Portrait positif (Libération, 29 août 2008)
Affaire de la Mnef : 8 ans de procédure (1998-2006) 6 mois avec sursis
Jean-Christophe Cambadélis

Août 2011 : Heureux et furieux pour son patron DSK, qu'il souhaite rester "marginalisé".
Mai 2011 : Massacres en Syrie de la minorité alaouite au pouvoir contre les sunnites rebelles, il faut "continuer à hausser le ton" disent Jean-Christophe Cambadélis et Laurent Fabius ; affaire Strauss-Kahn : le traumatisme du lieutenant fidèle
Janvier 2011 : Guerre inter-trotskienne ; Cambadélis, l'homme de DSK, attaque violemment le camarade Mélenchon

Octobre 2009 : Camba se marie et fait la fête à l'Institut du Monde Arabe, avec DSK comme témoin et sans Royal ...
Avril 2009 : Européennes, un vote sanction contre Sarkozy
Décembre 2008 : "Soutien" Martine, qui le promeut à l'Europe et à l'International
Mai ... 2008 : Pour Dominique contre Ségolène
Mars 2006 : Un procès non fictif ; huit mois, avec sursis, demandés ; 6 mois accordés le 02 juin 2006 ;
Avril 2003 : Cambadélis en correctionnelle
(Décembre 2002, l'"ancien" trotskiste) Cambadélis contre Attac

(Octobre 2002, l'"ancien" trotskiste) Cambadélis jette de l'huile sur feu la gauche plurielle
Dans un livre, il analyse sévèrement la défaite du 21 avril (2002).

Jean-Christophe Cambadélis brise l'omerta. Le député de Paris est le premier dirigeant du PS à oser analyser en profondeur les raisons de la débâcle du 21 avril dans une longue note éditée par la Fondation Jean-Jaurès, le think tank lié au PS, et publiée par Plon (1).
Lionel Jospin muet, François Hollande prudent et les caciques socialistes encore comateux, la faillite jospiniste n'avait donné lieu, jusqu'ici, de la part de ses acteurs, qu'à deux productions éditoriales approximatives : la version règlement de comptes de Marie-Noëlle Lienemann (Ma part d'inventaire, Ramsay), et les états d'âme de Sylviane Agacinski (Journal interrompu, Le Seuil).

Proche de Lionel Jospin de longue date, «Camba», qui milita dans la même organisation trotskiste que l'ex-Premier ministre (l'OCI), offre, lui, une grille de lecture globale de la défaite. Sans complaisance pour les socialistes en général, et Jospin en particulier.

Mauvais camarades.
Co-inventeur de la gauche plurielle, dont il posa la première pierre lors des Assises de la transformation sociale, après la déroute électorale de 1993, Cambadélis a la dent dure avec une créature qui a peu à peu échappé aux socialistes. Cette «nouvelle synthèse politique» s'est déréglée après les municipales de mars 2001 : «Nos partenaires en vinrent à ne plus entretenir à l'égard de cette organisation qu'un rapport tacticien.» Il accuse les partenaires du PS (Verts, PCF, chevènementistes et radicaux de gauche) d'être dépourvus d'«existence électorale», de «n'envisager leur progression électorale qu'au détriment du PS» donc, de ne se définir «que par rapport au PS, pour mieux se distinguer de lui, fût-ce artificiellement». Le réquisitoire conclut sur un jugement sans appel : «Sans les attaques de nos partenaires contre le gouvernement auquel ils participaient, Jospin aurait été présent au second tour».

La gauche plurielle exécutée, il dissèque ensuite les carences du gouvernement Jospin et les erreurs du candidat lui-même. Après les grandes réformes du début de législature, le Premier ministre a été incapable de donner corps à la «deuxième étape» qu'il appelait de ses voeux à l'automne 1999 : une «absence de second souffle» qui «se mua pour finir en essoufflement». Et Jospin a échoué à répondre aux «aspirations» jusqu'alors «écrasées sous l'obsession du chômage» (insécurité, pouvoir d'achat, etc.). En fait, dès l'échec (non assumé) des municipales de 2001, tous les ingrédients étaient en place pour la chute finale : une opinion «oscillant entre l'absence d'un réel ressen timent à l'égard du bilan de la gauche gouvernementale et l'absence d'un assentiment envers elle», une majorité divisée, l'émergence d'une «droite d'en bas», et les ravages du thème de l'insécurité. A ce climat dégradé, Jospin n'a répondu que «bon bilan», une «rhétorique» qui «fonctionna comme révélateur de l'autisme des élites. Il n'y a pas de bon bilan qui vaille quand on a peur d'être agressé», assène Cambadélis.

Errements psychologiques.
Il ne restait plus à la machine infernale de la campagne qu'à s'emballer pour conduire les socialistes au fond du gouffre. «Camba» n'y est pas étranger, lui qui fut l'un des principaux concepteurs d'une stratégie tout entière axée sur le second tour. Car une question meurtrière est demeurée sans réponse : Jospin «candidat pour quoi faire ?». «Faute d'avoir entendu Lionel Jospin s'exprimer sur le sujet, il nous faut interpréter avec les moyens du bord», note, cruel, l'auteur. Jospin s'est contenté de vouloir devenir «le point de rencontre de tous les ressentiments antichiraquiens», un «piège» qui ne lui a pas permis de «définir son dessein». Il a d'ailleurs «trop longtemps négligé» le projet, «ramené à une simple donnée technique de campagne». Cambadélis nourrit ce constat de faillite de considérations sur les errements psychologiques d'un Jospin «qui ne voulait pas être roi». Très soucieux de l'état de santé de la gauche, il était moins intéressé par la France: «Il ne percevait pas son action comme un destin mais comme un devoir.» Les mesquineries et rivalités d'une «armée mexicaine» en campagne, «l'absurde» huis clos de «l'Atelier», et le tardif «coup de barre à gauche» improvisé n'ont fait que plomber un candidat qui n'avait guère envie de présider, fût-ce «autrement».

Dépourvu de ce «rapport barrésien» à la France que pouvait entretenir, par exemple, Mitterrand, Jospin n'a pas voulu «renoncer à la gauche pour épouser la France». Le 21 avril au soir, il a renoncé aux deux.
(1) L'Etrange Echec, Plon, Paris, octobre 2002.
Libération, Par Renaud DELY, vendredi 04 octobre 2002, page 13

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Cambadélis: les socialistes doivent "résister à l'air du temps"

Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, estime que les socialistes doivent "résister à l'air du temps", même si "en apparence, le contexte sert ceux qui prônent un coup de barre à gauche".

"Si nous nous engagions dans un processus de radicalisation, nous perdrions notre âme réformiste, sans pour autant gagner sur le plan électoral", affirme-t-il dans un entretien à Libération publié lundi.

Il fait valoir que "la culture de gouvernement de gauche, c'est ce qui distingue un social-démocrate d'un communiste révolutionnaire".

Selon M. Cambadélis, "plusieurs voies s'ouvrent au PS: bricoler une synthèse a minima entre des exigences contradictoires, aller vers une modernisation à marche forcée (...), se réfugier dans une contestation radicale du libéralisme ou, comme je le souhaite, inventer un réformisme qui ne soit pas le pâle social-libéralisme promis à la gauche".

Jean-Christophe Cambadélis admet qu'au PS "la tentation existe" de courir après les anti-mondialisation. "Mais ce serait une erreur (...) Ce ne serait pas respecter les militants associatifs ou syndicaux que de leur faire croire que nous sommes d'accord en tous points avec eux. Il vaut mieux une bonne engueulade qu'une longue déception", ajoute-t-il.

Pour autant "ne pas leur courir après ne signifie pas que nous ne soyons pas à leur côté. C'est justement l'objet de notre prochain congrès que de définir l'identité du PS", explique M. Cambadélis.

Interrogé sur la poussée d'Alain Lipietz chez les Verts, il considère qu'"au moment où le PS s'interroge sur la façon de constituer une coalition durable, ce résultat nous signale que la partie est loin d'être gagnée".
PARIS (AFP), 2 Décembre 2002 9h29

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(avril 2003) MNEF : Cambadélis renvoyé en correctionnelle
Les faits étaient-ils prescrits ou non ? De cette réponse dépendait la suite de l'affaire des emplois fictifs de la MNEF. En janvier 2002, les juges d'instruction en charge du dossier s'étaient prononcés pour le renvoi devant le tribunal correctionnel de vingt-quatre personnes. La décision de la cour d'appel, très attendue dans la mesure où elle aura des répercussions sur le traitement de nombreuses affaires politico-financières en cours, devait ensuite être initialement rendue début février mais avait été reportée.

La sentence est donc finalement tombée ce vendredi : pour les magistrats, les faits ne sont pas prescrits, le procès peut donc avoir lieu. Outre Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste de Paris, Marie-France Lavarini, ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, a été renvoyée devant le tribunal. Le renvoi concerne également le syndicat étudiant l'UNEF-ID et l'association SOS-Racisme, mis en examen en tant que personne morale, ou encore l'ancien directeur général de la mutuelle, Olivier Spithakis.

Recours possible en cassation avant le procès

La question soumise à la cour d'appel se situait au coeur du débat récurrent sur la prescription en matière d'abus de biens sociaux. Elle ne portait pas sur l'appréciation des charges mais sur la date à partir de laquelle l'action publique est éteinte, c'est-à-dire à partir de laquelle les personnes ayant commis des délits ne peuvent plus être poursuivies.

La prescription de l'action publique, qui est de trois ans pour les délits, court, sauf dissimulation, à compter de la présentation des comptes annuels dans lesquels les dépenses litigieuses sont inscrites. La question centrale, très technique, tournait donc autour de la notion de "dissimulation". Malgré cette décision de la cour d'appel, le débat devrait a priori se poursuivre devant la Cour de cassation, ce qui devrait avoir pour effet concret de retarder encore un peu plus la tenue du procès sur les emplois fictifs de la mutuelle étudiante.
tf1.fr, news, Mis en ligne le 25 avril 2003

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(1er mars 2006) Pour Cambadelis, le procès de la Mnef n'est plus fictif
L'ex-numéro 2 socialiste, député de Paris et soutien de Strauss-Kahn, comparaît dans le cadre du financement du PS.

Il n'y a jamais de bons moments pour aller au tribunal, mais celui-là est peut-être l'un des pires. L'ancien numéro deux du PS, député du XIXe arrondissement de Paris, Jean-Christophe Cambadelis, est attendu ce matin au tribunal correctionnel de Paris pour comparaître dans l'affaire des emplois fictifs de la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef). L'instruction du dossier a été bouclée fin 2001. Mais les recours engagés par les prévenus ont pris du temps. Le procès s'ouvre donc en pleine prébataille pour l'investiture socialiste de la présidentielle 2007. Soutien indéfectible de Dominique Strauss-Kahn ­ qui fut lui aussi, naguère, mis en cause dans l'affaire ­, Cambadelis avait sûrement mieux à faire que de s'enfermer dans la 11e chambre correctionnelle, l'une des plus petites du tribunal.

Durant un mois, il aura tout loisir d'échanger certains pronostics avec Marie-France Lavarini. L'ancienne conseillère de Jospin, membre de l'équipe de campagne présidentielle en 2002, est, elle aussi, renvoyée devant le tribunal, aux côtés d'une vingtaine de prévenus parmi lesquelles SOS Racisme, des fédérations de FO et de la CFDT et, bien sûr, l'ex-syndicat étudiant Unef ID. Les anciens «camarades» gestionnaires de la Mnef, Olivier Spithakis et Jean-Michel Grosz, déjà condamnés dans un premier dossier de fausses factures (lire encadré), comparaissent devant le tribunal pour «détournement de fonds publics» et «abus de confiance». L'autre élu parisien poursuivi, le député socialiste Jean-Marie Le Guen, salarié par la Mnef de 1982 à 1997, a bénéficié pour sa part d'un non-lieu en fin d'instruction.

Ecarté.
«Monsieur Cambadelis vous invite à aller voir sur son site», répondait, hier, l'assistante parlementaire du député socialiste. Hélas ! les internautes étaient «trop nombreux» à se connecter. «Ça sature. Le blog semble surchargé», concédait la collaboratrice du député avant de diffuser le communiqué. «Je ne peux pas dire que j'aborde cette épreuve avec soulagement, mais il s'agit quand même pour moi d'un dénouement bien venu», écrit le député. «Cette épée de Damoclès m'a été opposée à chaque fois qu'une responsabilité politique de premier plan me fut proposée. J'ai été stoïque, mais si j'étais coupable, j'aurais déjà "payé dix fois" par les handicaps, les refus, voire l'opprobre, que cette "affaire" m'a causé.» A l'AFP, Cambadelis s'est montré plus explicite, lundi, déclarant qu'il n'avait «pas pu être ministre ou premier secrétaire du PS, ni candidat à la présidence de région» à cause de l'affaire. Fichue épée. Selon le député, les allégations de «financements occultes, trafic d'influences, système d'enrichissement» n'ont pas été retenues. Reste une «mise en cause résiduelle et vraisemblablement prescrite, dans un dossier annexe de "l'affaire Mnef".»

«Extrême pauvreté».
Le «résiduel» tient en deux chiffres. De 1991 à 1993, c'est en qualité de «sociologue» que Jean-Christophe Cambadelis a été rétribué à hauteur de 420 499 francs par la Mutuelle interprofessionnelle de France (MIF), une filiale de la Mnef destinée aux étudiants déjà actifs ou étrangers. Cambadelis était alors député, avec revenus afférents. Non réélu en 1993, il reçoit jusqu'en 1995 quelque 200 000 francs supplémentaires de la MIF, en tant qu'administrateur «chargé des contacts auprès des ambassades ou des universités». Seuls «trois documents manuscrits» attestent du «travail» du député. «Des écrits d'une extrême pauvreté», signale le magistrat instructeur, Armand Riberolles. Dans son ordonnance de renvoi, il conclut : «Les emplois occupés par Cambadelis peuvent être qualifiés de complaisance.» On se souviendra que Cambadelis a déjà été condamné, en janvier 2000, à cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende dans une affaire d'emploi fictif. Entre 1993 et 1995, il avait été salarié d'une société gestionnaire de foyers de travailleurs immigrés (Agos) entre les mains d'un ancien cadre du Front national. Auparavant, Cambadelis avait lancé le «manifeste contre le FN». Mais, nulle gêne, l'emploi en question relevait à ses yeux d'une «affaire privée».

La mise en cause de Marie-France Lavarini, en 2000, avait aussi de quoi inquiéter le candidat Jospin. Pour les anciens de la Mnef, il s'agissait bien d'un «emploi fictif politique». Ancienne secrétaire du PS à l'Assemblée, elle avait rejoint Jospin dès 1979, lorsqu'il était secrétaire national du PS. Elle était son attachée de presse au ministère de l'Education nationale, de 1988 à 1991, lorsqu'elle a été simultanément salariée par la Mnef en qualité de «chargée d'études». Du 1er janvier 1990 au 14 février 1993, Lavarini a perçu 397 435 francs de la mutuelle étudiante. Mais sa vie personnelle expliquait tout, s'est-elle défendue. Une séparation l'obligeait à faire face, seule, à un loyer mensuelle de 10 000 francs. Elle s'était tournée vers Jean-Marie Le Guen. «Peu de temps après, elle avait reçu par courrier un contrat de travail émanant de la Mnef, résume le juge. Mais cette structure n'avait pas fait appel à ses services.» Faute avouée, elle a partiellement remboursé la mutuelle en juin 2000.

«La toute-puissance de Spithakis trouvait sa consécration, notamment en matière d'embauche», analyse le juge d'instruction. Selon son ancien directeur de cabinet, Philippe Plantagenest, ces décisions tenaient du «fait du prince», d'un favoritisme ou d'un «lobbyisme dévoyé». Un autre cadre relevait «trois domaines réservés» de Spithakis : «Les jeunes ayant eu des fonctions électives locales, les syndicalistes détachés de FO et de la CFDT, et les personnalités politiques.»
Libération, 1er mars 2006, par Karl LASKE, QUOTIDIEN : mercredi 01 mars 2006, p. 14

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Huit ans d'affaire

Septembre 1998. Ouverture de l'information judiciaire visant des sociétés sous-traitantes de la Mnef.

Novembre 1999. Démission de Dominique Strauss-Kahn du ministère de l'Economie et des Finances.

Novembre 2001. DSK est relaxé ainsi que les dirigeants de la Mnef dans le volet financier CGE-Mnef, où il était poursuivi pour «faux et usage de faux».

Fin 2001. Clôture de l'instruction du volet emplois fictifs. Le député parisien socialiste Jean-Marie Le Guen bénéficie d'un non-lieu.

Novembre 2003. Olivier Spithakis et six autres dirigeants de la mutuelle comparaissent sur le système de fausses factures qui leur permettait de faire prendre en charge des travaux d'imprimerie d'élus.

Décembre 2005. Spithakis est condamné en appel à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis.
Libération, QUOTIDIEN : mercredi 01 mars 2006, p. 14

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vendredi 2 juin 2006, 15h18 Emplois fictifs de la Mnef: Cambadélis condamné à 6 mois avec sursis

PARIS (AFP) - Le député socialiste de Paris Jean-Christophe Cambadélis a été condamné vendredi à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la Mnef, par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

L'ancienne collaboratrice de Lionel Jospin,(peine amnistiée en juillet 2009), a été condamnée à quatre mois d'emprisonnement avec sursis.

Concernant les ex-dirigeants de la mutuelle étudiante, le tribunal a condamné l'ancien directeur général Olivier Spithakis à deux ans avec sursis, ainsi que 50.000 euros d'amende, et l'ancien président Jean-Michel Grosz à deux ans avec sursis et 150.000 euros d'amende.

Aucune des personnes condamnées n'a fait de commentaire à l'issue du jugement.

La peine infligée à M. Cambadélis ne comporte pas d'inéligibilité et est également amnistiable. Huit mois d'emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d'amende - sans peine d'inéligibilité - avaient été requis à l'encontre de l'élu parisien, convaincu d'avoir touché de 1991 à 1995 620.000 F (94.500 euros) d'une filiale de la Mnef.

Le tribunal a suivi les réquisitions en ce qui concerne (peine amnistiée) qui, contrairement à M. Cambadélis, avait reconnu avoir reçu 397.000 F (60.000 euros) entre 1990 et 1993 sans exercer d'activité à la Mnef. Elle a tout remboursé, frais compris.

La peine la plus forte avait été demandée contre Jean-Michel Grosz : trois ans d'emprisonnement avec sursis, 150.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques.

Trois ans avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques avaient été réclamés contre Olivier Spithakis, soupçonné d'embaucher directement les bénéficiaires d'emplois fictifs.

En tout, 27 prévenus avaient comparu durant tout le mois de mars: 24 anciens dirigeants de la mutuelle étudiante ou bénéficiaires présumés d'emplois fictifs, et cinq personnes morales, syndicats ou associations accusés d'avoir fait rémunérer des permanents par la Mnef.

Le tribunal a prononcé sept relaxes, dont une en faveur du syndicat étudiant Unef-ID. Parmi les autres personnes morales poursuivies, la fédération CFDT de la protection sociale et la fédération Force ouvrière des employés et cadres ont été condamnées à 15.000 euros d'amende avec sursis. L'association SOS Racisme a écopé de 5.000 euros d'amende avec sursis.
Yahoo.fr, actualités,

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Polémique au PS sur des «sanctions» contre Cambadélis 20Minutes.fr, éditions du 28/05/2008 - 14h

Il n’y a pas que le libéralisme dans la vie. Au PS ce mercredi matin ce sont les questions de discipline qui ont (re)mis du piquant dans les débats. En cause, la demande de Ségolène Royal ce mercredi matin dans VSD de «sanctions» à l'encontre de ceux qui «dénigrent» le parti.

Elle faisait allusion à Jean-Christophe Cambadélis qui avait parlé de «pétaudière», au lendemain de la candidature de Ségolène Royal à la direction du PS. Cette dernière estimait que «si le risque de perdre son investiture parce que l’on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d’autres socialistes existait, nous n’assisterions pas à ce type de dérapages».

«Tirer nuitamment la sonnette de François Bayrou»

Ce mercredi matin, Jean-Christophe Cambadélis a refusé par avance le bonnet d'âne, et amorcé une contre-attaque acide: «Il vaut mieux dire la vérité sur le PS et la précipitation de Ségolène Royal (à se déclarer candidate au poste de premier secrétaire) que de tirer nuitamment la sonnette de François Bayrou malgré l'hostilité de son parti», a-t-il répliqué, en rappelant la tentative d’alliance avec le leader du Modem pendant la présidentielle.

«Si on devait sanctionner tous ceux qui ont du dire des bêtises...»

François Hollande, qui en a vu d'autres, a commenté la situation en expliquant que «si on devait sanctionner tous ceux qui à un moment ont du dire des bêtises», il ne resterait plus grand monde à la tête du parti...

Et ce mercredi midi, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le député européen Benoît Hamon pris position: «la caporalisation, non merci!» s'est-il exclamé. A ses côtés, Henri Emmanuelli, ironique, a estimé que «pétaudière, c'est gentil». Les deux hommes ont annoncé qu'ils présentaient une contribution au congrès du PS.
E.J., avec agence

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En tout cas tactique
Jean-Christophe Cambadélis. Ex-trotskiste passé à la social-démocratie, le maître d’œuvre de l’université d’été du PS goûte autant les subtilités de l’analyse que les combinaisons retorses.
David Revault d’Allonnes Libération QUOTIDIEN : vendredi 29 août 2008 p. 40

C’est sa dernière combinaison.
Mettre dans le même panier (de crabes) les amis de Dominique Strauss-Kahn, ceux de Laurent Fabius, les proches de Martine Aubry et les soutiens d’Arnaud Montebourg - autant de camarades qui n’ont pas toujours été copains - pour constituer une majorité et rafler la mise au congrès socialiste de novembre.

Fallait y penser. Jean-Christophe Cambadélis s’en est chargé. Dans les autres écuries du PS, on se gausse de cette alliance «des carpes et des lapins», de cette énième «cambanaison» vouée à l’implosion.
Car c’est un peu la marque de fabrique du député de Paris, maître d’œuvre de l’université d’été de La Rochelle, qui, sans relâche, échafaude.

De subtiles constructions tactiques en stratagèmes retors, d’analyses politiques au cordeau en coups de billard à douze bandes, Jean-Christophe Cambadélis voit loin. A perte de vue ? «C’est le reproche que faisait Lionel Jospin à mes raisonnements : être trop dans l’anticipation», dit-il.
Gaëtan Gorce, son collègue de la Nièvre, résume : «Cambadélis risque plus de s’embrouiller par intelligence que par bêtise. Il est toujours tenté de multiplier les diversions et les bifurcations. Au point de se retrouver dans un labyrinthe dont il n’arrive plus lui-même à sortir.»

Grand amateur de sport, «passionné» de vélo - «la tactique, toujours» -, Jean-Christophe Cambadélis, au fond, «aime le beau jeu». Il dit : «Je consacre beaucoup de temps à écouter les autres. Je suis sans arrêt en train de leur demander ce qu’ils vont faire. Et je leur donne parfois des conseils, alors que ce sont des concurrents.» Ce serait donc par l’effet d’une dévorante passion pour la stratégie que «l’oracle de Belleville», comme l’appelle DSK dont il est le premier lieutenant, plonge avec délices, et depuis trente ans, les mains dans le cambouis des appareils.

Au point d’incarner l’expert ès machinations solfériniennes. «Celui qui manipule, instrumentalise», concède-t-il. Aux yeux des jeunes militants ségolénistes, il représente l’apparatchik par excellence, pilier du vieux parti à abattre. Laurent Baumel, autre proche de Strauss-Kahn : «Dans un PS qui s’est largement technocratisé, il représente une tradition perdue, celle des gens qui ont un sens aigu des rapports de force et du fonctionnement des appareils.»

Car en matière de machineries politiques, «Camba» présente un palmarès sérieux, entamé sous les auspices de l’OCI. De cette école du trotskisme lambertiste, «Kostas» - son blaze de l’époque - dit toujours cultiver «la folie de l’interprétation, la passion de l’analyse et des textes». Et, aussi, le «refus de l’impressionnisme, des sondages, de la démocratie d’opinion, l’attachement à la pensée d’avant-garde, qui fait en sorte que l’opinion repère nos idées.»

D’où une inévitable confrontation avec Ségolène Royal et sa démocratie participative : «Un ovni politique, volontairement ou involontairement indéfinie. Son caractère pragmatique, non vertébré, sa conception du parti vu comme un mouvement, sont un danger pour le PS.»

Au sein de l’Alliance des jeunes pour le socialisme, il est celui qui «fait la réunification» de l’Unef, fusionnant de multiples groupuscules, avant de devenir le patron de l’Unef-ID. Lance le Manifeste contre le Front national, une fois passé au PS en 1986 avec armes idéologiques et bagages militants. Gère en mécanicien, sous le gouvernement Jospin, les délicats échanges diplomatiques entre PS, communistes, Verts et chevènementistes.

Il s’insurge : «Je ne vois pas ce que j’ai échafaudé qui se serait cassé la gueule. J’ai quand même réussi la gauche plurielle !» Et DSK, battu par Royal aux primaires de 2006 ? «Je ne me suis pas trompé sur lui. Il sera président de la République.» Ses camarades, eux, attendent de voir : «Les plans de Camba sont toujours très séduisants intellectuellement, mais ne marchent jamais. Et ça fait trente ans que ça dure.»

Cambadélis, donc, ne dédaigne pas de monter des coups, ni ne craint d’en recevoir. Plusieurs faits d’armes lui valent une solide réputation de courage physique, voire de type «un peu fêlé», dit-il. Face à un calibre braqué sur lui, dans les années 1980 à Aix-en-Provence, ou à une charge de plusieurs centaines d’anarchistes au Quartier latin. Plus récente, cette altercation dans le métro : « Quatre loubards arrachent le sac d’une bonne femme. J’en ai allumé deux, j’ai pris un coup-de-poing américain en pleine poire et un cocard énorme.»

De la position du visionnaire au parcours du combattant. «Quand j’étais gamin, j’étais toujours devant, aux jeux et à la baston. Je déteste les pleutres.» Cambadélis, résolument, opte pour le face-à-face. «La quasi totalité des hommes politiques est dans l’évitement. Or, on ne peut pas agréger les gens dans l’évitement. Un dirigeant, c’est quelqu’un qui se met devant, qui prend des risques, des coups.»

A l’en croire, la compétition serait presque douce. «La seule blessure que les politiques risquent aujourd’hui est narcissique. Ne pas être cité dans un papier, ne pas faire la une d’un journal.» Le professionnel de la politique a pourtant ses cicatrices. Deux dossiers judiciaires qui, dans les années 1990, ont stoppé net l’ascension gouvernementale et partisane du quadra proche de Lionel Jospin. Des salaires versés par un ex-membre du FN pour un travail sur les foyers d’immigrés et une condamnation pour emploi fictif dans l’affaire de la Mnef.

«Je crois avoir traversé ces moments assez dignement. Je ne me suis pas planqué, je suis allé à mon jugement, et pas par une porte dérobée. Mais la blessure est restée.» D’abord causée, dit-il, par les commentaires alors entendus «à l’école» par ses deux filles. Mais la cuirasse, en apparence, n’a pas cédé. Laurent Baumel : «Après ces affaires, beaucoup auraient traîné leur déprime de réunion en réunion, passé leur temps à se plaindre. Lui ne s’est jamais laissé aller. C’est un vrai dur.»

La biographie de l’intéressé l’atteste, qui compte un épisode digne d’un super-héros : une chute de quatre étages, à 8 ans, sur le toit d’une voiture. «Sans une égratignure. J’ai eu ma première dépêche. Le titre, c’était "le miraculé". Les gens, déjà, n’y croyaient pas !» Ironie de l’histoire, Jean-Christophe Cambadélis est, aussi, un gaucher contrarié.

La faute, affirme-t-il, à un instituteur de Sarcelles où il emménage après le divorce de son père, boxeur et noceur, et sa mère, salariée de la Banque de France. «Pendant plusieurs mois, il m’a obligé à m’attacher la main gauche dans le dos. J’ai fait une énorme dyslexie dysorthographique. J’écrivais les mots à l’envers, je faisais des pâtés toute la journée. J’ai quasiment perdu l’usage de ma main gauche. Je l’ai retrouvé au soir du 21 avril 2002.» Le goût du combat, toujours. Celui qui le pousse irrésistiblement sur les ondes, dès l’aube, pour dénoncer «la pétaudière», après que Ségolène Royal a annoncé, la veille, son appétit pour la direction du PS. «90 % des socialistes ne l’auraient pas fait. Aujourd’hui, il faut être propre sur soi. Mais je ne suis pas sensible à mon image. Je ne m’économise pas.»

La posture lui vaut d’incarner, indéniablement, un certain côté obscur du socialisme. «Ce qui me ferme les portes, c’est que je leur fais peur. Mon passé trotskiste, les affaires… Je suis prisonnier de ma réputation.» Mais l’essentiel, pour Camba, semble bien de participer. Ce à quoi il s’emploie. Déjà dans le coup d’après. «Le congrès de novembre va être extrêmement tactique, mais pas décisif, diagnostique-t-il. C’est le suivant qui le sera. Et c’est celui-là que je prépare.» Celui qui, à n’en pas douter, placera DSK en piste pour l’Elysée. Alors, en attendant, Jean-Christophe Cambadélis «essaie de réfléchir en amont».

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JDD.fr Politique 06/12/2008 - 14:01 PS: Aubry présente son équipe

Lors du Conseil national du PS, Martine Aubry a présenté son équipe.
Harlem Désir est nomme secrétaire national aux Fédérations.
Benoît Hamon est le nouveau porte-parole du PS.
Arnaud Montebourg est secrétaire à la Rénovation.
Martine Aubry a choisi François Lamy comme conseiller politique.
Michel Sapin est à l'Economie et Jean-Christophe Cambadélis à l'Europe et aux Relations internationales.
André Vallini sera en charge de la Justice.
Didier Migaud conseillera Martine Aubry pour les Finances et la Fiscalité.

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24/04/2009 à 10h22 liberation.fr Cambadélis: «Envoyer un signal fort à Nicolas Sarkozy»

INTERVIEW Recueilli par LAURE EQUY Les socialistes de l'UE tiennent un meeting commun vendredi à Toulouse. Jean-Christophe Cambadélis, chargé au PS de l’international, détaille les axes de leur campagne placée sous le signe d’un «double changement».

La famille socialiste européenne au complet, ce soir à Toulouse. La première secrétaire du PS Martine Aubry et le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, donneront ce soir le coup d’envoi à une campagne commune.
L’occasion d’afficher l'unité à l’échelle des 27 pays de l’UE, après l’adoption du Manifesto, et de recoller les morceaux, sur le plan national.

Le choix de la France pour lancer la campagne ne doit rien au hasard, d’après Jean-Christophe Cambadélis. Alors que «la crise a impacté les partis socialistes, qui se sont davantage recentrés sur le social», la ligne «que défend le PS français est aujourd’hui légitimée», estime le secrétaire national du PS à l’international.

Pour la première fois, les socialistes vont mener une campagne commune sous l’égide du PSE. Croyez-vous que cette formule va trouver plus d’écho en France?

Notre enjeu est de changer la majorité européenne et d’y imposer une majorité de gauche. Pour une fois que les socialistes européens sont d’accord sur un programme commun [le Manifesto, signé par les 27 partis, ndlr], autant le faire savoir aux Français. Par ailleurs, l’idée sera de proposer un double changement, en Europe et en France. La droite veut une continuité, la gauche un changement et le PS a pour lui l’efficacité de ce programme à 27.

Quels seront les principaux axes?

La campagne tournera autour de la réorientation de la construction européenne. Par exemple, l’harmonisation fiscale, l’augmentation du budget de l’Union européenne pour permettre une véritable relance. Nous plaiderons pour une directive des services publics qui sera un élément essentiel de charpente pour une Europe sociale. Le PSE aura aussi pour thématique «people first» — citoyens d’abord — pour bien indiquer qu’après la longue phase économique et monétaire, il est temps d’ouvrir celle de l’Europe des citoyens.

L’essai que vous allez publier (1) a pour thèse le tournant qui serait en train de s’opérer au sein des socialismes européens. Le PS français se trouve-t-il donc plus en phase avec les partis socialistes des autres Etats-membres?

Le PS a toujours eu une réticence à l’égard du blairisme. Or, on constate par exemple que Gordon Brown nationalise des banques et que plusieurs partis socio-démocrates appellent à la puissance publique pour juguler la crise. La crise a impacté les partis socialistes, qui se sont davantage recentrés sur le social. C’est un changement culturel qui convient tout à fait au PS français ! Voilà aussi pourquoi le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, a voulu symboliquement que la campagne soit lancée en France: ce que nous défendons est aujourd’hui légitimé.

Des chefs de gouvernement de gauche soutiennent José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la commission. Cela n’handicape-t-il pas la campagne du PSE ?

Non, déjà, nous avons un programme commun. Et ce vendredi, avant le meeting, les leaders des partis socialistes adopteront une résolution soulignant que les députés européens du PSE ne voteront pas pour un candidat qui n’appliquerait pas notre programme. Poul Nyrup Rasmussen le dira au meeting: en cas de nouvelle majorité au Parlement européen, Barroso ne pourra évidemment pas être réélu.

Vous parlez de proposer un «double changement». Cela signifie-t-il que le PS compte aussi donner à la campagne européenne une dimension nationale?

Si les Français votent pour une nouvelle majorité en Europe, il est clair que ce serait un signe fort envoyé à Nicolas Sarkozy. Et celui-ci ne pourrait pas ne pas en tenir compte. Ceux qui, actuellement, manifestent ou sont en grève contre les suppressions d’emploi ne sont pas dans une radicalité de contestation mais de construction d’un nouveau modèle. Ce n’est pas seulement un cri de colère. Il y aura une volonté de sanctionner mais aussi une envie d’efficacité et de réorientation de l’UE.

Certains partis (Europe écologie et le front de gauche qui rassemble PG et PCF) reprochent au PS et à l’UMP de retarder leur entrée dans la campagne...

On connaît cette musique par coeur: à chaque fois, on nous reproche de ne pas nous engager dans la campagne et ensuite d’être trop médiatisés. Certes, l’UMP a la tête ailleurs, de peur d’être sanctionnée, et les ministres se projettent davantage dans l’après. La moitié du gouvernement pense aux régionales, et l’autre à leurs prochains portefeuilles. Mais pour le PS, la meilleure réponse est notre meeting. Nous avons, au contraire, décidé de commencer tôt pour mener une campagne de terrain et faire en sorte qu’il y ait le moins d’abstention possible. On ne peut pas dire «tout nous est imposé de Bruxelles» et, quand se présente la possibilité d’une autre orientation, ne pas saisir cette opportunité.

(1) Les socialistes européens et les temps nouveaux, Jean-Christophe Cambadélis avec la collaboration de Laurent Baumel, publié par la Fondation Jean Jaurès

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Les retrouvailles de DSK, Aubry et Hamon au mariage de Cambadélis 16.10.2009, 11h25 | Mise à jour : 11h38 leparisien.fr

Le député PS de Paris, Jean-Christophe Cambadélis a convolé en seconde noce jeudi 15 octobre, à la mairie du XIXème arrondissement. Son témoin Dominique Strauss-Kahn avait fait le déplacement en compagnie de son épouse Anne Sinclair.

Mais Martine Aubry, Benoît Hamon, Claude Bartolone et bien d'autres députés ont aussi assisté la cérémonie et à la soirée qui s'est tenue sur la terrasse de l'Institut du monde arabe (Paris Ve).

Ce mariage a rapidement pris l'allure d'un meeting du parti socialiste, fêtant le retour parmi les siens de DSK. La grande absente de la soirée ? Ségolène Royal.

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24/01/11 12:43 nouvelobs.com Cambadélis : "Mélenchon fait de la défaite du PS un choix stratégique"
"La gauche, sûre d'elle, mine consciencieusement la victoire, enivrée par des sondages irréels", estime le député PS.

Jean-Christophe Cambadélis met en garde contre "la machine à perdre" Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, répond lundi 24 janvier aux attaques de Jean-Luc Mélenchon et estime que "la machine à perdre est de retour".

Sur son blog, le secrétaire national du PS (relations internationales et Europe), déplore l'émergence d'une série de handicaps, à ses yeux, pour la gauche, notamment la candidature du leader du Parti de gauche pour 2012.

"Non seulement", dit-il, "Jean-Luc Mélenchon fait de la défaite du PS un choix stratégique. Non seulement les écologistes avec Nicolas Hulot s'éloignent d'un pacte à gauche. Non seulement nous sommes à dix candidats aux primaires socialistes, avec comme conséquence un brouhaha bavard, non seulement les candidatures se multiplient à gauche, bonjour le deuxième tour s'il y en a un! Non seulement Ségolène Royal mine le respect du calendrier pour mieux sous-entendre que Martine Aubry ou DSK n'ont pas d'appétit, démontrant s'il en était besoin qu'elle ira jusqu'au bout", poursuit le député de Paris.

"Mais les sondages hors normes préparent des baisses déstabilisatrices, et instillent les affres de la division. La cote d'alerte est atteinte ! La gauche, sûre d'elle, mine consciencieusement la victoire, enivrée par des sondages irréels", ajoute Jean-Christophe Cambadélis.

"Carton rouge"

Mais la stratégie de Jean-Luc Mélenchon n'inquiète pas que Jean-Christophe Cambadélis. La députée PS Aurélie Filippetti a décerné dimanche soir un "carton rouge" au président du Parti de gauche, pour avoir dit des communistes et socialistes allemands que la déportation "fut le prix de leur sottise politique".

"Jean-Luc Mélenchon trahit l'histoire du mouvement ouvrier et ses morts qu'il prétend représenter lorsqu'il arbore de nouveau le triangle rouge des déportés politiques en assimilant la manière dont il est traité par les médias et les autres partis politiques avec leur destin funeste sous le régime nazi", estime Aurélie Filippetti dans un communiqué.

"Des valeurs de gauche"

Pour autant, le Parti socialiste n'abandonne pas l'espoir d'un accord avec Jean-Luc Mélenchon. "J'espère que sa candidature, si elle est finalement confirmée, si en plus elle est soutenue par un de nos partenaires traditionnels, le PCF, sera une candidature positive qui nous aidera ensemble à mobiliser l'électorat et à nous retrouver sur un projet de gouvernement", a déclaré lundi le numéro deux du PS, Harlem Désir. Il a lui aussi mis en garde contre une gauche qui serait "trop dispersée, trop éparpillée", rappelant l'expérience malheureuse de 2002 où cette dispersion avait conduit à l'élimination du candidat PS Lionel Jospin dès le 1er tour au profit du président du FN Jean-Marie Le Pen.

Mais Harlem Désir s'est montré plus prudent qu'Aurélie Filippetti et à appelé à ne pas diaboliser Jean-Luc Mélenchon. "Je crois qu'il est sur des valeurs républicaines. Même si elles sont radicales, ce sont des valeurs de gauche qui n'ont évidemment rien à voir avec le populisme xénophobe, raciste ou antisémite de Marine Le Pen. Donc, que l'on cesse de l'enfermer dans cette image et que lui-même montre qu'il n'est pas dans cette caricature", a-t-il dit.

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Cambadélis parle de "massacre" en Syrie (E1) Par Europe1.fr Publié le 8 mai 2011 à 08h48 Mis à jour le 8 mai 2011 à 09h03

Invité d'Europe 1 dimanche matin, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et secrétaire national du PS à l'Europe et à l'International, à appeler à "continuer à hausser le ton" contre la Syrie "parce que nous sommes face à un véritable massacre".

"Personne ne comprend que la communauté internationale se soit émue quand il s'agissait de Kadhafi (...) et que là on soit l'arme au pied à commenter les évènements", a regretté Jean-Christophe Cambadélis.

Que préconise t-il ? "Une réunion de l'ensemble des pays européens pour qu'il y ai une condamnation commune", "aller plus haut et plus fort au conseil de sécurité de l'ONU en mettant Chinois et Russes devant leurs responsabilités" et "cibler Bachar El Assad et le reste de sa famille".

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Syrie : l'armée veut étouffer la contestation à Baniyas LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 07.05.11 | 08h47 • Mis à jour le 07.05.11 | 15h42

Au lendemain d'une journée de mobilisation massive contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, au cours de laquelle 26 personnes ont été tuées dans tout le pays selon des militants des droits de l'homme, le pouvoir syrien tentait de neutraliser par le force certains des foyers de résistance.

Dans le collimateur de l'armée, la ville de Baniyas, un des épicentres de la contestation dans le nord-ouest du pays, encerclée depuis plus d'une semaine par les forces armées.

Selon plusieurs militants des droits de l'homme, sur place et à l'étranger, des chars sont entrés dans la ville dans la nuit de vendredi à samedi, notamment dans les quartiers sunnites hostiles à Bachar Al-Assad tenus par les opposants depuis plusieurs jours. Trois manifestantes ont été tuées, toujours selon des militants des droits de l'homme.

"COMME ILS L'ONT FAIT À DERAA"

Selon certains habitants, des manifestants auraient "formé des boucliers humains" pour empêcher les chars d'avancer vers ces quartiers. Les moyens de communication et l'électricité ont été presque entièrement coupés dans la ville, alors que des bateaux de l'armée patrouilleraient au large face aux quartiers sud. "Il semble qu'ils s'apprêtent à attaquer la ville comme ils l'ont fait à Deraa", a résumé un militant des droits de l'homme interrogé par Reuters.

Deraa est la ville du sud de la Syrie où est née le mouvement de contestation. L'armée a pénétré dans cette ville le 25 avril avant de commencer à s'en retirer jeudi, avait indiqué l'un de ses militants. Mais dans le même temps, l'armée syrienne déployait d'autres tanks dans les villes de Hama, Homs, où les affrontements les plus sanglants ont eu lieu vendredi, ainsi que dans la banlieue de Damas.

Les autorités syriennes qualifient Baniyas de "centre du terrorisme salafiste" et affirment que des groupes armés y ont tué des militaires. Ce que démentent les opposants, estimant que le pouvoir syrien cherche avant tout à effrayer la communauté alaouite. "Ils prennent pour cibles les sunnites. J'ai le regret de dire que la propagande d'Assad selon laquelle les alaouites ne survivront pas s'il est renversé reçoit une oreille attentive parmi nos voisins alaouites, alors même que les manifestations sont destinées à réclamer la liberté et l'unité, quelle que soit la confession religieuse", a regreté l'un des chefs de file des contestataires, Anas Choughri, cité par Reuters.

APPEL À DES ÉLECTIONS LIBRES

Par ailleurs, des opposants ont pour la première fois fait des propositions détaillées au régime pour mettre fin à la contestation. "Vous serez la fierté de la Syrie contemporaine, si vous pouvez transformer la Syrie d'un régime de dictature en un régime démocratique. Les Syriens vous en seront reconnaissants et c'est possible de le faire", affirme un texte posté sur la page du groupe "Syrian revolution 2011". "La solution est simple : arrêtez de tirer sur les manifestants, laissez se dérouler les manifestations pacifiques, détachez toutes vos photos et celles de votre père, libérez tous les détenus politiques, instaurez un dialogue national, autorisez le pluralisme politique et organisez des élections libres et démocratiques dans six mois", ajoute le texte.

Depuis le début de la répression à la mi-mars, près de 600 personnes ont été tuées à travers la Syrie, en majorité à Deraa, selon des ONG. Le nombre de personnes "détenues ou disparues pourrait dépasser les 8 000", a ajouté mardi Wissam Tarif, directeur exécutif de l'organisation de défense des droits de l'homme Insan.

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Le Point.fr - Publié le 22/05/2011 à 11:30 - Modifié le 22/05/2011 à 11:41 Cambadélis dénonce "l'humiliation planétaire" de DSK

Le député PS et lieutenant de l'ancien patron du FMI appelle au respect de la présomption d'innocence.

Jean-Christophe Cambadélis, député PS et lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, estime que "la manifestation de la vérité" dans l'affaire visant DSK aux États-Unis "ne nécessitait pas une humiliation planétaire", dans un entretien au Parisien daté de dimanche.

"La seule chose que je constate, c'est que, pendant cinq jours, la part belle a été faite à l'accusation et à aucun moment à la défense. (...) La manifestation de la vérité ne nécessitait pas une humiliation planétaire", estime l'élu de Paris.

"L'accusation et la défense vont être maintenant à égalité, ce qui va permettre de connaître enfin les faits. (...) Il y a dans cette affaire une victime : une femme et c'est intolérable, ou un homme et ça l'est tout autant", ajoute-t-il.

"Si les accusations de la plaignante étaient vérifiées, je serais le premier à dire que ces faits sont inacceptables. Mais si ce n'est pas la vérité, alors c'est un destin qui aura été brisé sur la base d'une seule allégation", déplore M. Cambadélis.

Selon lui, "la lutte contre le viol et les agressions sexuelles est une cause juste qui s'égare aujourd'hui dans de faux débats". "Je ne vois pas pourquoi on en oublierait la présomption d'innocence. Il faut l'une et l'autre."

À la question de savoir si l'ancien chef du Fonds monétaire international est "politiquement mort", le député de Paris juge que "tout est possible, y compris un rétablissement spectaculaire".
"Je vous rappelle que François Mitterrand était jugé comme politiquement mort après l'attentat de l'Observatoire en 1959."

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Cambadélis : "Tout ça pour ça…" Benjamin Bonneau - leJDD.fr mardi 23 août 2011

Soulagement au Parti socialiste. Lundi soir, le procureur Cyrus Vance a en effet demandé l'abandon des poursuites pour agression sexuelle à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn.
Si tous ses anciens soutiens espèrent que l'ancien favori à la présidentielle jouera un rôle politique à l'avenir, Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de DSK, explique au JDD.fr que "l'heure est à l'introspection, à la reconstruction." "Il fera ce qu'il veut, et à son rythme", assure-t-il.

Jean-Christophe Cambadélis appelle son ami DSK à se reconstruire.

Quel est votre sentiment après l'annonce de l'abandon des poursuites contre DSK?

C'est mitigé. Je suis à la fois très heureux, mais aussi furieux. Heureux car la justice américaine a reconnu l'innocence de Dominique.
Furieux car sur la base d'une seule déclaration, on a piétiné l'honneur d'un homme. Malgré tout, c'est la satisfaction qui domine. Les strauss-kahniens se sont appelés hier soir oui, et ce qui revenait le plus souvent, et dans toutes les bouches c'est : "tout ça pour ça…"

DSK dorénavant libre, se pose inévitablement la question de son positionnement politique lors des échéances à venir. Que devrait-il faire selon vous ?

Pour le moment, la chose importante, c'est que cet homme, à qui on promettait 75 ans de prison, a désormais un avenir. Qu'en fera-t-il ? Lui seul à la réponse ! En tant qu'ami, je n'ai qu'une chose à lui dire: l'heure est à l'introspection, à la reconstruction. J'aimerais qu'il prenne un peu de temps pour lui.
Rien ne l'oblige à se jeter rapidement dans le tourbillon médiatico-politique. D'autant que ceux qui l'ont accablé il y a quelques semaines vont désormais se battre pour le faire parler…

«Tout le monde est d'accord pour dire que c'est un véritable homme d'Etat» Nombre de socialistes ont toutefois clairement laissé entendre que DSK devrait exister à nouveau politiquement. C'est votre cas également ?

Je ne veux exercer aucune pression sur lui. Je ne mésestime pas ce qu'il a subi. Il fera ce qu'il veut, et à son rythme. Cela étant dit, au-delà des critiques dont il est la cible - et c'était déjà le cas avant même que l'affaire n'éclate – je crois que tout le monde est d'accord pour dire que c'est un véritable homme d'Etat, avec des compétences économiques indéniables. Alors que toute la classe politique s'interroge sur un nouvel ordre économique mondial, le nom de Dominique Strauss-Kahn revient inévitablement.

En ces temps de crise, son expertise économique pourrait être utile au PS…

Dire le contraire serait mentir. Mais, et à la nuance est d'importance, quand je lis un peu partout que Dominique serait déjà en train de réfléchir aux moyens de sauver le monde, je rigole doucement… Que l'ancien patron du Fonds monétaire international, ancien ministre de l'Economie, s'intéresse à la crise actuelle, c'est une évidence. Mais de là à imaginer qu'il a élaboré une nouvelle doctrine pour sauver le monde, c'est aller un peu vite en besogne

Et est-ce également trop rapide de l'imaginer jouer le rôle de conseiller économique de Martine Aubry ?

C'est un peu rapide en effet. Quand je dis que Dominique Strauss-Kahn a désormais un avenir, cela laisse la porte ouverte à nombre de possibilités. Sera-t-il un homme politique majeur ou va-t-il se retirer,? Il est le seul à connaître la réponse. Et aujourd'hui, je ne pense pas qu'il se soit encore posé la question.

On dit que son retour pourrait être embarrassant en vue de l'université d'été de la Rochelle…

A La Rochelle, les socialistes vont parler de l'avenir de la France et des Français, mais J'ai lu ça, oui, je ne comprends absolument pas cette pseudo-inquiétude! S'il parle, on l'écoutera, bien sûr, mais en quoi peut-il influer sur la tenue des débats à la Rochelle?

Les candidats n'ont en tout cas pas attendu son éventuel retour pour aiguiser leurs lames. Martine Aubry n'a pas été tendre avec François Hollande, lundi soir, soir sur TF1....

Cette question m'amène à une remarque : quand les socialistes ne s'expriment pas, on dit que la primaire ne sert à rien, et quand ils essayent de faire valoir leur différence, on dit qu'ils sont en guerre. Il faudrait savoir! Aujourd'hui, chacun avance ses pions, dans le cadre du projet qui a été unanimement adopté par le parti. Certains disent vouloir mettre l'accent sur tel sujet, d'autres ont des priorités différentes. C'est l'essence même de la primaire. Si nous étions tous d'accord, cela n'aurait aucun intérêt. François fait valoir sa normalité, quand Martine se dit ambitieuse. Nous réfléchissons à un "type de présidence", donc ces différents positionnements me semblent être de bon augure.

Que peut-on attendre des débats à la Rochelle?

Déjà, il y en aura, et c'est important de le rappeler car j'ai parfois le sentiment qu'on dit que les socialistes veulent éviter de débattre entre eux. Ce n'est absolument pas le cas. Tout ce qui éclaire l'électeur est positif. La seule chose à laquelle nous devons faire attention, c'est de ne pas donner de nous une image de division, alors que Nicolas Sarkozy montre chaque jour ses difficultés à trouver des solutions pour sortir la France de l'ornière. Le PS en a, et nous devons le prouver aux Français.

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Eugène Pottier (paroles, français, 1816-1887) et Pierre Degeyter (musique, belge, 1848-1932) : L'Internationale (juin 1871)