Septembre/Octobre 2008: Le terroriste assassin un ami de Besancenot ? Au Nouveau Parti Anticapitaliste ? et qui ne regrette rien ... et est réincarcéré, provisoirement, pour trouble à l'ordre public ... ; Olivier Besancenot appelle à la mobilisation "unitaire" des gauches ... pour défendre son nouvel ami ; Henri Weber, ancien trotskiste, allié et ami, notamment, des Servan-Schreiber, député européen socialiste (gauche caviar) prend la défense d'Olivier Besancenot ; Rouillan réincarcéré 24 heures sur 24 ; approbation de Royal
Jean-Marc Rouillan jeune et moins jeune
Ancien dirigeant du mouvement terroriste d'ultra-gauche Action directe.
Dans la clandestinité dans les années 70 et recherché par les polices françaises il bénéficie en 1981 de l'amnistie présidentielle après l'élection de M. François Mitterrand.
Arrêté en 1987 il est condamné, avec notamment Nathalie Ménigon, à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté incompressible de 18 ans, pour l'assassinat en novembre 1986 du PDG de Renault, M. Georges Besse, et du général Audran en février 1985.
Auteur de Je hais les matins, Denoël, Paris, 2001. Lettre à Jules, Agone, Marseille, février 2004 ; Le capital humain, L'Arganier, Paris, janvier 2007 ; De Mémoire T1, les jours du début, Agone, Marseille, mars 2007.
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À l'époque, l'auxi d'étage était un Arabe grand et maigre. Gentil. Une ombre appuyée avec nonchalance sur un balai. Il arrivait directement du bled. De la France, il ne connaissait pas grand-chose à part le pays carcéral. On l'avait surnommé «Cent millions ». Il expliquait que chez lui on lui avait dit :
« Va en France, tu braques une banque, tu demandes cent millions et tu rentres. »
Il l'avait fait, et bien évidemment l'affaire tourna mal. Il en prit pour quinze ans.
...Dans ce petit monde, où les fringues de marque et le dernier modèle de pompes de sport brillent davantage que l'or des vieux voyous, «Cent millions» faisait peine avec de vieilles espadrilles. Un riche donateur lui offrit une belle paire de Nike Air. Neuve. Au moins 1 000 balles.
Le lendemain, au bout de la coursive, «Cent millions » arborait un sourire de fierté. À la stupeur de deux ou trois gars qui passèrent à ses côtés, je compris. Il avait entrepris les Nike au couteau pour en faire des babouches. Et il avait pris grand soin de crever les bulles d'air.
Bien sûr, les bulles percées se remplissaient d'eau savonneuse quand il nettoyait le couloir. Et toute la journée s'en échappaient des bulles et une mélopée sifflotante.
Je hais les matins, p. 21-23.
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On voit donc rarement la direction et encore moins la petite brunette qui fait office de « Juge de l'Application des Peines ». Une fois par mois, elle convoque deux ou trois gars dans le bureau de «l'autre côté ». Elle n'entre jamais en détention, se contentant de ses entretiens au cours desquels le prisonnier doit convaincre en dix petites minutes.
Certains y parviennent bien, souvent aidés par un aplomb d'escroc. D'autres vivent mal ces convocations, s'énervent et finissent par donner une image désastreuse et fausse. Mais, concrètement, la JAP ne connaît ni les détenus, ni les conditions dans lesquelles ils survivent, ni bien évidemment leur évolution avec le temps. Elle n'a que les rapports des matons et ceux de leur éducatrice quand celle-ci les rencontre.
Sinon, elle juge sur papier, sur des dossiers vieux comme Hérode.
Ibidem, p. 47.
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Faisant fi des principes, j'assiste aux grandes messes qui réunissent exceptionnellement les prisonniers des deux bâtiments. Donc ce que ne peuvent réussir l'école ni les rares activités culturelles, l'évêque l'impose. Nous ne sommes qu'à trente kilomètres de Lourdes!
Le groupe des prisonniers politiques occupe les deux derniers rangs de la salle de spectacle. Nous tenons salon avec quelques rebelles. Nous chuchotons sans trop nous préoccuper de la liturgie.
Bien évidemment le « club de prières » tient le premier rang. Le « bienheureux » ch'timi lit la bienvenue à l'évêque. «Miche» est un perpète condamné pour le meurtre sauvage d'un curé de campagne. Il sert la messe comme enfant, il le faisait, il y a bien longtemps, le dimanche dans son petit village minier. Depuis il avait peu grandi ou bien mal. Enfin, l'Église lui avait très officiellement accordé le pardon.
À droite, le vieux grigou, un tueur patenté, prie avec une sincérité désarmante. Plié sur son banc, la tête baissée, les yeux clos et balbutiant pareillement aux deux frères à qui il éclata le crâne dans un bar de Toulon. Eux, de même, avaient imploré en vain. À l'autre bout de la salle, «Jojo», un Réunionnais aux airs de bushman récite ses Ave avec passion. Il se balance d'avant en arrière.
Une fois qu'il est bien entré dans le swinging soul de la prière, la salle se rassoit. Il pousse alors un long soupir de déception. Chargé au zamal, il avait brûlé vif un z'oreille dans une sombre histoire mélangeant le rituel magique et le trafic.
Ibidem, p. 51-52.
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(Avril 2004)
Action directe: le seuil des dix-huit ans
La fin de la peine incompressible est proche. Les détenus, malades, demandent à être libérés.
Une chapelle désaffectée près de la Canebière. Sous les ogives, les cinq portraits des anciens d'Action directe, Schleicher, Rouillan, Aubron, Ménigon, Cipriani, surplombent des télés cassées et de vieux matelas. C'est là qu'a débuté samedi «la campagne pour la libération des prisonniers d'AD», avec, notamment, la diffusion d'affiches créées par les dessinateurs Tardi et Siné. Condamnés à la réclusion à perpétuité assortie de sûreté pendant quinze ans pour Schleicher, dix-huit ans pour les autres, ils s'acheminent vers la fin de cette période de détention obligatoire.
«Voilà vingt ans, Régis Schleicher et moi avons été arrêtés à Avignon, commence Hellyette Bess, 74 ans, Régis est en prison, et les autres gravement malades.» Leur compagnon, Jean Halfen, a lui aussi connu des années de prison. Il regarde l'assistance assise par terre ou sur de vieux fauteuils : «Pas mal de gens ici sont jeunes. Nos actions ont débuté il y a vingt-cinq ans, votre âge», et raconte : «Au départ, nous voulions lutter contre la violence de l'Etat et il n'y avait pas plus déterminé que nous contre la violence... Même si ça paraît bizarre aujourd'hui. En 1979, on a mitraillé des façades. Dont celle du ministère de la Coopération, heureusement le ministre était sorti pisser, il avait des problèmes de prostate. Ça, c'était pour protester contre les massacres et le pillage des colonies.» Dans le groupuscule, certains ont été arrêtés, puis amnistiés en 1981. Jean Halfen : «On fournissait des papiers à des camarades à l'étranger, ça nous bouffait pas mal de fric, heureusement il y avait les banques.» Il sourit, reprend : «On a fait sauter l'Office des réfugiés et apatrides, on a enlevé François Mitterrand au musée Grévin et on l'a rendu plus tard au Larzac.»
Goldenberg.
Ils ont ouvert des squats, distribué des brochures. «On aidait tous les rebelles, reprend Hellyette Bess, c'était une période où la solidarité était une chose normale. A ma librairie, les gens laissaient de l'argent et les braqueurs aussi, "pour la solido".» Jean Halfen : «On essayait d'avoir une façade légale, d'expliquer nos actions. Mais quand le restaurant Goldenberg a été attaqué, on nous a arrêtés. On n'avait jamais rien eu à voir avec ça, jamais le mouvement révolutionnaire n'aurait posé des bombes dans des lieux publics. Mais on ne parvenait pas à populariser nos actions.» Pourtant, ils ont continué. Ont commencé à dériver. Avenue de Trudaine, en 1982, c'est la fusillade. Deux policiers sont tués. En 1984, Schleicher et Bess sont arrêtés, suivis de Jean Halfen et de son frère Nicolas. Annelise B. dirigeait alors le journal l'International : «En 1983, AD était déjà diabolisée, se souvient-elle, on publiait les textes des organisations révolutionnaires, on voulait expliquer. Et puis en 1984, tout le comité de rédaction a été arrêté. On a fait entre quatre et six ans de prison.» 1985 et 1986, AD assassine le général Audran «vendeur d'armes en Afrique», et Georges Besse, le patron de Renault «qui avait licencié 26 000 personnes». 1987, tout le monde est sous les verrous.
Lucio Urtibia, anarchiste et maçon, 73 ans, a combattu Franco, et fabriqué des faux papiers pour les révolutionnaires espagnols, cubains, boliviens... «Les AD, je les ai tous connus. Nous avons eu mille disputes. L'estime qu'ils ont eue pour moi, c'était pour ce que j'ai fait dans la lutte antifranquiste. Ma vie est à ceux qui m'ont aidé, c'est pour cela que je suis là !»
Psychiatrie.
Alain est venu de la campagne : «Dans le petit bled où je suis, je remarque que des gens commencent à dire : "bon, ils sont malades, il faut que ça cesse."» Schleicher a demandé sa libération conditionnelle. Joëlle Aubron (métastase au cerveau), Nathalie Ménigon (trois accidents cérébraux) et Jean-Marc Rouillan (cancer au poumon) ont demandé la suspension de leur peine. Georges Cipriani, devenu fou, a fait un long séjour en psychiatrie avant de réintégrer la prison. Il n'a rien demandé.
Libération,
Par Dominique SIMONNOT, lundi 19 avril 2004, p. 17
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Après vingt ans de prison, le fondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, "assume ses choix" LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 20.02.07 | 11h58 • Mis à jour le 20.02.07 | 11h58
Vingt ans de prison, après une condamnation à la perpétuité pour deux assassinats, n'y ont rien changé : Jean-Marc Rouillan, fondateur du groupe terroriste Action directe (AD) écarte tout repentir, dans un entretien publié mardi 20 février dans Sud-Ouest. "Le remords et le repentir devraient toujours incomber aux faibles et jamais aux forts et aux puissants. Pour notre part, nous avons assumé nos choix et nos déterminations. Nous avons tenu à être responsables jusqu'au bout. Vingt ans après, nous le sommes encore", a-t-il écrit en réponse aux questions du quotidien régional, depuis la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), où il est incarcéré.
Jean-Marc Rouillan a été condamné en 1987 avec trois autres membres du groupe d'extrême gauche à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de dix-huit ans – achevée en février 2005 – pour les assassinats de l'ingénieur général René Audran en 1985 et du PDG de Renault, George Besse, en 1986. Aujourd'hui âgé de 54 ans, il dénonce les conditions de détention des membres historiques d'AD, qui n'ont pour but que d'"obtenir notre repentir". Mais pour lui, un tel repentir "aurait une importance symbolique pour l'Etat" et permettrait "la criminalisation complète" de "l'expérience armée après 1968".
"LE POUVOIR N'ACCEPTE PAS DE NOUS VOIR LIBRES À NOUVEAU" Jean-Marc Rouillan se dit toujours "communiste révolutionnaire" et assure que "l'isolement carcéral" "et les pressions" ne l'ont "aucunement persuadé que le régime bourgeois soit le meilleur qui soit et même le moins pire". Le prisonnier assure que "sans les armes, les opprimés resteront des opprimés" et que "la lutte armée est profondément liée à leur lutte d'émancipation". Mais il ajoute que "la violence est également une affaire de moment historique" et "la lutte armée après 1968" a été menée "dans des conditions historiquement déterminées". A propos des victimes, il souligne que "dans le combat politique, des hommes meurent des deux côtés" et que "pour leurs proches, c'est bien évidemment un drame". Mais il se refuse à mettre "sur un plan d'égalité la violence des opprimés et la violence des oppresseurs". Jean-Marc Rouillan dénonce le rejet de ses demandes de libération conditionnelle, alors qu'il s'apprête à en déposer une nouvelle. "Je ne suis pas libre parce que le pouvoir n'accepte pas de nous voir libres à nouveau. Il a fait de nous des exemples", écrit-il.-------
Deux autres membres d'Action directe en prison, une troisième décédée
C'est le 21 février 1987 que le groupe Action directe (AD), auteur de 80 attentats et de deux assassinats revendiqués en huit ans, était décapité par l'arrestation de Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani. Ce dernier purge sa peine à Entsisheim (Haut-Rhin). Nathalie Menigon est incarcérée au centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais). Joëlle Aubron, seule à avoir bénéficié d'une remise en liberté pour raison de santé, est décédée en mars 2006 d'une tumeur au cerveau.- (Avec AFP et Reuters).
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La semi-liberté définitive pour Ménigon, pas de pourvoi
Yahoo.fr, actualités,
AP - Mardi 24 juillet, 17h56PARIS -
Le parquet général de Paris ne s'est pas pourvu en cassation contre la décision de la cour d'appel de Paris d'accorder une mesure de semi-liberté à Nathalie Ménigon, ex-membre d'Action Directe, qui devient donc définitive, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
La semi-liberté signifie que la personne travaille à l'extérieur dans la journée, mais retourne en détention pour la nuit. La mesure doit prendre effet le 2 août.
Cet aménagement de peine accordé par la chambre d'application de peines de la cour d'appel de Paris ouvre "sur une possibilité de libération conditionnelle dans un an". L'ex-terroriste, dont la période de sûreté a expiré il y a deux ans, devrait donc être totalement libre de ses mouvements en été 2008. D'ici là, elle devra réintégrer sa cellule tous les soirs et y passer le week-end. Elle est par ailleurs interdite de toute prise de parole ou de position publique que ce soit dans la presse ou à travers un livre. Partiellement hémiplégique à la suite d'accidents vasculaires cérébraux, Nathalie Ménigon doit être transférée de la prison de Bapaume (Pas-de-Calais) en région toulousaine où elle doit travailler dans une association. Le 24 octobre dernier, le tribunal avait rejeté la demande de suspension de peine pour raison médicale déposée par l'ancienne terroriste. Le tribunal d'application de peines pour les affaires terroristes lui a ensuite accordé une semi-liberté le 10 mai dernier, mais le parquet avait fait appel de cette décision estimant son projet de réinsertion inadapté. A l'audience devant la Cour d'appel, le parquet général s'est également opposé à sa libération. Incarcérée après son arrestation en 1987, Nathalie Ménigon a été condamnée en janvier 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du patron de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. En 1994, elle a de nouveau été condamnée à perpétuité pour sa participation à l'assassinat le 26 janvier 1985 du général René Audran, inspecteur général de l'armement. Joëlle Aubron avait été libérée pour raisons de santé en juin 2004, et est décédée en mars 2006.
Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani sont encore détenus, toutes leurs demandes de libération ont toujours été rejetées. AP
Yahoo.fr, actualités,
AP - Mardi 24 juillet, 17h56PARIS -
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Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan: le parquet fait appel
Cet appel suspend le transfert de Jean-Marc Rouillan de la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) au centre de semi-liberté de Marseille (Bouches-du-Rhône) où il devait travailler chez un éditeur.
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Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, en semi-liberté
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Jean-Marc Rouillan : un livre pour affronter «l’épreuve» de la liberté
Yahoo.fr, actualités,
AP - 16h40 PARIS -
Le parquet de Paris a fait appel mercredi de la décision du tribunal d'application des peines de Paris accordant la semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, ancien membre du groupe terroriste Action directe, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon Me Jean-Louis Chalanset son client devait être libéré le 22 octobre.
Il lui serait également interdit pendant un an de s'exprimer sur les faits par quelque moyen que ce soit.
Le 4 septembre dernier, le parquet avait estimé que le projet professionnel de M. Rouillan n'était pas sérieux et qu'il pourrait reprendre la lutte armée.
Les éditions "Agone" de Marseille ont proposé d'embaucher Jean-Marc Rouillan, 55 ans, en contrat à durée indéterminée comme éditeur. Il a déjà publié trois livres dans cette maison d'édition et a travaillé sur deux autres en tant qu'éditeur.
En octobre 2005, le tribunal d'application des peines de Tarbes avait rejeté la demande de libération conditionnelle de M. Rouillan.
Depuis 2006, la juridiction parisienne centralise les demandes de libération conditionnelle pour les personnes condamnées pour des faits à caractère terroriste.
Jean-Marc Rouillan a été condamné en 1989, avec d'autres membres du groupe Action Directe, à la réclusion criminelle à perpétuité, dont 18 ans de peine incompressible, notamment pour complicité dans les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985 et de celui du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Sa période de sûreté de 18 ans s'est achevée au début de l'année 2005.
Selon, Me Chalanset, il serait a priori interdit à son client d'entrer en contact avec les autres membres d'Action Directe, notamment son épouse Nathalie Ménigon, en semi-liberté à Toulouse (Haute-Garonne) depuis le 2 août.
Souffrant de séquelles d'une hémiplégie après deux accidents vasculaires cérébraux en détention, Nathalie Ménigon travaille désormais dans un centre de réinsertion spécialisé dans l'aménagement d'espaces verts avant de rejoindre sa cellule dans le quartier des femmes de la prison de Seysses, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse.
Joëlle Aubron a été libérée pour raisons de santé en juin 2004, avant de décéder en mars 2006 d'un cancer. Si Jean-Marc Rouillan sort, seul Georges Cipriani resterait détenu en Alsace. AP
Alain Salles
Article paru dans l'édition du 08.12.07.
LE MONDE | 07.12.07 | 14h35 • Mis à jour le 07.12.07 | 14h35
Alain Salles
Article paru dans l'édition du 08.12.07.
Action directe. En prison la nuit, le cofondateur du mouvement travaille le jour chez un éditeur.
MICHEL HENRY Libération
QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008, p. 16
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«Ils aimeraient en sus une mortification publique» Libération QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008 p. 16 Extraits des Chroniques carcérales (2004-2007) de Jean-Marc Rouillan.
Décembre 2003. «Je suis sorti par une fenêtre aux barreaux sciés… Mais le sous-directeur, déguisé en pêcheur d’Islande, me l’ordonnait […]. A la fenêtre, Fouad crie : "Ramène-nous des morues !" […] Mon collègue se redresse et, forçant un accent des cités, hurle à la cantonade : "Je suis innocent, je jure que je n’ai pas touché aux digues ! Wouala !"» Mai 2004. «Que dire aux naïfs qui croient à l’abolition de la peine de mort dans ce pays ? Il suffirait qu’ils viennent faire un tour dans l’un de ces mouroirs.» Octobre 2004. «"Monsieur Rouillan, si vous exprimez des regrets, votre demande de conditionnelle sera examinée d’un tout autre œil." […] Ils aimeraient en sus une mortification publique. […] Ne croyez pas pour autant que je ne regrette rien. Après dix-huit ans de prison, je regrette, parmi mille autres choses, les parfums d’une forêt de pins après la pluie d’orage […].»-------
Rouillan : Besancenot s’explique Libération
QUOTIDIEN : lundi 30 juin 2008
Interrogé sur ses liens avec Jean-Marc Rouillan, cofondateur d’Action directe, Olivier Besancenot s’est étonné d’un «différé dans les médias». Agacé, il a souligné qu’une «rencontre a eu lieu à Marseille, le 7 juin». Le leader de la LCR a déjeuné avec l’ancien terroriste d’extrême gauche, qui a montré de l’intérêt pour le Nouveau parti anticapitaliste. Selon Alain Krivine, les discussions n’auraient pas été politiques : «Si lui accepte le programme, il viendra. On ne demande pas aux gens leur passé.» Olivier Besancenot a rappelé qu’il était fier d’appartenir à un parti qui «désapprouvait et décriait les méthodes d’Action directe, à l’époque». Après plus de vingt ans de prison, Jean-Marc Rouillan est en semi-liberté depuis décembre.
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Créé le 17:36:00 | 28/06/2008 Modifié le 17:37:04 | 28/06/2008 Le Point.fr
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Nathalie Ménigon en liberté conditionnelle
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
17/07/2008 | Mise à jour : 21:12 |
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Rouillan laisse entendre qu'il n'a pas de regret pour l'assassinat de Besse
AFP 1er octobre 2008 9.00
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Rouillan a été réincarcéré provisoirement pour "trouble à l'ordre public"
AP | 03.10.2008 | 13:07
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Extrême-gauche
Besancenot dénonce la réincarcération de Rouillan
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 03/10/2008 16:55:31 - publié le 03/10/2008 16:41
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Affaire Rouillan
« On fait un mauvais procès à Olivier Besancenot » Le Parisien, 8 octobre 2008, p.9 PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE MARTINAT
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Le monde carcéral reprend à temps plein Jean-Marc Rouillan
Liberation 17 octobre 2008 p. 16
De notre correspondant à Marseille MICHEL HENRY
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Ségolène Royal: «Evidemment qu'il fallait renvoyer Jean-Marc Rouillan en prison»
liberation.fr 19 octobre 2008
Contacts entre la LCR et l'ancien d'Action directe, Jean-Marc Rouillan
AFP
Jean-Marc Rouillan a obtenu en décembre dernier son placement en semi-liberté après plus de vingt ans d'incarcération et travaille actuellement dans une maison d'édition marseillaise
L'ancienne membre d'Action directe bénéficiait d'un régime de semi-liberté depuis presque un an.
Cette décision sera effective à partir du 3 août. Ménigon bénéficiait depuis août 2007 d'un régime de semi-liberté en région toulousaine. Elle travaille comme agent d'espace vert dans un centre de réinsertion.
La semaine dernière, le parquet s'était déclaré favorable à cette libération conditionnelle, recommandant toutefois une application pour cinq ans des dernières restrictions de liberté, comme le signalement obligatoire à la justice de toute sortie du département de la Haute-Garonne où elle réside depuis août 2007 chez un couple d'amis. Tout changement de domicile et de travail devra être soumis à l'accord préalable du juge parisien Bernard Lugan, chargé de son dossier. «Elle doit également s'abstenir de parler des faits» pour lesquels elle a été condamnée, aux médias ou dans un ouvrage, a ajouté l'avocat.
Partiellement hémiplégique
Pour les condamnés à perpétuité, une semi-liberté d'une durée d'un an minimum est le régime préalable obligatoire à toute libération conditionnelle signifiant que le condamné est toujours sous le contrôle de l'AP mais n'a plus à séjourner en prison.
Comme les autres membres du noyau dur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, décédée en 2006, Nathalie Ménigon a été condamnée deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985.
Une demande de semi-liberté pour Georges Cipriani, 58 ans, devrait être examinée début septembre par le TAP de Paris.
Dans le cadre de sa semi-liberté, Nathalie Ménigon, qui est partiellement hémiplégique après deux accidents vasculaires cérébraux, était contrainte de retourner en prison après sa journée de travail. Depuis quelques mois, elle ne passait plus que ses week-ends au centre de détention de Seysses, au sud de Toulouse.
«On se réjouit, c'est une étape importante pour la libération des camarades», a réagi jeudi un membre du collectif de soutien «Ne laissons pas faire» (NLPF), disant penser aux autres membres d'Action directe incarcérés.
Retrouvailles Ménigon/Rouillan
Jeudi, on a également appris auprès de son avocat, Jean-Louis Chalanset, que Nathalie Ménigon avait revu Jean-Marc Rouillan, ancien membre comme elle du groupe révolutionnaire d'extrême-gauche.
Ils se sont rencontrés fin juin à Marseille, pour la première fois depuis leur mariage en prison en 1999. Les époux bénéficiaient alors d'un régime de semi-liberté. Elle en région toulousaine et lui, depuis décembre, à Marseille, où il travaille chez un éditeur.
Pour cette rencontre, Nathalie Ménigon, 51 ans, avait fait le déplacement à Marseille accompagné d'une salariée de l'Administration pénitentiaire (AP) chargée de sa réinsertion, a précisé l'avocat.
L'entrevue, qui avait reçu l'accord du juge parisien Bernard Lugan chargé de leur dossier et a eu lieu dans un local de l'AP, a duré «quelques heures» et les époux ont pu partager un repas, a-t-il ajouté.
«C'est la première fois» qu'ils se rencontrent depuis leur mariage le 29 juin 1999 à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, a assuré Me Chalanset. Leur liaison date de 1977.
Sa doctrine est de refuser la violence minoritaire, même si elle considère, en tant qu'organisation communiste et révolutionnaire, qu'à un moment il faudra bien recourir aux armes si on veut exproprier les capitalistes (notedt, c'est nous qui soulignons). Les trotskistes ne sont jamais revenus là-dessus. D'où leur embarras actuel...
"Cela lui permet de se poser en victime"
Le PS donne l'impression de tenir
enfin le moyen de contrer Besancenot ...
Ce serait une erreur: ce n'est pas sur ce terrain que la confrontation doit se faire. La grande faiblesse de Besancenot, c'est qu'il incarne à la fois la plus extrême modernité dans son look, dans son mode de communication et le plus extrême archaïsme dans ses propositions: la nationalisation des entreprises, l'économie régie par le Plan central et la démocratie parlementaire remplacée par les conseils de citoyens. C'est un logiciel qui date exactement de soixante-dix ans!
~Quand Besancenot propose de regrouper l'ensemble des banques dans un pôle public contrôlé par les usagers, ça ne tient pas, c'est totalement du vent. Ce que nous préconisons, nous socialistes, c'est que les banques qui s'avèrent incapables d'assumer leur fonction - délivrer du crédit, garantir les dépôts des épargnants - soient nationalisées, et celles-là seulement.
On a peu entendu les anciens trotskistes du PS, comme vous, sur l'affaire Rouillan. V a-t-il encore une gêne?
Pas du tout. Attaquer Besancenot sur ce terrain, ce serait inefficace et même contre-productif, car cela lui permet de se poser en victime sur les plateaux de télévision.
PROPOS· RECUEILLIS PAR PHILIPPE MARTINAT
* Auteur en 2004 de « Lettre recommandée au facteur », Editions du SeuiL
Pour le parquet, Rouillan a «enfreint une des obligations qui pesaient sur lui, celle de s’abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné». Rouillan, 56 ans, se retrouve donc en prison 24 heures sur 24. Il y était entré en 1987. Depuis décembre dernier, après vingt ans en détention, l’ex-activiste devenu écrivain sortait en semi-liberté la journée, pour travailler aux éditions Agone, puis dormait le soir et le week-end en cellule. «En prison, on sent l’obsession du mortifère, que j’ai écartée par l’écriture», expliquait-il alors. Il continuait à écrire, sur d’autres sujets : «La prison, je ne peux plus en parler du dedans.» Il peut à nouveau, à son corps défendant.
«Moutons». Me Chalanset va faire appel, mais ce retour en détention «est dramatique». Car son espoir d’une libération conditionnelle en décembre s’éteint : «Il faut, auparavant, avoir fait un an en semi-liberté», rappelle l’avocat. Peut-on attendre de Rouillan un repentir ? Pour Yves Lemoine, ancien magistrat, «il y a une logique hypocrite : puisqu’il ne regrette pas, on le réincarcère». Selon ce juge, «la société croit toujours qu’une réincarcération longue va transformer en moutons des gens qui, au contraire, ont vécu pendant vingt ans sur une autojustification. Jean-Marc Rouillan n’a pu résister qu’en réaffirmant la justesse des actes pour lesquels il a été condamné. Il est, à ses propres yeux, dans une forme de noblesse de l’acte. Il a tué, pas pour des raisons vulgaires, mais comme, à la fin du XIXe siècle, un anarchiste jetait une bombe à la chambre des députés et, au moment de la guillotine, disait : "Si c’était à refaire, je le referais."»
Yves Lemoine résume : «La société est axée sur une idée qu’il n’y a de rémission qu’en exprimant la désolation de ce qu’on a fait. C’est une hypocrisie sociale grave. La réincarcération de Rouillan me semble une aberration. Dans une décision non motivée, ce qui de toute évidence est un manquement grave aux exigences d’une justice démocratique, visiblement les juges n’ont pu choisir le fondement de leur condamnation pour qualifier une infraction.»
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La cour d'appel de Paris a accordé jeudi un régime de semi-liberté à l'ancien leader du groupuscule armé Action directe, Jean-Marc Rouillan, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.
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