Juillet 2018 : Relance de l'affaire Barbarin après l'intervention du pape François sur la pédophilie dans l'Eglise catholique aux Etats-Unis
Mars 2016 : Le cardinal Philippe Barbarin, grand défenseur des Chrétiens d'Orient, est mis en cause, par Roselyne Bachelot notamment, par La parole libérée, et est interpellé par le Premier ministre Manuel Valls ; Najat Belkasem interpelle Mgr Lalanne, qui demande pardon ...

Monseigneur Jacques Gaillot

2000. C'est très tardivement, à l'automne 2000, et après plusieurs affaires de curés pédophiles, que les évêques de France interviennent publiquement pour condamner leurs brebis galeuses et "conseiller" à celles-ci de se dénoncer, tout en maintenant le principe du secret de la confession.
Il semblerait bien que la loi du silence s'imposait dans l'Eglise, à propos, notamment, des curés pédophiles, et que le principe de précaution n'était pas toujours appliqué.
Par exemple l'affaire d'un curé canadien, le bon père Vadeboncoeur (le mal nommé ?).

Mgr Gaillot connaissait le passé pédophile d´un prêtre québecois avant son arrivée dans son diocèse.
Xavier Ternisien, Le Monde, 10 décembre 2000.

L´ancien évêque d´Evreux avait d´abord dit ignorer « tout de la gravité des faits » reprochés au père Vadeboncœur.

Jacques Gaillot, a reconnu, vendredi 8 décembre, dans un communiqué, qu´il était au courant du passé du père Denis Vadeboncœur, un prêtre québecois nommé en 1988 à Lieurey (Eure), mis en examen et écroué, le 1er décembre, pour des actes pédophiles. Mgr Gaillot avait déclaré, dans un premier temps, qu´il « ne l´[aurait] pas accepté dans le diocèse [s´il avait] su qu´il avait été condamné pour pédophilie ».
Jacques Gaillot, ancien évêque d´Evreux, destitué par le Vatican en 1995 pour ses positions progressistes, a reconnu, vendredi 8 décembre, qu´il était au courant du passé du père Denis Vadeboncœur, un prêtre québécois mis en examen et écroué, vendredi 1er décembre, pour viols sur mineur de moins de quinze ans et de plus de quinze ans par personne ayant autorité (Le Monde daté 3-4 décembre). Le père Vadeboncœur avait en effet été condamné en novembre 1985 à vingt mois de prison au Québec pour abus sexuels. En 1988, il avait été accueilli dans le diocèse d´Evreux et avait été nommé, par Mgr Gaillot, curé de la paroisse de Lieurey (Eure). Un jeune homme de vingt-cinq ans vient de porter plainte pour viols – des faits qui se seraient produits pendant cette période, avant et après 1990.

Dans un entretien au quotidien Paris-Normandie en date du 6 décembre, l´ancien évêque d´Evreux avait pourtant affirmé qu´il ignorait « tout de la gravité des faits » qui avaient valu sa condamnation au père Vadeboncœur : « Je ne l´aurais pas accepté dans le diocèse si j´avais su qu´il avait été condamné pour pédophilie. » Jacques Gaillot précisait même qu´il avait reçu « une lettre d´accompagnement favorable » émanant des supérieurs du prêtre au Québec. Ces dénégations ont suscité une polémique au Canada. La congrégation des religieux de Saint-Vincent-de-Paul, à laquelle appartient le prêtre, a donc décidé de rendre public, jeudi 7 décembre, l´échange de courriers qu´elle a eu, en 1987 et 1988, avec l´évêché d´Evreux.
Dans une lettre en date du 13 octobre 1987, l´abbé Jean-Jacques Latour, secrétaire de Mgr Gaillot, demande des « renseignements complémentaires » sur le père Vadeboncœur. Le provincial canadien des religieux de Saint-Vincent-de-Paul lui envoie un long courrier, daté du 29 octobre 1987, dont Le Monde a obtenu une copie. Les agissements et la condamnation du prêtre québécois y sont longuement détaillés : « Au tout début du mois de février 1985, le père Vadeboncœur a été arrêté à la suite d´une enquête policière. Il était alors accusé d´actes de grossière indécence et d´agression sexuelle à l´égard de quelques adolescents, âgés de douze à dix-sept ans, et d´un acte de sodomie avec un de ceux-ci. » Le père Pierre Lévesque, signataire de la lettre, estime qu´il n´est pas « déraisonnable d´entretenir certains doutes sur [la] capacité [du père Vadeboncœur] de ne pas récidiver ». Dans un courrier du 24 février 1988, le secrétaire de Jacques Gaillot accuse réception de la lettre. Il explique, à propos du père Vadeboncœur : « Nous espérons comme vous que ce changement de climat permettra un nouveau départ, au service de l´Evangile. »

Revenant sur ses précédentes déclarations, Mgr Jacques Gaillot a affirmé, vendredi 8 décembre, dans un communiqué, qu´il avait été informé du passé du prêtre québécois : « Avant de décider de l´accueil de Denis Vadeboncœur à Evreux, j´ai reçu quelques informations fragmentaires et incomplètes sur la courte détention qu´il avait subie au Québec. (…) Ce n´est que plus tard que j´ai reçu des informations plus détaillées. Néanmoins, face à sa volonté de réinsertion et en l´absence de toute critique de ses paroissiens, je n´ai pas estimé devoir revenir sur cette décision d´accueil. »
Contrairement à ce qui est reproché à l´évêque de Bayeux, Mgr Pierre Pican, mis en examen pour non-dénonciation de crime et d´atteinte sexuelle sur mineur (Le Monde du 2 février), Mgr Gaillot ne semblait en effet pas au courant des agissements reprochés au père Vadeboncœur à Lieurey. Pour autant, l´attitude des évêques français suscite l´étonnement au Québec : « Comment a-t-on pu le nommer en paroisse ? s´interroge Jacques Côté, responsable de la communication de l´archevêché de Québec. Nous avons adopté chez nous le principe de la tolérance zéro : tout prêtre soupçonné de pédophilie est aussitôt signalé à la justice. »

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Le Parisien, 19 décembre 2000, p. 16 : Nouvelle bavure dans l'affaire du curé pédophile.
Selon un chef de service d'un musée de Montréal, M. Eric V., une victime du père Vadeboncoeur, l'évêque de Dreux, Mgr David, aurait été informé, par lettre recommandée du 5 octobre 1997, de l'existence de plusieurs nouvelles victimes du curé en Haute-Normandie, une lettre restée sans effets.

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Le cardinal Barbarin a-t-il couvert un prêtre pédophile ? Retour sur l'affaire Preynat Samedi 12 Mars 2016 à 14:00 Mathias Destal et Frédéric Ploquin http://www.marianne.net/cardinal-barbarin-t-il-couvert-pretre-pedophile-retour-affaire-preynat-100241049.html

Le cardinal Barbarin est soupçonné d'avoir connu les agissements pédophiles d'un prêtre de son diocèse, le curé Preynat, qu'il n'a pourtant jamais signalé à la justice. Il est visé par l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Lyon pour non-dénonciation de crime et mise en danger de la vie d’autrui, à la suite du dépôt de plainte d’une association de victimes. Retour sur l'affaire.

Il s'entendait merveilleusement avec les enfants, qu'il aimait par-dessus tout prendre sur ses genoux. Surtout les petits garçons. Il manipulait les parents avec l'adresse de celui qui incarne l'autorité, divine qui plus est. La tête de proue des scouts, c'était lui, le «père Bernard» pour les intimes, M. le curé Preynat pour les autres dans la paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon. Un prélat qui profitait de son aura pour abuser en douce des enfants qu'on lui confiait. Parfois un parent réagissait mal, retirant promptement en cours d'année son petit des scouts après l'avoir entendu murmurer qu'il avait passé beaucoup de temps contre le ventre du père Bernard. Les autres adultes fermaient les yeux. C'était les années 80-90, où le curé pédophile bénéficiait encore de l'indulgence générale, sous le toit protecteur de l'Eglise.

C'était à une époque où bien peu osaient saisir la justice pour ce genre de faits. Avant Jean Paul II. Avant surtout le pape François qui, venu d'un autre continent, a bousculé la vieille Eglise européenne, engluée dans ses habitudes et soucieuse par-dessus tout d'éviter le scandale. Et bouleversé la règle du jeu. Quand ça commençait à trop jaser autour du bénitier, on éloignait le pervers. C'était sa seule punition. En espérant qu'aucune victime ne se réveille, comme c'est arrivé à François Devaux, un scout désormais adulte, qui est tombé par hasard sur Bernard Preynat et s'est mis en tête de lui demander des comptes. A lui et à l'Eglise...

Barbarin dans le collimateur

Une association, La Parole libérée, a été créée en décembre dernier à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise. Un blog a suivi, qui a drainé la parole de dizaines de personnes réduites au silence et à la honte durant plusieurs décennies, avant qu'elles ne décident de se tourner vers la justice des hommes pour réclamer réparation. Tant pis si le temps a passé. L'essentiel était de faire sauter le couvercle de l'omerta en s'appuyant sur les nouvelles consignes du pape François, adepte de la tolérance zéro en matière de crime sexuel et qui a fermement réclamé que soit rendu à la vie civile tout homme d'Eglise pris la main dans la culotte d'un enfant...

Quelques mois après la création de La Parole libérée, le cordon sanitaire dressé autour du diocèse de Lyon et par son archevêque, le cardinal Barbarin, serait-il en train de rompre ? Philippe Barbarin, star des milieux catholiques intégristes et personnalité influente de l'Eglise de France, est aujourd'hui dans le collimateur de cette désormais célèbre association d'aide aux victimes d'actes de pédophilie. Fondée autour de trois hommes, dont François Devaux, son actuel président, cette petite structure s'est donné pour objectif de briser le silence de l'Eglise autour du cas du père Bernard Preynat. La Parole libérée l'accuse d'avoir abusé d'une dizaine d'enfants entre les années 1986 et 1991.

Les témoignages recueillis semblent si probants que le 27 janvier dernier l'ancienne idole des scouts a été mise en examen pour «agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité». Il aura ainsi fallu attendre vingt-cinq ans pour que l'affaire éclate. Un quart de siècle où l'on aura vu à l'œuvre une machine à étouffer les scandales qui n'a son équivalent que dans l'Education nationale, où l'on a longtemps «recasé» les enseignants présumés pédophiles.

Ecarté discrètement

A l'époque des faits, le père Preynat, aujourd'hui âgé de 71 ans, était le curé de la paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon, où il encadrait les camps scouts du groupe Saint-Luc, où le louveteau «fait toujours de son mieux», «ne s'écoute pas lui-même» et «écoute le vieux loup», où l'on cultivait les trois vertus scoutes : franchise, dévouement et pureté. Sur la base de lettres de dénonciation envoyées à l'archevêché dés 1991, l'homme, ordonné en 1971, avait été une première fois interrogé par sa hiérarchie et n'avait pas démenti les faits. Sans être inquiété ! Ses petits aveux avaient même valu absolution, après passage par le confessionnal.

Feu l'archevêque Albert Decourtray avait ainsi opté pour la méthode douce, la seule qu'il connaissait au demeurant. A savoir, l'écarter discrètement du terrain en l'envoyant se ressourcer quelques mois chez des bonnes sœurs, comme aumônier, loin des enfants... En échange de quoi ses supérieurs avaient négocié le fait qu'aucune plainte ne soit déposée. Une «mise en pénitence» de courte durée puisque, après quelques mois, le prêtre pédophile était de nouveau affecté dans une paroisse du roannais pour reprendre ses activités au contact des fidèles, mineurs et majeurs confondus...

En 1999, un archevêque fraîchement nommé, Louis-Marie Billé, l'envoyait cette fois à Cours-la-Ville, dans le Rhône, puis au Coteau, dans la Loire. De là, il continuait à donner ses offices et à recevoir les fidèles... Quand, trois ans plus tard, en 2002, la capitale des Gaules accueille son nouveau primat, Philippe Barbarin, l'institution continue de détourner le regard. Dès sa prise de fonction, le primat des Gaules se rend même à l'inauguration de la paroisse Saint-Michel du père Preynat, à Thizy-les-Bourgs. A cette date, «je ne sais rien», s'est justifié Philippe Barbarin sur les ondes de Radio chrétienne francophone (RCF), le 12 janvier dernier, quelques heures après la première conférence de presse des membres de l'association La Parole libérée.

Selon ses dires, le cardinal a appris le passé pédophile de Preynat «vers 2007-2008... au détour d'une conversation» avec un ancien habitant de Sainte-Foy-lès-Lyon. Ce serait seulement à ce moment-là qu'il prendrait contact avec «ce prêtre», comme Barbarin qualifie Bernard Preynat, pour ne jamais avoir à le nommer : «Il me dit : "Oui, malheureusement, c'est vrai." [...] Je lui dis : "Est-ce que depuis 1991 il y a eu la moindre chose ou le moindre problème ?" "Non, non, non ! Je vous assure, jamais, jamais, jamais... J'ai tellement été effaré par ce que j'ai fait, ces conséquences que, vraiment, rien, rien." Certains me repprochent de l'avoir cru... Oui, je l'ai cru. [...] Pourquoi je ne l'ai pas dénoncé ? Parce qu'il y avait prescription canonique et pas de plainte

Plutôt que de le dénoncer, Philippe Barbarin a choisi de prendre pour parole d'Evangile les déclarations d'un prêtre qui lui assurait être devenu clean... Pis : au lieu de l'écarter des affaires du diocèse, le puissant archevêque de Lyon nomme Preynat doyen de six paroisses de la région, en juin 2013 !

C'est l'un des faits qui ont mis hors d'eux les adhérents de La Parole libérée. Car, de son propre aveu, le cardinal connaissait depuis au moins cinq ans les agissements du prêtre. «C'est irresponsable et inacceptable de la part de Philippe Barbarin d'avoir laissé un prêtre pédophile au contact d'enfants alors qu'il était au courant de ses crimes !» s'exclame le président de La Parole libérée, François Devaux, qui a porté plainte le 4 mars contre le cardinal pour «non-dénonciation d'actes de pédophilie». Difficile de savoir si la procédure aboutira, car les faits sont anciens et donc prescrits. La démarche jette néanmoins une lumière crue sur la loi du silence qui règne dans l'un des plus importants et des plus prestigieux diocèses français.

Suspendu de ses fonctions

Jusqu'au 9 mars et un court entretien au Parisien, le cardinal Barbarin ne s'était exprimé qu'à deux reprises, et parce qu'il en était contraint, sur le cas Bernard Preynat. Une première fois sur les ondes de la radio RCF, donc. Une seconde fois dans les colonnes de la Croix. Lors de ces deux entretiens, il se dédouane et met tout en œuvre pour que la chute du curé n'éclabousse pas sa soutane. «Lorsque le cardinal l'a convoqué, le type avait l'air vraiment clair», insiste un membre de l'entourage de l'archevêque de Lyon qui requiert l'anonymat, manifestement gêné d'avoir à s'exprimer sur le sujet. «Et puis, rappelons que Barbarin était le quatrième archevêque à prendre connaissance du dossier [Albert Decourtray, Jean Balland et Louis-Marie Billé l'ont précédé de 1981 à 2002]. C'est comme si on demandait au ministre de l'Education nationale de se prononcer sur les agissements de trois prédécesseurs qui auraient eu à connaître un problème de ce genre avec un professeur d'école.»

Prêtre pédophile à Lyon : Barbarin ne compte pas démissionner

Les proches du cardinal Barbarin semblent tomber de l'autel quand on remet en question ce système de défense. «Il n'y a pas l'ombre d'une ambiguïté dans les décisions que nous prenons ces dernières années lorsque surgit un cas de cette nature, explique Nicolas de Boccard, le «vicaire judiciaire» de l'archevêché. La marche à suivre a été explicitée par Rome, nous la suivons à la lettre.» Le cas du père Preynat est une «cause ancienne», nous explique-t-on encore.

Le cardinal et son staff ont beau jeu de rappeler qu'aucune plainte n'a été déposée avant le mois de mai 2015, ce qui était, rappelons-le, le deal initial entre le curé et ses chefs. «Il a reconnu ses fragilités, se défend le vicaire judiciaire. Il a demandé pardon. Il a fait amende honorable.» «Ma mise à l'écart m'a ébouillanté», aurait déclaré l'ancien patron des scouts lorsque l'archevêque Barbarin l'a interrogé. Assez explicite pour le convaincre qu'il avait, depuis, renoncé à toute crapulerie. Croire sur parole, c'est le style de la maison. Les victimes, elles, aujourd'hui âgées de 40 ans et pères de famille, ont nettement l'impression que l'on s'est moqué d'elles. Sur les 13 qui se sont manifestées, deux ou trois pourraient ne pas tomber sous le coup de la prescription. En attendant, le curé a enfin été suspendu de ses fonctions au sein du clergé français et a été placé sous contrôle judiciaire.

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Après ses propos sur la pédophilie, Mgr Lalanne « demande pardon » Le Monde.fr avec AFP | 07.04.2016 à 12h37 • Mis à jour le 07.04.2016 à 12h55 http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/04/07/apres-ses-propos-sur-la-pedophilie-mgr-lalanne-demande-pardon_4897753_1653130.html#V68UWJTLix1T8pWq.99

L’évêque de Pontoise (Val-d’Oise), Mgr Stanislas Lalanne, a précisé, jeudi 7 avril, ses propos sur la pédophilie. Il avait initialement déclaré, mardi sur RCF, réseau de 63 radios chrétiennes francophones, que la pédophilie était « un mal » mais qu’il ne « saurait pas dire » si c’était « de l’ordre du péché », faisant valoir que « c’est différent pour chaque personne ». Réinvité par RCF, Mgr Lalanne a souligné qu’« il n’y a aucune banalisation de la pédophilie » dans ses déclarations.

L’évêque de Pontoise avait déjà tenté de rectifier ses propos, mercredi soir, dans un communiqué, mais la polémique n’est pas totalement retombée. La ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a ainsi demandé au prélat de « lever toute ambiguïté » sur ce sujet.

« Ma première attention, c’est d’abord et avant tout les victimes (...), je sais combien leur souffrance est très profonde et durable », a expliqué Mgr Lalanne, jeudi.

« Si j’ai pu blesser tel ou tel par des propos qui n’ont pas été compris, je leur demande pardon. De fait, la pédophilie, dans tous les cas, c’est un péché objectivement grave. Ce que je voulais dire aussi – et c’est peut-être là que je n’ai pas été compris – c’est que la question difficile qui se pose à chaque situation, qui est à chaque fois extrêmement douloureuse, c’est le degré de conscience et donc la responsabilité de celui qui commet des actes aussi atroces ».

Trop de subtilités

« Dire qu’il y a une question par rapport au péché », est-ce introduire « une espèce de banalisation de la souffrance et de la perversité de l’acte ? Ça, en aucune façon », a insisté l’évêque, qui est par ailleurs responsable de la cellule de veille sur la pédophilie de l’épiscopat français.

Interrogé dans La Croix, le Père Laurent Lemoine, spécialiste de théologie morale, confirme qu’« on considère qu’il y a péché lorsqu’il y a un acte [au sens] moral responsable ». Mais les subtilités dans lesquelles est entré Mgr Lalanne « ne sont plus audibles », estime-t-il.

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