Mars 2010. Journée internationale de la femme occidentale libérée, 450 euros au lieu de 300 pour "éliminer" un enfant
Février 2010. Echec de la loi Veil (1975) sur l'avortement légalisé, toujours plus de 200.000 IVG par an (200.000 x 35 = 7.000.000) malgré un accès compliqué. Education Nationale Française : la ministre de la santé Roselyne Bachelot veut améliorer l'information sexuelle des mineures en milieu scolaire
Octobre 2009. Espagne : un million de manifestants contre l'accroissement des IVG (117 000 en 2008) ; France : Gisèle Halimi veut relancer les IVG (200 000 par an), soutenue par Martine Aubry et le MLF
Janvier 2009. Gràce à l'immigration et à ses descendants, et malgré 200 000 IVG par an, la France a gagné 3 millions d'habitants en sept ans
Novembre 2008. Simone Veil à l'Académie Française : Les "Pro-Vie" protestent
Septembre 2008. Augmentation des IVG, toujours plus de 200 000 par an, chez les mineures (46% par voie médicamenteuse).
Le Planning familial français veut lutter contre le recul de l'IVG, en Europe.
Février 2008. France, Cour de cassation : Un foetus né sans vie est déclarable à l'Etat civil
Janvier 2008. France, officiellement plus de 63 millions d'habitants ... L'Ile-de-France publicite l'avortement
Février 2007. Contre la majorité des portugais le Premier ministre socialiste José Socrates succombe aux pressions libérales "européennes"
Décembre 2006. Le paradis catalan
Mars 2006. Un point de vue musulman sur l'avortement
Juin 2005. Un sujet du bac qui fait scandale. Gilles de Robien approuve ?
Mai 2005. Des peuples en voie de disparition
Janvier 2005. Droit à la vie. 4000 manifestants à Paris
Décembre 2004. Toujours 200 000 IVG par an en France ; pourquoi ce fait, non prévu en 1975 ...
Une victoire féministe
23 juillet 2004 : Le ministre, professeur-docteur en médecine, ancien maire de Lourdes, Philippe Douste-Blazy
autorise l'avortement légal à domicile
20 mars 2004. IVG : face-à-face de manifestants anti et pro-avortement à Paris
Des militants pro-avortement de la CNT (anarcho-syndicaliste) ont manifesté samedi 20 mars 2004) à Paris, alors que se tenait parallèlement un rassemblement de militants anti-IVG, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les manifestants qui se faisaient face, séparés par la police, de part et d'autre de la rue du 4 septembre (IIème arrondissement), se sont dispersés peu après 16H30 sans incident.Ce rassemblement s'est tenu non loin du siège du Mouvement français du planning familial (MFPF), rue Vivienne, où l'association "SOS Tout-Petits" a l'habitude d'organiser ses manifestations.
Les militants de cette association anti-IVG, porteurs d'une banderole avec ces mots: "Planning familial, le bras armé de la culture de mort" et parmi lesquels son Président Xavier Dor, ont entonné des cantiques religieux et des "Je vous salue Marie".
Les manifestants de la CNT (Confédération nationale du travail), de la FA (Fédération anarchiste) et du Scalp (section carrément anti-Le Pen) qui leur faisaient face, porteurs de banderoles avec les inscriptions "mon corps m'appartient" et "sabrez le goupillon", chantaient l'Internationale.
"Le droit à l'avortement est menacé" mais "l'IVG est un droit acquis, nous ne laisserons pas remettre en cause tous ces acquis par ces +fous de dieu+", a écrit la CNT dans un tract distribué aux passants.
lefigaro.fr, 20.03.04 | 17h10
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L'avortement à domicile désormais autorisé
(Des pratiques eugénistes seront ainsi facilités : choix du sexe, de l'origine ethnique, élimination plus facile des handicapés ...)
L'autorisation officielle a été donnée hier par le ministre de la Santé : les femmes souhaitant avorter à domicile et qui n'ont pas dépassé cinq semaines de grossesse vont pouvoir directement se faire prescrire la pilule abortive auprès de leur médecin.
L'IVG MÉDICAMENTEUSE arrive à la maison. La pilule abortive (RU 486), réservée jusqu'ici à l'hôpital, sera désormais prescrite par les gynécologues et généralistes de ville.
L'ultime feu vert nécessaire, donné hier par Philippe Douste-Blazy, a été accueilli avec soulagement par les médecins, qui, trois ans après la promulgation de la loi sur l'interruption de grossesse, commençaient à perdre espoir de voir un jour ce dossier aboutir.
Dans quelques semaines, après la parution de l'arrêté au « Journal officiel » et la publication de circulaires d'application - vraisemblablement dès la rentrée -, les femmes voulant avorter à domicile et qui n'ont pas dépassé cinq semaines de grossesse vont pouvoir sauter la case hôpital et s'adresser directement à leur médecin traitant. Car les médecins de ville pourront passer une convention avec l'hôpital du secteur.
« La plupart de nos patientes ne comprennent pas pourquoi elles sont hospitalisées »
Pour un forfait de 100 € remboursé à 70 %, les patientes recevront un comprimé, à avaler sur place, pour stopper la grossesse, puis, deux jours plus tard, toujours devant leur médecin, elles prendront deux autres comprimés pour expulser l'oeuf, avant de retourner chez elles. Une dernière consultation, comprise dans le forfait, permettra au praticien de vérifier que l'expulsion, qui se produit généralement entre quatre et soixante-douze heures après la prise du médicament, s'est déroulée correctement.
Actuellement, les IVG médicamenteuses, qui représentent un tiers des 220 000 IVG pratiquées dans l'année, se passent uniquement - à part quelques centres francs-tireurs, comme à Paris, qui ont devancé les arrêts ministériels et bricolé leur propre système - à l'hôpital ou dans les centres habilités.
Or l'hospitalisation ne se justifie pas toujours. « La plupart de nos patientes ne comprennent pas pourquoi elles sont hospitalisées, rapporte le docteur Philippe Lefèbvre, patron du centre IVG à l'hôpital de Roubaix. Elles veulent rentrer chez elles. D'autant qu'elles y sont souvent finalement renvoyées avant même l'expulsion de l'oeuf, car nous n'avons pas toujours les moyens de les garder plus de quelques heures. Ce nouveau dispositif va enfin répondre à leur demande. »
De son point de vue, l'avortement chez soi est une possibilité supplémentaire proposée aux femmes. « Nous allons leur faciliter le choix et l'accès à cette méthode qui a fait la preuve de son efficacité. Les femmes aujourd'hui sont capables de diagnostiquer leur grossesse de façon très précoce, or la méthode classique, par aspiration, n'est justement pas la plus conseillée pour ces grossesses débutantes. »
C'est aussi une voie de détournement bienvenue pour des centres IVG saturés dans les grandes villes, à Paris en particulier (lire en encadré).
Une façon de contribuer à raccourcir les files d'attente, et d'éviter à certaines femmes de se retrouver hors délais.
Laure Pelé, Le Parisien, samedi 24 juillet 2004, p. 8
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Trente ans après, toujours autant d'avortements
Santé. Il y a toujours 200 000 IVG par an en France, malgré la contraception.
Les sociologues estiment que «près de 40 % des femmes y auront recours dans leur vie» et que «toutes les catégories sociales sont concernées». Depuis trente ans, le nombre d'«interruptions volontaires de grossesse (IVG) est resté étonnamment stable», affirment les chercheurs de l'Institut national d'études démographiques (Ined). On compte 200 000 IVG annuelles environ, alors que les moyens de contraception se sont diversifiés et largement répandus. «La légalisation de l'avortement n'a pas eu d'impact démographique, précisent les chercheurs, depuis trente ans, le nombre d'enfants souhaité est resté inchangé et les femmes ont toujours autant d'enfants.» Et sont moins victimes de complications graves et de décès. «On compte moins d'un décès par an lié à la pratique d'un avortement en France (0,3 décès pour 100 000 IVG).» Dans la dernière livraison de sa publication Population et société, l'Ined explique «pourquoi le nombre d'avortement n'a pas baissé en France depuis trente ans» et décortique le phénomène.
Celles qui étaient sous contraceptif
Aujourd'hui, 82 % des femmes utilisent une méthode médicale de contraception (pilule ou stérilet). Conséquence directe : les grossesses accidentelles sont moins nombreuses. Vers 1975, 46 % des grossesses étaient «non prévues», elles sont 33 % aujourd'hui. Mais, «alors que quatre grossesses non prévues sur dix se terminaient par une IVG en 1975, c'est le cas de six sur dix aujourd'hui». En cas d'«accident», les femmes recourent donc plus à l'IVG qu'autrefois. Dans 23 % des cas, les femmes prenaient pourtant la pilule, «l'échec étant attribué six fois sur dix à un oubli de comprimé». Pour Nathalie Bajos, de l'Ined, «il y a un problème d'information, de méconnaissance des méthodes contraceptives et du cycle féminin». Les femmes ignorent encore souvent que faire en cas d'oubli. Apparemment, la contraception d'urgence ou «pilule du lendemain» est loin d'être systématique. L'Ined souligne également qu'«une femme sur deux avait changé de situation contraceptive dans les six mois précédant le rapport ayant conduit à l'IVG, ce qui invite à porter une attention particulière aux phases de transition contraceptive : début, arrêt, suspension». Nathalie Bajos propose qu'il y ait «plus de souplesse dans les normes de prescription». Pourquoi, par exemple, ne pas proposer un stérilet à des femmes sans enfant ? Car les oublis de pilule ne renvoient pas toujours à «une ambivalence de certaines femmes et hommes par rapport au désir de grossesse et de parentalité».
Celles qui sont trop jeunes
Les moins de 25 ans sont moins nombreuses mais ont davantage recours à l'IVG qu'il y a une dizaine d'années. «Le taux d'IVG augmente d'abord avec l'âge de la femme pour atteindre un maximum à 20-24 ans et il décroît ensuite», notent Nathalie Bajos et ses collègues de l'Ined. Pour les moins de 25 ans, «l'engagement scolaire» est prioritaire par rapport à une maternité. Pour la tranche d'âge suivante, les 25-34 ans, c'est le contexte affectif qui va dicter l'envie d'enfant. Au-delà de 35 ans, «la trajectoire professionnelle semble aussi déterminante que le contexte affectif».
Celles qui en parlent à leur partenaire
Dans 97 % des cas, «dans le contexte d'une relation affective stable», les hommes sont informés et huit fois sur dix ils sont d'accord. Si la relation est instable ou terminée, 17 % des partenaires ne sont pas informés ; «quand ils le sont, il y a accord dans 56 % des cas».
Celles qui multiplient les IVG
Elles ont subi plus de trois IVG ou bien deux très rapprochées, elles sont «assez peu nombreuses» d'après les sociologues . Le plus souvent, «elles semblent confrontées à des difficultés affectives, économiques et sociales particulières».
Celles qui n'ont pas de vie affective assez stable
L'âge entre le premier rapport sexuel et la première maternité a augmenté de plus de quatre ans en vingt-cinq ans. D'après les chercheurs, «celle-ci survient 9,5 ans en moyenne après les premiers rapports sexuels». «Les trajectoires affectives et sexuelles des femmes sont plus diversifiées», observe Nathalie Bajos. Souvent, leurs relations ne se «prêtent pas à la parentalité». Finalement, l'IVG, «loin de correspondre à un comportement égoïste traduit l'attention portée aux conditions d'accueil de l'enfant». Ce qui va expliquer «la propension à avorter en cas de grossesse non prévue».
Par Julie LASTERADE, mercredi 08 décembre 2004 (Liberation - 06:00)
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Il y a trente ans, la loi Veil légalisait l'avortement
Cette loi permit de mettre fin à la pratique répandue d'avortements clandestins - estimées à 300 000 par an à l'époque - dont l'issue s'avérait souvent dramatique pour les mères. Elle marqua aussi une grande victoire du mouvement féministe, particulièrement mobilisé sur cette question.
Il y a trente ans, Simone Veil faisait voter, au terme de débats d'une rare violence, une loi historique dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse, un droit réclamé alors avec force par les mouvements féministes et qui a progressé au fil des ans.
Le 29 novembre 1974, au cœur de la nuit, l'Assemblée nationale adopte le projet de loi porté par Mme Veil, alors ministre de la santé. Les deux tiers des députés de la majorité votent contre et le texte ne doit finalement son salut qu'aux voix de la gauche.
Après quelque 25 heures de débats qui ont vu 74 orateurs s'exprimer, la loi Veil légalisant l'IVG dans les dix premières semaines de grossesse met fin à des pratiques clandestines - estimées à 300 000 par an - dont l'issue s'avérait souvent dramatique pour les mères.
Dans une Assemblée qui compte alors 9 femmes sur 490, Mme Veil, rescapée d'Auschwitz, première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (1970), est livrée aux assauts de députés de la majorité qui ne reculent devant aucun amalgame ni insulte.
Outre les battements d'un cœur de foetus diffusés à deux reprises dans l'Hémicycle grâce à un magnétophone, Mme Veil, qui fait face avec courage et droiture, entend résonner les mots "avortoirs", "abattoirs", "dégénérescence", "meurtre". Le pire est atteint lorsque le député UDR Hector Rolland évoque "le choix d'un génocide".
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Pourquoi le nombre d'IVG ne baisse toujours pas
40 % des femmes âgées de 15 à 49 ans auront recours à l'avortement dans leur vie. Tandis qu'une manifestation marque, aujourd'hui, les trente ans de la loi Veil, on constate que la contraception bute encore sur les insuffisances de l'information.
Le 17 janvier 1975, la loi Veil légalisant l'interruption volontaire de grossesse en France paraissait au « Journal officiel ». Cet après-midi (15 janvier 2005) à Paris, plusieurs milliers de femmes, mais aussi des hommes, des militants politiques ou des syndicats, descendront dans la rue pour défendre « ce droit au choix ». Les hémorragies silencieuses provoquées par des aiguilles à tricoter font partie du passé.
« Plus aucune femme aujourd'hui ne décède d'un avortement », se félicite haut et fort Maïté Albagly, présidente du Mouvement français pour le planning familial.
200 000 par an
Pour autant, le bilan de ces trente ans n'a pas forcément un goût de victoire. Délais d'attente très longs, réticences médicales, absence de suivi psychologique... Avorter aujourd'hui relève souvent, encore, du parcours du combattant. Mais surtout, en dépit de la diffusion massive de la contraception, le nombre d'IVG n'a pas baissé depuis trente ans. Selon la dernière étude, livrée en décembre dernier par l'Institut national des études démographiques, il stagne autour de 200 000 par an.
Le constat est là : si l'on considère l'ensemble des femmes de 15 à 49 ans aujourd'hui, « on estime que 40 % des femmes y auront recours dans leur vie », relèvent les chercheurs de l'Ined.
Il augmente même chez les jeunes filles de moins de 18 ans : elles étaient 8 100 concernées en 1995, et 10 700 en 2002. « Les grossesses non désirées n'augmentent pas, mais une femme qui ne désire pas d'enfant ne prend plus le risque de mener à terme une grossesse », explique Maïté Albagly.
Ainsi, 4 grossesses non désirées sur 10 s'achevaient par une IVG en 1975, 6 sur 10 aujourd'hui. « Le risque zéro n'existe pas. Il faudrait des campagnes de prévention tous les ans ! Et tant que les médecins seront formés deux heures sur l'IVG et la contraception au cours de leurs sept ans d'études, il ne faut pas s'étonner que les femmes soient mal informées sur tous les choix qui s'offrent à elles. »
De fait, les politiques de santé publique insistent davantage sur le curatif et l'urgence aux dépens de la prévention et de l'éducation à la sexualité, au point qu'aujourd'hui, il est plus facile - pour une adolescente en particulier - de se procurer une pilule du lendemain en pharmacie, gratuitement et sans prescription, qu'une pilule de seconde génération (quelques-unes seulement sont remboursées) ou de troisième génération (non remboursées).
Une forme d'incitation publique à se tourner vers les solutions d'urgence. « Tous les récents discours de prévention ont été axés sur le sida et la nécessité d'utiliser des préservatifs, en oubliant totalement de parler de prévention des grossesses », se désole Brigitte Le Chevert, à la tête du syndicat des infirmières scolaires. C'est l'éducation à la sexualité qui manque cruellement à l'école. « Les ados sont assez responsables, mais ce sont des ados. Ils sont gavés de messages injonctifs, mais ils ont besoin d'être accompagnés individuellement sur ces questions intimes. Or ce n'est pas aux parents d'assurer cela... »
Florence Deguen, Le Parisien, samedi 15 janvier 2005, p.
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(Janvier 2005) Cortège très masculin pour conspuer le droit d'avorter
Ils étaient quelques milliers à défiler à Paris contre les 30 ans de la loi Veil.
Manif, contre-manif. En riposte à la forte mobilisation du 17 janvier pour la défense de l'IVG, les associations pro-vie ont à leur tour tenté hier une démonstration de force. A l'appel du collectif «30 ans ça suffit», plusieurs milliers de personnes (3 400 selon la police, 5 000 selon les organisateurs) se sont rassemblées place de l'Opéra à Paris pour «commémorer ce jour funeste où la loi Veil a dépénalisé l'avortement». Des délégations venues de Suisse, des Pays-Bas et de Pologne sont venues gonfler les rangs de cette manifestation «pour le droit à la vie».
Entre ballons colorés, hymne à «l'amour» et abondance de bébés parfois déguisés en slogans «merci maman de ne pas avoir avorté», le cortège qui s'est ébranlé en contrebas de la basilique du Sacré-Coeur avait l'allure bon enfant d'une sortie de messe. Avec en guest stars des familles cathos traditionalistes et leur nombreuse progéniture. «S'il y a des femmes qui ne veulent pas de leur enfant, moi je le prends», propose une petite rousse diaphane, mère au foyer pratiquante. Plus loin, une autre glisse : «J'ai des amis qui ont adopté deux enfants trisomiques, c'est ça l'amour.»
Venus par petits groupes parfois de province, les adolescents ne sont pas en reste. Membres d'associations catholiques (Jeunes témoins de la vie humaine, Alliance des droits de la vie, Renaissance catholique), ils stigmatisent tantôt «l'avortement-traumatisme», tantôt «l'avortement-eugénisme». A la différence de leurs aînés ouvertement hostiles à la contraception «chimique ou mécanique», eux ne crachent pas sur la pilule, et moins encore sur la capote. Discrets, plusieurs militants antiavortement «actifs» étaient disséminés dans la queue du cortège. Ainsi du fondateur de SOS Tout-Petits, Xavier Dor, qui s'est illustré avec ses «opérations de sauvetage» dans les cliniques pratiquant l'IVG. Condamné à plusieurs reprises, Xavier Dor a aujourd'hui renoncé à l'intervention commando, mais pas à la prière démonstrative. Hier, il entendait poursuivre son oraison intérieure en marchant.
La singularité de cette contre-manif était ailleurs. Alors que le cortège des pro-IVG était en majorité féminin, c'étaient les hommes qui tenaient le haut du pavé. Ce hiatus a frappé jusqu'aux organisateurs : «On ne peut que s'en féliciter», justifie le vice-président de l'AOCPA-Choisir la vie, association pro-vie fondée en 1982 pour «faire obstacle à la culture de la mort». «Combien de femmes avortent simplement parce qu'elles ne trouvent pas de soutien auprès de leur compagnon ? Nous sommes tous concernés : il faut plus de crédits pour la politique familiale et pour les femmes en détresse, il faut revaloriser la grossesse et briser le silence.» Un peu en retrait, Tomasz, jeune touriste polonais de passage, avoue sa perplexité devant le rassemblement : «En Pologne, les femmes manifestent pour obtenir le droit d'avorter ; ici, les hommes manifestent pour qu'il soit supprimé !»
Par Nathalie RAULIN, lundi 24 janvier 2005 (Liberation - 06:00), p. 16
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(Mai 2005) ALLEMAGNE Avec l'un des plus bas taux de fécondité Les Allemands désirent de moins en moins d'enfants
Fonder une famille est un idéal qui se perd en Allemagne. Selon un rapport publié par l'Institut fédéral pour la recherche démographique, les Allemands ne souhaitent aujourd'hui plus que 1,7 enfant en moyenne. En 1992, ils désiraient encore deux enfants. Ces résultats renforcent la position singulière de l'Allemagne, qui affiche déjà l'un des taux de fécondité les plus bas du monde, avec 1,4 enfant par femme. Avec l'Autriche, elle constitue désormais une exception en Europe, les autres pays européens affichant un nombre idéal d'enfant égal ou supérieur à 2 par famille. «La famille semble être devenue dans notre société une valeur abstraite», notent les auteurs de l'étude. En effet, si d'un côté les Allemands continuent de considérer la famille et les enfants comme une valeur fondamentale, de l'autre côté, le désir d'enfant diminue.
Plus grave encore, «l'idéal de l'absence d'enfants (Kinderlosigkeit) s'est développé». Parmi les personnes âgées de 20 à 39 ans qui n'ont pas d'enfants, 36% d'entre elles affirment ne pas vouloir de descendance. Cette culture du refus d'enfant est particulièrement répandue chez les hommes puisqu'un sur quatre (26%) déclare ne pas vouloir d'enfant. Treize ans plus tôt, cette catégorie ne représentait que 12%. Chez les jeunes femmes, l'absence de désir d'enfant est également en progression : elles sont aujourd'hui 15% contre 10% en 1992 à renoncer à la maternité.
Parmi les principales raisons invoquées par les femmes viennent en premier lieu l'absence de partenaire et la volonté de maintenir leur niveau de vie actuel (voir tableau ci-contre). Pour la plupart des experts, le faible taux de natalité et la baisse du désir d'enfant s'expliquent avant tout par l'absence de climat favorable à la famille. Il est notamment encore très difficile pour de nombreuses femmes de concilier travail et enfants.
La ministre de la Famille, Renate Schmidt (SPD), a certes fait adopter une nouvelle législation et s'efforce de sensibiliser le monde du travail. Une loi entrée en vigueur le 1er janvier dernier doit améliorer la prise en charge des enfants de moins de 3 ans. D'ici à 2010, 230 000 enfants doivent pouvoir être confiés à des crèches ou des nourrices. Les auteurs de l'étude se montrent néanmoins sceptiques quant à l'efficacité de ces mesures. Elles ne feraient que conforter le désir d'enfant, sans l'augmenter.
Aussi, le ministre de l'Intérieur, Otto Schily (SPD), exige un débat de fond sur le sujet :
«Un non aux enfants, c'est un non à la vie. Nous devons renforcer en Allemagne la valeur de la
famille.» Tout aussi soucieuse, l'experte de la famille auprès de la fraction parlementaire
CDU-CSU, Maria Böhmer, dénonce l'absence de modèles qui présentent la famille avec des enfants
comme un idéal. Seule Renate Schmidt, la ministre de la Famille, pourtant concernée au premier
plan, semble avoir accueilli les résultats de l'étude avec optimisme : «La famille reste pour
la plupart des personnes un point fondamental» , déclarait-elle au quotidien Die Welt.
lefigaro.fr, Berlin : Cécile Calla [04 mai 2005]
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(Juin 2005) Un sujet sur l'IVG au bac fait scandale
ÉDUCATION Trois associations demandent au ministre que l'épreuve ne soit pas notée, l'enseignement catholique s'insurge. L'entourage de Gilles de Robien justifie le sujet
La direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris a vivement réagi hier soir en manifestant sa «désapprobation» au sujet d'une épreuve du bac portant sur l'avortement (lire ci-dessous). La semaine dernière, trois associations, la Fondation Jérôme Lejeune, l'Association pour la Fondation de service politique et l'Alliance pour les droits de la vie avaient envoyé une lettre au ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, pour lui demander de ne pas noter ce sujet.
Les questions, notées sur quatre et présentées dans le cadre d'une épreuve scientifique anticipée pour le bac littéraire en première, demandaient aux candidats de «dégager des arguments en faveur de l'autorisation de l'IVG en France» et «d'argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception». Le tout avec comme support de réflexion un article du Monde écrit à l'occasion de l'anniversaire de la loi Veil.
Cet article affirme notamment que «la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie» ou encore que «la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique».
Les associations estiment que le sujet n'a pas été présenté de façon «neutre» et présente des «contrevérités». La justification de l'avortement «est un sujet irrecevable, impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non», dénonce Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune dans un communiqué.
Aude Dugast, responsable de la communication pour cette fondation, se dit choquée que l'on demande aux élèves un avis sur un débat de société alors qu'il s'agit d'une épreuve scientifique. La jeune femme dénonce le «terrorisme intellectuel» de l'épreuve qui «prend les candidats en otage». Plusieurs centaines de parents, de professeurs et d'élèves auraient contacté la Fondation pour protester.
Les associations ont demandé au ministre que les questions ne soient pas notées, faute de quoi elles entameront un recours en annulation de l'épreuve. Un avocat contacté par des parents aurait déjà entrepris des démarches.
Dans l'entourage de Gilles de Robien, on répond que cette épreuve d'enseignement scientifique «n'interroge pas les élèves sur leurs opinions personnelles». L'IVG est abordée dans les programmes, ce n'est donc pas une question philosophique, assure-t-on. «Nous n'estimons pas que la formulation de la question soit antidéontologique, explique un conseiller du ministre. On demandait aux élèves de restituer le cours sur l'IVG en se souvenant qu'elle est légale. Ils pouvaient expliquer, par exemple, qu'elle pouvait être une solution à certains problèmes médicaux. Il n'y a rien de choquant à en parler. Ce débat a été tranché par les représentants de la nation il y a trente ans.»
Ce conseiller balaie également d'un revers de main une nouvelle polémique apparue à propos d'un «sujet d'invention» du bac de français en série technique. Les élèves avaient à rédiger une lettre à partir d'une chanson de Pierre Perret. Le thème de la lettre : un an après son installation à Paris, une jeune fille, Lily, écrit à sa famille restée en Somalie et dénonce l'intolérance et le racisme dont elle est la victime. Dans l'entourage de Gilles de Robien, on considère qu'il s'agit d'un «simple exercice d'écriture dans le registre polémique». «Cela ne signifie pas que tous les immigrés en France sont victimes de racisme», ajoute-t-on.
Ce sujet a cependant suscité l'indignation de certains professeurs de français qui considèrent, comme Guy Morel, enseignant au Mans, qu'il est «pernicieux» d'inviter des élèves à décrire la France comme un pays raciste. Agnès Joste, professeur de français au Havre et membre du collectif Sauvez les lettres, rappelle que cet examen est censé être une épreuve de français «et non pas de morale ou d'éducation civique». «De plus, le texte en lui-même n'est pas du tout littéraire. Et il est précisé qu'il a obtenu le prix de la Licra, ce qui amène une sorte de «bien-pensance» sur le sujet», note-t-elle. L'élève ne peut aller que dans le sens qui lui est imposé, déplore Agnès Joste qui ajoute : «On prend les élèves de terminale technique pour des imbéciles.»
Mais Viviane Youx, présidente de l'Association des professeurs de français, n'a pas été choquée. «On ne peut nier qu'en France certains étrangers sont victimes de racisme. C'est une réalité, assure-t-elle. Le fait que des jeunes réfléchissent à ce sujet ne me paraît pas inconcevable.»
Marie-Estelle Pech, lefigaro.fr, [22 juin 2005]
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Vingt ans après la parution du "Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir, et dans le sillage des événements de Mai 68 - ce que l’on a appelé la " Révolution sexuelle " - les femmes françaises se sont mobilisées pour la défense de leurs droits et pour "la liberté de disposer de son corps". Le "Manifeste des 343" appartient à la longue série des pétitions qui sont un mode d’expression classique des intellectuels depuis l’Affaire Dreyfus. Mais les combats des intellectuels ont été le plus souvent des combats masculins jusqu’à cette année 1971.
Aussi le Manifeste des 343, parfois nommé " Manifeste des 343 salopes " est-il un texte unique en son genre et dont le retentissement fut immédiat.
"Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre."
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Signataires:
J. Abba-Sidick, J. Abdalleh, Monique Anfredon, Catherine Arditi, Maryse Arditi, Hélène Argellies, Françoise Arnoul, Florence Asie, Isabelle Atlan, Brigitte Auber, Stéphane Audran, Colette Aubry, Tina Aumont, L. Azan, Jacqueline Azim, Micheline Baby, Geneviève Bachelier, Cécile Ballif, Néna Baratier, D. Bard, E. Bardis, Anne de Bascher, C. Batini, Chantal Baulier, Hélène de Beauvoir, Simone de Beauvoir, Colette Biec, M. Bediou, Michèle Bedos, Anne Bellec, Loleh Bellon, Edith Benoist, Anita Benoit, Aude Bergier, Dominique Bernabe, Jocelyne Bernard, Catherine Bernheim, Nicole Bernheim, Tania Bescomd, Jeannine Beylot, Monique Bigot, Fabienne Biguet, Nicole Bize, Nicole de Boisanger, Valérie Boisgel, Y. Boissaire, Séverine Boissonnade, Martine Bonzon, Françoise Borel, Ginette Bossavit, Olga Bost, Anne-Marie Bouge, Pierrette Bourdin, Monique Bourroux, Bénédicte Boysson-Bardies, M. Braconnier-Leclerc, M. Braun, Andrée Brumeaux, Dominique Brumeaux, Marie-François Brumeaux, Jacqueline Busset, Françoise de Camas, Anne Camus, Ginette Cano, Betty Cenel, Jacqueline Chambord, Josiane Chanel, Danièle Chinsky, Claudine Chonez, Martine Chosson, Catherine Claude, M.-Louise Clave, Françoise Clavel, Iris Clert, Geneviève Cluny, Annie Cohen, Florence Collin, Anne Cordonnier, Anne Cornaly, Chantal Cornier, J. Corvisier, Michèle Cristorari, Lydia Cruse, Christiane Dancourt, Hélène Darakis, Françoise Dardy, Anne-Marie Daumont, Anne Dauzon, Martine Dayen, Catherine Dechezelle, Marie Dedieu, Lise Deharme, Claire Delpech, Christine Delphy, Catherine Deneuve, Dominique Desanti, Geneviève Deschamps, Claire Deshayes, Nicole Despiney, Catherine Deudon, Sylvie Diarte, Christine Diaz, Arlette Donati, Gilberte Doppler, Danièle Drevet, Evelyne Droux, Dominique Dubois, Muguette Durois, Dolorès Dubrana, C. Dufour, Elyane Dugny, Simone Dumont, Christiane Duparc, Pierrette Duperrey, Annie Dupuis, Marguerite Duras, Françoise Duras, Françoise d'Eaubonne, Nicole Echard, Isabelle Ehni, Myrtho Elfort, Danièle El-Gharbaoui, Françoise Elie, Arlette Elkaïm, Barbara Enu, Jacqueline d'Estrée, Françoise Fabian, Anne Fabre-Luce, Annie Fargue, J. Foliot, Brigitte Fontaine, Antoinette Fouque-Grugnardi, Eléonore Friedmann, Françoise Fromentin, J. Fruhling, Danièle Fulgent, Madeleine Gabula, Yamina Gacon, Luce Garcia-Ville, Monique Garnier, Micha Garrigue, Geneviève Gasseau, Geneviève Gaubert, Claude Genia, Elyane Germain-Horelle, Dora Gerschenfeld, Michèle Girard, F. Gogan, Hélène Gonin, Claude Gorodesky, Marie-Luce Gorse, Deborah Gorvier, Martine Gottlib, Rosine Grange, Rosemonde Gros, Valérie Groussard, Lise Grundman, A. Guerrand-Hermes, Françoise de Gruson, Catherine Guyot, Gisèle Halimi, Herta Hansmann, Noëlle Henry, M. Hery, Nicole Higelin, Dorinne Horst, Raymonde Hubschmid, Y. Imbert, L. Jalin, Catherine Joly, Colette Joly, Yvette Joly, Hermine Karagheuz, Ugne Karvelis, Katia Kaupp, Nanda Kerien, F. Korn, Hélène Kostoff, Marie-Claire Labie, Myriam Laborde, Anne-Marie Lafaurie, Bernadette Lafont, Michèle Lambert, Monique Lange, Maryse Lapergue, Catherine Larnicol, Sophie Larnicol, Monique Lascaux, M.-T. Latreille, Christiane Laurent, Françoise Lavallard, G. Le Bonniec, Danièle Lebrun, Annie Leclerc, M.-France Le Dantec, Colette Le Digol, Violette Leduc, Martine Leduc-Amel, Françoise Le Forestier, Michèle Leglise-Vian, M.-Claude Lejaille, Mireille Lelièvre, Michèle Lemonnier, Françoise Lentin, Joëlle Lequeux, Emmanuelle de Lesseps, Anne Levaillant, Dona Levy, Irène Lhomme, Christine Llinas, Sabine Lods, Marceline Loridan, Edith Loser, Françoise Lusagne, M. Lyleire, Judith Magre, C. Maillard, Michèle Manceaux, Bona de Mandiargues, Michèle Marquais, Anne Martelle, Monique Martens, Jacqueline Martin, Milka Martin, Renée Marzuk, Colette Masbou, Celia Maulin, Liliane Maury, Edith Mayeur, Jeanne Maynial, Odile du Mazaubrun, Marie-Thérèse Mazel, Gaby Memmi, Michèle Meritz, Marie-Claude Mestral, Maryvonne Meuraud, Jolaine Meyer, Pascale Meynier, Charlotte Millau, M. de Miroschodji, Geneviève Mnich, Ariane Mnouchkine, Colette Moreau, Jeanne Moreau, Nelly Moreno, Michèle Moretti, Lydia Morin, Mariane Moulergues, Liane Mozere, Nicole Muchnik, C. Muffong, Véronique Nahoum, Eliane Navarro, Henriette Nizan, Lila de Nobili, Bulle Ogier, J. Olena, Janine Olivier, Wanda Olivier, Yvette Orengo, Iro Oshier, Gege Pardo, Elisabeth Pargny, Jeanne Pasquier, M. Pelletier, Jacqueline Perez, M. Perez, Nicole Perrottet, Sophie Pianko, Odette Picquet, Marie Pillet, Elisabeth Pimar, Marie-France Pisier, Olga Poliakoff, Danièle Poux, Micheline Presle, Anne-Marie Quazza, Marie-Christine Questerbert, Susy Rambaud, Gisèle Rebillion, Gisèle Riboul, Arlette Reinert, Arlette Repart, Christiane Rebeiro, M. Ribeyrol, Delye Ribes, Marie-Françoise Richard, Suzanne Rigail Blaise, Marcelle Rigaud, Laurence Rigault, Danièle Rigaut, Danièle Riva, M. Riva, Claude Rivière, Marthe Robert, Christiane Rochefort, J. Rogaldi, Chantal Rogeon, Francine Rolland, Christiane Rorato, Germaine Rossignol, Hélène Rostoff, G. Roth-Bernstein, C. Rousseau, Françoise Routhier, Danièle Roy, Yvette Rudy, Françoise Sagan, Rachel Salik, Renée Saurel, Marie-Ange Schiltz, Lucie Schmidt, Scania de Schonen, Monique Selim, Liliane Sendyke, Claudine Serre, Colette Sert, Jeanine Sert, Catherine de Seyne, Delphine Seyrig, Sylvie Sfez, Liliane Siegel, Annie Sinturel, Michèle Sirot, Michèle Stemer, Cécile Stern, Alexandra Stewart, Gaby Sylvia, Francine Tabet, Danièle Tardrew, Anana Terramorsi, Arlette Tethany, Joëlle Thevenet, Marie-Christine Theurkauff, Constance Thibaud, Josy Thibaut, Rose Thierry, Suzanne Thivier, Sophie Thomas, Nadine Trintignant, Irène Tunc, Tyc Dumont, Marie-Pia Vallet, Agnès Van-Parys, Agnès Varda, Catherine Varlin, Patricia Varod, Cleuza Vernier, Ursula Vian-Kubler, Louise Villareal, Marina Vlady, A. Wajntal, Jeannine Weil, Anne Wiazemsky, Monique Wittig, Josée Yanne, Catherine Yovanovitch, Annie Zelensky.
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Ce texte, dont une grande partie des signataires sont inconnues du public, a été publié dans "le Nouvel Observateur", le 5 avril 1971, un an avant le fameux procès de Bobigny, au cours duquel Gisèle Halimi défendait une mineure qui s’était faite avorter à la suite d’un viol. En 1973, c’est la fondation du MLAC (Mouvement pour la libération de l’avortement et de la contraception) qui va devenir l’une des principales organisations à lutter pour la légalisation de l’IVG. L’aboutissement de ce combat a lieu en 1975, lorsque la loi sur l’interruption volontaire de grossesse est finalement votée. Depuis 1982, l’IVG est remboursé par la sécurité sociale et en 1993 une loi est venue renforcer le dispositif en créant le délit d’entrave à l’IVG.
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Source : http://1libertaire.free.fr/femmes343.html
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Un point de vue musulman sur l'avortement (La Maison de l'Islam)
Transmis par: Anas
Question :
Ma femme enceinte s'est vue proposer une amniocentèse suite à une échographie suspectant une trisomie 21. Si suite à cet examen, cela s'avère réel (que Dieu nous en préserve), est-ce que l'avortement thérapeutique est alors licite par rapport à l'islam, compte tenu d'un avenir incertain sans autonomie aucune, d'une fragilité de la santé et de la lourde charge que constitue une telle personne ?
Réponse :
Si l'islam enseigne que la vie des humains déjà nés est sacrée, il enseigne également le caractère sacré de la vie humaine au stade fœtal. A l'époque du Prophète (sur lui la paix), une musulmane avait, lors d'une dispute, donné un coup à une autre femme enceinte, et le coup avait entraîné la perte du bébé de celle-ci. Le Prophète avait alors rendu obligatoire sur l'auteur de ce coup volontaire ayant entraîné involontairement l'avortement de s'acquitter d'un dédommagement (ghurra) (rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, et autres). Ceci se fait vis-à-vis de la mère lésée. Vis-à-vis de Dieu, disent les savants, l'auteur d'un pareil coup doit également jeûner deux mois consécutifs de jeûne comme demande de pardon (kaffâra), conformément au verset coranique 4/92. Or, il ne s'agit pas de préserver seulement le droit de la mère à garder le bébé qu'elle portait, mais également le droit de ce fœtus à naître et à vivre. C'est pourquoi les savants musulmans ont, par analogie sur la base de ce Hadîth, émis l'avis disant que le père du fœtus doit lui aussi donner ce type de dédommagement (ghurra) à la mère et aux autres membres de la famille, de même qu'il doit demander pardon à Dieu par ces deux mois de jeûne, si c'est lui qui a été la cause de la perte du fœtus par un acte délibéré. Même si c'est la mère qui en a été la cause, elle doit s'acquitter de ce dédommagement et de cette demande de pardon (cf. Al-Mughnî, Ibn Qudâma).
Comme l'a mis en évidence le savant musulman Al-Khudhrî Bek, à considérer le fœtus qui se trouve dans le sein de sa mère, on s'aperçoit que si, d'une part, il ne possède pas entièrement encore une existence indépendante de sa mère (ce qu'il n'acquerra qu'avec sa venue au monde, au moment de la naissance), en revanche et d'autre part, il ne constitue pas non plus un organe de sa mère mais possède une existence propre (cf. Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 133). Le fœtus existe donc déjà, mais pas de la même façon que l'être humain qui est déjà né. Le savant Al-Ghazâlî, mettant justement en exergue l'existence que le fœtus possède et expliquant la différence entre la contraception et l'avortement, écrit en substance : "Le premier niveau de l'existence humaine est la rencontre des semences masculine et féminine, d'où il s'ensuit la préparation à la vie [apparemment il décrit là la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde] : se débarrasser de cette existence humaine est mauvais. Le deuxième niveau de cette existence est le développement de l'embryon : supprimer cette existence est plus grave encore. Le troisième niveau apparaît au moment où l'âme [ar-rûh al-insânî] est insufflée dans l'embryon : tuer cet embryon devient alors plus grave encore. Enfin, le quatrième niveau de l'existence humaine commence avec la naissance [et dure donc toute la vie] : attenter alors à la vie est très grave" (Al-Ih'yâ, tome 2 p. 82). L'âme humaine est insufflée dans l'embryon, d'après les dires du Prophète, au 120ème jour de la vie fœtale (rapporté par Muslim, d'autres versions existent aussi). Il ne s'agit pas de l'âme "biologique" (ar-rûh al-hayawânî, qui existe depuis bien avant ce moment), mais de l'âme "spirituelle" (ar-rûh al-insânî ou ar-rûh ar-rabbânî), qui, d'après l'islam, fait la différence entre l'homme et l'animal (Fatâwâ mu'âsira, tome 2 p. 543).
Cette double caractéristique du fœtus explique la position de l'islam au sujet de l'avortement :
Parce qu'il possède une existence qui lui est propre, le fœtus ne doit pas être supprimé : l'avortement ne peut constituer une forme de limitations des naissances, et la règle générale à son sujet est l'interdiction.
Mais parce que l'existence du fœtus n'est pas encore complète comme l'est celle de l'être déjà né, l'avortement devient autorisé en cas de nécessité valable. Quels sont ces cas de nécessité valable, les savants musulmans font à ce sujet une distinction entre le moment de la vie fœtale qui suit le troisième niveau évoqué par Al-Ghazâlî et le moment qui le précède. Ce moment marque une étape dans l'existence humaine, qui passe alors à un niveau supérieur, comme nous l'avons vu : il devient alors plus grave de mettre fin à cette vie, et les cas de nécessité valable diminuent.
En vertu de ces principes, des savants musulmans ont émis l'avis suivant, qui fait la distinction entre deux cas de figure :
En ce qui concerne le fœtus qui a atteint le troisième niveau d'existence – et qui a donc 120 jours ou plus –, il n'est permis d'avoir recours à l'avortement que dans un cas extrême : celui où il est établi médicalement que la mère va mourir si elle reste enceinte de ce fœtus. Il est vrai que certains savants sont d'avis que le recours à l'avortement est interdit même dans ce cas, car mère et fœtus sont tous deux des êtres vivants, et l'on ne peut, pour sauver la vie d'un être humain, en tuer un autre. Néanmoins, l'avis autorisant l'avortement dans ce cas est dû à la considération suivante : certes, l'existence de l'embryon a alors atteint son troisième niveau ; cependant elle n'est pas encore au même niveau – le quatrième – que celui de sa mère, et ce cas de nécessité absolue autorise que l'on préserve la vie de la mère en mettant fin à celle du fœtus (Halâl wa harâm, Khâlid Saïfullâh, pp. 308-309, Fatâwâ mu'âsira, Al-Qardhâwî, tome 2 p. 547).
Et en ce qui concerne le fœtus qui n'a atteint que le premier ou le second niveau d'existence – et qui n'a donc pas encore 120 jours –, il est permis d'avoir recours à l'avortement :
– dans le cas où il est établi médicalement que la mère risque une très grave maladie ou la mort si elle reste enceinte de ce fœtus,
– et dans le cas où il est établi médicalement que le fœtus est atteint d'une malformation grave ou qu'il souffre d'une très grave maladie.
Vous avez noté que, pour les deux cas, j'ai bien dit : "dans le cas où il est établi médicalement" : il s'agit en effet d'avoir un avis médical sûr et non de se baser sur ses pensées personnelles.
Mes sources pour cet article :
Al-Ih'yâ, Al-Ghazâlî, tome 2 pp. 79-84 – Halâl wa harâm, Khâlid Saïfullâh, pp. 308-311 – Fatâwâ mu'âsira, Al-Qardhâwî, tome 2 pp. 541-549 – Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, Khâlid Saïfullâh, pp. 130-136.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Que Dieu vous aide, vous et votre épouse, mon frère.
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2 décembre 2006 Espagne, «le paradis de l'avortement sans règles»
La clinique MC est nichée sur les hauteurs chics de Barcelone. L'accès n'est pas autorisé et son directeur, le Dr Carlos Morín, «ne fait pas de déclaration à la presse pour des raisons légales», fait-on savoir. Cette clinique spécialisée dans les avortements est dans l'oeil du cyclone depuis la diffusion, sur la chaîne publique danoise, d'un reportage choc filmé en caméra cachée. La journaliste, enceinte de près de huit mois, dit vouloir avorter et s'informe du tarif : 4 000 euros, répond Morín. «Et le rapport psychiatrique ?» Une routine administrative, lui répond le médecin. A l'image, ce dernier se targue d'exercer son «excellent équipement» sur des clientes venues d'Angleterre, d'Allemagne, voire d'Australie. Avant de conclure, sourire aux lèvres : «Personne n'aime faire ce travail, mais le monde est comme ça !» Après le tollé suscité au Danemark, Carlos Morín s'est défendu : il aurait vu que la journaliste «mentait sur sa situation» et lui aurait conseillé «de ne pas avorter et d'offrir son enfant à l'adoption».
Enquête.
Qui faut-il croire ? Le docteur Morín, qui dirige cinq cliniques de «santé sexuelle» en Catalogne ? Ou la reporter danoise, pour qui on y pratique des avortements frauduleux et tardifs sur des foetus en bonne santé ? Avec le Collège des médecins de Barcelone, l'exécutif autonome de Catalogne a ouvert une enquête administrative sur la clinique suspecte. «Pour l'instant, il n'y a pas d'élément permettant de l'incriminer», affirme Rafael Manzanera, du ministère régional de la Santé. Les milieux catholiques conservateurs, eux, sont convaincus des «activités criminelles» du Dr Morín. D'après leurs sites web, ce dernier aurait déjà un lourd passé d' «avorteur sans scrupule», jusqu'à faire un court séjour en prison après la fermeture d'une de ses cliniques à Alicante, il y a quelques années. En 2004, le Sunday Telegraph dénonce en une les avortements tardifs de Morín. Et affirme que des milliers d'Anglaises enceintes de plus de 24 semaines se rendent dans ses cliniques. Pour le président de l'Institut de politique familiale (IPF, conservateur), Eduardo Hertfelder, l'Espagne est devenue «le paradis de l'avortement sans règles».
Un «tourisme de l'avortement» ?
Au regard des statistiques, ce serait exagéré. Depuis dix ans, le nombre d'IVG a certes doublé en Espagne (95 000 en 2005) et beaucoup augmenté en Catalogne (18 434, soit + 60 %). D'après les autorités sanitaires catalanes, en 2005, un tiers des patientes (34,5 %) sont des immigrées latino-américaines. Seules 1 045 «étrangères occidentales», soit 5,7 %, ont avorté dans des cliniques catalanes. A la différence des autres pays, la loi espagnole ne fixe pas de limites de temps lorsque le motif invoqué est le «risque pour la santé physique et psychique de la mère» (lire encadré). Et, dans la pratique, toutes les raisons ou presque sont recevables : séparation, mort du conjoint, difficultés financières... «Ce sont les cliniques qui décident, sans contrôle extérieur. Dans mon établissement, le taux de refus n'est que de 3 %», dit Santiago Barambio. Les tarifs y varient de 330 euros (avant la 12e semaine de grossesse) à 3 300 euros (en 25e semaine).
«Code déontologique».
Loin de souscrire à la croisade de ses collègues catholiques, ce gynécologue juge aussi la loi espagnole trop ambiguë. Cela explique, selon lui, que des centaines d'étrangères viennent avorter outre-Pyrénées. C'est ce qui a poussé Santiago Barambio à créer l'Association des cliniques accréditées pour l'IVG (Acai), qui fédère une bonne moitié des cliniques espagnoles. Face au flou juridique, cette association a établi un «code déontologique» : «Entre la 25e et la 26e semaine, on estime que le foetus acquiert sa pleine autonomie et peut vivre hors du ventre maternel. Au-delà, il ne s'agit plus d'un avortement. Les cas sont rarissimes [moins de 1 %] où l'IVG se justifie, comme lorsque la mort du foetus est inévitable.»
Quid des centres du docteur Morín ou d'autres, comme la clinique Dator à Madrid, aussi pointée par la presse qui refusent d'adhérer à l'Acai ? «Je les considère comme suspects, dit Barambio. Ces gens-là pratiquent l'avortement sans code éthique, comme on vend un produit banal.» Pour Joan Vanrell, gynécologue en chef de l'hôpital Clinic de Barcelone, «aussi bien pour l'IVG que la reproduction assistée, il faudrait harmoniser les critères en Europe pour éviter que les femmes ne se déplacent d'un pays à l'autre».
Libération, 2/3 décembre 2006, p. 10, Un médecin catalan, qui dirige cinq cliniques, pratiquerait des IVG tardifs.
Par François MUSSEAU
QUOTIDIEN : samedi 2 décembre 2006
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lundi 12 février 2007, 7h29
Portugal : le Premier ministre veut légiférer sur l'avortement malgré la forte abstention au référendum
Par EuroNews
Banderoles vertes et cris de joies ont accueilli l'annonce de la victoire du oui au référendum au Portugal
Les électeurs se sont prononcés ce dimanche en faveur de la dépénalisation de l'avortement jusqu'à dix semaines de grossesse.
Reste que l'abstention a comme en 1998, joué les trouble-fêtes. La participation n'a pas atteint les 50% requis pour que le résultat soit contraignant.
Pas de quoi effrayer le Premier ministre José Socrates qui a décidé de légiférer sur la question : "L'interruption volontaire de grossesse jusqu'à dix semaines pratiquée sur demande d'une femme dans un établissement de santé légal cessera d'être un crime dans notre pays".
Selon les résultats officiels publiés après dépouillement de l'ensemble des 4.260 circonscriptions électorales, le taux d'abstention est de 56,39%. Seul 3,8 millions d'électeurs sur les quelque 8,7 millions inscrits se sont rendus aux urnes. Le oui qui flirte avec les 60% l'a plutôt emporté dans les zones urbaines, dans le centre et le sud du pays, tandis que le non semble avoir été majoritaire dans le nord.
Dans le camp du non, on se démonte pas non plus ; le chef du centre démocratique social - parti populaire José Ribeiro e Castro, a réagi : "On a voté non. On continue et on continuera du côté de la vie. Je réaffirme, en ce jour, à cette heure, l'engagement de notre parti du côté du droit à la vie et à la santé et de la dignité de la femme. On ne se résignera pas. " En revanche, le leader du Parti Social Démocrate Luis Marques Mendes qui a voté non a pour sa part indiqué qu'il fallait respecter la victoire du oui.
EuroNews, lundi 12 février 2007, 7h29
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15/01/2008 09:24 la-Croix.com PARIS (AFP) - La France comptait 63,753 millions d'habitants au 1er janvier 2008
La population est estimée à 63,753 millions d'habitants (+ 361.000 en un an) au 1er janvier 2008 en France, où les naissances hors mariage sont devenues pour la première fois majoritaires en 2007, selon l'enquête Insee de recensement 2007 présentée mardi. L'année dernière, les naissances hors mariage ont ainsi représentées 50,5% des naissances contre 48,4% en 2006, selon l'Institut de statistique. L'âge moyen de la maternité continue de s'élever et se rapproche année après année des 30 ans: il est établi à 29,8 ans en 2007. En 2007, le nombre de naissances a atteint globalement 816.500 (dont 33.000 dans les départements d'outre-mer), un nombre en baisse de 1,7% par rapport à 2006 (830.900), mais qui demeure à un niveau nettement supérieur à celui enregistré depuis les 25 dernières années. La stabilité du nombre des décès (526.500), associé au nombre, qui reste très élevé, de naissances permet un excédent naturel de 361.000 habitants, qui reste le plus fort depuis 30 ans, après celui de 2006. Conformément aux prévisions, la part des personnes âgées de 65 ans et plus augmente et atteint 16,3% de la population (10,3 millions), contre 15% en 1994. Les Français ont gagné trois mois d'espérance de vie. Un garçon né en 2007 devrait vivre 77,5 ans et une fille 84,4 ans, les Françaises battant le record européen de longévité. L'élévation de l'âge de la maternité est une tendance que partagent la plupart des pays européens à fort taux de fécondité comme le Danemark, la Suède, la Norvège ou la Finlande. Les Françaises avec enfants continuent aussi de se distinguer par un fort taux d'emploi. La présence d'un enfant ne change pas le taux d'activité des femmes (9 sur 10 travaillent), c'est après que cela change, montrent les enquêtes de recensement annuelles de l'Insee.-------
Florence Deguen Le Parisien, mercredi 16 janvier 2008 SEXUALITE. Le droit à l'avortement s'affiche en Ile-de-France
« Contraception, avortement. Un droit, mon choix, notre liberté. » Dès vendredi, une campagne d'information inédite démarrera en Ile-de-France. C'est dans cette région où les IVG, difficiles d'accès, sont les plus nombreuses.
C'EST la première fois que le mot va s'étaler en toutes lettres sur les panneaux des gares et des stations de métro, aux côtés des mots sexualité et contraception : « Avortement ». Un mot dont il était encore interdit de faire la « publicité » il y a six ans, et personne ne s'est bousculé pour l'afficher depuis. A travers cette campagne d'information qui démarre vendredi et qui se poursuit dix jours, le conseil régional d'Ile-de-France est le premier à briser le tabou, avec l'appui des associations militantes*. Ce n'est pas un hasard : la région compte le nombre le plus élevé d'interruptions volontaires de grossesse dans l'Hexagone, et c'est aussi en région parisienne qu'il est le plus difficile d'y avoir accès. Baisse des lieux où l'IVG se pratique, délai de trois semaines pour obtenir un rendez-vous, réticences médicales, et surtout, manque d'informations... « La possibilité de vivre sa sexualité en sécurité, en évitant les risques, y compris d'une grossesse non désirée, c'est un droit » rappelle Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional (Verts), en charge de la santé. « Mais il est tellement peu mis en avant que les femmes en oublient aujourd'hui qu'elles ont le choix. » Un numéro d'information : 01.47.00.18.66. Cette plate-forme téléphonique fonctionne déjà depuis sept ans sur l'Ile-de-France (coût d'un appel local) et reçoit quelque 5 000 coups de fil par an. Pendant la durée de la campagne d'affichage, ses horaires seront élargis et toutes les militantes du Mouvement français pour le planning familial (MFPF) seront sur le pied de guerre. « Pas pour jouer les annuaires, mais vraiment pour écouter, répondre aux questions, informer, expliquer », insiste Fatima Lalem, coordinatrice régionale du MFPF. « Il ne s'agit pas de culpabiliser, ni d'opposer contraception et avortement. On peut renseigner sur l'une comme sur l'autre. Mais on veut vraiment de délivrer un message de liberté : on est là pour vous aider à vous approprier ces droits. » La pilule abortive désormais délivrée dans les centres de planification et de santé. C'est la grande nouveauté de ce début 2008 et la plupart des femmes l'ignorent encore. Cette campagne est donc aussi l'occasion de leur faire passer le message : après les médecins de ville (peu nombreux, il est vrai, à s'y mettre), c'est désormais au tour des centres de planification et d'éducation familiale (souvent surnommés « plannings ») et les centres de santé (les « dispensaires ») d'être autorisés à délivrer la pilule abortive (RU 486), qui déclenche une fausse couche précoce et permet d'éviter une intervention chirurgicale quand on est enceinte de moins de cinq semaines. « Il n'y a aucun relais national de cette information pourtant majeure, déplore Françoise Laurent, présidente du MFPF. Même si tous ces centres ne sont pas répartis de façon homogène sur le territoire, cela offre une possibilité d'accès supplémentaire à l'IVG dont il faut absolument s'emparer. » * Le Mouvement français pour le planning familial, l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic) et la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac).-------
Les enfants morts-nés pourront être déclarés à l'Etat civil
Les parents pourront donner un nom à leur enfant né sans vie même avant 22 semaines de grossesse.
En donnant raison à des familles endeuillées à la suite d'un décès in utero, la Cour de cassation comble un vide juridique. Mais certaines associations y voient un danger pour le droit des femmes à l'IVG.
liberation.fr avec source AFP
LIBERATION.FR : jeudi 7 février 2008
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19.09.2008 Le Figaro Madame IVG globalement stable, plus de 200 000 par an, mais augmentation de l'avortement chez les mineures, notamment dans le sud et outre-mer
Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse en France varie peu depuis 2002 ; il reste aux alentours de 210 000 par an. Une étude de la Drees (ministères de la Santé et des Affaires Sociales) a recensé 209 700 I.V.G. en 2006. Si les jeunes filles de 20 à 24 ans restent celles qui ont le plus recours à l’avortement (27 pour 1000 en moyenne en 2006), la part des 15-17 ans est en légère hausse. Elles étaient 13 230 en 2006 contre 11 500 en 2004. Le vrai changement probant réside dans le fait que près de la moitié des I.V.G. (46 %) s’effectue désormais par voie médicamenteuse. Elles ne représentaient que 18 % en 1994. Si depuis 2004, l’I.V.G. médicamenteuse peut être pratiquée par les médecins de ville, ils n’étaient pourtant que 7 % en 2006 à avoir effectué ce type d’intervention, la grande majorité se pratiquant dans les hôpitaux publics. Ce sont la Corse, le Languedoc-Roussillon, l’Île-de-France et la région Paca qui recensent la plus grande fréquence d’interruptions volontaires de grossesse, avec 18 pour 1 000 femmes. Dans les D.O.M., ce nombre grimpe à 28 pour 1 000 et concerne près de deux fois plus de mineures. (Avec AFP.)------
AFP 17 septembre 2008 12.00 Un Colloque européen du Planning familial : pour lutter contre le recul de l'IVG
Les 19 et 20 septembre prochains le Mouvement français pour le Planning familial organise un congrès pour "infléchir le mouvement de recul" de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en Europe.Roselyne Bachelot, conclura ce congrès le 19 septembre.
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20 nov. 17h01 (mise à jour à 17h20) Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser liberation.fr
Simone Veil élue à 81 ans parmi les "immortels"
L'élection de Simone Veil, qui a légalisé l'avortement en France en 1975, a scandalisé l'association pro-vie, "Laissez les Vivre".
PARIS (Reuters) - Simone Veil, 81 ans, a été élue à l'Académie française à la place de Pierre Messmer, mort en août 2007.
L'ancienne ministre a été élue au premier tour de scrutin avec 22 voix sur 29 votants, dit l'institution dans un communiqué. Il y a eu cinq bulletins blancs et deux blancs marqués d'une croix. L'élection de Simone Veil, qui a légalisé l'avortement en France en 1975, a scandalisé l'association pro-vie, "Laissez les Vivre", dont plusieurs dizaines de membres ont manifesté dans l'après-midi à quelques centaines de mètres du quai Conti. Face à trois candidats relativement peu connus, Simone Veil a été facilement élue à l'un des sièges dits "politiques", car elle a peu publié. L'Académie française compte des écrivains, mais aussi des scientifiques et des hommes d'Etat. Son autobiographie, "Une Vie", publiée l'année dernière et dans laquelle elle raconte sa jeunesse marquée par la déportation, a été cependant un succès de librairie. Elle reste l'une des personnalités les plus aimées des Français. Dans le Top 50 de l'Ifop de juillet dernier, elle occupe la première place des politiques, devant Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot. Son élection parmi les "immortels" marque la reconnaissance d'un long parcours militant puisé dans les souffrances d'une enfant juive de 16 ans déportée à Auschwitz. Entrée en politique en 1974 comme ministre de la Santé, elle s'est surtout engagée au centre aux côtés de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, qui lui a permis de faire voter un an plus tard la loi dépénalisant l'avortement. Première présidente du Parlement européen, de 1979 à 1982, Simone Veil a été ministre des Affaires sociales dans le gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995. Elle a ensuite intégré le Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Pour "Laissez-les-Vivre", l'Académie française "se déshonore" en acceptant Simone Veil sous la Coupole. "Il nous paraît impossible de ne pas crier publiquement notre indignation face au symbole inégalable de la culture de mort depuis 34 ans", a déclaré un porte-parole de l'association.-------
La France a gagné 3 millions d'habitants en sept ans Charlotte Menegaux (lefigaro.fr) 02/01/2009 | Mise à jour : 12:35
Selon le tout dernier recensement, l'Hexagone compte plus de 63 millions d'habitants. Toutes les régions en ont gagné, sauf la Champagne-Ardenne. Ces chiffres vont servir au redécoupage électoral. 63.185.925 en 2006, contre 60.185.831 en 1999. La France continue de gagner de la population. Les chiffres du recensement publiés mercredi au Journal Officiel et paru dans Les Echos vendredi font état d'une hausse de plus de 5%, soit 3 millions d'habitants, en 7 ans. Les régions gagnantes sont les littoraux atlantique et méditerranéen, tels que la Corse (+13%), le Languedoc-Roussillon (+10,4%), Midi-Pyrénées (+8,8%) et l'Aquitaine (+7,3%). Les moins bien loties sont le Nord-Pas-de-Calais (+0,5%), la Lorraine (+1,1%) et la Picardie (+1,9%). Une seule a vu sa population baisser : la Champagne-Ardenne (-0,3%). Les grandes villes continuent également de tirer leur épingle du jeu, puisque leur population est en constante évolution. Paris passe notamment de 2.122.848 à 2.181.371 habitants. Le regain de la natalité, la construction de logements et le départ de personnes âgées vers la province pour leur retraite ce qui diminue la moyenne d'âge, et donc la mortalité, dans les grands villes- expliquent ce phénomène. La raison de cette augmentation ? «Au niveau national, c'est l'accroissement naturel (ndlr : la différence entre le nombre de naissances et de décès) qui explique la hausse de la population» affirme Olivier Lefebvre, chef du département de la démographie de l'Insee. Avec un taux de natalité de 12,8% et une mortalité de 8,3%, la France fait en effet figure de bonne élève. «Au niveau régional, les composantes migratoires, c'est-à-dire les mouvements de population, sont à l'origine de ce phénomène» précise-t-il également. Une analyse plus complète des chiffres parus au Journal Officiel est prévue pour le 13 janvier par l'Insee. Des chiffres clés. Ils sont très attendus par les maires surtout, qui peuvent voir leur dotation globale de fonctionnement fluctuer en fonction de ces résultats. Ces derniers ont des conséquences budgétaires importantes. En tout, près de 350 articles de loi ou de codes se réfèrent à une barrière démographique, comme par exemple pour la création d'aires d'accueil des gens du voyage, des 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU, ou encore pour les modalités des élections municipales. Ces chiffres serviront surtout au redécoupage électoral, promis par Nicolas Sarkozy. Les Echos rappellent que les départements auront un député par tranche de 125.000 habitants, avec un minimum de deux députés par départements, comme le veut la tradition républicaine. C'est pourquoi la nouvelle méthode de calcul annualisée inquiète certains édiles. Avant 2004, le recensement se faisait tous les huit ou neuf ans. Désormais, il a lieu tous les ans afin de produire des chiffres sur la situation démographique française de façon régulière. Ainsi, dès le 15 janvier débutera l'enquête de recensement 2009, durant laquelle 18.000 agents recenseurs interrogeront 9 millions d'habitants de 7.000 communes de moins de 10.000 habitants et 8% des habitants des 892 communes de 10.000 habitants et plus. En clair, les enquêtes annuelles fonctionnent par roulement : par exemple, les communes de moins de 10.000 habitants sont réparties en cinq groupes, qui sont recensés une fois tous les cinq ans.-------
18/10/2009 16:24 la-Croix.com Valérie DEMON, à Madrid
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Droit à l'avortement : Gisèle Halimi s'inquiète d'«une période sombre»
Leparisien.fr
18.10.2009, 15h03 | Mise à jour : 15h08
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leparisien.fr Frédéric Mouchon | 18.10.2009, 07h00
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Société
Contraception: Bachelot veut améliorer l'information des mineurs
AP | 02.02.2010 | 09:34
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L'accès à l'avortement reste compliqué
mardi 02 FÉVRIER 2010, 08:05 SFR news France
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Succès de la mobilisation espagnole contre la libéralisation du droit à l’avortement
La manifestation de Madrid, samedi 17 octobre, contre le projet de loi autorisant plus largement l’avortement en Espagne a réuni une foule imposante
Deux millions selon les organisateurs, 1,2 million selon la région de Madrid, 250 000 participants selon la gauche : quelle que soit l’estimation, chacun s’accordait dimanche 18 octobre en Espagne pour dire que le rassemblement contre le projet de loi sur l’avortement, samedi à Madrid, avait été une des plus importantes manifestations sous le mandat de José Luis Rodriguez Zapatero.
Les socialistes au pouvoir veulent en effet réformer la loi de 1985 sur l’IVG pour instaurer une liberté totale d’avorter dans un délai de 14 semaines. Au delà, l’IVG serait permis en cas de risque pour la mère, ou de malformation du fœtus (jusqu’à 22 semaines), ou sans limite de temps en cas de maladie incurable du fœtus. Les mineures de plus de 16 ans pourraient y avoir recours sans autorisation parentale.
Le Forum de la famille qui a organisé la manifestation, emmenant une quarantaine d’associations, peut donc s’estimer satisfait. L’ambiance était festive samedi, dans le rassemblement de la capitale, essentiellement populaire. On remarquait surtout les enfants, les poussettes et leurs parents, des religieuses et des prêtres défilant sous des banderoles où était écrit « Droit à la vie ». Des personnalités politiques comme José Maria Aznar, ancien premier ministre, ou la secrétaire générale du Parti populaire (PP, droite) Maria Dolores de Cospedal étaient présentes.
Le gouvernement a accusé l’opposition d’hypocrisie et d’opportunisme
Du coup, le gouvernement, tout en déclarant son « respect » pour les manifestants, n’a pas manqué d’attaquer la droite. La ministre de l’égalité Bibiana Aido, à l’origine du projet de loi, a affirmé que «personne n’(avait) le monopole de la morale ». Et d’ajouter que « le PP n’avait jamais rien fait lorsqu’il était au pouvoir » pour réduire le nombre d’avortements, qui reste élevé : 122.000 en 2008 en Espagne, dont 90 % procurés en faisant valoir les « risques physiques ou psychiques » pour la mère (sans limitation de temps), et à 98 % dans des cliniques privées. Des femmes étrangères viennent même en Espagne pour avorter. C’est sur ce point que plusieurs membres du gouvernement ont accusé à demi-mot l’opposition d’hypocrisie et d’opportunisme.
Reste à savoir si cette manifestation – la seconde du Forum de la famille en 2009 – fera changer d’avis le gouvernement Zapatero. Rien n’est moins sûr. Le même Forum de la famille avait fait défiler des milliers de personnes en 2005 contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, ensuite adopté par le Parlement. Mais la question de l’IVG est beaucoup plus sensible et touche davantage de personnes.
46 % des Espagnols se prononcent contre la réforme
Selon le dernier sondage paru, le soutien populaire au projet faiblit depuis un an. Environ 46 % des Espagnols se prononcent contre la réforme, et 44 % pour. La disposition prévoyant que les mineures pourraient avorter librement, sans consentement ni information préalable de leurs parents, est celle qui choque le plus.
Les socialistes ont déjà le soutien des indépendantistes catalans, des Verts et des communistes, mais devront négocier avec les nationalistes basques et catalans. Ces partis, marqués par leurs racines chrétiennes, ne refuseront peut-être pas la loi tout entière, mais la mesure portant sur les mineures. Le PP fera tout pour bloquer le projet qui sera débattu à partir de novembre par les députés. Hier, il a fait savoir qu’il demanderait dès cette semaine le retrait du texte.
Entre le droit à l’IVG attaqué, le port de la burqa, la sous-représentation en politique et les violences faites aux femmes, la période actuelle est très dure. Depuis quarante ans, notre combat n’a pas cessé et rien n’est jamais acquis. »
Présente aux côtés des 103 associations féministes organisatrices du rassemblement, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, estime que, « dans une société de crise comme la nôtre, ce sont souvent les femmes qui sont les premières licenciées et les premières précarisées ».
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