Président ashkenaso-sepharade en 2017 ?
Jean-François Copé agace N.S.

La civilisation judéo-gentille
L'autre bête noire de Sarkozy

Janvier 2012. Rachida Dati, la femme hautement libérée, hautement parvenue et hautement parachutée, soutenue par JFC, insulte le Premier Ministre François Fillon

Décembre 2011. Présidentielle 2017 : JFC épouse sa concubine notoire ; en deuxièmes noces
Novembre 2011. Les juges enquêtent sur les liens entre Copé et Takieddine
Octobre 2011. Véritable médiateur de l'attaque Dati versus Fillon ?
Septembre 2011. JFC veut que les Français fassent "allégeance" aux armées ; comme en Israël ? En cause dans l'affaire Karachi ?
Avril 2011. Laïcité et Islamisme : Le Grand Rabin se déplace, lui, mais ne soutient pas totalement J.F.C. (?)
Mars 2011. JFC refuse de renvoyer chez eux les bateaux d'immigrés illégaux ; il attaque violemment le 1er Ministre après des cantonales "difficiles"
Février 2011. Jacob accusé d'antisémitisme, par le breton Benoît Hamon
Décembre 2010. Jean-François Copé, et donc Christian Jacob, ne veulent pas aller en prison
Novembre 2010. Le contrôle du parti et du groupe parlementaire ; abandon officiel de Gide
Septembre 2010. J.F.C. veut la place de Xavier Bertrand ... et attaque Hirsch, qui voudrait notamment de la transparence financière chez les députés-avocats, et qui lui répond ... ; également mis en cause Gérard Longuet répond
Juin 2010. J.F.C. (plus de 20.000 euros mensuels) prépare les Français à la rigueur
Février 2010. Comme Dominique Strauss-Kahn, le soutien à Laurent Fabius contre Georges Frêche
Janvier 2010. Serein, il y pense toujours ; sa face cachée ...
Décembre 2009 : Maître Copé prend la défense des riches fraudeurs fiscaux, contre Eric Woerth
Avril 2009 : La colère de Nicolas contre Copé et Karoutchi
Février 2009 : Sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM
Comme Pierre Moscovici pour la gauche Jean-François Copé serait candidat à la présidentielle, pour la droite

Mai 2009. Un député çà compte énormément, et non pas "çà tr.... énormément". Maître (2007) Jean-François Copé ...

Portrait (Libération 16 mai 2008)

L’aiglon de Meaux

Jean-François Copé. A 44 ans, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’affirme comme un futur rival de Sarkozy.
Enfant d’une famille juive et pied-noire à l’histoire chargée, il lui faut inventer la sienne.
PHILIPPE LANÇON Libération QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008, p. 40

On parle si peu de Nicolas Sarkozy que certains lui ont trouvé un double : Jean-François Copé. Il est régulièrement suggéré que c’est l’autre, avec dix ans de moins : maniaque, petit aboyeur, libéral, embusqué, tout tapissé de parler-vrai. En réalité, avec quinze centimètres de plus, ce n’est pas du tout Sarkozy. Authentique bourgeois élevé dans les beaux quartiers, animé par une convivialité froide et concentrée, l’ancien «bébé-Chirac» semble, à 44 ans, avoir trempé son personnage dans une jovialité tenue. Aimable, droit dans la silhouette, inégalement dégarni, jamais il ne déborde : ni plainte, ni familiarité. Son naturel sensible et crispé alimente ses calculs, qui s’unissent à une mémoire instantanée. Copé est un professionnel de la réaction, doué d’un sens gourmand du combat.

Evacuons d’emblée les vérités ordinaires : le député-maire de Meaux est de droite, ambitieux, et vient d’être réélu dans sa ville par 67 % des habitants. Président du groupe UMP, il apprend, ces temps-ci, à «chauffer à mort» ou à canaliser comme il peut ses troupes : «Un député, dans ses deux premières années, c’est l’épisode autobiographique majeur, l’émerveillement. Ensuite…» La vanité qui s’ennuie est toujours de mauvaise humeur.

Ses relations avec le Président sont depuis longtemps armées, ambiguës, intimes : brouille, vacances à la Baule, nouvelle brouille, dîners à quatre, engueulades à deux. Elles ne se résument pas, ou pas encore, à deux coqs en piste.

Il est aussi avocat-médiateur chez Gide, l’un des gros cabinets d’affaires. Il a prêté serment huit jours après la formation du gouvernement Fillon, auquel, ancien ministre du Budget, il n’appartenait pas.
Des amis lui conseillèrent une fois de plus d’être patient. Copé doit habiter le temps perdu pour bâtir mieux qu’une image, plus que des convictions : une identité.

Au milieu des années 80, ce jeune type hâbleur appartient, «pour se marrer», au Caca’s club de Frédéric Beigbeder, qui se souvient de lui «en tenue radioactive dans une soirée Tchernobyl. Il n’était déjà pas drôle et venait sans doute pour se détendre».
A Sciences-Po, il suit le cours d’anglais pour les nuls. Un condisciple se souvient : «Il avait déjà les codes, le costume, la cravate, les lunettes d’écaille. Un jour, il a dit : "I want to be président de la République."

Il le disait en riant, parce qu’il est joyeux, mais on savait que c’était vrai, parce qu’il ne cache pas son jeu.» Jeune, il a voyagé aux Etats-Unis avec parents, sœur et frère.
Isabelle est désormais avocate ; Jean-Fabrice, de seize ans plus jeune, a fait HEC et étudie à Singapour.
Le dernier voyage familial en commun a eu lieu en 1989 en Argentine.
Leur père, le proctologue Roland Copé, pionnier de la chirurgie de l’anus, aime ce pays. Il est ami avec le metteur en scène Jorge Lavelli comme il le fut avec l’acteur Jean Poiret. Roger Carel est parrain de sa fille. A Meaux, son fils a inauguré un square Daniel-Ceccaldi.
On sait se divertir chez les Copé.

Dans l’après-guerre, dit le père, «on m’appelait le toubib du théâtre». Il rêvait d’être acteur et, après les représentations, traînait en coulisses. Jean-François, enfant, a joué l’Avare. Depuis qu’il est en retraite, Roland Copé fait du théâtre.
Il a joué Poincaré dans un épisode des Brigades du Tigre. A 78 ans, il en paraît quinze de moins et aime toujours danser le tango. Son énergie paraît sanglée ; ses passions, séchées en discipline. Si la fantaisie rôde, elle ne domine rien - comme chez le fils.

Enfance de Copé, racontée par sa sœur Isabelle : «Nous rentrions de l’école, l’infirmière nous ouvrait. La porte du salon était fermée car il servait de salle d’attente. Nous rejoignions nos chambres en silence. Notre père, élégant, tout en blanc, venait nous voir entre les patients.»
Jean-François précise en souriant : «Il ne me serait pas venu à l’idée de rentrer avec de mauvaises notes. Un regard de mon père suffisait.»
Il vénère alors le tennisman roumain Ilie Nastase, joue du piano électrique, travaille sans cesse, fait des maquettes Heller, ne danse pas.
Son père lui parle tant de la Seconde Guerre mondiale qu’à 8 ans il la choisit comme sujet de rédaction. La maîtresse, surprise, convoque les parents.

En 1926, un jeune médecin roumain nommé Copelovici arrive en France.
Sa famille, juive d’origine russe, s’est installée à Iasi (Roumanie) au XIXe siècle. L’antisémitisme provoque le départ.
Le grand-père paternel de Jean-François Copé reprend ses études en France, devient médecin généraliste à Paris.
La grand-mère, française, est également d’une famille juive d’origine roumaine.
L’humour yiddish et la peinture les environnent. Un ami a organisé en France la première vente publique des impressionnistes. Le parrain de Jean-François Copé est un galeriste célèbre. A 99 ans, la grand-mère Copé aime encore chanter.

Lorsque vient la guerre, le grand-père, naturalisé français, envoie la famille sur la Loire, à Beaugency. Roland Copé vit à 10 ans l’exode à pied : «Les gens fuyaient comme des fous. Les soldats pleuraient. Je vois encore les cadavres, comme collés aux arbres.»
La famille arrive à Toulouse, où vit un oncle. Le grand-père reprend son activité de médecin. Il reçoit des appels anonymes : «Quand vas-tu t’en aller, sale youpin ?» Roland n’a rien oublié.
Plus tard, la famille se réfugie à Aubusson, dans la Creuse. Père et fils aident la Résistance. Le père soigne la fille épileptique des fermiers qui les hébergent. «Nous avons trouvé là-bas des gens formidables», conclut Roland.
En 1976, il refait le voyage de la Creuse avec Jean-François et Isabelle. Il retrouve les lieux, les gens ou leurs enfants. «Il pleurait», se souvient son fils.
Quand Jean-François Copé évoque une histoire intime, son sourire finit par ressembler à une grimace. Il ne sait sur quel ton parler de lui.

Sa mère, Monique Ghanassia, affiche une bonté inquiétante et organisée.
Elle a voué sa vie à la famille et au travail de son mari, dont elle était assistante et montait les films d’opération destinés aux étudiants et collègues : «C’est une spécialiste des films de cul !» s’amuse-t-on dans la famille.

Née en Algérie d’un père avocat, elle part un jour faire des courses avec sa meilleure amie. Elle a 10 ans. Un oubli, elle remonte chez elle. Son amie l’attend dans la rue, près d’un réverbère. Il saute : c’est l’un des premiers attentats du FLN à Alger.
Plus tard, la famille rejoint la France. Du côté maternel, on n’apprécie guère De Gaulle ; du côté paternel, on l’admire. «Il y avait parfois de l’ambiance, se souvient Jean-François, et c’est un miracle qu’il n’y ait eu personne dans l’OAS.»
La légende familiale dit qu’à 9 ans l’enfant admirait Pompidou. C’est si bizarre que ce doit être vrai. Si l’énergie de Copé est la sienne, son histoire est encore celle des autres.

A l’ENA, il fut un honnête bûcheur. Il en sort 35e sur 140.
Il a appartenu au Banquet républicain, un club fondé par des anciens de son lycée parisien, Victor-Duruy.
Ses amis sont banquiers, haut fonctionnaires, directeurs de grandes entreprises.
Il connaît de près certains journalistes de compagnie : Anne Fulda, Christophe Barbier.
Sa femme Valérie, conseillère en communication, est la fille d’un ancien directeur du CNRS. Il l’a rencontrée dans une soirée au Palace, à la fin des années 80. Ils ont eu trois enfants. En 1996, Le Palace a fermé.

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Copé L'autre bête noire
L'Express 15 mai 2008 p. 50

Le patron des députés UMP n'est pas un fidèle: avec lui aussi le président entretient des relations difficiles.

Le poste est essentiel dans le fonctionnement du pouvoir.
C'est pourquoi Jacques Chirac, par exemple, tenta toujours d'y envoyer un fidèle.
Aujourd'hui, le président du groupe majoritaire à l'assemblée nationale s'appelle Jean-François Copé. Qui a une caractéristique: il est « copéiste » avant d'être sarkozyste.

«Au moment du choix au sein des députés UMP, le chef de l'Etat se sentait tellement fort qu'il se souciait peu du patron qu'ils allaient désigner», reconnaît un fidèle de l'Elysée.

L'actuelle révision constitutionnelle est le dernier exem pie en date de la tension entre les deux hommes.
Le 28 avril (2008),Jean-François Copé tend la main au président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault; le 30, il déclare que le texte ne peut être voté « en l'état ». Le jeudi 1er mai, quand il téléphone à Nicolas Sarkozy, il n'a pas le temps d'argumenter: le président de la République, furieux,l'interrompt d'emblée et parle d'« une faute politique ma­jeure».

« Ça a chauffé des deux côtés », raconte le député de Seine-et-Marne, qui dit avoir refusé un rendez­vous pour le lendemain. Les deux hommes se verront le dimanche.
Nouveau moment de tension: « Il ne ment jamais, moi non plus », note Jean-François Copé.

Le chef de l'Etat ne décolère pas. Devant ses interlocuteurs du week- end, il lâche : « Je ne demande pas à Copé de composer avec les socialistes, mais de rassembler le groupe !»
Le7mai, il reçoit lui-même l'ensemble des députés UMP. La configuration des lieux est singulière: il ne s'adresse pas à eux depuis un pupitre, mais est assis autour d'une table, devant les élus. On se croirait à une réunion de groupe classique, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale - sauf qu'elle est présidée par Nicolas Sarkozy, à l'Elysée.

« Quand on a vu le dispositif et qu'on l'a entendu dire qu'il renouvellerait l'expérience plusieurs fois par an,on a compris qu'i1 faisait cela contre Copé", relèvera un élu à la sortie .• E. M.

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Majorité Copé tient tête au président Nathalie Schuck | 31.10.2008, 07h00 Le Parisien, 31 octobre 2008 p. 5

«COPÉ a vu Sarkozy faire avec Chirac. Il fait pareil en se positionnant pour 2017. Sarkozy ne va pas le supporter longtemps ! Ils vont le tuer », pronostique un chiraquien, aux premières loges de 2002 à 2007. Dans l’exécutif, la cote de Jean-François Copé est en effet plutôt basse ces temps-ci. Sa liberté de parole, son ambition assumée d’entrer un jour à l’Elysée, tout agace.

La semaine dernière avait été pour lui celle de tous les dangers : mouché le mardi par Sarkozy (« On est dans la Ve République, pas dans la IV e ! ») pour avoir proposé une commission parallèle à celle d’Edouard Balladur sur la réforme des collectivités, le président du groupe UMP à l’Assemblée avait encaissé le lendemain les remontrances publiques de François Fillon. Un tête-à-tête à Matignon samedi a suffi à faire redescendre la pression avec le Premier ministre.

Fâcheries et réconciliations

Avec Sarkozy, c’est plus compliqué. Il y a toujours eu entre le président et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) des hauts et des bas. Surtout des bas. Les deux hommes se téléphonent et se voient plusieurs fois par semaine, se fâchent, se réconcilient… « Leurs rapports sont de plus en plus tendus, assure un ténor de l’UMP. Copé va faire comme Sarkozy : tirer, tirer, et quand ça lâchera presque, stop ! » « Avec Sarkozy, Copé est toujours très courtois, respectueux, mais d’une franchise totale. C’est l’un de ceux qui lui parlent le plus franchement », raconte un conseiller du palais.

En privé, le chef de l’Etat n’est pas plus tendre avec celui qui rêve de lui succéder. « Il se trompe de stratégie en me confondant avec Chirac : on n’est pas en 2002 et je ne suis pas Chirac ! » lâche-t-il parfois. Ou encore : « Ce qui use, c’est de ne pas être au pouvoir. » « Il trouve que Copé manque de hauteur de vue, qu’il se croit arrivé alors qu’il y a beaucoup d’étapes avant le sommet de l’Everest », raconte un ministre. C’est pourtant le même Sarkozy qui a voulu la réforme des institutions, qui va accroître les pouvoirs du chef des députés UMP…

Il se sait indéboulonnable

Officiellement, il n’y a pas de « crispation » à l’Elysée sur le cas Copé. Mais dans ce climat proche de la paranoïa, certains évoquent une stratégie d’encerclement pour mater le rebelle. Dans les allées de l’Elysée, on ne compte pas les « amabilités » contre un Copé qu’on dit éloigné des réalités du pays.

Copé feint de ne pas s’inquiéter d’être dans le collimateur de l’Elysée. Il se sait indéboulonnable. A 44 ans, déterminé à tracer sa route, il met en place son club Génération France (37 antennes et quelque 3 000 adhérents). Pas décidé à se priver de sa liberté de parole, il jure qu’il refusera d’entrer au gouvernement… même si on lui propose Matignon ! Mais il est conscient de ses points faibles. Contrairement à Sarkozy en son temps, il n’est pas identifié dans l’opinion à des idées fortes. Une lacune qu’il compte bien combler en rédigeant dans les prochains mois un livre de propositions. Un sujet sur lequel il reste discret. « C’est encore dans ma tête… »

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Vu & commenté La sérénité affichée de Jean-François Copé, par Dominique Dhombres LE MONDE | 19.01.09 | 13h46 • Mis à jour le 19.01.09 | 13h46 Dominique Dhombres Article paru dans l'édition du 20.01.09

L'affaire vous avait peut-être échappé. Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ne sont plus fâchés !

Le second était, ce week-end, l'invité de Franz-Olivier Giesbert, sur France 5. "Vous ne vous insultez plus au téléphone comme l'an dernier ?", lui demandait le journaliste. "C'est nettement plus constructif. On s'est beaucoup parlé, et peut-être un peu mieux compris sur les fonctions que je considère devoir être les miennes comme responsable de la majorité parlementaire", répondait-il.

Jean-François Copé n'est pas ministre, il sait qu'il ne le sera pas dans un avenir prévisible, et il prend désormais la chose avec philosophie.

La présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale suffit apparemment à son bonheur. "Je resterai jusqu'à la fin du quinquennat dans ces fonctions parce qu'elles me passionnent", dit-il. Il a mal vécu de ne pas faire partie du gouvernement Fillon, mais cela appartient désormais au passé.

Jean-François Copé dit qu'il s'est "reconstruit" dans son nouveau rôle. Il observe avec un certain détachement le remaniement ministériel qui vient d'avoir lieu. "J'ai été ministre du budget pendant trois ans, porte-parole du gouvernement pendant cinq ans. Les gens oublient vite", dit-il encore. "C'est vrai que vous ne serrez plus la main de Xavier Bertrand ?", lui demande-t-on. "Non, c'est arrangé !", réplique-t-il en souriant. On ne fait pas plus conciliant ! Il relit les Pensées de Pascal, c'est dire... Moyennant quoi, il se comporte désormais en bon petit soldat.

Les propositions de la commission sur l'audiovisuel qu'il présidait ont presque toutes été rejetées par Nicolas Sarkozy ? Qu'à cela ne tienne ! Il ne tarit pas d'éloges sur la nouvelle télévision publique qui est en train, selon lui, de naître sous nos yeux. "Cette réforme est fantastique. Jamais la télévision publique n'aura eu autant d'argent. Elle a les moyens budgétaires. Elle va avoir les moyens en termes d'organisation. Avant, France Télévisions, c'était quarante-neuf sociétés différentes. Cela va être une entreprise unique", dit-il.

Désormais, si on comprend bien, le président de France Télévisions aura enfin le pouvoir qu'il n'avait jamais eu jusqu'ici en raison du cloisonnement des diverses rédactions. Et qu'on ne vienne pas lui chercher noise sur la nomination des futurs présidents de chaîne par le chef de l'Etat. Le Parlement exercera son contrôle, dit-il.

Jean-François Copé était également, dimanche, l'invité de Radio J. Il admettait que les sénateurs soient un peu "furax" de devoir discuter le projet de loi sur l'audiovisuel alors que la publicité a déjà été supprimée dans le service public. Mais il ne faut pas en faire "un psychodrame", ajoutait-il. Visiblement, pour lui, le temps des drames est passé.

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Copé met en pratique sa liberté de parole Judith Waintraub lefigaro.fr 05/02/2009 | Mise à jour : 21:06 |

Jean-François Copé traite dans son club de « sujets sensibles » que les politiques ont, selon lui, « du mal à aborder ».
Le patron des députés UMP organisait jeudi un débat sur la cohésion nationale sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM.

Éric Besson, Fadela Amara, Malek Boutih, Michel Sarfati, Hassen Chalgoumi : Jean-François Copé a réussi à réunir jeudi, sous l'égide de son club Génération France.fr, des personnalités qui s'assoient rarement à la même tribune. Pas de problème entre le rabbin Serfati et l'imam de Drancy Hassen Chalgoumi, membres de l'Amitié judéo-musulmane, et qui prêchent le dialogue, même si c'est parfois à leurs risques et périls. L'imam a raconté comment sa maison, à Drancy, avait été saccagée après qu'il eut appelé ses ouailles à respecter la Shoah.

«Vivre ensemble»

En revanche, c'était la première fois qu'un membre éminent du PS, en l'occurrence Malek Boutih, acceptait de participer à un colloque avec Éric Besson. L'ex-député PS était déjà considéré comme un paria par ses ex-camarades avant de devenir ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Sa récente promotion n'a rien arrangé. Mais Boutih, comme il l'a expliqué en marge du colloque, aime trop la «confrontation d'idées» pour céder à l'ostracisme. Ce qui n'est pas forcément bon pour sa carrière au sein du PS de Aubry.

Pour Génération France.fr, la question de la cohésion nationale sera «la» problématique majeure des dix années à venir. C'est la raison pour laquelle le président du groupe de l'UMP de l'Assemblée a consacré successivement trois colloques au sujet : le premier, lors de la création de son club, début 2007, sur l'«identité française», le second, en décembre, sur la «diversité», et le troisième, jeudi, sur le «vivre ensemble».

Une question qui a pris une acuité particulière avec les trois semaines d'affrontements dans la bande de Gaza. Comme l'a rappelé Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, entre le 27 décembre, date du début de l'offensive israélienne, et le cessez-le-feu du 22 janvier, 70 actes antisémites ont été recensés par l'Intérieur. Un chiffre à comparer avec les 250 actes antisémites enregistrés en 2007.

Hors des cénacles de l'UMP, où il ne se sent pas le bienvenu, Copé profite de sa liberté de parole pour traiter au sein de son club des «sujets sensibles» que les politiques ont, selon lui, «du mal à aborder». Comme il l'a fait jeudi dans une tribune publiée par Libération, il a exprimé son inquiétude sur le danger que font courir à la cohésion nationale «les tentations communautaires et les raccourcis identitaires».

Des phénomènes que Malek Boutih ne nie pas, mais dont il a souhaité qu'on n'exagère pas l'importance. Rappelant jeudi qu'il avait été «l'un des premiers, avec le président de l'Union des étudiants juifs de France» à «tirer la sonnette d'alarme sur les répercussions de la deuxième intifada», il a estimé que les manifestations d'antisémitisme étaient devenues le fait «d'individus très isolés». Un optimisme que tous les intervenants de jeudi auraient souhaité partager.

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TELECHARGEMENT ILLEGAL Colère de Sarkozy : Copé et Karoutchi pris pour cible NOUVELOBS.COM | 11.04.2009 | 13:16

Le patron des députés UMP et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement seraient dans le collimateur du président de la République après le rejet du texte sur le téléchargement illégal.

Ce qui c'est passé "n'est pas professionnel ! C'est lamentable, de l'amateurisme." C'est ce
qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy, vendredi, devant ses conseillers, selon Le Parisien /Aujourd'hui en France publié samedi 11 avril, après le rejet par le parlement de la loi sur le téléchargement illégal.

Le journal indique que Nicolas Sarkozy aurait également qualifié le rejet du texte d'"inadmissible".

En colère, le chef de l'Etat aurait dans sa ligne de mire, selon le quotidien, Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et Jean François Copé, le patron des députés UMP. C'est le conseiller de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, qui se serait chargé, selon Le Parisien et Libération, de faire part de la colère du président aux deux intéressés.

Trop perso

Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy estimerait que Jean François Copé est "incapable" de mobiliser les députés de la majorité. Dans l'édition de Libération du samedi 11 et dimanche 12 avril, il est également rapporté que le chef de l'Etat fustige "le manque d'organisation au sein de la majorité". Copé sur la sellette ? Rien d'officiel pour le moment, soulignent les deux quotidiens, mais le député serait accusé par Nicolas Sarkozy d'être trop personnel et de se consacrer plus à sa propre promotion qu'au groupe qu'il dirige.

Jours "comptés"

Quant à Roger Karoutchi, sa situation ne serait pas plus enviable. Nicolas Sarkozy lui reprocherait, selon le Parisien, de ne pas avoir été à l'Assemblée pour demander une suspension de séance qui aurait permis d'éviter ce camouflet. Après sa défaite face à Valérie Pécresse, lors de la primaire UMP pour les élections régionales de 2010, cette défaite est un nouveau coup dur. Alors exit Karoutchi ? Selon un conseiller de l'Elysée cité par Le Parisien, ces jours seraient "comptés".

Fillon absent

Dans une moindre mesure, le Premier ministre François Fillon, et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, ont aussi été la cible des foudres du président. Selon Libération, Nicolas Sarkozy auraitd déclaré "que c'était à François Fillon de superviser tout ça. Mais on ne sait même pas où il est…". Au président de l'Assemblée, Nicolas Sarkozy reprocherait d'avoir laissé un vice-président socialiste présider la séance, selon le quotidien.

Touché au porte-monnaie

Une réunion du groupe UMP se déroulera le 28 avril pour "resserrer les boulons" a confirmé Roger Karoutchi, dans Libération, après que Jean-François Copé eut annoncé cette réunion vendredi. Une réunion extraordinaire qui pourrait bien voir des députés sanctionnés pour leur absentéisme chronique, selon le journal. Jean François Copé, rapporte Le Parisien, a, lui déclaré : "On va en parler. Ce n'est pas tabou. On ne peut pas en rester là". L'idée de sanctions financières pour les députés trop peu présents dans l'hémicycle a même été évoquées.

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UN DEPUTE, CA COMPTE ENORMEMENT : Jean-François Copé, Éditeur : Albin Michel, Paris, avril 2009

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Fraude fiscale : passe d'armes entre Woerth et Copé Anne Rovan lefigaro.fr 15/12/2009 | Mise à jour : 22:34 |

S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature (…), c'est une faute»,a déclaré, mardi, Éric Woerth à propos de son prédécesseur au Budget, Jean-François Copé.

Le ministre du Budget reproche à son prédécesseur d'avoir commis «une faute» en n'utilisant pas des informations «anonymes».

Le torchon brûle entre Jean-François Copé et Éric Woerth, l'ancien et l'actuel ministre du Budget. Pomme de la discorde : les fichiers dérobés par un cadre de la banque HSBC qui auraient permis d'établir la fameuse liste des 3.000 contribuables «exilés» en Suisse.Mardi matin, Éric Woerth a critiqué ouvertement sur Europe 1 les pratiques de son prédécesseur. S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature, c'est-à-dire (…) des informations qu'on ne paye pas, (…) qui ne sont pas anonymes, (…) dont on sait d'où elles viennent, c'est une faute, si c'est le cas », a déclaré le ministre. De là à dire que Copé n'a pas été un ministre du Budget exemplaire, il n'y a qu'un pas...

Woerth ripostait, en fait, aux propos tenus quelques jours plus tôt par le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé. Celui-ci avait assuré dimanche, sur France 5, s'être retrouvé dans une situation similaire à celle de Woerth lorsqu'il était ministre du Budget et avoir refusé d'utiliser les informations qu'on lui amenait. «J'avais eu une proposition qui pouvait ressembler un peu à ça et j'avais dit que je n'y étais pas favorable», a ainsi raconté Copé, ajoutant qu'il y avait derrière son choix «un arbitrage avec la question des libertés publiques, qui est un grand sujet, quand même».

Face à la dureté de la riposte de Woerth, qui a de surcroît rappelé que Copé n'était à l'époque que ministre «délégué», le remuant patron des députés UMP a tenté mardi de désamorcer la polémique naissante. Au programme, un virage à 180 degrés. «J'ai trouvé Éric Woerth agressif, et ce n'est pas du tout le reflet de nos relations, explique-t-il. Personne ne se trompe de combat, et j'ai toujours considéré que la lutte contre la fraude est un combat à mener.»

Des informations anonymes

Comment se fait-il alors que l'ancien ministre n'ait pas tiré parti d'une «proposition qui pouvait ressembler» à celle qui a été faite à Woerth ? Parce que, confie Copé au Figaro, les informations qui lui avaient été transmises à l'époque étaient «anonymes» et donc… inutilisables.

Copé maintient toutefois que ces situations doivent être maniées avec beaucoup de précaution. «Il faut être vigilant sur trois points : les dénonciations anonymes, les noms qui peuvent être jetés en pâture et le respect de la procédure en matière fiscale», souligne-t-il. Surpris par la charge de Woerth, il tente aussi de minimiser ses propos de dimanche. «Il n'y a rien de belliqueux, ni de négatif. Je fais mon travail de député. Ce n'est pas anormal qu'un simple député de la République émette un petit warning.» Ce «petit warning» n'est pas le premier que Copé adresse à Woerth.

En mars, l'ancien ministre du Budget avait critiqué la situation des finances publiques, s'attribuant au passage le beau rôle. «Lorsque j'ai quitté le minis­tère du Budget, j'ai laissé des comptes qui étaient en déficit de 35 milliards d'euros. Nous allons dépasser les 100 milliards d'euros», avait-il lancé. Visiblement, Woerth n'a pas digéré que Copé lui fasse la leçon une deuxième fois.

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La face cachée de Copé
Une biographie de l’ambitieux patron des députés UMP, qui rêve tout haut de l’Elysée pour 2017, montre que Jean-François Copé a bien des points communs avec son rival Sarkozy.
Nathalie Segaunes Le Parisien 07.01.2010, 07h00

Tout sur Jean-François Copé ! Aujourd’hui paraît en librairie « Copé, l’homme pressé. Enquête sur l’homme qui veut la place de Sarkozy » (Ed. l’Archipel), de Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin.

Les deux journalistes ont longuement enquêté, rencontrant plus de 250 personnes, afin de cerner la personnalité de celui qui rêve de conquérir l’Elysée en. .. 2017. De ses relations depuis toujours difficiles avec Nicolas Sarkozy à son goût très net pour l’argent, en passant par les rouages de sa méthodique ascension, ce livre apporte un éclairage inattendu et parfois cru sur l’actuel patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

En voici quelques extraits, en exclusivité.

Copé et Sarkozy

La scène rapportée se passe le 10 février 2004. Jean-François Copé est alors chef de file UMP aux régionales en Ile-de-France. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, préside son comité de soutien.
Ce jour-là, Alain Juppé a placé l’un de ses hommes, Vincent Le Roux, en bonne position sur la liste parisienne. Or Sarkozy a Le Roux dans le collimateur : « Le soir, Copé assiste au spectacle d’Henri Salvador, qui soutient sa campagne. En rallumant son portable, il trouve un message de Sarkozy : C’est Nicolas. Rappelle-moi. Copé s’exécute. Sarkozy attaque d’emblée, d’une voix blanche : Tu as mis Le Roux sur ta liste, il a dit quelque chose de très grave sur moi. Je ne peux plus cautionner cette liste. Je quitte la présidence du comité de soutien. Je ne fais plus aucun meeting avec toi, sauf Paris.
- Ecoute, Nicolas, on est tous les deux fatigués…
- Je ne suis pas fatigué ! hurle Sarkozy.
- Bon. J’ai bien noté que tu avais quitté mon comité de soutien. Si je perds, je ne le devrai qu’à moi-même.
Si je gagne, je ne le devrai qu’à moi-même. Et…
Sarkozy raccroche. Copé rappelle aussitôt :
-Nos téléphones ont dû couper, je vais te redire ce que je viens de dire… Sarkozy se fait soudain tout miel.
- Mon Jean-François, merci d’avoir rappelé. Puisque tu le demandes, je reste président de ton comité de soutien. Je reste à tes côtés.
- Très bien. Viens-tu demain dans le Val-de-Marne ? Deux mille élus locaux t’attendent.
- Ça, je ne sais pas encore… »

Nicolas Sarkozy fait durer le suspense vingt-quatre heures. Et ne prévient de son arrivée en hélicoptère que vingt minutes avant le début du meeting. « Il y avait des oukases tous les matins, se souvient Christian Jacob.

Un jour, Sarko soutenait, un jour il ne soutenait pas. Il venait à un meeting, puis il ne venait plus. Copé, qui est un mec organisé, méthodique, loyal, avait le sentiment d’être baladé. »

Copé et l’argent

« Quand il est nommé ministre en 2002, Jean-François Copé cède son siège de député à son suppléant, Roger Boullonois. (…) En tant que député, Boullonois peut prétendre à trois enveloppes financières distinctes : son indemnité mensuelle (5 219 € ), l’enveloppe forfaitaire pour frais de mandat (5 837 € ) et 9 021 € de crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs.
De ces trois enveloppes, il ne touchera qu’une seule : son indemnité. C’est Copé, pourtant devenu ministre, qui continue de tenir les cordons des deux autres bourses.»

Copé et le contribuable

Chaque année, Copé a coutume d’inviter ses amis à dîner dans les palais nationaux. Ainsi, lorsqu’il était ministre du Budget, recevait-il au ministère de l’Economie et des Finances aux frais du contribuable : « Le dîner, donné dans l’immense salle à manger de Bercy, située au septième étage, est particulièrement fastueux. Il reste en tout cas gravé dans la mémoire de la centaine de convives qui y participent. Un dîner assis, servi par une armada en grande tenue. Champagne. Et feu d’artifice du 13 juillet en prime, derrière les larges baies vitrées offrant une vue imprenable sur Paris.
Ce soir-là, Copé se montre enjoué, il passe de table en table, un mot pour chacun. Le ministre du Budget lève son verre : A la santé du contribuable !

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"Que fera le PS si Frêche est au second tour ?" (J-F Copé) Raphaëlle Duchemin - 09:00 franceinfo.fr Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, était ce matin l’invité de France Info.

Jean-François Copé exprime sa "solidarité" envers Laurent Fabius, après le dérapage verbal de Georges Frêche, et salue la réaction du PS. Mais se demande "si un traitement identique sera réservé aux socialistes qui continuent à faire campagne aux côtés de Georges Frêche".
Et s’interroge : que fera le PS en cas de duel entre l’UMP et George Frêche au second tour ?

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Jean-François Copé prépare les Français à la rigueur Par Sophie Huet, Judith Waintraub lefigaro.fr 11/06/2010 | Mise à jour : 07:22

Le chef des députés UMP, Jean-François Copé, a préparé avec un soin extrêmeson premier grand prime time, ce jeudi soir, sur le petit écran. Crédits photo : SIPA PRESS Invité d'«À vous de juger», il s'est prononcé «à titre personnel» pour un recul de l'âge légal à 63 ans en 2020.

Jean-François Copé n'est jamais aussi à l'aise que devant les caméras. Il est pourtant arrivé stressé, ce jeudi soir, sur le plateau d'«À vous de juger», l'émission de France 2. Et le sourire qu'il affichait en écoutant ses parents raconter l'enfant qu'il a été, s'est vite effacé.

Et pour cause : les nouvelles qu'il avait à annoncer aux Français relèvent davantage de la soupe à la grimace que du tapis de roses. Premier avocat de la rigueur dans la majorité, Jean-François Copé a expliqué quelles mesures couvraient ce mot tabou. «On est au début des choix», a-t-il précisé, mais il faudra réduire la voilure «sur tous les sujets».

«Notre premier rendez-vous est de coller à l'Allemagne, assure Jean-François Copé. Je pense que nous devons prendre le même chemin.» Il juge ainsi «vital de reconstituer un axe franco-allemand, compte tenu de la gravité de la crise», face au «G2 États-Unis-Chine». «Les Allemands ont fait plus d'efforts que nous depuis dix ans. On doit leur donner des gages», estime-t-il.

Pour premier de ces gages, l'ancien ministre du Budget confirme qu'un coup de «rabot» sera pratiqué sur toutes les niches fiscales : 10% de moins, sans exceptions «sinon on n'y arrive jamais», assure-t-il en se positionnant bien en avant des lignes aujourd'hui arrêtées par le gouvernement. Le patron des députés UMP va même plus loin et souhaite que tous les ministres parviennent à «réduire de 10 % (leur) budget». Autant de propositions qui vont animer le débat sur les orientations budgétaires prévu à la fin du mois.

Sur le dossier des retraites, Jean-François Copé estime également qu'il ne faut pas craindre de dire la vérité, même lorsque celle-ci n'est qu'intime. Il plaide ainsi à titre «tout à fait personnel» pour un recul de l'âge légal de départ à la retraite «à 63 ans en 2020». Une solution «parmi les pistes possibles», qui «n'engage en rien le gouvernement dont je ne suis pas membre», a-t-il cependant précisé.

Au détour de la conversation, Jean-François Copé revisite le slogan de Nicolas Sarkozy. «Il faut travailler plus pour gagner plus ensemble, assure-t-il. C'est-à-dire travailler mieux.» «C'est le grand slogan des années qui viennent», pronostique l'homme à l'ambition présidentielle.

Sur la route de 2017, l'homme pressé trouvera certainement la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. Et, à juger de leur confrontation inédite ce jeudi soir, cela promet quelques étincelles. «Même quand vous dites des choses graves, vous avez un petit sourire parce que vous êtes content d'être là», attaque de but en blanc l'élue écologiste. «Je ne vous demande pas de me trouver sympa ou pas sympa», lui rétorque Copé, qui lui reproche, à plusieurs reprises d'avoir «très bien préparé» leur confrontation.

Training intense

Le patron de députés UMP -il le reconnaîtra- avait lui-même préparé avec un soin extrême son premier grand prime time. La semaine dernière, il a organisé un déjeuner avec Christian Jacob, président délégué de Génération France, et les principaux responsables de son club, pour recenser tous les sujets qui pouvaient être évoqués au cours de l'émission. La liste a ensuite été transmise à la «machine Copé», qui s'est mise à produire des fiches à une cadence effrénée.

Mercredi après-midi, Jean-François Copé a abordé la dernière étape de sa préparation : une répétition d'«À vous de juger», animée par Bastien Millot, directeur de l'agence de communication Bygmalion. Des membres de l'agence et du staff Copé se sont réparti les rôles d'Arlette Chabot, de la porte-parole des Verts Cécile Duflot, etc. Millot, qui a été le premier directeur de cabinet du maire de Meaux, il a y quinze ans, connaît son Copé par cœur. «C'est un des hommes les plus méticuleux que j'ai vus dans mon parcours, que ce soit parmi les politiques ou les chefs d'entreprise», assure-t-il. Tellement méticuleux qu'au bout de trois heures de travail, le «coach» a pris l'initiative de signaler à son élève que pour être au mieux de sa forme, il fallait aussi qu'il pense à se nourrir.

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Jean-François Copé lance une OPA sur l'UMP | 23.09.10 | 10h56 • Mis à jour le 23.09.10 | 20h40 Patrick Roger lemonde.fr Article paru dans l'édition du 24.09.10

Pour les journées parlementaires de l'UMP, qui ont lieu jeudi 23 et vendredi 24 septembre à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale et maître d'œuvre de ce rendez-vous, n'a pas fait dans la demi-mesure.

Tout en affichant une sobriété de bon aloi – "cette année, le champagne ne coulera pas à flots", insiste-t-il, gardant en mémoire les commentaires qui avaient accompagné l'édition de 2008, à Antibes –, il ne laisse rien au hasard pour faire de ce rendez-vous une démonstration de puissance.

Comme il en a désormais pris l'habitude, il avait convié la presse, la veille au soir des rencontres parlementaires. Pas moins de cinquante journalistes invités autour de la table. Et pas mal de "recalés". Le "plan médias" qui a précédé ces journées parlementaires fonctionne au-delà de toute espérance.

"INAUDIBLE"

M. Copé veut "du fond, du fond, du fond". Le programme est vite expédié. Le président du groupe UMP n'attend qu'une chose : qu'on l'interroge sur ses intentions, ce qui ne tarde pas à venir. Soudain, un grain de sable vient perturber la belle mécanique. Michèle Alliot-Marie, la ministre de la justice et ancienne députée des Pyrénées-Atlantiques, déboule sans crier gare. "Je suis venue vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes chez moi", glisse-t-elle en embrassant l'organisateur de la soirée, qui ne goûte guère cet impromptu.

Sitôt le moment de froid passé, le maître des lieux reprend la main. Il réaffirme clairement son objectif : la direction de l'UMP, en vue de la prochaine élection présidentielle: "Nous sommes dans la dernière ligne droite, qui est celle du prolongement du groupe vers le parti", martèle-t-il. Le vice-président du groupe, Jean Leonetti, s'inscrit dans son sillage : "Actuellement, l'UMP n'émet aucun son, elle est inaudible", estime le député des Alpes-Maritimes, auréolé d'une étiquette de "sage".

Un peu plus tard, M. Copé niera toute "guerre des chefs" : "Pour qu'il y ait une guerre des chefs, il faudrait qu'il y ait des chefs." A ses yeux, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, ne boxe tout simplement pas dans la même catégorie: "Relisez “Infinis”, de Pascal” et vous comprendrez", lâche-t-il. Il a lancé une OPA sur le parti et rien ne saurait l'en empêcher, estime celui qui, jusqu'à présent, a pas mal réussi à tirer son épingle du jeu.

Mais alors, le parti, pour quoi faire? Pour mener la campagne présidentielle et pour imposer un certain nombre de thèmes qui, aux yeux de M. Copé, seront déterminants pour le quinquennat à venir. S'il se félicite de la réforme des retraites mise en œuvre par le gouvernement et de la fin de la retraite à 60 ans, il prévient clairement: "La prochaine étape, ce sera les 35 heures." L'avantage, avec M. Copé, c'est qu'il ne se cache pas derrière son petit doigt. "Je parle cash, revendique-t-il. Il ne faut pas douter de notre sincérité." Mais qui en doute? Patrick Roger Article paru dans l'édition du 24.09.10

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Martin Hirsch dénonce le conflit d'intérêt et appelle à une loi 20minutes.fr Créé le 23.09.10 à 20h20 -- Mis à jour le 23.09.10 à 20h24

LIVRE – L'ancien membre du gouvernement publie un essai de dénonciations et de recommandations...

Six mois après sa sortie du gouvernement, Martin Hirsch revient avec un essai, "Pour en finir avec les conflits d’intérêts, une maladie bien française à le lire.
Haut-fonctionnaire et ex-membre du gouvernement, l’ancien président d’Emmaüs explique que tout au long de sa vie, «pas une seule fois je n’ai eu le moindre enseignement, la moindre formation sur les conflits d’intérêts. Je n’en ai pas entendu parler à l’Ecole normale d’administration. Aucune des personnes qui m’ont nommé ne m’a parlé de cette notion», regrette-t-il.

Incompréhensible, puisque «conflit d’intérêts», c’est «l’expression de l’année 2010», insiste-t-il. Notamment avec l’affaire Henri Proglio, rémunéré à la fois par EDF et Veolia, le dossier grippe A, quand la vaccination massive a été recommandée par des experts qui «entretenaient avec les laboratoires pharmaceutiques» des «liens financiers», ou l’affaire Woerth, qu’il évoque mais développe peu.

Cette notion est «peu connue en France», où l’on s’estime «à l’abri de la tentation, de la déviance, de la corruption». Au fil des pages, Martin Hirsch déplore les lacunes de la «conception française» du conflit d'intérêts, une sorte de «mythologie» selon laquelle «être honnête permet de surmonter tout conflit d'intérêts», défense invoquée par Claude Guéant pour Eric Woerth.

Résultat, «il faut avoir consommé pour être condamnable», alors que «dans la plupart des autres pays», «la faute commence en amont, dès lors que l'on est en situation de devoir concilier des intérêts contradictoires».
«C’est un peu comme si le fait d’avoir de l’alcool dans le sang au volant ne devenait un délit que si un accident intervenait», tacle-t-il. «Rien pour le prévenir, rien même pour le caractériser, tant qu’il ne s’est pas transformé», insiste-t-il.

Quand Vivendi invite

Il épingle notamment les deux chefs de file de l'UMP au Parlement, Jean-François Copé, également avocat d'affaires, et Gérard Longuet, qui avait reconnu avoir eu une mission de conseil pour GDF-Suez (2008-2009), en réfutant tout mélange des genres.
Et l’ancien haut-commissaire à la Jeunesse et aux solidarités actives de s’attaquer également aux «cadeaux et invitations» qui «peuvent représenter le préliminaire du conflit d’intérêts et l’antichambre de la corruption».

Et cette fois, il cite des exemples personnels. Comme cette fois où, directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la Santé, en 1998, il reçoit un fax à son domicile, «une invitation signée de Jean-Marie Messier, alors patron de Vivendi, qui me conviait à assister à une représentation de l’opéra au Festival d’Aix».

Avec invitation à utiliser son jet privé pour y aller et pour en revenir, ou passer la nuit dans un hôtel de luxe d’Aix. Aux frais de Vivendi.
Refusée, évidemment. Au même moment, son cabinet menait une « discussion âpre» avec les professionnels de l’eau sur une nouvelle réglementation, a-t-il découvert…

Plus tard, alors qu’il était nommé directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux, un patron d’un laboratoire pharmaceutique lui «a très simplement expliqué que son avion privé était garé à Orly et qu’il était à ma disposition chaque fois que j’en aurais besoin».

Un autre laboratoire, au moment de négociations sur le prix du principal traitement antiviral, lui a demandé «le numéro d’un compte de mon association sur lequel il pouvait faire un don».

Sans parler de «l’étrange tradition selon laquelle La Poste attribuait des timbres d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année à son ministre de tutelle et à quelques autres responsables publics, très hauts placés».

Mais pour Martin Hirsch, il ne s’agit pas que de dénoncer, mais de proposer.

Il fait neuf recommandations, dédiant son livre aux parlementaires «qui voteront une loi». Déclarations d’intérêts obligatoires (sources de revenus, activités des conjoints et des enfants et «la participation présente ou passée à un organe de direction d'un organisme» lié aux responsabilités en cours), enseignement des conflits d’intérêts à l’ENA et les écoles de la fonction publique, nomination d’un commissaire aux conflits d’intérêts, interdiction de certains cumuls pour les parlementaires, disposition anti-cadeaux pour les responsables publics, code éthique des conflits d’intérêts, notamment.

Sera-t-il entendu par les parlementaires?

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Conflit d'intérêts : polémique entre Jean-François Copé et Martin Hirsch (AFP) – 24 septembre 2010 12.00

PARIS — Jean-François Copé (UMP) a répliqué vendredi aux accusations de conflit d'intérêts portées contre lui dans un livre par Martin Hirsch, reprochant à ce dernier de présider l'Agence du service civique créée alors qu'il était Haut commissaire aux solidarités actives.

"Je suis avocat" et "comme de très nombreux députés, je suis évidemment très attentif à ne jamais traiter aucune affaire qui puisse concerner l'Etat ou même mes anciennes compétences ministérielles, et notamment dans le domaine fiscal puisque j'ai été ministre du Budget", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, sur Europe 1.

Dans son ouvrage "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", M. Hirsch reproche à M. Copé de cumuler ses fonctions politiques avec celles d'avocat d'affaires.

"J'ai trouvé que ce qu'a fait Martin Hirsch n'est vraiment pas très bien", a affirmé le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

Lui retournant le compliment, il a rappelé à l'ex-Haut commissaire qu'il avait, lorqu'il était au gouvernement, "fait voter une loi qui prévoyait la création" de l'Agence du service civique en fixant notamment "la rémunération de son personnel" et de "son directeur".

Or "qui est son directeur aujourd'hui ? C'est Martin Hirsch. Ca, c'est le plus joli conflit d'intérêts qu'on pourrait imaginer" et "il n'en a pas parlé dans son livre, a poursuivi Jean-François Copé. "Il devrait ajouter celui-là dans la liste", a-t-il conclu.

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Hirsch: "Copé réagit comme si je l'attaquais personnellement" Par Marie Huret, publié le 25/09/2010 à 13:20 lexpress.fr

Taclé par Jean-François Copé sur Europe 1, Martin Hirsch réagit aux accusations du patron des députés UMP qui reproche à l'ex-haut commissaire aux Solidarités actives d'être lui-même au coeur du "plus joli des conflits d'intérêt".

"Ce qu'a fait Hirsch n'est pas très bien", affirme Jean-François Copé, "c'est quelqu'un qui a fait un certain nombre de choses avec l'appui des députés de l'UMP".

Vous comprenez la réaction cinglante de Jean-François Copé sur Europe 1?

Jean-François Copé réagit comme si je l'attaquais personnellement, s'il lit mon livre, il verra que je ne fais que me référer à une situation qu'il revendique lui-même: avocat d'affaires et parlementaire. Lui a toujours mis en scène cette double activité en expliquant que cela lui permettait de s'oxygéner, de garder un pied dans la vraie vie. Mon propos est d'autant moins une attaque personnelle, que le président de la République, le 12 juillet, a dit que la question des conflits d'intérêt devrait être traitée pour les parlementaires. Je ne cherche pas la polémique, mais je trouve aberrant ce type de réaction: c'est comme si on m'interdisait de réfléchir au sujet!

Le patron des députés UMP vous accuse d'être au coeur du "plus joli des conflits d'intérêt": lorsque vous étiez au gouvernement, vous avez fait voter la loi créant l'Agence du service civique, dont vous êtes aujourd'hui le président...

Quand le président de la République, Nicolas Sarkozy, m'a demandé "Voulez-vous continuer à travailler sur le sujet?" et présider l'Agence pour le service civique, j'ai accepté. Le reproche que l'on me fait habituellement, c'est plutôt d'avoir quitté le gouvernement sans avoir fini le travail! C'est le chef de l'Etat qui m'a nommé, ce n'est pas moi qui ai fixé mon salaire, mais un arrêté du ministre du Budget. Est ce que je me suis arrangé pour m'enrichir personnellement en prenant des décisions au nom de l'Etat? La réponse est non. Je garde la même ligne de conduite depuis dix ans: j'ai toujours refusé que mon salaire dépasse celui que j'aurais touché en tant que haut-fonctionnaire, corps auquel je suis rattaché.

Par ailleurs, Jean-François Copé se dit très attentif à prévenir les conflits d'intérêt dans son activité.

C'est une règle qu'il s'applique à lui-même et que personne ne peut vérifier. C'est pourquoi, je réclame, en particulier, la création d'une Commission des conflits d'intérêt qui veille à ce que les parlementaires, les ministres, les haut-fonctionnaires et un certain nombre d'élus, déclarent leurs sources de revenus, leurs liens financiers avec des entreprises... La loi doit-elle interdire à un ex-ministre de travailler sur le secteur qu'il connaît bien pour l'avoir suivi au sein du gouvernement? Cela me parait un non sens. Vivement le vrai débat, et vivement une loi.

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Publié le 24/11/2010 à 20:32 - Modifié le 25/11/2010 à 06:52 Le Point.fr SUCCESSION UMP - Quand Copé moque la gestion Bertrand Le Point.fr

Le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, a réservé ses premières flèches à Xavier Bertrand, en déroulant, mercredi, sa feuille de route pour le parti, et en se démarquant nettement de son prédécesseur. Exit le point de presse du lundi au siège national, rue La Boétie, assuré jusqu'ici par le tandem de porte-parole, Frédéric Lefebvre (appelé au gouvernement) et Dominique Paillé (en attente d'un poste). L'ancien patron des députés UMP l'a délocalisé à l'Assemblée nationale et décalé au mercredi, jour du Conseil des ministres. Il prendra lui-même la parole avec ses deux adjoints, Hervé Novelli et Marc-Philippe Daubresse, et entend "réformer en profondeur l'expression publique" du parti.
Car un parti "se grandit lorsqu'il exprime des positions de fond beaucoup plus que quand il laisse des porte-parole taper sur les personnes (...) et régler des comptes avec un tel ou tel autre qui a déplu", selon Jean-François Copé.

Exit aussi le "Mouvement populaire" cher à Xavier Bertrand qui avait tenté sans succès d'imposer le nouveau label du parti. "Le problème de la formule Mouvement populaire, c'est que personne ne l'utilisait... en dehors de Xavier bien sûr". Balayé l'objectif du demi-million d'adhérents UMP fixé par son prédécesseur à l'horizon 2012. "500.000, et pourquoi pas 700.000 ? Si on ne l'atteint pas - d'ailleurs Xavier en est un petit peu la victime -, on dit il n'y est pas arrivé. C'est pas sympa !" a ironisé Jean-François Copé, entouré de Marc-Philippe Daubresse et d'Hervé Novelli, tout sourire.

Le nouveau patron de l'UMP "préfère de loin la formule de la levée en masse, l'image des soldats de l'an II". Fini aussi les débats "corsetés" de l'ère Bertrand. "J'ai une conception du débat qui est le débat vivant." "On est dans une génération où les gens veulent parler et parler vraiment et pas un truc tellement préparé à l'avance que l'on n'entend plus rien !" Et l'ex-ministre du Budget de conclure : "J'en profite pour dire que les réunions, ça va coûter moins cher. L'idée, c'est de consacrer les moyens de notre mouvement à l'essentiel."

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Un nouveau chef pour les députés UMP France Info - 23 novembre 2010

Christian Jacob a été élu ce matin, il remplace à ce poste Jean-François Copé dont il très proche.
Un joli coup pour le secrétaire général du parti présidentiel.

Ce qui s’est passé ce matin à l’Assemblée ressemble étrangement à ce qui s’est passé il y a 8 jours à l’Elysée et à Matignon.
Au poste de Premier ministre, un certain François Fillon a remplacé Fillon François. Au poste de président du groupe UMP, Jean-François Copé a remplacé Copé Jean-François.
Ou presque... Car Jacob est un ami, un fidèle, un soutien, le bras droit du député-maire de Meaux. Ce que pense Copé, Jacob le pense aussi.

Certes, l’élection de l’ancien agriculteur comme chef de file des députés UMP ne bouleverse pas la face du pays ni celle du monde.
Mais dans les faits, on est déjà dans l’après Sarkozy...

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Copé abandonne son activité d'avocat (chez Gide) AFP 17/11/2010 | Mise à jour : 19:58

Le nouveau secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a annoncé ce soir, sitôt nommé, qu'il abandonnait son activité d'avocat dans un grand cabinet d'affaires parisien, qui lui a valu des accusations récurrentes de conflit d'intérêts.

"Compte tenu de la charge de travail que constitue le secrétariat général et des nombreux déplacements à travers la France que j'effectuerai, j'ai décidé de quitter mes fonctions au sein du cabinet d'avocats (Gide-Loyrette-Nouel, ndlr) une fois passé le délai de prévenance", a-t-il déclaré, interrogé par la presse à ce sujet à l'issue de sa nomination par le bureau politique du parti présidentiel.

M. Copé entend continuer son activité individuelle de conseil mais il ne "travaillera plus au sein du cabinet Gide".

Le patron des députés UMP, qui avait prêté serment comme avocat en mai 2007 juste après son éviction du gouvernement par le président Nicolas Sarkozy, a intégré très vite le cabinet d'avocats d'affaires Gide-Loyrette-Nouel comme collaborateur à temps partiel.

La polémique avait éclaté dès l'automne 2007, la gauche et certains responsables UMP jugeant cette activité incompatible avec celle de président du groupe majoritaire à l'Assemblée ayant la haute main sur tous les textes de loi. Certains avaient dénoncé un conflit d'intérêts.

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21.12.2010 19:13 Publié dans politique | Lien permanent | lenouvelobs.com Jean-Marcel Bouguereau : Pour Copé-Jacob, un voleur de mobylette risque plus qu'un député fraudeur !

Pour un homme qui avait titré l'un de ses livres « Le pari du bon sens, un paysan en politique », Christian Jacob en a manqué pour son entrée à l'Assemblée nationale comme nouveau président de l'UMP.

Dans une période où l'antiparlementarisme se développe avec le tintamarre sur les retraites de nos représentants au moment où les mêmes demandent des sacrifices aux Français, ce qu'ils ont essayé de faire est criminel.

Michel Poniatowski avait, il y a 25 ans parlé de la République des copains et des coquins en évoquant ce que l'on appelait à l'époque l'Etat RPR: quel visionnaire !

Le 8 décembre, les députés avaient adopté en commission des Lois, une disposition prévoyant que les députés qui auraient "omis sciemment" de déclarer une partie de leur patrimoine ou auraient fourni "une évaluation mensongère" seraient passibles d'une peine de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende.

Christian Jacob et avec le soutien de Copé a essayé de revenir sur cette mesure visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

Que s'est-il passé dans la nuit de lundi à mardi dans l'hémicycle ? Le groupe UMP, sous la houlette de Christian Jacob et avec le soutien de Copé, a essayé de revenir sur cette mesure visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

Le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), et son rapporteur, Charles de La Verpillière (UMP), ont accepté de supprimer la peine d'emprisonnement de deux ans qui figurait dans la version initiale du dispositif.

Mais finalement, devant une coalition PC,PS,Verts et une partie du groupe UMP, Christian Jacob, a dû retirer son amendement demandant la suppression de l'incrimination pénale et des peines afférentes pour les députés qui omettraient sciemment de déclarer une partie de leur patrimoine.

"C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion".

C'est un véritable tollé qu'a provoqué la proposition Copé-Jacob, y compris dans la majorité où l'affaire a rouvert de vieilles oppositions : "C'est incompréhensible d'avoir proposé un tel amendement et les députés ont eu raison de ne pas suivre" Jacob et Copé, a déclaré son vieil adversaire Xavier Bertrand qui a ajouté : "Si j'avais été député, je n'aurais pas voté non plus cet amendement".

« Choqué », également François Sauvadet, président du groupe du Nouveau Centre : "C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion".

Le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, lui, a posé la vraie question : pourquoi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé "est à la manoeuvre chaque fois qu'il s'agit de transparence". "Pour quelles raisons étranges à chaque fois qu'il s'agit de la transparence M. Copé est à la manoeuvre ? On pourrait parler des conflits d'intérêts. Là, il s'agit des parlementaires. Tout cela est délétère".

Copé, un homme trop pressé

Copé avait déjà été épinglé par Martin Hirsch dans son livre "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", où il rappelait que Copé en même temps que président du groupe UMP à l'Assemblée était "salarié dans un grand cabinet d'affaires". Dans un livre qui lui est consacré ("Copé un homme pressé"), on apprenait qu'il gagnait 20.000 euros par mois, pour 'deux ou trois après-midi' par semaine", soit sur un temps plein l'équivalent de 100.000 euros par mois. « Les auteurs qui l'ont interrogé n'ont pas réussi à savoir quels clients il avait, quelles affaires il traitait", d'après Hirsch.

Il est vrai que Copé est un homme pressé. Cet homme dont les dents rayent le parquet n'a jamais fais d'études pour devenir avocat, il l'est devenu en validant "des acquis"...

C'est le même homme qui a fait annuler une loi qui déplaisait aux associés à son cabinet d'avocats, alors que dans le même temps il faisait voter une loi pour taxer les indemnités des accidentés du travail ! La vidéo ci-dessus montrant le travail d'un lobbyste et ses rapports avec l'UMP et ...Copé est assez éclairante !

"Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans de prison, une escroquerie de cinq ans. Mais un élu pris en flagrant délit de fraude dans sa déclaration de patrimoine n'encourra que 30.000 euros d'amende"

Le groupe PS à l'Assemblée nationale a accusé mardi l'UMP d'être "plus indulgente avec les élus fraudeurs qu'avec les citoyens ordinaires car en supprimant toute peine d'emprisonnement pour ce délit, elle a placé les élus au-dessus de la loi commune. Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans de prison, une escroquerie de cinq ans. Mais quand un élu sera pris en flagrant délit de fraude ou d'escroquerie dans sa déclaration de patrimoine, il n'encourra que 30.000 euros d'amende", dénoncent les socialistes.

Christian Jacob s'est défendu hier de toute manœuvre ; "Il n'y a pas d'un côté les chevaliers blancs et de l'autre ceux qui ont des choses à cacher". Est-ce si sûr ? Sinon pourquoi ?

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Attaques DSK: Hamon (PS) dénonce les "relents très moisis" de la déclaration Jacob Publié le 14.02.2011, 12h51 leparisien.fr Martin Bureau

Benoît Hamon, le porte-parole du PS, a dénoncé lundi "les relents très moisis" de la déclaration du chef de file des députés UMP Christian Jacob sur Dominique Strauss-Kahn, et dit "stop" à la droite "tout de suite".

M. Jacob avait jugé dimanche que le directeur général du FMI n'incarnait "pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché".

Lors de son point presse hebdomadaire rue de Solférino, Benoît Hamon a souhaité revenir sur cette déclaration dont il a dénoncé "les arrière-pensées et les relents très moisis", laissant entendre que ces propos avaient une connotation antisémite.
"Je dis là dessus Stop! tout de suite, tout de suite!", a lancé M. Hamon La droite qui "a reçu des instructions pour parler en ce sens doit arrêter immédiatement", a-t-il jugé. "Nous avons très bien compris les relents moisis derrière cette déclaration", a répété le porte-parole. M. Hamon, représentant de l'aile gauche du parti, a tenu à faire "cette déclaration qui montre clairement la limite entre ce que nous accepterons et ce que nous n'accepterons pas".
Christian Jacob "a été beaucoup trop loin" et il faut que "ça s'arrête tout de suite", a-t-il martelé.

Ses propos à l'encontre de DSK ont "des relents extrêmement clairs. La droite a droit de le critiquer sur ses choix politiques", sur ce terrain-là" mais cette déclaration est "inacceptable". Il a été "beaucoup trop loin".
Le porte parole du PS a espéré qu'il y aurait "bien plus que des socialistes à considérer que cette déclaration est inqualifiable". Il a estimé que dans le jeu politique, les "règles" ont été "bafouées".

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Brunel/immigrés: Copé désapprouve AFP lefigaro.fr 08/03/2011 | Mise à jour : 19:56

Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a déclaré ce soir qu'il "désapprouvait" les propos de la députée de son parti Chantal Brunel qui a suggéré de "remettre dans les bateaux" les immigrés "qui viendraient de la Méditerranée".

Interrogé sur les déclarations de l'élue de son département, la Seine-et-Marne, M. Copé a déclaré dans les couloirs d'une convention de son parti sur la justice: "Bien entendu, je les désapprouve et à vrai dire, je ne les comprends pas du tout".

Il a par ailleurs réfuté tout lien entre les propos de Mme Brunel et les sondages plaçant la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, en tête du 1er tour de présidentielle.

"Ca n'a rien à voir", a déclaré le député-maire de Meaux. "Il peut arriver que de temps en temps on dise des choses qui soient en décalage avec ce que l'on pense profondément. Et je pense que cela peut-être le cas de Chantal", a ajouté M Copé sans autre commentaire.

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Laïcité: Copé reproche à Fillon de ne pas «jouer collectif» Par Flore Galaud lefigaro.fr 29/03/2011 | Mise à jour : 08:19

«Il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture», a relevé lundi Jean-François Copé (à gauche) au sujet du débat sur la laïcité.

Le débat sur la laïcité va-t-il raviver la guerre des chefs à droite ? Si celui-ci aura bien lieu, a tranché Nicolas Sarkozy lundi, au lendemain de cantonales au résultat décevant pour la majorité, il n'en finit plus de susciter la controverse au sein même de l'UMP. Le patron du parti majoritaire, Jean-François Copé, qui organise le débat le 5 avril, est donc monté au créneau. Dans son viseur, le premier ministre en personne.

Interrogé sur Canal + au sujet des réserves émises par François Fillon sur l'organisation de ce débat, Jean-François Copé a expliqué que «certains n'en veulent pas (...) parce qu'ils ont probablement été mal informés». «Et puis il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture», a-t-il ajouté. Alors que le journaliste suggérait le nom du premier ministre, il a répondu après une brève pause : «Peut-être après tout». «On ne peut pas jouer collectif une fois ?», s'est interrogé Jean-François Copé. À la question : François Fillon «vous a manqué sur ce sujet ?», il a répondu : «Exactement!»

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6 avril 2011 06h00 | Par Dominique de Laage sud-ouest.fr Copé a fait front sur la laïcité mais pas sur l'islam

L'initiative de l'UMP d'ouvrir le débat sur la laïcité s'est transformée en parcours du combattant politique pour Jean-François Copé. Il en est ressorti vivant mais rincé. Jean-François Copé, à l'initiative de ce débat controversé, a essuyé les critiques du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui a quitté la tribune hier.

Le débat « Laïcité et islam », rebaptisé par l'UMP « Laïcité pour mieux vivre ensemble », a été expédié en moins de quatre heures dans une salle trop petite d'un grand hôtel parisien. Une salle brouillonne, souvent perturbée par l'arrivée et le départ de tel ou tel ministre, venu soutenir tour à tour « la courageuse initiative de Jean-François » (Copé), désavouée par le Premier ministre, François Fillon.

À la tribune, François Baroin, Luc Chatel (pour une mi-temps), Bruno Le Maire (pour l'autre mi-temps), Valérie Pécresse… Au premier rang, Gérard Longuet, Laurent Wauquiez, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Marie-Anne Montchamp, Christian Jacob, Benoist Apparu, Éric Besson… et beaucoup de parlementaires.

« Entre le déni du Parti socialiste sur cette question ou la démagogie du Front national, notre conviction est qu'il y a la place pour une troisième voie : celle de l'efficacité », a martelé, combatif, Jean-François Copé en préambule. Hier, le patron de l'UMP a autant justifié sa démarche que débattu du thème à l'ordre du jour.

La « gêne » du grand rabbin

Il est vrai que le « travail » avait déjà été présenté, en amont, par l'UMP. La « convention » d'hier étant censée prendre acte des 26 propositions déclinées lundi par Jean-François Copé.

La plupart des dignitaires religieux du pays avaient pris leurs distances avec le « tempo » de ce débat, suspecté d'être « politicien », pour « chasser sur les terres du FN ». Toutes les religions ont néanmoins été représentées hier, de manière un peu baroque néanmoins.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a ainsi expliqué sa présence : « J'ai préféré venir que de voir mon absence interprétée politiquement. » Les protestants, via Jean-Daniel Roque, ont boudé la tribune, prenant place au premier rang. « Nous étions réservés mais je me félicite que ce débat ait lieu », a finalement dit l'envoyé des protestants.

Pour les catholiques, c'est l'aumônier du Parlement, Matthieu Rougé, qui était à la manœuvre. Non sans une certaine liberté de ton : « Le Code de la laïcité que vous voulez produire existe déjà. Nous avons travaillé dessus en 2003 à l'initiative de Jacques Chirac. Si vous l'avez perdu, je peux vous le redonner. »

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) ayant décidé de boycotter le « débat », c'est finalement le journaliste Farid Hannache, co-auteur avec l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, du livre « Pour un islam de France », qui est courageusement venu à la tribune. Un paradoxe, l'imam de Drancy et Farid Hannache reprochant depuis des mois au président Sarkozy de laisser l'islam de France dans la tenaille des intégristes islamiques et du Front national.

« Je ne représente pas les musulmans de France, a déclaré Farid Hannache. Je suis là pour clamer que le mot "laïcité" sert souvent de couverture à ces deux intégrismes », a-t-il insisté.

Consacrée dans un premier temps à la notion de laïcité, la « convention » a ensuite abordé les propositions pour un islam de France (lire ci-contre). Provoquant le départ de la tribune du grand rabbin Bernheim. « Ce débat sur l'islam me gêne », a-t-il lancé publiquement à Jean-François Copé. « Attention à ne pas confondre islam et islamisme », a renchéri Farid Hannache. Il était temps que le « débat » arrive à son terme.

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"Allégeance aux armes" : Copé répond aux nombreuses critiques le 21 septembre 2011 à 07h42 , mis à jour le 21 septembre 2011 à 19h06 tf1news.fr

La proposition de l'UMP suscite gêne à droite, dénonciation à gauche où l'on y voit un projet "électoraliste"... Jean-François Copé a insisté sur LCI sur le mot "loyauté", au delà de la formulation initiale. Il s'est ensuite dit prêt à bouger sur la sémantique, mais pas sur l'idée.

Critiqué à gauche mais aussi par certains à droite, le projet "d'allégeance aux armes" pour chaque jeune Français a été défendu mercredi matin par Jean-François Copé sur LCI. Invité de Julien Arnaud, le secrétaire général de l'UMP a voulu minimiser la polémique naissante sur la sémantique et préférer insister sur "la loyauté" à la France en cas de conflit contenue dans ce projet.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé lui que la formulation "allégeance aux armes" n'était "pas forcément la plus adaptée", mais s'est dit favorable à une cérémonie qui "rappelle les valeurs de la République". De son côté, NKM s'est dite opposée à cette idée, dans Le Point.fr.

Lors du point presse hebdomadaire du parti mercredi matin, Jean-François Copé a indiqué "comprendre" que le mot allégeance "ne plaise pas", en proposant une nouvelle sémantique, celle d'un "engagement de loyauté, d'engagement solennel ou d'engagement tout court". Mais a jugé "scandaleux et indigne que le seul fait de parler de l'amour de la patrie puisse être considéré par certains commentateurs comme politiquement incorrect au point (qu'ils) osent faire le parallèle avec Vichy, l'une des pages les plus honteuses de notre histoire", a-t-il poursuivi.

Ce projet qui fait beaucoup penser à l'exemple américain (le serment d'allégeance au drapeau existe depuis longtemps aux Etats-Unis) et qui figure parmi les 29 propositions de l'UMP destinées à alimenter le programme du futur candidat Sarkozy - "sans engager le président de la République", a tenu à préciser le secrétaire général de l'UMP. La proposition s'inscrit en tout cas dans le cadre d'une attaque en règle contre les projets prêtés à la gauche si elle revient au pouvoir à l'occasion de la prochaine présidentielle : s'appuyant sur le succès libyen de Nicolas Sarkozy, le parti majoritaire a mis en garde contre une victoire de la "coalition" PS-écologistes, accusée de vouloir faire du budget de la défense une simple "variable d'ajustement", synonyme "d'affaiblissement de la France".

"Je suis très inquiet. Les socialistes parlent plus aux Verts, qui veulent supprimer les cérémonies du 14 juillet, qu'aux Français. Jusqu'où iront-ils? Si on baisse la garde, c'est alors la sécurité des Français qui sera menacée", a affirmé Jean-François Copé.

Martine Aubry a jugé cette idée "ridicule, on a autre chose à s'occuper". Pour le PS, le député Bernard Cazeneuve a aussitôt dénoncé une proposition "exclusivement électoraliste", "en forme de clin d'oeil au Front national". François Hollande a estimé pour sa part que la proposition n'était "pas la formule la plus heureuse". "La fidélité à la France doit se marquer à des moments qui ne sont pas forcément liés aux armes", a-t-il dit devant des journalistes, soulignant que "ce sont ceux qui ont supprimé le service militaire qui font aujourd'hui cette proposition".
Et de poursuivre : "Ce qu'on doit demander aux jeunes Français, c'est sans doute un engagement civique de fidélité à des principes de solidarité et de justice". La campagne présidentielle de l'UMP "s'apparente désormais à une gigantesque chasse à l'électeur FN", a renchéri le NPA.

"Une proposition de cohésion nationale"

La présidente du FN, Marine Le Pen, a réagi ironiquement : "Encore un serment... l'américanisation, qu'est-ce qu'on aime ça chez Sarkozy... Ils vont bientôt nous sortir la Bible pour qu'on fasse le serment dessus ?". Selon elle, "s'il y a une réflexion à mener, c'est sur l'existence d'un service national".

Et jusqu'au sein du parti majoritaire, la prise de position gêne. A la sortie de la convention de l'UMP mardi, le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est dit "un petit peu" gêné. "L'idée est bonne, mais il faut travailler la sémantique", a-t-il déclaré à des journalistes, tandis que son collègue Bruno Le Maire, chargé de l'élaboration du projet de l'UMP pour 2012, bottait en touche. Hervé Mariton, conseiller politique de l'UMP chargé des questions de défense et partisan affiché du projet, a concédé pour sa part que "le mot est peut-être un peu ancien". le 21 septembre 2011 à 07:42

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Israël: vers une allégeance à "l'État juif" AFP Publié le 10/10/2010 à 15:57

Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé aujourd'hui un projet d'amendement législatif controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à "l'État juif et démocratique d'Israël".

"Tous ceux qui veulent devenir des citoyens israéliens naturalisés devront déclarer qu'ils seront des citoyens loyaux de l'État d'Israël comme État juif et démocratique", a expliqué avant le vote Benyamin Nétanyahou à ses ministres réunis en séance hebdomadaire. "L'État d'Israël est l'État-nation du peuple juif, tout en étant un État démocratique dont tous les citoyens, juifs et non-juifs, bénéficient de droits totalement égaux", a ajouté le premier ministre.

"Relents de fascisme"

Mais le texte suscite de vives critiques de la minorité arabe d'Israël (20% de la population) qui le considère comme "raciste", notamment parce qu'il vise les Palestiniens cherchant à s'installer en Israël après s'être mariés avec des Arabes israéliens.

Vingt-deux ministres ont approuvé cet amendement. Huit ont voté contre, dont les cinq ministres travaillistes.Le ministre de la Défense Ehud Barak, dirigeant des travaillistes (centre gauche) a autorisé ses quatre collègues siégeant avec lui au gouvernement "à voter selon leur conscience". "Le processus engagé chez nous depuis un an ou deux ans me fait peur, il y a des relents de fascisme dans les marges de la société israélienne (...) Le tableau général est très inquiétant et menace le caractère démocratique de l'État d'Israël", a dénoncé l'un de ces ministres travaillistes, Yithak Herzog.

Pour être adopté, le projet d'amendement doit encore faire l'objet de trois lectures par la Knesset (Parlement), où la droite de Benyamin Nétanyahou dispose d'une majorité écrasante.

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Le nom de Sarkozy est cité dans l'affaire Karachi. Copé et Hortefeux "dans la merde" ? Publié le 23.09.2011, 10h17 | Mise à jour : 17h43 leparisien.fr

Dans une retranscription écrite d'une conversation téléphonique publiée par Le Monde, la fille de Thierry Gaubert raconte à un ami que «si Sarko ne passe pas en 2012, son père, Brice Hortefeux et Jean-François Copé sont dans la merde».

Depuis quelques jours, l'enquête sur l'affaire Karachi éclabousse un peu plus les jardins de l'Elysée. Après la mise en examen de proches collaborateurs d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, c'est aujourd'hui Brice Hortefeux qui est mis en cause par des interceptions téléphoniques, révèle LeMonde.fr

L'ex-ministre de l'Intérieur aurait appelé Thierry Gaubert le 14 septembre dernier, avant sa mise en examen, pour l'informer des dernières révélations faites aux enquêteurs, par Hélène Gaubert, sa femme.

Pour le juge Van Ruymbeke, les soupçons d'un financement occulte de la campagne de Ballaudur par le biais de rétrocommissions versées, grâce aux contrats d'armement passés par la France au Pakistan se renforcent plus que jamais.

16h38. «Si Sarko passe pas en 2012, ils sont morts». Quelques mois avant son interpellation et sa mise en examen, Thierry Gaubert avait été placé sous écoute par la justice. D'après le Monde.fr, les enquêteurs ont relevé le 19 juillet, une bien étrange conversation entre la fille de Thierry Gaubert, Nastasia, et un ami, un certain David. C.

La fille de Gaubert est visiblement en grande détresse. Elle fait part de ses craintes à propos de comptes bancaires aux Bahamas et de sa mère, Hélène de Yougoslavie, celle par qui le scandale des mallettes est arrivé.

Apparemment, Thierry Gaubert semblait déjà craindre que son épouse ne parle trop et «ne craque» devant le juge. Nastasia s'explique ainsi à son ami : «Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde». Et de poursuivre : «Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde».

16h30. Les magistrats veulent une enquête. Le Syndicat de la magistrature demande à son tour à la justice d'enquêter sur le coup de fil de Brice Hortefeux passé à Thierry Gaubert avant sa mise en examen. «Nous demandons solennellement au parquet de Paris (...) de saisir immédiatement un juge d’instruction de ces faits délictueux extrêmement préoccupants quant à l’état de la démocratie française».

16 heures. Pour Martine Aubry, l'heure est grave. Les dernières révélations sur les échanges téléphoniques passés entre Brice Hortefeux à Thierry Gaubert estomaquent la candidate PS à la primaire. «Comment se fait-il que M. Hortefeux savait que la femme de ce monsieur avait parlé ? Où est le secret de l'instruction? Où est l'indépendance de la justice ? Voilà les questions qui se posent aujourd'hui», s'interroge la maire de Lille. Elle estime que le dossier de l'attentat de Karachi est d'ailleurs en passe de devenir «une immense affaire, peut-être une des plus graves de la 5e République». «S'il s'agit vraiment - attendons que la justice le dise - d'une affaire de pots de vin qui n'ont pas été payés, il faut aller jusqu'au bout», plaide-t-elle encore.

15h50. La garde rapprochée de Sarkozy contre-attaque tant bien que mal. Sur France 2, Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce déclare souhaiter pour son pays «que tous les hommes et toutes les femmes politiques soient aussi intègres que l'est le président de la République».

15h30. Pour François Hollande, le pouvoir fait clairement pression sur la justice. Le candidat PS à la primaire dénonce les «interférences» du pouvoir sur la justice après les conversations téléphoniques entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert. «Ce que je n'accepte pas, c'est que le pouvoir puisse être tenté de faire pression sur la justice, voire d'avoir des interférences, y compris téléphoniques, avec telle ou telle personnalité qui a pu être gardée à vue», lance le favori de la primaire socialiste en marge d'une rencontre avec des militants.

13h11. Pourquoi Thierry Gaubert avait-il son portable en garde à vue ? Lors du second appel que Brice Hortefeux indique avoir passé à Thierry Gaubert, il ne savait pas que son interlocuteur était en garde à vue. «Je lui ai dit Allo c'est Brice, comment ça va ? Il m'a répondu : je suis en garde à vue», déclare l'ancien ministre au Monde. Il est rare qu'un gardé à vue puisse conserver son téléphone portable.

13h06. Brice Hortefeux et les rumeurs du Nouvel Obs : «Impossible» répond l'hebdomadaire. Michel Labro, patron du «Nouvel Observateur», affirme que le nom d'Hélène Gaubert n'apparaît «pas chez nous, à la relecture, avant le 20 septembre, dans le papier de Serge Raffy», publié dans le numéro daté du 22 septembre. Or, l'appel de Brice Hortefeux à Thierry Gaubert date du 14.

13h05. Hortefeux invoque des rumeurs parues dans le Nouvel Observateur. Concernant le premier appel passé à Thierry Gaubert avant son placement en garde à vue, pour le prévenir des attaques de son épouse Hélène Gaubert, Brice Hortefeux dément «totalement », dans une interview au Monde, tenir ses informations de la procédure judiciaire. «J'ai eu des rumeurs d'origine journalistiques indirectes disant que sa femme l'attaquait durement. Des informations totalement publiées par Le Nouvel Observateur. Je l'appelle pour s'avoir s'il le sait et s'il confirme.»

13 heures. Hortefeux a appelé deux fois Gaubert le 14 septembre. Contacté par Le Monde, l'ex-ministre avoue avoir appelé une première fois Thierry Gaubert pour le prévenir que «sa femme l'attaquait durement», puis une seconde fois lundi soir «par hasard», Gaubert ayant entre temps été placé en garde à vue.

12h30. Hortefeux voulait «vérifier les rumeurs». Les Inrocks ont arraché quelques mots au téléphone à l'ex ministre qui affirme avoir appelé Gaubert «informellement». Extraits : «Thierry Gaubert a travaillé avec moi en 1994-1995, c'est resté un ami, j'étais préoccupé pour lui, j'ai entendu des rumeurs donc je l'ai appelé pour lui en faire part, savoir si c'était fondé ou pas. Point barre, c'est tout.»

11 heures. L'avocat des familles porte plainte. Me Olivier Morice indique sur Europe 1 qu'il a demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «violation du secret de l'instruction et entrave à la justice», après les révélations sur les coups de téléphones échangés entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert lors de sa garde à vue. «Les faits sont extrêmement graves et nous voyons bien qu'il y a une panique manifeste à l'Elysée et qu'on veut tout faire pour étouffer ce scandale», a-t-il confié à des journalistes.

10h37. Copé mis en cause par Mediapart. Entre 2003 et 2005, Jean-François Copé, alors membre du gouvernement Raffarin aurait bénéficié de «largesses» de Ziad Takieddine pour un montant estimé à 19 050 euros, selon Mediapart. «Il s'agit pour l'essentiel d'invitations et de déplacements au cap d'Antibes, à Londres, à Venise et à Beyrouth», précise le site d'informations, pour qui «ces dépenses pourraient faire partie du périmètre du «recel» d'abus de biens sociaux reprochés à l'homme d'affaires franco-libanais sur les sommes obtenues sur les marchés d'armement»

10h29. Eric Besson défend l'Elysée. «Ce n'est pas le chef de l'Etat qui est visé, ça n'est pas lui qui est mis en examen, il l'a dit très clairement», rappelle le ministre sur Canal +. Le communiqué de l'Elysée «n'était pas surprenant, mais nécessaire, un rappel simple qu'il n'était pas chargé du financement de la campagne d'Edouard Balladur».

10h13. Dupont-Aignan évoque une «affaire d'Etat». Pour le fondateur de Debout la République, le communiqué de l'Elysée «est une affaire d'Etat à lui seul. Dans le contexte du drame de Karachi, où les vies de citoyens français ont été broyées dans un odieux attentat, un tel dérapage est proprement surréaliste de la part d'une présidence de République d'un pays démocratique. L'Elysée aurait-il eu accès, comme dans une République bananière, aux pièces d'une procédure judiciaire en cours ?».

10h09. Le rappel à l'ordre de Debré. Sur Europe 1, le président du Conseil constitutionnel rappelle que la loi interdit de publier les délibérations de cette institution, comme le demandent certains pour la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur en 1995. «Si on veut que je les publie, il faut une nouvelle loi», a tranché Jean-Louis Debré.

10 heures. L'avocat des familles implique Copé. «Nous sommes en présence d'un scandale d'Etat, estime Me Morice sur BFMTV. Nous savons maintenant que l'Elysée suit de très près ce dossier et un certain nombre d'autres interceptions téléphoniques citent le nom, non seulement de Brice Hortefeux, de Mr Copé, mais aussi de la très grande inquiétude qui existe concernant Nicolas Sarkozy».

9h50. André Vallini s'interroge. «L'Elysée a affirmé que le nom de Nicolas Sarkozy n'était pas cité dans le dossier Karachi. Comment la présidence de la République peut-elle être aussi affirmative? Comment a-t-elle pu obtenir des informations sur un dossier en cours d'instruction ? Est-ce le parquet qui a fait remonter des informations ? Le Garde des sceaux doit répondre à ces questions.»

9h45. Un ex-employé de Balladur raconte. Alexandre Galdin, ex-employé de la cellule trésorerie du candidat Edouard Balladur, en 1995 raconte à RTL qu'il a porté à la banque une vingtaine de valises remplies d'argent liquide, allant jusqu'à 500 000 francs, pensant «qu'il s'agissait-là des fonds secrets de Matignon». Pour ce témoin entendu par le juge Renaud van Ruymbeke dans le volet financier du dossier Karachi, la mise en examen de deux proches du président de la République, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, «était inéluctable vu l'évolution de l'enquête».

9h44. Hortefeux se défend. Brice Hortefeux indique avoir eu Thierry Gaubert, qui est un de ses amis, au téléphone pendant sa garde à vue, à l'issue de laquelle il a été mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi. «Je ne savais pas qu'il était en garde à vue. Quand il a décroché, c'est lui qui m'a dit qu'il était en garde à vue. C'est la preuve que je n'ai accès à aucun élément du dossier», a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur.

8h55. Vers une déclassification de nombreux documents. La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a émis trois avis favorables et un avis défavorable à la déclassification de documents réclamés par les juges instruisant les dossiers Karachi, dans quatre avis publiés vendredi au Journal officiel. Il revient maintenant au ministère concerné, qui a classifié ces documents «confidentiel défense» ou «secret défense», de suivre ou non la CCSDN, dont les avis ont été suivis dans la quasi-totalité des cas.

8h52. Questions. Selon Le Monde, cette conversation prouve qu'Hortefeux a eu accès aux déclarations sur procès-verbal d'Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, alors même qu'elles n'ont pas encore été versées au dossier d'instruction...

8h43. Hortefeux a prévenu Gaubert que sa femme «balançait». Brice Hortefeux a appelé le 14 septembre Thierry Gaubert pour le prévenir que sa femme, Hélène, «balançait beaucoup» devant le juge chargé de l'enquête sur l'affaire Karachi, selon le Monde.fr qui publie une partie de la conversation téléphonique. «Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien», répond Thierry Gaubert. «Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses, hein», assure l'ex-ministre de l'Intérieur.

8h23. Jouanno dénonce «manipulation» et «amalgame». «Le nom de Nicolas Sarkozy» lancé par certains dans ce dossier «en réalité est totalement, indirectement et complètement tiré par les cheveux», lance la candidate aux élections sénatoriales à Paris sur Canal +. «On sait très bien que tout cela, c'est de la manipulation, personne n'est dupe, on est en période électorale, on fait amalgame de tout», s'indigne la ministre des Sports.

23 heures. L'avocat des familles veut poursuivre Nadine Morano pour diffamation, à l'issue de leur échange sur Canal +.«Mme Morano m'a accusé d'avoir porté des propos diffamatoires à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Et bien Madame, nous nous retrouverons devant la 17ème chambre correctionnelle, je vous donne rendez-vous, et nous verrons à ce moment-là».

22h30. «Votre République irréprochable, vous pouvez vous la mettre où je pense». Sur le plateau de Canal +, Nadine Morano et l'avocat des familles de l'attentat de Karachi ont eu un vif échange. Me Olivier Morice a commencé en soulignant que «depuis pratiquement deux ans, nous avons expliqué que Nicolas Sarkozy est pour nous au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite de commissions». L'avocat met également en cause Brice Hortefeux sans donner de détails. «Diffamation», a répliqué alors Nadine Morano, pour qui les mises en examen sont la preuve même d'une «République irréprochable». «Votre République irréprochable, vous pouvez vous la mettre où je pense», s'est-elle vu répliquer par l'avocat.

22h10. Mélenchon «consterné». «Comme tout le monde je suis consterné, affligé, car j'imagine qu'un juge ne met pas en garde à vue des personnes aussi importantes sans qu'il ait de bonnes raisons», estime le leader du Front de gauche.

21 heures. La gauche tire à boulets rouges.«Je suis très étonnée que l'Elysée ait déjà eu communication des auditions, qui sont couvertes normalement par le secret de l'instruction.[...] Est-ce que c'est pour influencer, intimider le Parquet ?», s'interroge Ségolène Royal. André Vallini (PS), lui, parle d'une République «irrespirable», tandis que le PCF dénonce des «combinaziones », face auxquelles le NPA demande «un grand coup de balai».

20 heures. Copé dénonce un PS «prêt à tout». Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, dénonce «avec force un PS prêt à tout pour salir» le président Nicolas Sarkozy, avec des «insinuations incessantes, systématiques et calomnieuses».

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Paris : médiation tendue de Jean-François Copé dans le duel Dati-Fillon LEMONDE.FR avec AFP | 24.10.11 | 20h50 • Mis à jour le 24.10.11 | 21h29

La médiation entamée lundi 24 octobre par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, pour remettre de l'ordre au sein de la droite parisienne a été plutôt tendue, selon plusieurs participants, sur fond de guerre Dati-Fillon pour la même circonscription en 2012. Le secrétaire général de l'UMP a tenté de jouer les pacificateurs en recevant les délégués de circonscription, les conseillers de Paris et les huit maires UMP d'arrondissement. Les parlementaires étaient encore rue La Boétie lundi soir pour évoquer les tensions internes après l'échec des sénatoriales.

Depuis que François Fillon a annoncé le 12 octobre qu'il sera candidat aux législatives dans la capitale, Rachida Dati tire à boulets rouges sur le premier ministre. Réaffirmant sa volonté d'être également candidate à la députation, la maire UMP du 7e arrondissement, qui lorgne la même circonscription, s'en est pris fermement dimanche au premier ministre.

"ÇA A ÉTÉ TRÈS VIOLENT ENTRE RACHIDA DATI ET PHILIPPE GOUJON"

"La rencontre a été squizzée par le duel Dati-Fillon", a résumé Brigitte Kuster, maire du 17e, même si d'autres sujets ont été abordés, a-t-elle précisé. Selon plusieurs participants, Rachida Dati – qui brigue la 2e circonscription que Jean Tiberi a promis de laisser à François Fillon – n'a pas fait dans la dentelle. "C'était plutôt un règlement de comptes et ça a été très violent entre Rachida Dati et Philippe Goujon" le patron de la fédération UMP, député-maire du 15e, selon un participant.

Selon Mme Kuster, Jean-François Copé a dit que la situation "n'allait pas se régler avec une baguette magique", qu'il ne pouvait "ni tout changer ni rien changer" et qu'il allait agir "sans blesser ni humilier personne". Pour un autre maire UMP : "Il y a eu l'extrême virulence de Rachida Dati d'une part et l'immobilisme du président de la fédération d'autre part". "Cela a dû être difficile pour M. Copé de se retrouver devant des élus s'arrachant la tête" a ajouté cet édile qui a préféré taire son nom.

Un autre maire, Jean-François Legaret, a dit "la nécessité de redéfinir le rôle de la fédération et du groupe", et chaque élu a prêché pour sa paroisse. "La bonne nouvelle de la réunion c'est qu'à la fin M. Copé a pris des engagements, il a dit qu'il ne cherchait pas à bouleverser ou humilier qui que ce soit, mais qu'on ne pouvait pas rester sans rien faire", selon M. Legaret.

Des conseillers de Paris interrogés après leur rencontre avec M. Copé se sont montrés tantôt satisfaits, tantôt critiques. "On a pu avoir un véritable échange", s'est félicité Pierre-Yves Bournazel (18e). Vincent Roger (élu du 4e et ancien conseiller en communication de François Fillon) a "eu le sentiment qu'il y a eu demande forte (...) de respecter les avis minoritaires". Alain Destrem, moins positif, s'en est pris à l'UMP nationale : "J'ai dit que le parti [l'UMP] ne fait pas son travail, je n'ai pas vu le moindre communiqué du patron du parti pour expliquer que Mme Dati est allée beaucoup trop loin dans ses propos".

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20/11/2011 à 13h27 rue89.com Les juges enquêtent sur les liens entre Copé et Takieddine (Le JDD) Pierre Haski

Jean-François Copé dans la piscine de la villa de Ziad Takieddine au cap d'Antibes, en août 2003 (Mediapart)

Si à 50 ans t'as pas de Rolex... disait Jacques Séguéla. Pour Jean-François Copé, la Rolex, c'est peut-être le début des emmerdements : la sienne lui a en effet été offerte par Ziad Takieddine, l'homme d'affaires en eaux troubles franco-libanais.

Selon Le Journal du dimanche, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire enquêtent sur les relations entre le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Budget, et Ziad Takieddine dont le nom est lié à l'affaire de Karachi et ses financements occultes.

Le JDD précise notamment que les enquêteurs « disposent d'un témoignage selon lequel Ziad Takieddine aurait versé des fonds en espèces à l'ancien ministre pour des travaux dans son appartement de la rue Raynouard, dans le XVIe à Paris ». Un témoin qui s'est présenté en octobre à la Division nationale des investigations financières et qui a souhaité « ne pas apparaître sur le procès-verbal ».

Les juges, poursuit le journal, « s'interrogent aussi sur un compte au Crédit suisse de Genève, ouvert en juillet 2005 par la sœur du maire de Meaux et qui aurait été susceptible de lui servir de “compte de passage” ».

Copé : « C'est n'importe quoi ! »

Jean-François Copé, dont une belle photo de vacances au Liban en compagnie de Ziad Takieddine est publiée par Le JDD, dément ces accusations dans le même journal : « Tout cela est monstrueux et totalement faux. C'est n'importe quoi ! Il n'a jamais été question d'argent entre Ziad Takieddine et moi, et je ne suis pas au courant d'un éventuel compte suisse de ma sœur. »

Dans son enquête, Le JDD évoque toutefois plusieurs séjours de vacances des Copé avec les Takieddine, payés par ce dernier. Et l'homme d'affaires franco-libanais reconnaît lui-même avoir offert à son « seul ami » Jean-François Copé, la même Rolex que lui...

Pour sa part, Mediapart poursuivait vendredi la publication des albums de photos de vacances de Ziad Takieddine, avec une nouvelle tête : Pierre-Mathieu Duhamel, 55 ans, ancien directeur général des Douanes, et futur directeur du Budget, festoyant sur un bateau immatriculé au Luxembourg, puis « prenant gentiment la pose à côté du marchand d'armes millionnaire, spécialiste des commissions et de l'évasion fiscale ».

Mediapart précise : « Tout à la fois haut fonctionnaire (il a enchaîné les postes importants), homme politique de droite et “pantouflard” dans le privé, fête, en juillet 2002, sa toute récente Légion d'honneur sur le bateau de Ziad Takieddine, La Diva. Il est en compagnie de Thierry Gaubert, l'ami et l'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. »

« J'ai été imprudent »

Ancien patron des douanes et secrétaire général de Tracfin, le service anti-blanchiment du ministère des Finances (1996-1999), il sera promu cinq mois plus tard à la puissante direction du budget au ministère de l'Economie et des Finances. L'homme est aujourd'hui président du comité stratégique du géant de l'audit KPMG, indique Mediapart.

Plus accablante, cette précision : « L'imprudence s'est pourtant prolongée de 2002 à 2006, quand M. Duhamel, devenu directeur du budget, a accepté d'autres invitations de M. Takieddine, qui dissimulait alors la totalité de ses propriétés au fisc. »

Interrogé par le site, M. Duhamel admet : « J'ai été imprudent, je veux bien concéder ça. Léger aussi, peut-être, mais ces photos sur un bateau ne font pas de moi un intime de M. Takieddine. »

Ça commence à faire beaucoup d'« imprudence » et de « légèreté » dans cette affaire.

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Actualité Seine-et-Marne Jean-François Copé s’est marié Publié le 04.12.2011, 05h52 leparisien.fr

Inès de la Fressange, l’homme d’affaires Jean-Claude Darmon, le chanteur Yves Duteil : telles étaient les personnalités invitées hier au mariage du député-maire de Meaux.

Il a épousé en secondes noces Nadia d’Alincourt une ex-camarade de classe, avec laquelle il a eu une petite fille il y a deux ans. Le couple s’est éclipsé dans une voiture aux vitres teintées sans offrir le moindre cliché à la dizaine de photographes qui patientaient sous la pluie. Le Parisien.
Une future charmante première dame de France ?

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Divorcé de Valérie Ducuing en 2007, époux de Nadia ? veuve du comte d'Olme d'Alincourt.

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Fillon, candidat de "pantouflage" (Dati) Le Figaro.fr Mis à jour le 13/01/2012 à 08:13 | publié le 13/01/2012 à 07:39

Rachida Dati a réaffirmé vendredi sur RTL sa volonté d'être candidate aux législatives, alors que François Fillon a été désigné mercredi soir candidat UMP dans la 2e circonscription de Paris.

Le maire du VIIe arrondissement a multiplié les attaques contre son rival, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'une candidature de "reconquête" mais de "pantouflage".

"L'honneur est de mon côté", a dit l'ancienne garde des Sceaux, ajoutant qu'elle "attendait plus d'élégance et de courage" de la part du premier ministre. Dati a également déploré la "regression" en terme de parité, soulignant qu'"aucune femme n'a été investie sur les circonscriptions de droite". Quant au risque de se faire exclure par l'UMP, elle s'est contenté de lancer: "Chiche!"

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