Vers "Les pulsions fondamentales"

Armin Meiwes

Mai 2009 : Antichrist, un film nécrophile à Cannes : Charlotte Gainsbourg ravie de faire scandale
Novembre 2007 : Nicolas Cocaigne, le "cannibale de Rouen", serait "fou", donc irresponsable ...
Août 2007 : Nouvelle affaire de cannibalisme en Europe centrale
Mai 2006 : Perpétuité cette fois pour Armin Meiwes
Janvier 2006 : Nouveau procès. La double vie du cannibale
Janvier 2004 : Il n'est condamné qu'à huit ans et demi de prison ...
(2003) Le cannibale de Rotenburg n'est pas un monstre, selon son avocat ...

Novembre 2001 : L'affaire du dépeceur de Mons relancée par une arrestation
L'ENQUETE sur le dépeceur de Mons (cinq femmes assassinées en 1996) est relancée avec l'arrestation, jeudi (12 novembre 2001) à Bruxelles, d'un homme de 58 ans, Claude Dubois, mis en examen pour l'assassinat d'un Algérien de 33 ans, Karim Mounouar. Cet agent immobilier avait déjà été écroué en 1983 pour avoir dépecé une rentière, mais avait bénéficié d'un non-lieu. Le 22 octobre dernier, un marinier aperçoit dans le canal Bruxelles-Charleroi un tronc humain flottant entre deux eaux. Quelques heures plus tard, les policiers qui fouillent les rives de la voie d'eau découvrent une tête, un bassin et le bras gauche de la victime. Un avis lancé à Interpol permet d'identifier l'inconnu. Un non-lieu inexplicable

La police danoise signale que les empreintes digitales du dépecé correspondent à celles de Karim Mounouar. Le jeune Algérien avait été arrêté en 1999 à Copenhague alors qu'il était en séjour illégal. Des inspecteurs de la brigade criminelle de Bruxelles identifient rapidement le domicile de Karim. Ils remontent jusqu'à un garage désaffecté où il avait effectué des travaux de peinture. Là, ils découvrent l'horreur : un seau rempli du sang de l'Algérien confirme que c'est bien là que Karim a été tué. Jeudi dernier, le propriétaire du garage, en fuite, est arrêté chez un ancien truand.

Lors de son interpellation, Claude Dubois proteste aussitôt de son innocence, concédant toutefois qu'il connaissait Karim. La juge d'instruction, Sophie Huguet, l'a placé sous mandat de dépôt pour le meurtre de l'Algérien. Entre-temps, le fichier de l'identité judiciaire a fait resurgir les antécédents de Dubois. En 1983, l'homme avait déjà été arrêté et mis en examen pour meurtre. Le corps dépecé d'une riche quinquagénaire, Colette Dumont, tuée par balle, avait été retrouvé en novembre dans la Meuse, en contrebas d'un pont de l'autoroute. Les enquêteurs s'étaient aperçus que, le jour de sa mort, la victime avait retiré l'équivalent de 85 000 F (12 958 €) à sa banque. Et le même jour, le compte de son ami de coeur, Claude Dubois, avait été crédité de 20 000 F (3 049 €). Des vêtements tachés de sang et un revolver avaient été retrouvés au domicile de Dubois qui bénéficia pourtant d'un non-lieu, inexplicable pour les enquêteurs.

Depuis, Claude Dubois, installé à Bruxelles, demeurait dans le collimateur de la brigade criminelle. Lorsque l'affaire du dépeceur de Mons éclata, son dossier fut revisité, mais sans succès. Le nouveau dépeçage qui lui est aujourd'hui reproché a réactivé l'enquête sur le mystérieux psychopathe de Mons qui, en 1996, avait disséminé dans la ville frontière les restes de ses victimes enfouies dans des sacs en plastique abandonnés dans des lieux aux noms évocateurs : le chemin de la Haine, le sentier de l'Inquiétude, etc. Les policiers de la cellule Corpus ont entrepris de retracer l'itinéraire de Dubois depuis sa libération en 1984. Ils craignent qu'au cours de ces dix-sept dernières années le présumé dépeceur ait sévi à Mons et dans d'autres villes de Belgique ou d'Europe. Notamment à Perpignan (Pyrénées-Orientales) où l'affaire du dépeceur de la gare reste un mystère.
Paul Bertrand, Le Parisien, 13 novembre 2001, p. 17

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ALLEMAGNE Le cannibale de Rotenburg devant la justice
Un quadragénaire de cette petite ville est jugé depuis hier (04 décembre 2003) pour avoir tué et mangé l'un de ses partenaires sexuels


Costume sombre, le sourire aux lèvres et poli à souhait, Armin Meiwes comparaît pour avoir émasculé un homme rencontré sur Internet, puis partagé avec lui le membre rôti, avant de l'égorger et de le congeler pour le manger au fil des semaines.
Le 5 février 2001, «Cator» et «Franky» font virtuellement connaissance, dans un forum d'Internet consacré au cannibalisme. Le 10 mars, finie la virtualité : «Franky» émascule «Cator», partage avec lui le membre rôti, l'égorge, et congèle les restes du corps à des fins de consommation ultérieure. Hier, «Franky» – Armin Meiwes dans le civil – comparaissait devant ses juges à Kassel en Hesse, accusé de «meurtre par plaisir sexuel» sur la personne de «Cator», alias Bernd Jürgen Brandes.

Il encourt la peine maximale de quinze ans. Peut-être seulement cinq ans, si la défense obtient gain de cause sur le fond, elle qui entend plaider l'«homicide sur demande». Quant au cannibalisme, il n'est tout simplement pas prévu par la législation allemande.

«Mon client, explique l'avocat de la défense Harald Ermel, n'est pas un monstre.» On serait enclin à le croire, lorsque Armin Meiwes apparaît dans le box des accusés, costume sombre et cravate à petits carreaux, le sourire aux lèvres et poli à souhait.

Mais l'homme que la presse allemande appelle tour à tour «le cannibale de Rotenburg» ou le «Hannibal Lecter de Hesse» a fait des aveux complets. Le doute n'est pas permis. Il voulait manger sa victime, et sa victime voulait être mangée par lui. Au point que Armin Meiwes, un informaticien de 41 ans, rejette toute idée de «meurtre». «On ne peut en commettre un que contre la volonté de la victime», explique-t-il à un journal.

Dans cette interview, parue dans le Kasseler Sonntagsblatt et recueillie par Reinhard Heubner, un curé qui fait office de rédacteur en chef de cette feuille paroissiale, Meiwes va jusqu'à parler d'«euthanasie». La victime, un ingénieur de Berlin venu rencontrer son destin de manière consentante, «m'a utilisé comme un outil» pour son passage programmé de vie à trépas.

Des regrets ? Certes, car «c'est un péché» et Armin Meiwes a «demandé pardon à Dieu». Pardon pour l'homicide, pas pour le reste : Bernd Jürgen Brandes, «à travers la nourriture, est devenu une partie de moi en souvenir». Mais, assure l'homme qui selon son avocat veut s'attaquer à la rédaction de son autobiographie, «je ne le referai jamais».

Inutile de dire que ces Mémoires, une fois écrits, seront un best-seller. L'affaire fait l'objet en Allemagne d'une couverture médiatique hors du commun, et pas seulement dans les pages friandes de Bild, la bible de douze millions de lecteurs en mal de sensations.

Il s'en dégage une histoire d'une sordide banalité, comme tant d'autres, et sortie uniquement de l'anonymat à cause de son dénouement anthropophage.

La victime, d'abord, Bernd Jürgen Brandes. Il avait 5 ans lorsque sa mère est morte dans un accident de voiture dont il se sent confusément responsable. Le châtiment dont il rêve dès lors : la mort, la disparition par engloutissement. Peu ou pas de femmes dans sa vie, une homosexualité latente, puis ouverte. Le monde virtuel d'Internet qui lui permet d'exprimer sa soif de finir «rôti et mangé». Et le dénouement.

Le bourreau ensuite, Armin Meiwes. Là aussi, la mère joue un rôle central. Mais inversé : trop présente, oppressante, abusive. Il s'engage pour douze ans dans la Bundeswehr, mais rentre tous les soirs s'occuper d'elle. Pas de femmes, car pas le temps. Le père et les frères ont fui le foyer familial. Dans cet univers sans mâle, l'idée germe peu à peu : pour devenir un homme, il faudra en incorporer un, le manger.

Sa passion, c'est l'ordinateur. La police en trouvera seize chez lui, dans un capharnaüm de 221 disques durs, 95 cédéroms, 1 700 disquettes, 307 vidéos, 616 fichiers d'images et quelque 12 000 e-mails échangés avec d'autres amateurs de cannibalisme supposés ou réels.

«Matteo» se manifeste au printemps 2000, se déclare prêt à être consommé sur l'autel de la folie partagée. Armin Meiwes s'y prépare, installe la chambre d'extermination, matelasse les murs et affûte ses couteaux. Mais «Matteo» redisparaît dans l'espace infini de la Toile. «Jörg» s'y substitue. Et se rétracte au dernier moment. Le 5 février 2001, c'est au tour de «Cator». Et la mécanique mortelle s'enclenche.

Les détails de la boucherie du 10 mars 2001 sont consignés sur une vidéo de huit heures qui devra sans doute être visionnée au procès. La viande congelée sera mangée au fil des semaines. Armin Meiwes reprend sa quête sur Internet où un étudiant autrichien s'en inquiète et donne l'alerte. La police fait sa première perquisition à Rotenburg le 12 décembre 2002, recueillant les preuves et les aveux.
lefigaro.fr, Pierre Bocev, [04 décembre 2003]

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(Janvier 2004) Le cannibale de Rottenburg condamné à huit ans et demi de prison
Au terme de deux mois d'un procès qui a plongé l'Allemagne dans un univers sordide, le cannibale de Rotenbourg, Armin Meiwes, jugé pour le meurtre en 2001 d'un ingénieur berlinois a été condamné ce matin (30 janvier 2004) à huit ans et demi de prison par le tribunal de Cassel.

Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du Parquet, qui avait exigé la détention à perpétuité pour «meurtre par plaisir sexuel», ni le plaidoyer de la défense, qui avait estimé que l'accusé n'avait commis qu'un «meurtre sur demande» passible d'un maximum de cinq ans de détention, sa victime étant consentante.

Décrit par des témoins comme «poli», «serviable» et «tenté par la vie de famille», le célibataire de 42 ans cachait derrière son sourire affable et son front dégarni des rêves morbides qu'il a fini par réaliser la nuit du 9 au 10 mars 2001 dans sa grande maison à colombages de Rotenbourg.

Il y avait invité Bernd Brandes, rencontré via une petite annonce sur l'internet — «cherche chair à abattre» — pour mettre en pratique un projet convenu ensemble: après qu'Armin eut coupé le pénis de Bernd, qu'ils ont partiellement dégusté ensemble devant une caméra, l'hôte a tué son invité avec son consentement.

Armin Meiwes a reconnu avoir ensuite congelé 30 kg de chair humaine, dont il a consommé une vingtaine, puis s'être mis à la recherche d'une nouvelle proie.

Mais cette fois, ses annonces ne sont pas passées inaperçues: alertée, la police a perquisitionné son domicile en décembre 2002, y découvrant des morceaux du corps de Bernd congelés.

Tout au long des audiences, Meiwes a semblé détendu, souriant de temps à autre, rectifiant certains détails.

Selon le psychiatre Georg Stolpmann, l'accusé, abandonné par son père à l'âge de neuf ans, souffre de solitude et rêvait d'un ami qui ne le quitterait plus jamais. Il s'était inventé depuis la puberté un jeune frère imaginaire, «Franky».
lefigaro.fr, [30 janvier 2004]

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Paru le : 13/01/2006 La double vie du cannibale de Rotenburg

MALGRÉ SA GRANDE MÂCHOIRE et ses grandes dents, Armin Meiwes n'a pas vraiment l'allure d'un mangeur d'hommes.
Plus connu sous le nom de Cannibale de Rotenburg, cet homme aurait même un air sympathique.

Lors du premier procès, les témoins avaient expliqué qu'il avait tout d'un gentleman. Serviable, il voulait même fonder une famille, avaient affirmé plusieurs femmes du voisinage. Et il aimait beaucoup les enfants, avaient-elles ajouté.

Il apprend dans des manuels de boucherie

Mais l'homme, dont le procès en appel s'est ouvert hier 12 janvier 2006) à Francfort en Allemagne, menait une double vie dont il ne parlait à personne. Franky, son surnom sur Internet, explorait en secret le monde interlope du cannibalisme. « Il existe des centaines de gens qui veulent se faire manger », affirmait-il.
En examinant son ordinateur, les enquêteurs ont découvert qu'il vivait ses fantasmes depuis de nombreuses années. Armin Meiwes avait confirmé qu'il rêvait de dépecer des êtres humains depuis l'âge de 13 ans.

Avec une mère dominante, suicidée en 1999, et un père qui l'a abandonné quand il était jeune, ses souffrances psychologiques ont pu déclencher ce fétichisme de la chair humaine, estiment certains experts. Mais le cas Meiwes reste toujours une énigme pour les psychiatres et les criminologues.
« Je dis toujours à mes étudiants que tout est imaginable pendant la puberté », tente de répondre le sexologue Klaus Michael Beier de l'hôpital Charité à Berlin.

Meiwes, un ingénieur de 44 ans, ancien militaire engagé douze ans dans la Bundeswehr (l'armée allemande), s'était plongé dans des manuels de boucherie avant de rencontrer sa victime sur Internet. Jürgen Brandes, un informaticien de 42 ans, s'était rendu dans la maison à colombages du cannibale où Meiwes lui a sectionné le sexe avant de découper son corps en morceaux sous l'oeil d'une caméra vidéo pendant plus de quatre heures.

Armin Meiwes consomma environ vingt kilogrammes de chair et congela le reste. Par la suite, il continua à chercher des victimes et fut arrêté en décembre 2002 après qu'un étudiant eut alerté la police.
Le cannibale de Rotenburg avait alors été condamné à huit ans et demi de prison pour homicide par un tribunal de Kassel en janvier 2004. Mais la Cour fédérale de justice avait suivi le pourvoi en cassation du parquet qui estimait que ce verdict était trop clément.

Les juges doivent à nouveau déterminer si la responsabilité est partagée avec la victime, qui était consentante, ou si Armin Meiwes avait été guidé uniquement par ses appétits sexuels. « Il vit avec des fantasmes depuis trop longtemps et il y a pris goût. Le danger de rechute est énorme », prévient Rudolf Egg, criminologue et président du Forum pour la prévention criminelle.
Mais Armin Meiwes, accusé cette fois d'assassinat, risque de ne plus jamais recouvrer la liberté.
leparisien.com, Christophe Bourdoiseau, Paru le : 13/01/2006, p. 15

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(Mai 2006) Perpétuité pour le cannibale allemand
Meiwes avait tué et mangé un amant recruté sur le Net.

Quand Armin Meiwes a appelé son avocat pour lui demander s'il accepterait de le défendre non pas pour des excès de vitesse mais pour un meurtre, Me Harald Ermel a rigolé : «Pourquoi, vous avez un cadavre dans votre congélateur ?»

Spécialisé dans les petits délits, l'avocat ne savait pas à quelle macabre découverte il s'exposait. Surnommé depuis «le cannibale de Rotenburg» (Allemagne de l'Ouest) son client a en effet entreposé dans son congélateur les restes de son amant d'un soir, Bernd Brandes, qu'il a tué puis quasiment intégralement mangé.
Jusqu'à ce que la police fasse irruption dans son manoir en décembre 2002, après avoir été avertie par un étudiant que d'étranges photos de cannibalisme circulaient sur le Net.

Jugé pour la seconde fois, Armin Meiwes, 44 ans, l'homme qui adorait sa maman et rêvait déjà, enfant, de dévorer un camarade de classe, a été condamné à perpétuité par le tribunal de grande instance de Francfort. Conformément aux réquisitions du parquet, qui trouvait le premier verdict trop clément. En 2004, le technicien en informatique avait écopé de huit ans et demi d'emprisonnement au motif que sa victime, consentante, avait été tuée à sa demande.

Le cannibale a recruté Bernd Brandes en passant une annonce sur Internet : «Franky [alias Armin Meiwes, ndlr] cherche candidat bien monté et âgé de 18 à 30 ans pour abattage et consommation immédiate.»
Plusieurs candidats «potentiels» s'étaient manifestés, puis dérobés au dernier moment. Le 10 mars 2001, Bernd, informaticien chez Siemens à Berlin, est arrivé à l'heure à la gare de Kassel. Avant de partir, il avait écrit son testament. Perturbé par le décès accidentel de sa mère en voiture quand il avait 5 ans, il rêvait de périr rôti.
Les deux hommes ont d'abord eu des relations sexuelles, puis «Franky», qui disposait d'une collection de 1 800 photos d'hommes décapités et dépecés, a mis son plan à exécution. Il a d'abord émasculé son partenaire, puis l'a tué et découpé en morceaux dont il a mangé 20 kilos.
Il a filmé le supplice, qu'il se repassait régulièrement en se masturbant. Au début de l'année, il a fait interdire la sortie au cinéma d'un film racontant son histoire. Il va désormais pouvoir se consacrer entièrement à l'écriture de ses mémoires et à la commercialisation de ses droits.
Libération, par Odile BENYAHIA-KOUIDER, QUOTIDIEN : mercredi 10 mai 2006, p. 11

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L'Autriche secouée par une affaire de cannibalisme
NOUVELOBS.COM | 29.08.2007 | 15:25

La police a retrouvé le corps d'un SDF, le crâne défoncé et ouvert au couteau "de la gorge aux parties génitales". Son cerveau et une partie de la langue étaient dans une assiette dans une pièce voisine. Un suspect a été arrêté.

Une affaire de cannibalisme secouait, mercredi 29 août, l'Autriche après la découverte la veille du corps éviscérée d'un SDF, probablement tué par un autre sans-abris. Le suspect, Robert Ackermann, originaire de Cologne, a été trouvé mardi la bouche pleine de sang auprès du cadavre éviscéré d'un compagnon, Josef S., 49 ans, par une femme de ménage d'un foyer social de Vienne.

Incarcéré au tribunal régional de Vienne, "il ne répond pas aux questions" sauf de façon très brève et il est intérieurement agité, a déclaré mercredi le policier Gerald Höbarth, au nom des enquêteurs. Selon lui, les motifs et la date exacte du meurtre ne sont pas encore déterminés.

D'un coup d'haltères

Josef S. a a été tué d'un coup d'haltères de dix kilos à la tête. Selon les résultats de l'autopsie mercredi matin, son cerveau et une partie de la langue étaient dans une assiette dans une pièce voisine de l'habitation.

Mais si le corps a été ouvert au couteau "de la gorge aux parties génitales", "il n'y a pas eu prélèvement d'organes de la poitrine et du ventre", selon Gerald Höbarth. Mais, d'après les enquêteurs, "on ne peut exclure" qu'il ait consommé des morceaux du corps.

Quatre photos illustrent en tout cas les pages de la presse à sensation autrichienne: celles de Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) le célèbre cannibale du film "Le silence des agneaux", d'Ackermann, jeune blond, cheveux en brosse, visage serré, celles de la victime, un chauve rondouillard aux yeux bleus, et celle du cannibale de Rothenburg, l'Allemand Armin Meiwes qui avait consommé en 2001 une victime consentante.

Selon la presse, Robert Ackermann été décrit par des résidents du foyer du quartier de Rudolfsheim-Fünfhaus (15e arrondissement de Vienne), comme un homme brutal et ayant eu des altercations avec la victime.

Il aurait eu des antécédents psychiatriques.
L'affaire "dépasse l'imagination", résume le journal Kurier en citant une policière, épouvantée.

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Le "cannibale de Rouen" est fou
Selon une première expertise psychiatrique, Nicolas Cocaigne a eu une "abolition totale de discernement" quand il a mangé un morceau de poumon de son co-détenu.
Une conclusion qui le rend irresponsable pénalement.
TF1, Alexandra GUILLET (avec AFP) - le 12/11/2007 - 11h51

Nicolas Cocaigne était fou lorsqu'il a décidé de manger un morceau de poumon du détenu qui partageait sa cellule.
Telle est la conclusion de la première expertise psychiatrique réalisée par les docteurs Jean-Claude Chanseau et Pierre Lamothe.
"Il a agi dans un état psychologique abolissant son discernement et le contrôle de ses actes", notent-ils dans leur rapport.

Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 janvier 2007, dans une cellule de la maison d'arrêt de Rouen.
Nicolas Cocaigne, alors âgé de 35 ans, est soupçonné d'avoir battu et asphyxié son codétenu de 31 ans avant de manger un morceau de son poumon.
Des traces de sang comportant l'ADN de sa victime avaient été retrouvées dans son assiette, sur une spatule de cuisine et une paire de ciseau.
Cette "abolition du discernement", qualifiée de "schizophrénie", rend Nicolas Cocaigne, "irresponsable pénalement", a expliqué son avocat Fabien Picchiottino.

Le parquet de Rouen a refusé de commenter ces informations.
Le juge d'instruction devrait désormais ordonner une contre-expertise dont les résultats ne devraient pas être connus avant le deuxième trimestre 2008, selon l'avocat.
Pour l'heure, celui que l'on surnomme "le cannibale de Rouen" se trouve en cellule d'isolement d'une maison d'arrêt de la région parisienne.

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Charlotte Gainsbourg ravie de faire scandale
leparisien.fr 19 mai 2009 Propos recueillis par Marie Sauvion | 19.05.2009, 07h00

L’émoi soulevé à Cannes par le film d’horreur de Lars von Trier a rassuré son interprète principale. « Je redoutais un accueil tiède », nous a-t-elle confié.

Héroïne du sulfureux « Antichrist », le film d’horreur de Lars von Trier en compétition à Cannes, Charlotte Gainsbourg a repoussé ses limites pour le cinéaste danois. Hier après-midi, sur la plage du Carlton, l’actrice, radieuse et drôle, affrontait la polémique la fleur au fusil.

La projection de presse d’« Antichrist » a été la plus houleuse du Festival jusqu’ici. Est-ce que Lars von Trier comptait là-dessus ?

Charlotte Gainsbourg. Oui. Je pense que ça l’amuse. Il est provocateur de nature, même si je le crois très sincère quand il fait un film.

Quelle a été votre lecture du scénario ?

J’y ai vu la déchéance d’un couple et la folie d’une femme incapable de se remettre de la mort de son enfant. Dès le départ, il était écrit qu’il y aurait des plans pornos, doublés par des acteurs X. Mais ce qui me terrifiait, c’était les scènes de panique et d’angoisse, parce que j’avais aucun repère. Là-dessus, Lars m’a beaucoup aidée.

Parce qu’il est passé par là durant sa dépression ?

Ma crainte, c’était qu’il quitte le plateau. Lars ne prend pas de gants pour parler. Il est manipulateur, assez vicieux, et les scènes de sexe ont l’air de le gêner et de l’amuser en même temps. Mais pour moi, l’impudeur n’était pas là-dedans. Le sang, la violence, le côté gore, tout ça aide à penser à autre chose. Pour la scène de masturbation, en revanche, il n’y avait pas d’échappatoire. Ce jour-là, je crois que je l’ai épaté !

On assiste à des mutilations sexuelles atroces. Vous semblaient-elles justifiées ?

Je n’ai pas du tout jugé, j’ai trouvé ça normal que cette femme, à ce moment donné, le fasse. Dans cette folie, cette culpabilité. Je ne sais pas réellement pourquoi, mais c’était essentiel pour Lars. Et je respecte son point de vue artistique. C’est important que des gens puissent s’exprimer, et choquer aussi.

Quand vous dites oui à un metteur en scène, vous êtes prête à tout ?

Non, mais si j’admire vraiment quelqu’un, je vais trouver de la beauté dans beaucoup de choses.

Venir à Cannes avec ce film-là, c’est un plaisir ?

Oui, j’avais hâte mais je redoutais un accueil tiède. Que les gens se disent : « C’est tout ? » Donc je suis contente. Après, entendre des spectateurs siffler, je ne suis pas sûre que ce soit agréable, mais il faut assumer. Je crois que ça fait plaisir à Lars, (elle rit).

Jane Birkin, votre maman, a elle aussi connu la polémique avec « Je t’aime, moi non plus ». Elle a vu « Antichrist » ?

Non, et j’ai très envie qu’elle le voie. C’est la personne avec laquelle j’ai correspondu le plus pendant le film. J’avais sans arrêt besoin de lui raconter ce que je faisais. En plus, en textos, c’était très marrant (elle rit) ! Je ressentais presque de la fierté à lui dire : voilà, moi aussi je suis capable d’aller vers le scandale.

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