Galoupin de Villezeau

Contre Sarko tout azimuth.

Mai 2011. Affaire Clearstream, appel : "C'est la faute à Sarko" ; La Trahison de Marie-Laure, comme Cécilia ; Marie-Laure n'est pas Anne Sinclair

Avril 2009. Villepin espère se présenter à la présidentielle en 2012 Par Reuters, publié le 24/04/2009 à 20:40 lexpress.fr
PARIS - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dit souhaiter que les circonstances lui permettent une candidature à la présidentielle de 2012.

"L'élection c'est une question de circonstances, quelle que soit l'élection, à quelque poste que ce soit. En l'occurrence, il se trouve que ça ne s'est pas présenté, mais je souhaite fort que cela soit possible, oui bien sûr. Nous verrons bien", a-t-il dit sur l'émission "Comme un vendredi" de France 3.

Mis hors-course en 2007 en raison de la crise du Contrat première embauche (CPE) et de sa mise en cause dans l'affaire Clearstream alors qu'il était à Matignon, Dominique de Villepin doit comparaître en correctionnelle à Paris, à partir de septembre prochain.

Il sera jugé à partir de septembre pour "complicité de dénonciation calomnieuse" sous l'accusation d'avoir utilisé les faux listings de la société Clearstream en vue de déstabiliser Nicolas Sarkozy dans le course à l'Elysée. Il nie les charges et voit le dossier comme politique.

Nicolas Sarkozy sera partie civile contre lui dans ce procès, un face-à-face entre un président en exercice et un ex-chef de gouvernement qui sera une "première" historique dans les annales judiciaires du pays.

Depuis plusieurs mois, Dominique de Villepin a fait savoir qu'il avait réuni autour de lui quelques députés et élus fidèles. Il s'en est pris à plusieurs reprises à la stratégie de l'Elysée dans la crise économique et à d'autres éléments de sa politique, comme le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan.

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Voici.fr Le Mardi 24 Mai 2011 - 15:50 Marie-Laure de Villepin parle de sa séparation « C’est douloureux pour tout le monde »

La nouvelle a surpris et pourtant elle était effective depuis plusieurs mois : Marie-Laure de Villepin s’est séparée de son mari après 25 ans de mariage. Elle se confie sur cette épreuve.

Elle l’a accompagné pendant des années, affrontant avec lui les difficultés de la vie politique. Mais aujourd’hui, Dominique de Villepin se bat seul. Son histoire avec Marie-Laure, avec qui il a été marié pendant 25 ans et a eu trois enfants (Marie, Arthur et Victoire), est désormais terminée.

« L’engagement politique, c’est sa vie. Pour ma part, j’ai joué le jeu pendant des années et je veux tourner la page. Mais lui a décidé de continuer, résume-t-elle dans les colonnes de Gala. Je prends donc un autre chemin. C’est douloureux pour tout le monde ».

Certains lui reprochent de médiatiser cette séparation en plein procès Clearstream ? Marie-Laure répond : « Ce n’est pas un abandon au moment où reprend l’affaire, car nous sommes déjà séparés depuis plusieurs mois ».

Sans laisser la place au doute, elle confie que le plus difficile a été « la solitude ». « La politique est un combat et pour l’entourage, c’est dur », admet-elle. Alors quand elle quitte Matignon en 2007, elle enfile à la dernière minute une veste de Franck Sorbier, où était écrit « Adios, Salut, Bye-bye, Ciao ciao ». « C’était une surprise pour mari. […] Un clin d’œil. J’imaginais alors que nous allions avoir une autre vie et laisser la politique derrière nous », se souvient Marie-Laure.

D’autant que jeune, Dominique de Villepin ne se prédestinait pas à une telle carrière. « Quand je l’ai épousé, c’était un diplomate, et pas un politique. J’ai été trompée sur la marchandise, s’amuse-t-elle. Ce qui m’a séduite, c’est son talent pour expliquer les grands problèmes du monde ».

Aujourd’hui, loin des ors de la République, Marie-Laure de Villepin s’adonne à sa passion, la sculpture, et vit désormais dans son atelier dans le 17e arrondissement de Paris. Elle travaille des cocos de mer, les grosses graines que l’on trouve aux Seychelles (le prince William et Kate Middleton en ont reçu une pour booster leur vie sexuelle) en utilisant la technique de la dorure à la détrempe. Elle exposera d’ailleurs ses œuvres à la Venise Galerie Gianni Seguso du 2 juin au 6 octobre pendant la Biennale. Le début d’une nouvelle vie. M-A.K.

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26/05 | 07:00 | mis à jour à 09:31 | Valerie de Senneville lesechos.fr Clearstream : Villepin continue de mettre en cause Sarkozy

Les avocats de l'ex-Premier ministre ont demandé hier une relaxe « franche et sans équivoque » pour leur client en ressuscitant la thèse du complot politique.

L'ex-Premier ministre se lance dans une énième tentative de rebond

Il n'est plus partie civile, mais il est resté l'adversaire préféré de la défense. Après la relaxe de Dominique de Villepin en première instance dans l'affaire Clearstream, en janvier 2010, Nicolas Sarkozy avait décidé de retirer sa constitution de partie civile.

Le parquet avait néanmoins décidé de faire appel. Mais jamais absent n'aura été aussi présent dans une audience. Deux jours après le réquisitoire, où l'avocat général a réclamé quinze mois avec sursis contre Dominique de Villepin poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse dans cette vaste affaire de dossiers bancaires falsifiés, la défense de l'ancien Premier ministre a ressuscité la thèse du complot politique au profit cette fois de leur client : l'affaire n'aurait jamais prospéré si Nicolas Sarkozy ne s'était pas impliqué dans le dossier.

Ils ont été trois à se répartir le travail de sape des arguments de l'accusation : Luc Brossollet, Olivier d'Antin et Olivier Metzner. A l'origine, a plaidé Olivier Metzner, sans jamais citer le nom du président de la République, « un homme l'a (Dominique de Villepin NDLR) présenté à la France entière comme coupable » !
Et cet homme « mécontent que la justice vienne dire le contraire de ce qu'il attendait (Dominique de Villepin a été relaxé en première instance) » aurait demandé au parquet de faire appel.

« On cherche par tout moyen à condamner Dominique de Villepin, même si c'est au mépris du droit », s'est emporté Olivier Metzner, qui s'est ensuite livré à son jeu favori : le tir à vue sur les arguments de droit développé par l'accusation.

Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu stopper Jean-Louis Gergorin, qui répandait la calomnie.
Luc Brossollet a, lui, mis en doute sans scrupule la crédibilité du général Rondot venu témoigner au procès en appel et dont les carnets sont au coeur du dossier.

Un délit « imaginaire »

Auparavant, Olivier d'Antin avait fait preuve d'ironie devant la cour en rendant « hommage à l'inventivité remarquable du parquet », pour un délit - la complicité par abstention -qualifié par l'avocat d'« imaginaire ». « Je suis persuadé que la cour ne sera pas convaincue par cette fable », a-t-il conclu en demandant « une relaxe franche et sans équivoque ». Car « votre robe, ce n'est pas un tablier de boucher », a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination « à un croc de boucher ».

Le procès en appel se termine ce soir avec les plaidoiries de la défense d'Imad Lahoud et de Jean-Louis Gergorin et le verdict est attendu à l'automne. VALÉRIE DE SENNEVILLE, Les Echos

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