22 décembre 2011 : Deux génocides officiels seulement (toujours pas le génocide vendéen ?)
07 décembre 2011 : Les socialistes interdisent de parole Marine Le Pen à l'Université Dauphine
14 septembre 2011 : Comoriens à Marseille, le ministre de l'Intérieur constate des faits, protestations démocratiques
12 septembre 2011 : Les "roumains" à Paris, les mesures de Claude Guéant contre la délinquance des jeunes Roumains, protestations démocratiques
09 août 2011 : Emeutes barbares en Angleterre, auteurs "jeunes" ethniquement anonymes ?
24 mai 2011 : Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, veut ouvrir son biz aux mineurs de moins de 13 ans, pour faire leur éducation
19 mai 2011 : Festival de Cannes, Gilles Jacob exclut celui qui dit merde à Israël
05 avril 2011 : Claude Guéant de nouveau stigmatisé par les gauches, comme jadis Brice Hortefeux
20-27 mars 2011 : Cantonales, FN 14,55% 2 élus ; Europe Ecologie-Les Verts 07,53% 49 élus
17 mars 2011 : Condamnation confirmée en appel pour Dieudonné M'bala M'bala
09 mars 2011 : Marine Le Pen censurée par le Crif
25 février 2011 : Césars 2011 du cinéma français, on préfère Polanski, le matérialiste sexophile à "Des Dieux et des Hommes" ...
18 février 2011 : Eric Zemmour condamné par la Justice Française pour avoir dit une vérité sociologique
07 février 2011 : Affaire Vincent Reynouard, le député européen Bruno Gollnisch pour la libération du négationniste
21 janvier 2011 : Censure nationale pour l'antisémite Louis-Ferdinand Céline
19 janvier 2011 : Interdit à Normale Sup il s'indigne au Panthéon
13 janvier 2011 : L'exemple démocratique américain dans l'affaire Kennedy
31 décembre 2010 : Dieudonné perd contre la Licra en France, et gagne contre l'Etat suisse à Genève
10 décembre 2010 : Marine Le Pen censurée par certains membres de la communauté juive de France
15 novembre 2010 : En France la soupe populaire est toujours interdite aux SDF, qui la mange quand même ...
08 octobre 2010 : Prix Nobel de la Paix au Chinois Liu Xiaobo, agent démocratique "américain", dont la libération est demandée par Barack Obama
02 juillet 2010 : Condamné pour avoir dit "On se croirait en Afrique ici"
25 juin 2010 : Extrême indulgence de la Justice Républicaine : 35 jours de "travaux" dits d'"intérêt général" pour avoir insulté vulgairement le Président de la République
04 juin 2010 : La Justice "Républicaine" condamne le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, pour "arabophobie" ... pour avoir dit, en privé, et en traduction, "Un, çà va, plusieurs, bonjour les dégâts"... scandaleux ! non ? ; le Grand Humaniste Socialiste Benoît Hamon demande sa démission ...
27 mai 2010 : Acadomia fustigée par la CNIL pour avoir évalué ses "clients"
1er mai 2010 : Dieudonné interdit en Belgique
17 avril 2010 : Justice française : "Le délit d'injure raciale est constitué" lorsque l'on dit, en privé : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
25 mars 2010 : Un officier de gendarmerie, docteur en science politique, radié pour cause de "paroles excessives"
16 mars 2010 : Eric Zemmour poursuivi pour avoir constater que "la plupart des traficants (de drogues) sont noirs ou arabes"
26 février 2010 : L'Euro-Député socialiste Vincent Peillon dénonce le casier judiciaire du Ministre sarkoziste Patrick Devedjian, et celui de l'ancien ministre Alain Madelin
24 février 2010 : Le maire UMP de Franconville Francis Delattre dénonce le casier judiciaire du candidat socialiste Ali Soumaré aux élections régionales
20 février 2010 : L'écrivain activiste contestataire "socialiste" "parisien" Didier Daeninckx dénonce la re-publication d'un polar "raciste" aux Editions Baleine
22 janvier 2010 : La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), soutenue par Nicolas Sarkozy, attaque la photo du Chef de l'Etat français (1940-1944) le maréchal Philippe Pétain
14 janvier 2010 : Le député socialiste européen Vincent Peillon, dit "le couillon", croyait pièger un débat démocratique sur le service public avec le sarkoziste socialiste Eric Besson et la front-national Marine Le Pen. Le présidentiable Pierre Moscovici fustige "le couillon".
11 novembre 2009 : La prix Goncourt 2009, résidant en Allemagne, confirme qu'elle crache sur la France, approuvée par les "intellectuels parisiens" ?
30 septembre 2009 : L'ancien délinquant-drogué crache sur sa soeur ancienne ministre talentueuse
12 septembre 2009 : Après l'affaire Frêche et l'affaire Girot les associations anti-racistes dénoncent le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et Libé collectionne les blages dites "douteuses" du gouvernement Sarkozy/Fillon
31 août 2009 : Tintin raciste ? (et anti-communiste ?)
15 août 2009 : L'ancien militaire préfet Paul Girot de Langlade accusé de racisme anti-noirs; il est suspendu de ses fonctions (saines réactions des démocrates "modernes", SOS-Racisme demande sa révocation si ...), après des propos anti-roms (il a osé dire que là où il y a des roms il y a de la délinquance (?) ; l'exemple du socialiste Georges Frêche ; le Préfet nie
24 juin 2009 : La Cour de cassation donne raison à M. Bruno Gollnisch
25 mars 2009 : M. Jean-Marie Le Pen interdit au Parlement européen ? Qui persiste à propos du "détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.
03 mars 2009 : Diffamation, Siné débouté contre Askolovitch
24 février 2009 : Siné, une relaxe fondamentalement et abondamment justifiée ; Me Alain Jakubowicz, l'avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) conteste
13 février 2009 : Caisse noire sénatoriale, Marianne condamnée pour diffamation
03 février 2009 : 1 000 euros pour un "pov'con"
27 janvier 2009 : La Licra et B.H.L. attaquent l'humoriste Siné pour "provocation et incitation à la haine raciale", Siné qui est défendu par Guy Bedos, notamment ; relaxe demandée par le Parquet et Me Thierry Lévy contre Me Jakubowicz ;
23 janvier 2009 : Le Cran, la LDH et le Mrap attaquent TF1 pour un propos de Jean-Claude Narcy lors de l'investiture de Barack Obama sur le chant des noirs dans les champs de coton ...
21 janvier 2009 : Deuxième Guerre Mondiale, occupation allemande moins inhumaine en France qu'ailleurs : trois ans avec sursis et 10.000 euros d'amende confirmés en appel pour Jean-Marie Le Pen
7 décembre 2008 : Dire que l'équipe de France de football est "presqu'exclusivement composée de noirs" serait-t-il "raciste" ? (Voir un précédent)
13 novembre 2008 : Cour de Cassation, dire que l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité car "si on l'a poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité" n'est pas interdit. Les homos, consternés, "continueront à dénoncer".
02 octobre 2008 : Paris-Match vendu aux talibans ?
24 septembre 2008 : Le journaliste d'investigation Pierre Péan accusé de racisme par SoS-Racisme
09 septembre 2008 : L'humoriste catholique Jean-Marie Bigard demande pardon de ne pas être idéologiquement conforme à la vérité officielle américaine à propos du 11 septembre 2001 ...
01 août 2008 : Le caricaturiste libertaire Siné de Charlie Hebdo censuré pour antisémitisme : l'accusation de 20 très hautes personnalités - la défense de nombreuses "personnalités" (plus de 8 000 signatures au 1er août 2008)
31 juillet 2008 : Chine, J.O., internet : refus de la propagande occidentale ; 253 millions d'internautes ; exceptions pour les journalistes occidentaux (2 août 2008)
29 avril 2008 : Tunisie, Nicolas Sarkozy, contrats, progrès des libertés, protestations des Hommistes de diversion ; Mame Ramatoulaye Yade fait grise mine
23 février 2008 : L’ex-chef du GUD, agrégé de droit, trouble l’université
Sollicitée par un banal justiciable du nom de Gerhard Schröder, la justice allemande ne s'est pas dérobée. Vendredi 17 mai (2002), le verdict est tombé : il est interdit d'écrire que le chancelier se teint les cheveux. Prudents, les juges ont cependant évité le problème de fond. Peu importe que l'assertion soit vraie ou fausse, ont-ils estimé au terme d'une subtile argumentation juridique, il est désormais interdit d'en faire état. Tout simplement.
L'affaire a commencé, il y a plusieurs mois, lorsqu'une agence de presse (ddp) a fait écho aux propos d'une conseillère en image qui estimait que le chancelier serait plus convaincant s'il ne se teignait pas les cheveux en noir. Peu de temps après, un député chrétien-démocrate, Karl-Josef Laumann, reprenait à son compte l'assertion, affirmant qu'"un chancelier qui se teint les cheveux en noir pourrait aussi bien maquiller les statistiques".
Intervenant en pleine polémique sur les chiffres incertains du chômage, cette flèche a incité le chancelier à réagir et à demander à la justice qu'elle interdise à l'agence, sous peine d'une amende, de répéter la calomnie. Les juges de Hambourg lui ont donné raison, constatant que le défendeur n'avait pas vérifié auprès de l'intéressé ce qu'il en était. Ce dernier, en revanche, avait fait témoigner son coiffeur, Figaro mondain et réputé, aussi à l'aise dans les salons que dans son salon, venu dire à la barre que la tête de son client était noir naturel.
Reste à comprendre quelle mouche a piqué un animal politique au cuir réputé épais, au point de le pousser dans pareille aventure. Pour les uns, la vanité seule est responsable de la réaction d'un homme de 58 ans marié à une femme de vingt ans plus jeune ; pour d'autres, le chancelier a voulu éviter, en pleine campagne électorale, de conforter l'image désastreuse du joueur rond et souriant maquillant ses cartes face à un challenger, Edmund Stoiber, sec comme un coup de trique mais à la tête blanche comme neige. Toute l'affaire est certes ridicule, pensent les défenseurs de cette dernière thèse, mais elle sera vite oubliée. Voire, car ce même vendredi, Bild, grand quotidien populaire, affichait en bonne place une publicité pour un fortifiant du cuir chevelu. On y voyait un chancelier affublé d'une insolente tignasse rouge, avec une légende lapidaire : "T'énerve pas Gerhard, l'important c'est d'avoir gardé ses cheveux."
La veille, Stern avait fait plus fort, en montrant en couverture un chancelier - oserons-nous dire à poil ? - la virilité recouverte d'une feuille de vigne rouge et vert, couleurs des partis politiques de la coalition. "La vérité nue", titrait le magazine en suggérant que le chancelier ne disposait plus désormais d'un quelconque artifice derrière lequel abriter la faillite de sa politique. Quant à l'agence ddp, condamnée, elle a décidé de faire appel du jugement.
Georges Marion, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.05.02, LE MONDE | 18.05.02 | 15h38
------
11 novembre 2002
Jugement modéré de la justice à l'encontre du Quid qui se réfère aux chiffres du révisionniste Faurisson sur les morts d'Auschwitz
Pour la deuxième année consécutive, l'encyclopédie QUID, bible de millions d'adolescents, cite Faurisson pour informer ses lecteurs sur Auschwitz. Des associations demandaient que l'encyclopédie soit retirée du marché. La justice vient de rendre un jugement en demi-teinte, après avoir entendu les arguments financiers de l'éditeur. Récit.
« Vos querelles communautaires suffisent ! Essayez de trouver un accord »
« Vos querelles communautaires suffisent ! Essayez de trouver un accord ». Tels avaient été les propos du Vice-Président Gomez lors de l'audience qui s'était déroulée le 17 décembre 2001 devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. L'Union des Étudiants juifs de France, rejointe par « J'accuse ! », le Consistoire central, la LICRA et Mémoire 2000 s'étaient en effet émus que le QUID ait publié dans son édition 2002 les allégations révisionnistes de Faurisson sur Auschwitz. À l'article consacré au camp d'extermination, on pouvait effectivement lire sur le nombre de morts : « Faurisson (« révisionniste ») (révisionniste étant mis entre guillemets dans l'encyclopédie.ndlr) : 150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, pour la plupart morts du typhus). »
« Querelles communautaires », avait ainsi dit le Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris lorsqu'il s'était agi de juger de la propagation de propos révisionnistes par cette institution qu'est le QUID. L' encyclopédie - vendue à 14 millions d'exemplaires depuis sa création en 1963, – est devenue au fil des années la référence de millions d'adolescents qui la consultent régulièrement et pour lesquels elle sert de caution scientifique et historique. L'affaire est donc de taille.
Cela dit, à l'issue de cette audience, un accord avait été trouvé selon lequel Robert Laffont, éditeur du QUID, s'engageait à supprimer cette mention dans toutes les éditions à venir du QUID. Il s'engageait également à l'effacer du site, www.quid.fr, fréquenté annuellement par six millions d'internautes.
Et sur le site, la référence a immédiatement disparu.
En revanche, l'édition 2003 du QUID, déjà diffusée à 300 000 exemplaires, récidive, se référant toujours à Faurisson, au mépris des engagements pris précédemment. Les plaignants sont donc retournés en justice le 30 octobre dernier pour lui demander de faire œuvre de justice. Cette fois, ils ont plaidé pour le retrait pur et simple du marché du QUID 2003.
L'éditeur s'est défendu en avançant un argument économique
Pour sa défense, c'est un argument purement économique que l'éditeur a avancé. Le volume a-t-il précisé, vient d'être tiré à 400 000 exemplaires. 300 000 sont déjà en librairie. Répondre ponctuellement à la demande des plaignants représenterait un coût financier trop important. Plaidoierie menée, comme on l'a rarement vu dans un tribunal, par l'avocat de l'éditeur qui, à l'appui de ses propos, manifestait agacement, voire mépris à l'égard des associations demanderesses si irréalistes à ses yeux.
C'est ce même argument qui a prévalu dans les réquisitions du procureur et dans le jugement qui a finalement été rendu. Le tribunal n'a pas condamné l'éditeur récidiviste pour n'avoir pas exécuté l'engagement pris en décembre 2001 devant le Tribunal de Grande Instance de Paris de supprimer dans ses éditions à venir la référence à Faurisson. Il prend acte des « regrets » de l'éditeur. Mais lui ordonne d'envoyer dans tous les points de vente où le livre est diffusé un texte qui devra être apposé de façon visible « à l'endroit le plus proche du lieu de vente du QUID 2003 ». De publier également à ses frais un communiqué dans trois quotidiens et deux hebdomadaires. De faire insérer un erratum dans les 100 000 exemplaires du QUID 2003 qui n'ont pas encore été distribués. Enfin, injonction lui est faite, tout comme l'an passé, de supprimer la mention litigieuse dans l'édition 2004 du QUID et dans toute publication sur son site internet. Et de renvoyer l'affaire au 11 mars 2003, à 10 heures, « afin que les sociétés défenderesses justifient de la parfaite exécution de la présente ordonnance. »
On sait qu'un erratum inséré dans un livre n'est qu'un petit morceau de papier volant qui a presque toujours pour vocation de finir à la poubelle. On sait qu'une affiche sur un lieu de vente se fond dans le décor et que peu de gens la voient. On sait aussi que cette « bible » destinée à la jeunesse restera pendant des années dans les bibliothèques et qu'elle continuera et contribuera à distiller la référence à Faurisson.
Bref,il vient d'être démontré que, dans la sensibilité française, un coût économique est d'avantage pris en considération qu'une propagation fallacieuse de l'histoire de la Shoah.
proche-orient.info, Par Nicole Leibowitz, 11 novembre 2002
------
CRIF : Roger Cukierman fustige l’alliance "brun, vert, rouge"
Samedi soir (25 janvier 2003), lors du dîner annuel du CRIF, son président a dénoncé tous les tenants de "l'antisionisme, nouvel habit de l'antisémitisme". Ses propos sur l’alliance "brun, vert, rouge" ont provoqué le départ du nouveau secrétaire national des Verts.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France a dénoncé samedi "une alliance brun, vert, rouge" regroupant "une extrême droite nostalgique des hiérarchies raciales" et "un courant d'extrême gauche, anti-mondialiste, anti-capitaliste, anti-américain, anti-sioniste". Ces déclarations faites lors du dîner annuel du CRIF, devant le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, une douzaine de ministres, des élus, des responsables politiques et religieux, ont provoqué le départ de Gilles Lemaire, nouveau secrétaire national des Verts, qui a jugé ces propos "inadmissibles". Roger Cukierman a affirmé que "l'antisionisme est le nouvel habit de l'antisémitisme". Il s'en est pris, sans le nommer, à José Bové, "chef" d'un "syndicat paysan" qui "défie nos lois, et développe une agitation fébrile qui le conduit à défendre les paysans français de Durban à Porto Alegre, et de Gênes à Ramallah, en passant par Seattle". Lors d'un voyage dans les territoires palestiniens en avril, José Bové avait accusé Israël de "purification ethnique". "Dérives antisémites" dans les écoles Roger Cukierman, a également dressé un tableau alarmant de "dérives" antisémites qui auraient pour cadre les établissements scolaires. Affirmant s'appuyer sur des témoignages d'enseignants et de parents, il a estimé que "le principe même de la laïcité" est en cause dans les écoles. Il a parlé de "libération de l'expression antisémite", d'un enseignement de la Shoah, du sionisme, de l'affaire Dreyfus et même de l'histoire du peuple hébreu "de plus en plus difficile", de racisme, misogynie, violence verbale et physique... Le président du CRIF n'a pas désigné explicitement les inspirateurs de ces "dérives", mais il a fait de nombreuses allusions à certains courants musulmans en évoquant notamment l'évolution des "comportements alimentaires et vestimentaires" de certains élèves ou l'influence de télévisions arabes. Il a constaté que le nombre d'actes anti-juifs avait diminué depuis l'an dernier, lorsqu'il alertait Lionel Jospin sur leur recrudescence inquiétante. Mais il a dénoncé les appels au boycott des produits ou des universités israéliennes. Le président du CRIF a par ailleurs évoqué le terrorisme international et la perspective d'une guerre contre l'Irak en estimant que "ceux qui redoutent que la lutte anti-terroriste ne mette en péril nos libertés se trompent de priorité, comme autrefois Daladier et Chamberlain".-----
Organisme: MRAP Des propos injustes et contre productifs
Lors du dîner du CRIF, Roger Cukierman, son président a tenu des propos choquants que le MRAP considère comme inadaptés, injustes et contre productifs et qu'il réprouve formellement.
En effet, l'efficacité de l'action contre l'antisémitisme appelle une vigilance permanente, une fermeté dans l'application des lois de la République. Ce combat a surtout besoin de la mobilisation de toutes les forces démocratiques attachées aux respect des droits et libertés fondamentaux pour tous. Malheureusement la teneur des propos de R. Cukierman à l'endroit de forces politiques connues pour leur engagement en faveur du droit et de la justice affaiblit le camp des antiracistes.
Les propos outranciers de Roger Cukierman stigmatisent, divisent et ils créent des fractures là où le plus large rassemblement est indispensable. Le racisme est un et indivisible : toute concession, toute ambiguïté à
l'endroit d'un racisme ne peut que légitimer et entretenir tous les autres. En s'en prenant à des comportements violents et inacceptables qu'il amalgame avec des refus de jeunes filles d'assister à certains cours le président du CRIF ne fait qu'alimenter la méfiance et le rejet envers la population musulmane, victime aujourd'hui de violences et de discrimination.
Enfin, le MRAP tient une fois encore à s'élever contre cette instrumentalisation de l'antisémitisme qui vise à intimider et à salir ceux qui par leur combat en faveur du droit et de la justice critiquent la politique criminelle du gouvernement israélien. Cette critique ne saurait être confondue avec de l'antisémitisme.
Au moment où le climat international peut venir crisper en France des réflexes communautaires dangereux, le MRAP en appelle à la raison et à l'action convergente de tous ceux qui veulent faire triompher la justice, le droit et la fraternité contre toutes les exclusions racistes.
News Press 28/01/2003 09:32:00
-----
(Février 2003) Le ministère de la Culture (homophile) travaille sur la pénalisation des propos homophobes
---------
Quatre mois de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale sur internet
---------
Un abbé condamné
pour discrimination
L'abbé picard Philippe Sulmont, 82 ans, a été condamné à 800 euros d'amende pour «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence», hier (19 janvier 2004), par le tribunal correctionnel d'Abbeville (Somme).
«Les Asiatiques prolifèrent et nous envahissent, véhiculant une idéologie menaçante pour le monde entier (...). L'islam modéré n'existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane sont endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour que s'étende le règne du démon (...)»>, avait écrit l'abbé dans le bulletin paroissial de Domqueur, en novembre 2002.
-------
(23 janvier 2004) Dieudonné en correctionnelle
L'HUMORISTE Dieudonné a été renvoyé hier (23 janvier 2004) devant le tribunal
correctionnel pour « diffamation raciale» à la suite des propos qu'il avait tenus lors de l'émission « On ne peut pas plaire à tout le monde» de Marc-Olivier Fogiel diffusée le 1er décembre sur Franœ 3.
Dieudonné était apparu coiffé avec les papillotes et le chapeau noir des juifs orthodoxes.
Le sketch avait déclenché de nombreuses réactions, comme celle du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, une mise en garde à France 3 du Conseil supérieur de l'audiovisuel ainsi que des excuses de Fogiel et de France 3.
-------
Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture :
«L'homophobie doit être un délit»
--------
Jean-Marie Le Pen condamné pour incitation à la haine raciale
Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné vendredi 2 avril 2004) à 10.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris qui l'a reconnu coupable d'"incitation à la haine raciale" pour des propos tenus en avril 2003 dans la presse.
Deux mois de prison avec sursis, un an d'inéligibilité et 8.000 euros d'amende avaient été requis le 13 février dernier par le procureur de la République contre l'homme politique, candidat aux élections européennes de juin (2004) prochain.
"Le jour où nous aurons en France, non plus cinq millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit: 'qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça? Tu cherches la bagarre?' Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe", avait déclaré M. Le Pen dans une interview au journal "Le Monde" du 19 avril 2003.
De tels propos, venant d'un homme politique susceptible d'avoir une influence sur l'opinion, causent un trouble particulier à l'ordre public, ont considéré les magistrats de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris qui a prononcé le jugement.
Dans son jugement, le tribunal souligne qu'il "n'est pas douteux qu'en opposants les 'musulmans' aux 'Français' pour souligner les risques que les premiers font courir à la sécurité des citoyens, M. Le Pen exhorte au rejet, voire à la haine de la population qui se réclame de la religion islamique".
Le tribunal estime par ailleurs que la bonne foi de Jean-Marie Le Pen, qui conteste l'infraction qui lui était reprochée, ne peut être retenue dans la mesure où le journal l'avait "invité à relire et amender éventuellement son texte".
Le président du FN a en outre été condamné à verser 5.000 euros de dommages-intérêts à la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA). Le tribunal a ordonné la publication de ce jugement dans le quotidien "Le Monde". AP
-------
(Décembre 2004) Le CSA prive Al-Manar de diffusion dans l'UE
Un mois pile. Un mois exactement après l'avoir autorisée, le CSA a interdit, vendredi, Al-Manar en résiliant sa convention. Lundi, le Conseil d'Etat avait déjà interdit la chaîne du Hezbollah chiite libanais de diffuser via l'opérateur satellitaire Eutelsat. Cette fois, c'était l'autorisation d'émettre qui vaut pour toute l'Union européenne qui était en jeu.
Vendredi, les représentants d'Al-Manar se sont rendus au siège du CSA, pour être entendus par les neuf sages. Au programme : la procédure de sanction engagée par l'instance le 7 décembre. Pendant plus de deux heures, le président d'Al-Manar, Mohamad Haidar, le directeur général de la chaîne et leurs trois avocats dont un français, et un libanais qui a assuré la traduction, se sont défendus. La procédure de sanction portait sur un passage précis du journal en français du 2 décembre qui disait en substance qu'Israël s'efforçait d'empêcher Al-Manar de «révéler aux téléspectateurs européens» «les crimes contre l'humanité perpétrés par Israël.» Des propos particulièrement la notion de «crime contre l'humanité» susceptibles, selon le CSA «de constituer une incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de religion ou de nationalité». Et donc d'être en infraction avec la loi sur l'audiovisuel.
L'ambiance ? «Surréaliste», selon un témoin : «Il y avait un vent très fort qui faisait trembler tout l'immeuble avec un bruit de ferraille.» La défense ? Sur la phrase incriminée, les représentants d'Al-Manar ont plaidé que «la notion de crime contre l'humanité n'avait pas le même sens dans le Coran où toute mort d'homme est un crime contre l'humanité». Ce à quoi le CSA a répondu que ce journal en français était destiné à un public européen ne comprenant pas ce genre de références.
«Les dirigeants d'Al-Manar étaient dans la contrition, relate un salarié du CSA . Ils ont reconnu leurs fautes et ont dit qu'ils voulaient changer, qu'ils allaient changer, qu'on leur retire ou pas leur convention, parce que c'était nécessaire à leur cause.» Enfin, ils ont demandé au CSA de faire preuve de pédagogie sur la loi française, plutôt que de leur retirer leur convention. Un discours très profil bas qui a suscité des réactions contrastées au sein de l'instance.
Pour certains, «les dirigeants d'Al-Manar paraissaient sincères, mais nous étions dans un décalage culturel total : eux sont dans une guerre, font des références aux croisades, et nous, on leur parle convention et article 42-1 de la loi...». D'autres sont plus durs : «Ils nous ont joué du violon, ils sont très habiles.» Au finish, il n'y a pas eu photo. Lors du vote à bulletin secret, à six voix contre trois, le CSA s'est prononcé pour la sanction maximale : «la résiliation unilatérale de la convention».
Si le CSA s'est débarrassé de l'épine Al-Manar qu'il s'était plantée dans le pied en autorisant la chaîne, l'affaire n'a pas fini de faire des vagues. En effet, si le retrait de la convention vaut pour toute l'Union européenne, cela n'empêche pas Al-Manar d'être diffusée en Europe sur des satellites internationaux comme Arabsat, Nilesat ou Newskies. Et puis, il y a fort à parier que la chaîne va faire un recours de la décision du CSA devant le Conseil d'Etat, plaidant la bonne volonté dont elle a fait montre tout au long de l'audience de vendredi. C'est un membre du CSA qui le dit : «Al-Manar, ça ne fait que commencer.»
Les Etats-Unis ont annoncé, vendredi soir, avoir placé Al-Manar sur leur liste des organisations terroristes et l'ont, à leur tour, interdite de diffusion.
-------
(12 janvier 2005) Le Pen: le ministre de la Justice demande une enquête
PARIS (AP) - Le ministre de la Justice Dominique Perben a demandé mercredi au parquet de Paris d'ouvrir "immédiatement" une enquête préliminaire après les propos de Jean-Marie Le Pen estimant qu'il y avait eu "quelques bavures" lors de l'Occupation allemande qui n'a par ailleurs "pas été particulièrement inhumaine".
Le président du Front national a déclaré dans l'hebdomadaire "Rivarol" paru le 7 janvier que l'Occupation allemande en France "n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut quelques bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
M. Perben s'est déclaré "indigné" par les propos du leader d'extrême droite. "Je suis frappé par l'offense que M. Le Pen porte ainsi aux victimes, à leurs familles, aux anciens combattants, aux déportés, à tous ceux qui ont souffert dans leur chair, ou dans leur familles, dans cette période noire de notre histoire", a ajouté le ministre lors d'un point presse à la Chancellerie.
"C'est la raison pour laquelle je considère que ces propos inadmissibles de M. Le Pen, il devra s'en expliquer devant la justice", a conclu le garde des Sceaux. AP
--------
(12 janvier 2005)
Pour Jean-Marie Le Pen, "l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine" en France
PARIS (AP) - En France, "l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine": dans un entretien à l'hebdomadaire d'extrême droite "Rivarol" paru le 7 janvier et dont l'AP a obtenu copie mercredi, Jean-Marie Le Pen remet en cause les exactions commises par l'armée d'occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale, qu'il qualifie de "bavures inévitables".
"En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés", juge-t-il. Et d'ajouter: "Si les Allemands avaient multiplié les exécutions massives dans tous les coins comme l'affirme la vulgate, il n'y aurait pas eu besoin de camps de concentration pour les déportés politiques".
Pour étayer son argumentation, le président du Front national affirme que la Gestapo, police politique du IIIe Reich, aurait même joué un rôle protecteur en France. "Je me souviens que dans le Nord, un lieutenant allemand, fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village; il avait d'ailleurs déjà tué plusieurs civils".
"Et c'est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre. On pourrait multiplier les anecdotes de ce type", poursuit-il. Sur le massacre des 642 habitants du village limousin d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944 par la division SS "Das Reich", Jean-Marie Le Pen ajoute, sans plus de précision, qu'"il y aurait ainsi beaucoup à dire".
Alors que l'année 2005 marque le 60e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, avec notamment l'anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz le 27 janvier prochain, le N°1 frontiste considère qu'"il y a donc une insupportable chape de plomb qui pèse depuis des décennies sur tous ces sujets" et dénonce des "mensonges sur notre histoire".
Le leader d'extrême droite est coutumier des dérapages, qui visent à rassurer une frange de l'électorat frontiste nostalgique du nazisme. En septembre 1987, il avait qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale, ce qui lui avait valu d'être condamné à 15.244 euros (100.000FF) d'amende le 11 janvier 1991. Des propos qu'il avait réitérés le 5 décembre 1997 à Munich.
Le 2 septembre 1988, il avait fait un jeu de mots douteux sur "Durafour crématoire"- du nom du ministre de la Fonction publique du gouvernement Rocard, Michel Durafour-, qui lui avait valu 1.524 euros (10.000FF) d'amende en 1993. Jean-Marie Le Pen avait encore suggéré d'ouvrir des "sidatoriums" pour les "sidaïques".
Le 11 octobre dernier, son bras droit Bruno Gollnisch, délégué général du FN, tout en assurant "ne pas remettre en cause les déportations", ni "les centaines de milliers, les millions de morts", avait aussi déclaré: "Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre". AP
----------
A nouveau suspendu, Gollnisch va saisir le conseil d'Etat
Recevant une délégation de l'Inter-LGBT, deux conseillers techniques du ministre de la Culture ont indiqué que le ministère travaillait sur un projet de pénalisation des propos homophobes.
Mercredi 5 février, l'Interassociative lesbienne, gaie bi et trans a été reçue au ministère de la Culture. Alain Piriou, porte-parole, et Laurent Chéno, secrétaire de la commission politique, y ont rencontré Olivier Japiot, Conseiller technique chargé des affaires juridiques et de la propriété littéraire et artistique, et Yves d'Hérouville, conseiller technique chargée de la politique audiovisuelle.
L'Inter-LGBT a de nouveau réclamé une loi autorisant les associations LGBT à attaquer en justice les propos homophobes.
"Le cabinet du Ministre de la culture qui a compétence sur ce sujet précis semble comprendre le bien-fondé de nos revendications, et travaillerait enfin sur des propositions pouvant faire l'objet d'un projet de loi, reprenant cette revendication" indique l'inter-associative.
L'Inter-LGBT ajoute qu'elle se réjouit de voir cette revendication "portée depuis quelques années, et particulièrement ces 10 derniers mois, trouver enfin un écho auprès de ses interlocuteurs au gouvernement".
"Pour autant, la position officielle du gouvernement n'est toutefois pas connue : aucun arbitrage n'a été rendu et aucun calendrier n'a été défini. Le ministre de la Justice refuse toujours de recevoir une délégation associative, et a fait savoir qu'il ne souhaitait pas une telle évolution de la loi dans un courrier de son cabinet à l'association lilloise "Les Flamands Roses"" indique encore l'Inter-LGBT.
Elle demande que le gouvernement s'exprime enfin publiquement sur le sujet, en soutenant sa revendication, et mette réellement à l'ordre du jour un tel texte de lo
fr.gay.com, par la rédaction, Jeudi 6 février 2003
La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris qui a donné raison à l'association antiraciste s'est montrée particulièrement sévère en prononçant une peine de prison de quatre mois de prison avec sursis, soit deux mois de moins que celle requise par le procureur de la République.
En été 2002, le site amisraelhai.org avait lancé un appel contre 149 personnalités françaises qui soutenaient la cause palestinienne et le boycott de produits israéliens. Parmi cette liste figuraient une quarantaine de personnes d'origine juive auxquelles le webmaster, qui se revendique pourtant du judaïsme, avait apposé une étoile de David. Le juge a octroyé individuellement 1 000 euros de dommages-intérêts à la vingtaine de plaignants qui avaient joint cette action à celle du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples).
L'ex-responsable du site incriminé doit en outre faire publier la décision dans le quotidien Le Monde, à hauteur de 3 000 euros.
legalis.net, 05/11/2003
Il avait déclaré: «J'encourage les jeunes gens qui nous regardent aujourd'hui dans les cités, pour (leur)
dire : convertissez-vous comme moi
(...), rejoignez l'axe du Bien, l'axe américano-sioniste. »
Libération,
Par Pascale NIVELLE,
samedi 14 février 2004, p. 15
yahoo.fr, actualités, vendredi 2 avril 2004, 19h17
Les dirigeants de la chaîne ont plaidé leur cause vendredi (17 décembre 2004). Sans succès.
Par Isabelle ROBERTS, samedi 18 décembre 2004 (Liberation - 06:00), p. 22
Yahoo.fr, actualités, mercredi 12 janvier 2005, 19h07
Yahoo.fr, actualités, mercredi 12 janvier 2005, 18h18
PARIS (Reuters) - Bruno Gollnisch a annoncé jeudi son intention de saisir le Conseil d'Etat pour contester la mesure de suspension prise à son encontre par le ministre de l'Education.
"Je ne vais pas porter plainte au pénal contre M. Fillon. En revanche, je vais naturellement saisir la juridiction administrative, le Conseil d'Etat, une nouvelle fois", a déclaré le numéro 2 du Front national, lors d'une conférence de presse au siège du parti, à Saint-Cloud.
Mi-janvier, le Conseil d'Etat avait suspendu l'arrêté qui interdisait depuis début décembre au député européen l'accès à l'université Lyon 3-Jean Moulin
Au lendemain des violences qui ont marqué la reprise des cours du dirigeant du FN, François Fillon a décidé "dans l'intérêt du service" de suspendre Bruno Gollnisch "à titre conservatoire" de ses fonctions de professeur.
"J'explique cet acharnement pour des raisons politiques", a déclaré l'intéressé. "Je suis une personnalité qui a un rôle important dans un parti d'opposition où je ne ne suis pas le seul à être l'objet de persécutions judiciaires, policières, financières ou autres", a ajouté Bruno Gollnisch, accompagné pour l'occasion par Jean-Marie Le Pen.
Selon le président de Lyon 3, Guy Lavaurel, la décision ministérielle "n'interfère pas sur le travail de la commission disciplinaire qui devrait rendre son rapport d'ici trois semaines".
"Nous avons pris des mesures de remplacement pour M. Gollnisch pour que les étudiants ne soient pas sanctionnés", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.
"VICTOIRE MAJEURE"
Il sera remplacé dès mercredi prochain sauf pour un cours de terminologie juridictionnelle japonaise, "très pointu", pour lequel Guy Lavaurel a demandé au ministère de trouver un remplaçant. Pendant sa suspension, Bruno Gollnish conservera ses émoluements.
Dans un communiqué, trois associations étudiantes luttant contre le négationnisme au sein du corps universitaire lyonnais - UEJF, Unef et Hippocampe - saluent une "décision incontournable".
"Cette mesure, bien que tardive, constitue une victoire majeure pour les étudiants et l'université. Notre combat contre le négationnisme porte enfin ses fruits", estiment-elles.
Dans une lettre notifiant sa suspension à Bruno Gollnisch, le ministère de l'Education précise qu'il peut contester cette décision soit en formant un recours gracieux auprès du ministre, soit en formant un recours contentieux devant le Conseil d'Etat.
La décision de suspension cessera de "produire effet au plus tard dans un délai d'un an à compter de sa notification".
Bruno Gollnisch avait repris ses cours mercredi à l'université de Lyon au milieu de bousculades entre ses partisans et une quarantaine de manifestants répondant à l'appel d'associations d'étudiants.
Guy Lavaurel a précisé jeudi avoir porté plainte contre X pour désordres. Le président de l'université a expliqué avoir fait placer six appariteurs pour filtrer les entrées de l'université, déclinant toute responsabilité dans la présence éventuelle "d'éléments extérieurs à l'université". /GB/CL/LBR
Yahoo.fr, actualités, jeudi 3 février 2005, 19h35
-------
Gollnisch retourne à la fac entouré de ses gros bras
Heurts à Lyon-III où le dirigeant FN revenait après trois mois de suspension.
Une cinquantaine d'étudiants sont assis devant la porte de l'amphithéâtre où Bruno Gollnisch, numéro 2 du Front national, devait reprendre hier matin ses cours de droit à Lyon-III, après plusieurs mois de suspension. Ils écoutent l'un des leurs égrener les noms, un par un, des étudiants juifs de l'université déportés durant la Seconde Guerre mondiale. A côté, un groupe de jeunes filles trépignent. Deux se mettent à glousser bruyamment. Une troisième lâche : «Ils n'ont rien d'autre à foutre que de nous empêcher d'aller en cours ? C'est quand même coef 5 comme matière !» Les copines acquiescent.
Les étudiants campés devant l'amphithéâtre sont venus à l'appel des plusieurs associations (l'Unef, l'UEJF, Hippocampe). Ils entendent s'opposer à la reprise des cours du député européen Front national. Le 14 janvier, le Conseil d'Etat avait annulé son interdiction de séjour à la fac, prise fin octobre, même s'il est toujours dans l'attente d'une convocation devant le conseil de discipline de l'université, et s'il doit bientôt comparaître devant la justice pour les propos qu'il avait tenus le 11 octobre sur les chambres à gaz: «Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, le débat doit avoir lieu.»
Filtrage des entrées.
Hier matin, Bruno Gollnisch est arrivé, avant l'heure, flanqué de deux gardes du corps. Ses étudiants sont entrés un par un dans l'amphithéâtre. Pour empêcher que les manifestants ne s'introduisent dans la salle, un groupe de garçons aux cheveux très courts se sont improvisés service d'ordre. Ils filtrent les entrées. L'un d'entre eux explique : «On est là pour protéger Bruno.» Il dit «nous» en parlant du Front national mais précise qu'il est là «avant tout en tant qu'étudiant à Lyon-III». Un autre, plus âgé, plus excité, déboule en vociférant. Il commence par «la France aux Français», enchaîne sur «bandes de tapettes» et explique en levant une main rageuse qu'il va mettre en branle sa «boîte à baffes». Un étudiant demande une minute de silence en mémoire des déportés. «Jamais !», hurle un militant d'extrême droite. Les manifestants se lèvent, crient : «Fascistes, hors des facs», rappellent que l'université Lyon-III porte le nom de Jean Moulin, le résistant.
Au milieu de la bousculade, avec un coup de tête et quelques coups de pied, les dociles étudiants de Bruno Gollnisch attendent toujours pour entrer dans l'amphithéâtre. Une jeune enseignante, larmes aux yeux, essaie de leur expliquer qu'il «ne faut pas» y aller : «Ecoutez ce qu'ils disent. Réveillez-vous !», et parle de conscience politique. Une étudiante lui sourit gentiment. Tente une justification : «Vous savez, c'est pas par rapport aux juifs qu'on est là, c'est pour le droit international.» L'enseignante la regarde, incrédule. Les jeunes sympathisants Front national parviennent finalement à faire entrer les étudiants. Sous le regard impassible du secrétaire général de l'université, présent tout au long de la scène.
La mêlée est terminée. Alors que les manifestants commencent à se disperser, des policiers en civil arrivent. Ils interpellent un des militants d'extrême droite. Camille, étudiante militante à Hippocampe, se retrouve dans la même voiture de police, elle doit être entendue comme témoin des violences commises sur un étudiant. «Durant le trajet, le mec interpellé a été interrogé sur sa présence à la fac, il a expliqué que c'était M. Gollnisch qui lui avait demandé de venir», raconte-elle. Les autres jeunes aux cheveux très courts resteront une partie de la matinée devant l'amphithéâtre de Bruno Gollnisch.
Forme de bienveillance.
Après son cours, certains sont allés boire un verre dans un snack à côté de la fac. Des «individus non identifiés» ont cassé la vitrine et aspergé la petite assemblée de gaz lacrymogène. Les militants d'extrême droite ont cru reconnaître des extrémistes juifs, «séfarades», ont-ils tenu à préciser. Le président de l'université Lyon-III, Guy Lavorel, a fait savoir qu'il portait plainte pour «trouble à l'ordre public». Le communiqué est laconique.
Hier soir, les associations étudiantes avaient une nouvelle fois l'amer sentiment d'une forme de «bienveillance» de l'université face aux agissements «des milices d'extrême droite à qui on laisse faire la police à Lyon-III». La semaine dernière, lors des cérémonies commémoratives de la libération d'Auschwitz, Alain Morvan, recteur de l'académie de Lyon, avait, dans un discours très virulent contre le retour du négationniste à l'université, demandé à ce que Bruno Gollnisch soit «chassé de la fonction publique d'Etat et interdit d'enseignement».
Par Alice GERAUD, jeudi 03 février 2005 (Liberation - 06:00)
-------
(24 février 2005) Le Pen condamné en appel pour haine raciale
La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi (24 février 2005) la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 10.000 euros d'amende pour incitation à la haine raciale, pour des propos sur les musulmans parus dans Le Monde du 19 avril 2003.
Dans un entretien au quotidien, le président du FN avait affirmé: "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont".
tf1. fr, news, 24 février 2005
------
(04 mars 2005) Bruno Gollnisch exclu pour cinq ans de l'université Lyon-III
Le 3 février, le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, avait suspendu le numéro deux du Front national de ses fonctions universitaires pour une durée d'un an, "dans l'intérêt du service". La commission de discipline de l'université Jean-Moulin - Lyon-III a exclu pour cinq ans Bruno Gollnisch, le numéro deux du Front national, après ses propos controversés sur les camps de concentration nazis.
"La section disciplinaire de notre université a décidé, le jeudi 3 mars, d'exclure le professeur Bruno Gollnisch de l'université Jean-Moulin - Lyon-III pour une durée de cinq ans. Cette décision est en cours de notification à l'intéressé", annonce vendredi dans un communiqué Guy Lavorel, le président de Lyon III. Il a précisé qu'il s'expliquerait sur cette décision lundi prochain lors d'une conférence de presse.
Lors d'une conférence de presse le 11 octobre dernier à Lyon, le délégué général du FN, interrogé sur les camps nazis par des journalistes, avait estimé que "sur le nombre de morts, les historiens pourraient discuter". Quant à l'existence des chambres à gaz, "il appartient aux historiens de se déterminer", avait-il ajouté.
Pour sa part, Bruno Gollnisch devait donner une conférence de presse dès vendredi soir. Le numéro deux du Front national, professeur de droit et de civilisation japonaise à Lyon-III, avait été entendu mardi toute la journée par la commission de discipline de l'université. L'audition de M. Gollnisch avait été marquée, mardi, par des manifestations de la part de ses défenseurs, ainsi que de ses opposants.
Bruno Gollnisch était arrivé de manière théâtrale en toge, et avait prononcé, avant de pénétrer dans les locaux de l'université, un bref discours relayé par une sono. "Aujourd'hui, on risque d'être poursuivi par les tribunaux si on s'interroge sur l'histoire de France, a-t-il lancé du haut des marches. On risque d'être taxé de xénophobie si on demande la légitime préférence nationale et d'homophobie si on exprime une préférence pour la famille naturelle composée d'un papa et d'une maman." "Je suis un universitaire irréprochable, ma toge est sans tache. Je n'ai jamais mélangé mon engagement politique avec mon enseignement", a-t-il plaidé.
"LOIS LIBERTICIDES"
"Aujourd'hui, je suis poursuivi sur le plan professionnel et judiciaire, sur intervention personnelle de deux ministres, pour avoir déclaré que la question de la deuxième guerre mondiale devait faire l'objet d'un libre débat, a-t-il insisté. Ces lois liberticides et imbéciles doivent être abrogées", a conclu le numéro deux du FN.
Le 3 février, le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, avait suspendu Bruno Gollnisch de ses fonctions universitaires pour une durée d'un an, "dans l'intérêt du service". La veille, la rentrée universitaire s'était déroulée dans la plus grande confusion et avait donné lieu à des heurts entre étudiants et militants du FN.
Au cours des vingt dernières années, selon l'université, la section disciplinaire de Lyon-III n'a eu à se prononcer qu'une seule fois, en juillet 1990, quand l'universitaire Bernard Notin avait publié un article mettant en doute l'existence des chambres à gaz. Condamné auparavant au pénal pour cet article, M. Notin avait écopé d'une suspension d'un an, décision cassée l'année suivante pour vice de forme par le Conseil de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).
L'exclusion de Bruno Gollnisch de l'université Lyon-III est "une décision raisonnable" car elle sanctionne une connivence entre l'université et l'extrême droite, a estimé vendredi le président de l'Union des étudiants juifs de France, Yonathan Arfi. "Il y avait une confusion entre le professeur et l'homme politique, M. Gollnisch a fait venir des militants du Front national pour l'accompagner pendant ses cours, a déclaré M. Arfi. Il faut une séparation des genres affichée qui ne laisse pas transparaître de connivence entre l'université et l'extrême droite."
Avec AFP et Reuters
LEMONDE.FR | 04.03.05 | 20h23
-------
(07 mars 2005) Information judiciaire contre Jean-Marie Le Pen
PARIS (Reuters) - Une information judiciaire pour "apologie de crimes de guerre" a été ouverte lundi contre le président du Front national Jean-Marie Le Pen, apprend-on auprès du parquet de Paris.
Cette information vise les propos tenus par le dirigeant d'extrême-droite à l'hebdomadaire Rivarol dans son édition du 7 janvier sur l'occupation allemande en France.
Jean-Marie Le Pen déclarait notamment que, "en France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
Selon le parquet, l'information judiciaire vise en particulier un passage dans laquelle le président du FN affirmait : "Je me souviens que dans le Nord, un lieutenant allemand, fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village: il avait d'ailleurs déjà tué plusieurs civils. Et c'est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre."
Une enquête préliminaire avait été ouverte en janvier par le parquet à la demande du ministre de la Justice, Dominique Perben.
yahoo.fr, actualités, mardi 8 mars 2005, 16h05
-------
(Mars 2005) Tchernobyl : demande d'indemnisation
Un avocat demande la mise en place d'un fonds d'indemnisation des victimes françaises de Tchernobyl et met en cause la responsabilité de l'Etat.
Le site de Tchernobyl
L'avocat Emmanuel Ludot a demandé dimanche 27 mars sur RTL la mise en place urgente d'un fonds d'indemnisation pour les victimes françaises de la catastrophe de Tchernobyl, estimant que la responsabilité politique était établie dans cette affaire.
"Les projecteurs sont sur la responsabilité politique, elle est établie", a déclaré Me Ludot, quelques jours après la remise à la justice d'un rapport d'experts estimant que les autorités de contrôle n'avaient pas tout dit après le passage du nuage de Tchernobyl en France, en 1986.
Maquillage d'informations
Cette expertise "démontre l'ampleur de la dissimulation, du maquillage d'informations fait par le gouvernement de l'époque afin de dissimuler à la population la dangerosité de la radioactivité et les conséquences sur la santé publique", a dit l'avocat.
"Il faut maintenant que l'Etat indemnise", a-t-il poursuivi, réclamant la "mise en place urgente d'un fonds d'indemnisation comme pour tous les scandales de santé publique qu'on a pu connaître ces dernières années".
NOUVELOBS.COM | 27.03.05 | 14:09
------
(15 novembre 2005) «Beaucoup de ces Africains sont polygames...»
Invitée en tant qu'expert à la télé russe, l'académicienne Hélène Carrère d'Encausse dérape.
Hélène Carrère d'Encausse, éminente historienne, spécialiste de l'Union soviétique et secrétaire perpétuelle de l'Académie française, a expliqué la crise des banlieues françaises à la chaîne de télévision russe NTV dans les termes suivants : «Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. Or la ville de Paris et les autres villes d'Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.»
Dans cette même interview, diffusée dimanche soir, l'académicienne ajoutait que «pendant des années le gouvernement n'osait même pas appeler ces gens des "hooligans" : ce mot n'était pas autorisé. Lorsque Nicolas Sarkozy les a appelés "voyous" et "racailles", ces jeunes gens, ces chéris, ont demandé qu'il s'excuse. En France, nous avons une abominable manie des excuses», poursuivait l'historienne.
Dans une autre récente interview, à l'hebdomadaire Moskovskie Novosti, Hélène Carrère d'Encausse s'était lancée dans une comparaison des médias français et russes, repassés sous étroit contrôle politique depuis quelques années : «Oui, la télévision russe ne fait que suivre Poutine pas à pas. Mais la télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu'il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d'autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction. [...] Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie.»
Après avoir accompli un grand travail d'explication de l'URSS en France, la secrétaire de l'Académie française diffuse ainsi en Russie une vision de la France qui pourrait mériter quelques réactions...
Lorraine Millot, Libération, 15 novembre 2005, p. 5
-------
mercredi 16 novembre 2005, 8h43 Accoyer: la polygamie (30 000 familles), "certainement l'une des causes" de la crise urbaine
PARIS (AFP) - Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a estimé mercredi que la polygamie était "certainement l'une des causes" des violences urbaines.
Il a ajouté sur RTL que les pouvoirs publics s'étaient montrés "étrangement laxistes" avec la polygamie, alors qu'elle est interdite en France.
"La polygamie, c'est la négation des droits de la personne, des droits de la femme. C'est ensuite l'incapacité d'apporter une éducation telle qu'elle est nécessaire dans une société organisée", a-t-il dit. "Cela pose des problèmes de logement. On ne peut pas vivre à plusieurs dizaines dans un appartement", a-t-il ajouté.
Affirmant qu'"entre 1981 et 1992, un grand nombre de familles polygames étaient venues en France", le président du groupe UMP a réaffirmé la nécessité de "poser la question du regroupement familial". Il a dénoncé "des dérives qui, en particulier entre 1997 et 2002, ont accompagné l'application du regroupement familial". Sous le gouvernement Jospin, "les chiffres ont doublé", a-t-il dit.
Interrogé sur la suppression d'aides aux familles, en cas de condamnation d'un de ses membres pour participation aux émeutes, M. Accoyer en a approuvé le principe en expliquant que "quelques cas le justifient". Mais "il ne faut pas généraliser", a-t-il dit.
De son côté, le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher a cité lui aussi la polygamie comme l'une des causes possibles des violences urbaines, rapportait mardi le journal britannique Financial Times sur son site internet.
Selon M. Larcher, la polygamie dans les familles immigrées est l'une des causes de la discrimination raciale sur le marché du travail visant les minorités ethniques vivant en France.
Les familles nombreuses et polygames entraînent parfois des conduites anti-sociales chez les jeunes qui ne peuvent plus se référer à une figure paternelle chez eux, ce qui rend les employeurs plus prudents lorsqu'il s'agit d'engager du personnel en provenance des minorités ethniques, explique le ministre délégué selon le quotidien.
Selon le FT, les commentaires de M. Larcher sont susceptibles "d'alimenter un peu plus le débat" sur les causes des violences dans les banlieues et pourraient offenser les musulmans et les organisations anti-racistes.
La polygamie est officiellement interdite en France -- et punissable de prison -- mais les autorités tolèrent l'existence d'environ 30.000 familles, principalement africaines, dans lesquelles il existe plus d'une épouse.
yahoo.fr, actualités,
------
16 novembre 2005 - Violences urbaines Communiqué LDH Les étrangers ne sont pas des cibles
Selon M. Larcher, la polygamie serait responsable de la discrimination à l’emploi que subissent nombre de Français ou d’étrangers en situation régulière.
Selon Mme Carrère d’Encausse, la cause de la crise du logement, ce serait, là encore, la polygamie. Sans compter qu’il lui paraît normal de critiquer la loi de 1972 contre le racisme et pas anormal de décompter les juifs ou les noirs à la télévision…
Pour le président de la République, M. Accoyer et le ministre de l’Intérieur, le regroupement familial expliquerait la crise des banlieues.
Ces propos sont mensongers : ni la polygamie, dont les premières victimes sont les femmes, ni le droit de vivre en famille n’expliquent la crise sociale qui s’exprime.
Il est nauséabond et irresponsable de faire ainsi des étrangers la cause de la situation que connaît notre pays.
Ceux et celles qui tiennent ces discours prennent sciemment le risque de renforcer la xénophobie et le racisme.
La LDH rappelle à chacun que la paix civile ne peut supporter de tels débordements.
Paris, le 16 novembre 2005
------
vendredi 9 décembre 2005, 14h16 Polémique sur la colonisation: Chirac annonce la création d'une mission pluraliste
PARIS (AFP) - Jacques Chirac a annoncé vendredi la création d'une "mission pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de la mémoire et de l'Histoire" afin que "les esprits s'apaisent" à la suite de la polémique sur la colonisation.
Le chef de l'Etat a précisé, dans une déclaration solennelle, qu'il avait proposé la constitution de cette mission au président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré qui l'a acceptée.
Cette mission "devra écouter toutes les sensibilités et devra s'entourer d'historiens". Elle devrait rendre ses conclusions dans un délai de trois mois, a indiqué M. Chirac qui a prévenu qu'il serait "très attentif aux recommandations qu'elle fera".
Le chef de l'Etat a également demandé au gouvernement que la Fondation sur la mémoire, prévue dans la loi controversée du 23 février 2005 évoquant "le rôle positif de la présence française outre-mer", soit créée "dans les meilleurs délais".
Il a reconnu que cette loi "suscite un débat sur notre mémoire, un débat sur l'histoire de la France outremer".
"Il faut maintenant que les esprits s'apaisent, il faut que vienne le temps d'une réflexion sereine dans le respect des prérogatives du Parlement, dans la fidélité à nos idéaux de justice, de tolérance et de respect, dans un esprit d'unité et de rassemblement", a conclu Jacques Chirac.
Face à la polémique grandissante, notamment dans les départements français d'outremer, M. Chirac a réaffirmé que "ce n'est pas à la loi d'écrire l'histoire", mais n'a pas proposé pour le moment de "corriger" voire d'abroger l'article contesté comme l'a demandé l'opposition de gauche.
"L'écriture de l'histoire, c'est l'affaire des historiens", a-t-il dit en soulignant que "dans la République il n'y a pas d'histoire officielle".
Depuis plusieurs jours, le gouvernement est à la recherche d'une issue sans pour autant froisser les parlementaires UMP qui avaient refusé fin novembre de revenir sur l'article litigieux de la loi comme l'avait proposé le Parti socialiste.
Sans trancher immédiatement, le chef de l'Etat s'en remet à la mission qui sera chargée de faire des propositions.
L'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur l'indemnisation des rapatriés et harkis stipule que "les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord".
Cette disposition, proposée par un député UMP, était passée pratiquement inaperçue, avant de soulever de nombreuses protestations en Algérie d'abord puis en outremer.
yahoo.fr, actualités, vendredi 9 décembre 2005, 14h16
-------
mardi 13 décembre 2005, 14h35 Le Parlement européen lève l'immunité de Bruno Gollnisch
STRASBOURG (AP) - Le Parlement européen a levé mardi (13 décembre 2005) l'immunité de Bruno Gollnisch, autorisant la tenue du procès en mai prochain de l'eurodéputé français d'extrême droite pour des propos controversés sur l'existence des chambres à gaz.
Le 11 octobre 2004, le No2 du Front national, tout en assurant "ne pas remettre en cause les déportations", ni "les millions de morts", avait déclaré: "Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre".
Après l'ouverture d'une enquête préliminaire le 15 octobre 2004 par le parquet de Lyon, Dominique Perben, ministre de la Justice à l'époque, avait demandé à ce que des poursuites soient engagées à l'encontre du dirigeant d'extrême droite.
"La majorité de cette chambre" a "décidé, pour des raisons politiques, de ne pas défendre mon immunité", a commenté M. Gollnisch mardi après le vote du Parlement européen, soulignant néanmoins sa "satisfaction" d'avoir été "défendu par un certain nombre de collègues".
Le Parlement européen a levé son immunité dans la mesure où il ne s'était pas exprimé en 2004 dans l'exercice de ses fonctions de député européen.
Le procès de Bruno Gollnisch, cité à comparaître pour "contestation de crimes contre l'humanité", aura lieu le 23 mai prochain devant le tribunal correctionnel de Lyon. La section disciplinaire de l'université Lyon-III a décidé en mars dernier d'exclure Bruno Gollnisch de ses fonctions d'enseignant pour cinq ans suite à ses propos sur les chambres à gaz. AP
------
jeudi 15 décembre 2005, 10h39 Le groupe de rap Sniper a été relaxé
Le groupe de rap Sniper, poursuivi fin 2004 à l'initiative de Dominique de Villepin alors ministre de l'Intérieur, a été relaxé par la cour d'appel de Rouen, a annoncé leur avocat, Me Dominique Tricaud.
Les magistrats ont confirmé un jugement de première instance et estimé que les musiciens n'avaient pas commis intentionnellement le délit de "provocation directe non suivie d'effet à commettre une infraction d'atteinte volontaire à la vie" que leur reprochait Dominique de Villepin.
Ce dernier mettait en cause une chanson du groupe intitulée "La France" qui dit notamment : "Pour mission exterminer les ministres et les fachos (...) La France est une garce, on s'est fait trahir (...) Frères, je lance un appel, on est là pour tout niquer, leur laisser des traces et des séquelles avant de crever."
Originaire de la banlieue nord de Paris, le groupe Sniper a sorti deux albums, "Du rire aux larmes" (2001) et "Gravé dans la roche" (2003) qui se sont vendus chacun à plus de 250.000 exemplaires.
L'arrêt de la cour d'appel de Rouen intervient après la démarche de 150 députés de droite fin novembre, qui souhaitent des poursuites judiciaires contre sept groupes de rap, dont Sniper.
Les élus estiment que ces groupes ont contribué aux violences d'octobre-novembre dans les banlieues par leur "racisme anti-blanc" et leur "haine de la France".
yahoo.fr, actualités, jeudi 15 décembre 2005, 10h39
------
(Janvier 2006) Le Danemark empêtré dans des caricatures de Mahomet
Face aux pays arabes indignés, le gouvernement avance la liberté de la presse.
«Nous voulions mettre la liberté d'expression à l'épreuve. Notre intention n'était absolument pas de provoquer.»
Jørn Mikkelsen, l'un des rédacteurs en chef du quotidien danois Jyllands Posten, s'étonne encore du tollé suscité par la publication dans son journal, fin septembre, de douze dessins satiriques représentant le prophète Mahomet.
Depuis, la tension n'a pas baissé. Réunis au Caire fin décembre, les pays de la Ligue arabe ont exprimé leur «indignation» et reproché notamment au Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, d'avoir refusé de rencontrer leurs ambassadeurs en poste à Copenhague.
Réticences.
A l'origine de l'affaire, un écrivain danois, auteur d'un ouvrage sur la vie du prophète, s'interroge sur les réticences des dessinateurs à illustrer son livre. Il y voit l'un des effets de l'assassinat du cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, abattu fin 2004 par un jeune islamiste d'origine marocaine.
Le quotidien conservateur Jyllands Posten, tiré à 160 000 exemplaires, lance alors un appel aux dessinateurs danois. Douze d'entre eux y répondent. La série «Les visages de Mahomet» sort le 30 septembre.
Interdite par l'islam, la représentation du prophète soulève de violentes réactions. Manifestations, menaces de mort à l'encontre des illustrateurs...
Dans l'un des dessins les plus critiqués, Mahomet est coiffé d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée. La plupart associent l'image du prophète au fondamentalisme ou au terrorisme d'Al-Qaeda.
Un seul artiste prend la commande à contre-pied : il dessine un écolier danois nommé Mahomet devant un tableau noir, où il vient d'écrire : «Les journalistes de JP sont une bande de provocateurs réactionnaires.»
Les chefs de la communauté musulmane danoise réclament le retrait des caricatures et des excuses officielles. Mais le quotidien refuse.
Mi-octobre, onze ambassadeurs de pays musulmans demandent une entrevue avec le chef du gouvernement libéral. Rasmussen décline : rappelant l'attachement de son pays à la liberté de la presse, il encourage plutôt les diplomates à se tourner vers les tribunaux. Une fin de non-recevoir considérée par beaucoup comme un affront.
Le 19 décembre, 22 anciens ambassadeurs danois, aujourd'hui à la retraite, sortent de leur réserve en publiant une tribune fustigeant l'attitude du gouvernement. Ils mettent en garde contre «une surenchère, qui pourrait être interprétée comme une persécution à l'encontre de la minorité» des quelque 200 000 musulmans vivant au Danemark. Et ce sur fond de continu durcissement de la politique de l'immigration, poussé par le Parti du peuple (extrême droite), allié de la majorité libérale.
Sur la scène internationale, les critiques abondent. Début décembre, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour, charge plusieurs experts d'étudier les dessins publiés par Jyllands Posten.
S'exprimant à titre personnel dans les pages du journal Politiken, Franco Frattini, le commissaire européen chargé des questions de justice et d'immigration, stigmatise pour sa part les caricatures, qui risquent, selon lui, d'«entraîner une poussée de l'islamophobie en Europe».
«Non négociable».
Lors de ses voeux, le Premier ministre, Anders Fogh Rasmussen, tente l'apaisement.
Dans un discours traduit en arabe, il affirme que la liberté d'expression est «vitale», «absolue» et «non négociable», mais il «condamne toute forme d'expression, d'action ou de signes qui tenteraient de diaboliser un groupe de personnes sur la base de leur religion ou de leur origine ethnique».
Trop tard. Les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique viennent d'annoncer qu'ils boycotteraient le festival Images du Moyen-Orient, prévu pour cet été au Danemark.
liberation.fr, par Anne-Françoise HIVERT, QUOTIDIEN : jeudi 05 janvier 2006, p. 10
-------
(14 janvier 2006) La «soupe au cochon» interdite à Strasbourg
Le collectif Solidarité alsacienne, qui a procédé la semaine dernière à une distribution de «soupe au cochon» pour les SDF autour de la gare de Strasbourg, entendait récidiver ce samedi.
Mais vendredi, invoquant des risques de troubles à l'ordre public, le préfet du Bas-Rhin a pris un arrêté interdisant cette distribution «ainsi que tout autre rassemblement».
La LCR et des associations avaient appelé à une manifestation contre cette soupe «identitaire (...) qui écarte volontairement les personnes de confession musulmane ou juive».
«Nous allons immédiatement déposer un référé contre cet arrêté arbitraire», a réagi Chantal Spieler, du parti Alsace d'abord, chef de file du collectif, qui a décidé de maintenir sa distribution, mais «ailleurs qu'à la gare».
liberation.fr, par Thomas CALINON, QUOTIDIEN : samedi 14 janvier 2006
------
Présent lors de la première distribution le 7 décembre (2005), le délégué régional du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Pierre Lévy, avait dénoncé à Reuters "un procédé discriminatoire, honteux, qui utilise la misère humaine pour établir encore des séparations d'origine et de culture".
Dans un communiqué publié vendredi, le maire de Strasbourg Fabienne Keller et le président de la Communauté urbaine Robert Grossmann, tous deux UMP, qualifient d'"intolérable" la démarche de Solidarité alsacienne.
"Nous avons immédiatement alerté le préfet afin que tous les moyens réglementaires soient mis en oeuvre pour empêcher cette distribution", précisent les deux élus
Reuters, 13/01/2006 - 19h24
------
(Janvier 2006) HOMOPHOBIE Christian Vanneste condamné
Le député UMP du Nord a été condamné à 3.000 euros d'amende pour injures homophobes.
Le député UMP Christian Vanneste a été condamné mardi 24 janvier (2006) à 3.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Lille (Nord) pour des injures homophobes. Il était absent à l'énoncé du jugement.
Pa ailleurs, trois associations de défense des droits des homosexuels se sont vues attribuer chacune 2.000 euros de dommages et intérêts.
Le 26 janvier, près d'un mois après la promulgation de la loi réprimant les propos injurieux ou diffamatoires "en raison de l'orientation sexuelle", Christian Vanneste avait notamment déclaré dans deux quotidiens nordistes que l'homosexualité était une "menace pour la survie de l'humanité" et que le comportement homosexuel était infirieur sur le plan moral au comportement hétérosexuel.
Le ministère public, qui avait requis la condamnation du député nordiste, n'avait pas précisé le quantum lors de l'audience qui s'était tenue le 13 décembre à Lille. Christian Vanneste encourait jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende. AP
NOUVELOBS.COM | 24.01.06 | 19:58
--------
mercredi 1 février 2006, 20h14 Les musulmans de France s'insurgent contre la publication des caricatures de Mahomet dans "France Soir"
PARIS (AP) - La polémique sur les caricatures de Mahomet menace de gagner la France. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est insurgé mercredi contre la "provocation" que constitue à ses yeux la publication par le quotidien "France Soir" des portraits satiriques du prophète Mahomet qui ont choqué le monde musulman.
"La France est un pays de respect et de tolérance attachée à la liberté d'expression", a rappelé en fin de journée le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Pour autant, "elle condamne tout ce qui blesse les individus dans leur croyances ou leurs convictions religieuses", a souligné le Quai d'Orsay.
Dans la matinée, le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé avait prudemment noté que la liberté d'expression "doit s'exercer dans un esprit de tolérance et de respect des croyances de chacun".
Le président du CFCM Dalil Boubakeur a fait savoir qu'il "condamne fermement la provocation que constitue la reproduction par un quotidien parisien" de ces dessins déjà diffusés par le journal danois "Jyllands-Posten". "Cet acte fomenté par des cercles racistes et xénophobes met une nouvelle fois en exergue l'islamophobie envers les musulmans et leur religion", estime-t-il dans un communiqué.
"Ces caricatures ont pour objectif de tenter de réaliser la fracture entre l'Islam et l'Occident et favoriser l'avènement du choc des cultures", poursuit Dalil Boubakeur. "Certains cercles de pensées ne peuvent aujourd'hui se cacher derrière le principe de la liberté d'expression dont le détournement est manifeste pour stigmatiser la religion musulmane".
Le recteur de la Grande mosquée de Paris rappelle que le prophète Mahomet est "fortement vénéré par un milliard et demi de croyants" et que "cette atteinte du Sacré, de Dieu et de ses prophètes est insupportable". Les fédérations du CFCM "se réservent le droit de saisir les juridictions compétentes pour faire valeur leurs droits", prévient le président du conseil.
De son côté, le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) exprime sa "consternation devant cette inquiétante provocation". "Si la liberté d'expression permet à juste titre la critique de toutes les religions, y compris l'Islam, cependant il est des moments et des contextes où la prudence et la vigilance s'imposent à tous", estime l'organisation. "Il en va de la responsabilité de chacun pour éviter les dérives et dérapages aux conséquences incalculables".
Dans son édition de mercredi, "France soir" a publié en pages intérieures l'ensemble des caricatures parues le 30 septembre dans le "Jyllands-Posten" et qui ont déclenché une vague d'indignation et de manifestations dans les pays musulmans. L'un de ces dessins publié en une de ce journal montre le Prophète coiffé d'un turban transformé en bombe.
"Oui, on a le droit de caricaturer Dieu", titre le journal français en première page au-dessus d'un dessin signé Delize où l'on voit Bouddha, Jéhovah, Mahomet et le Christ sur un nuage, Jésus disant: "Râle pas Mahomet... On a tous été caricaturés ici".
Dans une opinion publiée par "France soir", le théologien musulman Sohaib Bencheikh écrit qu'il "faut chercher les frontières entre la liberté d'expression et la liberté de sauvegarder le sacré. (...) Malheureusement, l'Occident a perdu le sens de la transcendance et du sacré. Il ne sait pas sur quoi associer valeur et éthique". AP
yahoo.fr, actualités, mercredi 1 février 2006, 20h14
--------
Bozonnet se défend d'être un censeur
Il a justifié hier la déprogrammation de Handke du Français.
Dure journée pour Marcel Bozonnet.
L'administrateur de la Comédie-Française a justifié hier, lors de la conférence de presse de présentation de la saison 2006-2007, sa décision de déprogrammer Voyage au pays sonore ou l'art de la question, pièce de Peter Handke prévue en janvier 2007 à l'affiche du Vieux-Colombier.
Il l'a fait sur le ton de la colère, revenant sur le choc qu'avait provoqué en lui sa découverte de la participation de l'écrivain autrichien aux obsèques de Milosevic.
«Pendant trois semaines, j'ai replongé dans cette horreur qu'a été le nettoyage ethnique [...]. Il est devenu impossible de me dire en mon âme et conscience que j'allais accueillir cette personne dans mon théâtre.»
Il s'en est pris à Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature, qui avait dénoncé une «censure» à l'encontre de Handke. «Je ne suis pas un censeur ! Jelinek est tombée sur la tête. La liberté du théâtre, c'est de décider de ne pas programmer une pièce.»
Bozonnet ne peut compter sur l'appui du ministre de la Culture.
A l'heure où il tentait de s'expliquer, Renaud Donnedieu de Vabres rendait publique la lettre qu'il lui a adressée le 3 mai. Tout en affirmant ne pas vouloir «interférer» dans ses choix de programmation et «comprendre et respecter [sa] position de citoyen», le ministre estime que, «dans ces temps troublés, il aurait pu être utile de faire entendre au public [le texte de Handke] venant d'un auteur de réputation internationale».
Pour parachever ce qui ressemble à un désaveu, RDV annonce qu'il recevra dimanche Peter Handke et Bruno Bayen, le traducteur et metteur en scène de la pièce déprogrammée.
La polémique a occulté le reste de la conférence. La saison 2006-2007 s'inscrit dans la droite ligne de choix artistiques qui, depuis cinq ans, ont redoré le blason du Français. On relève l'entrée au répertoire de Koltès (le Retour au désert), et le choix, à la place de la pièce de Handke, d'Orgie de Pasolini.
Dernier point : le mandat de Bozonnet vient à échéance ces prochaines semaines. Tout laissait croire qu'il serait reconduit. L'affaire Handke complique la donne. Le non-renouvellement serait immanquablement interprété comme une conséquence directe de la polémique.
par René SOLIS, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 05 mai 2006
----------
Le discours intégral de l'écrivain autrichien sur la tombe de Milosevic
Le 18 mars (2006), Peter Handke s'est rendu à l'enterrement de Slobodan Milosevic.
Voici l'intégral du discours qu'il a lu à cette occasion et qu'il a ensuite envoyé au journal allemand «Focus». Les annotations entre parenthèses sont les siennes.
«J'aurais souhaité ne pas être le seul écrivain ici, à Pozarevac. J'aurais souhaité être aux côtés d'un autre écrivain, par exemple Harold Pinter. Il aurait eu des paroles fortes. Je n'ai que des paroles de faiblesse. Mais la faiblesse est de mise aujourd'hui, en ce lieu. C'est un jour non seulement de paroles fortes, mais aussi de paroles de faiblesse.
»(Ce qui suit a été prononcé en serbo-croate – texte rédigé par moi seul ! – et retraduit ensuite par moi en allemand).
Le monde, ce qu'on appelle le monde, sait tout sur la Yougoslavie, sur la Serbie. Le monde, ce qu'on appelle le monde, sait tout sur Slobodan Milosevic. Ce qu'on appelle le monde sait la vérité. C'est pourquoi ce qu'on appelle le monde est aujourd'hui absent, et pas seulement aujourd'hui, et pas seulement ici. Ce qu'on appelle le monde n'est pas le monde. Je sais que je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité. Mais je regarde. J'entends. Je ressens. Je me souviens. J'interroge. C'est pourquoi je suis présent aujourd'hui, auprès de la Yougoslavie, auprès de Slobodan Milosevic.»
Avec son discours, Handke a envoyé à «Focus» un texte d'accompagnement, qu'il a titré: «Les motifs de mon voyage à Pozarevac, en Serbie, sur la tombe de Slobodan Milosevic.»
«Contrairement à “l'opinion générale”, dont je mets en doute le caractère général, je n'ai pas réagi “avec satisfaction” à la nouvelle de la mort de Slobodan Milosevic, étant de surcroît avéré que le tribunal a laissé mourir le détenu incarcéré depuis cinq ans dans une prison soi-disant «cinq étoiles» (selon les termes du journal français «Libération»). Non assistance à personne en danger: n'est-ce pas un crime? J'avoue avoir éprouvé, le soir qui suivit la nouvelle de sa mort, quelque chose qui ressemblait à du chagrin et qui fit germer en moi, tandis que je marchais dans les petites rues, l'idée d'allumer quelque part une bougie pour le mort.
»Et les choses devaient en rester là. Je n'avais pas l'intention de me rendre à Pozaverac, pour l'enterrement. Quelques jours plus tard, je reçus l'invitation, non pas du parti, mais des membres de la famille qui d'ailleurs assistèrent ensuite pour la plupart à l'enterrement, contrairement à ce qui fut dit. Evidemment, c'est moins cela qui m'incita à faire le voyage que les réactions des médias occidentaux, complètement hostiles à Milosevic (et encore plus hostiles après sa mort), ainsi que les porte-parole du tribunal et de tel ou tel “historien”. Ce fut le langage tenu par eux tous qui m'incita à prendre la route. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “dictateur”. Non, Slobodan Milosevic n'a pas à être qualifié de “boucher de Belgrade”. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “apparatchik”, ni un “opportuniste”. Non, Slobodan Milosevic n'était pas “sans aucun doute” coupable. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “autiste” (quand d'ailleurs les autistes s'opposeront-ils à ce que leur maladie soit utilisée comme une insulte?) Non, Slobodan Milosevic, par sa mort dans sa cellule de Scheveningen, ne “nous” (le tribunal) a pas joué “un vilain tour” (Carla del Ponte, procureure du tribunal pénal international). Non, Slobodan Milosevic, par sa mort, ne nous a pas “coupé l'herbe sous le pied” et ne “nous” a pas “éteint la lumière” (la même). Non, Slobodan Milosevic ne s'est pas soustrait “à sa peine irréfutable de prison à perpétuité”.
»Slobodan Milosevic n'échappera pas en revanche au verdict des historiens, terme d'un “historien”: de nouveau des propos non seulement faux mais indécents. C'est ce langage qui m'incita à tenir mon mini-discours à Pozarevac – ce langage en première et dernière instance. Cela m'a poussé à faire entendre un autre langage, non, l'autre langage, non pas par fidélité envers Slobodan Milosevic, mais envers cet autre langage, ce langage non journalistique, non dominant. En entendant tel ou tel orateur me précédant à Pozarevac, cette impulsion, tout de même: non, il ne faut pas parler après ce général incisif, ni après cet autre membre du parti appelant à la vengeance, qui tous deux tentent d'exciter la foule, laquelle évidemment, exceptés quelques individus isolés qui hurlent avec les loups, ne se laissa d'aucune façon entraîner à une réponse collective de haine ou de colère: car il s'agissait d'une foule d'êtres en deuil, profondément et silencieusement affligés. Telle fut mon impression la plus durable.
»Et c'est pour ces êtres affligés, contre les formules fortes et vigoureuses, que je finis tout de même par ouvrir la bouche, comme on le sait. Au titre de membre de cette communauté en deuil. Réaction: Peter Handke le «claqueur» («Frankfurter Allgemeine Zeitung»). Y a-t-il langage plus délabré que celui-là? Un claqueur, qu'est-ce que c'est? Quelqu'un qui applaudit pour de l'argent. Et où sont les applaudissements? Et je n'ai jamais déclaré non plus être “heureux” («FAZ») auprès du mort. Et où est l'argent? J'ai payé moi-même mon billet d'avion et mon hôtel.
Toutefois, le besoin principal qui m'a poussé à me rendre sur sa tombe était celui d'être témoin. Ni témoin à charge ni témoin de la défense. Est-ce que désormais ne pas vouloir être témoin à charge signifie être témoin de la défense? “Sans aucun doute”, pour reprendre l'un des maîtres mots du langage dominant.»
LIBERATION.FR : jeudi 04 mai 2006 - 18:24, p. 7
---------
En se rendant le 18 mars aux funérailles de Slobodan Milosevic, Peter Handke avait tenu à saluer la mémoire d'un homme «qui a défendu son peuple».
Sa présence comme ses propos ont déchaîné une nouvelle fois les polémiques, notamment en France, mais le célèbre écrivain autrichien n'a fait qu'assumer avec cohérence les choix qui étaient les siens depuis près de quinze ans.
«Je fais cause commune avec le peuple serbe, pas avec Milosevic. Celui qui n'est pas ouvertement antiserbe est classé immédiatement parmi les proserbes et, donc, méprisé. Celui qui, lorsqu'il entend le mot Milosevic, n'ajoute pas aussitôt "boucher" ou "Hitler des Balkans", est considéré comme un partisan de Milosevic», expliquait ainsi l'écrivain en 1999 à la Süddeutsche Zeitung.
Et il se refusait à une facile «diabolisation» de l'homme fort de Belgrade, convaincu qu'un autre président n'aurait pas agi très différemment.
Les historiens ont amplement souligné le rôle central joué par l'ex-apparatchik communiste reconverti en nationaliste panserbe dans l'éclatement de la Yougoslavie. Quelque quatre ans d'audiences devant le Tribunal pénal international ont conforté le travail des enquêteurs, démontrant comment la guerre avait été planifiée par Belgrade, qui a encouragé les sécessions armées de Serbes de Croatie puis de Bosnie.
Mais cela n'a jamais ébranlé les convictions de Handke, Autrichien né en Carinthie d'une mère slovène et resté, de son propre aveu, «nostalgique» de la défunte Fédération, rappelant volontiers : «Alors qu'en Europe il n'y a plus de frontières, il n'y a que ça dans ce qui fut la Yougoslavie...»
«Chiens de guerre».
Dès le début de la guerre, à l'été 1991, l'auteur de la Femme gauchère fait paraître dans Libération un texte, «Ma Slovénie en Yougoslavie», dénonçant les prisons identitaires des petites nations et répondant à l'appel «Il faut sauver la Slovénie» de Milan Kundera, publié en juillet dans nos colonnes. Ses positions deviennent de plus en plus tranchées avec le durcissement de la guerre et l'isolement croissant de Belgrade. En janvier 1996, quelques mois après la signature des accords de paix de Dayton, il revient à la charge avec «Justice pour la Serbie», deux longs reportages pour la Süddeutsche Zeitung, publiés ensuite chez Gallimard.
«Pour la soi-disant opinion publique mondiale, dans cette guerre furent bien trop vite fixés et gravés dans le papier les rôles de l'agresseur et de l'agressé, de l'innocente victime et du méchant», dénonce-t-il de retour de son voyage hivernal en Serbie.
Il conspue ces «chiens de guerre [les journalistes, ndlr], qui confondent leur métier d'écriture avec celui de juge ou de démagogue».
Et ricane avec une hargne odieuse sur l'un des envoyés spéciaux de Libération en Bosnie, Jean Hatzfeld, qui y fut gravement blessé : «Un journaliste sportif, vif, parfois agréable à lire, qui brilla surtout par ses reportages sur le Tour de France.»
Ce plaidoyer pro-Belgrade déclenche un tollé d'autant plus virulent qu'il n'évoque qu'incidemment les tueries de juillet 1995 dans l'enclave musulmane de Srebrenica, avec de lourds sous-entendus : «Comment peut-on expliquer un tel massacre perpétré sous les yeux de l'opinion publique mondiale ?» Dans une interview à Libération, il explique le parti pris de son récit impressionniste, «quasiment personne n'a raconté la Serbie pendant cette guerre sauf pour y chercher des indices de ses crimes».
Digressions.
La montée des tensions ou Kosovo puis, au printemps 1999, l'intervention de l'Alliance atlantique ont encore un peu radicalisé les positions de Peter Handke, qui part pour Belgrade afin de protester contre la décision «de l'Otan de bombarder jusqu'au dernier des Serbes».
En 2002 alors que débute le procès de Slobodan Milosevic, il part à La Haye faire un reportage pour la Süddeutsche Zeitung sur cette cour créée par l'ONU pour juger les crimes les plus graves commis en ex-Yougoslavie. Une fois de plus, le récit est intimiste, anecdotique, plein de digressions sur son enfance ou son intérêt précoce pour la justice.
Il ne parle qu'incidemment du travail des juges, des preuves recueillies, des dépositions des témoins, sinon pour dénoncer une machination de la communauté internationale. Ce que martelait aussi l'accusé.
Handke affiche un soutien radical à Milosevic, avec hargne et sous-entendus, par Marc SEMO, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 04 mai 2006
----------
lundi 22 mai 2006, 22h34 Suspension de l'université Lyon 3 confirmée pour Bruno Gollnisch
LYON (Reuters) - Le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) a confirmé en appel la suspension pour cinq ans de Bruno Gollnisch de l'université Lyon 3 avec privation de la moitié de son traitement.
Cette décision vient confirmer celle prise le 4 mars 2005 par l'université Jean Moulin Lyon 3 où le n°2 du Front national enseignait la civilisation japonaise.
Le Cneser a considéré que les propos prononcés par Bruno Gollnisch le 11 octobre 2004, lors d'une conférence de presse, étaient discriminatoires envers l'historien Henri Rousso.
Ce dernier a signé un rapport sur la présence négationniste au sein de l'université et "contraires à l'idéologie universitaire".
Le Cneser estime encore que les propos tenus ce jour-là par l'euro-député d'extrême-droite étaient "ambiguës" et "jetaient le doute sur l'existence des chambres à gaz".
Bruno Gollnisch dispose encore de deux mois pour saisir le Conseil d'Etat et demander l'annulation de cette décision de suspension.
Le procès en correctionnel de Bruno Gollnisch, poursuivi pour "contestation de crime contre l'humanité" dont l'audience était fixée au mardi 23 mai 2006, devrait par ailleurs être reporté à l'automne dans l'attente de l'appel formulé par le parquet de Lyon à l'encontre du non-lieu prononcé par le doyen des juges, Jacques Chauveau.
Cet arrêt est attendu pour le 13 juin.
Yahoo.fr, actualités,
---------
(Octobre 2006) Pressions du lobby pro-israélien sur les intellectuels américains Libération, 7/8 octobre 2006, p. 7, Par Pascal RICHE
L'historien Tony Judt interdit de conférence par peur de représailles.
L'autocensure décidée sous la pression n'est pas réservée au débat européen touchant à l'islam, en témoigne l'affaire qui agite depuis quelques jours les intellectuels américains.
Liberté d'expression.
L'historien Tony Judt, éminent professeur à l'université de New York, devait donner mardi soir au consulat polonais une conférence sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Quelques heures avant le début de la conférence, le consul général, Krzysztof Kasprzyk, décide d'annuler la conférence.
Après avoir parlé au président de l'Anti-Defamation League (ADL), association de lutte contre l'antisémitisme, il a pris peur d'une campagne contre son pays.
Scandalisé, Judt considère que l'affaire pose la question de la liberté d'expression aux Etats-Unis : «Il y a des similarités avec les récents problèmes que vous avez eus en Europe. Nous avons ici des imams juifs, mais non religieux», nous déclarait-il hier.
L'affaire émeut le monde universitaire, au-delà des frontières américaines. Une pétition circule. Car Tony Judt, Britannique de 58 ans, juif, n'a pas vraiment le profil d'un antisémite. Militant sioniste dans sa jeunesse, il est depuis devenu très critique de l'occupation des Territoires palestiniens. Très indépendant d'esprit, c'est aussi un ancien élève de l'Ecole normale supérieure, ami de nombreux intellectuels français.
Le directeur de l'ADL, Abe Foxman, dément avoir exercé une quelconque «pression», et le Consul affirme qu'il a pris sa décision «de lui-même» après avoir entendu les «préoccupations» de l'ADL. Selon Judt, pourtant, l'ADL l'aurait menacé d'une campagne de presse.
L'affaire vient s'ajouter à d'autres récents incidents similaires. Plusieurs universitaires sont dans le collimateur des lobbies pro-israéliens. Le professeur Juan Cole (université du Michigan) s'est vu fermer la porte de Yale, et son collègue Joseph Massad (Columbia), à la suite de protestations, a fait l'objet d'une enquête pour antisémitisme (qui l'a blanchi).
A New York, une pièce de théâtre consacrée à la militante américaine propalestinienne Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer israélien, a été déprogrammée sous la pression, et un architecte réputé, Richard Rogers, a été menacé de perdre des chantiers s'il ne coupait pas les liens avec un groupe appelant au boycott d'Israël.
Pas d'éditeur.
Enfin, deux auteurs, John Mearsheimer, de l'université de Chicago, et Steven Walt, doyen de la prestigieuse Harvard Kennedy School of Government, n'ont pas réussi à trouver d'éditeur américain pour leur étude consacrée au lobby pro-israélien. Leur travail a finalement été publié par The London Review of Books.
Libération, 7/8 octobre 2006, p. 7, Par Pascal RICHE
QUOTIDIEN : Samedi 7 octobre 2006 - 06:00
--------
Libération, mercredi 6 décembre 2006
«Offensé», Gollnisch en passe par le procès
Le numéro 2 du FN attaquait hier sept élus de la région Rhône-Alpes pour diffamation.
Quand le numéro 2 du FN «s'offense» ... Hier, la 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon examinait une plainte de Bruno Gollnisch, conseiller régional Front national, qui s'estime diffamé par ses collègues rhônalpins, énième épisode judiciaire consécutif à ses propos sur les chambres à gaz du 11 octobre 2004 :
«Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter.»
Aux côtés de Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes, six présidents de groupes politiques régionaux (PS, PC, Verts, Radicaux, UDF et UMP) ont également été renvoyés à la demande du juge d'instruction.
Confortable.
Le texte pour lequel les sept élus sont poursuivis avait été lu par Jean-Jack Queyranne le 19 octobre 2004 en assemblée plénière au nom des présidents de l'ensemble des groupes politiques régionaux.
Ce texte dénonçait «des propos clairement négationnistes et à fortes connotations racistes [...] qui nous renvoient aux pires moments de notre histoire».
Hier, à la barre, Bruno Gollnisch s'est dit «offensé» et «indigné» par cette réaction. Mais il est également revenu sur l'origine de l'affaire, à savoir les propos qu'il avait lui-même tenus lors de cette fameuse conférence de presse. Le parquet de Lyon, après hésitation, avait décidé de le poursuivre pour contestation de crime contre l'humanité. Le procès a eu lieu il y a un mois, mais le jugement ne sera rendu que le 18 janvier.
Position confortable pour Bruno Gollnisch qui, n'ayant pas été condamné par la justice, continue de contester l'interprétation de ses propos par la presse et, donc, la condamnation politique qui en découlait de la part des autres élus du conseil régional.
Absences.
Hier, le président socialiste et les quatre présidents des groupes de gauche sont venus répéter qu'ils assumaient pleinement le texte lu par Jean-Jack Queyranne.
Thierry Cornillet (UDF) et Hervé Gaymard (UMP) avaient, eux, fourni des mots d'excuses. Une assemblée au Val-d'Aoste pour le premier, une réunion «à l'appel du président de la République» pour le second. Des absences que Fernand Schir, le président de la 6e chambre a qualifié de «très regrettables». A défaut de leur témoignage, il s'est contenté de lire leurs dépositions devant le juge d'instruction. Déclarations brèves où les deux élus expliquaient qu'ils avaient donné leur accord express pour la lecture de ce texte mais où ils précisaient qu'ils n'avaient en aucun cas participé à sa rédaction. «On n'est pas loin de l'insu du plein gré», a ironisé le président.
Le procureur a requis la relaxe de tous les élus et le jugement a été mis en délibéré au 18 janvier prochain. Deux autres plaintes ont été déposées par Bruno Gollnisch, contre un adjoint de la ville de Lyon et contre le recteur d'académie qui avaient également réagi à ses propos. Elles sont encore en cours d'instruction.
Libération, 6 décembre 2006, p. 13, Par Alice GERAUD
QUOTIDIEN : mercredi 6 décembre 2006
--------
jeudi 18 janvier 2007
Prison avec sursis pour Gollnisch
«Je ne remet pas en cause les déportations ni les millions de morts des camps nazis» mais «quand à savoir la façon dont ces gens sont morts, ce débat doit avoir lieu». Ces propos, tenu par Bruno Gollnisch, lors d’une conférence de presse à Lyon le 11 octobre 2004, lui ont valu jeudi une condamnation de trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon. Cette sanction est assortie d’une amende de 55.000 euros, à répartir entre les neuf parties civiles.
Le jour de l’hommage rendu aux «Juste de France», le tribunal a en outre exigé du numéro deux du FN, récemment nommé à la tête du nouveau groupe d’extrême-droite au Parlement européen, qu’il finance la publication de ce jugement dans la presse.
L’audience s’était déroulée les 7 et 8 novembre derniers après de multiples reports. Gollnisch était poursuivi pour «délit de contestation de l’existence de crime contre l’humanité par paroles» et encourait jusqu’à un an de prison mais aucune peine d’inéligibilité. Le procureur de la République avait alors requis 10.000 euros d’amende à l’encontre du délégué général du FN; son avocat, Me Wallerand de Saint-Just avait plaidé la relaxe.
Bruno Gollnisch n'a pas tardé à réagir à sa condamnation. Dans un communiqué, il a dénoncé «une grave dérive de la police de la pensée» et une «défaite de la liberté d'expression». »La loi du communiste Gayssot (qui date de 1990), censée protéger la mémoire, n'aboutit qu'à interdire toute discussion sur l'histoire», poursuit-il. Le numéro deux du FN fera «naturellement appel de ce jugement» car il estime que «rien n'est plus insupportable que l'injustice de la justice».
-------
jeudi 8 février 2007, 22h30
Caricatures: relaxe requise par le parquet pour Charlie Hebdo
PARIS, 8 février (Reuters) - Le parquet a requis la relaxe de Charlie Hebdo et de son directeur Philippe Val, jugés en correctionnelle à Paris pour la publication de trois dessins de Mahomet jugés racistes par des organisations musulmanes.
--------
jeudi 22 mars 2007, 14h41
Charlie Hebdo relaxé dans l'affaire des caricatures de Mahomet
PARIS (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui était poursuivi pour "injures raciales" après la publication en 2006 de trois caricatures du prophète Mahomet.
-------
mardi 3 avril 2007, 18h57
La Nouvelle République et le préfet d'Indre-et-Loire poursuivis par le Mrap
--------
Le directeur de la rédaction de l'Express dénonce des pressions de Dati
Christophe Barbier explique sur son blog avoir subi "un déluge d'interventions" de la part de l'entourage de la garde des Sceaux après la publication d'une enquête sur son CV.
------
L’ex-chef du GUD, agrégé de droit, trouble l’université
VÉRONIQUE SOULÉ, Libération
QUOTIDIEN : samedi 23 février 2008, p. 15
Jamais les résultats d’un concours de l’enseignement supérieur n’avaient provoqué un tel séisme. Le 9 février, Benoît Fleury, l’ex-chef du GUD, violent groupuscule d’extrême droite, a été reçu major de l’agrégation en histoire du droit, le propulsant dans le cénacle universitaire. Passé le choc, la mobilisation s’organise. Fait rare, dans une déclaration publique, douze professeurs de droit s’inquiètent pour «le rayonnement» de leur discipline, tandis qu’à Poitiers, où il devrait être nommé, des étudiants lancent une pétition contre sa venue.
-------
ollé après les propos de Nicolas Sarkozy sur les libertés en Tunisie
mardi 29 avril 2008, 19h46 | AFP
-------
mardi 29 avril 2008, mis à jour à 16:31 Le Monde
Maghreb
Rama Yade annule une rencontre avec des Tunisiennes
De notre envoyée spéciale Dominique Lagarde
En visite officielle en Tunisie au côté du président Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a annulé ce mardi matin son rendez-vous avec l'association tunisienne des femmes démocrates. Un recul diplomatique pour éviter de froisser le président Zine El Abidine Ben Ali.
Elles avaient prévu des fleurs et des pâtisseries tunisiennes. L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) s’apprêtait, ce mardi matin, à recevoir autour d’un café Rama Yade, la secrétaire d’Etat française aux droits de l’homme. Celle-ci a annulé, à la dernière minute, la visite prévue. Motif officiel: un programme trop chargé…
Une explication qui ne convainc personne. Les associations indépendantes mais néanmoins reconnues par les autorités se comptent, en Tunisie, sur les doigts d’une main. L’ATFD est l’une d’elle. Les Français voulaient en faire un peu, mais point trop, sur les droits de l’homme.
Une rencontre qui se voulait consensuelle
A la suite de pourparlers entre le cabinet de Rama Yade et la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), il avait été décidé que la secrétaire d’Etat se contenterait de deux rendez-vous avec les représentants de ce qu’on appelle ici la "société civile" - en clair les démocrates et les militants des droits de l’homme: le bureau de l’ATDF et le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), Moktar Trifi.
Le samedi 26 avril, le numéro deux de l’ambassade de France, Jean François Cazenove, avait donc appelé Khedija Cherif, la présidente de l’ATFD, pour lui faire part du désir de Rama Yade de rencontrer les responsables de cette association de femmes, modernes et laïques. L’organisation de la rencontre avait fait l’objet de plusieurs échanges téléphoniques. La secrétaire d’Etat souhaitait que le débat porte sur le thème, fédérateur et politiquement correct, des violences faites aux femmes.
Un rendez-vous annulé à la dernière minute
Cette condition avait été acceptée et rendez-vous pris pour ce mardi 29 avril à 12h15, au siège de l’association. Au même moment, le chef de l’Etat prendrait la parole devant un parterre d’hommes d’affaires; Rama Yade n’avait pas besoin d’en être. Khedija Cherif avait convié les membres du bureau de l’association ainsi que ses anciennes présidentes, une petite douzaine de femmes au total, à participer à la rencontre.
Mais une demi-heure avant l’arrivée de Rama Yade, Jean François Cazenove, contacté par Khedija Chérif qui souhaitait une ultime confirmation du rendez vous, lui expliquait que celui-ci avait été purement et simplement annulé…
Des pressions du pouvoir tunisien
Pour la présidente et les militantes de l’ATDF, abasourdie, il n’y a aucun doute: Rama Yade et les autorités françaises ont reculé pour ne pas déplaire au président Zine El Abidine Ben Ali qui ne voulait pas de cette rencontre. Il faut dire que, lundi soir, le chef de l’Etat français avait prononcé un discours particulièrement flagorneur, vantant sans rire les progrès de la Tunisie en matière de libertés individuelles….
"Nous considérons que l’égalité entre les hommes et les femmes ne peut pas être dissociée de la liberté et de la démocratie. Nous appuyons notre combat sur la déclaration universelle des droits de l’homme. Cela gêne le pouvoir tunisien. Ils ont fait pression et Sarkozy a cédé" analyse Khédija Chérif.
Pour elle, comme pour les autres militantes de l’ATFD, ce rendez-vous manqué témoigne surtout du "mépris pour les femmes et la société civile tunisienne" des autorités françaises. "Seuls comptent pour Sarkozy les contrats industriels!" renchérit Sana Benachour, une autre militante de cette association qui regroupe pour l’essentiel des universitaires et des membres des professions libérales.
Un recul decevant
"Pourquoi, s’interroge une ancienne présidente de l’association, Sarkozy a-t-il éprouvé le besoin d’emmener Rama Yade à Tunis? Il aurait mieux fait de s’en abstenir, comme pour la Chine!" L’ATDF a-t-elle été sanctionnée pour avoir rendue publique la rencontre prévue? "Ce serait scandaleux, s’insurge sa présidente. Nous avons pignon sur rue, nous n’avons pas l’habitude qu’on vienne nous voir en cachette."
Rama Yade n’avait pourtant ce mardi matin que deux rendez vous, avec le ministre tunisien de la justice, également chargé des droits de l’homme, ainsi que son homologue, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. L’incident, assurément, ne grandit pas la diplomatie française. Le bouquet de fleurs, lui, a été offert à la secrétaire de l’ATDF.
La secrétaire d’Etat a néanmmoins trouvé le temps de s’entretenir en début d’après-midi une petite heure avec le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Moktar Trifi. Elle lui a affirmé avoir évoqué, avec tous ses interlocuteurs officiels, la question de la Ligue, dont les activités sont paralysés depuis 8 ans. Moktar Trifi ne lui a pas caché qu’il avait été "déçu" par le discours du présdient français "qui na pas exprimé les préoccupations de la société civile" et qui s’est montré "beaucoup plus explicite et précis sur les dossiers économiques que sur la question des droits de l’homme".
-------
CENSURE D'INTERNET EN CHINE
"Le CIO adopte une position très lâche" nouvelobs.com 31 juillet 2008 15.00 Interview de Christine Laroque par Anne-Sophie Hojlo
(le jeudi 31 juillet 2008)
Il y a deux semaines, Jacques Rogge s'était félicité du fait qu'il n'y aurait "pas de censure sur internet" en Chine pendant les JO. Le responsable presse du CIO parle aujourd'hui d'une "autre entente dont il n'a pas été informé". Comment le CIO pouvait-il ignorer cette censure chinoise ?
- Je pense que Jacques Rogge avait tenu ces propos pour rassurer. Je ne sais pas s'il croyait ou pas ce qu'il disait à ce moment-là. Peut-être avait-il obtenu des garanties, car la Chine n'en a pas été avare. C'est de sa propre initiative qu'elle a pris des engagements sur les droits de l'homme en 2001. Le seul problème, c'est que rien de tout cela n'a été respecté. Depuis 2001, le CIO s'est heurté à un certain nombre de problèmes. Ce qui est très préoccupant, c'est qu'il ne réagit pas.
-------
L'explosion du Web en Chine est un défi pour les autorités
LE MONDE | 29.07.08 | 15h16 • Mis à jour le 29.07.08 | 18h23 Brice Pedroletti
Article paru dans l'édition du 30.07.08
SHANGHAÏ (CHINE) CORRESPONDANCE
------
Point de vue :
Pour Philippe Val, "Charlie Hebdo" et quelques principes
Le 2 juillet 1997, Siné écrivait à propos de la GayPride : "Loin d'être un empêcheur d'enculer en rond, je dois avouer que les gousses et les fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d'en être me hérissent un peu les poils du cul... Libé nous révèle leurs chanteuses favorites : Madonna, Sheila et Dalida... On ne peut que tirer la chasse devant un tel goût de chiottes probablement dû au fait que c'est l'un de leur lieu de plaisir préféré."
Le 8 octobre 1997, Siné écrivait à propos de la communauté harkie : "Traîtres à leur patrie, ils ne méritent que le mépris !... Quant aux enfants de ces harkis, les pauvres, ils n'ont guère le choix ! Soit 1) ils en sont fiers ou 2) ils en ont honte. Dans le premier cas, qu'ils crèvent ! Dans le second, qu'ils patientent jusqu'à ce qu'ils deviennent orphelins !"
Le 2 juillet 2008, enfin, il y eut cette fameuse phrase sur la prétendue conversion de Jean Sarkozy au judaïsme afin d'épouser "sa fiancée juive", cela étant supposé lui permettre de "faire du chemin dans la vie".
Las de ces dérapages, Philippe Val et sa rédaction ont condamné ces propos, comme ils avaient condamné les précédents, et ont réclamé à leur auteur des excuses. Celui-ci s'y est refusé et le voilà, au terme d'un invraisemblable retournement de situation, métamorphosé en martyr d'une liberté d'expression qui, si les mots ont un sens, consisterait donc à pouvoir librement tenir des propos homophobes, antisémites et racistes.
-------
ouest-france.fr
AFP
samedi 02 août 2008 Aude ROUAUX.
Pékin allège sa censure mais avertit la presse
---------
Jean-Marie Bigard sur le 11 septembre: "Je demande pardon"
--------
L’écrivain Pierre Péan jugé pour racisme anti-Tutsi Libération
CHRISTOPHE AYAD
QUOTIDIEN : mercredi 24 septembre 2008
-------
Talibans : Myard réclame une enquête contre Paris-Match
NOUVELOBS.COM | 02.10.2008 | 17:22
-------
JUSTICE.
Homophobie : polémique après l’annulation d’une condamnation
ACCUSER Christian Vanneste d'homophobie est désormais passible de poursuites. Hier, la Cour de cassation a annulé la condamnation pour injure publique envers la communauté homosexuelle, prononcée contre ce député (UMP) du Nord le 25 janvier 2007. Selon la juridiction suprême, les propos litigieux tenus par l'élu n'ont pas dépassé les limites de la liberté d'expression.
-------
« Nous continuerons à dénoncer ce genre de propos »
JACQUES LIZÉ, président de SOS Homophobie, une des associations plaignantes
Que vous inspire cette décision ?
-------
Sébastien Frey : "Je ne suis pas raciste"
--------
CRIME CONTRE L'HUMANITE
Propos sur l'Occupation : Le Pen condamné en appel
NOUVELOBS.COM | 21.01.2009 | 15:56
Le leader du Front national avait notamment déclaré que "l'occupation allemande (en France) n'avait pas été particulièrement inhumaine". Il écope en appel de 3 mois avec sursis et d'une amende de 10.000 euros.
Jean-Marie Le Pen a vu confirmée, mercredi 21 janvier, par la cour d'appel de Paris sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour des propos au journal d'extrême droite Rivarol, par lesquels il minimisait les crimes commis par les nazis sous l'Occupation.
--------
Au tribunal, Siné persifle et signe Libération 28 janvier 2009 p. 16
Maurice Sinet, alias Siné, a comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Lyon, poursuivi par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) pour «provocation et incitation à la haine raciale».
-------
Affaire Siné : relaxe demandée
28.01.2009, 17h29 | Mise à jour : 17h54 leparisien.fr
-------
Publié le 03/02/2009 à 19:42 Le Point.fr
Affichette "Casse-toi pov'con" : 1.000 euros d'amende requis en appel
lepoint.fr (avec agence)
-------
CAISSE NOIRE
UIMM : Marianne condamné pour diffamation challenges.fr 13.02.2009 | 17:24
--------
Siné relaxé des poursuites pour incitation à la haine
Par Reuters, publié le 24/02/2009 à 15:50 lexpress.fr Catherine Lagrange, édité par Gérard Bon
-------
Société
Affaire Siné: le tribunal correctionnel de Lyon prononce la relaxe
AP | 24.02.2009 | 21:21
-------
24/02/2009 Olivier BERTRAND liberation.fr
-------
Siné débouté contre Askolovitch
Le Figaro.fr 3 mars 2009
-------
-------
Le Pen récidive à Strasbourg sur le "détail" des chambres à gaz
Par Reuters, publié le 25/03/2009 à 17:16
--------
La Cour de cassation annule la condamnation de Gollnisch
LEMONDE.FR avec AFP | 24.06.09 | 12h18
------
Le préfet Paul Girot de Langlade, qui était coordinateur local pour l'île de la Réunion des Etats généraux de l'outre-mer, a été suspendu, de sa fonction après le dépôt d'une plainte pour "injures à caractère raciste", selon une information diffusée par le site réunionais Zinfos 974.
La plainte a été déposée au commissariat de Corbeil-Essonnes (Essonne) le 31 juillet ou le 5 août, selon les sources, par une employée de l'aéroport d'Orly et a été transmise au parquet de Créteil dans le Val-de-Marne, mardi 11 août.
--------
Cette France-là 06 05 2007
Paul Girot de Langlade Depuis le 23 mai 2006 : préfet d’Indre-et-Loire
-------
DISCRIMINATION
Préfet accusé de racisme : associations et politiques réagissent
NOUVELOBS.COM | 14.08.2009 | 18:02
------
«Le comportement et les propos» qui me sont attribués «ne sont pas les miens».
--------
Nouvelle procédure à l’horizon contre « Tintin au Congo »
---------
Dérapages en serie entre collègues jusque dans le gouvernement.
Brice Hortefeux a la blague lourdingue. Que ce soit avec des militants UMP ou avec ses collègues du gouvernement. Azouz Begag, Fadela Amara ou Rama Yade ont goûté à son «humour».
Florilège.
«Fissa, sors de là ! Dégage d'ici, je te dis !»
25 novembre 2007, sur le plateau de M6. Guy Lagache, présentateur de l'émission Capital, interroge le ministre de l'Immigration de l'époque: «ça veut dire qu'il y aura toujours des sans-papiers sur le territoire français?» Brice Hortefeux :"Si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres et ... et s'agissant des immigrés, que ça soit exclusivement des immigrés légaux avec des papiers, la vérité c'est que c'est un combat permament".
"Tu pourrais aussi
ne pas revenir"
Mars 2009, Rama Yade, Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux sont dans un avion (pour l'Afrique). Rama Yade vient de refuser de conduire la liste UMP aux européennes en Ile-de- France. Elle n'est pas en odeur de sainteté auprès du président de la République. Brice Hortefeux blague encore: «Tu pars avec nous et c'est bien, mais tu pounuis aussi ne pas revenir.»
Taxé de "gros raciste"
par Rachida Dati
Enfin, le Canard Enchaîné avait rapporté les fortes tensions entre la ministre de la Justice du précédent gouvernement, Rachida Dati, et l'ancien ministre de l'Immigration. Rachida Dati aurait été jusqu'à déclarer, à plusieurs reprises, que Brice Hortefeux était un «gros raciste» .
--------
EXCLUSIF
Jamal Dati à Rachida : "Pourquoi tout ce cinéma?"
NOUVELOBS.COM | 30.09.2009 | 05:55
Dans son livre "Dans l’ombre de Rachida", à paraître le 7 octobre (2009) et dont Le Nouvel Observateur publie plusieurs extraits (un premier ci-dessous et le reste dans l'Obs en kiosque ce jeudi), Jamal, frère de Rachida Dati, dévoile les talents de mise en scène de sa soeur.
-------
Entretien exclusif avec le prix Goncourt 2009 Entretien exclusif, sur BibliObs, avec le prix Goncourt 2009 Propos recueillis par Grégoire Leménager nouvelobs.com
(ce mercredi 11 novembre à 17h)
---------
11 novembre 2009 nouvelobs.com
Quel «devoir de réserve» pour Marie NDiaye?
---------
Peillon, le piégeur piégé, fait le jeu d'Éric Besson
samedi 16 janvier 2010 Ouest-France.fr
-------
NOUVELOBS.COM | 16.01.2010 | 10:00 Moscovici désavoue le "coup d'éclat" de Peillon
-------
Portait/Pétain: le préfet veut le retrait
AFP
23/01/2010 | Mise à jour : 12:48 |
-------
-------
20/02/2010 à 00h00 liberation.fr
Un os brun aux éditions Baleine
---------
Ali Soumaré: la polémique ne désenfle pas
Mercredi 24 février, 19h42 AP
-------
Peillon exhume un fait divers impliquant Devedjian et Madelin
Ouest-France.fr Politique vendredi 26 février 2010
-------
25.03.2010 courrier international
Jean-Hugues Matelly, radié des cadres
Le 25 mars, le blog Secret Défense et d'autres médias diffusent la nouvelle : le commandant Jean-Hugues Matelly a été radié des cadres de la Gendarmerie Nationale par un décret du Président de la République.
-------
17/04/2010 à 00h00 liberation.fr
Hortefeux : «le délit d’injure raciale est constitué», mais...
Justice. Malgré un réquisitoire sévère contre le ministre de l’Intérieur, le parquet n’a requis aucune peine, jugeant ses propos de nature privée.
-------
Scandale autour des fichiers d'Acadomia
Par Marion Brunet Le Figaro
27/05/2010 | Mise à jour : 15:49
Acadomia revendique être le numéro un du soutien scolaire privé en France avec plus de 100.000 élèves suivis chaque année. Crédits photo : AFP
Le numéro un du soutien scolaire est pointé du doigt pour des renseignements sur ses enseignants et ses élèves jugés «excessifs», voire «injurieux» . Acadomia se défend.
L'avertissement sonne comme une sentence. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a adressé un avertissement public à l'encontre de la société de soutien scolaire Acadomia pour des «commentaires excessifs dans ses fichiers». Un avertissement révélé jeudi matin par le Parisien et mis en ligne quelques heures plus tard sur le site Internet de la Cnil, qui précise que la mise en garde a été adressée le 22 avril à la société AIS 2, exerçant sous l'enseigne Acadomia. Parallèlement, le président de la Cnil Alex Türk a informé le parquet «des manquements susceptibles de constituer des infractions pénales».
L'affaire commence en novembre 2009 lorsque la Cnil décide d'effectuer un contrôle de cette société spécialisée dans les cours particuliers à domicile. Au cours de sa procédure, le gendarme des libertés individuelles relève notamment des «manquements à la loi ‘informatique et libertés'». Il constate en particulier «la présence, dans ses fichiers, de milliers de commentaires excessifs, voire injurieux» concernant à la fois «des enseignants, des parents ou des élèves». Et la Cnil de citer ces commentaires : «gros con», «vraiment trop conne», «mère salope», «gros crétin», «saloperie de gamin», «parisien frustré», «sent le tabac et la cave».
«Enfant adopté ! Sa mère lui a fait boire de l'alcool étant bébé»
Mais l'affaire ne s'arrête pas là. La commission découvre également «des informations détaillées sur l'état de santé des élèves, parents et enseignants» : «cancer du poumon tant mérité», «hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse au cerveau de grade 3», «sa maman a cancer utérus», «varie de la boulimie et anorexie», «enfant adopté ! Sa mère lui a fait boire de l'alcool étant bébé». Il apparaît certes légitime de tenir compte de contraintes d'ordre médical pour l'organisation de cours à domicile. Mais la Cnil précise qu'elle ne saurait toutefois admettre l'enregistrement d'informations détaillées sur les pathologies touchant les clients ou les enseignants. Et a fortiori sans leur consentement.
Troisième manquement constaté : l'enregistrement d'«informations relatives à des infractions et des condamnations, telles que ‘élève retourné en prison', ‘est mis en examen (je ne sais pas pourquoi)', ‘vols de sacs et argent avec un camarade, destruction de toilettes'». Pour la commission, il est clair que «la société ne peut enregistrer, à partir de simples signalements, des informations non vérifiées susceptibles d'aboutir à la constitution d'un fichier privé d'infractions qui est interdit par la loi».
«Un problème morale et éthique»
La réaction des associations de parents d'élèves ne s'est pas fait attendre. «C'est assez scandaleux de voir ce qui figure dans ces fichiers. Cela force à s'interroger sur les personnes à l'origine de ces informations qui éclaboussent tout le monde : enseignants, élèves et parents, s'insurge Cécile Vignes, secrétaire générale adjointe de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep). C'est normal que les enseignants soient évalués, mais là nous ne sommes plus dans l'évaluation, mais dans la délation !»
Du côté de l'Union nationale des associations autonomes de parents d'élèves (U.N.A.A.P.E.), on se veut plus prudent sur le contenu des fichiers. «Nous n'avons pas encore tous les éléments en main, mais si tout ce qui a été dénoncé est vrai, alors nous sommes face à un problème moral et éthique, explique au Figaro.fr Anna Ang, la secrétaire générale de l'U.N.A.A.P.E. On se doute qu'il existe des fichiers dans ce type de société, mais il ne doit pas pour autant y avoir d'ingérence dans la vie privée des gens.»
Acadomia, qui revendique être le numéro un du soutien scolaire privé en France avec plus de 100.000 élèves suivis chaque année, a vivement réagi jeudi en dénonçant de «graves inexactitudes» dans le rapport de la Cnil. L'entreprise affirme ainsi que «la majorité des commentaires repris dans la presse ne proviennent pas de la société mise en cause», sans préciser le nom de la société concernée. Les erreurs ont été communiquées à la commission, qui doit les prendre en compte, précise Acadomia. Avant de conclure : «contrairement à ce qui est indiqué dans la presse, il est parfaitement logique et légal, qu´une entreprise enregistre des informations de ses clients et de ses enseignants.»
---------
le parisien.fr 04.06.2010, 14h07
-------
Hamon: Hortefeux doit démissionner
Reuters
04/06/2010 | Mise à jour : 17:28
Le Parti socialiste a réclamé ce soir la démission du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui a été condamné pour injure raciale, au nom de "l'exemplarité" républicaine prônée par Nicolas Sarkozy.
-------
Ce que Brice Hortefeux a vraiment dit
LEMONDE.FR | 11.09.09 | 11h31 • Mis à jour le 04.06.10 | 14h38
Le ministre de l'intérieur se défend bec et ongles d'avoir tenu des propos racistes lors du campus d'été de l'UMP à Seignosse (Landes), comme pourrait le laisser croire une vidéo – filmée par un journaliste professionnel – que Le Monde s'est procurée avant de la mettre en ligne sur son site, jeudi 10 septembre.
Quelques heures après la mise en ligne de la scène, un communiqué de presse du ministère de l'intérieur parvient dans les rédactions dénonçant "une vaine et ridicule tentative de polémique".
Sur i>télé, Brice Hortefeux précise ensuite le sens du communiqué. Le ministre explique qu'il venait de se livrer à une intense séance photographique avec "la communauté auvergnate", puis qu'un jeune homme lui demande une dernière photo. M. Hortefeux souligne qu'il voulait alors dire qu'il n'y avait pas de problème pour prendre une photo, mais que ça devenait problématique si c'était pour en prendre plusieurs, car il était sur le point de s'en aller.
Brice Hortefeux faisait-il référence aux Arabes, aux Auvergnats, ou aux clichés photographiques ?
Quand Brice Hortefeux dérape
--------
25/06/2010 à 16:10 - Modifié le 26/06/2010 à 11:24 lepoint.fr
LA COURNEUVE
Condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général pour avoir insulté Sarkozy
AFP
--------
Le Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo
samedi 09 octobre 2010 Ouest-France.fr Reuters, Pékin, De notre correspondant Edgar DASOR.
--------
-------
PRÉCARITÉ.
Cette soupe populaire est illégale leparisien.fr VINCENT MONGAILLARD | 15.11.2010, 07h00
--------
Les chroniqueurs du Point
Médias 2.0 par Emmanuel Berretta
Le Point.fr - Publié le 08/11/2010 à 11:24 - Modifié le 09/11/2010 à 20:19
Drucker et Ruquier veulent bien recevoir Jean-Luc Mélenchon, mais pas Marine Le Pen
Le numéro 2 du FN était poursuivi pour «contestation de l’existence de crime contre l’humanité par paroles».
Par A.D. (avec agences), LIBERATION.FR : jeudi 18 janvier 2007
Yahoo.fr, actualités, jeudi 8 février 2007, 22h30
Yahoo.fr, actualités, jeudi 22 mars 2007, 14h41
Yahoo.fr, actualités, mardi 3 avril 2007, 18h57
NOUVELOBS.COM | 01.11.2007 | 13:27
Mais pour ce faire, "Madame la ministre, avec un curieux sens des priorités et un sang-froid très limité, remue ciel et terre contre L’Express, explique Christophe Barbier qui affirme que celle-ci "fait appeler l'hebdomadaire par son entourage, et lui demande de relayer des menaces incroyables: "Je vais aller à la télévision dire que c’est un journal raciste!"
LE MONDE | 31.07.08 | 14h00 • Mis à jour le 31.07.08 | 16h23 Article paru dans l'édition du 01.08.08.
Aude ROUAUX.
AFP 09 septembre 2008
L'humoriste, connu pour ses sketches souvent grossiers, détient, dans la catégorie des "one man shows", le record des plus grandes salles avec des représentations au Palais omnisports de Paris-Bercy et au Stade de France.
Jean-Marie Bigard mène parallèlement une carrière de comédien et sera à partir du 16 septembre à l'affiche au théâtre Hébertot dans "Clérambard" de Marcel Aymé.
Il avait fait partie des invités du président Sarkozy à l'occasion d'un voyage d'Etat au Vatican.
Un an plus tard, une plainte était déposée par SOS Racisme et Ibuka, une association de rescapés du génocide. Au final, l’écrivain enquêteur et son éditeur, Claude Durand, sont poursuivis pour «complicité de diffamation raciale» et «complicité de provocation à la discrimination, à la violence et à la haine raciale» envers les Tutsis. Vingt-cinq passages du livre sont incriminés.
Le procès s’est ouvert hier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Pour SOS Racisme, son président, Dominique Sopo, a accusé Péan de «reprendre, de fait, des présupposés de l’idéologie génocidaire qui a conduit au drame […] au Rwanda». Dans son ouvrage, Péan cite notamment, à l’appui de sa théorie sur le mensonge «congénital» des Tutsis, la «petite étude historique» d’un certain Paul Dresse, dans les années 1940. Ce dernier, proche de l’extrême droite belge, reprenait tous les clichés sur les Tutsis, race soi-disant sémitique. Or, avant et pendant le génocide, les médias de la haine, aux mains du lobby hutu extrémiste, comme Radio Mille Collines et le magazine Kangura, diffusaient les mêmes clichés. Même proximité douteuse lorsque Péan explique que la diaspora tutsie a effectué un lobbying «très efficace» en guidant «de très belles femmes tutsies vers des lits appropriés», ceux des responsables des «principales organisations internationales», des «milieux intellectuels» et des «acteurs politiques du monde entier», pour les gagner à leur cause, c’est-à-dire celle des rebelles du Front patriotique rwandais, alors en guerre contre le régime raciste de Kigali.
Pugnace.
Pierre Péan voit dans cette plainte une «flétrissure» : il a rendu sa mise en examen responsable d’une «crise cardiaque». Mais à 70 ans, l’auteur d’Une jeunesse française reste toujours aussi pugnace. Il a fait citer pour sa défense deux personnalités de renom. Bernard Debré, ministre de la Coopération en 1994 et adepte de la thèse du «double génocide», qui veut que les Hutus aient subi eux aussi un génocide, réduisant le génocide tutsi à un massacre interethnique. L’autre est Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Mitterrand, meilleur soutien international du régime rwandais, qui a fini par commettre le génocide. Claude Durand, lui, a argué d’«un demi-siècle de combat contre la discrimination et pour les droits de l’homme». Cela suffit-il à lui garantir une immunité antiraciste ?
Christian Vanneste, député UMP du Nord, avait été condamné pour avoir déclaré que l’homosexualité « était inférieure à l’hétérosexualité ». La Cour de cassation vient d’annuler ce jugement. Une décision qui provoque une vive polémique.
Geoffroy Tomasovitch | 13.11.2008, 07h00 Le Parisien
Le tribunal correctionnel de Lille (Nord) leur donne raison, début 2006, en déclarant le député UMP coupable d'injure publique, lui infligeant 3 000 € d'amende et 2 000 € de dommages et intérêts à verser à chaque plaignant.
Le 25 janvier 2007, la cour d'appel de Douai, saisie par Christian Vanneste, confirme cette condamnation.
Le parlementaire se pourvoit en cassation. Revirement complet hier puisque la justice a consacré son innocence et refermé ce dossier.
« Une décision spectaculaire, une vraie sanction pour les juges et pour l'ensemble de cette procédure », réagit M e Eric Morain, avocat de Christian Vanneste, précisant que l'avocat général près la Cour de cassation avait requis le rejet du pourvoi. Pour justifier sa position, la plus haute juridiction note que les propos litigieux ont pu heurter certaines personnes homosexuelles, mais estime qu'ils n'ont pas excédé les limites de la liberté d'expression. « La liberté d'expression prime, plus forte que la loi », ajoute M e Morain, en rappelant que son client avait, tout en assumant ses déclarations, convenu qu'elles aient pu heurter certains. Hier, ce dernier a admis une maladresse avec l'emploi du mot « inférieur ».
Cet arrêt, plutôt inattendu de la Cour de cassation, a aussitôt provoqué la consternation chez de nombreux homosexuels. « C'est une honte, c'est intolérable », dénonce un gay dans son mail envoyé à SOS Homophobie. « Cette décision semble relever d'un autre âge. Le respect du principe fondamental de la liberté d'expression ne saurait en aucune manière justifier une atteinte intolérable à la dignité de la personne des homosexuels », a réagi M e Caroline Mécary, conseil des associations qui avait porté plainte contre Christian Vanneste.
La justice a tranché, mais le débat continue.
Propos recueillis par G.T. | 13.11.2008, 07h00 Le Parisien
Cet homme est un érudit, il sait choisir ses mots. Ils ont pourtant une étrange similitude avec le discours homophobe le plus primaire auquel nous sommes régulièrement confrontés. Nous continuerons à dénoncer ce genre de propos.
Le Parisien
AFP
07/12/2008 | Mise à jour : 19:49 lefigaro.fr
"Je n'ai pas envie de passer pour quelqu'un que je ne suis pas, je ne suis pas raciste, je sais d'où je viens, je ne suis pas comme ça", a expliqué à l'AFP le gardien.
"Mes propos ont été mal interprétés, a assuré le joueur français. La question à la base était +il y a beaucoup de joueurs noirs en équipe de France...+ et j'ai répondu que s'ils étaient là, c'est parce qu'ils étaient les plus forts. Je le pense. C'est tout."
La magazine italien Sportweek a publié dans la bouche de Frey: "L'équipe de France, désormais elle est quasiment composée uniquement de Noirs. Ils seraient les plus forts, mais...".
"Mes parents ont été surpris ensuite de lire ça et m'ont appelé, a encore indiqué Frey. Ils savent d'où je viens. J'ai grandi dans un quartier de Nice, avec des gens venant de partout. Et en équipe de France, les joueurs de couleurs, je les respecte, je les admire, et ce sont des +super potes+, c'est ceux avec qui j'ai les meilleurs rapports. J'en ai d'ailleurs parlé avec +Pat+ Vieira hier soir."
"La première année à Florence, j'avais même participé à une campagne anti-raciste après une banderole contre un joueur noir qui avait été déployée dans les tribunes, a-t-il rappelé. Je m'étais peint le visage en noir et j'avais condamné le racisme dans le sport. Partout où je suis passé, je n'ai jamais de problèmes avec les joueurs noirs."
L'avocat du leader d'extrême droite, Me Wallerand de Saint-Just, a d'ores et déjà indiqué qu'il se pourvoirait en cassation.
Si la cour d'appel a confirmé la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour "complicité de contestation de crimes contre l'humanité", elle l'a en revanche relaxé pour ceux d'"apologie de crimes de guerre".
Une modification qui n'a toutefois entraîné aucun changement de sa peine.
Défilé de personnalités au procès Siné, entre Guy Bedos et Bernard Henri Lévy.
A la suite de cela, et de la menace d’une plainte des familles Sarkozy et Darty, Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo, limogeait son dessinateur. Déclenchant un feuilleton médiatique qui répond désormais au nom «d’Affaire Siné».
Mais, hier, Siné devait répondre aussi d’une autre chronique, elle aussi passée totalement inaperçue à sa parution, y compris par Philippe Val lui-même, qui a expliqué avec une pointe d’agacement «faire l’économie de relire Siné depuis un moment». Dans cette chronique, en date du 11 juin (2008), Siné dénonçait «la prolifération» des femmes voilées dans sa banlieue de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Femmes voilées dont il avait envie «de botter le cul», après les avoir traitées de «patates».
Un peu plus loin, il expliquait avoir également envie de renverser son plat de lentilles aux saucisses sur les enfants qui refusent de manger du porc à la cantine. Pour la Licra, dans les deux cas, le dessinateur s’est rendu coupable d’incitation et de provocation à la haine raciale.
Humour.
«Reconnaissez-vous les faits qui vous sont reprochés ?» interroge d’emblée le président de la 6e chambre. «Bien sûr que non, cela me paraît évident.» Maurice Sinet explique alors que ceux qui l’attaquent ne comprennent pas son humour. «Je suis un humoriste. Ils font comme si j’écrivais dans le Monde diplo. Je ne suis pas journaliste.» Siné se régale en donnant des exemples pour illustrer le propos. «Par exemple, je parle d’épouvantail à bites, un journaliste ne dirait pas cela.» Dans l’après-midi, son ami Guy Bedos vient le défendre en le qualifiant de «provocateur». «C’est un malade de la provocation et il veut montrer qu’il peut encore aggraver son cas.»
De fait, bien que visiblement fatigué, le dessinateur, âgé de 80 ans, prend un visible et malin plaisir à poursuivre sur le registre qui lui vaut de se retrouver à la barre. Il explique comment il se sent agressé, chaque dimanche, par la diffusion de la messe sur Antenne 2. Il enfonce le clou sur les barbus et les femmes voilées qui peuplent le supermarché de son quartier et en rajoute une louche sur l’arrivisme de Jean Sarkozy. C’est sur ce point, cœur de la polémique, que les débats se seront arrêtés le plus longuement. Avec une incompréhension totale entre le camp Siné et le camp Licra. Le premier explique qu’il a voulu dire que Jean Sarkozy était «prêt à tout» pour se marier avec une fille fortunée, même se convertir au judaïsme. Le second que Siné a associé juif et argent, association classique de l’antisémitisme.
Bernard-Henri Lévy, cité par la Licra, est longuement intervenu sur ce point. «Le stéréotype du juif riche est là.» Selon l’écrivain, il n’y a pas besoin de généraliser pour tenir là un propos antisémite. A plusieurs reprises, il fait le parallèle avec l’affaire Dreyfus. «Sous couvert d’anti-sarkozysme, on a fait passer une très sale contrebande. […] Dans l’affaire Dreyfus, on ne parlait pas des juifs, mais d’un seul homme. Ici, on parle de Jean Sarkozy, mais tout le monde sait de qui on parle, en fait.»
Plaidoiries.
«Pensez-vous qu’il y a des limites à la liberté d’expression ?» interroge le président. «Les limites, je me les fixe moi-même. Je ne me moque jamais des prolos, des pauvres, des immigrés, des SDF», répond Siné. Le président pose la même question à Philippe Val. «Nous n’avons pas la même conception de la liberté d’expression. Pour moi, la liberté d’expression est au service de la liberté. Elle ne doit pas stigmatiser des personnes en raison de leur religion.» Le procès doit se poursuivre aujourd’hui avec les plaidoiries des avocats.
Il a ajouté qu'il fallait «prendre garde» à «ne pas tomber dans le politiquement correct» et à ne pas «se comporter comme des snipers de la morale». Le jugement sera rendu le 24 février.
Ancienne figure de Charlie Hebdo, Maurice Sinet alias Siné, 80 ans, n'aura pas eu la satisfaction d'entendre ce réquisitoire: victime d'insuffisance respiratoire à son arrivée au tribunal, il a dû partir précipitamment sans même assister à l'audience après avoir été secouru par les pompiers.
"Propos haineux"
«On n'est plus dans la provocation mais dans la transgression de la loi», a plaidé l'avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Me Alain Jakubowicz, qui a dénoncé dans ces chroniques des propos «haineux» contre les musulmans et les «vieux poncifs des juifs et de l'argent».
La chronique la plus controversée est celle publiée le 2 juillet 2008 dans laquelle Siné ironisait sur l'éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, avant son mariage avec la fille du fondateur des magasins Darty.
«Ce que je voulais dénoncer dans ma rubrique, c'était l'arrivisme de M. Sarkozy», s'était défendu Siné mardi à la barre.
«En quoi la dénonciation de l'ascenseur social de Maurice Sinet est-il accrédité par le fait que la fiancée de Jean Sarkozy soit juive ?», a ajouté Me Jakubowicz pour qui «Jean Sarkozy est le vecteur, celui qui sert à la démonstration du propos antisémite».
La citation de la Licra vise aussi une chronique précédente, publiée le 11 juin, dans laquelle le dessinateur critique dans des termes crus certains pratiquants chrétiens et juifs mais aussi les femmes musulmanes voilées, qui, selon le texte, «prolifèrent» dans son quartier.
«Dans le langage populaire, ceux qui prolifèrent, ce sont les insectes, les microbes, les animaux», a fait valoir Me Jakubowicz.
«Siné n'a pas fait autre chose que d'exercer une critique virulente et satirique des dangers du port de signes ostentatoires pour l'unité de la République», a déclaré Me Dominique Tricaud, conseil de Siné. Il a aussi estimé que le terme «antisémitisme» avait été «instrumentalisé» dans ce procès.
Le procès de Siné à Lyon a été précédé la semaine dernière d'un volet «parisien», le tribunal correctionnel de Paris ayant examiné la plainte pour diffamation du dessinateur contre le journaliste Claude Askolovitch, qui l'avait taxé d'antisémitisme. Le jugement dans ce volet sera rendu le 3 mars.
leparisien.fr
Les prévenus devront verser solidairement un euro de dommages et intérêts à chaque partie civile.
Rappelle que Charlie-Hebdo est un journal satirique aux lecteurs "éclairés".
Et reprend avec malice une phrase prononcée par Philippe Val, directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, au moment du procès des caricatures : "Le crime est dans l'oeil de celui qui lit"...
Sur la première chronique, le tribunal estime qu'il faut analyser en même temps texte et dessin, pour comprendre que "les trois religions du Livre sont concernées", et que la chronique vise "les franges traditionalistes voir fondamentalistes", non les religions dans leur ensemble.
Il rappelle qu'en droit, une opinion, "même discutée", ne constitue pas nécessairement une "incitation à la haine raciale".
Et souligne surtout qu'il "convient" d'affirmer "la primauté de la liberté d'expression sur le sentiment religieux".
Passant à la deuxième chronique, les juges s'appuient sur le témoignage d'une linguiste qui avait décortiqué la chronique de Siné, et conclu à "l'inconsistance du grief antisémite". Très prudent à l''égard de témoignages à charge qui voulaient trouver par delà l'explicite des messages implicites, "au-delà des mots", le tribunal rappelle que "les restrictions à la liberté d'expression appellent une interprétation étroite".
Son jugement détaillé sonne comme une défense juridique de la liberté d'expression, encadrée mais surtout protégée par le droit français.
"Le bouffon joue un rôle essentiel dans la protection et la défense des libertés, expliquait Fernand Schir, mardi à l'audience. C'est même le baromètre ultime permettant de prendre le pouls de l'état de la liberté de la presse."
Les juges rappellent par ailleurs que le lectorat de Charlie Hebdo est "habitué à la satire", qui est "le genre de l'outrance et de l'exagération". Ce qui n'exclut pas "l'analyse et la critique sociétale".
Avant de lever l'audience, le président a encore rappelé que "Personne n'est obligé d'acheter un journal satirique, comme personne n'était obligé de lire les Versets sataniques".
Sortant de la salle d'audience, Maurice Sinet s'est déclaré "ravi", avant d'ajouter : "Je m'attendais au résultat, mais pas à cette décortication."
Selon une source proche du dossier, M. Girot de Langlade, préfet hors cadre, a été immédiatement suspendu de sa fonction de coordinateur.
Tandis que des employés lui demandaient de garder son calme, Paul Girot de Langlade qui a fait état de sa qualité de préfet se serait vu répondre : "Vous êtes donc bien placé pour savoir qu'il faut respecter les lois".
Paul Girot de Langlade avait été relaxé en appel en juin 2008 pour des propos assimilant les gens du voyage à des délinquants, des propos qui sont à l'origine de son placement hors cadre par le Conseil des ministres en 2007. Malgré plusieurs tentatives à son domicile en Auvergne et par le biais du ministère de outre-mer, le préfet n'a pas pu être joint par l'AFP jeudi.
Puis de confirmer devant les caméras, lors d’une conférence de presse à Carpentras, le 23 octobre 2002 : « Ces gens vivent d’escroquerie et de rapines, mais ce n’est pas une raison pour les pousser de place de village en place de village, ce n’est pas comme ça qu’on règlera le problème.
Ce sont des gens qui roulent dans des voitures de luxe, qui ont des caravanes énormes et qui ne travaillent pas. On peut donc s’interroger sur les revenus de ces gens-là et je pense qu’il est de mon devoir de m’interroger sur : est-ce qu’il y a de la délinquance là derrière, oui ou non ? »
Invité sur le plateau du journal de 20 heures de France 2 le soir même, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, se désolidarise de Paul Girot de Langlade : « Je n’accepterai aucun amalgame, lorsque le préfet donne le sentiment que c’est l’ensemble des Roms ou des gens du voyage qui sont malhonnêtes, il a tort et je ne fais pas miens ses propos. » Puis, plus tard dans l’interview, le futur président de la République modère quelque peu sa réaction : « Quand le préfet a dit “il y a certaines grosses voitures”, j’ai posé cette question : comment se fait-il que, dans certains campements illégaux où tout le monde vit avec le RMI, on ait des voitures que ne pourra pas se payer un homme ou une femme qui travaille dur ? Eh bien nous avons prévu qu’on pourra saisir ces voitures et poser un certain nombre de questions. […] Je n’accepterai aucun amalgame pour la raison simple que nous allons nous donner les moyens d’agir. »
Après une plainte déposée par Michel Debart, représentant des gens du voyage, SOS-Racisme et le Mrap, Paul Girot de Langlade a été mis en examen pour « diffamation publique envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation ou une race ». Il bénéficie toutefois d’un non-lieu pour défaut de procédure en 2004.
En revanche, en septembre 2007, juste après sa condamnation, le Conseil des ministres sanctionne le préfet d’Indre-et-Loire en le plaçant « hors cadre » : il garde son statut de préfet et ses droits à la retraite, mais aucun territoire ne lui est attribué. Paul Girot de Langlade avait alors bénéficié du soutien d’un grand nombre d’élus du département d’Indre-et-Loire, de droite et de gauche : fin 2007, une pétition comptant plus de 2 000 signatures est remise à Nicolas Sarkozy, président de la République, par Philippe Briand, député UMP, et Yves Dauge, sénateur et membre du parti socialiste.
Paul Girot de Langlade a fait appel de sa condamnation. Lors de l’audience, le 14 mai 2008, il a déclaré avoir voulu « simplement mettre le doigt sur un problème, le problème de gens qui arrivent en caravane et qui créent un sentiment de peur chez nos citoyens » [3]. Le 25 juin 2008, la 11e chambre de la cour d’appel de Paris a relaxé l’ancien préfet d’Indre-et-Loire.
"Dans l'attente des résultats de l'enquête en cours, j'ai décidé de suspendre immédiatement l'intéressé de sa mission de coordinateur local, pour la Réunion, des Etats généraux de l'Outre-mer", écrit le ministre dans un communiqué ajoutant qu'il "ne [tolèrera] jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d'autant plus par un représentant de l'Etat, quel qu'il soit".
Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a qualifiant vendredi le préfet de "beauf de la République" et de "multirécidiviste", il a demandé que "la justice soit exemplaire".
"Ce qui vient de se passer était prévisible parce que Paul Girot de Langlade est un multirécidiviste de l'insulte. Le Mrap l'a poursuivi à trois reprises", a-t-il déclaré.
"C'est un beauf de la République et la République mérite mieux", a-t-il estimé, précisant que le Mrap allait "se constituer partie civile" dans cette affaire.
"Nous attendons que la justice soit exemplaire et que les sanctions soient à la hauteur des provocations. C'est d'une gravité extrême et absolue qu'un préfet de la République tienne de ce genre de propos au risque de les banaliser", a poursuivi Mouloud Aounit.
Le Mrap réclame "sa radiation du corps préfectoral" estimant que le "laisser en fonction est une insulte à la République, au corps préfectoral et à tous ceux qui se battent contre le racisme".
Louis-George Tin, porte-parole et vice-président du Conseil représentatif des associations noires (Cran): "cette suspension est de nature à apaiser la situation pour que les Etats généraux, par ailleurs mal engagés, ne tournent pas au fiasco général. Une fois n'est pas coutume, Brice Hortefeux a sans doute pris la décision qui s'imposait".
Si les propos visés étaient confirmés, "il y aurait d'abord une condamnation judiciaire mais il faudrait aussi une mesure disciplinaire de mise à pied pour envoyer un message politique".
"Ce monsieur ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt: le racisme en France n'est pas simplement l'expression de quelques propos isolés et regrettables que l'on pourrait éradiquer par des condamnations. Il s'agit en profondeur de structures sociales depuis longtemps enracinées et c'est précisément l'un des enjeux des Etats généraux".
Gaëlle Tainmont, responsable nationale à SOS Racisme : les propos en cause "s'ils sont avérés, s'inscrivent dans un climat de réitération, voire de récidive : ils sont hautement condamnables, nous connaissons bien ce monsieur" mis en cause par le passé pour des propos visant les Roms.
"Au-delà de la personne insultée, les propos tenus par un haut fonctionnaire engagent la République dans son ensemble, or pour nous, un haut fonctionnaire ne peut tenir ce genre de propos et se doit d'être exemplaire".
"Ce qui est extrêmement problématique, c'est que de tels propos tenus par un haut fonctionnaire s'apparentent à un blanc-seing pour d'autres personnes de la société civile qui seraient tentées" de faire de même.
La suspension décrétée vendredi par le ministère de l'Intérieur est vue comme "une mesure plus que nécessaire mais qui n'apparaît pas suffisante: nous souhaiterions que, le temps de l'instruction, il soit également suspendu du corps de la préfectorale" et pas uniquement de sa fonction de coordonnateur.
Et si les faits étaient avérés, SOS Racisme demanderait "sa révocation pure et simple, pour envoyer un signal fort".
Le Collectif DOM (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais) et Tjenbé Rèd (Association contre les racismes, les homophobies et le sida) "prennent acte d'une première mesure conservatoire du ministère" mais "demandent des sanctions exemplaires" car "Monsieur Girot de Langlade est un récidiviste", dans un communiqué.
A leurs yeux, le préfet "s'est comporté comme un vulgaire quidam". Elles se porteront "partie civile après la plainte déposée le 4 août par l'une des victimes, une femme d'origine antillaise", et demandent à Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Françaises d'outre-mer, "de suivre de près cette affaire".
Patrick Karam, délégué interministériel à l'Outre-mer : saluant la "tolérance zéro" du gouvernement qui a décidé de suspendre immédiatement de ses fonctions Paul Girot de Langlade, il a tenu à rappeler que le préfet est "innocent jusqu'à preuve du contraire". Patrick Karam a par ailleurs estimé que "lorsque vous êtes haut fonctionnaire, dépositaire de l'autorité publique, en plus en charge des Etats généraux sur l'Outre-mer à la Réunion, vous devez être irréprochable", dans un entretien à l'AFP.
Pour Patrick Karam, "il y a trop de propos tendancieux qu'on laisse passer". Le gouvernement "a décidé, avant d'attendre la décision de justice par mesure conservatoire de le suspendre de toute responsabilité. Ca change avec les pratiques passées, notamment celles du Parti socialiste", a-t-il assuré.
Selon le délégué interministériel, cette décision "est aussi un signal adressé à la société : tolérance zéro". "S'il y a la moindre suspicion, il faut qu'il y ait tout de suite des mesures conservatoires", soutient-il.
"C'est une nouvelle approche plus offensive contre les discriminations, le racisme, et je souhaite que le Parti socialiste prenne cela en exemple lorsqu'il y a des dérapages et puisse être aussi vigilant qu'intransigeant", a-t-il ajouté, regrettant ainsi l'attitude qu'avait eu le PS vis-à-vis de Georges Frêche lorsqu'il "avait parlé des noirs dans l'équipe de France".
(nouvelobs.com)
Deux ans après une plainte déposée en Belgique, une procédure devrait être engagée en France contre la société éditrice de « Tintin au Congo ». Le plaignant estime le contenu de la BD « raciste ».
Geoffroy Tomasovitch | 31.08.2009, 07h00 leparisien.fr
Le problème, c’est que cet ouvrage, tel qu’il est présenté aujourd’hui, est lu par de jeunes esprits qui ne peuvent pas tous faire la part des choses entre la caricature et la réalité. » Pour éviter les actions judiciaires, Patrick Lozès suggère que les éditeurs ajoutent un texte pédagogique à l’album.
Lire en plein XXIe siècle un album de Tintin datant de 1931, demande un minimum d’honnêteté intellectuelle. Celle-ci nous garde de sombrer dans les anachronismes faciles et trop couramment complaisants », estiment les ayants droit d’Hergé.
11 avril 2007, Azouz Begag vient de quitter son poste de ministre délégué chargé de la Promotion de l'égalité des chances auprès du Premier ministre d'alors, Dominique de Villepin. Il publie Un mouton dans la baignoire. Dans ce livre, il rapporte des propos que Brice Hortefeux lui aurait adressés à l'Assemblée nationale: «Allez, fissa, sors de là! Dégage d'ici, je te dis, dégage.» «Fissa», une expression utilisée par les soldats français en Algérie. Pas très fin pour un politique qui a, collée à la peau, l'image de la vieille droite.
Vendredi, Azouz Begag n'a d'ailleurs pas retenu la bride: «C'est un vrai bon dérapage franchouillard raciste qui n'a rien d'étonnant venant d'un ministre qui mène une politique xénophobe.» Et de trancher: «Le ministre de l'Intérieur est raciste quand il dit cela. Et le racisme est un de1it. »
La phrase a de sérieux relents du "si vous ajoutez à celà le bruit et l'odeur" de Jacques Chirac de juin 1991. La célébre déclaration, tenue lors d'un meeting à Orléans, a valu au maire et président du RPR de l'époque une violente polémique et une célèbre chanson du groupe toulousain Zebda, en 1996.
Réponse de l'intéressée, invitée au Grand Journal de Canal+ présenté par Michel Denisot: «J'ai été étonnée de la polémique. Brice et moi on est auvergnats. Souvent, on s'amuse de ça. [...]. On parlait des Auvergnats. On se chambre.»
Pas de problème, donc. Vendredi, Fadela Amara est de nouveau venue à sa rescousse : «Brice Hortefeux a de l'humour.» Et de réagir aux déclarations du porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon, qui se demandait ce que Brice Hortefeux faisait encore au gouvernement : «Peut-être que Benoît Hamon ferait mieux de s'occuper des fraudes au PS».
Il dit : "J’ai mis la honte à la famille…", avant d’affirmer "mais Rachida aussi". Jamal parle ainsi de son père qui, à l’annonce de la grossesse de sa célèbre fille, a dû "rabaisser sa fierté" dans les rue de Châlon. Parce que enfanter sans mari, c’est porter atteinte à l’honneur du clan Dati...
Extrait
"Zohra est typée arabe, mais elle a le visage tout rose, elle ressemble à ma nièce Sânnaa. Les deux premiers mois, elle était à Drancy chez ma soeur. Avec une nourrice 24 heures sur 24. (...) J’ai su que lorsque Rachida est sortie de la maternité, l’enfant n’était pas dans le couffin. Mes soeurs me l’ont appris lors d’une réunion familiale, chez mes parents, alors qu’elles commentaient les fameuses photos prises devant la clinique de la Muette. "On a fait autrement", m’ont-elles assuré… Les journalistes massés devant la clinique auraient pu bousculer la mère et l’enfant et faire du mal à la petite Zohra. En fait, ils ont fait sortir le nourrisson sans Rachida, en catimini, pour éviter la presse. C’est pourquoi on voit ma nièce, Sânnaa, pouffer sur les photos à la sortie de la maternité : l’entourage fait semblant de regarder pendant que les journalistes mitraillent la nouvelle maman. Pourquoi tout ce cinéma ?"
> Jamal Dati, "Dans l’ombre de Rachida" (Calmann-Levy, octobre 2009). Les bonnes feuilles et l'article de Sophie des Déserts : "Rachida, ma soeur" sont à lire dans Le Nouvel Observateur du jeudi 1er octobre.
Et en appelle à son tour à Frédéric Mitterrand, pour qu'il « mette un point final à cette histoire ridicule ».
Marie NDiaye est née à Pithiviers en 1967. Découverte par Jérôme Lindon, elle est l’auteur d’une douzaine de livres, dont «Rosie Carpe», «la Femme changée en bûche», «la Sorcière» ou «Hilda». Elle vit à Berlin, et vient de recevoir le prix Goncourt 2009 pour «Trois femmes puissantes».
BibliObs.
- Après la diffusion, sur Europe 1, d'une interview dans laquelle vous reconnaissez avoir tenu des propos « excessifs » à l'encontre de Nicolas Sarkozy, on dit partout que le texte d'Eric Raoult vous a fait revenir sur vos positions. Est-ce vraiment le cas ?
Marie NDiaye.
- Cela vient d'une interview que j'ai accordée lundi matin à Berlin, avant d'être informée de l'existence de ce texte dans lequel Eric Raoult en appelle à Frédéric Mitterrand, et dont je n'ai pris connaissance que lundi soir. Il me semblait alors important de ne pas adopter, ni pour moi ni pour mon mari Jean-Yves Cendrey, la posture d'écrivains des années 1930 fuyant le fascisme, puisqu'il est évident qu'il ne s'agit pas de cela.
Mais depuis lundi matin, le contexte a changé avec la publication de ce texte grotesque et hallucinant d'Eric Raoult. Il n'est plus nécessaire d'affiner mes propos antérieurs, que je maintiens.
BibliObs.
- Y compris lorsque vous dites que la France de Nicolas Sarkozy a pour vous un côté « monstrueux » ?
M. NDiaye.
- La manière dont depuis deux ans et demi on s'attaque au problème de l'immigration est à mes yeux inacceptable. Ce dont s'occupe le Réseau Education sans Frontières, par exemple, la manière dont on va chercher des enfants sans papiers dans leur école, est révoltante.
BibliObs.
- Qu'attendez-vous à présent de Frédéric Mitterrand, puisque c'est à lui que s'adressent les doléances d'Eric Raoult, et comment expliquez-vous son silence ?
M. NDiaye.
- J'attends qu'il réponde enfin à la question que lui pose Eric Raoult, qu'il prenne clairement position sur cette affaire, et mette un point final à cette histoire ridicule. Son silence est mystérieux, et ressemble à un silence embarrassé, alors qu'il n'y a me semble-t-il aucune raison de l'être.
BibliObs.
- Etes-vous surprise et affectée par cette polémique?
M. NDiaye.
- Surprise par les propos d'Eric Raoult, qui dépassent en ridicule tout ce qu'on peut imaginer, oui. Affectée, non.
PS. Aux dernières nouvelles (19h), Frédéric Mitterrand, qui avait pourtant soutenu un grand artiste nommé Roman Polanski avec l'enthousiasme que l'on sait, n'a pas l'intention de répondre à Eric Raoult. Sinon, peut-être, par écrit - soit le plus discrètement possible.
- Quelle a été votre première réaction en découvrant le texte de cette question écrite ?
Bernard Pivot.
- Je ne vois pas très bien où Monsieur Eric Raoult est allé chercher ce « devoir de réserve » qu'il a inventé de toutes pièces. Il n'existe aucun précédent à ma connaissance dans l'histoire du Goncourt.
Il invoque quelque chose qui n'a jamais existé, n'existe pas et, grâce à Dieu, n'existera jamais. Pas plus pour les lauréats du Goncourt que pour ceux du Nobel, auxquels il est arrivé parfois de tenir des propos très engagés. Le discours de Camus, en 1957, avait par exemple fait couler beaucoup d'encre...
Mais un lauréat dit ce qu'il veut, et n'engage en rien l'Académie qui l'a couronné.
BibliObs.
- La façon dont il en appelle à l'autorité de Frédéric Mitterrand a-t-elle un rapport avec les statuts juridiques qui sont ceux de l'Académie Goncourt, laquelle a notamment la particularité d'avoir été reconnue « d'utilité publique » par le président de la République dès 1903, mais aussi d'être « soumise au contrôle de deux ministères, celui de la Culture et celui de l'Intérieur » ?
B. Pivot.
- Cela n'a rien à voir. Tutelle étatique ou pas, il n'est nulle part inscrit dans les statuts de l'Académie Goncourt qu'elle aurait à choisir des auteurs n'affichant qu'une neutralité inodore et incolore. Le choix se fait en fonction de la qualité d'un roman, sans se soucier des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de son auteur.
En revanche, il est certain que le Goncourt lui offre une tribune : certains en profitent pour prendre des positions dans le débat public, d'autres pas. Chacun fait évidemment ce qu'il veut sur ce point. Là encore, c'est comme pour le Nobel.
Cela doit être très clair : chaque lauréat a la pleine et entière liberté de s'exprimer comme il l'entend. Et j'imagine que les autres membres du jury auraient la même réaction que moi. Si on se mettait à choisir des écrivains pour telle ou telle opinion, le fantôme d'Edmond de Goncourt viendrait nous tirer les oreilles pendant notre sommeil...
BibliObs.
- Pas question pour vous, donc, de dire ce que vous pensez des propos de Marie NDiaye ?
B. Pivot.
- Je n'ai pas à les commenter, je sortirais de mon rôle. En tant qu'académicien Goncourt, je dois rester absolument neutre. Si un lauréat tenait des propos tombant sous le coup de la loi, ou contraires aux bonnes mœurs, la situation serait différente, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Marie NDiaye a tenu des propos politiques qui n'engagent qu'elle, et pas l'Académie, ni la France. Le Goncourt n'est pas la voix de la France.
BibliObs.
- Il n'empêche que l'an passé, déjà, le lauréat du Goncourt avait pris position contre l'expulsion de réfugiés afghans... Peut-on parler de choix engagés de la part de votre jury ?
B. Pivot.
- Non, je le répète, ce sont des choix littéraires. Il se trouve par hasard que le lauréat 2008 est un Afghan venu s'installer en France, et que la lauréate 2009 est une Française née en France, d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère bretonne je crois. Mais loin de nous l'idée de couronner des auteurs issus de l'immigration, ce serait absurde ! Le point commun, c'est qu'Atiq Rahimi faisait lui aussi le portrait d'une femme puissante dans « Syngué sabour ». Alors si vous voulez, oui, le Goncourt aime les femmes puissantes.
BibliObs.
- Que devrait être selon vous la réaction de Frédéric Mitterrand, puisque c'est lui qu'interpelle Eric Raoult, en lui demandant « ce qu'il compte entreprendre en la matière » ?
B. Pivot.
- Il va sans doute être difficile à Frédéric Mitterrand de traiter par le dédain la question de M. Eric Raoult, qui m'a l'air d'être un député influent. Mais je ne vois pas bien ce qu'il peut dire d'autre que ce que je viens de répondre. Il ne peut répondre que comme s'il était lui-même membre de l'Académie Goncourt [NdlR : d'ordinaire membre du jury Médicis, Frédéric Mitterrand n'a pas participé aux délibérations cette année, et s'en abstiendra tant qu'il exercera ses fonctions rue de Valois].
BibliObs.
- Vous semblez presque amusé par cette affaire. Elle n'est donc pas inquiétante à vous yeux ?
B. Pivot.
- Non, je prends cela à la rigolade plus qu'au tragique. Monsieur Eric Raoult n'a tout de même pas demandé qu'on aille arrêter Marie NDiaye à Berlin pour la mettre en prison. On voit surtout que cet homme ne connaît vraiment rien au milieu littéraire...
Michel URVOY.
Le maréchal Pétain (1940-1944) au milieu de l'ensemble des 23 chefs d'Etat qui ont gouverné la France depuis 1871, y compris François Mitterrand.
Selon le communiqué, la phrase polémique de Brice Hortefeux, prononcée alors que le ministre venait de poser avec un jeune militant UMP d'origine maghrébine – "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" –, fait "référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate".
Le texte ne précise pas si le mot "cliché" est à prendre dans le sens de "photographie" ou de "stéréotype", mais il ajoute que "pas un seul mot de Brice Hortefeux ne fait référence à une origine ethnique supposée d'un jeune militant".
En s'adressant à Nicolas Sarkozy le jeune homme avait lancé, selon les propos rapportés à l'audience et qu'il a reconnus : "Va te faire enc... con..., ici, t'es chez moi."
"Il a exprimé son opinion"
Le jeune homme, qui n'a pas de casier judiciaire, avait été interpellé à la gare de Saint-Denis.
Avant l'audience, son avocate avait déclaré que son client avait "donné son opinion sur la vie politique à Nicolas Sarkozy. De là, il y a eu une interpellation musclée". "Il n'y avait pas lieu à menottage, à plaquer au sol la personne", a ajouté l'avocate, ajoutant que son client "a la tête défigurée, un oedème au niveau du visage, le nez amoché, des pansements" et "ne va pas du tout bien". Elle a confirmé que son casier judiciaire était vierge, même s'"il y a eu quelques signalements".
"Il est droit dans ses bottes par rapport à ses déclarations", dans lesquelles "il a exprimé son opinion vis-à-vis du président", a ajouté l'avocate, précisant que la plainte émanait des policiers.
Nicolas Sarkozy était accompagné lors de cette visite dans des quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, du préfet de police Michel Gaudin, du directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, et du préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert. Il a sillonné pendant près de trois heures à partir de 21 heures ce département particulièrement touché par la délinquance, retournant notamment à la Cité des 4.000 à La Courneuve, qu'il avait promis de "nettoyer au kärcher" il y a 5 ans, en juin 2005, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, après la mort d'un enfant, Sidi Ahmed, tué par une balle perdue.
Devant elle, instantanément, se forme une file indienne de sans-abri mais aussi de retraités à la très maigre pension, de sympathisants et de bénévoles. Ils sont au total une quarantaine, sous un immense parasol bleu, à prendre part à cette soupe populaire « identitaire ». Le dernier lundi de chaque mois, ce groupuscule dont la devise est « Pour les nôtres, pas aux autres! » sert en toute illégalité aux démunis de l’alcool et un plat principal à base de porc, sans être inquiété par les pouvoirs publics.
Pourtant, depuis une ordonnance du Conseil d’Etat de janvier 2007, cette distribution alimentaire, jugée discriminatoire par les autorités et comportant des risques de troubles à l’ordre public, est interdite. En principe. Car elle continue d’avoir lieu comme nous avons pu le constater en nous rendant incognito à la dernière en date, le 25 octobre.
Juste avant l’arrivée de la grande marmite chaude sur la table, un habitué répète : « Du cochon, du cochon! » Il ne sera pas déçu. Au menu ce soir-là, dans l’assiette en plastique, des lentilles, un morceau (gras) de porc et une tranche de jambon. « Pas de panique, y en aura pour tout le monde », rassure un serveur.
La plupart des sans-abri, qui dévorent leur repas à une vitesse éclair, discutent avec les organisateurs. Quelques-uns mangent seuls. Les femmes sont minoritaires, les jeunes quasiment absents. Un homme ivre ne tient debout que grâce à sa béquille. « Il est où mon chariot ? » s’alarme une vieille dame à la rue avant de le retrouver, chargé de sacs en plastique et de tout son barda.
On ne croise pas de bénéficiaires d’origine maghrébine ou africaine. Des sympathisants causent, entre eux, de l’Action française ou de « ces racailles » qui ont « tout cassé » durant les manifestations contre les retraites. Aux aguets, un costaud avec un bonnet noir sur la tête semble faire office de service d’ordre. Après le fromage, du camembert, les sans-domicile-fixe ont droit à une part de tarte et à un pot de crème à la vanille nappée de caramel. Ils se voient aussi proposer un digestif, « Le flambant après le Flamby », se marre un fidèle participant. La bouteille de calvados est vidée en quelques minutes.
Le dîner terminé, c’est l’heure de la distribution de vêtements récupérés par l’association. Une bénévole monte alors dans une camionnette stationnée à deux mètres de là et propose des chaussettes, des pull-overs ou même un manteau en fourrure aux défavorisés. « Ne vous battez pas! » ordonne-t-elle.
A l’écart de la foule, nous retrouvons Eric, 49 ans, pour lui demander ce qu’il vient chercher ici. D’emblée, cet ancien commis de salle dans un restaurant, à la rue depuis dix ans, précise qu’il ne fait pas le déplacement parce qu’il partage les idées de Solidarité des Français. « Leur soupe au cochon, c’est de la provocation. Moi, je n’ai jamais voté de ma vie. La politique, je m’en fous. J’y vais parce qu’il y a de la chaleur et des potes et parce que la nourriture est bonne. Ce n’est pas le cas ailleurs », lâche l’exclu aux lunettes abîmées, qui dort dans des laveries, des halls d’immeuble et « parfois » à l’hôtel.
n'a eu aucun problème moral à inviter Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon, en revanche, Marine Le Pen n'aura pas les faveurs de son divan rouge dans Vivement dimanche. C'est en répondant à une question de Laurent Ruquier, samedi, dans On n'est pas couché, qu'on apprend, par incidence, cet ostracisme tranquillement décrété à l'encontre de la fille de Jean-Marie Le Pen. "Je n'ai pas invité le père. Comme vous, nous choisissons librement nos invités", ajoute l'animateur des dimanches de France 2. Laurent Ruquier
adopte, du reste, la même position : pas de Marine Le Pen le samedi soir face à Éric Naulleau et Éric Zemmour.
-------
Ruth Elkrieff met en garde contre Marine Le Pen AgoravoxTv - 10 déc. 2010
Au lendemain de la prestation remarquée de Marine Le Pen en prime time sur France 2 dans A vous de juger, les éditorialistes montent au créneau pour mettre en garde les Français face à une ascension qu’ils jugent dangereuse. Sur BFM TV, Ruth Elkrieff égrène un certain nombre de faits d’actualité, tous ponctués par le refrain “Et pendant ce temps, Marine le Pen monte. Attention !”. Alain Duhamel, qui a interviewé Marine Le Pen sur France 2, commente sa prestation et sa montée dans les sondages le lendemain matin sur RTL, mettant aussi en garde les Français. Selon lui, l’ascension de la vice-présidente du FN est "un problème pour la France". Duhamel considère que Marine Le Pen joue sur les préjugés des gens, qu’elle est cynique et démagogue... Bref, un vrai danger.-------
samedi, 18 décembre 2010 nouvelobs.com 10:00 | BHL, la nuit du Flore : connivence des élites, mépris du public.
On ne peut ignorer la réception qui a eu lieu au Flore à l'invitation de Bernard Henri Lévy pour fêter les 20 ans de sa revue La règle du jeu. Elle a donné lieu à des commentaires ébahis dans la presse et dans la blogosphère amie (BHL ayant l'intelligence de ne pas diaboliser le net). Comme il est écrit sur le site Internet de la revue « la vraie question qui se pose à cet instant est : quel est le patron de presse qui manque ? » À en lire le compte rendu, ils étaient tous là ainsi que les principaux éditorialistes, les intellectuels les plus en vue, sans oublier des responsables politiques de premier plan. Il y avait les aficionados du maître des lieux, les affidés qui lui doivent tout ou partie de leur carrière et espèrent encore une marge de progression, des gens simplement heureux « d'en être » et de pouvoir vérifier ainsi leur propre statut social, quelques prudents qui estiment qu'il est préférable de ne rien refuser à BHL et sans doute quelques idiots utiles, convaincus qu'il est un défenseur universel des droits de l'homme. On peut imaginer que la plupart d'entre eux n'ont jamais ouvert la revue dont il venait célébrer l'anniversaire. Comme l'ont souligné ses amis seul BHL est capable de fédérer autant de gens différents. Si certains pensaient naïvement que l'affaire Botul était le dernier clou planté dans la crédibilité de BHL, ils auront constaté leur erreur. En quoi cela suscite-t-il un malaise ? Pourquoi le net et les conversations bruissent de commentaires négatifs sur cette nuit ? Jalousie malsaine face un succès éclatant ? BHL présente le paradoxe d'être à la fois adulé par les médias et rejeté par le public. Ce qui gêne dans l’unanimisme de cette réception qui a vu « défiler maints représentants de l’élite » (selon la formule d'Alexis Lacroix sur Marianne 2), c’est ce qu'elle implique en termes de déontologie. Plus personne aujourd’hui, et moins que quiconque les gens hyper informés qui se pressaient au Flore, ne peut ignorer aujourd'hui le rapport pour le moins élastique que BHL entretient avec la vérité. Dans la plupart de ses interventions il ne s'en est jamais réellement préoccupé. Approximations, affirmations mensongères, contrevérités, manichéisme, sélectivité de l'indignation sont sa marque de fabrique. Que des hommes politiques qui prétendent faire de l'intégrité le principe directeur de leur action, estiment nécessaire néanmoins de venir porter hommage à BHL laisse dubitatif. Mais que des journalistes dont la mission est d'informer honnêtement le public en fassent de même constitue une source majeure d'interrogation. Faut-il en conclure que les nombreuses falsifications auxquelles s’est livré BHL n’ont aucun impact sur les bonnes relations qu’ils entretiennent avec lui ? Mais où est alors le respect du public ? Que feront-ils demain si BHL commet un nouveau mensonge, se lance dans une nouvelle mise en scène où la réalité des faits n’est pas respectée ? La dénonceront-ils par respect du public (ce qu’ils se sont maintes fois abstenu de faire) ? Se tairont-ils (ce qu'ils ont souvent fait) pour ne pas froisser leur ami ? Feront-ils barrage dans leur rédaction à ceux qui voudraient rétablir une vérité gênante ? Nul mieux que BHL ne sait en France et peut-être même dans le monde se constituer un réseau. Les éloges dont le couvrent les élites médiatiques, en évitant de regarder la réalité, fait plus penser à la façon dont on célébrait Ceausescu en Roumanie, qu’à la tradition de débats intellectuels contradictoires français. Il sait assurer la promotion de ceux qui sont fidèles ou serviles et diabolise ceux qui lui déplaisent en essayant de les exclure de toute possibilité d’expression. Sa reconnaissance intellectuelle passe par la puissance de son réseau et non pas par la production d'idées. Ceci est-il éthique ? Démocratique ? Cette image de puissants qui s'auto célèbrent en proclamant afficher des valeurs morales mais en foulant au pied l'intégrité intellectuelle, le respect de la vérité, suscite un malaise. BHL s'est lancé dans une nouvelle croisade dénonçant le danger que fait peser sur 2012 Marine Le Pen à droite Jean-Luc Mélenchon à gauche, dont il dénonce le populisme. Mais la connivence des puissants qu'il promeut au plus haut point n'était-elle pas la source principale du populisme ? Si les élites veulent éviter une coupure avec le public, elles doivent avoir à son égard plus de respect. Le souci de vérité, l’intégrité intellectuelle doit l’emporter sur la complicité et les renvois d’ascenseur.--------
Mitterrand retire Céline des célébrations nationales Par Mohammed Aissaoui, Bruno Corty 21/01/2011 | Mise à jour : 20:16 lefigaro.fr
Le ministre de la Culture donne raison à Serge Klarsfeld, en retirant l'auteur controversé des «célébrations nationales». L'universitaire Henri Godard parle d'«une forme de censure». Au nom de l'Association des fils et des filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld a obtenu rapidement gain de cause. Il y a quarante-huit heures, il demandait le retrait du nom de Louis-Ferdinand Céline, mort il y a cinquante ans, du recueil «Célébrations nationales 2011». La raison invoquée était simple : «l'antisémitisme virulent» de l'écrivain, auteur de pamphlets ignobles. «Son talent ne doit pas faire oublier l'homme qui lançait des appels au meurtre des Juifs sous l'Occupation. Que la République le célèbre, c'est indigne», expliquait Serge Klarsfeld. Une vive polémique s'est ensuivie. Vendredi soir, il a été entendu : le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a affirmé : «Après mûre réflexion, et non sous le coup de l'émotion, j'ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales.» Il a ajouté que ce retrait n'était pas un désaveu du haut comité chargé de sélectionner les 500 personnalités et événements à célébrer cette année. Serge Klarsfeld s'est dit heureux de la nouvelle. «On ne peut pas distinguer les deux Céline» De son côté, Henri Godard, professeur émérite à la Sorbonne, grand spécialiste de Céline, et auteur de la notice contestée, s'est indigné : «C'est une forme de censure.» Présent au moment où le ministre de la Culture annonçait la nouvelle, Henri Godard ajoute : «Je me sens piégé, j'ai appris le retrait en même temps que tous les journalistes. Pourtant, j'avais bien souligné dans la notice que l'on ne pouvait pas distinguer les deux Céline : le grand écrivain et l'antisémite.» Pour Frédéric Vitoux, de l'Académie française et biographe de Céline, «retirer le nom d'un catalogue, c'est aussi vain que Staline faisant effacer les photos des dirigeants communistes qu'il n'aimait pas. Ça n'empêchera pas que Céline a écrit des horreurs et qu'il est l'un des plus grands écrivains français. Nier que Céline est traduit dans le monde entier et même en hébreu, c'est ridicule. Faut-il retirer la traduction en hébreu de Voyage au bout de la nuit ?» Et d'enfoncer le clou : «Je serais Serge Klarsfeld, je voudrais, au contraire, qu'on multiplie les études sur Céline pour comprendre comment il a pu écrire Bagatelle pour un massacre.»-----------
La série télé que les Kennedy veulent étouffer Par Adèle Smith 13/01/2011 | Mise à jour : 14:39 lefigaro.fr
En France, la série pourrait être programmée sur Canal +. La chaîne cryptée est la seule, pour l'instant, qui s'est montrée intéressée par la saga de la famille du président assassiné mais elle n'en a pas encore acheté les droits de diffusion. Sous la pression des descendants de JFK, une chaîne américaine renonce à programmer une fiction déjà tournée sur la dynastie. Cela n'empêchera pas sa diffusion à l'étranger, notamment en France. C'était le grand événement télévisé attendu pour le printemps aux États-Unis. Greg Kinnear, qui a joué notamment dans Little Miss Sunshine, interprète John Fitzgerald Kennedy. Katie Holmes (Mme Tom Cruise à la ville) est Jackie. Un beau casting mais la série The Kennedys dont le tournage a coûté 30 millions de dollars ne serait pas du goût du clan du président assassiné. Officiellement, la chaîne a annulé sa programmation car la série «ne correspond pas suffisamment à son image». Michael Prupas, le president de Muse Entertainement qui produit la série, a défendu les huit épisodes qui, selon lui, «reflètent la vérité » et présentent « une image très positive de la famille Kennedy». À voir la bande annonce, on peut en douter car elle met l'accent sur les infidélités présumées du président John Fitzgerald Kennedy et sur la soif de pouvoir supposée de son père, Joe. Ainsi, le patriarche, interprété par l'acteur anglais Tom Wilkinson (qui a joué dans Shakespeare in Love, Batman Begins, Michael Clayton avec George Clooney), n'hésite pas à dire à son fils: «Ce n'est pas ce que tu es mais ce que le public pense que tu es qui compte. Avec l'argent que tu as, tu peux leur faire croire ce que tu veux». Avec un sujet aussi délicat politiquement, la série était vouée à provoquer une polémique dès sa genèse, qui plus est dans le climat politique actuel aux États-Unis. History Channel avait choisi fin 2009, Joel Surnow, producteur talentueux mais s'affichant ouvertement à droite pour le réaliser. D'après le magazine Hollywood Reporter, les filles du clan Kennedy, Caroline - fille de JFK - et Maria Shriver sa nièce et épouse d'Arnold Schwarzenegger avaient entamé leur travail de sape avant même que le tournage ait commencé, début 2010. Elles bénéficiaient d'appuis solides. Plusieurs historiens ainsi qu'un réalisateur démocrate engagé, Robert Greenwald, ont dénoncé la première version du script. Puissance passée L'ancien conseiller de JFK, Theodore Sorensen, récemment décédé, avait alors fustigé une interprétation «vengeresse» et «mal intentionnée» de l'Histoire. L'historien David Talbot, dont la biographie des Kennedy a servi aux auteurs de la série, avait été particulièrement outré par la présentation d'un président soi-disant peu enclin, sous la pression de son père, à lutter contre le parrain Sam Giancana. Le sujet fait toujours débat chez les tenants de la théorie du complot et de son assassinat par la mafia. Robert Greenwald connu pour ses documentaires critiques de l'administration Bush, avait qualifié la série de « soap opera de la pire sorte » et lancé le blog stopkennedysmears.com (arrêtez de diffamer les Kennedy), sur lequel il enregistrait les critiques d'historiens. «Nous avons gagné, écrit-il aujourd'hui. Plus de 50.000 personnes ont dit qu'elles ne regarderaient pas la série tant que la chaîne continuerait à présenter de la fiction politisée comme des faits historiques.» Caroline Kennedy et Maria Shriver auraient fait pression jusqu'à ces dernières semaines sur les patrons de NBC Universal qui contrôle avec Walt Disney et Hearst, le réseau AETN (History Channel). Les producteurs de la série cherchent un autre diffuseur, en vain pour l'instant. C'est dire si le clan Kennedy n'a pas tout perdu de sa puissance passée. Cette affaire rappelle les mésaventures d'une autre série télé, The Reagans en 2003. Elle avait été déprogrammée par CBS qui avait cédé aux pressions. Les milieux républicains estimaient que la série montrait un président trop insensible aux ravages du sida. The Reagans avait finalement été diffusée sur une autre chaîne, Showtime. La mauvaise publicité faite à la saga des Kennedy pourrait de la même manière, inciter une autre chaîne à se jeter à l'eau. La saga sera diffusée hors des États-Unis Si les téléspectateurs américains risquent d'être privés de The Kennedys , la série sera, en revanche, vue dans une trentaine de pays. En Grande-Bretagne, elle sera diffusée par la BBC ainsi que sur History Channel. En France, elle pourrait être programmée sur Canal +. La chaîne cryptée est la seule, pour l'instant, qui s'est montrée intéressée par la saga de la famille du président assassiné mais elle n'en a pas encore acheté les droits de diffusion. Par Adèle Smith----------
Gollnisch affiche son soutien à la libération du négationniste Reynouard (AFP) – 7 févr. 2011
PARIS — Le candidat malheureux à la présidence du Front national et député européen Bruno Gollnisch a annoncé sur son blog soutenir une pétition pour la libération du négationniste Vincent Reynouard et l'abrogation de la loi Gayssot sur la contestation des crimes contre l'humanité. Cette annonce, diffusée vendredi sur le blog de M. Gollnisch, est intervenue au lendemain de la parution dans Le Point d'une interview de la nouvelle présidente du parti, Marine Le Pen, où elle déclare que ce qui s'est "passé" dans les camps nazis "est le summum de la barbarie". Mme Le Pen y déclare également que "tous ceux qui font preuve d'ambiguïté" sur le rôle de l'armée allemande pendant la Seconde guerre mondiale et la Shoah "(l)'agacent au plus haut point". "Bruno Gollnisch a décidé d'apposer son nom à la pétition initiée par le journaliste et historien Paul-Eric Blanrue +pour l?abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard+, devenant ainsi le premier parlementaire français à énoncer par cet acte solennel son attachement à la liberté d?expression", indique le député européen FN. Le site internet de la pétition indique que cette dernière a été lancée en août et clôturée le 25 octobre dernier. Vincent Reynouard, âgé d'une quarantaine d'années, est actuellement incarcéré à Valenciennes (Nord) après une condamnation à un an de prison ferme, confirmée en appel (juin 2008), pour contestation de crime contre l'humanité. En fuite, il avait été arrêté à Bruxelles en vertu d'un mandat d'arrêt français. Ancien professeur de mathématiques, révoqué de l'Education nationale, M. Reynouard était poursuivi pour avoir, en 2005, écrit et envoyé à des syndicats d'initiative, des musées et des mairies dans toute la France un fascicule de 16 pages intitulé "Holocauste? Ce que l'on vous cache". Le texte qualifiait notamment de "vieux thème de propagande" le "gazage des êtres humains" et jugeait "impossible" l'extermination de "six millions de juifs entre 1940 et 1945".------------
excessif.com Par Olivier CORRIEZ - 26 février 2011 César 2011 : le nouveau sacre de Roman Polanski
---------
Le cinéaste Roman Polanski arrêté à Zurich
LEMONDE.FR | 27.09.09 | 12h22 • Mis à jour le 28.09.09 | 08h45
--------
Par Ségolène Gros de Larquier
Le Point.fr - Publié le 10/03/2011 à 19:08 - Modifié le 10/03/2011 à 19:09
L'annulation de l'invitation de la présidente du FN lors de l'émission politique de Radio J, dimanche, fait débat.
-------
Reuters - Publié le 05/04/2011 à 16:15 - Modifié le 05/04/2011 à 16:16 lepoint.fr Emile Picy et Sophie Louet, édité par Patrick Vignal
PARIS (Reuters) - François Fillon a accusé mardi les socialistes d'instruire un "procès stalinien" contre Claude Guéant, dont des propos sur les musulmans sont à l'origine d'une nouvelle polémique.
---------
Publié le 20/12/2010 | 11:43 AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT france2.fr
Nouvelle condamnation pour Hortefeux
--------
Lars von Trier exclu: "Une réaction exagérée"
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 19/05/2011 à 19:00
-------
Facebook pour les moins de 13 ? Non merci ! David Abiker - Vent des blogs | Mercredi 25 Mai 2011 à 05:01 | Marianne2.fr
Mardi s'ouvrait à Paris l'eG8, réunissant les grands noms de l'internet mondial. Dans le même temps, Marc Zuckerberg, créateur du réseau social Facebook, a proposé d'ouvrir le site aux moins de 13 ans. David Abiker, sur son blog, explique à sa fille pourquoi elle n'ira pas poker!
Le débat est donc lancé alors même que démarre l’eG8 : « Faut-il ouvrir Facebook aux moins de 13 ans ? ». Marc Zuckerberg, le patron du réseau social y songe et avance la raison formelle suivante : « Ma philosophie c’est qu’en matière d’éducation, il faut commencer très jeune ». Cette phrase va faire le tour du monde. Elle me contraint en tant que parent, à donner mon avis. Et je réponds non à Marc Zuckerberg. Je m’oppose, je me cabre au nom de la responsabilité que je ne compte pas lui déléguer et au nom de mes valeurs. Relisons l’argument invoqué par Marc Zuckerberg pour justifier la porte qu’il entend aujourd’hui enfoncer : « Ma philosophie c’est qu’en matière d’éducation, il faut commencer très jeune ». Cette phrase est intéressante puisqu’elle suggère que Marc Zuckerberg détient les clés d’une philosophie de l’éducation, pas moins.
C’est donc son projet éducatif qui s’oppose au mien dans cette affaire. Mon projet à moi, et ça vous surprendra peut-être, c’est d’éloigner ma fille des écrans et de Facebook coûte que coûte et le plus longtemps possible. Pourquoi ? Parce que j’ai justement un projet éducatif qui échappe totalement à Marc Zuckerberg qui n’a pas d’enfant mais qui a un projet pour tous les enfants du monde. C’est un projet pédagogique de père qui vaut ce qu’il vaut mais qui s’appuie sur plusieurs constats. Le premier constat est celui d’une expérience assez simple. Elle a consisté à laisser ma fille accéder librement aux écrans un jour et le lendemain à verrouiller l’accès à ces mêmes écrans. Le premier jour ma fille a déjeuné en 5 minutes, n’a pas adressé la parole à sa sœur cadette et a passé l’heure et demi de sa pause déjeuner à utiliser ces écrans : jeux, télé, internet. Certes elle n’a pas rencontré de pédophile ; non, elle n’a pas vu de vidéos violentes, non elle n’est pas tombée en syncope après un excès de console Nitendo.
-------
Un premier mort dans les émeutes en Grande-Bretagne
Par lefigaro.fr Publié le 09/08/2011 à 16:28
--------
Claude Guéant "regrette" ses propos sur les Comoriens de Marseille
LEMONDE.FR avec AFP | 14.09.11 | 15h37
---------
--------
"Délinquants roumains" : "Guéant chasse sur le terrain de Le Pen"
Publié le 12-09-11 à 15:39 Modifié à 17:28 par Le Nouvel Observateur Interview de Stéphane Maugendre, président du Gisti, par Anne Collin.
--------
Sapin (PS) "comprend" la manifestation anti-Marine Le Pen
Publié le 07.12.2011, 19h45 leparisien.fr
-------
ACTUALITÉ Politique
Vote sur le génocide arménien: colère de la Turquie Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/12/2011 à 17:07 | publié le 22/12/2011 à 14:34
---------
Débat sur le génocide vendéen
AFP Publié le 22/12/2011 à 14:05 lefigaro.fr
--------
«Injures» à Zidane : Alévêque «ne renie rien»
Par Gabriel Petitpont Publié le 02/02/2012 à 20:51 Figaro.fr
--------
Roman Polanski a reçu samedi son troisième César du meilleur réalisateur pour The Ghost Writer.
A 77 ans, Roman Polanski jouit d'une réputation de cinéaste culte et respecté. L'Académie des Arts et Techniques du cinéma ne s'y est pas trompée samedi soir en lui remettant un nouveau César du meilleur réalisateur pour son film The Ghost Writer. C'est la troisième fois que Roman Polanski reçoit cette distinction obtenue en 1980 avec Tess et 2003 avec Le Pianiste. Il devient par la même occasion le réalisateur le plus titré de l'histoire des César.
Roman Roman Polanski a pourtant galéré pour pouvoir terminer son film qui raconte l'histoire d'un nègre littéraire, qui en acceptant de rédiger les mémoires d'un ancien Premier ministre britannique, va se retrouver mêler à une affaire politico-criminelle. Le cinéaste, d'abord emprisonné en Suisse, suite à une demande d'extradition des Etats-Unis dans une affaire de crime sexuel sur une mineure de 13 ans, datant de 1977, est placé en résidence surveillée dans sa maison de Gstaad. C'est de là qu'il termine la production du film en donnant des consignes à ses collaborateurs.
Il ressort de The Ghost Writer certainement l'un des meilleurs films de Roman Polanski, un thriller paranoïaque qu'il a adapté du roman de Robert Harris. D'ailleurs le film a également reçu le César de la meilleure adaptation, récompensant les deux hommes qui ont travaillé sur le scénario.
Après ce sacre, Roman Polanski pourrait prendre une retraite bien méritée, mais il préfère rester actif et a démarré ces derniers jours son nouveau tournage, Le Dieu du carnage, nouvelle adaptation d'un roman de Yasmina Reza. En tête d'affiche de ce nouveau film, Jodie Foster, qui présidait la cérémonie des César cette année.
Un porte-parole du ministère de la justice suisse a confirmé qu'il était en "détention provisoire en attente d'extradition", mais qu'il pouvait faire appel de la décision.
Le réalisateur de Chinatown et Rosemary's Baby a fui les Etats-Unis en 1978, après avoir plaidé coupable dans une affaire de mœurs. Il est accusé d'avoir eu une relation sexuelle avec une jeune fille de 13 ans. Polanski avait au départ fait l'objet de six chefs d'inculpation, et notamment de viol, pour avoir eu une relation sexuelle avec elle après lui avoir fait consommer du champagne et de la drogue. Il a rejeté l'accusation de viol mais a plaidé coupable de relation sexuelle avec une mineure, ce qui est passible de 20 ans de prison.
S'il est extradé aux Etats-Unis, le cinéaste, âgé de 76 ans, pourrait finir sa vie en prison.
Polanski avait alors passé 47 jours en prison. Fin janvier 1978, au lendemain d'une réunion entre ses avocats et un juge lors de laquelle ce dernier avait laissé entendre qu'il allait le renvoyer sous les verrous, Roman Polanski avait pris un avion pour l'Europe et avait élu domicile en France.
UN DOCUMENTAIRE SUR SON PROCÈS
Le cinéaste a ensuite dénoncé les conditions du procès : en juin dernier, ses avocats ont plaidé pour obtenir l'abandon des charges pour détournement de mineure, dénonçant des vices de forme dans la procédure. Se fondant sur les éléments nouveaux mis au jour par un film documentaire réalisé par Marina Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired, ses avocats ont assuré que ce dossier "a été infecté depuis le début par des manquements à l'éthique professionnelle" de la part des magistrats. Mais l'absence de Polanski, qui aurait dû se constituer prisonnier pour comparaître, a certainement joué en sa défaveur.
La victime elle-même est favorable au classement de l'affaire. La jeune Samantha Geimer avait confié en 2003 au Honolulu Star-Bulletin qu'elle avait accepté de poser pour des photographies que Roman Polanski allait prendre pour Vogue, rappelle l'agence BNOnews : "J'ai eu un peu peur à la fin [de la deuxième séance de photos], et j'ai compris qu'il avait d'autres intentions, (...) mais je ne savais pas comment m'en sortir". Elle a également accusé Polanski de lui avoir fait boire du champagne et de l'avoir droguée pour pouvoir abuser d'elle.
Son départ précipité pour la France, n'a pas empêché Roman Polanski de faire carrière. Sa consécration est assurément en 2002, au moment de la sortie du Pianiste, qui a cumulé les récompenses : Palme d'Or à Cannes, il reçoit trois Oscars et sept César en 2003. Logiquement, il ne s'était pas présenté à Los Angeles en 2003 pour recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur décroché pour le Pianiste.
Le Festival du film de Zurich devait lui remettre dimanche soir un prix pour l'ensemble de son œuvre. Son arrestation a "choqué" les participants, selon les organisateurs, qui assurent que la rétrospective consacrée à ses œuvres est maintenue. De son côté, un représentant de la police cantonale a précisé que "l'arrestation de Roman Polanski s'est faite sur ordre de Berne" sans toutefois donner plus de précisions.
La bande annonce du documentaire sur l'affaire Polanski -Roman Polanski: Wanted and Desired
Mais lorsqu'on écoute ce qu'il a dit, ce n'est qu'une taquinerie mal placée, du sarcasme et de la provocation", a-t-il estimé, cité par l'agence danoise Ritzau. "Ce qu'il a dit est très déplacé, mais ce n'est pas du tout une raison pour que le festival réagisse ainsi", a-t-il souligné.
Selon le délégué général du festival Thierry Frémaux, les deux actrices deMelancholia, Kirsten Dunst (visiblement très mal à l'aise durant la conférence de presse) et Charlotte Gainsbourg, avaient menacé de ne pas monter les marches du Palais pour la projection officielle s'il ne s'expliquait pas.
"Ces propos sont d'autant plus incompréhensibles que la femme de Lars Von Trier est de confession juive et ses enfants sont de confession juive", a également relevé Thierry Frémaux, qui connaît bien le réalisateur et l'a dit "consterné". "C'est une de ces provocations auxquelles il nous a habitués", a-t-il ajouté, relevant que le cinéaste est arrivé à Cannes avec les deux poings tatoués du mot "FUCK" qu'il a exhibés à l'envi. "Je préfère penser que ce sont des propos qui relèvent de la bêtise", a pour sa part glissé M. Jacob, pour qui cette sanction constitue une première en 64 ans de festival.
L’installation d’un magistrat de liaison roumain à Paris d’ici quelques semaines permettra d’organiser le rapatriement des mineurs délinquants dans leur pays. Si ces derniers ont des parents présents en France, ils leur seront remis avant d’être rapatriés. Dans le cas où on n’a pas connaissance de la présence des parents sur notre territoire, ces mineurs seront confiés au service d’aide à l’enfance roumain.
C’est un élément nouveau dans notre paysage, car ce service n’était pas reconnu comme étant aux normes au niveau international. C’est désormais le cas. Mais ces mesures d’éloignement ne seront possibles que dans le cadre d’une procédure judiciaire.
Nous allons également faire en sorte, avec le concours de la justice roumaine, de saisir les avoirs criminels de ces chefs mafieux.
Pensez-vous que ces mesures seront suffisantes ?
Les contrôles dans les aéroports et les gares de bus internationaux vont aussi être renforcés. Les Roumains sont membres de l’Union européenne, mais il ne suffit pas d’être membre de cette Union pour avoir le droit au séjour.
Nous pouvons reconduire chez eux les gens qui causent des troubles à l’ordre public ou bien qui se maintiennent sur notre territoire sans ressources régulières. Sur ce point, nous allons faire beaucoup plus que nous ne l’avons fait jusqu’ici. Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, va aussi interdire la mendicité sur les Champs-Elysées en signant un arrêté dès cette semaine.
Le Parisien
Claude Guéant rebondit sur le même terrain que Marine Le Pen. C'est assez pathétique, mais ce n'est pas étonnant. La garde rapprochée du président de la République chasse sur le terrain du Front national.
S'agit-il de véritables propositions politiques ou de simples effets d'annonce, selon vous ?
Il faut lire avec attention les déclarations de Claude Guéant. On balance des chiffres pour faire peur et on dit ensuite, "nous allons prendre des mesures". Pourtant, il faut rester très prudent avec les chiffres. Claude Guéant parle de "4.800 mis en cause Roumains interpellés par la police de Paris sur les sept premiers mois de l'année 2011". Qu'est-ce que cela veut dire ?
Il ne peut s'agir que de statistiques du Stic (Système de traitement des infractions constatées créé en 2001). C'est un fichier très controversé où l'on met beaucoup de choses.
La question à se poser est donc : qu'en est-il réellement ? Par ailleurs, Claude Guéant établit une comparaison par rapport à l'année dernière. Ces chiffres ne prouvent absolument pas qu'il y a une hausse de délinquance - une délinquance que je ne nie pas pour autant - simplement des chiffres. Cela fait partie d'une politique de chiffres que les policiers sont chargées d'appliquer.
Dans le Parisien, Edouard Connelly, président de Hors la rue, parle d'annonces "juridiquement" très discutables. Qu'en pensez-vous ?
Les mesures annoncés sont incompréhensibles et complètement à côté de la plaque. Il faut savoir que les reconduites à la frontière et les expulsions sont interdites par la loi (Ordonnance de 45). Le gouvernement avait déjà essayé de dissimuler des renvois forcés l'année dernière et le Conseil constitutionnel était intervenu. Il était prévu que le procureur de la République puisse décider seul d'un rapatriement, même pour les mineurs.
Il s'agissait donc d'expulsions déguisées. Le Conseil constitutionnel a donc retoqué la loi et imposé l'avis d'un juge des enfants. C'est pourquoi, cette nouvelle annonce de Claude Guéant nécessiterait un nouvel accord Franco-roumain pour être validé. De plus, au vu du calendrier électoral, on n'est pas du tout sûr que cela soit voté avant la prochaine législature.
Ne pensez-vous pas qu'il s'agit en fait d'une stigmatisation des roms ?
Il est évident que ceux qui sont véritablement visés sont les Roms. C'est pour ça que je dis que l'on est dans la droite ligne du discours de Grenoble. Le fait de viser une nationalité est extrêmement dérangeant. Le travail contre la délinquance n'a pas à être cité en fonction de la nationalité.
Dans les statistiques, on lit Roumains et pas Roms, c'est pour cette raison que Claude Guéant ne peut pas aller plus loin. Le pire est que ce type d'annonce fonctionne car elle se base sur le fantasme.
"On a a le droit de manifester, heureusement, et ensuite si l'un ou l'autre recule, c'est sa responsabilité", a poursuivi M. Sapin.
Plus d'une centaine d'étudiants et de militants anti-FN ont empêché mardi la venue à l'université Paris-Dauphine de Marine Le Pen, qui a dénoncé des "milices de gauche" et demandé à toute la classe politique, particulièrement au candidat PS, de condamner ces "procédés inadmissibles".
Vice-président du FN, Louis Aliot a vu dans les propos de Michel Sapin un "soutien explicite" relevant de "l'incitation à la violence" et qui "prouve que les socialistes n'ont pas rompu avec leurs origines totalitaires".
Dans une interview au Talk Orange/Le Figaro à paraître jeudi, Marine Le Pen juge également que Michel Sapin "incite à la réitération" de "violences" à son égard.
L'appel à protester avait été lancé notamment par l'UEJF (étudiants juifs de France), l'Unef (syndicat étudiant de gauche), SOS Racisme, le NPA, les jeunes socialistes (MJS) etc., "des organisations qui dépendent directement du Parti socialiste", a dit Marine Le Pen.
"Est-ce que l'on va accepter que dans notre pays cette campagne présidentielle qui démarre se déroule dans la violence (...), que l'on permette à des responsables politiques et notamment là socialistes, d'inciter des organisations, des milices de gauche, à venir perturber ma campagne par la force, par la violence, par la peur?", demande Marine Le Pen.
L'humoriste y déclarait à propos de l'ancien footballeur Zinedine Zidane: «Ce mec est un panneau publicitaire qui a trois neurones (…) et qui maintenant profite de son image à outrance (…) Ambassadeur de Danone, qu'il crève dans le yaourt!». Se moquant du statut d'icône marchande acquise, selon lui, par l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France, il avait ensuite déclaré sur France 2, «c'est une forme de prostitution. Ce mec est une pute». Il ajoutait que le footballeur était «lisse» et «con comme une bite».
Blessé, Zinédine Zidane a cité l'artiste en justice pour injure et lui réclame 75.000 euros de dommages et intérêts pour des propos brocardant son supposé manque d'intelligence et sa présumée cupidité.
Jeudi, Christophe Alévêque comparaissait donc, avec le journaliste ayant retranscrit ses propos et le directeur de la publication du magazine, devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris.
«Je ne renie rien de ce que j'ai dit»
Dans la salle, pleine de monde, l'humoriste donne le ton: «Si je devais avoir des procès pour toutes les personnes que j'attaque en spectacle, je pense que je camperais ici», ironise le comique, regrettant que «le chemin de la caricature se restreigne de plus en plus».
A un moment, la présidente Anne-Marie Sauteraud s'étonne qu'il ait employé une expression telle que «con comme une bite». Mais, répond-il, «dans mes spectacles, j'emploie ça régulièrement», et puis surtout, là, «je pouvais pas dire con comme ses pieds…», lance-t-il, sûr de son effet sur une assemblée parcourue par un gloussement.
Et il persiste et signe: «Je ne renie rien de ce que j'ai dit», a-t-il lancé au tribunal, maintenant ses accusations de mercantilisme à l'égard de Zinedine Zidane, assurant qu'il ne faisait que jouer son «rôle de bouffon» et ne pouvait à ce titre être condamné pour injure.
«C'est cette liberté qu'a toujours eu le bouffon qui était le seul qui pouvait s'attaquer au roi». Pour lui, «l'humour ne va jamais trop loin».
«L'humour, ce n'est pas la vulgarité»
Pour l'avocat de la partie civile, au contraire, «l'insulte ne peut pas être tolérée au nom de la liberté d'expression». Selon lui, «c'est l'honneur et la dignité» de son client qui sont en cause.
Une position soutenue par la procureur: «Je ne crois pas que la vulgarité élève le débat» a-t-elle déclaré. «Doit-on mettre un signe «égal» entre humour et vulgarité»?
Réponse le 22 mars, date à laquelle le jugement a été mis en délibéré.