Mai 2009. Révélation ? : c'est la faute à Deng Xiaoping ! ; Pierre Bergé, le socialiste gay, mobilisé contre la Chine à l'occasion du 20ème anniversaire de la tentative occidentale de prise du pouvoir à Pékin au printemps 1989
1er avril 2009. Sarkozy et la Chine renouent, après les coups de Ménard
Janvier 2004. Chirac et la Chine renforcent leur partenariat

4 avril-3 juin 1989. Beijing : place Tienanmen : les "évènements" du "printemps de Pékin".

La répression par le gouvernement chinois du "printemps de Pékin", c'est-à-dire de la tentative insurrectionnelle de plusieurs milliers d'étudiants soutenus par une partie de la population, et par des agents occidentaux, étudiants qui occupent l'immense place Tienanmen à partir du 4 avril 1989 et jusqu'au 3 juin, se termine par l'intervention de l'armée, qui selon les historiens les plus sérieux aurait fait entre 500 et 1000 victimes à proximité de la place et quelques victimes sur celle-ci.

A titre de comparaison la répression de la Commune de Paris par la bourgeoisie française (les versaillais), en 1871, a fait plus de 20 000 victimes (pour une population française alors inférieure à 30 millions d'habitants, la Chine ayant en 1989 plus d'un milliard d'habitants ...).

Mais il est vrai que la "répression" des évènements de mai 1968 à Paris n'a fait aucune victime policière (mais deux morts par accident).
Au contraire l'absence de carburants interdisant les sorties de week-end a permis d'économiser quelques vies ..., et dès le premier week-end ouvert il y eut 20 morts, comme d'habitude.

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27 janvier 2004. Paris et Pékin renforcent leur partenariat


Jacques Chirac et Hu Jintao ont signé ce matin à l'Elysée une déclaration commune visant à « approfondir le partenariat global stratégique franco-chinois », à l'occasion du 40e anniversaire des relations diplomatiques entre Paris et Pékin. Le président français et son homologue chinois ont paraphé ce texte de six pages à l'issue d'un nouvel entretien à l'Elysée, au deuxième jour de la visite d'Etat du numéro un de Pékin.

Le texte, intitulé « partenariat global stratégique franco-chinois pour promouvoir un monde plus sûr, plus respectueux de sa diversité et plus solidaire », prône une action commune de la France et de la Chine en faveur du renforcement du multilatéralisme, de la non-prolifération, de la lutte contre le terrorisme, de la protection de l'environnement, d'un « commerce international équilibré », de la lutte contre les épidémies.

Par cette déclaration, les deux pays s'engagent à développer leurs échanges commerciaux et leur partenariat industriel, notamment dans le domaine du nucléaire civil. Un chapitre est consacré au respect des droits de l'homme et de l'état de droit. La France et la Chine « estiment que le respect des droits de l'homme est une des conditions nécessaires au développement harmonieux de tout pays ».

Parallèlement, à propos de l'île nationaliste de Taïwan, « le gouvernement français confirme sa position constante sur l'unicité de la Chine ». « Il s'oppose à quelque initiative unilatérale que ce soit, y compris un référendum qui viserait à modifier le statu-quo, accroîtrait les tensions dans le détroit et conduirait à l'indépendance de Taïwan », affirme la déclaration, alors que Taipeh organise le 20 mars une consultation dénoncée par Pékin comme un pas vers l'indépendance.
leparisien.fr, mardi 27 janvier 2004

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La Chine rétablit les contacts avec la France Publié le 01/04/2009 par Le Grand Journal Le Nouvel Observateur.com -(legrandjournal.com.mx)

Le ministère des Affaires étrangères chinois a annoncé mercredi qu’un accord avait été trouvé pour rétablir des contacts au plus haut niveau avec la France, après plusieurs mois de fortes tensions au sujet du Tibet.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné dans un communiqué publié sur son site Web qu’un accord avait été conclu en vertu duquel Paris s’est engagé à ne pas soutenir l’indépendance du Tibet, sous “aucune forme”.

Les présidents français Nicolas Sarkozy et chinois Hu Jintao devaient avoir un entretien mercredi soir à Londres, après le dîner organisé au 10 Downing Street pour les dirigeants participant au sommet du G-20, selon les services du président français.

A Paris, le Quai d’Orsay a confirmé la volonté de rapprochement avec Pékin. “La France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à sa position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le général de Gaulle qui n’a pas changé et ne changera pas”, a assuré le ministère français des Affaires étrangères. “Dans cet esprit et dans le respect du principe de non-ingérence, la France récuse tout soutien à l’indépendance du Tibet sous quelque forme que ce soit.”

De son côté, le porte-parole du gouvernement français Luc Chatel a annoncé que le président Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao auraient “un entretien bilatéral” en marge du sommet du G-20 à Londres, “sans doute” jeudi. Le dernier entretien entre les deux chefs d’État remonte à août 2008. Il s’était déroulé en marge de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, alors que la situation du Tibet empoisonnait déjà les relations franco-chinoises.

La Chine avait suspendu la plupart de ses contacts avec Paris et annulé un sommet important avec l’Union européenne en représailles à la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama en décembre dernier. Les liens commerciaux entre la France et la Chine ont également souffert du récent coup de froid entre Paris et Pékin. Des missions chinoises d’achat et d’investissement envoyées en Europe ont ainsi fait l’impasse sur la France.

On ne savait pas dans l’immédiat si le nouvel accord représentait un engagement de la France à ne plus autoriser de rencontres entre des responsables de haut niveau et le dalaï lama. Selon le communiqué du Quai d’Orsay, la France et la Chine “ont décidé de tenir, au moment opportun, des contacts de haut niveau ainsi que de nouvelles sessions du dialogue stratégique entre les deux pays, en vue de promouvoir la coopération bilatérale (…) et d’assurer un développement harmonieux et stable de la relation franco-chinoise”.

Pékin accuse le chef spirituel des bouddhistes tibétains de vouloir l’indépendance du Tibet, même si ce dernier s’en défend. La Chine fait également pression sur d’autres pays pour qu’ils restreignent les activités de groupes pro-Tibet sur leur sol, en particulier les manifestations organisées régulièrement à l’occasion de visites de hauts responsables chinois.

La France, comme d’autres pays qui ont reçu la visite du dalaï lama, considère que le Tibet fait partie de la Chine, mais appelle Pékin à un dialogue substantiel avec le chef spirituel tibétain, surtout après les émeutes meurtrières de mars 2008 au Tibet (au moins 22 morts le 14 mars) et dans les provinces voisines de l’ouest du pays, également peuplées de Tibétains. Plusieurs séries de contacts ont eu lieu entre le régime chinois et les représentants du dalaï lama, mais apparemment sans résultat.

Pékin a durci sa position sur le Tibet ces dernières années. Les relations avec l’Allemagne, qui s’étaient tendues après que la chancelière Angela Merkel eut rencontré le dalaï lama en septembre 2007, ne se sont améliorées qu’après un engagement similaire à celui pris par la France mercredi.

Les entreprises étrangères soupçonnées de soutenir la cause tibétaine ont fait l’objet de campagnes de dénigrement et d’appels au boycott en Chine. Et une prestation du groupe britannique Oasis prévue en Chine a même été supprimée par Pékin le mois dernier à cause de la participation de Noel Gallagher, guitariste et compositeur du groupe, à un concert pour la liberté du Tibet en… 1997.

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Chine Le massacre de Tian’anmen, c'est la faute à Deng Xiaoping 15.05.2009 Courrier International

Les mémoires posthumes de l’ancien secrétaire général du Parti Zhao Ziyang viennent d'être publiés, vingt ans après les événements de Tian’anmen.
Deng Xiaoping y est nommément désigné comme le principal responsable de la répression qui s'est abattue sur les étudiants.

Un éditorial controversé, publié le 26 avril 1989 par l'organe du Parti communiste chinois, Le Quotidien du peuple, et qui a été à l’origine de l’issue sanglante du mouvement démocratique étudiant, avait été préparé par le Premier ministre Li Peng sans le consentement de Deng Xiaoping [celui-ci était lors l'homme fort du régime, mais sans titre ou fonction officiels].

C'est du moins ce que révèle dans ses mémoires posthumes Zhao Ziyang, alors secrétaire général du Parti, Prisoner of the State, publiés le 14 mai [en anglais].

Vingt ans après son limogeage et quatre ans après sa mort, le dirigeant réformiste fait voler en éclats la chape de plomb qui recouvre la répression de Tian’anmen, dans des mémoires explosifs enregistrés [sur des cassettes audio] en secret alors qu'il était assigné à résidence [il le restera jusqu’à sa mort].

Selon Zhao, la décision de faire intervenir l'armée contre les manifestants pourtant pacifiques sur la place Tian’anmen à Pékin aurait pu être évitée, n'eussent été les machinations de l'aile dure des conservateurs comme M. Li, du maire de Pékin Chen Xitong, et du vice-Premier ministre Yao Yilin, ajoutées à la paranoïa de Deng Xiapoing, angoissé à l'idée de perdre le pouvoir.

Ces mémoires, rédigés à partir de trente heures d'enregistrement, ont été transmis à trois proches, sortis clandestinement de Chine, puis transcrits et compilés par des amis de confiance. L'ouvrage publié en anglais par un éditeur américain, Simon & Schuster, est en vente à Hong Kong depuis hier. La version chinoise sera disponible à la fin du mois.

Selon Zhao, “l'ampleur des manifestations, le chaos qu'elles ont engendré et pourquoi cela s'est passé à ce moment-là, tout cela s'explique par cet éditorial du 26 avril”. Les manifestations étudiantes entamées en avril 1989 contre la corruption du gouvernement [à la mort du regretté Hu Yaobang, ancien dirigeant réformiste] y étaient qualifiées de mouvement "antisocialiste et hostile au Parti ". Cet éditorial a suscité l'émotion des manifestants et rendu presque impossible tout règlement pacifique de la question.

Selon Zhao, cet éditorial a été le résultat des manipulations de dirigeants ultraconservateurs comme Li et Chen, qui ont joué sur les craintes de Deng Xiaoping et sur son mépris pour les mouvements étudiants.

"La conversation du 25 avril entre Deng Xiaoping, Li Peng et les autres était censée rester privée. Mais Li Peng a décidé de divulguer les remarques de Deng Xiaoping et a paraphrasé leur discussion dans l'éditorial du Quotidien du peuple le lendemain.” Zhao explique ensuite que Deng Xiaoping était furieux que Li ait publié ses propos sans son autorisation. Le président aurait alors prévenu Li de "ne pas refaire ça", ce que Li lui aurait promis à plusieurs reprises.

Reste qu'en fin de compte c'est tout de même Deng Xiaoping le responsable de ce qui est arrivé, dit Zhao [qui précise que la mise en place de la loi martiale a été décidée par Deng]. "Le personnage clé dans cette affaire, c'était Deng Xiaoping lui-même. S'il refusait d'adoucir sa position, je n'avais aucune chance de faire changer Li Peng et Yao Yilin", écrit Zhao. "Deng Xiaoping a toujours privilégié la fermeté face aux manifestations étudiantes parce qu'il était convaincu qu'elles nuisaient à la stabilité du pays."

"Parmi les grandes figures du Parti, Deng Xiaoping a été l'un de ceux qui insistaient le plus sur les moyens dictatoriaux. Il en rappelait souvent l'utilité. Chaque fois qu'il parlait de stabilité, il insistait sur l'importance de la dictature."
Dans ses mémoires, Zhao appelle le Parti à réviser son jugement sur les événements du 4 juin et incite la Chine à poursuivre la réforme de son système politique.

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Et Bergé cessa son business avec la Chine challenges.fr 27.05.2009 | 15:03 Propos recuillis par Chloé Dussapt, (le mardi 26 mai 2009)

A l'occasion de la commémoration des 20 ans du massacre de Tian'anmen, l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé dénonce le non-respect des droits de l'Homme en Chine.

Le 4 juin 1989, le régime chinois réprimait violemment un vaste mouvement démocratique sur la place Tian'anmen à Pékin. Vingt ans plus tard, des commémorations ont lieu, notamment en France.
L'occasion pour l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé d'expliquer ses relations avec la Chine, pourquoi il a arrêté ses relations commerciales avec Pékin, et ses espoirs pour le pays.

Pierre Bergé revient sur l'affaire des deux bronzes chinois, mis en enchères en février, lors de la dispersion de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé. L'homme d'affaires dément avoir été contacté par des entreprises voulant racheter les statuettes pour les offrir à la Chine.
La vente des deux têtes de rat et de lapin, pillées il y a près de 150 ans au Palais d'été de Pékin par les troupes franco-britanniques et devenues le symbole de l'humiliation coloniale de la Chine, avaient provoqué l'émotion, Pékin en réclamant la restitution.

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