Christiane Taubira

Mai 2012 : Ministre de la Justice dans le premier gouvernement Ayrault (surprise ?) ; pas candidate aux législatives ; comme Najat Belkasem ; le joueur s'évade ; défense des délinquants mineurs

Avril 2008 : Missionnaire de Nicolas Sarkozy

21/22 octobre 2006 : Après avoir, en 2002, et avec Jean-Pierre Chevènement, tuer politiquement Lionel Jospin, la gauchiste reconvertie en radicale dite "de gauche" maintient qu'elle entend récidiver ... ; les éléphants du parti, Baylet, Schwartzenberg, Tapie, etc, mobilisent contre elle et la battent provisoirement ;
13 juillet 2006 : Candidate pour la présidentielle de 2007

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jeudi 13 juillet 2006, 20h52 Christiane Taubira veut à nouveau représenter les radicaux de gauche en 2007

PARIS (AP) - Christiane Taubira annonce sur son blog qu'elle est candidate à l'investiture du Parti radical de gauche (PRG) pour l'élection présidentielle de 2007.

Une ambition qu'elle a confirmée jeudi soir sur TF1. "Oui, je suis candidate à l'élection présidentielle. Mais, comme tous les autres candidats déclarés, il me reste à franchir deux étapes importantes: l'investiture du parti, donc du Parti radical de gauche, et les 500 parrainages", a-t-elle noté lors du journal télévisé.

Alors qu'on lui a reproché en 2002 d'avoir recueilli des voix qui auraient permis à Lionel Jospin de se maintenir au second tour de la présidentielle, Christiane Taubira a souligné jeudi soir que "la politique, ce n'est pas de l'arithmétique. La direction de campagne socialiste sait se débrouiller seule pour perdre le premier tour".

Sur son blog taubira2007.over-blog.net, la députée de Guyane note: "La campagne présidentielle a commencé". "Nous n'en sommes pas, quoique nous ayons exprimé notre intention d'y participer", déplore-t-elle dans un message mis en ligne mercredi.

Mme Taubira remarque que "la voix des partis, se résumant parfois abusivement à celle de leur candidat(e) le (la) plus probable, se fait entendre chaque jour sur des sujets dont l'importance est déterminante pour notre avenir". Elle estime que les thèmes de sa campagne de 2002 (laïcité, ville, VIe République...) "sont encore d'actualité".

Le PRG doit investir son candidat en octobre lors d'un congrès. En 2002, Christiane Taubira -qui a voté "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne- avait recueilli 2,32% des voix au premier tour. Sa candidature, si elle est entérinée en octobre, risque de compliquer encore la donne à gauche. AP
Yahoo.fr, actualités,

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21.10.06 | 11:36 Taubira défie sa direction au Congrès du PRG

Radicaux de gauche. Au Congrès du PRG, les partisans d'une candidature de Christiane Taubira à l'Elysée affrontent la direction du parti, qui a conclu un accord contraire avec le PS.

Le Congrès extraordinaire du Parti radical de gauche (PRG), qui se tient samedi 21 et dimanche 22 octobre à Paris, s'annonce plus que tendu. Jeudi, la direction du PRG a conclu un accord avec le Parti socialiste pour les législatives et la présidentielle de 2007. L'engagement est le suivant: les radicaux ne présentent pas de candidat à l'Elysée et, en échange, le PS réserve 35 circonscriptions au PRG pour les législatives qui suivront.

Après l'élimination cuisante de Lionel Jospin au premier tour en 2002, le PS entend en effet éviter la multiplication des candidatures à gauche. Le PRG a aussi convenu d'un "projet de gouvernement" avec le PS qui laisse espérer des portefeuilles ministériels pour les radicaux si la gauche revenait au pouvoir.

"Pas un caprice" pour Taubira

Mais Christiane Taubira, candidate à la présidentielle de 2002, n'entend pas renoncer à une nouvelle candidature, contre l'avis du président du PRG, Jean-Michel Baylet. Jeudi, la députée de Guyane a réaffirmé être "toujours candidate à l'investiture" de son parti.

Soutenue par des fédérations, dont celle de la Seine Saint-Denis, elle a sillonné ces dernières semaines la France pour convaincre de la justesse de sa décision.

"Ma candidature n'est pas un caprice", elle "relève d'un choix politique en responsabilité" pour apporter de "vraies réponses de gauche", a-t-elle argué. De son côté, François Hollande a prévenu que le gel des circonscriptions était une "contrepartie" au renoncement par le PRG d'une candidature présidentielle sous ses propres couleurs. "A l'évidence, si les radicaux de gauche présentaient une candidature à la présidentielle", alors "il ne pourrait y avoir d'accord sur les législatives", a-t-il averti.

"Deux lignes politiques vont donc s'affronter" ce week-end au Congrès du PRG, a souligné jeudi Jean-Michel Baylet. Les partisans de Christiane Taubira entendent en effet soutenir la première femme noire candidate à la présidentielle en France, auteur de la loi de 2001 qui reconnaît la traite négrière comme crime contre l'humanité.
NOUVELOBS.COM | 21.10.06 | 11:36

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dimanche 22 octobre 2006, 10h03 Présidentielle: le PRG envisage de se ranger derrière le PS

PARIS (AFP) - Le Parti Radical de gauche semblait s'orienter samedi lors de son Congrès extraordinaire vers un renoncement à la candidature de Christiane Taubira en 2007, pour se ranger derrière le PS dès le premier tour, même si le parti est très divisé sur le sujet.

D'emblée, le président du parti Jean-Michel Baylet a lancé aux quelque 400 congressistes un vibrant appel à "l'unité" pour faire gagner la gauche, rappelant le "triste souvenir" du 21 avril 2002.

M. Baylet a fait aussi valoir l'accord électoral arraché au PS, qui en échange de l'absence de candidature PRG à la présidentielle, est prêt à concéder "36 circonscriptions" aux radicaux, lui laissant espérer "à très peu de chose près" un groupe à l'Assemblée nationale (20 députés).

Il a aussi fait miroiter des "ministres radicaux" si la gauche gagne, en reconnaissant que rien n'est négocié à ce stade. Petite concession aux partisans d'une candidature Taubira, M. Baylet a proposé de rassembler, après que le PS aura choisi son candidat, un "comité directeur élargi" pour vérifier que le candidat PS est "en conformité avec la ligne du PRG".

Cette position, soutenue par des ténors du parti, comme le député du Val-de-Marne Roger-Gérard Schwartzenberg, a été aussi défendue par le simple militant Bernard Tapie(c'est nous qui soulignons, notedt).
La suggestion du président Baylet ne compromet aucune hypothèse, car elle laisse l'opportunité de "changer de comportement, si le candidat PS ne convient pas", a argué l'ancien ministre.

Le débat s'est déroulé dans une ambiance souvent agressive. Les opposants à Mme Taubira l'ont accusée d'instrumentaliser le PRG pour "asseoir sa carrière politique", d'avoir pour seul projet d'"être une nuisance" pour le PS. Ses partisans ont accusé les notables du parti de se laisser bercer par "la douce musique alléchante des sièges ou des portefeuilles ministériels".

Avec son habituel talent oratoire, la députée de Guyane a défendu passionnément sa candidature, regrettant que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables". "Nous devons être présents dans cette élection" car "nous avons la responsabilité que cette société retrouve ses élans", a-t-elle affirmé, chaudement applaudie.
"Si vous ne voulez pas exister, je ne vois pas pourquoi les autres vous feraient exister", a-t-elle lancé.

Aux opposants à sa candidature qui lui rappellent sans cesse l'échec du 21 avril 2002, elle a reproché d'exonérer "le principal responsable", le PS, "de toute évaluation critique de sa campagne".
Elle a affirmé que "80%" de son électorat n'aurait "de toute façon pas voté pour Lionel Jospin"
Ses partisans, parmi lesquels de nombreux jeunes, sont montés au créneau: "notre attachement à la République n'est pas celui de Mme Royal et de sa solution militaire", a affirmé l'un d'eux, Jean Thoret, refusant aussi les propositions "populistes de Fabius".

"On préfère que les électorats populaires viennent voter Taubira plutôt que de brûler leurs abribus", a lancé le secrétaire général adjoint du Parti, Eric Montes.
L'ancien président de SOS-racisme et adhérent de fraîche date au PRG, Fode Sylla, a fait valoir lui aussi que la candidature de Christiane Taubira attirait des gens, notamment dans les banlieues, qui "depuis des années ne font plus confiance à l'action politique".
Et il s'est étonné que M. Baylet ait signé un accord avec le PS, au demeurant incomplet, "à la veille d'un congrès".
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL et Christine COURCOL

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dimanche 22 octobre 2006, 16h40 Les radicaux de gauche s'allient au PS dès le 1er tour

PARIS (Reuters) - Les radicaux de gauche ont approuvé la stratégie d'un rassemblement derrière le candidat du Parti socialiste dès le premier tour en 2007, tuant dans l'oeuf une nouvelle candidature présidentielle de Christiane Taubira.

Le Parti socialiste et le Parti radical de gauche (PRG) ont conclu jeudi un accord de gouvernement et un autre en vue des législatives de 2007. Deux textes dont François Hollande a très clairement conditionné la mise en vigueur à l'abandon de toute candidature radicale autonome.

La gauche, qui s'était présentée en ordre dispersé en 2002 avec huit candidats de gauche et d'extrême gauche, n'avait eu aucun représentant au second tour, Jean-Marie Le Pen se qualifiant aux dépens de Lionel Jospin.
Au premier tour, Christiane Taubira défendait les couleurs du PRG et avait recueilli 2,3% des suffrages.

A l'issue d'un congrès extraordinaire qui s'est déroulé dans une ambiance tendue à Paris, 473 délégués du PRG ont voté dimanche en faveur de la stratégie de rassemblement proposée par leur président, Jean-Michel Baylet, contre 208.
D'autres responsables du PRG militaient pour que le parti reporte sa décision et attende la désignation du candidat présidentiel du PS, qui doit être élu par les militants mi-novembre.
C'était l'option défendue par Bernard Tapie, qui a assisté aux débats samedi matin dans le XVe arrondissement de Paris.
"Où se situe l'espace radical? Il se situe au centre-gauche. Est-ce que Ségolène Royal remplit plus cet espace-là que Laurent Fabius? La réponse est oui", avait affirmé l'ancien ministre de la Ville.

Un "comité directeur spécial" du PRG devrait donc être convoqué après le vote socialiste pour "tenir compte" de la personnalité choisie mais il ne remettra pas en question la position adoptée dimanche par les militants, a précisé à Reuters le porte-parole du PRG, Bernard Castagnède.

Jean-Michel Baylet et Christiane Taubira avaient tous deux défendu leur position samedi. "Je pense qu'avoir un groupe à l'Assemblée nationale, un groupe au Sénat et des ministres au gouvernement, ce n'est pas vraiment brader le radicalisme", avait estimé le président du PRG.

La député de Guyane avait elle déploré que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables".
Dimanche, elle a assuré qu'elle resterait "loyale" à son parti.
"Jean-Michel Baylet a réservé une place de premier rang à Christiane Taubira dans la campagne à venir. Il n'a aucun doute sur son engagement", a précisé le porte-parole du PRG.

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Christiane Taubira chargée d'une mission sur les accords de partenariats économiques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.04.08 | 17h11 • Mis à jour le 22.04.08 | 17h38

Mise entre parenthèses après les municipales, la stratégie d'ouverture de Nicolas Sarkozy redémarre.
Cette fois, c'est la députée de Guyane Christiane Taubira qui se voit chargée d'une mission par l'Elysée.

Mme Taubira, première vice-présidente du Parti radical de gauche, apparentée au groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l'Assemblée nationale, a été chargée de plancher sur les moyens de faire des accords de partenariats économiques, ou APE, "un atout du partenariat" entre l'Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

Les APE sont les nouveaux accords de libre-échange que sont en train de négocier l'Union européenne et soixante-quinze anciennes colonies européennes connues sous le nom de pays ACP. Ces accords doivent remplacer le régime commercial préférentiel accordé par l'Europe à ces pays en développement et dénoncé par l'OMC, mais nombre des pays concernés y voient une menace pour leur économie.

RAPPORT REMIS LE 15 JUIN

Selon un communiqué de l'Elysée, cette mission "devrait aboutir à la présentation d'un rapport le 15 juin 2008". Mme Taubira devra notamment se demander "comment dissiper les malentendus et les doutes qui persistent dans certains pays quant aux finalités de la négociation des APE", "quels peuvent être les leviers dont dispose l'UE pour encourager les ACP à poursuivre les négociations en vue d'APE complets et régionalisés", "comment faire en sorte que ces accords viennent à l'appui des dynamiques d'intégration régionale en cours".

Christiane Taubira a été la candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002 et a obtenu 2,32 % des voix. En 2006, le PRG a préféré passer un accord avec le PS et Christiane Taubira a rallié l'équipe de Ségolène Royal.

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Christiane Taubira ne sera pas candidate aux législatives (comme Najat Belkasem épouse Vallaut) Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2012 à 21h10 • Mis à jour le 18.05.2012 à 21h10

La ministre de la justice et garde des Sceaux, Christiane Taubira, "ne sera pas candidate aux élections législatives" des 10 et 17 juin dans la 1re circonscription de Guyane, a indiqué vendredi 18 mai Joël Pied, le secrétaire général de Walwari, son mouvement politique à Cayenne.

Christiane Taubira a été élue pour la première fois en 1993 dans la 1ère circonscription de Guyane puis réélue, avec de larges scores en 2002 et 2007. Au cours de la dernière mandature, Mme Taubira siégeait à l'Assemblée comme apparentée PS, mais a aussi été dans sa carrière non inscrite et inscrite au groupe RCV (radicaux, verts, communiste).
Entre 1994 et 1999, elle a siégé au Parlement européen, pour lequel elle avait obtenu un siège sur la liste "Energie radicale" de Bernard Tapie.
Candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002 (2,32% des voix), elle a échoué, sur le plan local, à deux reprises en 1995 et 2001 à prendre la mairie de Cayenne. En 2010, elle a perdu le scrutin régional face à Rodolphe Alexandre, dissident socialiste soutenu par l'UMP.

TOUT MINISTRE BATTU DEVRA QUITTER LE GOUVERNEMENT

La garde des Sceaux est le deuxième membre du gouvernement Ayrault à renoncer à se présenter aux législatives, après la porte-parole du gouvernement et ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui devait se présenter dans une circonscription ardue de Lyon.

Mercredi soir, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déclaré que tout ministre battu aux législatives devrait quitter le gouvernement. Sur les 34 ministres, 24 sont désormais candidats à la députation. M. Ayrault se présente lui aussi, en Loire-Atlantique.
Article paru dans l'édition du 21/05/2012

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Najat Vallaud-Belkacem renonce aux législatives à Lyon Le Point.fr - Publié le 17/05/2012 à 09:52 - Modifié le 17/05/2012 à 12:07

La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement a annoncé sur son site qu'elle souhaitait se consacrer à son portefeuille ministériel.

Le nouvelle ministre Najat Vallaud-Belkacem (PS) a annoncé sur son site qu'elle renonçait à se présenter aux élections législatives à Lyon, pour se consacrer à son portefeuille : Droits des femmes et porte-parolat. "Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4e circonscription du Rhône", peut-on lire jeudi sur le site de la benjamine du gouvernement, 34 ans.

Cette proche de Ségolène Royal, qui fut une des quatre porte-parole de François Hollande dans la campagne électorale, avait déjà été candidate en 2007 dans cette circonscription lyonnaise remportée alors avec une large avance - 56,57 % - par l'UMP Dominique Perben. Dans cette même circonscription, Nicolas Sarkozy a réuni 53,88 % des voix le 6 mai. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi soir que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient "pas rester au gouvernement".

"Le gouvernement du changement" (N. Vallaud-Belkacem)

La ministre Najat Vallaud-Belkacem a assuré jeudi matin que le gouvernement auquel elle appartient était celui "du changement" et incarnait à lui seul "le respect des engagements" pris par François Hollande. Juste avant sa passation de pouvoirs à Bercy avec Valérie Pécresse, en tant que porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a souligné les "belles responsabilités" qui lui ont été confiées. "C'est un grand honneur, il m'oblige en même temps devant les Français, je suis désormais ministre en charge d'un sujet qui devient majeur dans l'ordre des priorités gouvernementales", a souligné l'élue lyonnaise.

"Et puis je suis la porte-parole d'un gouvernement que je serai fière de représenter, car il incarne à lui seul le respect des engagements pris pendant la campagne", a-t-elle fait valoir, en relevant la parité stricte du premier gouvernement Ayrault. "François Hollande s'est engagé en faveur de la justice, de l'égalité et la première égalité est celle entre hommes et femmes", a plaidé celle qui fut porte-parole de campagne du candidat socialiste. "Il s'est engagé à faire confiance à la jeunesse, aux nouvelles générations et impulser l'émergence de nouveaux élus dans le paysage politique. Il en a fait la démonstration aujourd'hui." "L'ensemble du gouvernement est déjà au travail", a-t-elle assuré, en évoquant le conseil des ministres de 15 heures. "Nous ferons en sorte de respecter chacun de nos engagements."
Elle a relevé que le porte-parolat est "très difficile".

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Un détenu s'évade pendant la visite de Christiane Taubira 21 mai 2012 à 14h43 , mis à jour le 21 mai 2012 à 15h57 TF1news

Profitant d'une compétition de basket opposant détenus et surveillants, à laquelle assistait la toute nouvelle ministre de la Justice, un prisonnier a réussi, selon Europe 1, à fausser compagnie à ses gardiens vendredi dernier.

L'évasion, révélée ce lundi par Europe 1, date en fait de vendredi dernier. Ce jour-là, Christiane Taubira, fraîchement promue ministre de la Justice, assistait à Paris à des matches de basket opposant des détenus à des surveillants. Une initiative destinée à promouvoir le sport en prison, et organisée avec la bénédiction de l'administration pénitentiaire. Cet événement annuel, le troisième du genre, s'inscrivait dans le cadre des "10 jours du basket à Paris". Selon l'administration pénitentiaire, 38 équipes de quatre joueurs, venues de 19 établissements pénitentiaires dans les régions de Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Paris et Strasbourg, y participaient.

Les rencontres se déroulaient dans la salle de Bercy et la ministre figurait notamment parmi les spectateurs de la finale. La victoire est revenue à une équipe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Et c'est au moment de ramener les détenus en cellule, indique Europe 1, que les surveillants ont constaté qu'un des détenus-basketteurs manquait à l'appel.

L'homme qui a ainsi faussé compagnie à ses gardiens... et jeté une ombre sur la visite de la toute nouvelle ministre de la Justice est décrit par Europe 1 comme "un Géorgien de 22 ans condamné pour vols et recels", qui "devait sortir de prison l'an prochain". Pour l'heure, aucun indice ne permet de savoir où il est allé, ni même à quel moment il a pris la fuite. "Il va être inscrit au fichier des personnes recherchées, ce qui vaut mandat de recherche", a-t-on précisé lundi de source judiciaire.

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Justice pour mineurs : Taubira crée la polémique Par Laurence De Charette Publié le 21/05/2012 à 19:22 lefigaro.fr

La garde des Sceaux a annoncé dimanche la suppression des tribunaux correctionnels pour adolescents de 16 à 18 ans.

C'était l'une des mesures phares de Nicolas Sarkozy en matière de délinquance des mineurs: le tribunal correctionnel pour les adolescents de 16-18 ans récidivistes va être supprimé, a déclaré Christiane Taubira dimanche. Cette annonce, faite lors d'une visite au tribunal de Paris en compagnie de Pierre Joxe, ancien ministre socialiste devenu avocat pour enfants, marque un tournant symbolique important en matière de justice. L'idée que les grands adolescents d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes que ceux de l'après-guerre et que leur délinquance a évolué a été défendue par la droite au cours des deux derniers quinquennats.

Imposer une plus grande sévérité a été l'un des thèmes chers à Nicolas Sarkozy comme ministre de l'Intérieur, puis comme président. Rachida Dati, alors garde des Sceaux, a fait plancher l'universitaire André Varinard avec pour objectif de réformer la justice des mineurs, et une partie des propositions du groupe de travail ont été progressivement votées. Le tribunal correctionnel pour mineurs fait partie de ces mesures, mais il n'est entré en application qu'en janvier dernier, si bien qu'il n'est pas possible d'établir de bilan.

Pour les 16-18 ans récidivistes et risquant plus de trois ans de prison, le tribunal pour enfants, auparavant composé d'un juge des enfants et de deux assesseurs spécialisés, est désormais présidé par un juge pour enfants assisté de deux magistrats non spécialisés, habitués à juger également des majeurs. Cette nouvelle composition vise à rapprocher la justice des «grands» mineurs de celle des majeurs - l'abaissement de l'âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans, un temps envisagé, n'étant pas possible à mettre en œuvre.

Au nom de la primauté de l'éducation sur la sanction

Pour autant, l'expérience ne dit pas encore si ces juridictions, qui n'ont que peu siégé pour l'instant, ont prononcé des sanctions plus lourdes que ne l'auraient fait les anciens tribunaux pour enfants. Cette législation visant néanmoins à durcir le message vis-à-vis des jeunes délinquants a été précédée d'un autre changement important, toujours pour cette tranche d'âge: le maintien de l'«excuse de minorité» - le principe selon lequel les peines applicables aux mineurs sont plus faibles, pour les mêmes faits, que celles visant les adultes - doit être justifié par le juge dans le cadre de la loi sur les peines planchers applicable aux récidivistes. Mais le programme de François Hollande annonce également la suppression de ce texte qui, lui, bénéficie en revanche de plusieurs années d'ancienneté.

Les principaux changements législatifs visant les mineurs seraient donc abrogés, au nom de la primauté de l'éducation sur la sanction prônée par l'ordonnance de 1945, le texte qui malgré une soixantaine de modifications sert de fondement à toute l'organisation de la justice des mineurs. Une partie importante des magistrats chargés de la jeunesse, mais aussi des éducateurs, n'avait pas cessé de protester contre ces récentes mesures jugées trop répressives. Malgré tout, depuis plusieurs années, un vent de renouveau a soufflé sur la protection judiciaire de la jeunesse, dont les effectifs ont rajeuni. Une partie d'entre eux ne sont plus hostiles à un message de fermeté. Les centres éducatifs fermés par exemple, d'abord montrés du doigt et assimilés à l'emprisonnement, sont quasiment plébiscités. Le PS promet d'augmenter leur nombre.

Les leaders de l'UMP sont montés au créneau

«Cela ne me paraît pas un très bon signe», a estimé François Bayrou, interrogé lundi sur la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, en soulignant que les jeunes de 16-18 ans concernés par ces tribunaux nouveaux sont ceux qui ont commis «des actes graves». Les leaders de l'UMP sont montés au créneau pour dénoncer le «laxisme» du nouveau garde des Sceaux. Jean-François Copé a fait part de son inquiétude, estimant qu'il fallait «tirer la sonnette d'alarme». Rachida Dati a dit craindre que son successeur de la Place Vendôme «se laisse aller à l'idéologie, plutôt que de prendre le temps de découvrir les enjeux».

Le débat s'engage également sur le terrain des chiffres. Entre 2007 et 2010, selon les dernières statistiques du ministère, le nombre de mineurs condamnés pour des crimes a diminué, passant de 438 à 360, mais les chiffres des vols avec violence commis par des moins de 18 ans, eux, augmentent. Globalement, les mineurs délinquants restent plus longtemps entre les mains de la protection judiciaire de la jeunesse. Les statistiques font également état d'une anomalie à laquelle elles n'apportent pas de réponse: alors que le nombre de mineurs mis en cause dans un délit (ou un crime) augmente de 6 %, le nombre de ceux qui passent devant le juge diminue aussi de 6 %… La justice est-elle trop laxiste, ou les forces de l'ordre trop promptes à la mise en cause? Les deux camps vont puiser leurs arguments dans les mêmes tableaux…

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