Michel Noir reste mis en examen dans l'affaire des "comptes suisses"

LYON, 21 fév. 2001 (AFP) - La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon a rejeté mardi (20 février 2000) une requête demandant l'annulation de la mise en examen de l'ex-maire de Lyon Michel Noir dans l'affaire des "comptes suisses", a-t-on appris mercredi (21 fév. 2001) de source judiciaire.

Dans cette affaire, Michel Noir a été mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux.

Il lui est reproché d'avoir perçu entre 1986 et 1992 plusieurs millions de francs que son gendre, Pierre Botton, serait allé retirer en Suisse sur des comptes ouverts au nom de sociétés écrans panaméennes alimentées par le groupe Bouygues, une filiale du groupe Dumez et une autre du groupe suisse Sulzer. Ces accusations, qui se fondent notamment sur les déclarations de Pierre Botton, ont toujours été contestées par son beau-père.

L'avocat de Michel Noir, Me François Saint-Pierre a indiqué à l'AFP qu'il formait un pourvoi en cassation. Dans le cas d'un nouveau rejet, Michel Noir serait renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon.

"La Cour de Justice de la République a démontré qu'il n'y avait aucune charge de recel contre Michel Noir", a expliqué Me Saint-Pierre, "il n'y a aucune explication valable pour que Michel Noir soit jugé à Lyon alors qu'il a été reconnu étranger aux faits à Paris", a-t-il ajouté.

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