, a relevé vendredi le porte-parole du gouvernement allemand Ulrich Wilhelm, est consciente qu'elle ne peut pas "remplacer les acteurs de la région", mais entend "utiliser toutes (ses) possibilités pour accompagner et soutenir leurs actions".

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Europe Le couple franco-allemand est au bord du divorce
par Emmanuelle Belohradsky & Odile Benyahia-Kouider Magazine Challenges | 18.10.2007

Les relations entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, réunis au sommet européen de Lisbonne, n'ont jamais été aussi glaciales.

Elle ne supporte plus qu'il l'embrasse comme du bon pain.

Alors sans doute lui fera-t-il un baisemain, cette fois. Pendant deux jours, au sommet européen de Lisbonne, les 18 et 19 octobre, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy feront bonne figure. La chancelière et le président souriront aux caméras. Feindront de grands éclats de rire. Peut-être même aurons-nous droit au numéro bien rodé de la France et de l'Allemagne unies dans l'effort pour donner naissance au nouveau traité constitutionnel.

Mais ne nous y trompons pas ! En coulisse, le spectacle est désolant, l'amitié franco-allemande en miettes, et les relations entre Merkel et Sarkozy plus tendues que jamais.

Depuis le 6 mai (2007), les crises se succèdent entre Paris et Berlin.

A peine investi, le nouveau président français réclame pour lui le succès du minitraité au sommet de Bruxelles en juin. La chancelière allemande, qui préside alors l'Union européenne, n'a qu'à se satisfaire du rôle de figurante. Tout comme son ministre des Affaires étrangères, Frank- Walter Steinmeier, outré de voir Sarkozy lui voler la vedette dans l'affaire des infirmières bulgares. Une libération obtenue au prix «de nombreuses années de négociations [...] en coulisse», souligne Steinmeier lorsque la Bulgarie lui remet la décoration suprême de la Stara planina à Sofia le 21 septembre... treize jours avant Nicolas Sarkozy !

«La stratégie de communication du président est si bien orchestrée que vos médias n'ont même pas relevé, s'agace Martin Koopmann, expert des relations franco-allemandes à la DGAP. Mais Merkel a pris le parti de ne broncher que lorsque la ligne rouge est dépassée.»

Comme ce lundi 9 juillet à la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe à Bruxelles, à laquelle Sarkozy s'invite au côté d'une Christine Lagarde condamnée au silence. «Seul Berlusconi l'avait osé avant lui», souligne Henrik Uterwedde, de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg.

Lorsque le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, fustige la «politique française des cadeaux fiscaux», le président français s'offusque qu'un simple ministre ose s'adresser à lui sur ce ton et réclame à Angela Merkel que l'importun soit blâmé publiquement...

Le 30 juillet, nouvel incident diplomatique, cette fois à l'Elysée. Lorsque Peter Ammon, l'ambassadeur fraîchement nommé par Berlin, remet ses lettres de créance au président, Nicolas Sarkozy sort de ses gonds, accuse l'Allemand d'«hypocrisie», et signale à son interlocuteur blêmissant qu'il savait «ce que l'on disait de lui à Berlin».
L'affaire est étouffée. Mais dans les couloirs feutrés de la diplomatie franco-allemande, on spécule que Peter Ammon cumule les défauts aux yeux de Sarkozy. «Il est de très grande taille, s'amuse un diplomate. Et, surtout, c'est un technocrate allemand très sûr de lui, économiste de surcroît.»

Une concurrence nouvelle

Voilà un homme qui incarne tout ce que Sarkozy déteste et craint. Une Allemagne décomplexée politiquement, libérée du traditionnel rapport dominant à dominé avec la France, et dont la puissance économique n'a sans doute jamais été aussi menaçante pour Paris. Alors que les réformes de l'Agenda 2010 engagées par Gerhard Schröder portent déjà leurs fruits, tout reste à faire dans l'Hexagone. «Nous avons trois ans de retard sur eux», confie Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Pis, «nous sommes devenus des concurrents, décrypte Markus Gabel, chercheur au Centre d'information et de recherche sur l'Allemagne contemporaine. Alors que l'Allemagne dispose d'un tissu d'entreprises moyennes ultradynamiques, véritable bras armé de ses exportations, la France ne peut compter que sur quelques champions nationaux essentiels à sa survie.» D'où les crispations sur les dossiers chauds du moment...

Numéro un sur la liste : Areva. Sarkozy songe à laisser Alstom fusionner avec l'entreprise publique. Seulement voilà, la filiale qui fabrique les réacteurs nucléaires, dont l'EPR, est détenue à 34% par Siemens. Or le conglomérat allemand n'a pas l'intention de sortir par la petite porte en cédant sa participation aux nouveaux entrants. Plusieurs épisodes industriels ont laissé un arrière-goût amer de l'autre côté du Rhin. Les Français ont réduit Hoechst à néant dans Sanofi-Aventis, empêché le rachat d'Alstom par Siemens, et tenté de faire éjecter Tom Enders d'EADS - on murmure même à Berlin que l'affaire du délit d'initié pourrait être orchestrée par l'Elysée, qui rêve de prendre le pouvoir au sein de l'avionneur européen. Siemens, c'est l'affaire de trop !

Techniquement, les Allemands savent qu'ils ne peuvent pas imposer Siemens dans le nouvel ensemble, puisque, au terme du pacte qui les unit aux Français, Areva peut exercer en 2012 son option d'achat sur les parts du munichois. Mais l'hyper- président n'a pas l'intention d'attendre autant. Profitant du sommet franco-allemand à Meseberg, le 10 septembre, Sarkozy a reproché à l'Allemagne ses contradictions, estimant que Berlin ne pouvait pas à la fois exiger le maintien de Siemens dans Areva et mener une politique de désengagement du nucléaire.

Pure provocation à l'égard de la chancelière chrétienne-démocrate, qui n'est pas opposée à l'énergie nucléaire. Mais l'engagement de fermer les centrales d'ici à 2020, qui avait été pris par Gerhard Schröder avec les Verts, est l'une des clés de voûte du pacte de coalition signé par Merkel avec les sociaux-démocrates. «La France peut faire sans Siemens, mais nous ne le lui conseillons pas», souligne un proche de la chancelière. «Pousser Siemens dehors est un choix lourd sur le plan politique au moment où la France va prendre la présidence de l'Union, en juillet 2008», prévient un porte-parole de la société.

Les crispations sont d'autant plus grandes que les Allemands voient avec terreur la montée en puissance des entreprises françaises comme Renault ou Veolia sur leur traditionnel terrain de jeu, l'Europe de l'Est. Autre source d'inquiétudes : l'émergence, avec GDF-Suez, de géants français dans l'énergie. «Pourquoi ferions-nous des cadeaux aux Allemands, s'agace un grand banquier. Merkel ne nous apporte aucune aide sur l'euro fort. L'Allemagne, qui vend des biens de consommation durables, se moque totalement de savoir si la France, plus tournée vers le tourisme, souffre d'une monnaie surévaluée.» Ambiance !

Rarement le couple franco-allemand a eu des intérêts aussi antagonistes, rarement surtout ses dirigeants ont été plus opposés. Quand Yasmina Reza constatait dans son dernier livre, s'adressant à Nicolas Sarkozy, «tu te sens mieux à Séville qu'à Oslo», le président français remplaçait immédiatement Oslo par Berlin, ajoutant : «Je suis terrorisé moi à Berlin ! Et à Francfort aussi !»

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26.11.2007 courrier international. com

La Communauté Internationale réagit aux arrestations d'opposants russes

A une semaine des élections législatives du 2 décembre, les manifestations des partis d'opposition L'Autre Russie et Iabloko se sont soldées par de nombreuses arrestations. 200 personnes, dont Garry Kasparov et Boris Nemstov ont été interpellées à Moscou et St Petersbourg. Des réactions ont commencé à pleuvoir dès lundi et attestent de la protestation unanime de la part de l'étranger.

L'Union européenne a appelé ce lundi Moscou à "éviter toute action qui pourrait être perçue d'une façon ou d'une autre comme nuisible pour la réputation internationale de la Russie", dans un communiqué.
Le président José Manuel Barroso s'est par ailleurs déclaré inquiet quant aux récentes vagues d'arrestations et rappelle que "les libertés d'association, de rassemblement et d'expression font partie des droits que l'UE considère essentiels".
"La Russie en tant que signataire de la Convention internationale sur les droits civiques et politiques partage l'engagement de l'UE en faveur de ces valeurs et de ces obligations. Respecter ces droits est fondamental", ajoute la présidence.

Le gouvernement allemand a réagi lui aussi aux évènements de ce week end par l'intermédiaire du porte-parole du gouvernement Ulrich Wilhelm, lors d'une conférence de presse régulière.
"Le gouvernement allemand exprime son inquiétude quant à l'attitude des organes de sécurité à Moscou et dans d'autres villes face aux manifestations de l'opposition. Nous jugeons nécessaire la libération immédiate du champion d'échecs Garry Kasparov."
Arguant que toutes les formations politiques avaient le droit d'exprimer leurs opinions dans le cadre de la campagne électorale, la porte parole du ministère des affaires étrangères Julia Gross, a pour sa part appelé les autorités russes à "réagir avec mesure".

Le chef de la Diplomatie française Bernard Kouchner avait déclaré tôt ce matin que La répression de manifestations de l'opposition en Russie, avec l'arrestation du champion d'échecs Garry Kasparov, ne donne "pas une belle image" de la Russie. "Je m'étonne de ces violences. Que je sache, le champion du monde d'échecs ne menaçait pas la sécurité de la Russie" a t'il ajouté au micro de RTL.
Affirmant que si elle voulait conserver une place durablement dans le concert des nations les plus puissantes la Russie doit évoluer et ne pas sembler menaçante.
A la question portant sur la nature du régime russe, le ministre assure que Moscou n'est pas une dictature et que "l'élection se fait. Il y a des partis d'opposition, malmenés c'est vrai, mais n'oublions pas d'où vient la Russie", a-t-il déclaré, en ajoutant qu'on "ne change pas en moins d'une génération tout un régime et des habitudes".

Vivement critiquée par l'occident depuis ce week end, la politique de Vladimir Poutine suscite de nombreuses réactions auxquelles le maître du Kremlin a répondu ce lundi.

Il accuse en substance Washington et l'OSCE d'avoir piloté les manifestations des partis d'opposition afin de semer le trouble à une semaine des législatives.

L'organisation européenne avait renoncé à remplir sa mission d'observation au sein de la Fédération car Moscou lui avait imposé des cotas dérisoires (ndlr : quelques dizaines pour l'OSCE et moins de 400 observateurs en tout).

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Publié par Tribune de Genève (http://www.tdg.ch) JEAN-FRANCOIS VERDONNET | 12.11.2009 | 00:02 FRANCE-ALLEMAGNE | Pour la première fois, le chef du gouvernement allemand a participé, hier, aux cérémonies commémorant l’anniversaire de l’armistice de la guerre 1914-18

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur la tombe du soldat inconnu sous l’arc de triomphe. «Nous ne commémorons pas la victoire d’un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l’un comme pour l’autre», a affirmé le président français.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, côte à côte, hier à Paris, devant la tombe du soldat inconnu: dans l’album de photos du couple franco-allemand, les images du 11 novembre 2009 devraient faire date.

Ce n’est pas que le dialogue entre les deux pays manque de scènes de haute teneur symbolique. Bien avant les cérémonies à l’arc de triomphe, il y eut le chancelier Adenauer et le général de Gaulle, présents en la cathédrale de Reims le 8 juillet 1962; ou, plus récemment, Helmut Kohl et François Mitterrand, main dans la main, à l’ossuaire de Douaumont le 22 septembre 1984; ou encore Jacques Chirac et Gerhard Schroeder se donnant l’accolade au Mémorial de Caen, le 6 juin 2004, au soixantième anniversaire du débarquement allié en Normandie.

Engagement au service de l’unité européenne

La rencontre d’hier n’est pas anodine pour autant. A la série connue de séquences exemplaires, elle ajoute sa note particulière. Ce qui a été célébré, ce n’est pas seulement, une fois de plus, la réconciliation entre la France et l’Allemagne – l’affaire est entendue – mais un engagement plus large, leur vocation pacifique, leur engagement au service de l’unité européenne.

Dès lors, la commémoration de l’armistice de 1918 revêt une signification inédite. L’exaltation de la victoire française fait place au souvenir de toutes les victimes de la longue guerre civile ouverte sur le continent en août 1914. «Nous ne commémorons pas la victoire d’un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l’un comme pour l’autre», a affirmé hier Nicolas Sarkozy.

Le propos entend répondre aux réticences qu’ont très longtemps suscité de l’autre côté du Rhin les manifestations françaises du 11 novembre. Vues de Bonn, elles renvoyaient à la fois à la défaite et aux clauses inéquitables du Traité de Versailles. En 1998, quatre-vingts ans après la fin des hostilités, l’embarras était encore assez grand pour contraindre Gerhard Schroeder à décliner l’invitation à Paris que lui adressait Jacques Chirac.

En 2009, le changement de perspective est achevé. Les derniers poilus ont été enterrés. Les générations qui ont accédé au pouvoir n’ont plus avec la «guerre de trente ans» que des liens de plus en plus lâches.

Pour la chancelière comme pour le président français, le risque est moins de provoquer la polémique que de susciter l’indifférence. En Allemagne, où la seconde guerre a largement effacé dans les mémoires le souvenir de la première, les célébrations parisiennes du 11 novembre sont passées presque inaperçues.

Ironie de l’histoire: la commémoration commune de l’armistice vient rappeler à ses protagonistes les inévitables dissonances du dialogue franco-allemand.

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11 novembre 2009 Sous l'Arc la biz à Merkel ...

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Angela Merkel vote pour le non-candidat Nicolas Sarkozy ! lundi 30 janvier 2012 agoravox
Ce samedi 28 janvier le secrétaire général de la CDU, Hermann Gröhe, qui était invité au Conseil national de l'UMP à Paris, a fait un discours en allemand, pour lequel on avait pris la précaution de sous-titré sur un écran géant, et au cours duquel il a déclaré que la présidente du parti, Angela Merkel souhaitait "bonne chance" à l'UMP et à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle prochaine.

Mais selon Le Figaro ces seuls mots n'ont pas été suffisant pour exprimer le soutien sans condtion de la CDU et de sa présidente à Nicolas Sarkozy, Hermann Gröhe a précisé que "la France a besoin d'un président fort à sa tête, ce qu'incarne Nicolas Sarkozy (…)L'UMP et la France sont entre de bonnes mains avec Nicolas Sarkozy, qui a su faire preuve de clairvoyance. Il a ajouté, nous confie Le Monde, qu'"Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps".

Officielllement Nicolas Sarkozy n'est pas candidat (le sera-t-il d'ailleurs !) mais il a déjà une personne qui vote pour lui et pas des moindre :madame Merkel et qui va faire campagne avec lui !

Mais on se dit : pourquoi ce soutien alors que tout au long de son quinquennat le président français et la chancelière allemande se sont souvent heurtés ? Parce que la CDU est liée depuis longtemps à l'UMP, ou bien parce que c'est un échange de bon procédé ? Il faut se souvenir que le chef de l'État avait très clairement soutenu la chancelière pour sa réélection en 2009.

Mais d'après le site de TF1 le second du parti démocrate-chrétien a décoché des flêches très virulentes à l'encontre du candidat socialiste François Hollande raillant ses "concepts poussiéreux". Il l'a mit en garde en lui précisant que faire cavalier seul ou refuser de faire des réformes difficiles, notamment l'âge de la retraite, risquait d'affaiblir la compétivité des nations européennes et que ses vagues déclarations n'apportaient aucune réponse aux problèmes urgents actuels.

On peut se dire : " Mais de quel droit ce "Monsieur Gröhe" critique-t-il un homme politique français, qui de plus se présente en candidat à l'élection présidentielle dans les mois prochain ? De quel droit s'ingère-t-il dans la campagne électorale française ?

Il est vrai que François Hollande qui avait été invité à prononcer un discours le 5 décembre 2010 à Berlin lors du congrès du parti social-démocrate (SPD) a déclaré à ceux-ci :"Et comme je suis le premier à rencontrer le suffrage universel, en mai prochain, je ferai tout pour poser le premier acte en attendant que vous ne posiez le second en septembre 2013".

Mais par contre, lui, il a pris bien soin de ne pas critiquer Angela Merkel et a affirmé à plusieurs reprises qu'une fois élu président, c'est à elle qu'il ferait sa première visite officielle.

Je pense qu'il faut être très précautionneux concernant cette déclaration d"'amour" d'Angela Merkel (qui n'est pas d'une nature sentimentale) à Nicolas Sarkozy, à mon avis elle n'est pas désintéressée, et puis c'est tellement flatteur d'être montré en exemple par ce dernier !

Alors une question : et si Nicolas Sarkozy est réélu pensez-vous que le couple "Merkozy" va perdurer ? hum ! lorsqu'on voit que la chancelière en dix jours a rencontré à Berlin pas moins de huit dirigeants européens, comme s'il était déjà temps pour elle de préparer "un après" ou à un "divorce" d'avec son dirigeant européen préféré !
Sources : Le Figaro, Le Monde, TF1, discours de François Hollande devant le SPD

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http://www.leparisien.fr/crise-europe/grece-visite-d-angela-merkel-sous-haute-tension-09-10-2012-2218087.php L'Europe à l'épreuve de la crise grecque Grèce : visite d'Angela Merkel sous haute tension Publié le 09.10.2012, 06h57 | Mise à jour : 07h57

Conspuée par la rue, parfois caricaturée en nazi dans la presse tabloïd, Angela Merkel va pouvoir mesurer son impopularité en Grèce. La chancelière allemande arrive ce mardi à Athènes pour donner son soutien au gouvernement conservateur d'Antonis Samaras. Au nom du maintien du pays dans l'euro, ce dernier tente d'imposer un nouveau train d'austérité rejeté par la population, après trois ans de crise en cascade qui ont éreinté le pays.

Alors que des manifestations sont attendues dans l'après-midi, le centre de la capitale grecque a été bouclé sous haute sécurité et restera coupé à toute circulation entre 9 heures et 22 heures (heures locales). L'escorte de protection de la chancelière est hors-norme : quelque 6500 policiers et membres des forces anti-émeute sont sur le pied de guerre pour tenter d'éviter tout dérapage, dans une ville où les manifestations qui s'enchainent depuis trois ans deviennent de plus en plus violentes.

La visite d'Angela Merkel, la première depuis le début de la crise, prend une allure archi-symbolique. Elle est tenue par l'homme de la rue grec comme personnellement responsable de la baisse de son niveau de vie pour son intransigeance à vouloir d'abord assainir les comptes du pays, au risque de l'étouffer.

La Grèce comparée à la République de Weimar

Dans une interview à la presse allemande la semaine dernière, le Premier ministre Antonis Samaras a tiré la sonnette d'alarme sur l'état du pays, où le taux de chômage est de 24%. Dans le même temps, l'actualité est dominée par les scandales de corruption et les suicides, alors que les entreprises ferment par dizaines chaque jour.

Selon lui, la «cohésion de la société» grecque est «mise en danger par la montée du chômage comme c'était le cas de l'Allemagne à la fin de la République de Weimar», régime qui tentait aussi d'imposer une austérité budgétaire et dont la faillite a finalement entraîné l'accession d'Hitler au pouvoir.

Le conservateur plaide pour un allongement de la durée nécessaire (quatre ans au lieu de deux) pour appliquer un paquet de 13,5 milliards d'euros d'économie demandé par les créanciers du pays et pas encore voté au parlement, censé permettre la poursuite du maintien de l'aide financière de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire itnernational (FMI). Sauf que les créanciers du pays ne partagent pas du tout le même point de vue (lire l'encadré).

Le chef de l'opposition Alexis Tsipras, dirigeant du parti de gauche radicale Syriza a fustigé le soutien accordé par Angela Merkel à un gouvernement de coalition qui «s'écroule». «Ce qui arrive dans notre pays est sans précédent et criminel», a-t-il martelé, soutenant que les programmes d'austérité en cours «mènent à l'effondrement social».

Les créanciers de la Grèce perdent patience

Les créanciers de la Grèce lui ont demandé d'agir d'ici le prochain sommet européen du 18 octobre pour mettre en oeuvre les réformes promises. «Nous avons souligné qu'avant tout nouveau déblocage de fonds, la Grèce doit montrer sa détermination à mettre en place les réformes promises », a affirmé le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse lundi à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

«Concernant la Grèce, il y a encore du travail à faire», a renchéri la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, en évoquant «la fiscalité, les réformes structurelles et le financement de la dette».

Athènes cherche à débloquer une tranche vitale de 31,5 milliards d'euros tirée d'un prêt international de 130 milliards, accordé l'hiver dernier. Le versement a été bloqué depuis juin par ses créanciers dans l'attente de l'adoption d'un nouveau train d'économies budgétaires et de rigueur. Aucun accord n'est intervenu samedi sur ce programme. Les négociations ont été suspendues et doivent reprendre cette semaine.

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Hollande-Merkel : le changement, c’est maintenant ? http://www.europe1.fr/Politique/Hollande-Merkel-le-changement-c-est-maintenant-1527569/ Par F.C et Antonin André Publié le 23 mai 2013 à 20h07 Mis à jour le 23 mai 2013 à 20h08

ANALYSE - Pour la première fois, les deux dirigeants travaillent sur une feuille de route commune.

Une offensive commune.Derrière "la tension amicale" assumée par François Hollande pour qualifier les relations souvent tendues entre Paris et Berlin, les séances de travail entre Français et Allemands se sont multipliées ces derniers mois. A l'approche des élections européennes de 2014, le couple franco-allemand redoute-t-il de voir entrer massivement les populistes et eurosceptiques de l’Union au Parlement ? Est-ce le rythme routinier des relations bilatérales entre les deux pays qui veut que la première année après une élection, on se défie plus qu’on ne dialogue ? Peut-être les deux, mais le fait est qu’un an après l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, les deux pays s’apprêtent à mener une offensive commune pour relancer le projet européen.

Une séance de travail, le 30 mai. Pour la première fois, une contribution commune sera présentée au conseil européen de juin. "Une feuille de route détaillée sur laquelle nous travaillons en coulisses depuis des semaines", précise-t-on à l'Elysée. Que trouvera-t-on dans ce texte ? "Des initiatives pour l’investissement, pour l’emploi, l’amorce d’une harmonisation fiscale", confie encore ce conseiller. Concrètement, ce "pacte franco-allemand" sera scellé le 30 mai, à Paris. Le président français et la chancelière allemande débuteront leur rencontre par une visite de l’exposition sur l’Allemagne, au Louvre, avant la remise d’un rapport sur l’amélioration de la compétitivité en Europe. Suivront une séance de travail sur cette feuille de route commune et un dîner amical.

Pourquoi Merkel a changé d'avis. François Hollande, qui insiste depuis son accession au pouvoir sur la nécessité de coupler la maîtrise des déficits à la relance d’un projet social en Europe, peut compter aujourd'hui sur un changement d’attitude d’Angela Merkel. La chancelière allemande ne veut toujours pas entendre parler de recapitalisation directe des banques ou de mutualisation des dettes des pays de l’Union européenne, mais l’agonie des pays du Sud (Italie, Portugal, Espagne) étranglés par des plans d’austérité annihilant toute perspective de croissance, l’ont convaincue que cela risquait désormais de plomber, par ricochet, l’économie allemande, dépendante de ses partenaires européens.

Redonner une vision positive. "Il faut absolument redonner une histoire positive de l’Europe, que l’Union redevienne un message positif", martèle un haut conseiller de l’Elysée, interrogé par Europe 1. "Depuis trois ans, l’Europe est synonyme d’austérité, si cela continue, on arrivera exsangue aux élections européennes et les populistes feront des scores très élevés partout dans l’Union", pronostique-t-il.

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Allemagne / France - 150e congrès du SPD: en présence de Merkel, le camarade Hollande joue les diplomates Article publié le : jeudi 23 mai 2013 à 21:59 - Dernière modification le : jeudi 23 mai 2013 à 22:03 REUTERS/Kay Nietfeld Par Pascal Thibaut http://www.rfi.fr/europe/20130523-150-anniversaire-congr%C3%A8s-parti-social-democrate-allemagne-spd-hollande-merkel

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) a organisé, ce jeudi 23 mai, une cérémonie à Leipzig, dans l’est du pays, à l'endroit même où l’association générale des travailleurs allemands avait été créée en 1863 avant de changer de nom. 1 600 invités, dont des responsables politiques étrangers et notamment François Hollande, ont rendu hommage au parti.

« We shall overcome » : « Nous triompherons ». Le célèbre morceau de gospel, hymne du combat pour les droits civiques aux Etats-Unis interprété durant la cérémonie, aura sans doute réchauffé le cœur de certains sociaux-démocrates allemands. Car à quatre mois des prochaines élections législatives, le parti souffre toujours dans les sondages d’un sérieux handicap. Crédité de 23 à 28% des intentions de vote, le SPD figure loin derrière les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel, soutenus par environ 40% des électeurs allemands.

Angela Merkel au premier rang

Ironie de l’histoire : la chancelière, qui avait avant le début de la cérémonie rendu hommage à ses concurrents sociaux-démocrates, trônait au premier rang, applaudissant les différents orateurs. Certains ont voulu voir dans cette participation un signe annonciateur d’une nouvelle grande coalition droite-gauche, à l’instar de celle qui a gouverné le pays entre 2005 à 2009 sous la même Angela Merkel.

Mais pour le SPD, ces quatre années -qui se sont terminées par un fiasco électoral- ne constituent pas la constellation souhaitée au soir du 22 septembre prochain. Les sociaux-démocrates espèrent disposer d’une majorité absolue avec leurs alliés écologistes. On n’en est pas encore là, mais la cérémonie de ce jeudi a permis, en tout cas, à un SPD quelque peu désabusé de se remonter le moral en déroulant la « saga » du dernier siècle et demi.

Les « 94 » qui n'ont pas voté les pleins pouvoirs à Hitler

Les sociaux-démocrates ont rappelé les heures de gloire de leur parti, son combat pour les droits sociaux sous l’Empire, avant 1914, ou après la création de la République fédérale en 1949. Ils sont revenus sur l’engagement de leur parti pour la démocratie sous la fragile République de Weimar après 1919, et sur la lutte contre le nazisme. Tous les orateurs ont rendu hommage aux 94 députés sociaux-démocrates, les seuls à ne pas avoir voté la loi confiant les pleins pouvoirs à Adolf Hitler en 1933.

Dans un discours historique, le président du groupe parlementaire SPD de l’époque, Otto Wels, déclarait alors à un Adolf Hitler furieux : « Vous pouvez nous dérober notre liberté et notre vie, mais pas notre honneur ». Le président allemand Joachim Gauck a aussi évoqué cette date centrale, en déclarant : « Ces 94 courageux députés n’ont pas seulement sauvé l’honneur de leur parti, mais aussi celui de la première démocratie allemande ».

Hommage aux rares chanceliers sociaux-démocrates

Les sociaux-démocrates, qui ont été peu de temps au pouvoir au cours de ces 150 années, ont rendu également hommage à leurs anciens chanceliers. A Willy Brandt, qui a voulu réformer la société allemande en la rendant plus libérale, mais aussi en cherchant le dialogue avec l’Est dans sa fameuse Ostpolitik. Les deux chefs de gouvernement sociaux-démocrates encore en vie, Helmut Schmidt et Gerhard Schröder, étaient également présents.

Parmi les 1 600 invités à Leipzig figuraient de nombreux responsables étrangers socialistes et sociaux-démocrates. L’occasion pour le SPD de lancer, mercredi 22 mai, une nouvelle organisation associant une cinquantaine de partis réformistes internationaux. Les sociaux-démocrates ont réduit au minimum leur participation à l’Internationale socialiste. Ils critiquent l’absence de l’organisation sur les débats actuels entourant la crise économique et financière et l’adhésion de certains responsables pas toujours emblématiques en matière de droits de l’homme, comme l’ancien président égyptien Hosni Moubarak.

François Hollande, symbole en panne

François Hollande, invité d’honneur de la cérémonie de ce jeudi, est le seul étranger à avoir pris la parole. Lorsqu’ils ont adressé l’invitation au président français, les sociaux-démocrates voulaient profiter, peu avant les législatives allemandes de septembre, du symbole que représentait alors l’élection d’un chef d’Etat socialiste en France, le principal partenaire de l’Allemagne. Mais aujourd’hui, François Hollande a été rattrapé par son impopularité et le président français ne constitue plus, pour le SPD, la locomotive tant souhaitée. L’intéressé sait également que ses camarades allemands sont loin d’être les favoris pour l’élection du 22 septembre prochain.

Prenant la parole devant Angela Merkel, François Hollande ne pouvait pas se permettre d’envenimer des relations déjà délicates avec la chancelière et prendre fait et cause pour le SPD, comme Angela Merkel l’avait fait sans hésiter au profit de Nicolas Sarkozy l’an dernier. François Hollande a, comme d’autres orateurs, rendu hommage à l’héritage de la social-démocratie allemande, à son combat pour la démocratie et le progrès social, et à son réformisme. Une allusion discrète aux différences avec le PS français, plus à gauche, dont les relations avec le SPD n’ont jamais été très simples.

Une ode d'Hollande à Schröder

François Hollande a surpris en vantant de façon très nette les réformes sociales du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder : « Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi (...) Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent faire surgir des controverses. Mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel. »

Des déclarations qui faisaient écho aux demandes pressantes de réformes plus claires adressées au président français, en Allemagne comme en France. Un journaliste allemand glissait dans le train du retour vers Berlin : « J’aurais aimé qu’à ce moment-là, il en dise un peu plus et soit plus concret ».

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Immigration : «Un gain pour nous tous», défend Merkel 01 Janv. 2015, 20h22 | MAJ : 01 Janv. 2015, 21h56 http://www.leparisien.fr/international/video-immigration-un-gain-pour-nous-tous-defend-merkel-01-01-2015-4413237.php

Alors qu'un mouvement anti-immigrés et anti-islam prend de l'ampleur depuis trois mois en Allemagne, la chancelière Angela Merkel a profité de ses voeux du Nouvel An pour recadrer ceux qui seraient tentés de les rejoindre lors d'une prochaine manifestation annoncée lundi.

Le décor est festif, la tenue satinée, mais le ton d'Angela Merkel n'en est pas moins ferme. La chancelière allemande a profité mercredi soir de ses voeux du Nouvel An pour revenir sur un phénomène qui, visiblement, l'inquiète.

Depuis trois mois, le mouvement «Pegida» («Européens patriotes contre l'islamisation de l'Occident») réunit des milliers de personnes dans les rues pour dénoncer la venue d'immigrés dans leur pays.

Les responsables du collectif ont d'ores et déjà annoncé leur premier rassemblement de l'année 2015 pour lundi prochain, à Dresde (Saxe). «Je dis à tous ceux qui vont à ces manifestations: ne suivez pas ceux qui appellent à y participer ! Car trop souvent, leurs coeurs sont remplis de préjugés, de froideur, voire de haine», a ainsi regretté Angela Merkel dans son allocution à la télévision mercredi soir.

Des contre-manifestations

Un propos tranché et risqué puisque, selon un sondage Forsa publié jeudi et rapporté sur ZeitOnline, 29% des Allemands trouvent justifiées les préoccupations de Pegida. Mais la chancelière d'insister : «L'immigration est un gain pour nous tous. (...) Il est naturel d'accueillir ceux qui y cherchent refuge.» Pour Angela Merkel, le fait que son pays soit perçu comme accueillant est «le plus beau compliment». D'autant qu'en Allemagne, le taux de natalité est faible et la main d'oeuvre manque.

Mi-décembre, la chancelière avait déjà condamné le mouvement anti-islam jugeant qu'il n'y avait pas de place en Allemagne «pour l'incitation à la haine et à la calomnie». A ses côtés, un mouvement d'opposition à Pegida s'est mis en place et organise des contre-manifestations. Le 22 décembre par exemple, alors que 17 500 personnes défilaient contre l'immigration dans la capitale de Saxe, ils étaient 20 000 dans toute l'Allemagne, et notamment 12 000 à Munich, à arpenter les rues contre le racisme et l'exclusion.

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Angela Merkel sous pression après les agressions sexuelles commises à Cologne Francetv infoFrancetv info – 06 janvier 2016 https://fr.news.yahoo.com/angela-merkel-pression-apr%C3%A8s-agressions-sexuelles-commises-%C3%A0-220205987.html
Le malaise grandit en Allemagne ce mercredi 6 janvier.

A Cologne, des dizaines de femmes ont été agressées sexuellement, dans la nuit du Nouvel An, par des groupes d'hommes, désignés comme étant d'origine arabe.
Angela Merkel se retrouve "sous la pression de l'extrême droite et de la droite dure bavaroise qui se sont empressées de lier les événements de Cologne avec la politique d'accueil des réfugiés que mène la chancelière", rapporte depuis Berlin Amaury Guibert.

"Angela Merkel a donc réagi en deux temps : une condamnation très ferme de ce qui s'est passé le 31 décembre, et puis une volonté tout aussi forte d'éviter les amalgames en rappelant que rien, à ce stade, ne permet de dire si des réfugiés sont impliqués dans ce qui s'est passé", poursuit le correspondant de France 2.

"Une nouvelle forme de violence"

Les autorités sont aussi pointées du doigt sur la façon dont elles ont géré ces événements "pendant et après". "La police, notamment, a-t-elle tout fait pour éviter ces agressions ? Sans doute pas.
Mais c'est une nouvelle forme de violence, jusqu'ici inconnue, qui a fait son apparition et dont l'Allemagne a brutalement pris conscience le soir du Réveillon", conclut le journaliste.

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En Allemagne, l’extrême droite inflige une défaite sans précédent à Angela Merkel LE MONDE | 13.03.2016 à 20h27 • Mis à jour le 13.03.2016 à 21h31 | Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant)

Appelés à voter dimanche 13 mars dans trois Etats-régions : le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et, à l’est, la Saxe-Anhalt, 13 millions d’Allemands ont réservé un véritable triomphe au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et infligé une défaite sans précédent à la fois à l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et au parti social-démocrate (SPD). Un résultat d’autant plus clair que, dans les trois Etats-régions, la participation a été nettement plus élevée que lors du scrutin précédent.

Selon des résultats encore provisoires, l’AfD obtiendrait plus de 10 % des voix en Rhénanie-Palatinat, 14,5 % des voix dans le riche Bade-Wurtemberg et même 24 % des voix en Saxe-Anhalt où elle est clairement le deuxième parti, derrière la CDU. Incontestablement, les électeurs de l’AfD ont voulu sanctionner la politique d’Angela Merkel, mais selon les sondages sortis des urnes ils ont également voulu signifier leur opposition aux injustices sociales.

Des coalitions difficiles à former

La CDU a perdu les deux paris qu’elle pensait gagner haut la main il y a encore un mois. En Rhénanie-Palatinat, sa candidate, Julia Klöckner (32 % de voix) n’est pas parvenue à détrôner sa rivale sociale-démocrate Malu Dreyer (36 %). Et dans le Bade-Wurtemberg qui a longtemps été un de ses fiefs, son candidat, Guido Wolf, n’obtient qu’environ 27 % des voix, derrière le ministre-président sortant, l’écologiste Winfried Kretschmann qui bondit à 32 %. En Saxe-Anhalt, la CDU reste en tête mais elle recule néanmoins et ne peut se réjouir d’avoir vu nombre de ses électeurs grossir les rangs de l’AfD.

Si le SPD peut se féliciter de la victoire de sa candidate en Rhénanie-Palatinat, sa chute spectaculaire dans les deux autres Länder, où il perd plus de 10 points et est relégué à la quatrième place, pourrait provoquer dans ce parti une véritable crise.

L’AfD refusant de participer à quelque coalition que ce soit et les autres partis refusant également de discuter avec ce parti, la formation des coalitions pourrait être difficile. Dans deux des trois Etats-régions, le Bade-Wurtemberg et la Saxe-Anhalt, deux Länder que pourtant tout oppose sur le plan sociologique, les deux grands partis allemands, la CDU et le SPD n’obtiennent même pas assez de voix, ensemble, pour former une majorité.

Le CDU a « besoin de temps »

Au niveau national, le succès de l’AfD pourrait avoir l’effet inverse. Si, dans dix-huit mois, l’AfD entre au Bundestag avec 10 % des voix ou plus, il pourrait n’y avoir qu’une seule coalition possible : celle formée par l’union CDU/CSU et le SPD. Comme aujourd’hui. Paradoxalement, l’émergence au niveau national du parti qui s’appelle Alternative pour l’Allemagne aurait pour conséquence qu’il n’y aurait plus d’alternative à ce que les Allemands appellent « une grande coalition » entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates.

Angela Merkel ne devait pas s’exprimer avant lundi midi. Mais ses lieutenants laissent entendre qu’elle n’entend pas changer de politique et disent miser sur le sommet Union européenne/Turquie qui se tient les 17 et 18 mars. Nous avons « besoin de temps » a toutefois reconnu Peter Tauber, secrétaire général de la CDU, dimanche soir. Une façon de dire que le problème est loin d’être réglé. Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant) journaliste.

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Attentat de Berlin : une épreuve pour Merkel à dix mois des élections LE MONDE | 20.12.2016 à 11h24 • Mis à jour le 20.12.2016 à 15h07 |

L’image de chancelière protectrice avait déjà été écornée après les agressions sexuelles à Cologne.

Il y aura un avant et un après le 19 décembre 2016 en Allemagne.Le terroriste a frappé au cœur de Berlin, dans un lieu triplement symbolique. D’abord, parce qu’il s’agissait d’un marché de Noël, une tradition qui occupe dans l’imaginaire allemand une place bien plus considérable que dans beaucoup d’autres pays. Ensuite, parce que l’endroit où a foncé le camion, la Breitscheidplatz, se situe au pied de l’église du Souvenir, connue dans le monde entier pour son clocher brisé, vestige des bombardements de la seconde guerre mondiale et emblème du Berlin meurtri. Enfin, parce que la place donne sur le Kurfürstendamm, la plus célèbre avenue commerçante de la ville, à deux pas du non moins célèbre KaDeWe, le grand magasin qui symbolisait l’opulence de la société occidentale dans le Berlin-Ouest de la guerre froide.

Pour toutes ces raisons, cet attentat constitue une épreuve terrible pour le gouvernement allemand, et d’abord pour Angela Merkel, qui briguera en septembre 2017 un quatrième mandat de chancelière. Or elle le sait : pour être réélue, il lui faut absolument réussir à conserver l’image qui a longtemps été la sienne, celle de la chancelière protectrice, en démontrant qu’elle est autant capable d’assurer la sécurité du pays face à la menace terroriste que de défendre son économie face à la crise de la zone euro.

« Les gens commencent à douter »

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Das Lied der Deutschen, Franz Joseph Haydn (1797), August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (1841)