Angela Dorothea Kasner, divorcée Merkel (1982), remariée le 30 décembre 1998 avec le professeur de chimie Joachim Sauer
Ancienne responsable de la "culture et de l'agit-prop" aux Jeunesses communistes de l'Allemagne de l'Est, puis social-démocrate à l'Est (porte-parole du dernier gouvernement social-démocrate que pilote Lothar de Maizière, 1990), puis démocrate-chrétienne à l'Ouest (1990).
Favorite du chancelier Helmut Kohl, qui fait d'elle une ministre des Femmes et de la Jeunesse (1990), elle le tue politiquement en 1999, et est élue en 2000 présidente de la CDU-CSU (démocrates-chrétiens).
Chancelière de la RFA en 2005, après une difficile victoire contre les sociaux-démocrates SPD, affaiblis gràce à l'emergence d'un parti d'extrême-gauche composé d'anciens communistes de l'Est et de gauchistes de l'Ouest.
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Un nouveau visage pour l’Allemagne
La vie d’Angela Merkel a été bouleversée le soir du 9 novembre 1989. Sa vie, comme celle de 16 millions d’Allemands de l’Est qui choisirent de passer à l’Ouest. Sans la chute du Mur, cette jeune femme, fille d’un pasteur évangélique de Templin, un village de la Uckermark, serait restée une obscure enseignante en physique à l’université de Berlin-Est.
C’est le chancelier Kohl, l’homme de l’unification, en quête de personnalités jaillies de cet «autre monde», qui lui met le pied à l’étrier durant l’hiver 1990. Dès lors, le parcours d’Angela Merkel sera exemplaire ! Elle est d’abord porte-parole du dernier gouvernement social-démocrate que pilote Lothar de Maizière dans les derniers souffles de la République démocratique allemande (RDA), avant d’être promue, moins d’un an plus tard, ministre de la Jeunesse et de la Condition féminine.
A 44 ans, elle devient secrétaire générale de la CDU (Union chrétienne démocrate, qui est le pilier de la droite d’outre-Rhin), puis chef de file des élus de la droite chrétienne au Parlement. Aujourd’hui, à 50 ans, la voilà première femme et plus jeune candidate au plus important poste de responsabilité politique du pays : la Chancellerie.
Mais qui est Angela Merkel, celle que les milieux politiques ont baptisée, avec une certaine condescendance, «das Mädchen» (la gamine) ?
Longtemps elle a été desservie par son image d’ «Ossi». C’est ainsi que les Allemands de l’Ouest nomment «ceux de l’Est», ceux de l’ex-RDA, perçus comme des râleurs, «jamais contents de ce qu’on leur donne» et, de plus, pleins d’ingratitude, «après tout ce qu’on a fait pour eux !»... Pourtant, il n’est que de comparer l’Angela Merkel d’hier, son air emprunté, ses robes déconcertantes, sa coupe de cheveux aléatoire et son visage sans fard, avec l’apparence d’aujourd’hui qui, à un certain charme «berlinois» contrôlé, mêle une assurance que n’avait pas, voilà dix ans, la jeune physicienne venue de l’Est !
Son ascension apparaît d’autant plus sympathique pour une majorité d’Allemands que ce parcours ne semble pas lui avoir tourné la tête. En dépit de sa notoriété et d’un agenda archiplein, on peut encore croiser Angela et Joachim Sauer (c’est le nom de son second époux) en tête à tête à La Vieille Lanterne, un vieux bistrot de Prenzlauer, dans l’ancien Berlin-Est, qu’elle avoue préférer à Borchardt sur la Gendarmenmarkt, où déjeunent habituellement les ténors de la politique. Et si un quidam profite de l’occasion pour l’aborder cavalièrement ? «Cela fait partie des responsabilités et des joies pour lesquelles j’ai opté en entrant en politique», confie-t-elle simplement.
Cette simplicité de ton, justement, et ce franc-parler, combinés avec un enracinement dans les réalités quotidiennes et un refus des promesses qui ont tant nui aux gouvernements d’Helmut Kohl puis de Gerhard Schröder, font qu’Angela Merkel incarne - pour l’instant - une forme d’exception sur la scène politique outre-Rhin. On est en face d’une femme expérimentée, avertie mais échaudée par les avatars et les pièges d’une réunification qu’elle a vécue aux premières loges.
Ses débuts correspondent en effet à une époque d’euphorie en Allemagne. C’était le temps où l’on promettait aux habitants de l’ex-RDA des choses mirobolantes. On restaurait les vieilles cités comme Weimar, Dresde ou Fulda. On planifiait à grande échelle des villes, des routes, des infrastructures sociales et sanitaires. A commencer par la nouvelle capitale de l’Allemagne réunifiée : Berlin ! C’est aussi dans ces années-là qu’a été restauré le patrimoine de la petite bourgade dont Angela Merkel est originaire, Templin, qui présente, depuis un mur d’enceinte, des portes médiévales et une petite église baroque pimpante.
Comment ce monde, qui semblait en plein essor, a-t-il pu, en quinze ans, devenir un pays presque en friche ? C’est une question qu’Angela Merkel a dû longuement méditer. Si elle en a tiré une leçon, c’est bien qu’il ne faut pas bercer d’illusions les électeurs, ni faire de promesse qui ne puisse être tenue. Un mot revient toujours dans ses prises de parole publiques : «responsable». Et son contraire : «irresponsable». Exemple : «Si la gauche est aujourd’hui abandonnée de la sorte dans les régions de l’Est, c’est en grande partie à cause de la politique irresponsable menée par la coalition SPD-Verts.»
Certes, il manque encore un peu de vernis à la candidate de la CDU. Mais les faits sont là ! Le papillon Merkel est sorti de sa chrysalide, et la presse people allemande s’interroge sur les conséquences de sa transformation. Qui coupe aujourd’hui ses cheveux ? Où s’habille-t-elle ? Fait-elle ou non la cuisine ? Qui décide - elle ou son mari - de l’endroit où ils vont passer leurs vacances ? Les activités scientifiques de son mari, Joachim, professeur de chimie, seront-elles compatibles avec sa position officielle d’époux de la chancelière, si elle emporte les élections du 18 septembre ? D’autant plus que ledit Joachim clame, dans les médias, qu’il n’a pas l’intention de tenir auprès d’elle le rôle d’un «figurant» ! Autant de questions qu’Angela Merkel écarte avec un sourire.
Alors qu’elle y aurait répondu, il y a deux ans à peine, sur ce ton un peu «pète-sec» propre aux gens du Brandebourg, elle répond : «Nous aviserons en temps voulu, afin d’éviter tout incident diplomatique.»
Indifférente aux petits potins de Berlin
Car la patronne de la CDU a une solide capacité à se moquer du qu’en-dira-t-on et des étiquettes dont raffole le microcosme politique allemand et que ses adversaires lui ont collées tout au long de sa rapide carrière : de «la jeune fille à tout faire de la CDU» à «Maggie-Merkel», en passant par «Angie-de-Fer» et «Ange-de-Glace» ou encore, dans le genre grosse cavalerie, «reine de la tromperie et de la dissimulation». Ni plus ni moins. Elle assume tous ces sobriquets comme une part inévitable du jeu du pouvoir. «On me prête des victimes que je ne reconnais pas pour telles !» soupire- t-elle. Une allusion très claire à son prédécesseur, Günther Krause, évincé de la tête de la CDU dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale, son fief politique du nord de l’Allemagne. «C’est ainsi, a-t-elle confié au journaliste Hugo Müller-Vogg. Lorsqu’une femme l’emporte sur son adversaire masculin, on attribue toujours sa victoire à une manoeuvre déloyale !»
Pour autant, la partie n’est pas gagnée. Y compris dans son propre camp : du côté des vieux électeurs traditionnels de la droite, nombreux sont ceux qui se demandent quels types de relations peut entretenir avec la Russie la représentante d’un pays qui, jeune femme, a travaillé pour et avec le régime communiste. Récemment, Angela Merkel racontait que, petite fille, les soldats soviétiques lui avaient volé trois vélos. Trois ! Une manière de dire qu’elle sait à qui elle a affaire quand elle croise des responsables politiques russes issus du système soviétique. Comme, par exemple, Vladimir Poutine, avec qui elle a discuté récemment sans interprète : sur les bancs de l’école, les cours de russe était sa matière préférée.
La candidate de la CDU a beau avoir grandi en Allemagne de l’Est, elle a découvert au fil de la campagne qu’elle ne parle plus le même langage que ses anciens concitoyens. Elle en a même fait l’expérience désagréable dans la petite ville brandebourgeoise de Cottbus, où elle a essuyé des sifflets lorsqu’elle a évoqué son passé en RDA. En effet, un écart grandissant s’est creusé entre les intérêts de la classe politique qu’elle représente aujourd’hui et les réalités d’où elle est sortie.
Anti-Schröder ? "Là n’est pas la question !"
A Templin, à une centaine de kilomètres au nord de Berlin, Angela Merkel et son époux possèdent une petite maison de week-end. L’endroit est l’exemple même de la petite bourgade de l’Est qui connaît aujourd’hui de sérieuses difficultés. Elle ressemble à ces centaines d’autres petites villes de Saxe, du Brandebourg, du Anhalt ou du Mecklembourg : trop à l’écart de l’Europe et de ses centres d’intérêts économiques pour espérer voir s’implanter chez elles un groupe leadership.
Il n’y a pas longtemps, le magazine Newsweek demandait : «Combien de temps encore les Allemands vont-ils investir des milliers d’euros pour doter d’infrastructures modernes un pays qui n’en a pas besoin ?» Plus loin, à Pasewalk, vers la frontière polonaise, on construit une nouvelle autoroute. Pour aller où ? Une fois leur baccalauréat dans la poche, les quatre cinquièmes des jeunes quittent la région pour se rendre à l’Ouest. Il n’y a presque plus de médecins ; d’un point de vue social, les gens ne sont pratiquement plus assurés ; de moins en moins de parents sont en mesure même de régler les quelques euros exigés par l’administration ou les transports scolaires. «Dans moins de cinquante ans, affirme le dernier boulanger de Eisenhüttenstadt-sur-Oder, une de ces petites bourgades au fin fond du pays, il y aura ici des loups en liberté et l’on pourra marcher des jours entiers sans rencontrer âme qui vive !»
Cette Allemagne-là est au coeur de la bataille électorale du 18 septembre. Angela Merkel sait qu’elle ne peut faire abstraction des réalités de l’Union européenne en 2005 : les grandes heures de la réunification sont loin, les paysans de la Uckermark ne sont désormais plus prioritaires. Pourra-t-elle faire mieux que Gerhard Schröder qu’elle espère terrasser ? «Là n’est pas la question !» La réponse fuse et le regard se fait perçant : «Il ne s’agit pas d’opposer telle ou telle personnalité politique. Dans quatre ans (NDLR : au bout de la mandature) , je souhaite montrer aux Allemands que, ensemble, nous aurons réussi à redresser la croissance et l’emploi, et que l’Allemagne sera redevenue un pays sur lequel on peut compter, tant sur le plan des investissements que des innovations ou du modèle de vie. Et enfin, donner à tous, du concierge au prix Nobel, le sentiment que c’est une chance que d’y vivre et d’y travailler !»
On dirait du Sarkozy. La patronne de la CDU entretient d’ailleurs de bonnes relations avec le président de l’UMP. A vrai dire, ils se connaissent peu. Mais à Paris comme à Berlin, les proches de l’une et de l’autre soulignent leur goût commun pour l’action politique, le travail et le mérite : «Nicolas et Angela sont sur la même longueur d’ondes.» Dans le même temps, la «chancelisable» déclare aussi vouloir «se rapprocher du modèle économique d’un Tony Blair en Grande-Bretagne».
Mais sa véritable référence, celui dont elle admire le parcours et avec lequel elle apprécie - avec une pointe d’orgueil - qu’on la compare, c’est Ludwig Erhard (1897-1977). Un adversaire du nazisme qui devint ministre de l’Economie dans le gouvernement de Konrad Adenauer avant de devenir lui-même chancelier et d’apparaître, au seuil des années 60, comme le principal artisan du «miracle allemand».
Le Figaro magazine, Par Léopold SANCHEZ, (10 septembre 2005)
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(10 octobre 2005) La gauche obtient la parité dans le gouvernement d'Angela Merkel
Qu'éprouve réellement Angela Merkel en cet après-midi du lundi 10 octobre, lorsqu'elle prend acte de la décision de ses adversaires sociaux-démocrates de lui confier la chancellerie allemande, après trois semaines de rudes négociations ? Toutes émotions contenues, cette fille de pasteur âgée de 51 ans sourit et glisse, devant la presse réunie à Berlin, qu'"il serait malvenu d'être grincheuse" un jour pareil. "Je me sens bien, mais il reste beaucoup de travail à faire", se contente-t-elle d'ajouter. Nul doute que la présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), qui a dû faire des concessions pour en arriver là, mesure déjà l'ampleur de la tâche qui l'attend.
Les réformes réalisées par le chancelier Schröder, allié aux Verts, ont redonné du muscle aux entreprises allemandes. Mais le chômage frappe 11,5 % de la population active, la croissance ne décolle pas, l'Etat est lourdement endetté et les finances publiques seront, cette année encore, beaucoup plus déficitaires que ne l'autorise la Commission européenne. Or, pour relancer l'économie, Mme Merkel devra composer avec ses rivaux sociaux-démocrates au sein du second gouvernement de grande coalition de l'histoire allemande depuis la guerre.
Le Parti social-démocrate (SPD) du chancelier sortant, Gerhard Schröder, et les Unions chrétiennes (CDU/CSU) de Mme Merkel ont prévu d'engager, lundi 17 octobre, des négociations officielles en vue de former un tel cabinet. Cette décision n'a pu être prise qu'après un accord sur le détenteur de la chancellerie, la répartition des ministères entre les deux partis, ainsi que sur une série de priorités pour la future action gouvernementale.
L'accord a été long à mettre au point. Il aura fallu trois réunions "entre huit yeux" Mme Merkel et M. Schröder, flanqués respectivement d'Edmund Stoiber, le président de l'Union chrétienne-sociale (CSU), et de Franz Müntefering, le président du SPD pour y arriver. Le principal parti de la coalition sortante a chèrement vendu sa participation. Arrivé le 18 septembre avec un petit point de retard sur les chrétiens-démocrates, le SPD, fort d'un score inespéré deux mois plus tôt (34,2 %), a même refusé d'admettre sa défaite trois semaines durant.
Le chancelier sortant a finalement admis la vérité des urnes. A 61 ans, il semble prêt, selon toute vraisemblance, à renoncer à une carrière politique nationale. En contrepartie, le SPD a obtenu des concessions importantes de la part de Mme Merkel.
L'accord rendu public attribue la moitié des ministères (seize au total) aux sociaux-démocrates, dont les portefeuilles des affaires étrangères, des finances et du travail. La CDU en obtient quatre, dont l'intérieur et la défense. Lui échoient donc la chancellerie, plus le poste de ministre à la chancellerie, promis au secrétaire général du parti, Volker Kauder. Quant à la CSU, elle reçoit deux portefeuilles, dont un grand ministère de l'économie et des technologies, taillé sur mesure pour M. Stoiber, candidat malheureux de la droite en 2002.
Les noms des autres titulaires ne seront connus que plus tard. Justifiant cet équilibre, Mme Merkel a jugé "impossible que l'un parle d'une voix plus forte que l'autre".
APPROCHE CONSENSUELLE
L'accord entérine également des concessions programmatiques de la part de la droite. Ainsi celle-ci a-t-elle promis de "discuter avec les syndicats" de la possibilité de faciliter les accords d'entreprise dérogatoires aux conventions collectives, au lieu de les imposer comme elle en avait l'intention. Elle apaise ainsi un conflit ouvert avec les organisations de salariés. Ensuite, une "simplification" de l'impôt sur le revenu, qui prévoit de limiter les niches fiscales, est annoncée, mais la CDU/CSU précise qu'elle ne tient plus à son projet, très critiqué à gauche, de taxer au passage les primes de travail de nuit, de week-end et de jours fériés.
Les autres priorités inscrites dans l'accord reflètent davantage une approche consensuelle des deux camps. L'objectif de consacrer 3 % du produit intérieur brut (PIB) allemand aux dépenses de recherche et de développement d'ici 2010 est réaffirmé. Il faisait consensus entre la droite et la gauche. Parallèlement, l'accent est mis sur la formation. Par ailleurs, les deux partis ont décidé de mélanger leurs propositions sur la famille, à la fois en retenant la proposition de la CDU d'augmenter le quotient familial dans l'impôt sur le revenu, et celle du SPD d'améliorer les conditions du congé parental.
Enfin, une baisse des cotisations sociales à l'assurance-chômage de deux points est bien à l'ordre du jour, comme promis par la droite. Mais la hausse de deux points de la TVA qu'elle avait annoncée parallèlement pour financer cette mesure n'est plus mise en avant, même si Mme Merkel ne l'a pas totalement exclue.
A part le retrait de la mesure fiscale sur le travail de nuit, de week-end et de jours fériés "qu'il aurait été impossible de faire adopter au SPD", tout le reste de son programme serait encore au menu des négociations, a-t-elle insisté, le soir, dans un entretien télévisée, pour rassurer ceux qui, dans son parti, s'inquiètent d'un trop grand recul face à la gauche.
Au sein de la CDU, la ligne sociale semble cependant pousser Mme Merkel à retirer ses innovations les plus libérales ou les plus impopulaires chez les salariés. Au nom du SPD, M. Müntefering n'a pas caché sa satisfaction : "Je crois que nous nous sortons très bien de cette première séance de pourparlers."
LE MONDE | 11.10.05 | 14h01, Mis à jour le 11.10.05 | 14h08, Antoine Jacob et Adrien de Tricornot
Article paru dans l'édition du 12.10.05
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dimanche 1 avril 2007, 11h51 Angela Merkel, à Jérusalem, rend hommage aux victimes du génocide nazi
JERUSALEM (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage dimanche aux six millions de victimes juives de la Shoah lors d'une visite au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem consacrée à l'étude et au souvenir du génocide nazi. "L'Humanité grandit en assumant la responsabilité du passé", a-t-elle écrit en allemand sur le livre des hôtes de marque de l'institution. Vêtue d'un costume noir et accompagnée du directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, elle a ravivé la flamme éternelle dans la crypte du souvenir et déposé une gerbe au son d'une chorale d'enfants. Mme Merkel, qui est présidente en exercice de l'Union européenne, est arrivée samedi soir en Israël, en provenance de Jordanie, dans le cadre d'une tournée régionale axée sur le processus de paix au Proche-Orient. Elle s'est entretenue dimanche matin avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni et devait rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert. Selon son programme, elle devait être nommée Docteur honoris causa de l'Université hébraïque de Jérusalem, puis se rendre dans les territoires palestiniens pour des entretiens avec le président Mahmoud Abbas, avant de gagner lundi Beyrouth, dernière étape de sa tournée. En Jordanie, les entretiens de la chancelière allemande avec le souverain jordanien ont porté sur l'initiative de paix arabe, relancée cette semaine à Ryad. "J'ai discuté avec la chancelière de la dynamique née de l'initiative de paix et la nécessité d'aller de l'avant pour que la paix et la stabilité s'instaurent dans la région", a dit le roi cité dans communiqué officiel. "L'initiative arabe reflète la volonté des peuples arabes de vivre en paix avec Israël", a ajouté Abdallah II, exprimant le souhait que l'Etat hébreu "réponde positivement à cette offre afin que les négociations avec les Palestiniens reprennent et que l'espoir renaît pour ce peuple". Réunis à Brême (Allemagne), les ministres européens des Affaires étrangères ont soutenu samedi cette initiative de paix arabe, qu'Israël a rejetée en l'état. L'initiative que le sommet arabe de Ryad a décidé de relancer offre à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays arabes en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis 1967, de la création d'un Etat palestinien et d'un règlement de la question des réfugiés palestiniens. Mme Merkel avait déjà effectué début février une tournée dans le Golfe et en Egypte, avec le même objectif d'accompagner les efforts de paix dans la région. La diplomatie allemande, a relevé vendredi le porte-parole du gouvernement allemand Ulrich Wilhelm, est consciente qu'elle ne peut pas "remplacer les acteurs de la région", mais entend "utiliser toutes (ses) possibilités pour accompagner et soutenir leurs actions".------
Europe
Le couple franco-allemand est au bord du divorce
par Emmanuelle Belohradsky & Odile Benyahia-Kouider
Magazine Challenges | 18.10.2007
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26.11.2007 courrier international. com
La Communauté Internationale réagit aux arrestations d'opposants russes
A une semaine des élections législatives du 2 décembre, les manifestations des partis d'opposition L'Autre Russie et Iabloko se sont soldées par de nombreuses arrestations. 200 personnes, dont Garry Kasparov et Boris Nemstov ont été interpellées à Moscou et St Petersbourg. Des réactions ont commencé à pleuvoir dès lundi et attestent de la protestation unanime de la part de l'étranger. L'Union européenne a appelé ce lundi Moscou à "éviter toute action qui pourrait être perçue d'une façon ou d'une autre comme nuisible pour la réputation internationale de la Russie", dans un communiqué.------
Publié par Tribune de Genève (http://www.tdg.ch) JEAN-FRANCOIS VERDONNET | 12.11.2009 | 00:02 FRANCE-ALLEMAGNE | Pour la première fois, le chef du gouvernement allemand a participé, hier, aux cérémonies commémorant l’anniversaire de l’armistice de la guerre 1914-18
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur la tombe du soldat inconnu sous l’arc de triomphe. «Nous ne commémorons pas la victoire d’un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l’un comme pour l’autre», a affirmé le président français. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, côte à côte, hier à Paris, devant la tombe du soldat inconnu: dans l’album de photos du couple franco-allemand, les images du 11 novembre 2009 devraient faire date. Ce n’est pas que le dialogue entre les deux pays manque de scènes de haute teneur symbolique. Bien avant les cérémonies à l’arc de triomphe, il y eut le chancelier Adenauer et le général de Gaulle, présents en la cathédrale de Reims le 8 juillet 1962; ou, plus récemment, Helmut Kohl et François Mitterrand, main dans la main, à l’ossuaire de Douaumont le 22 septembre 1984; ou encore Jacques Chirac et Gerhard Schroeder se donnant l’accolade au Mémorial de Caen, le 6 juin 2004, au soixantième anniversaire du débarquement allié en Normandie. Engagement au service de l’unité européenne La rencontre d’hier n’est pas anodine pour autant. A la série connue de séquences exemplaires, elle ajoute sa note particulière. Ce qui a été célébré, ce n’est pas seulement, une fois de plus, la réconciliation entre la France et l’Allemagne – l’affaire est entendue – mais un engagement plus large, leur vocation pacifique, leur engagement au service de l’unité européenne. Dès lors, la commémoration de l’armistice de 1918 revêt une signification inédite. L’exaltation de la victoire française fait place au souvenir de toutes les victimes de la longue guerre civile ouverte sur le continent en août 1914. «Nous ne commémorons pas la victoire d’un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l’un comme pour l’autre», a affirmé hier Nicolas Sarkozy. Le propos entend répondre aux réticences qu’ont très longtemps suscité de l’autre côté du Rhin les manifestations françaises du 11 novembre. Vues de Bonn, elles renvoyaient à la fois à la défaite et aux clauses inéquitables du Traité de Versailles. En 1998, quatre-vingts ans après la fin des hostilités, l’embarras était encore assez grand pour contraindre Gerhard Schroeder à décliner l’invitation à Paris que lui adressait Jacques Chirac. En 2009, le changement de perspective est achevé. Les derniers poilus ont été enterrés. Les générations qui ont accédé au pouvoir n’ont plus avec la «guerre de trente ans» que des liens de plus en plus lâches. Pour la chancelière comme pour le président français, le risque est moins de provoquer la polémique que de susciter l’indifférence. En Allemagne, où la seconde guerre a largement effacé dans les mémoires le souvenir de la première, les célébrations parisiennes du 11 novembre sont passées presque inaperçues. Ironie de l’histoire: la commémoration commune de l’armistice vient rappeler à ses protagonistes les inévitables dissonances du dialogue franco-allemand.----------
11 novembre 2009 Sous l'Arc la biz à Merkel ...
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Angela Merkel vote pour le non-candidat Nicolas Sarkozy ! lundi 30 janvier 2012 agoravox
Ce samedi 28 janvier le secrétaire général de la CDU, Hermann Gröhe, qui était invité au Conseil national de l'UMP à Paris, a fait un discours en allemand, pour lequel on avait pris la précaution de sous-titré sur un écran géant, et au cours duquel il a déclaré que la présidente du parti, Angela Merkel souhaitait "bonne chance" à l'UMP et à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle prochaine.
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Das Lied der Deutschen, Franz Joseph Haydn (1797), August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (1841)