
A savoir : origine, langue, ... ; nombre (2004) (10 à 12 millions en 2012 selon Bruxelles)
Mars 2013. Dix personnes arrêtées pour proxénétisme ; Valls persiste à vouloir démanteler les 400 campements illégaux ; procès du gang des "petites voleuses".
Octobre 2012. Le passe-partout du gang des kiosques enfin interpellé
Septembre 2012. Lille voulait faire loger les roms expulsés, à la campagne, protestations des campagnards ; Ils dépouillaient les camions ; des exploiteurs d'enfants
Août 2012. Orlyval, trafic de cuivre ; Câbles volés, 3 000 victimes ; expulsion d'un camp illégal : consternation de Lafolie de Solidarité Roms ; Valls attaqué par "La Voix des Roms" et les communistes ; la commissaire luxembourgeoise Viviane Reding récidive ; les roms soutenus par Audrey Pulvar et le cardinal Barbarin ; Emmaus aussi ; câbles volés en Moselle aussi ; le gouvernement consulte et va faire les avancées demandées par Viviane Reding ; 70% de délinquance roumaine de plus ; l'ONU attaque ; expulsion à Créteil près de l'Hopital d'Henri Mondor ; ERDF essaie de se défendre contre les vols de cuivre
Décembre 2011. Le maire de Paris prend la défense des "mendiants" roms
Octobre 2011. Trois interpellations pour vol de cuivre à Corbeil-Essonnes ; un bois ravagé illégalement
Septembre 2011. Ivry-la-Bataille (28). Les voleurs multirécidivistes et pris sur le fait sont expulsés ... Le ministre de l'Intérieur prend des mesures contre la délinquance des mineurs, protestations du Gisti ; Nouvelles manifestations contre les Roms en Bulgarie
Août 2011. Marseille fait expulser une centaine de Roms squatteurs depuis un mois
Juillet 2011. Vol de cuivre : coups de filet chez les Roms
Juin 2011. Pour 400 000 euros de pots catalytiques
Mars 2011. Forêt de Sénart, 5 interpellations pour proxénétisme
Février 2011. Voleurs de cuivre : 18 mois de prison ferme pour 7 tonnes volés, en Charente maritime.
Janvier 2011. Le ras-le-bol d'Emmaüs ; un pipeline de Total en cause ; une voleuse de dix ans
Decembre 2010. Le chef de clan régnait sur les voleuses du métro
Novembre 2010. Vendue, violée et torturée ; Stasbourg : 150 prostituées roumaines ; un réseau démantelé à Grenoble
Septembre 2010. Les cambrioleurs identifiés grâce , à un "super fichier" européen ; des milliers de manifestants de toutes les gauches soutiennent les Roms ; la République Française insultée par une Commissaire de Bruxelles , inconnue, une certaine Viviane Reding
Août 2010. Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes : "La France n'a pas vocation à accueillir 9 millions de Roms" ; les Français soutiennent la politique sarkoziste ; 1ère évacuation d'un camp illégal ; protestations de Christine Boutin et de Villepinistes avec communistes, socialistes et verts, notamment ; trois voleurs relaxés gràce au Droit Européen (et la "prudence" des juges ...) ; le financier spéculateur international George Soros intervient et l'ONU critique la France, défense de Kouchner et Lellouche, notamment
Juillet 2010. Une gendarmerie attaquée à la hache ; N.S. veut conférencer sur les "gens du voyage et roms" ; les gens du voyage refusent l'"amalgame" avec les "roumains" ... N.S. prétend vouloir faire la guerre à la délinquance ; Protestations socialistes et diverses ; la sénateure-maire Verte Voynet se mobilise.
Juin 2010. Mobilisation contre la délinquance rom (???) ; 40 fermes cambriolées en Essonne
Avril 2010. Les voleurs de cuivre foncent sur les policiers
Février 2010. Arrestation de l'assassin présumé d'un policier ; une centaine de communistes de Fleury-Mérogis contre la délocalisatiopn des roms ; la France finance les Roumains pour "réinsérer" les Roms
Janvier 2010. Fleury-Merogis : Rude hiver pour les Roms
Novembre 2009. Le MRAP dénonce le contrôle des Roms squattant l'ancienne gendarmerie de Viry-Chatillon
Septembre 2009. Le ministre socialiste Besson donne tord aux gendarmes dans leur contrôle des roms illégaux
Août 2009. Les 300 caravanes évangéliques qui exaspèrent les élus de l'Essonne
Juillet 2009. Incendie en Seine-Saint-Denis
Juin 2009. Trafic de cocaïne nié ferme
Mai 2009. Incendie à Bobigny, un mort ; un cambrioleur présumé, connu de la gendarmerie, un mort ; nouvelle technique de vol aux distributeurs : le vol dit "à la pétition"
Mars 2009. Une filière demantelée dans l'Ouest ; un camp détruit ; 300 roms à Paris-Haussman la nuit ; les Hornec nient fermement
Février 2009. Des roms qui dérangent Serge Dassault
Décembre 2008. Des Roms devant l'Assemblée Nationale qui veulent travailler légalement ; les associations demandent une politique européenne
Octobre 2008. Gitans et déchets nucléaires, le rejet des communes constaté par un sénateur ; Ris-Orangis : menaces, pressions, tentatives de racket, jets de pierre ...
Septembre 2008. Bruxelles veut que les Etats membres de l'UE "intégrent" les 10/12 millions de Roms européens ; 100 Roms expulsés à Palaiseau (Essonne, France) ; les Roms défendus par le richissime spéculateur financier international, et philanthrope, George Soros
Août 2008. Les Roms indésirables en Europe ; qualifiés de "perfides" par une juge portugaise ; 35 000 évangéliques en Lorraine ; 300 caravanes évangéliques occupent illégalement la base de loisirs de Draveil (Essonne)
Juillet. L'incroyable voyage des Roms ... en Belgique ; recensement ... en Italie, contesté par le président de la Roumanie ... accepté par Bruxelles (septembre 2008), contesté par le financier spéculateur milliardaire George Soros ...
Mai 2008. Choc des cultures, impuissance publique : les roms s'installent sur une route en construction ; un bidonville rasé ; Croix volées au cimetière de St-Maur (37 cimetières atteints en 2007) : attaque de la Gendarmerie
Avril 2008. Essonne, Linas : policiers caillassés, six nomades interpellés ; proces Hornec : 7 ans maximum demandés - une famille unie
Mars 2008. Essonne, irréductibles roms expulsés, protestations
Janvier 2008. Essonne, des maisons pour les nomades sédentarisés
Décembre 2007. Espace Schengen : de 15 à 24 Etats ; France. Essonne. Retour en avion. Aide au retour : polémique ; mandat d'arrêt européen, arrestation en Roumanie et en Espagne ; Ils volent des Pères Noël ; les 500 roms de Lille
Novembre 2007. Italie : Décret d'expulsion. Aides financières peu efficaces. France : alerte à la tuberculose ; Nantes : vol de cuivre ; Marseille : vol de cuivre ; Malvenus chez nous ! ; un voleur tué par un boulanger cambriolé
Août 2007. Essonne. Les nageurs privés de piscine ; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) : tentative d'insertion municipale ; retour en Roumanie avec un pécule
Juillet 2007 : Demande d'acquittement pour complot : trente ans incompressibles ; SNCF perturbée à Marseille
Juin 2007 : Coupeurs de bagues, 17 victimes âgées en un an ; PACA, vols de métaux : 80 personnes arrêtées ; 700 kg d'inox volés à Etampes (Essonne); vols de chiens à Paris (Le Parisien, 23 juin 2007, p. 17) ; condamnations à Perpignan
Mai 2007 : Ventes de bébés aux supermarchés au Portugal et en France ; un voleur de cuivre brûlé ; deux tonnes dérobées à Vigneux-sur-Seine
Avril 2007 : Le procès d'un criminel multirécidiviste, et régulièrement libéré... ; des complices au parfum ? ; "même pas un être humain"
Mars 2007 : En Essonne on arrache les coffres-forts
Février 2007 : Selon la gendarmerie les vols de métaux ont augmenté de 144 % en 2006 ; Les voleurs s'attaquent aux parkings à vélos! en Essonne ; En 10 ans elle tue ses deux maris ; 10 ans d'escroquerie aux allocations familiales ;
Janvier 2007 : On écrase un gendarme ; traite d'êtres humains et proxénétisme aggravé, justice équitable ? ;
Septembre 2006 : Les faux dépanneurs détroussaient les personnes âgées
Juillet 2006 : Saint-Etienne, des roms, occupants sans titre, expulsés par la mairie après ordonnance (du 22 mai 2006)
Juin 2006 : Trafic de bébés entre la Bulgarie et la France
Mai 2006 : Directement du campement à la Moldavie ; Six mois avec sursis "pour destruction de biens par incendie" ; pour "venger" ses soeurs il écrase les collégiens ; expulsion refusée par la cour d'appel de Paris ;
Décembre 2005 : Guerre des gangs à Montreuil ?
Six hommes réduits en esclavage pendant des mois
Octobre 2005 : Des millions d'euros escroqués aux allocations familiales
Trafic de bébés vendus à leur naissance
La nonciature cambriolée
Septembre 2005 : Intervention devant les Préfets de Nicolas Sarkosy
Août 2005 : La Région parisienne à la merci des voleurs. Voleur je veux devenir français
Mai 2005 : Guerre des gangs à Perpignan
Avril 2005 : Esclavage moderne chez des roms de l'Essonne
Des enfants élevés pour voler
Mars 2005 : Un gang rom démantelé en Essonne
Les roms installent un bidonville au Bourget
Février 2005 : La justice protège les mères mendiantes
Janvier 2005 : L'Europe de l'Est veut intégrer les roms ; que la Slovaquie stérilise ? ;
Septembre 2004 : Le voleur-tueur était un multirécidiviste
Juillet 2004 : L'ultra gauche et les communistes se mobilisent en faveur des roms "sans papiers"
Jeanne-Marie, suite
Juin 2004 : l'affaire Jeanne-Marie, Bodein-Pierrot le Fou mis en examen pour le meurtre de Jeanne-Marie
Avril 2004 : A propos des internements administratifs de la IIIème République
Mars 2004 : Essonne, des roms sédentarisés trafiquants d'oeuvre d'art
Dunkerque. Arnaques au RMI, les victimes sont des SDF
Février 2004 : Coup de poing en Essonne
Décembre 2003 : Un Préfet en correctionnelle pour diffamation
Novembre 2003 : Un million de roms aux portes de l'Union européenne
Prolifération des prostituées mineures chez les roms
Avril 2003 : Sarkozy devrait faire quelque chose contre une délinquance proliférante ... et protégée jusqu'à présent par certains juges
18 juillet 2002 : Les élus locaux contre les nomades
07 juillet 2002 : Les bidonvilles roumains empoisonnent le Sud parisien
27 mars 2002 : Critiques contre l'arrivée de familles roumaines (romaines) en Eure-et-Loir
Février 2002 : Gens du voyage : Un rapport alarmant
Février 2002 : Israël :"Il faut protéger le peuple Rom" *
En juillet 2000, un groupe de 52 personnes, Tsiganes en provenance de Zamoly (Hongrie), est arrivé à Strasbourg. C'est une historienne, Katy Katz, Israélienne d'origine hongroise, qui leur a payé le voyage en car de Zamoly à Strasbourg.
Michel Warchawsky, Israélien militant pour la paix, a averti quelques-uns de ses amis strasbourgeois de leur arrivée.
Ces Tsiganes hongrois sont arrivés avec un dossier juridique "en béton" qu'ils ont déposé à l'Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avant de demander l'asile à la France. Après des mois de procédures et d'examens, leur demande a été jugée recevable. La Hongrie a bien sûr exercé des pressions pour empêcher une telle décision, craignant qu'elle ne retarde l'entrée du pays dans l'Union européenne.
Josef Krasznai est le porte-parole des Roms de Zamoly et le président de l'Organisation indépendante des Roms du département de Fejér. Il n'a pas demandé l'asile parce qu'il veut poursuivre sa lutte en Hongrie, malgré les risques qu'il court et qu'il mesure, étant donnée sa détermination à défendre les droits des Roms. Il déclarait en août 2000 : "Nous avons accepté pendant des siècles le rôle de citoyens de second ordre, en nous contentant de notre situation de misère. Nous ne pouvons pas permettre ce que nos aïeux ont permis en 1944, nous n'entrerons pas dans les chambres à gaz pendant que l'hymne hongrois retentit."
"Citoyens de second ordre", les mots sont prononcés. Des exemples ? L'espérance de vie des Tsiganes hongrois est de dix à quinze ans moindre que pour le restant de la population ; 85 % des enfants roms ne peuvent intégrer le système scolaire normal, ils sont dirigés vers des écoles d'enseignement spécial réservé aux handicapés mentaux ; le maire de Csor a déclaré en toute impunité : "Je pense qu'en ce moment les Roms de Zamoly n'ont pas leur place parmi les Hongrois : les animaux eux-mêmes se débarrassent de leurs parasites"; leurs maisons sont quelquefois brûlées, quelquefois rasées.
Pour la première fois, en 2000, des intellectuels hongrois ont publié un texte par lequel ils exigeaient que les minorités disposent des mêmes droits que tout citoyen et que les agressions physiques et morales ne restent pas impunies. En Roumanie, en Slovaquie, en Tchéquie la situation semble pareille.
Il fallait ce très bref récapitulatif pour en arriver à ce que subissent en France les Tsiganes roumains, qui sont obligés de vivre dans des campements (des sous-bidonvilles, si l'expression est plus explicite) indescriptibles de délabrement, de misère. A côté de Paris, à Choisy-le-Roi, Achères, Lieussaint-Moissy, Argenteuil (et en d'autres lieux), des hommes, des femmes, des enfants survivent. Quel autre mot utiliser, quand, par exemple à Achères, plus de 80 personnes ne disposent que d'un seul point d'eau alimenté par un tuyau d'arrosage (comment fait-on quand la température tombe sous zéro ?) Quand, dans ce même campement, l'électricité est absente et que des personnes, aujourd'hui en France, en 2002, des femmes, des hommes et des enfants doivent faire leurs besoins naturels dans la forêt à côté du campement ? Quand les ordures ménagères ne sont pas enlevées et quand des conteneurs débordant de détritus ne sont pas remplacés ?
Combien sont-ils autour de la "Ville-lumière" à préférer cette situation sans espoir plutôt que d'envisager un retour dans leur pays d'origine où, tous en témoignent, la situation est pire ? Environ 1 500 ? Pouvons-nous ne pas dire notre indignation devant le spectacle de personnes reléguées au rang de bétail ? (à la SPA, chiens, chats, perroquets et poissons rouges sont mieux accueillis !)
L'Europe et la France, en particulier, vont-elles encore longtemps fermer les yeux, ignorer le sort indigne - voire inhumain - réservé avant-hier, hier comme aujourd'hui au peuple rom ?
Il faut redire que le génocide des Tsiganes par les nazis n'est pas reconnu par les pays de l'Union européenne, sauf par l'Allemagne depuis 1991. Combien de victimes ? 300 000 ? Plus ? En langue romani, Samudaripen signifie "génocide". Un mot à introduire dans notre langue comme le mot Shoah.
En outre, la France contrevient à ses propres lois lorsqu'elle n'empêche pas un maire ou un directeur d'école de refuser (quasi systématiquement) l'accès à un cursus scolaire normal pour les enfants roms.
En octobre 1999, le gouvernement belge a expulsé 74 personnes tsiganes d'origine slovaque. Cette mesure a été qualifiée de "rafle organisée" par ceux qui s'opposaient à cette politique : les adultes avaient été invités à se rendre à la maison communale sous le prétexte de les aider à régulariser leurs situations, pendant que la police allait chercher les enfants dans les écoles. C'était la première fois qu'un pays européen procédait à une expulsion massive. Dans l'avion, des gendarmes ont eu la subtile initiative d'inscrire à l'encre noire indélébile un numéro sur l'avant-bras gauche de chacune des personnes, y compris les enfants. Des sanctions contre les responsables d'un tel comportement crapuleux ? Aucune. Les protestations, hélas, n'ont guère dépassé les frontières du pays. La Belgique a d'ailleurs été condamnée, ce 5 février, par la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.
La question tsigane est plus que jamais européenne avec l'élargissement de l'Union. Il y a urgence. La négligence des gouvernements européens est criminelle à l'égard d'un peuple qui risque de disparaître d'une mort lente et silencieuse. La Commission européenne et les gouvernements, sous peine de se discréditer, de trahir la charte fondamentale, de retrouver un silence coupable digne des années noires du siècle dernier, se doivent d'intervenir auprès des gouvernements hongrois, roumain, tchèque et slovaque pour exiger une politique démocratique digne de ce nom.
En 1943, dans le ghetto de Lodz, Reïzel Zychlinsky écrivait : "Et les cieux étaient nus et vides/Tous les cieux/Dieu avait caché sa face."Soixante ans plus tard, pour les Roms d'Europe, les cieux sont toujours nus et vides.
Le temps est peut-être venu pour les communautés juives d'Europe de se souvenir publiquement qu'à Treblinka, Chelmno, Birkenau, Majdanek, dans les ghettos de Varsovie ou de Lodz et dans d'autres camps en Hongrie, en Serbie, en Autriche ou en Allemagne les Roms ont subi une entreprise d'extermination comparable à celle menée contre les juifs. Il faut protéger le peuple rom, lui accorder une citoyenneté européenne, lui donner un statut, une réelle identité.
* Georges Yoram Federmann est psychiatre, responsable du comité d'accueil des roms de Zamoly à Strasbourg. Pierre Mertens est écrivain. Véronique Nahoum Grappe est sociologue (EHESS). Jean-Marc Turine est producteur à France-Culture. Pierre Vidal-Naquet est historien.
LE MONDE | 18.02.02 | 13h22 | analyse
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Gens du voyage : Un rapport alarmant
La nouvelle loi sur les gens du voyage, qui vise à «limiter les nuisances liées au nomadisme», devrait entrer en application.
Au même moment, les élus locaux reçoivent les chiffres d'un rapport établi par le capitaine de police Philippe Pichon sur le problème de la délinquance spécifique au milieu des nomades.
Selon le rapport Pichon, 50 000 personnes appartenant aux « nomades, semi-sédentarisés ou sédentarisés seraient des délinquants, des criminels ou des complices de ces derniers ».
Paradoxalement, la sédentarisation favoriserait la criminalité des groupes nomades en permettant « une certaine organisation » nécessaire à la réalisation « de plus en plus d'actes très violents qui prennent la forme de raids nocturnes ».
Les délinquants nomades se sont spécialisés dans les agressions sur les personnes.
Ainsi, «dans les villes de plus de 50 000 habitants, les Tsiganes commettraient 30 fois plus d'agressions contre les personnes que les délinquants locaux».
Ils frappent prioritairement les groupes les plus vulnérables de la population, puisqu'ils seraient responsables de « 25 % des vols avec violence contre les personnes âgées ».
Le mode opératoire de ces délinquants, qui sévissent dans toute la France, inspire désormais les bandes de banlieue. Selon le colonel Morel, patron de la Cellule interministérielle de lutte contre la délinquance itinérante (Cildi), on constate que des groupes
fortement ancrés sur un territoire frappent loin de chez eux, dans des départements où ils n'ont aucune attache. Faute de coordination entre les préfectures et les services de police, cette «mobilité criminelle» est une garantie d'impunité.
Ugo Rankl, Délinquance nomade, Le Point, 1er mars 2002, p. 61.
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27 mars 2002 : Critiques contre l'arrivée de familles roumaines
En Eure-et-Loir, des habitants s'opposent à un transfert de population.
L'annonce de l'arrivée imminente à Auneau (4 000 habitants) et dans deux communes environnantes de demandeurs d'asile roumains, des Roms pour la plupart, suscite de vives protestations dans cette extrémité est du département d'Eure-et-Loir.
Face à une assistance de 600 à 800 personnes, très hostiles au projet, les élus des communes concernées ont défendu l'idée d'un moratoire sur l'arrivée de population sur le camp d'Aunay-sous-Auneau. Convaincus que le transfert des Roumains, installés sur des terrains vagues à Choisy-le-Roi, Orly et Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, est imminent, les vingt-huit maires du canton menacent de démissionner. Ils espèrent ainsi faire pression sur le préfet et pousser le gouvernement à revenir sur ses décisions. Dans leur démarche, qui consiste notamment à demander des précisions sur les populations à recevoir et sur les conditions d'accueil prévues, les maires du canton d'Auneau ont reçu le soutien du conseil général d'Eure-et-Loir, qui a adopté, lundi 25 mars, à l'unanimité moins une abstention, une motion demandant au gouvernement de surseoir à ses projets. Ce texte a été transmis dans l'après-midi au préfet, aux services du premier ministre et au ministère de l'intérieur.
Ce dossier embarrasse au plus haut point Marie-Hélène Aubert, députée (Verts) de la 4e circonscription d'Eure-et-Loir, territorialement concernée par ce sujet, qui menace de la desservir aux élections législatives de juin prochain comme le projet de troisième aéroport l'avait aidée à déstabiliser son prédécesseur au Parlement, l'UDF Maurice Dousset. Tout en repoussant un projet dont elle assure ne connaître que les grandes lignes, la vice-présidente de l'Assemblée nationale a été l'une des rares personnes à rappeler qu'il s'agit d'accueillir des êtres humains. Son intervention a été entrecoupée de chahuts. En fin de réunion, quelques personnes se sont timidement approchées d'elle pour lui signifier qu'elles avaient entendu des réactions indignes.
"CAMPS DE CONCENTRATION "
Le public réuni à Auneau s'est inquiété des troubles que pourraient occasionner les réfugiés. Ces Roumains sont, en effet, perçus comme des vecteurs potentiels de vols, de mendicité et de prostitution. Quelques participants se sont étonnés que l'on puisse accueillir des centaines de réfugiés sur un site privé d'eau et de sanitaires. De fait, la base militaire désactivée, qui occupe un espace de 33 hectares répartis sur les communes d'Auneau, d'Aunay-sous-Auneau et de Roinville, est dépourvue de tout confort. "Je ne la connais que de l'extérieur. Elle ressemble à un camp de concentration", observe Marie-Hélène Aubert.
Des projets d'acquisition et de réaffectation avaient été imaginés par les maires des trois communes. Dominique Leblond, conseiller général UDF, et Dominique Viel, maire d'Auneau, ne veulent pas croire à l'installation de réfugiés sur un site qui n'a même pas été dépollué. Ils imaginent mal que la Croix-Rouge française, sollicitée pour l'accueil de ces familles roumaines, puisse trouver des solutions aux problèmes créés par l'état de la base. Pour l'instant, l'organisation humanitaire a dépêché des experts pour étudier la faisabilité de cette opération.
Au ministère de l'emploi et de la solidarité, on précise que le but de cette opération est de mettre fin aux "conditions sanitaires épouvantables" dans lesquelles vivent actuellement ces réfugiés. Le 22 mars, la préfecture d'Eure-et-Loir avait indiqué que les familles roumaines viendraient à Auneau sur la base du volontariat et que leur nombre serait régulé selon la capacité d'accueil des installations prévues.
Malik Laïdi, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.03.02, Le Monde, 27 mars 2002, p. 13.
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Les bidonvilles roumains empoisonnent le Sud parisien
Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)
LA TENSION MONTE autour des bidonvilles roumains du Val-de-Marne. Implantés depuis de nombreux mois sur les communes de Choisy, Vitry et d'Orly, au sud de Paris, ces camps de fortune, qui réunissent au total près d'un millier d'occupants, prennent de plus en plus des allures de cloaques insalubres doublés de véritables plaques tournantes de trafics en tous genres, à quelques kilomètres de Paris. Après avoir, en vain, tenté d'attirer l'attention sur le problème, le maire communiste de Choisy-le-Roi, Daniel Davisse, vient d'écrire au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, pour réclamer des solutions de toute urgence.
Car il y a véritablement urgence.
Alors que les caravanes du début sont devenues des baraquements dignes des pires favelas sud-américaines, les familles initialement présentes, dont certaines faisaient office d'interlocuteurs avec les autorités, ont peu à peu cédé la place à de véritables mafias.
Ces camps semblent aujourd'hui hors de contrôle. « Les nouveaux arrivants se livrent de plus en plus à des trafics en tout genre », assure le maire de Choisy : vols de caravanes, paris d'argent, et même attaques de camions sur l'autoroute « par bandes organisées de jeunes ». A cela s'ajoute un inquiétant problème de « prostitution adulte et enfantine ». Sans compter les vols et les dégradations qui se multiplient dans les zones industrielles de Choisy et Vitry. La société Aventis (ex-Rhône-Poulenc) a ainsi dû renforcer sa sécurité « suite aux multiples intrusions de Roumains ».
Un dossier dans l'impasse Aux questions d'insécurité, s'ajoutent des problèmes d'hygiène avec la prolifération d'énormes rats. De plus, les branchements dangereux sur les réseaux électriques et d'assainissement ont dégradé les installations techniques. Ainsi, le débourbeur de la Direction départementale de l'équipement a été saccagé. En cas de violent orage, la A 86 pourrait être inondée et la Seine polluée. Ce dossier, de plus en plus préoccupant, semble pourtant aujourd'hui dans l'impasse. Les suites judiciaires se révèlent compliquées. Le premier magistrat de Choisy souligne « un sentiment d'impuissance des forces de police qui se heurtent à des interpellations difficiles », dont celles de mineurs aux parents rarement identifiables. Il y a trois mois, le projet de déménagement de ce millier de Roms vers un terrain militaire près de Chartres a avorté face à la levée de boucliers des élus et riverains d'Eure-et-Loir. Depuis, rien n'a bougé. Une « situation de blocage » de plus en plus insupportable.
Environ 130 Roumains, dont une trentaine d'enfants, se sont installés, dans la nuit de samedi à dimanche (07 juillet 2002), dans une usine désaffectée à L'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ils sont arrivés par leurs propres moyens, en empruntant les transports en commun, à pied ou en voiture. Des tentes ont été dressées.
Brendan Kemmet
Le Parisien , lundi 08 juillet 2002, p. 15
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SÉCURITÉ La loi Besson et ses aires d'accueil obligatoires n'y ont rien changé : les nomades investissent les communes et suscitent une levée de bouclier des élus
La démographie en hausse des «gens du voyage» et l'arrivée d'immigrés de l'Est aggravent la situation dans plusieurs régions de France.
Les élus locaux en guerre contre les nomades
La situation se dégradait depuis longtemps. Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, qui prévoit d'intensifier la lutte contre le stationnement illicite des gens du voyage, a replacé cette question explosive au centre des débats. Sensibilisés par des maires souvent à bout de nerfs, plusieurs députés de la majorité parlementaire se mobilisent pour une réelle prise en charge du problème, aggravé par l'arrivée massive de nomades de l'Est. Selon la Cellule interministérielle de liaison sur la délinquance itinérante (Cildi), 20 à 30 altercations entre élus locaux et nomades se produisent chaque semaine sur l'ensemble du territoire.
Les dispositions proposées par Nicolas Sarkozy pour résoudre les conflits nés du stationnement sauvage des gens du voyage s'inscrivent dans un contexte bien particulier. La commission des finances, qui examinait le projet de loi la semaine dernière, a ainsi adopté un amendement d'Alain Joyandet (UMP, Haute-Saône) proposant, outre des sanctions financières, « la confiscation des véhicules » utilisés par les personnes en infraction. Christine Boutin, députée UMP des Yvelines, et Richard Dell'Agnola (UMP, Val-de-Marne), avaient déjà réclamé, pour leur part, la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les gens du voyage. Lucien Degauchy enfin, député UMP de l'Oise, a déposé une proposition de loi afin accélérer l'expulsion des nomades en stationnement illégal (lire ci-dessous). Il faut dire que la situation est souvent critique à l'échelle locale, et l'arsenal législatif totalement caduc.
La situation est particulièrement sensible dans les Yvelines, département apprécié pour ses nombreuses parcelles encore non construites et sa proximité de Paris. Joël Regnault, maire DVD de Plaisir, en sait quelque chose. « Il y a quelques mois, raconte-t-il, nous avons vu débarquer une centaine de caravanes sur un terrain vague de la commune. Comme il est parsemé de trous et de fils électriques, j'avais fait creuser une tranchée tout autour. Mais les gens du voyage ont loué une pelleteuse pour la combler. Je me suis rendu sur place avec mon équipe pour tenter de parlementer : le conducteur de la pelleteuse nous a foncé dessus ! Finalement, j'ai dû attendre cinq semaines pour obtenir l'arrêté préfectoral d'expulsion. »
Une histoire devenue monnaie courante... Pendant près d'un an, jusqu'à 150 caravanes ont ainsi « squatté » le campus d'une université grenobloise, avant d'être finalement délogées en mai dernier. L'aéroport de Roissy a, lui, été investi pendant quinze jours par une centaine de véhicules. Il faut dire que la procédure d'expulsion est particulièrement longue. Le maire de la commune, ou l'éventuel propriétaire du terrain, doit d'abord faire rédiger un constat d'huissier. Il lui faut ensuite engager un avocat pour adresser une demande de référé d'expulsion auprès du tribunal. Au préfet, enfin, de faire appliquer l'arrêté en mobilisant des effectifs de police.
« Au total, les frais de procédure reviennent à 1 500 € environ, note le maire de plaisir. En 2001, j'ai du faire face dix-neuf fois à cette situation ! »
A ces frais de procédures, s'ajoutent d'ailleurs bien d'autres dépenses connexes : sur les sites de campement sauvage, les nomades n'hésitent pas à se brancher directement sur les réseaux d'eau et d'électricité communaux. La construction des aires de stationnement rendues obligatoires par la loi Besson (voir encadré) a également un prix, tout comme leur réfection : certains les laissent dans un état lamentable après leur passage. « Je refuse que les impôts des uns paient pour les autres », résume Christine Boutin.
Autres motifs de mécontentement, les problèmes d'hygiène, d'incivilités et de délinquance, qui bien souvent vont de pair avec l'installation d'un nouveau campement. « Si certains essaient d'exercer de petits métiers, si d'autres se laissent aller à de petits larcins, on constate ces derniers temps l'apparition de bandes organisées, spécialisées dans les razzias en supermarchés, les vols de voitures ou encore le grand banditisme », constate le colonel Jacques Morel, qui dirige la Cildi. Pour preuve, ce « gangs des châteaux », groupe d'une quinzaine de nomades à l'origine de 200 à 300 cambriolages entre 1998 et 2000 et qui a été très récemment jugé. D'une manière générale, les gens du voyage commettraient trente fois plus d'infractions contre les personnes et cinq fois plus contre les biens que les délinquants sédentaires, indique un rapport du ministère de l'Intérieur.
« La loi Besson crée chez les gens du voyage un sentiment d'impunité intolérable, regrette Richard Dell'Agnola. « Les nomades ont certes des droits, mais il faut aussi leur donner des devoirs », estime Christine Boutin. Les gens du voyage, qui ont reçu hier le soutien de la Fédération protestante de France dans une lettre adressée au premier ministre, estiment, eux, que les solutions proposées par les pouvoirs publics ne prennent pas en compte la réalité de leur mode de vie.
lefigaro.fr, Delphine Moreau
[18 juillet 2002]
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(Avril 2003) Les gens du voyage dans le collimateur de Sarkozy
Création avant l'été d'une nouvelle structure, baptisée Office central de lutte contre la délinquance itinérante
Plus nombreux, plus efficaces, plus impulsifs : les délinquants itinérants, malfrats d'un genre particulier, recrutant parmi les gens du voyage, écument chaque jour davantage la France pour signer de spectaculaires prédations : souvent au préjudice de banques dont les succursales sont défoncées, de transporteurs dont les camions sont dévalisés, de personnes âgées dépouillées, ou encore de supermarchés pillés avec méthode.
Comme est en mesure de le révéler Le Figaro, quelque 8 900 délits graves ont été imputés l'an dernier à ces bandes très mobiles, capables de couvrir plusieurs centaines de kilomètres avant de passer à l'action. Soit près de 25 actes criminels commis chaque jour. Prenant la mesure de ce fléau, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait exigé dès juillet, à l'occasion d'une grand-messe police-gendarmerie au Carrousel du Louvre, que les forces de l'ordre conjuguent les efforts au sein d'un seul et même office de répression aux compétences nationales. Ce qui deviendra réalité avant l'été.
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(19 avril 2003) Nouvel imbroglio lié à l'expulsion de Roms
Les Roms roumains ne connaissent pas tous le même sort depuis leur expulsion d'un immeuble squatté.
Une centaine de Roms roumains expulsés lundi (14 avril 2003) d'un immeuble squatté à Montreuil (Seine-Saint-Denis) étaient hier (18 avril 2003) en pleine confusion juridique, certains maintenus en rétention, d'autres libres, d'autres assignés à résidence, parfois membres d'une même famille.
Quinze arrêtés de reconduite à la frontière annulés Le juge de Meaux a prononcé 20 remises en liberté, alors qu'à Bobigny, 4 femmes, mères de 4 enfants, étaient maintenues en rétention et 11 femmes, avec 13 enfants, assignées à résidence.
Mais un grand nombre de dossiers sont désormais caducs puisque, hier, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé 15 arrêtés de reconduite à la frontière prononcés par la préfecture de Seine-Saint-Denis, sur 28 déjà examinés.
Dix arrêtés ont été maintenus, mais les trois quarts concernent des Roms ayant bénéficié de remise en liberté par le tribunal de Meaux. Ils ont leur passeport, mais sont susceptibles d'être interpellés dans la rue et reconduits à la frontière.
La situation des femmes et enfants assignés à résidence est un peu différente. Illeana Rista et sa fille, scolarisée comme un grand nombre d'enfants, a vu son arrêté de reconduite à la frontière annulé. Elle doit aller récupérer son passeport mardi à la préfecture. Une démarche risquée car elle peut se voir signifier un nouvel arrêté de reconduite préfectoral. Très peu prendront ce risque, préférant se fondre dans la nature.
I.G., Le Parisien, samedi 19 avril 2003, p. 17
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Un million de Roms rejoignent l'UE
Avec l'élargissement le 1er mai 2004 de l'Union européenne à dix pays dont huit d'Europe centrale et orientale, plus d'un million de Roms vont devenir citoyens de l'UE : quelque 600 000 sont originaires de Hongrie, 500 000 de Slovaquie, 250 à 300 000 de République tchèque, 50 000 de Pologne, 10 000 de Slovénie. Attendues en 2007 dans l'UE, la Roumanie abrite entre 1,8 et 2,5 millions de Roms et la Bulgarie de 700 000 à 800 000. Partout en Europe centrale et orientale, les Roms sont marginalisés. Selon une enquête du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), plus d'un sur deux dit souffrir de faim «plusieurs jours par an» et seul un tiers a terminé l'école primaire.--------
Opération antiprostitution dans deux camps de Roms
(18 novembre 2003) Les policiers ont arrêté sept personnes soupçonnées de forcer des jeunes femmes à se prostituer.
LES PLUS JEUNES ont à peine 15 ans. Elles viennent pour la plupart de Roumanie, parfois de Moldavie, et sont contraintes de se prostituer sur les trottoirs parisiens, notamment dans les XVIIIe et XIXe arrondissements.
Depuis plusieurs mois, la brigade des mineurs enquête sur les réseaux responsables de l'arrivée en France de ces adolescentes, dont le nombre a sensiblement augmenté depuis le début de l'année. Hier matin (18 novembre 2003) à l'aube, les enquêteurs ont investi deux camps de Roms installés à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à deux pas du Stade de France, depuis le mois de juillet dernier.
Intervenant dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris pour « proxénétisme aggravé », les policiers ont arrêté sept personnes qui ont été placées en garde à vue et étaient encore entendues hier soir. Parallèlement, la brigade des mineurs a interpellé une douzaine de jeunes femmes, âgées de 15 à 18 ans. Ces victimes présumées du réseau sont entendues en tant que témoins.
Au cours des perquisitions menées dans les caravanes stationnées sur place, les enquêteurs ont également saisi 210 cartouches de cigarettes qui semblent provenir d'un récent casse de bar-tabac, des bijoux volés et un fusil de chasse.
Obligées de ramener 300 € par nuit
Fin septembre, une opération du même type avait déjà été menée dans un camp de L'Ile-Saint-Denis. A l'époque, cinq proxénètes avaient été écroués et les policiers avaient pu reconstituer à cette occasion le mode de fonctionnement du réseau.
Les jeunes femmes étaient le plus souvent recrutées dans leur pays d'origine avec la promesse d'un vrai travail. Mais à leur arrivée en France, elles atterrissaient dans des caravanes où des filles déjà sur le trottoir les affranchissaient sur la nature réelle de leur travail.
Forcées de se prostituer de 21 h 30 à 6 heures, elles avaient pour obligation de ramener 300 € par nuit sous peine d'être corrigées dès leur retour dans le camp. Tout en condamnant « fermement » les faits de proxénétisme, Didier Paillard, premier adjoint au maire communiste de Saint-Denis, a estimé hier que « tant qu'il n'y aura pas une vraie politique d'accueil des Roms, ces populations errantes, contraintes à une économie de survie, seront la proie de tous les trafics, y compris humains ».
Reste que l'émergence de ces filières roumaines inquiète de plus en plus les policiers. Le partage des secteurs de prostitution donne lieu à de sérieuses explications entre clans. Fin octobre, la PJ a même été saisie d'un dossier d'enlèvement et séquestration suite aux dépositions de jeunes prostituées qui assurent que deux de leurs copines ont mystérieusement disparu. Deux hommes, acteurs d'un réseau concurrent, ont été mis en examen dans le cadre de cette affaire toujours en cours.
Stéphane Albouy et Vincent Mongaillard,
Le Parisien, mercredi 19 novembre 2003, p. 14
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(Décembre 2003) Les mots du préfet du Vaucluse voyagent devant la justice
Le haut fonctionnaire avait déclaré que les gens du voyage vivent «d'escroquerie et de rapines».
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(03 février 2004) Opération coup de poing dans un camp de nomades
LA GENDARMERIE de l'Essonne, le groupe d'intervention régional (GIR) et la police aux frontières ont frappé un grand coup, hier, à Athis-Mons. En début de matinée, 200 gendarmes et policiers ont investi un camp de Roms situé en bord de Seine. Leur cible : des individus suspectés de receler le butin provenant d'une impressionnante série de cambriolages perpétrés depuis l'été dernier.
En quelques mois, le même mode opératoire a été signalé à au moins cinquante reprises entre Etampes et Palaiseau. L'enquête a finalement permis aux gendarmes d'identifier 17 personnes. Douze d'entre elles ont été interpellées hier. A 8 heures précises, les gendarmes des compagnies d'Etampes et de Palaiseau, soutenus par une équipe de gendarmerie mobile de Satory (Yvelines), encerclent le camp. Une fois que toutes les issues, du portail au simple trou dans le grillage, sont sous contrôle, les militaires interviennent simultanément sur les quatre sites où logent les Roms. Depuis plusieurs mois, quelque 80 Roumains et Moldaves, tous adultes, vivent sur ce terrain vague de 3 hectares, dans des caravanes, une maisonnette décrépite ou dans un hangar sommairement aménagé.
« Là, on vient de toucher le jackpot ! »
Alors que des militaires surveillent les femmes, d'autres gendarmes arrêtent plusieurs suspects. Menottes aux poignets, ces derniers sont alors interrogés un par un. « C'est long, soupire un officier. On doit d'abord établir précisément les identités. Nous n'avons le droit de fouiller que les effets et les véhicules des personnes visées par les deux commissions rogatoires. Nous devons croiser différents fichiers. Si certains sont dans leur bon droit, d'autres sont en situation irrégulière ou demandeurs d'asile. »
Une Renault 19 arrivée sur place après le début de l'intervention, avec trois personnes à bord, intéresse particulièrement les forces de l'ordre. Pas de doute, les trois tronçonneuses, les outils et divers objets découverts dans le coffre proviennent d'un cambriolage et de vols à la roulotte commis la nuit précédente dans la région de Tours.
« Là, on vient de toucher le jackpot... », murmure un gendarme en contemplant une sacoche soigneusement dissimulée sous le capot. Les tournevis et forets qu'elle contient correspondent au matériel utilisé pour pénétrer dans les pavillons. Outre les douze hommes interpellés hier matin, quatre Roumains et Moldaves en situation irrégulière ont été appréhendés et, comme les autres, placés en garde à vue.
L'officier des douanes intégré au GIR s'est, quant à lui, intéressé de près au cas d'un homme qui détenait 43 cartouches de cigarettes d'origine plus que douteuse. Il a du règler une amende douanière de 350 euros. Hier soir, un officier de gendarmerie ne cachait pas sa satisfaction : « On a mobilisé de gros moyens et cela s'est bien passé ! » Reste maintenant à attendre les suites judiciaires.
Olivier Bureau, Le Parisien, mardi 03 février 2004, Essonne page I.
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(Mars 2004) Un réseau de trafiquants d'oeuvres d'art démantelé
DANS le milieu des collectionneurs d'art, on appelle ça des « faux jades » : de magnifiques statuettes d'art antique, souvent d'origine asiatique, entièrement en jade, pierre précieuse de couleur verte. En fait, ce sont des copies habilement confectionnées et vendues grâce à des trésors d'ingéniosité par des escrocs.
Un réseau de ce type a été démantelé hier matin (17 mars 2004) en Essonne, au cours d'une spectaculaire opération de gendarmerie, pilotée par le groupe Jade 75 et la cellule interministérielle de lutte contre la délinquance itinérante (Cildi).
Plus de deux cents militaires ont été déployés en même temps hier à 6 heures pour interpeller quinze suspects, dont douze à Athis-Mons et Morangis. Les autres ont été arrêtés à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) et dans la Loire Atlantique. Ils appartiennent tous à la même famille, des gens du voyage sédentarisés. Ils sont suspectés d'avoir escroqué sept personnes pour un montant de 1,25 million d'euros !
Des victimes fortunées
Une vraie statuette de jade, très courue par les spécialistes, peut atteindre un million d'euros. Là, les escrocs proposaient leur copie à partir de 150 000 €. Tout résidait dans l'art de convaincre l'acheteur. La première étape consistait à repérer le « pigeon ». Lors d'expositions de collections, de ventes aux enchères ou dans des grandes galeries d'art, les escrocs choisissent une victime en évaluant sa « surface financière ».
« En quelques approches, ils sont capables de connaître les moyens de leur future victime, mais aussi son profil psychologique », explique un enquêteur. Ensuite plusieurs approches sont possibles. Le contact direct : dans une boutique chic ou un grand hôtel, les vendeurs sont courtois et élégants, ils sont accompagnés d'un expert (un complice) et l'affaire peut se conclure tout de suite. Si la cible est méfiante, les scénarios aussi diverses que compliqués sont mis en oeuvre : se faire passer pour les représentants d'héritiers ou de réfugiés chinois, et peuvent même confier les statuettes au futur acheteur comme marque de confiance.
Autre combine, simuler un accrochage avec la voiture de l'acheteur potentiel. Dans le véhicule, l'escroc se fait passer, heureux hasard, pour un expert en antiquités et propose d'examiner les statuettes. Depuis l'ouverture de l'information judiciaire en juillet dernier au pôle financier du parquet de Paris, l'enquête porte sur sept plaintes, dont celle d'un ancien parlementaire et même d'un artiste étranger.
« Mais ce type d'escroquerie de haut vol est beaucoup plus répandu, poursuit l'enquêteur. Souvent, par honte, les victimes ne portent pas plainte. » Ou aussi pour éviter de parler du versement de grosses sommes en liquide qui pourrait attirer sur elles l'oeil du fisc. Les sept suspects étaient placés en garde à vue hier soir.
Sébastien Ramnoux,
Le Parisien, jeudi 18 mars 2004, p. Essonne II
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14 SDF victimes d'arnaques au RMI
C’est une arnaque sordide dont ont été victimes quatorze sans domicile fixe dans la région de de Dunkerque. Elle avait été mise sur pied par plusieurs personnes appartenant au milieu des gens du voyage. Attirés par des promesses d’hébergement en échange d’une procuration sur leur RMI, les SDF se retrouvaient séquestrés dans des caravanes d’un camp de nomades à Loon-Plage, gardés par deux chiens, dans des conditions de vie très précaires. Pendant ce temps, leur RMI était empoché par leurs geôliers.
C’est une des victimes qui a pu donner l’alerte, en juillet dernier. Le SDF a déposé une plainte en expliquant qu'il avait été séquestré, et les conditions de son emprisonnement. Mais c’est seulement mardi que six personnes du milieu des gens du voyage ont été arrêtées.
Les six personnes, dont ni l'âge ni le sexe n'ont été révélés, ont été interpellées sur commission rogatoire d'un juge d'instruction après l'ouverture récente d'une information judiciaire. Elles se trouvaient en garde à vue mercredi matin. "Pendant l'enquête préliminaire, nous avons fait des vérifications auprès de compagnies d'assurance, nous avons aussi vérifié que les personnes qui bénéficiaient du RMI étaient toujours les mêmes", a-t-on indiqué au parquet de Dunkerque.
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A Montreuil-Bellay, un camp tsigane tombé dans l'oubli
Debout. Devant les officiels, sur le toit de la prison à demi enterrée du camp, Jean-Louis Bauer est ému. Aujourd'hui président de l'association des victimes tsiganes de l'internement et de la déportation, il a passé cinq ans de son enfance enfermé avec sa famille, ici et dans d'autres camps de l'Ouest. Sans la moindre condamnation. Son seul crime : être tsigane. «Je n'ai jamais su pourquoi on a mérité les barbelés, le froid et cette nourriture infecte, dit-il. Tant que je pourrai venir, je viendrai. Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France, mais pour les juifs, pas pour nous. Nous sommes toujours les oubliés de l'histoire.»
Pitoyable.
La cérémonie est un peu pitoyable. La fanfare municipale joue comme elle peut. Un sportif en survêtement empoigne la «flamme du souvenir», censée aller rejoindre le mémorial des martyrs de la déportation à Drancy, mais, après cinquante mètres en foulées sur la nationale, il s'arrête, éteint la flamme et revient discuter avec un gendarme. Le sous-préfet parle bien d'«infamie, de persécutions raciales et d'internements arbitraires», mais il ne met en avant que «la politique ségrégationniste du régime de Vichy». Oubliant au passage le décret d'avril 1940, pris par le président Albert Lebrun, interdisant «en période de guerre la circulation des nomades, individus errants, généralement sans domicile, ni patrie, ni profession effective». Le sous-préfet oublie aussi que les derniers camps français où ont été parqués des Tsiganes n'ont été fermés qu'en 1946. Des mois après la Libération.
Déshérence.
A partir de juin 1940, l'ancien dépôt de poudre, construit par des républicains espagnols, est vite devenu stalag allemand pour les prisonniers de toutes nationalités. Puis, un an plus tard, pour les premiers Tsiganes regroupés à partir d'autres camps plus petits. Pendant quatre ans, entre 500 et 1 000 Tsiganes, tous français, seront en permanence à Montreuil-Bellay, mêlés à quelques clochards raflés à Nantes et à des marchands forains. Comme les autres centres de rétention des nomades français, le camp n'a pas fourni de prisonniers aux camps d'extermination en Allemagne.
Aujourd'hui, Montreuil-Bellay est un lieu de mémoire en déshérence. Il a fallu quatre ans pour obtenir, en 1988, une modeste stèle (1). «La mairie n'a pas racheté le terrain qui était en vente au franc symbolique, dit Jean-Louis Bauer. Je voudrais un vrai monument. Avant de mourir.»
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(24 juin 2004) Le corps de Jeanne-Marie n'a toujours pas été retrouvé
La fillette de 11 ans disparue vendredi en Alsace a été renversée par une voiture • Les occupants l'ont ensuite embarquée dans leur voiture alors qu'elle était encore en vie • Six personnes mises en examen •
Un homme de 34 ans et son frère de 16 ans ont été mis en examens et écroués dans la nuit de mercredi à jeudi pour enlèvement suivi de mort mais le corps de Jeanne-Marie, 11 ans, disparue vendredi à Rhinau (Bas-Rhin), n'a toujours pas été retrouvé. L'aîné, également mis en examen pour blessures involontaires, est soupçonné d'avoir heurté Jeanne-Marie alors qu'il était au volant de sa voiture. Selon le procureur de la République, Jacques Louvel, c'est le plus jeune des deux qui aurait raconté aux enquêteurs le déroulement des faits. Après le choc, le grand frère, qui roulait sans permis, se serait arrêté. Ensuite «l'enfant aurait été chargée dans la voiture, ramenée au sein de la famille et abandonnée dans des conditions mal déterminées à un endroit où on n'a pas pu la retrouver», a indiqué le procureur.
Quatre autres personnes, deux hommes et deux femmes «appartenant à l'environnement familial» des deux frères, ont également été mises examen et écrouées pour «non assistance à personne en péril» et «non dénonciation de crime concernant un mineur». D'après des membres de la famille cités par le procureur, la fillette «était encore en vie» quand elle a été ramenée à leur domicile.
Pour tenter de retrouver son corps et la voiture qui l'aurait percutée, les gendarmes s'apprêtent désormais à «réorganiser les recherches pour partir sur des investigations de plus longue haleine». Ils devraient plonger jeudi après-midi dans le Rhin, à proximité d'Artolsheim (Bas-Rhin), lieu de résidence des six personnes mises en examen. Ils ont fouillé mercredi des étangs et des sous-bois à Artolsheim et devraient maintenant chercher en cercles concentriques autour du village.
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(Juillet 2004) Les Roms ont défilé pour la première fois contre la répression
Les gens du voyage ont manifesté, samedi (17 juillet 2004) à Paris, pour ne plus être chassés "de bidonville en bidonville".
C'est une manifestation sans doute modeste, confidentielle même au vu du nombre de participants. Mais elle est quasiment sans précédent.
Au départ, l'initiative, revendiquée par des Tsiganes de Saint-Denis et de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), était loin de faire l'unanimité parmi les défenseurs de la cause des Roms. Certains se sont plaints de la date choisie - pas idéale pour mobiliser -, du manque de concertation ou des risques d'interpellation.
Car depuis deux ans, les services de l'Etat ont durci leurs pratiques à l'égard des Roms, conformément aux consignes données par Nicolas Sarkozy, à l'époque où il était ministre de l'intérieur. Celui-ci a resserré les liens de coopération entre la France et la Roumanie pour "lutter contre le développement de l'immigration irrégulière et certains phénomènes connexes liés à l'apparition de réseaux criminels, et notamment de traite des êtres humains", rappelle-t-on Place Beauvau.
Dans l'Hexagone, les policiers sont intervenus à maintes reprises sur des campements qui, bien souvent, mécontentaient élus municipaux et riverains. D'après un rapport de Médecins du monde (MDM), "2003 a été marquée par une augmentation majeure du nombre des évacuations des terrains sur lesquels les Roms étaient installés".
MESURES D'ÉLOIGNEMENT
L'administration française s'est également montrée plus rigoureuse à l'égard des Tsiganes en infraction avec les lois sur l'immigration.
Toutefois, la hausse des mesures d'éloignement à l'encontre des Tsiganes ne s'est pas poursuivie depuis le second semestre 2003, d'après Alexandre Le Clève, de la Cimade (Comité intermouvement auprès des évacués). "Le phénomène s'est peut-être stabilisé, voire ralenti", avance-t-il avec prudence.
Inflexion de la politique des pouvoirs publics ? Les statistiques les plus récentes tendraient à montrer le contraire : sur les quatre premiers mois de 2004, 760 ressortissants roumains ont été ramenés dans leur pays d'origine, indique-t-on au ministère de l'intérieur, soit un rythme légèrement supérieur à celui de 2003.
"VIRAGE DANS LE DISCOURS"
Dans le monde associatif, certains ont, en tout cas, remarqué que la parole gouvernementale au sujet des Roms s'éloignait, depuis quelques semaines, de la rhétorique musclée de M. Sarkozy. Mme Mézard l'a constaté lorsqu'elle et deux représentants de comités de soutien ont été reçus, le 16 juillet, Place Beauvau.
Un collaborateur de Dominique de Villepin aurait notamment reconnu que "le droit au séjour ne résoudra pas la question des Roms", rapporte Mme Mézard. "Mais il a également affirmé que les services de l'Etat continueront d'expulser ceux qui sont en situation irrégulière".
Sans obsession mais sans laxisme. Jérôme Pfaffmann, représentant de Médecins du monde à l'association Romeurope, a lui aussi perçu un "virage dans le discours" quand il a rencontré, fin juin, deux membres du cabinet de Nelly Olin, ministre déléguée à la lutte contre la précarité. "Nos interlocutrices ont admis que le principe d'un accompagnement social et sanitaire des Roms était à prendre en compte", relate-t-il.
Les pouvoirs publics changent-ils de cap à l'égard des Roms ? "Je n'en suis pas sûre", répond Mme Mézard. Une chose lui paraît acquise, cependant : "l'échec complet" de la politique de M. Sarkozy, puisque le nombre de Tsiganes établis en France est stable, selon elle, voire légèrement supérieur à celui de 2002 - aux alentours de 5 000.
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Les indices des trois crimes convergent vers Pierrot le Fou
TROIS
AFFAIRES, un seul homme : Pierre Bodein.
Pour Julie d'abord.
La veille de l'arrestation,
le corps de Jeanne-Marie, 11 ans, est aperçu par des enfants à Valff. Les gendarmes se rendent
compte que Pierre Bodein habite à moins d'un kilomètre. « Nous avons des coïncidences troublantes
entre ces affaires, dans l'espace et dans le temps », remarquait alors le lieutenant-colonel
Jean-Frédéric Sellier, de la brigade de Strasbourg.
Avant-hier, M
e
Thierry Moser, partie civile dans cette affaire,
dévoilait à son tour que des traces de sang de la fillette avaient été découvertes dans le coffre
de la Ford.
Les gendarmes commencent également à faire le rapprochement avec le meurtre d'Edwige
Vallée, 38 ans, retrouvée morte quelques jours auparavant.
Toutes ont subi
des violences sexuelles
à
l'arme blanche
Car dans ces trois affaires, plusieurs
éléments reviennent systématiquement. D'abord, les corps sont toujours déposés le long de cours
d'eau peu profonds. Les trois ont été découverts quasiment dans la même position allongée, face
contre terre ; à demi-nus dans les cas de Julie et d'Edwige, entièrement dans celui de Jeanne-Marie.
Ensuite, toutes les victimes ont subi des violences sexuelles à l'arme blanche. Elles ont toutes
été lacérées ou mutilées. Etrangement, Pierrot le Fou était passionné de couteaux. « Il en avait
toujours un sur lui », nous confiait, mardi, Alexandre, une de ses connaissances.
Ce qui renforce les soupçons sur Pierre Bodein, c'est également la proximité géographique des meurtres. Tous les cadavres ont été abandonnés à moins d'une vingtaine de kilomètres de sa caravane. Enfin,
il est prouvé que l'ancien détenu a toujours été aperçu juste avant les disparitions.
Tous ces indices poussent la justice à mettre bientôt sur place une cellule d'enquête
commune à tous les gendarmes. Un collège de magistrats instructeurs devrait regrouper les trois
affaires. Des magistrats qui seront également chargés de savoir si l'homme a agi seul.
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(21 juillet 2004) Pierre Bodein mis en examen pour la mort de Jeanne-Marie
Pierre Bodein, ce dangereux repris de justice de 56 ans au lourd passé psychiatrique, a été mis en examen mercredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Jeanne-Marie, 11 ans, dont le corps avait été retrouvé le 29 juin dans un ruisseau alsacien. Il devra répondre des chefs "d’enlèvement suivi de mort sur mineur de 15 ans" a précisé son avocat, Me Olivier Charles.
Bodein, surnommé "Pierrot le fou", avait bénéficié d'une libération conditionnelle en mars dernier après avoir passé l'essentiel de sa vie adulte en prison ou en hôpital psychiatrique. Il avait déjà été mis en examen à Saverne, dans le Bas-Rhin, et écroué le 1er juillet pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Julie, 14 ans, retrouvée morte dans un cours d'eau alsacien le 3 juillet. Cette nouvelle mise en examen pourrait annoncer un regroupement des dossiers Julie et Jeanne-Marie, auquel le ministre de la Justice, Dominique Perben, s’est dit favorable.
Pierre Bodein nie en bloc
Les deux jeunes filles avaient disparu entre le 18 et le 25 juin, tout comme Hedwige Vallée, une jeune femme de 38 ans, découverte morte dans un ruisseau le 22 juin. Les enquêteurs ont trouvé des "coïncidences troublantes" entre ces trois morts. Toutes les trois ont disparu à moins d'une semaine d'intervalle et leurs corps, portant des traces de lacérations ou des coups de couteau, ont été retrouvés, partiellement dénudés, dans des cours d'eau, à une quinzaine de kilomètres au maximum de la commune de Bourgheim, où Pierre Bodein résidait dans une caravane. Selon des sources proches du dossier et de l'enquête, des traces ADN de Jeanne-Marie ont été trouvées dans la voiture du repris de justice. Ce dernier nie toute implication dans la mort de Jeanne-Marie comme dans celle de Julie.
Dans l'enquête sur la disparition et la mort de Jeanne-Marie, dix membres d'une même famille, avec laquelle "Pierrot le fou" avait des contacts, ont été mis en examen, dont trois pour enlèvement suivi de mort. Selon les déclarations de certains membres de cette famille, Georges, 34 ans, aurait percuté la fillette, avant de la charger dans la voiture où se trouvait également son petit frère de 16 ans. Ils auraient ensuite ramené Jeanne-Marie au domicile familial d'Artolsheim (Bas-Rhin) avant de se débarrasser du corps dans des conditions indéterminées. Une des sept personnes mises en examen pour non assistance à personne en danger et non dénonciation de crime a assuré avoir vu Pierre Bodein à ce domicile, le jour de la disparition de la fillette. Ces diverses déclarations restent toutefois pour l’instant largement incohérentes et contradictoires.
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Pierrot le Fou
SEPT PERSONNES supplémentaires ont été placées en garde à vue hier (27 juillet 2004) dans l'affaire Jeanne-Marie, 11 ans, disparue le 18 juin à Rhinau (Bas-Rhin) et retrouvée morte, près d'un ruisseau, dix jours plus tard.
Concernant le dossier Julie, celui-ci a rencontré le juge d'instruction Régis Pierre, du tribunal de Saverne : « L'entretien a duré cinq heures et demie, a expliqué son avocat, Me Olivier Charles. Mon client a été confronté à chaque élément du dossier, mais a continué à dire que ce n'était pas lui et que les gens qui l'accusaient étaient des menteurs. »
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Le responsable de l'accident mortel était un multirécidiviste
MOINS DE 48 heures après l'accident tragique de Linas, survenu dans la nuit de dimanche à lundi (27 septembre 2004) et qui a causé la mort d'un adolescent de 14 ans (notre édition d'hier), les policiers sont parvenus à mettre un nom sur l'homme responsable de ce drame, lui-même décédé dans l'accident qu'il a provoqué en empruntant la Francilienne à contresens après avoir volé une voiture.
Hier matin, une femme s'est présentée dans un commissariat du département pour signaler la disparition d'un certain Jacky, 30 ans, habitant dans le secteur de Linas et Montlhéry. Aussitôt, un rapprochement a été effectué avec le drame de la veille.
Membre de la communauté des gens du voyage, il collectionnait les condamnations pour des affaires de violence, de vol ou encore de refus d'obtempérer. En début d'année, il avait été incarcéré après avoir écopé de six mois ferme pour une histoire d'outrage et de violence. Est-ce en raison de ce casier judiciaire chargé que Jacky s'est lancé dans cette course folle qui a coûté la vie à un jeune innocent de 14 ans ? Personne ne pourra le savoir.
Hier, les résultats du prélèvement de l'alcoolémie effectués sur lui n'étaient pas encore connus. Seule certitude : le périple mortel de Jacky a commencé lundi vers une heure du matin, lorsqu'il dérobe une Peugeot 205 à Epinay-sur-Orge. Il rejoint la N 20 et croise alors une patrouille de police. Paniqué, il s'engouffre sur la bretelle d'accès à la Francilienne en direction de Versailles. Mais il prend la route en sens inverse.
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(Janvier 2005) L'est se donne dix ans pour intégrer ses Roms
Sofia est, jusqu'à ce soir, la capitale des Roms. Huit pays se réunissent depuis hier dans la capitale bulgare, à l'initiative de la Banque mondiale et de la fondation Soros, pour lancer la Décennie 2005-2015 de l'intégration des Roms. La République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie (membres de l'Union européenne), plus deux candidats, la Bulgarie et la Roumanie, ainsi que la Croatie, la Macédoine et la Serbie-Monténégro, qui souhaitent rejoindre l'UE, doivent signer aujourd'hui une déclaration commune dans laquelle ils «s'engagent à travailler pour une élimination de la discrimination et du fossé inacceptable qui sépare les Roms du reste de la société». Un court texte qui concrétise dix-huit mois d'efforts depuis l'émergence de ce projet lors de la première conférence organisée en 2003 par la Banque mondiale et la fondation Soros à Budapest. Les signataires ont invité «les autres Etats à se joindre à [leur] effort». Depuis l'élargissement, les Roms constituent la première minorité au sein de l'Union, dont l'importance s'accroît rapidement en raison d'une forte natalité.
Dégradation. «Les Roms sont victimes de discrimination depuis des siècles, note Dena Ringold, économiste à la Banque mondiale. Mais, alors que la vie s'est beaucoup améliorée pour la plupart des habitants des pays de l'Est depuis la fin de l'Union soviétique, la situation des Roms s'est au contraire dégradée. La fin du communisme s'est traduite pour eux par la fin des emplois publics et des logements que l'Etat leur allouait, ce qui a encore renforcé leur exclusion. Ils accèdent toujours aussi rarement à l'éducation et ne bénéficient pas des services de santé...» La Banque, qui aide les pays de l'ex-URSS dans leur transition du communisme à l'économie de marché, est aux premières loges pour constater cette dégradation. «Mais l'un de nos principaux problèmes était de manquer de données, reconnaît Dena Ringold. Le fait que nous parlions de 7 à 9 millions de Roms sans pouvoir être plus précis est en soi révélateur.»
Souvent, les Roms préfèrent ne pas se déclarer comme tels pour échapper à la discrimination. Ainsi, en Roumanie, on n'en comptabilise officiellement que 700 000, mais leur nombre avoisinerait les 2 millions. «Beaucoup de travail a été entrepris depuis deux ans pour combler ce manque de données», ajoute Dena Ringold. Elle-même a participé à la réalisation d'un volumineux rapport de la Banque mondiale sur les Roms en Europe (1). Un ouvrage qui dessine le portrait de cette minorité et explore les racines d'une pauvreté à multiples facettes. Le taux de pauvreté des Roms est 4 à 10 fois plus élevé que celui des non-Roms en Bulgarie, Hongrie et Roumanie. Environ 40 % des Roms en Roumanie et en Bulgarie vivent avec moins de 2,15 dollars par jour. En Roumanie, il n'est pas rare de trouver des taux de chômage de 100 % dans certaines communautés à cause du faible niveau d'aptitudes professionnelles mais aussi de la discrimination à l'emploi.
Handicapés. Si le niveau d'éducation varie beaucoup entre zones rurales et zones urbaines, il reste très faible. Soit parce que les parents n'ont même pas de quoi vêtir leurs enfants pour l'école, soit parce que les enfants ne sont pas acceptés dans les écoles «normales» et rejetés dans des classes spéciales ou dans des établissements pour handicapés mentaux ou moteurs. En Bulgarie, 89 % des Roms ne dépassent pas le niveau de l'école primaire. La situation sanitaire n'est pas meilleure : exclus des systèmes de santé faute d'argent ou de papiers, les Roms ont une espérance de vie moyenne de dix ans inférieure à celle du reste de la population.
Les initiateurs de la Décennie Rom se sont fixé quatre priorités : éducation, emploi, santé et logement. Depuis 2003, les huit pays participants à la conférence ont chacun élaboré des plans d'action détaillés. Avec le soutien de la Commission européenne, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ils doivent adopter, aujourd'hui à Sofia, ces plans et signer une déclaration d'engagement à concrétiser les objectifs fixés. Un fonds pour l'éducation a été créé en décembre, sous l'égide de la Banque mondiale. Doté de 43 millions de dollars, dont 30 apportés par la fondation Soros, pour la première année, il devra trouver «des centaines de millions pour atteindre ses objectifs sur la décennie», explique un expert de la Banque. Mais le plus gros du budget sera de la responsabilité de chaque pays, et associera fonds nationaux et aides extérieures, notamment via des programmes transfrontières de l'UE, de la fondation Soros, et de la Banque mondiale.
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Quand la Slovaquie stérilise de force
«Le docteur m'a dit que, si je devais avoir une troisième césarienne, je ne survivrais pas. J'ai répondu que j'étais jeune et que je voulais avoir encore des enfants. Mais les infirmières répétaient la même chose. Avant d'être emmenée dans la salle d'opération pour accoucher par césarienne de mon second enfant, ils m'ont apporté trois papiers à signer. Sinon ils disaient qu'à la prochaine naissance l'enfant mourrait d'étouffement.» Stela, jeune femme rom originaire du village de Letanovce (est de la Slovaquie), a alors signé une autorisation de stérilisation : «J'avais 19 ans, j'avais envie de vivre.»
Insultes. Le témoignage de Stela figure dans un rapport publié en janvier 2003 et intitulé «le Corps et l'âme, la stérilisation forcée et les autres attaques sur la liberté de reproduction des Roms en Slovaquie». Rédigé par deux associations le Centre pour les droits reproductifs, de New York, et Poradna, basée à Kosice, la grande ville de l'est de la Slovaquie où vit l'essentiel de la minorité rom , il dénonce le cas de 110 femmes roms, stérilisées ces dernières années contre leur gré, ou au moins sans leur assentiment et sans avoir reçu les informations minimales nécessaires avant un tel choix. Certaines ont signé sur la table d'opération alors qu'elles ne savent ni lire ni écrire. D'autres ont été informées après qu'elles avaient été stérilisées durant leur césarienne car «leur vie en dépendait», selon le médecin. Le rapport dénonce aussi les discriminations dont souffrent à l'hôpital les femmes roms, regroupées dans des chambres, avec des toilettes séparées des «Blanches», et souvent insultées pour avoir trop d'enfants.
En pleines négociations d'adhésion à l'Union européenne, le gouvernement slovaque a aussitôt réagi, niant les faits et accusant les ONG de partialité. Dans un échange de courriers très diplomatique avec le Conseil de l'Europe, qui s'inquiétait de telles accusations, Bratislava a seulement admis la possibilité de cas isolés de médecins, tout en rejetant l'existence d'une campagne. En janvier 2003, la police slovaque a lancé une enquête sur les plaintes de femmes affirmant avoir été stérilisées contre leur gré à l'hôpital de Krompachy (Est). En octobre, elle concluait à l'absence de preuves. Un groupe de huit femmes roms a depuis déposé une plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme. La procédure urgente ayant été retenue, l'arrêt pourrait être rendu dans quelques mois.
Allocations. En Slovaquie, comme un peu partout dans la région, les Roms 10 % de la population sont marginalisés et victimes d'un racisme latent. Très pauvres et touchés par le chômage, ils ont mal vécu la transition du communisme à la démocratie. Beaucoup travaillaient comme ouvriers dans des combinats ou des fermes d'Etat qui ont été démantelés. Une grande partie survit aujourd'hui grâce aux allocations sociales. La stérilisation des Roms, dont le taux de fécondité est élevé, n'est pas une pratique nouvelle. Sous le communisme, la Tchécoslovaquie offrait des indemnités financières aux femmes roms acceptant de se faire stériliser.
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De l'Inde à l'Europe
Originaires du nord de l'Inde, les Roms sont arrivés par vagues de migrations successives en Europe orientale à partir du XIIe siècle puis à la fin du Moyen Age dans l'ouest du continent. Divisés en sous-groupes très différents, ces nomades étaient spécialisés dans des métiers liés au travail du fer ou aux chevaux.
Rom, Tsigane, Gitan, Bohémien...
Rom signifie homme en romani. Les autres termes donnés aux Roms sont jugés péjoratifs, comme Tsigane, le plus couramment utilisé, dérivé du grec byzantin atsinkanos (paria). Le terme gitan (gypsy en anglais), dérive d'«Egyptien», car nombre de Roms affirmaient être originaires de ce pays. D'autres disaient arriver de Bohême, d'où «Bohémien».
Le romani, la langue des Roms, est de souche indo-européenne et proche du sanscrit. Elle se divise en de nombreux dialectes. Le calo est parlé en Espagne, le sinto par les Sintis (Roms germanisés). Les groupes spécialisés dans certains métiers, comme les kalderash (chaudronniers), ont leur propre dialecte.
Victimes des nazis
Entre 250 000 et 400 000 Roms et Sintis ont été déportés et tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, dans ce que les Roms appellent le pharrajimos (génocide). La politique raciale des nazis à l'encontre des Roms avait commencé dès la fin des années 30.
Le drapeau
a été adopté en 1971 par le Congrès des Roms. Il représente une roue de roulotte rouge sur un fond vert (symbolisant la terre) et bleu (symbolisant le ciel).
Pauvreté
Environ 40 % des Roms en Roumanie et en Bulgarie vivent avec moins de 2,15 dollars par jour. Le taux de pauvreté des Roms reste de 4 à 10 fois plus élevé que celui du reste de la population en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.
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(Février 2005) Mendiantes mais pas mauvaises mères
Une gifle de la justice à Nicolas Sarkozy.
Mardi, devant la Cour d'appel de Paris, trois mères de famille roms originaires de Roumanie étaient poursuivies pour privation de soins à enfants mineurs: en 2003, elles avaient été arrêtées sur les Champs-Elysées ou dans le métro parisien alors qu'elles mendiaient avec leurs nourrissons dans les bras.
Le mois dernier, en première instance, les trois mères de famille avaient été relaxées; le tribunal correctionnel avait jugé que les atteintes à la santé de leurs enfants n'avaient pas été prouvées. Le parquet avait fait appel. Mais mardi, il n'a pas davantage obtenu gain de cause. Deux des trois prévenues, en effet, ont à nouveau été relaxées. Et la troisième, qui ne s'était pas présentée et était donc jugée par défaut, n'a été condamnée qu'à une faible amende.
«Criminaliser la pauvreté»
Ce jugement a été accueilli avec satisfaction au Collectif Rom Europe (qui regroupe plusieurs associations de défense des droits de l'homme et d'aide aux migrants), où l'on juge que les Roumaines «n'avaient pas d'autre solution pour nourrir leurs enfants» que de se livrer à la mendicité. A contrario, note-t-on chez Médecins du Monde (MDM), le délit de privation de soins aurait bel et bien été constitué si elles avaient laissé leurs enfants pendant toute la journée dans les campements insalubres où vivent les roms.
Médecins du Monde juge ce volet de la loi Sarkozy «absolument absurde et probablement impraticable» sur le terrain, car «condamner à de la prison ou à de fortes amendes des mères de famille indigentes, c'est à coup sûr prendre le risque de priver de soins leurs enfants ». Le Collectif Rom Europe dénonce lui «l'hypocrisie de la répression sécuritaire qui, sous couvert de défendre l'enfance en danger, vise purement et simplement à criminaliser la pauvreté» - au risque de transformer en «boucs émissaires» une communauté rom «déjà stigmatisée».
Ce n'est pas la première fois qu'un tribunal relaxe des personnes poursuivies en vertu de ce volet de la loi Sarkozy. Ces relaxes successives provoquent la frustration dans les rangs des forces de l'ordre.
«Déplacer le problème»
Les policiers estiment que le but originel de la loi - «punir non pas la mendicité, mais l'exploitation de la mendicité» - garde toute son importance, mais ils avouent leur «sentiment d'impuissance» devant le système actuel, qui traîne en justice «les victimes et non les exploiteurs de la mendicité ».
Suit un jugement sans appel de ce volet de la loi Sarkozy: «C'est bien beau de pondre des lois comme ça, mais est-ce que cela a une incidence réelle sur la baisse de la mendicité? Non, bien entendu. On se contente de déplacer le problème: on fait virer par les policiers tous les mendiants des Champs-Elysées, et puis on les retrouve tous à Aubervilliers».
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(Mars 2005) Le Bourget/Friche d'Alstom 200 Roms ont construit un vrai bidonville
DEPUIS quelques jours seulement, les marteaux ont cessé de frapper et le petit village fait de bric et de broc a stoppé son expansion. En l'espace d'une semaine, la friche d'Alstom, située en plein centre-ville du Bourget, a vu pousser un authentique bidonville où vivent aujourd'hui 200 Roms. Les maisonnettes de bois s'alignent le long de l'artère principale, un chemin de béton, vestige du passé industriel du lieu.
« Ici, c'est la rue du monde ! », lance hier matin Ionut, d'un air jovial. Ce Roumain de 30 ans est le seul à parler « un peu de français ». « Moi, je suis arrivé au mois de janvier. Nous avons pris le bus de Timisoara avec la famille, les cousins. Le voyage nous a coûté 115 € par personne. J'ai quitté la Roumanie car je n'avais pas de travail et la vie était difficile. Ici, j'arrive à gagner de l'argent en vendant des journaux dans la rue », explique ce père de deux enfants.
« Cette situation ne pourra pas durer »
Au fil de la journée, les associations locales se sont relayées. La Croix-Rouge du Bourget assure au quotidien une navette vers la permanence de Médecins du monde à Saint-Denis. Le Secours catholique a livré chaussures et duvets. Aujourd'hui, ce sera au tour des Restos du coeur de ravitailler ces démunis. « C'est bien, ici. En Roumanie, personne ne nous aidait », assure Ionut.
A Aubervilliers, les Roms ne seront pas expulsés de leur terrain bordant le canal Saint-Denis. Une expulsion « préventive » avait été envisagée, le camp se situant sur le trajet emprunté ce matin par les membres du CIO visitant les sites de Paris 2012.
LE BOURGET, HIER (09 mars 2005), 10 H 30.
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(31 mars 2005) Coup de filet chez les nomades
Des vols de pièces automobiles, mais aussi de voitures et des cambriolages par dizaines... Depuis des mois, des bandes de malfaiteurs écumaient l'Essonne et les départements voisins, multipliant les raids nocturnes en jouant au chat et à la souris avec les forces de lordre.
200 militaires mobilisés dans l'Essonne
Prudents, les gendarmes de la compagnie d'Etampes, agissant dans le cadre d'une enquête préliminaire, avaient visiblement décidé de mobiliser en renfort de très importants moyens. Au total, ce sont près de deux cents militaires qui ont fait irruption simultanément sur les sites repérés au préalable.
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(Avril 2005 esclavage moderne) Des nomades se payaient des villas de luxe
DÉCIDÉMENT, ces temps-ci, les réveils sont plutôt agités dans les camps des gens du voyage du département (Essonne).
« On est clairement dans une logique clanique et mafieuse »
L'enquête a débuté il y a quelques mois, lorsque le parquet de Nîmes (Gard) a ouvert une information judiciaire pour « travail dissimulé » et « blanchiment d'argent ».
Hier matin, les perquisitions menées dans les deux camps, où stationnent au total une centaine de caravanes, auraient été fructueuses pour les enquêteurs. Divers documents comptables, ainsi que d'importantes sommes d'argent ont été saisis.
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(Avril 2005) Gens du voyage : un réseau d'enfants élevés pour voler
Alias.
Pour se retrouver dans l'écheveau des faux noms et des alias des gamins, les gendarmes de la section de recherches de Paris et du groupement du Val-d'Oise ont mis en place un dispositif d'analyse et de recoupement fondé sur les empreintes digitales, notamment. «On a ainsi pu établir qu'une jeune fille était connue de nos services sous 35 alias différents. Elle avait opéré en région parisienne, à Marseille et à Bordeaux», raconte un gendarme. Durant huit mois, une cellule d'enquête spécialisée a pisté ce réseau au gré de ses campements itinérants. «Ils pouvaient se déplacer plusieurs fois dans la même semaine. Mais, quand ils se sentaient au calme, ils pouvaient passer quinze jours au même endroit», indique un officier.
Les enquêteurs veulent désormais comprendre comment des enfants de 10-12 ans, ont pu ainsi se retrouver dans un tel réseau criminel. «Certains parlent le serbe, d'autres l'italien ou un dialecte rom. Ils affirment être nés à Belgrade ou à Rome. Ce n'est pas simple à vérifier car nous sommes en présence de communautés qui, même dans leurs pays d'origine, ne sont pas recensées», indique la gendarmerie.
«Clanique».
Lundi au petit matin, 280 militaires ont investi 32 caravanes dans un campement situé à Réau (Seine-et-Marne). Ils ont saisi 10 kilos de bijoux en or, soit 4 500 pièces à mettre sous scellés «Un travail de Romains», se lamente un enquêteur et onze véhicules de luxe. Vingt-huit majeurs ont été interpellés et trente-cinq mineurs ont été entendus en qualité de victimes. Une partie des adultes étaient toujours en garde à vue, hier à midi. Les gendarmes ont choisi de ne pas interroger les enfants de moins de 10 ans mais ils les soupçonnent d'avoir aussi été contraints de voler. «Ces gamins sont élevés par les adultes pour commettre des vols, analyse une source proche de l'enquête. On pourrait parler de contrainte psychologique douce. On a fait admettre à ces gamins que le vol est une façon de vivre.»
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(Mai 2005) Affrontements entre gitans et Maghrébins à Perpignan
La photo de Pitou le gitan serrant la main du représentant de la communauté maghrébine Abdelkader Beloukha à la une de l'Indépendant de Perpignan hier matin n'y aura rien fait. «C'est la guerre», se désole le boulanger Rachid, effondré à une terrasse du boulevard Sadi-Carnot.
Depuis dimanche, la mairie UMP de Jean-Paul Alduy ne sait plus quoi faire pour éteindre le feu qui pourrait incendier les communautés gitane et maghrébine de sa ville. «La mairie ne récolte que ce qu'elle a semé, résume Sandra, qui dit avoir été témoin lundi soir de départs précipités de gitans, le matelas sur le toit de la voiture, le fusil de chasse sur les genoux. C'est en grande partie de sa faute si les deux communautés sont irréconciliables. Elle est aux petits soins avec les gitans parce qu'ils votent, eux. Alors que les Maghrébins sont négligés parce qu'ils ne votent pas.»
Ruelles. L'homicide de Mohamed Ben Bachir par un groupe de jeunes gitans, dimanche, ne s'est pas passé devant un bureau de vote. Il s'est passé dans le quartier Saint-Jacques, à l'est du centre-ville, dans les ruelles, autour de la place Cassanyes. En conclusion d'une histoire pitoyable de place de stationnement ou d'autoradio volé, Mohamed s'en serait pris aux agresseurs gitans de son véhicule, lesquels l'auraient poursuivi en pleine journée dans le dédale de ces ruelles pour le rouer de coups, et l'achever à coups de barre de fer et même de sabre.
Tout de suite alertée par le procureur de la République, la mairie de Perpignan a tenté de calmer le jeu. «Il ne s'agit surtout pas d'affrontements communautaires», a lancé dès dimanche soir un adjoint. L'élu était démenti le lendemain lundi. Rue Lucia, ce sont des coups de feu qui ont été entendus vers 22 heures. Une cinquantaine de jeunes Maghrébins fous de rage ne demandaient qu'à en découdre avec les gitans qui peuplent le quartier. D'abord rassemblés devant le commissariat, «ils se sont rués dans le dédale de la vieille ville», raconte un témoin. Et hier la tension restait vive. «Les gitans sont barricadés chez eux, et armés jusqu'aux dents, lâche cette libraire perpignanaise. Cela peut exploser à tout moment...»
En tout cas, la machine à fantasmes semble repartie de plus belle. «Les gitans, on leur donne tout ce qu'ils veulent, lâche Rachid, le boulanger, alors que nous, on a rien.» Au gré des témoignages recueillis jusque dans les quartiers plus chic de la ville, on affirme ainsi que le maire Jean-Paul Alduy aurait distribué des scooters et des machines à laver aux gitans, selon les uns. Il se serait contenté de distribuer des trottinettes pour leurs enfants, selon les autres. «Les voix des 2000 familles gitanes, cela s'achète, se fait un plaisir d'indiquer l'ex-candidat FN à la mairie de Perpignan, Jean-Claude Martinez. J'ai moi-même tenté en vain de les négocier avec Pitou Cargol en 1995. Mais ce qu'ils préfèrent, ce sont les emplois à la mairie...»
Tournée. Dans le quartier Saint-Jacques, les malentendus sont tenaces. Pitou Cargol, en faisant la tournée des appartements gitans, a peut-être calmé les vieux chefs de famille. Mais il n'a pas été entendu par les plus jeunes. «Au départ, ce n'est qu'une affaire entre dealers de shit, confie un jeune policier. Ben Bachir et les gitans qui l'ont massacré étaient entre autre connus pour ça. Avec leurs conneries, ils ont réussi à rallumer la guerre entre leurs pères qui n'y sont pour rien.»
En fin d'après-midi, hier, trois jeunes gitans ont été mis en examen. Deux d'entre eux «pour meurtre en bande organisée», et l'autre pour «tentative de vol aggravé». Et une marche est prévue samedi à 13h30 au Bas-Vernet, le quartier d'origine de Mohamed Ben Bachir.
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Vassil, 20 ans, arrivé en France en 1999, raconte sa survie quotidienne :
«Je suis venu pour faire de l'argent»
«Je suis arrivé à Paris en 1999, à 14 ans. Je viens de Certeze, dans la région de Satu Mare (grande région d'exode, au nord de la Roumanie). J'habitais avec ma mère et ma grande soeur. Mon père était déjà en France. Mon grand frère l'avait rejoint l'année d'avant, à 16 ans. Je voulais les rejoindre pour travailler, faire de l'argent.
Le squat, je ne m'attendais pas à ça
En Roumanie, il n'y a pas d'avenir. Ma mère voulait que je reste. Je suis parti quand même. Il fallait payer 1 000 francs. Le car faisait le tour de tous les pays d'Europe : Italie, Espagne, Portugal, France. On était une quinzaine. J'avais peur. Quand je suis descendu, mon père et mon frère m'attendaient. Ils m'ont emmené là où ils habitaient, un squat à côté de la Défense, à La Garenne-Colombes. Sans eau, sans électricité. Je ne m'attendais pas à ça. J'étais choqué. J'ai pleuré. J'avais été trompé. Mon père m'avait envoyé une photo, mais il l'avait prise d'un angle particulier, qui rendait bien l'endroit...
La débrouille, on apprend vite
Il y avait beaucoup de jeunes comme moi, des garçons de 14-15 ans. Au total on était trois cents. C'est beaucoup, mais le squat était grand, sur deux étages. Au premier, les chambres pour les couples. Au-dessus, des grands salons, où les jeunes dormaient ensemble. Mon père, lui, habitait dans un autre squat, en face. Mais il buvait beaucoup, j'aimais pas le voir comme ça.
Au début, on apprend à se débrouiller. Après, ça va vite. Pour se laver, on allait dans les chantiers, le soir, le week-end, dans les préfabriqués. Mon père me disait d'ailleurs qu'il travaillait là, au noir. J'étais trop jeune pour travailler avec lui.
La journée, on allait souvent à la Défense, dans le centre commercial ou à Auchan. Voler des vêtements, j'ai essayé, juste une fois parce que je me suis fait prendre. Si tu ne te fais pas attraper la première fois, ensuite tu continues. Dans une cabine, j'avais enfilé plusieurs tee-shirts en dessous du mien. Ça a sonné quand je suis sorti. J'ai pas couru assez vite.
Les parcmètres, ça prend cinq minutes
Les parcmètres, quand je suis arrivé en France, c'était déjà une combine qui marchait bien. Il y a une serrure. Tu achètes 1 000 francs une perceuse puissante, avec des mèches. Tu prends un tournevis bien pointu. Tu creuses un trou, tu pousses avec le tournevis, quand c'est bon, ça fait un petit bruit. Et tu ramasses. Ça prend cinq minutes. Avant, faut quand même vérifier qu'ils ont de l'argent. Tu mets une pièce et tu écoutes le bruit. On s'y est mis vite. Les grands dirigeaient les petits. Il fallait ramener 2000-3000 francs par jour. On faisait ça les nuits, et partout dans Paris. Surtout dans le XVe et le XVIe. On rentrait avec le premier métro, on dormait la journée. Des fois, j'ai pas vu le soleil pendant deux semaines. Si on faisait pas d'argent la nuit, il fallait revenir la journée, et là c'est beaucoup plus dur.
La police, je donnais un faux nom
Quand on tirait 1000-2000 francs, on le cachait à des coins précis, surtout si tu veux pas tout donner aux grands. Si tu leur disais : "J'ai rien aujourd'hui, je me suis fait arrêter", ça passait. En tout cas, quand je voulais acheter un truc, je devais le faire tout de suite pour ne pas garder l'argent avec moi. Le soir, on se retrouvait près des stations-service,parfois jusqu'à cinquante. On buvait des cocas.
Les policiers avaient du mal à nous arrêter. Mais plusieurs fois, on a été en garde à vue. J'ai vraiment eu peur, la première fois, des menottes. Mais vu qu'on n'avait pas l'argent sur nous, ils nous laissaient repartir. En plus, on parlait à peine français. Je donnais un faux nom, toujours le même.
Et puis au bout de huit mois de squat, la police nous a annoncé la démolition de l'immeuble. Une assistante sociale nous a proposé d'aller dans un foyer. Il y avait dix places à la Fondation d'Auteuil (association d'aide aux jeunes en difficulté, ndlr) au château des Vaux, près de Chartres. On a hésité, et puis on a dit oui. On y a passé trois ans. Là, j'habite dans un studio à Chartres, mais je suis toujours encadré par la Fondation d'Auteuil.
La motivation, devenir français
La motivation, d'abord, c'était d'avoir des papiers. Devenir français. Quand tu es pris en charge pendant trois ans par l'ASE (Aide sociale à l'enfance), tu peux les avoir. Mais moi, je suis devenu majeur après 2 ans et 11 mois. Donc c'était foutu. J'ai fait appel mais ça ne sert à rien. J'ai juste une carte de séjour d'un an, renouvelable.
A Chartres, il y avait des jeunes, des Noirs, des Arabes. Ça s'est mal passé, au début. On se sentait enfermés comme des animaux. Je me suis mal entendu avec des éducateurs. Trois d'entre nous sont partis. Et puis on s'habitue. Un éducateur roumain est arrivé. On apprenait la langue et un métier. On s'est orientés vers la plomberie, en se disant que ça pourrait servir en Roumanie. Mais j'ai envie de rester en France, surtout parce qu'on sait qu'ici, il y a besoin de plombiers. J'ai pu passer un CAP. C'est comme avec les parcmètres : j'aime bien bricoler avec de la ferraille.»
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09.09.2005 - Intervention devant les Préfets
Intervention du Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire devant les Préfets, vendredi 9 septembre 2005
Mesdames et Messieurs les Préfets,
.... La lutte contre l'immigration irrégulière doit constituer le deuxième axe majeur de votre action.
Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière cette année. Je constate qu'à la fin du mois d'août, 12 849 étrangers avaient fait l'objet d'une mesure effective d'éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq mois pour accentuer l’effort. J'observe d’ailleurs que, d'une préfecture à l'autre, les résultats sont inégaux.
Or, j'attends de tous une entière mobilisation. Et j'invite les préfets dont les résultats sont inférieurs à la moyenne à se rapprocher du Centre national de l'animation et des ressources (CNAR) pour bénéficier d'un appui opérationnel. Le CNAR d’ailleurs ne sera plus seulement un organisme d’appui aux préfets. Il va devenir un centre d’impulsion, d’animation. Il sera mon relais pour orienter vos objectifs.
Plus encore qu'une obligation de moyens, c'est une obligation de résultats qui vous est fixée. Votre implication personnelle, aux côtés des agents des bureaux des étrangers, des policiers et des gendarmes, est une nécessité. Il est de votre responsabilité de mobiliser vos collaborateurs.
Le décret portant création de la police de l'immigration est en cours de finalisation. Il permettra de mieux coordonner l'action des forces de sécurité et de vous apporter une aide supplémentaire. A partir de 2006, de nouveaux outils statistiques vous garantiront un suivi plus précis des mesures d'éloignement.
Il vous faut aussi ne pas hésiter à utiliser toutes les marges de manœuvre autorisées par la loi. Elles sont réelles. Vous devez ainsi faire usage des pouvoirs que vous donne le code de l'entrée et du séjour des étrangers, quelles que soient les sollicitations locales. Je vous demande de savoir résister aux pressions de tels ou tels "collectifs" ou "coordinations", qui ne représentent qu'eux-mêmes.
Il vous appartient également de combattre certaines idées reçues. Je rappelle, en particulier, que les ressortissants roumains ou bulgares en situation irrégulière ne bénéficient d'aucune protection juridique particulière contre l'éloignement : le fait que la Roumanie et la Bulgarie soient candidates à l'adhésion à l'Union européenne n'y change rien. Je rappelle, de même, que la Cour européenne des droits de l'homme n'a jamais reconnu un quelconque droit de chacun à mener sa vie familiale où bon lui semble ! La jurisprudence est plus nuancée et en cas de contentieux devant le juge administratif ou le juge des libertés et de la détention, vous devez pouvoir défendre efficacement des dossiers bien préparés, si nécessaire en recourant au service d'avocats.
Les mesures décidées lors du comité interministériel de contrôle de l'immigration, que j'ai présidé le 27 juillet, vont renforcer notre capacité à atteindre nos objectifs.
Je ne sous-estime pas, en particulier, vos préoccupations concernant l'accueil des demandeurs d'asile. Aussi, j'ai décidé que le dispositif d’accueil serait piloté par les préfets de région, qui pourront proposer à tout demandeur un hébergement dans un département autre que celui où il aura déposé sa demande. Il importe de savoir où résident les demandeurs d’asile et le versement des allocations dépendra du respect du lieu de vie désigné. De nouveaux instruments de gestion des centres seront mis à votre disposition et 2 000 places nouvelles seront créées l’an prochain. Le régime de l'allocation d'insertion sera aussi modifié, par la loi, pour vous permettre de refuser son bénéfice aux demandeurs qui auront décliné votre proposition d'hébergement. J'ajoute que, évidemment, les déboutés du droit d'asile n'ont aucun droit à être hébergés dans les centres d'accueil des demandeurs d'asile… Leur vocation est de quitter le territoire.
A cet égard, je sais que l'efficacité accrue de l'OFPRA et de la Commission des recours a pour effet d'augmenter le nombre des déboutés du droit d'asile et de leurs familles, qui pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers dans les mois à venir. Là encore, je ne peux que vous inviter à la stricte application de la loi : les déboutés n'ont pas droit au séjour, sauf exception. Les régularisations en dehors des conditions d'attribution de titres de séjour prévues par la loi ne sont possibles qu'à titre exceptionnel, au cas par cas, lorsque des préoccupations humanitaires toutes particulières y invitent et qu'il paraît totalement impossible de réussir, dans des conditions humaines, un éloignement effectif. J'ajoute que la réforme de l'aide au retour volontaire, qui sera mise en oeuvre dès cette année dans 21 départements, est notamment destinée à faciliter le retour de familles déboutées du droit d'asile.
Pour faciliter les éloignements, j'ai également décidé d'accélérer encore le programme de rétention administrative. Dans les prochains mois, des places de rétention supplémentaires seront ouvertes à Plaisir, Palaiseau, Nanterre, Rouen-Oissel, Marseille, Toulouse, Paris-Vincennes, Metz, Rennes, Lille, Coquelles, Garchy. Le nombre total de places, qui était de moins de 1000 en juin 2002, atteindra 1800 en juin 2006. Des crédits importants sont affectés à cet effort.
La mobilisation contre l'immigration irrégulière passe aussi par une coopération active avec le réseau diplomatique, comme l'a montrée la première conférence préfectorale et consulaire que j'ai présidée à Marseille en juillet. La mise en oeuvre des visas biométriques, en cours dans 5 consulats, sera étendue à une trentaine d’autres d'ici la fin de 2006, puis généralisée en 2007. Un contrôle réel sera exercé sur le retour dans leur pays d'origine des bénéficiaires de visas de court séjour, dans dix consulats très sensibles. Des formations communes aux personnels consulaires et de préfectures seront organisées dès le mois d’octobre et un réseau protégé de transmission d'informations sera créé.
Parallèlement et à ma demande, le ministère des affaires étrangères a engagé la procédure permettant de sanctionner les pays non coopératifs en matière de délivrance de laissez-passer, en limitant le nombre de visas de court séjour que la France délivre à leurs ressortissants. Une dizaine de pays que vous avez identifiés sont concernés, parmi lesquels je citerai aujourd'hui la Serbie-Monténégro, la Guinée, le Soudan, le Cameroun, le Pakistan, la Géorgie, la Biélorussie et l'Egypte.
Je vous demande, en outre, de mener dans chacun de vos départements, d'ici la fin de l'année, une opération exemplaire de lutte contre le travail illégal et les filières d'exploitation d'étrangers en situation irrégulière. Vous vous appuierez sur l'office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre. Vous me rendrez compte des résultats produits par ces opérations de contrôle.
L’action contre les "marchands de sommeil" relève de la même urgence, comme l’a démontré l’actualité tragique des dernières semaines. Il n’est pas question de rester inactif face à de tels enjeux. Je demande à chacun d'entre vous de recenser les immeubles insalubres et les squats. Vous devez, lorsque la sécurité des personnes l'exige, procéder aux expulsions qui s'imposent, en les accompagnant, dans toute la mesure du possible, par des solutions de relogement que vous négocierez avec les partenaires locaux, en utilisant s’il le faut le contingent préfectoral. Je vous demande aussi d’être attentifs aux situations de séjour irrégulier que les marchands de sommeil protègent.
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Les ados voleurs avaient écumé la région parisienne
ON NE CONNAÎTRA peut-être jamais le nombre
exact des cambriolages commis par ce réseau.
Le 19 avril (2005), 28 personnes sont interpellées au
petit matin dans un camp de nomades installé à Réau, en Seine-et-Marne.
Depuis mars 2004, des adolescents, et même des enfants, arpentent les zones pavillonnaires de la région parisienne. Originaires pour la plupart d'ex-Yougoslavie, ils exécutent les ordres de leurs aînés qui les envoient quotidiennement chercher des bijoux
dans des secteurs géographiques correspondant souvent au réseau RER.
Les voleurs reçoivent des
consignes strictes qui consistent surtout à s'emparer en priorité des bijoux en or. Transport
facile, revente aisée, des milliers d'objets vont ainsi tomber dans les mains de ce réseau qui
ne rechigne pas à échanger ses « bons voleurs » avec d'autres réseaux en France ou à l'étranger.
Parmi
les enfants auditionnés à l'époque, certains ont déjà été arrêtés pour des cambriolages sur
la Côte d'Azur ou dans la vallée du Rhône. Après le coup de filet du mois d'avril et les perquisitions,
plus de 1 300 bijoux avaient pu être saisis. Des voitures et de l'argent liquide ont aussi été
placés sous scellés.
Au total, huit personnes avaient été mises en examen à l'époque notamment
pour « traite des êtres humains en bande organisée », « vol en bande organisée » et « provocation
de mineur à commettre un crime ou un délit ».
Quatre femmes avaient été incarcérées et quatre
hommes placés sous contrôle judiciaire.
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(Octobre 2005) La nonciature apostolique cambriolée
SPÉCIALISTES des raids nocturnes dans les quartiers chics de Paris, trois gitans yougoslaves
ont été interpellés vendredi soir en flagrant délit par la Brigade de répression du banditisme
(BRB), alors qu'ils venaient de cambrioler la représentation du Saint-Siège. Installé à
l'angle de l'avenue du Président-Wilson et de la rue Freycinet dans le XVIe arrondissement,
l'hôtel particulier est protégé par des grilles et un système de vidéosurveillance. En 1997,
il avait abrité Jean-Paul II lors de son ultime voyage à Paris.
Selon nos informations, les malfaiteurs, âgés de 20 à 22 ans, se sont introduits vers
20 h 30 dans la résidence de Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Vatican près
l'Unesco. Le prélat soupait en compagnie du nonce apostolique Mgr Fortunato Baldelli au
moment des faits. Après avoir crocheté la porte cochère, deux des voleurs ont fouillé les
lieux sur trois étages, avant de rafler des bijoux ainsi qu'une collection d'euros à l'effigie
de Jean-Paul II. Frappées en série limitée, certaines de ces pièces se négocient jusqu'à cent
fois leur valeur faciale.
Mais les malfaiteurs n'ont pas eu le temps d'écouler leur butin : pris en filature par la BRB
qui avait remarqué leur comportement suspect, ils ont été appréhendés juste après le vol. «Ils ne connaissaient pas leur victime, explique une source proche du dossier. Comme à leur habitude, ils avaient ciblé un immeuble cossu aux lumières éteintes.» Alors que les valeurs dérobées à la nonciature ont été restituées, le trio sera présenté en comparution immédiate aujourd'hui.
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(Octobre 2005) Des bébés vendus à leur naissance par des Gitans
PAS MOINS de sept enfants, âgés de dix-huit mois environ et vendus à la naissance par leur mère d'origine bulgare, ont été retrouvés lors d'opérations menées à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans le Nord, le Var, le Loir-et-Cher, le Puy-de-Dôme ainsi que dans la Manche. Les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), épaulés par les gendarmes de la section de recherches de Rennes, ont placé en garde à vue les couples adoptifs, soit une dizaine de Gitans sédentarisés en mal d'enfant.
L'affaire, instruite par un juge de Bobigny, remonte au 7 juillet 2004, après une plainte déposée par Maya K., prostituée bulgare de 23 ans qui dénonce le soi-disant vol de son bébé, à Saint-Denis. Les fonctionnaires de l'OCRTEH, en liaison avec leurs homologues de Sofia, établissent que l'enfant a en fait été vendu. La mère, semble-t-il prise de remords, dénonce alors l'existence d'une filière organisée depuis la Bulgarie par un clan familial recrutant sur place de jeunes femmes enceintes pauvres.
6 000 euros pour un garçon
Arrivées en France, elles accouchaient sous leur propre identité, tandis que le père du couple acheteur se présentait en mairie pour signer l'acte de reconnaissance du nourrisson. A priori, les services d'état civil ont délivré les livrets de famille sans se méfier. Parfois, les futurs mamans donnaient naissance à leur enfant en usurpant l'identité de la mère adoptive.
«Âgés d'à peine quelques jours, les nourrissons étaient négociés selon les règles de l'offre et de la demande comme s'il s'agissait d'une voiture d'occasion, confie un enquêteur. Des rabatteurs trouvaient des «clients» dans la communauté du voyage et fixaient les tarifs de gré à gré...» En moyenne, un garçon était vendu à 6 000 euros, contre 5 000 euros pour une fille. Les mères biologiques percevaient entre 400 et 1 000 euros.
Mises en coupe réglée par le réseau, certaines étaient par ailleurs contraintes de se prostituer. Le reste des bénéfices était réparti entre les «intermédiaires» et le clan bulgare qui continuait à tirer les ficelles depuis son pays. Au début du mois, les policiers français avaient discrètement appréhendé deux donneurs d'ordre bulgares ainsi qu'un rabatteur français. Selon nos informations, le trafic présente des ramifications en Italie, où plusieurs Bulgares ont été interpellés fin 2004 pour plusieurs ventes clandestines de nourrissons.
Le sort des bébés retrouvés est désormais entre les mains de magistrats spécialisés dans chaque juridiction concernée par le trafic. Ainsi, à Bobigny, un juge pour enfants est saisi de trois cas : deux en Seine-Saint-Denis et un à Paris. En théorie, ils pourraient être placés dans des foyers d'accueil.
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(Octobre 2005) Des millions escroqués aux allocations
Depuis deux ans, un vaste réseau organisé empochait frauduleusement les allocations familiales dans au moins cinq départements du Sud de la France. Le préjudice notamment constaté au détriment des caisses d'Avignon, Montpellier, Béziers et Carcassonne pourrait dépasser les 2,5 MEuro.
Depuis 2003 et la mise en place des procédures administratives simplifiées, les escrocs déposaient des dossiers d'allocations familiales. Chaque fois, il s'agissait de jeunes femmes enceintes, déclarées comme parents isolés et sans revenus, ce qui leur permettait de percevoir le maximum : 503 Euro par mois pendant la grossesse et jusqu'à 707 Euro jusqu'au troisième anniversaire de l'enfant.
Malgré la vigilance revendiquée des différents contrôleurs qui opèrent le plus souvent sur pièces, les escrocs avaient réussi à déposer des centaines de dossiers dans différents départements du grand Sud, en déclarant à plusieurs reprises des enfants existants ou virtuels, parfois sous de fausses identités et en utilisant la plupart du temps des formulaires médicaux volés, des tampons dérobés ou contrefaits. Le gang des CAF avait engagé des complices qui fournissaient une boîte postale contre 40 à 50 Euro chaque mois.
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mercredi 14 décembre 2005 (Reuters - 18:30)
Six hommes séquestrés pendant des mois par des gens du voyage
LILLE - Des gens du voyage ont séquestré et traité comme des esclaves six adultes pendant plusieurs mois à Bavay, dans le département du Nord, apprend-on de sources proches de la gendarmerie.
Les gendarmes ont perquisitionné dans un camp de plusieurs caravanes et ont libéré les six hommes, âgés de 30 à 50 ans. Blessés et en état d'hypothermie, ils ont été hospitalisés à Maubeuge.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les six hommes étaient exploités par leurs ravisseurs, traités comme des esclaves et obligés de reverser leurs prestations sociales.
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(27 décembre 2005) Le fils d'un caïd manouche abattu en Seine-Saint-Denis
Le milieu a une façon toute particulière de célébrer Noël.
James Hornec, 24 ans, fils de l'un des frères Hornec, caïds de la région parisienne surnommés les Manouches de Montreuil, a été criblé de balles en Seine-Saint-Denis, avant de décéder samedi à l'hôpital de Bondy. La brigade criminelle avoue que les conditions du règlement de comptes «restent obscures», mais redoute qu'il ne «ravive la guerre» des gangs en région parisienne.
Dans la famille Hornec, il y a d'abord le père, Lucien, né en 1932, ferrailleur de profession. Puis ses trois fils, Jean-Claude, Mario et Marc, faisant fructifier l'héritage : «C'est à Montreuil qu'étaient découpées en morceaux les voitures ayant servi aux casses, relève Frédéric Ploquin, journaliste à Marianne, dans Parrains & Caïds (éditions Fayard). Chez les ferrailleurs, on savait faire. C'est aussi à Montreuil que les gangsters ont commencé à se fournir en voitures maquillées.» Depuis, les frères Hornec semblent avoir tout fait pour justifier leur réputation. Les policiers chargés de les surveiller évoquent avec admiration la dynastie familiale, soupçonnée des plus grands braquages, de contrôler de nombreuses boîtes de nuit...
Les Hornec relèvent du fantasme de flic : souvent soupçonnés, jamais pris la main dans le sac. Frédéric Ploquin résume l'ambiance : «Si le banditisme était une famille, ce serait bien celle-là. Une communauté soudée ; une tradition qui remonte aux origines mêmes du brigandage ; une solidarité rare entre les hommes du clan. Tous les ingrédients semblent réunis pour constituer l'embryon d'une mafia à commencer par le plus important : le territoire.» L'aura du clan Hornec a encore grandi depuis qu'on leur prête un pacte occulte entre Manouches et Arabes, imposant le respect aux Corses. Mario, le père de James, était le «diplomate» de la famille. Samedi, autour de l'hôpital, ses proches ont «bruyamment manifesté» leur colère, selon la police. S'ils en restent au bruit...
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Paru le : 10/05/2006 Délinquance Les cambrioleurs exportaient leur butin vers la Moldavie
NETTOYEURS haute pression,
groupes électrogènes, outillage, débroussailleuses, mais aussi argent liquide, bijoux ou téléphones
portables, le réseau de cambrioleurs russes et moldaves qui écumait la région parisienne et
la province depuis des mois était multicarte.
En fin de semaine dernière, environ 200 gendarmes
ont mis fin aux activités de cette multinationale du vol. Près de 22 suspects ont été interpellés
en région parisienne, notamment sur des campements à Valenton (Val-de-Marne) et dans ses environs
et 7 d'entre eux écroués ce week-end.
C'est dans
le Val-d'Oise, à l'automne dernier, que des enquêteurs de la brigade de recherches de Cergy
se penchent sur une série de cambriolages commis dans des pavillons, mais aussi sur des chantiers.
Les gendarmes se rendent vite compte que les voleurs qui se déplacent le plus souvent par deux
en voiture appartiennent à un réseau bien structuré implanté dans le Val-de-Marne.
Epaulés
par des enquêteurs de la section de recherches de Versailles et de l'office central de lutte
contre la délinquance itinérante, les gendarmes vont suivre les cambrioleurs pendant de longues
semaines.
Et les butins devaient être
importants puisque les enquêteurs ont pu établir que des camions quittaient la région parisienne
plusieurs fois par mois pour transporter les marchandises volées jusqu'en Moldavie où elles
alimentaient le marché noir local.
Outre les exécutants ont également été interpellés ce qu'ils appellaient les
« majordomes » chargés de loger et de rétribuer les clandestins venus de Moldavie pour des missions
bien spéciales, et enfin les receleurs chargés de la logistique du réseau.
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STRASBOURG (AP) - Le tribunal correctionnel de Strasbourg (Bas-Rhin) a condamné lundi à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende Michel Habig, le maire d'Ensisheim (Haut-Rhin), pour destructions de biens appartenant à autrui, en l'occurrence 14 caravanes délabrées, squattées épisodiquement par des Roumains dont certains étaient en situation irrégulière. Les quatre employés municipaux qui avaient aidé le maire ont été relaxés.
Le 11 janvier dernier, Michel Habig, soutenu par ses administrés, avait décidé de réduire en cendres un campement sauvage, insalubre, installé sur l'ancien carreau de la mine. Tout d'abord, les employés municipaux ont tenté de pousser les caravanes avec une tracto-pelle. Devant l'impossibilité, le maire décidait d'y mettre le feu en vertu de ses pouvoirs de police, le transport vers une décharge étant trop coûteux pour la commune.
Le maire a toujours expliqué "qu'il n'avait jamais agi pour des raisons raciales et ethniques, mais parce qu'il fallait prendre des mesures urgentes". Mais le parquet avait estimé que le maire avait agi en dehors de tout cadre légal. Il aurait dû intenter une action en référé auprès du tribunal de grande instance pour demander l'évacuation de ces caravanes.
Après la destruction du campement, seuls deux Roumains étaient venus rechercher des effets personnels et deux voitures avaient été mises en fourrière. Un arbre de la Paix a été planté depuis par une association de défense des Roms sur les lieux. AP
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Un adolescent de 15 ans, au volant d'une voiture volée, a percuté lundi un groupe de collégiens à Marseille et blessé quatre d'entre eux, dont un grièvement, expliquant avoir agi par vengeance.
Le jeune conducteur, appartenant à la communauté des gens du voyage habitant Marseille, a affirmé avoir voulu se venger de plusieurs filles du collège, qui se seraient mal comportées envers ses soeurs, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.
Il a volé la voiture d'une personne âgée, après lui avoir dérobé son sac le matin même, puis s'est rendu devant le collège Massenet, dans le 14e arrondissement.
L'un d'eux, un garçon de 14 ans, a été grièvement blessé au visage. Il était toujours en réanimation lundi soir à l'hôpital nord de Marseille.
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humanité.presse.fr, E.R., Article paru dans l'édition du 16 mai 2006. La SNCF perd contre les Roumains de Palaiseau
La saga des Roumains de Palaiseau, en Essonne, pour obtenir le droit à un logement décent, s’est enrichie, la semaine dernière, d’une nouvelle décision de justice qui leur a mis un peu de baume au coeur.
(Occupation sans titre, n°783)
La demande au préfet, renouvelée, de l’urgence d’une table ronde réunissant tous les acteurs du drame pour mettre fin au bidonville et trouver des solutions de logements décents pour ces quelque cent Roumains, est toujours sans réponse. Le maire de Palaiseau a laissé entendre qu’il soutiendrait la demande.
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23/06/2006 TRAFIC. Le gang des Bulgares a vendu 22 bébés
Après deux ans d'enquête, les policiers français ont démantelé un gang de trafiquants bulgares qui ont vendu, entre 5 000
et 8 000 euros
, vingt-deux nouveau-nés en France. Ce phénomène tend à se développer dans toute l'Union européenne.
DEUX ANS d'investigation, vingt-deux nouveau-nés retrouvés,
trente « parents » acheteurs entendus et quarante-quatre trafiquants interpellés.
Menée par
l'Office central contre la traite des êtres humains (Ocreth), avec le soutien de sections de
recherches de la gendarmerie, cette gigantesque enquête sur un trafic de bébés entre la Bulgarie
et la France vient de s'achever. La juge d'instruction de Bobigny devrait prochainement clore
le dossier.
Nés de jeunes femmes bulgares, pour la plupart issues
de la communauté rom et prostituées par le réseau, les bébés étaient vendus entre 5 000 et
8 000 euros à des couples en mal d'enfant. « Les nourrissons étaient considérés comme de la marchandise
! » constate le commissaire Jean-Michel Colombani, chef de l'Ocreth, pour qui cette affaire
marque l'essor croissant de ce type de filières en Europe.
Explications.
Flagrant délit à l'hôpital
Les
policiers français sont mis en alerte par leurs homologues bulgares dès 2003 sans que les premières
surveillances d'accouchements suspects, conduites notamment dans la région de Bordeaux, aboutissent.
Un gang familial
De
surveillances en filatures, le chef présumé du gang finit par être repéré. Originaire de Peshtera,
une petite ville de Bulgarie où réside une importante communauté rom, l'homme vit avec son épouse
dans une caravane à Wattignies (Nord).
Les éléments
ainsi recueillis et le fort soutien des policiers bulgares permettent de peaufiner les recherches.
« On a travaillé sur trois cents accouchements en France », confie un enquêteur.
Le 18 octobre
2005, une seconde opération d'envergure est lancée dans la région parisienne, dans le nord et
l'ouest de la France. Sept bébés sont alors retrouvés, treize « parents acheteurs », interpellés.
Acteurs « indirects » du trafic, souvent sollicités par un « contact », ces
« parents » n'ont pas hésité à entrer dans l'illégalité pour répondre à un « mal d'enfant »
: problèmes de grossesse ou d'adoption, désir d'avoir un fils... « J'ai sauvé ce petit de la misère
», affirmait ainsi Georges*, qui a acheté son enfant près de 3 000 euros.
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Le 25 juillet, en une matinée, caravanes et baraques ont été détruites sans laisser aux habitants le temps de rassembler leurs affaires.
Du pied, Aron-Ilic, 29 ans, retourne des objets cassés dans les cendres de sa baraque. Rom roumain, il vivait depuis quelques semaines sur un terrain vague adossé à un crassier, dans le quartier du Clapier, à Saint-Etienne (Loire). Lorsque les mines étaient en activité, le charbon était trié et nettoyé là. A présent, la mairie projette d'installer un parc urbain d'une douzaine d'hectares, à l'horizon 2009. C'est sur ce terrain abandonné que 60 à 70 Roms roumains squattaient depuis un an.
Le 22 mai, la ville avait obtenu une ordonnance d'expulsion. Mardi 25 juillet, la police a débarqué pour détruire toutes les baraques, les caravanes, sans laisser le temps à leurs occupants de les vider de leurs effets personnels. En une matinée, le village précaire est devenu un champ de ruines.
Secteur bouclé.
Les agents ont fait sortir les habitants d'une vingtaine de caravanes et autant de baraques. Ils ont aussi délogé les occupants d'une grosse maison adossée à la falaise. Puis ils ont regroupé les Roms sur un côté du terrain, avec interdiction de quitter le camp, pour qu'ils n'alertent pas les associations qui travaillent habituellement avec eux. L'un d'entre eux a quand même réussi à envoyer un texto.
«Dès que j'ai été prévenu, raconte Freddy Gioia, militant stéphanois, j'ai sauté de mon lit, attrapé un appareil photo, et j'ai foncé. Ils avaient bouclé tout le secteur, mais je connais bien le coin et je me suis faufilé. Je suis monté sur la ligne de chemin de fer qui surplombe le terrain et j'ai pu prendre des photos, juste au moment où les bulldozers entraient en action.»
Devant les habitants, les grosses pelles ont soulevé les caravanes, puis les ont relâchées, jusqu'à ce qu'elles se disloquent. Le mobilier a été démoli à coups de godet, comme tout ce qui se trouvait à l'intérieur. La nourriture, les matelas, parfois quelques meubles, un frigo, une cuisinière. Un homme, soigné pour des problèmes cardiaques, y avait laissé ordonnance et médicaments. Un autre, diabétique, des flacons d'insuline. «Ils ont eu le temps de récupérer leurs affaires avant de vider les lieux, assure le cabinet du maire de Saint-Etienne, Michel Thiollière (UMP radical). Ils savaient depuis la visite d'un huissier, le 1er juin, qu'ils pouvaient être expulsés à tout moment.»
Dans les jours suivant l'expulsion, des habitants du quartier sont venus se servir parmi les restes. Puis quelqu'un a mis le feu aux débris amassés. Dans les cendres, Aron-Ilic montre la vaisselle cassée, les restes d'une cafetière électrique. Il hausse les épaules et demande, calmement : «Nous n'avons pas grand-chose, pourquoi nous détruire ça ? Nous n'avons pas choisi d'être Roms. Pourquoi nous traite-t-on comme des animaux ?»
La mairie répond qu'elle avait prévu la fourrière pour enlever les caravanes. «Mais quand on ne peut pas les déplacer, on n'a pas d'autre choix que de les détruire, pour éviter toute réinstallation» , indique le cabinet du maire. Des militants associatifs affirment que des caravanes avaient déjà été brûlées, il y a quelques mois, sur ce même terrain.
Au total, deux à trois cents Roms roumains vivent sur l'agglomération stéphanoise, où deux autres squats ont été délogés, le 26 juillet. Parmi les occupants du terrain du Clapier, quelques-uns avaient obtenu un titre de séjour en temps qu'étrangers malades, quelques autres étaient demandeurs d'asile, la grande majorité multipliait les déplacements pendulaires, avec des visas de tourisme qu'il faut renouveler en Roumanie tous les trois mois.
«Ras-le-bol».
Les militants de différentes associations se relaient pour dormir sur place. Il y a le DAL (Droit au logement), mais aussi la Croix-Rouge, le Secours populaire, Emmaüs... Des cours croisés de français et de roumain doivent être organisés.
Des militants associatifs demandent la scolarisation des enfants et le relogement de tout le monde «dans les milliers de logements vide de l'agglomération» .
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18/09/2006 Vol Les faux dépanneurs détroussaient les personnes âgées
DEUX HOMMES de 46 et 39 ans viennent
d'être interpellés par la brigade de répression du grand banditisme (BRB). Ils sont suspectés
d'avoir détroussé dix-huit personnes, la plupart âgées.
Mais leur attention est
retenue par un homme âgé marchant avec difficulté. Alors qu'il pénètre dans son immeuble, deux
individus, tout juste descendus de leur véhicule, lui emboîtent le pas. Ils ressortent trente
minutes plus tard, visiblement nerveux, puis repartent en voiture.
Le mystérieux
duo
des « aérateurs »
Une équipe de la BRB les suit tandis qu'une autre rejoint
l'appartement du vieil homme. Celui-ci explique que les deux individus sont entrés chez lui
au motif de colmater des aérations. Ne croyant pas vraiment à leur histoire, la victime finit
par s'énerver et réussit à les mettre dehors, s'apercevant alors que l'un des deux malfrats
a trouvé le temps de fouiller son appartement. On donne l'ordre aux policiers qui suivent les
deux voleurs de les interpeller ; ce qu'ils font sur le boulevard périphérique.
Au vu de ce
mode opératoire, les enquêteurs font le rapprochement entre ces deux individus placés en garde
à vue et le mystérieux duo des « aérateurs » qui opèrent depuis mars sur Paris et sa banlieue.
Ce week-end, plusieurs
victimes sont donc venues dans les locaux de la BRB et ont reconnu leurs agresseurs. « Le vol
par ruse, c'est comme une pièce de théâtre où les acteurs ont trouvé le bon jeu, raconte un
policier. Les délinquants mettent au point un mode opératoire et n'en changent plus. »
Une arme
a été retrouvée au domicile de chacun des deux suspects dans l'Essonne. Agés de 46 et 39 ans,
issus de la communauté des gens du voyage, ils nient les faits. Déjà connus des services de
police, ils ont été mis en examen et écroués.
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mercredi 3 janvier 2007, 10h33
Le chauffard qui a mortellement blessé un gendarme avoue
REVIN (AP) - L'une des cinq personnes placées en garde à vue a avoué mardi soir être le conducteur de la voiture qui a fauché et blessé mortellement lundi le gendarme de la brigade motorisée, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie.
L'auteur présumé de l'accident a indiqué aux enquêteurs l'endroit où il a caché la Peugeot bleue dans laquelle se trouvait le groupe de fêtards. Il s'agit d'une grange proche du campement où ils résident.
Les cinq jeunes gens, trois garçons et deux filles dont deux mineurs, ont été interpellés dès mardi matin près d'Hirson (Aisne) grâce à l'identification de la voiture et des témoignages. Ils ont été ramenés à la compagnie de gendarmerie de Revin (Ardennes). Les faits se sont déroulés à Neuville-aux-Jôutes (Ardennes).
Avant de prendre la route, les jeunes gens avaient ingurgité une bouteille de whisky. Le chauffeur avait, selon les premiers éléments de l'enquête, freiné lorsqu'il a aperçu les gendarmes opérant un contrôle d'alcoolémie puis accéléré brutalement, fauchant le maréchal des logis chef Jacques Lourties. Ce dernier a succombé à ses blessures mardi à l'hôpital de Reims. AP
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Publié le 23 janvier 2007Actualisé le 23 janvier 2007 : 07h52
Le trafic des bébés bulgares devant la justice Le Figaro
DELPHINE DE MALLEVOÜE.
Les avocats de la quarantaine de parents français de la communauté tsigane ont plaidé la candeur de leurs clients et la détresse d'un parcours marqué par la stérilité.
CIGARETTE sur cigarette, le regard dans le vide, Sylvaine (1) attend que l'audience reprenne. C'est une « mère acheteuse », comme on dit dans ce dossier, plus médiatiquement appelé « l'affaire des bébés bulgares ».
Treize trafiquants bulgares, intermédiaires entre les parents « acheteurs » français, la plupart stériles, et les mères biologiques bulgares, défilent à la barre. Ils sollicitaient ces mères, le plus souvent seules ou prostituées, pour leur proposer d'accoucher en France et d'y abandonner leur enfant contre quelques centaines d'euros.
Entre juillet 2001 et juin 2005, ce sont vingt-deux bébés qui auraient ainsi fait l'objet de ces tractations illégales : de 2 000 à 9 000 eur par enfant. Un montant qui variait en fonction de la situation des parents « adoptants » mais aussi en fonction du sexe de l'enfant, comme l'a rappelé non sans stupéfaction la présidente du tribunal.
« Avoir un garçon, c'est le plus grand honneur dans la communauté gitane », a confirmé Jimmy, un père appelé à la barre.
«Traite d'être humain»
Les pourvoyeurs de mères enceintes, eux, encourent dix années de prison pour le délit supplémentaire de « traite d'être humain ». La plupart des parents « acheteurs » ont aujourd'hui récupéré « leur » bébé, un temps placé dans des familles d'accueil, sur décision des juges des enfants. Une mesure clémente, en attendant la régularisation de leur état civil et une adoption officielle.
Méthode Coué ou optimisme forcené, Marylène n'est pas inquiète : « Mon fils est à la maison, tout va bien, personne ne me le reprendra », dit cette mère « adoptante ».
Plaidant la candeur de leurs clients et la détresse d'un parcours marqué par la stérilité, les avocats des parents ne manquent pas de soulever la question sous-jacente de l'adoption par la communauté tsigane qui, « dans les faits, en raison de leur non-sédentarité et donc de l'irrégulière scolarité de leurs enfants, leur est interdite », souligne Me Anne-Laure Lebert.
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vendredi 2 février 2007, 16h00
Prison ferme pour dix Bulgares accusés de trafic de bébés
BOBIGNY, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Dix Bulgares impliqués dans la vente de 23 nouveau-nés à des familles françaises ont été condamnés à des peines de deux ans à six ans de prison ferme pour "traite d'êtres humains" par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
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lundi 12 février 2007, 16h58
Les bonnes affaires des pilleurs de métaux
Par Pierre-Marie GIRAUD
PARIS (AFP) - Le vol de métaux, c'est facile, c'est pas cher et ça peut rapporter gros: alléchés par la hausse continue des prix, les pilleurs de métaux ont multiplié ces cinq dernières années les vols de cuivre, de zinc ou de nickel, réalisant des profits juteux.
Au cours d'une conférence de presse lundi à Paris, le colonel Philippe Schneider, chef de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), a souligné que les plaintes pour vols de métaux avaient crû de 144 % en 2006 par rapport à 2005.
En 2006, 2.000 personnes, a-t-il précisé, ont été interpellées par la gendarmerie pour vols de métaux, 27 dirigeants d'entreprises de recyclage de métaux malhonnêtes mis en examen. Les infractions constatées sur les registres de police des entreprises de recyclage de métaux ont augmenté de 404 % durant le premier semestre 2006 par rapport au premier semestre 2005.
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Trafic de métaux. Les voleurs s'attaquent aux parkings à vélos!
TROIS EN deux jours. Après .. l'aluminium, le cuivre, l'étain... on dérobe les parkings à vélos.
«Nous sommes confiontés à un phénomène nouveau qui prend une ampleur inquiétante », résume Jean-François Pascal, procureur de la République d'Evry. A chaque fois, le butin se compte en tonnes et les opérations sont longues. L'explosion de cette nouvelle délinquance n'a rien d'un hasard Depuis 2005, les prix des métaux flambent En un an, le cours du cuivre, l'une des cibles de prédilection des malfaiteurs, a grimpé d'un tiers. Sur le marché officiel, la tonne se vend à environ 5 420 €. Même progression pour l'étain ou le plomb. Explosion également pour des métaux plus précieux comme le nickel qui vaut 27 300 € la tonne, soit une progression de 57%.
Revendus à l'étranger
« Le problème économique est bien réel », insiste Jean-François Pascal.
Les métaux sont généralement entreposés sur des sites isolés et pas forcément dotés des systèmes de sécurité les plus perfonnants. « Ils doivent prendre les mesures qui s'imposent, lâche Jean-François Pascal.Ces sociétés sont encore mal protégées. Elles sont vulnérables! »
Président de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, Gérard Huot prend la défense des victimes. « La situation est gravissime, avance-t-Ïl. Ces vols sont un frein, presque un arrêt au développement des entreprises. Evidemment, on doit se protéger, mais à quel prix !
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UNE JEUNE FEMME de 38 ans vient d'être mise en examen pour homicide volontaire en récidive et incarcérée à la maison d'arrêt pour femmes de Riom (Puy-de-Dôme), lundi soir.
Pourtant, la compagne de la victime n'en est malheureusement pas à son coup d'essai. « Le mobile n'est pas encore clairement établi, constate Michel Valet, le procureur de Clermont-Fernmd. Mais on sait que les deux protagonistes étaient connus des services de police et avaient eu maille à partir avec la justice à plusieurs reprises.»
"Elle risque la perpétuité"
Avec la complicité d'un proche, elle avait frappé à coups de couteau et roué de coups de pied et de poing son compagnon de l'époque, le laissant agonisant au fond de la cave de sa maison familiale, dans laquelle il avait péri. L'autopsie avait alors révélé cent cinquante lésions sur le corps du défunt.
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mercredi 28 février 2007, 16h08
Un vaste réseau d'escroquerie à l'Allocation adulte handicapé (AAH) démantelé dans l'Hérault
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27 mars 2007.
Chamarande - La Ville-du-Bois
Les nomades arrachaient des coffres-forts
Le Parisien, Essonne, 27 mars 2007, Essonne II
Quatre nomades ont été écroués vendredi soir et.mis en examen par un Juge d'instruction de Meaux (Seine-et-Marne), pour« association de malfaiteurs, vols par efftaction, en bande organisée et vols avec arme ».
La SR de Paris est saisie par le parquet de Meaux d'une série de mêmes méfaits. « Les auteurs volaient une voiture de type 406, indique un enquêteur. Puis ils s'emparaient du DAB à l'aide de matériel de casseur: merlin, pieds-de-biche, grands câbles en fer pour encercler le coffre et le charger sur un camion plateau. »
L'équipe a attaqué début décembre la Bred de Rozay-en-Brie et la Poste de Vaudoy-en-Brie : le distributeur contenait 1 600 € et le coffre des carnets de timbres et des chéquiers vierges.
Dix jours plus tard, c'est la Poste de Villeneuve-leComte qui est visée. Le coffre-fort enfenne 2 500 € et une centaine de carnets de timbres.
L'équipe a ensuite braqué, au fusil à pompe, la station-service Total de Vaudoy au mois de janvier. Elle a emporté les 5 000 € contenus dans la caisse en jetant un extincteur dans la tête de l'employé qui s'interposait La victime est toujours en incapacité de travailler.
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Un récidiviste aux peines réduites
Détenu depuis 1990 et condamné trois fois aux assises entre 1994 et 1996, Pierre Bodein avait écopé de cinquante-quatre années d'emprisonnement.
Mais, en vertu du principe de confusion des peines, il n'a exécuté que la plus importante de ces trois sanctions (vingt ans).
Il a ensuite bénéficié de réductions obtenues du juge d'application des peines (quarante-neuf mois) ou par le jeu des grâces présidentielles (seize mois). Bodein était donc libérable début 2005, mais pour éviter une sortie sèche, la justice a opté, en mars 2004, pour une libération conditionnelle avec obligation de suivi.
Son arrestation, trois mois plus tard, avait déclenché une vive polémique sur le traitement par la justice des criminels récidivistes.
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Procès de Pierre Bodein
Dans la tête de «Pierrot le fou»
Devant la cour d'Assises du Bas-Rhin, mercredi. (REUTERS)
Pour le premier jour, la cour s'est attachée au profil psychologique de l'accusé.
Depuis hier et jusqu'à début juillet, Pierre Bodein comparaît devant la cour d'assises du Bas-Rhin. Ce multirécidiviste de 59 ans, surnommé «Pierrot le fou», est accusé de deux tentatives d'enlèvement et de trois meurtres, commis en juin 2004, dont deux précédés de viols. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de trente ans. Cette peine maximale lui semble promise, tant les éléments à charge abondent dans le dossier.
Pourtant, assis dans le box et entouré de gendarmes d'élite du GIPN, l'accusé se tient droit. Il a passé une veste sombre sur une chemise blanche. Il a les cheveux poivre et sel, longs dans la nuque, un peu ébouriffés. Le président de la cour lui demande de se présenter : «Je m'appelle Pierre Fernand Bodein. Avant, j'étais maçon, coffreur, peintre, musicien et maintenant, je suis handicapé à 80 %» , dit-il d'une voix un peu chevrotante.
La lecture de l'arrêt de mise en accusation révèle des anecdotes sordides. Bodein réagit par des mouvements de tête : «non», quand on évoque les rapports sexuels violents qu'il aurait imposés à l'une de ses épouses ; «oui», pour la fois où il lui aurait annoncé que si elle mourait avant lui, il lui ferait l'amour une dernière fois, post mortem (notedt, nécrophilie), «pour lui dire adieu».
«Personnalité perverse».
Les victimes sont une fillette, une femme au visage juvénile et une adolescente.
Après l'enlèvement de Julie, un témoignage désigne l'accusé. Les expertises génétiques font le reste : les ADN des victimes, parfois mélangés au sien, sont notamment mis en évidence dans sa voiture ou sur des couteaux réputés lui appartenir. Arrêté, Bodein nie. Et depuis, «il n'a pas varié d'un iota, il conteste toutes les charges retenues contre lui», précise son avocat, Me Marc Vialle.
Entre 1989 et 1991, alors que Bodein est hospitalisé d'office, les psychiatres se déchirent : «troubles psychotiques sévères» selon certains, «sursimulation» pour les autres. En 1992, alors qu'il se trouve depuis un an et demi dans un état «totalement régressif, ne parvenant ni à parler, ni à marcher», il s'échappe d'un centre hospitalier et se lance dans quatre jours de cavale, au cours desquels il viole une femme et blesse gravement un policier, d'un tir au fusil à pompe. Dans le cadre de l'instruction sur les crimes de 2004, psychiatres et psychologues l'ont à nouveau examiné. Il en ressort «une personnalité perverse», dont «l'attitude envers la femme est celle du braconnier envers sa proie» . Le plus vrai est sans doute ce commentaire d'un expert auprès de la Cour de cassation : «Le moins que l'on puisse dire est que le corps médical est fort perplexe.»
Confus.
Bodein n'est pas seul dans le box.
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Le Parisien, Paru le : 18/04/2007, p. 16
Assises
Des enfants ont vu un corps chez les complices de Bodein
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lundi 14 mai 2007, 9h31
Des Roumains arrêtés à Angoulême alors qu'ils tentaient de vendre un bébé
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Paru le : 24/05/2007 Le Parisien, Essonne, p. II
Massy
Un voleur de cuivre brûlé dans un transformateur
HIER SOIR, un homme était encore entre la vie et la mort, gravement brûlé.
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Paru le : 22/05/2007, Le Parisien, Essonne, 22 mai 2007, p. II, Benjamin Jérôme
Vigneux-sur-Seine
Près de deux tonnes de cuivre dérobées
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Paru le : 09/06/2007, Le Parisien, p. 16
Délinquance
Les coupeurs de bagues ont fait 17 victimes en un an
Poissy (Yvelines)
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Démantèlement d'un vaste trafic de métaux en région PACA
MARSEILLE (Reuters) - Plus de 200 gendarmes sont intervenus dans des campements de gens du voyage mardi dans les départements du Var et des Bouches-du-Rhône pour faire cesser un vaste trafic de métaux, apprend-on de source judiciaire.
Au total, 80 personnes ont été interpellées et plusieurs dizaines de kilos de cuivre et d'aluminium ont été saisis, de même que des fusils de chasse, des armes de poing, des numéraires et des véhicules volés.
Les escadrons de gendarmerie de Grasse (Alpes-Maritimes) et de Dignes-les-Bains (Alpes de Haute-Provence), soit au total 250 hommes, ont opéré simultanément à l'aube à Toulon, La Seyne-sur-Mer, La Farlède, le Cannet-des-Maures et à Gardanne.
Le dispositif était complété par un hélicoptère et plusieurs équipes cynophiles.
Soupçonnés de vol et de recel de métaux volés sur les chantiers de la région, les personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans différentes gendarmeries.
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Le Parisien Paru le : 14/06/2007
Etampes/Base de loisirs
700 kg de métaux volés
UN VOL D'INOX... à l'intox ! Mardi, un cambriolage plutôt insolite s'est déroulé dans l'enceinte de la base de loisirs d'Etampes. Trois voleurs au culot monstre décident de rentrer dans le parc à bord de deux fourgonnettes. Pas loin de l'entrée sont entreposés du matériel et des métaux en vue de la construction dans la base de loisirs d'un « circuit de luges », l'attraction phare de l'été prochain.
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Pierre Bodein acculé hier par le récit des femmes qui ont partagé sa vie.
«Il ne mérite même pas le terme d'être humain»
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La cour d'assises des mineurs des Pyrénées-Orientales a condamné, vendredi 29 juin, à des peines allant de 7 à 18 ans de réclusion criminelle quatre des cinq gitans poursuivis pour le meurtre en 2005 à Perpignan de Mohamed Bey Bachir, un franco-algérien de 28 ans, et a acquitté le cinquième.
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L'avocat de Pierre Bodein plaide l'acquittement et évoque "un complot"
AFP - il y a 25 minutesSTRASBOURG (AFP) - L'avocat de Pierre Bodein a plaidé lundi l'acquittement de son client, avançant l'idée d'un "complot" ourdi dans "l'entourage proche" de "Pierrot le fou", jugé devant les assises du Bas-Rhin pour trois meurtres, deux viols et deux tentatives d'enlèvements.
"Je me pose vraiment la question de savoir si Pierre Bodein, que l'on a présenté comme un manipulateur, n'a pas été pour la première fois de sa vie instrumentalisé", a expliqué d'une voix lasse Me Marc Vialle.
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Perpétuité pour Pierre Bodein, acquittement pour ses co-accusés
Les jurés ont décidé, conformément aux réquisitions de l'avocat général, que la peine de Pierre Bodein serait incompressible. L'ancien braqueur, qui est âgé de 59 ans et qui, déjà condamné huit fois, a passé l'essentiel de sa vie d'adulte en prison, ne pourra donc bénéficier d'aucune libération ni d'aucun aménagement de peine pendant trente ans.
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SNCF : câbles volés à Marseille, trafic perturbé
Europe 1. mercredi 25 juillet 2007 13h16
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LES HABITANTS de Breuillet et des environs ont encore passé un week-end sans baignade.
« Piscine fermée pour cause de sécurité ».
Voilà ce qu'ils peuvent lire à l'entrée de la piscine des Trois Vallées. L'affichette a été placardée le 3 août, lorsque les élus du Sivu (syndicat intercommunal à vocation unique), gestionnaire de l'établissement, ont pris la décision de fermer le bassin.
Motif: le comportement pour le moins indiscipliné des enfants du campement de gens du voyage installés sur le parking depuis trois semaines.
La situation pourrait tout de même se débloquer dans les jours à venir.
Samedi, les membres du syndicat ont négocié avec les familles nomades dans le but d'obtenir une plus grande implication des parents: « ils ont promis de nettoyer les ordures qu'ils ont éparpillées autour de la piscine, explique Alexandre Touzet, vice-président du Sivu et adjoint au maire de Saint-Y on.
Mais nous attendons de voir si les promesses seront tenues pour rouvrir, éventuellement dans la semaine.
Le personnel de la piscine était vraiment mis à rude épreuve.
Lorsque. vous ramassez tous les jours des excréments au bord de la piscine et qu'on vous parle sur un ton incorrect, il y a de quoi être en colère ».
Cette agressivité des adolescents du campement, il l'a lui-même constatée en restant un dimanche après-midi au côté de la caissière.
Surveillants débordés
Des surveillants débordés, des nageurs dérangés... En l'espace de dix
jours, le bassin a même été évacué trois fois.
« Nous n'arrivions plus à garantir la sécurité des baigneurs. Il fallait faire quelque chose avant qu'un accident ne survienne », avoue Alexandre Touzet
Jeudi dernier encore, la gendarmerie intervenait après la dégradation de la boîte aux lettres de la piscine.
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Pour éradiquer les bidonvilles de Roms, des mairies ont créé des programmes d'insertion novateurs
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Des jours moins sombres pour les roms des bidonvilles
Les gendarmes mobiles sont arrivés de nuit pour encercler, hier vers 5 h 15, le bidonville de Vénissieux qu’ils devaient évacuer. Les familles sont sorties des baraques en bois qui formaient des ruelles sur ce terrain adossé au périphérique de Lyon. Jusque là rien d’inhabituel pour cette agglomération où les roms migrent de campement en campement, de squats en gourbis, au rythme des décisions judiciaires, depuis 2000.
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Des Roumains chassés d’Italie
Un raid punitif.
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Roms, un retour au pays difficile
«Les moutons ? Malheureusement, ils sont morts…», soupire, Petrica Farcas avec un sourire.
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France. Essonne. Villabé. Alerte à la tuberculose dans le camp de Roms
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20 minutes.fr,
Mercredi 14 Novembre 2007 - Mise à jour : 19h24
Nantes.
Six jeunes ont été arrêtés lundi après-midi dans l'ancien centre de tri postal, rue du Pré-Gauchet, alors qu'ils tentaient d'arracher des tuyauteries pour y récupérer le cuivre.
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Mercredi 14 Novembre 2007 - Mise à jour : 19h32
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20Minutes.fr, éditions du 23/11/2007 - 08h35
dernière mise à jour : 23/11/2007 - 12h23
Vendredi 23 Novembre 2007 - Mise à jour : 13h42
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LES ROMS de Wissous ont plié bagage.
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Villabé.
Polémique autour de l'aide au retour des Roumains
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Enquete
Cambriolage mortel :
un Roumain arrete en Espagne
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L'espace Schengen de libre circulation élargi de 15 à 24 pays
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Yerres
Ils volent des Pères Noël! Le Parisien, Essonne matin, 21 décembre 2007, p. I
TROIS voleurs ont été déférés hier pour vol de Pères Noël, ainsi que vol de matériel de chantier et siphonnage de réservoir à essence.
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La mort d'une jeune femme dans un incendie à Lille dramatise la question de l'accueil des Roms
LE MONDE | 24.12.07 | 14h40 • Mis à jour le 24.12.07 | 14h45
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Brétigny - Saint-Michel-sur-Orge
Les nomades
auront leur lotissement Le Parisien, Essonne, 15 janvier 2008, p. III, Marine Legrand
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Le Parisien, Essonne, 22 mars 2008, p. II
Villabé
Les 60 derniers Roms expulsés
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Le Parisien Essonne, 2 avril 2008, p. II
Linas
Policiers caillassés : six nomades interpellés
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Procès Hornec : de six mois avec sursis à sept ans ferme requis
LE MONDE | 26.04.08 | 13h08 • Mis à jour le 26.04.08 | 13h08
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Qui a peur du clan Hornec ?
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Le Parisien, 5 mai 2008, Essonne, p. II JULIEN HEYLIGEN
Palaiseau
Les Roms s'installent sur une route en construction
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Source : AFP lefigaro.fr flash actu 2008/05/22/01011-20080522FILWWW00429
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Le Parisien, 22 mai 2008, 24 heures, Essonne, p. III
Lisses
APRÈS MASSY le 2 mai, c'est la deuxième expulsion de Roms en moins d'un mois. Hier, à 7 heures, une quinzaine de gendarmes accompagnés d'un huissier ont débarqué sur le campement de cinq familles de Roms à Lisses. Une pelleteuse s'est chargée de détruire leurs logements de fortune.
Une quarantaine de Roumains, déjà expulsés de Villabé le 21 mars, s'était réinstallés depuis deux mois dans dix baraquements de bric et de broc (bois, tôle et carton) en contrebas du rond-point du Bois-Chaland, à Lisses, juste derrière l'autoroute A 6.
« Les gendarmes, ils n'y sont pas allés par quatre chemins », soupire l'un des Roms, encore sur place au bord de la route, à quelques mètres de la pelleteuse toujours en action. « Ils sont arrivés. Ils ont fait toc-toc à la porte et ils ont tout cassé », résume Jeqi, la quarantaine, cheveux bruns ébouriffés, accent roulant.
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Véhicules incendiés dans une gendarmerie à Brignoles après la mort d'un homme
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Emmanuelle Msika | 26.07.2008, 07h00 Le Parisien
L’incroyable voyage des Roms
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Début du recensement des Roms à Rome
LEMONDE.FR | 23.07.08 | 20h43
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Le président roumain défend les Roms à Rome
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Enquête
Les Roms, indésirables en France et en Europe Anne Rodier et Laetitia Van Eeckhout
LE MONDE | 31.07.08 | 13h19 • Mis à jour le 31.07.08 | 13h19
A Alès (Gard), des Roms bénéficiaires de l'aide au retour ont été convoqués par la police pour prise d'empreintes digitales, photo, et prélèvement de leur salive. "Une affaire de proxénétisme impliquait des mineurs et c'est dans ce cadre que l'autorité judiciaire a procédé à ces relevés", précise un conseiller de M. Hortefeux. Et celui-ci d'insister : le fichage biométrique ne s'appliquera pas aux seuls Roms. Il n'en reste pas moins qu'en France, comme en Italie, le fichage des Roms a commencé.
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Au Portugal, une juge qualifie les Tziganes de "perfides"
Le jugement a provoqué un tollé au Portugal. Dans une décision rendue par le tribunal de Felgueiras, révélée par l'agence Lusa mercredi 30 juillet, cinq Tziganes condamnés à des peines de prison ferme pour avoir agressé des gendarmes ont été qualifiés par le juge de "personnes mal vues socialement, marginales, perfides, totalement dépendantes de l'Etat qu'elles paient en désobéissant et en attentant à l'intégrité physique et morale de ses agents".
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Rassemblement évangélique: déjà dix mille Tziganes arrivés en Lorraine
18 août 2008
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DRAVEIL.
La base de loisirs envahie par trois cents caravanes
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UE: premier sommet sur les Roms à Bruxelles
Par Mihaela RODINA AFP - Mardi 16 septembre, 13h28 BUCAREST (AFP)
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L'Union européenne donne son aval au recensement des Roms en Italie
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Palaiseau
100 Roms expulsés Le Parisien Louise Colcombet | 18.09.2008, 07h00
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Point de vue
L'Europe doit combattre l'ostracisme contre les Roms, par George Soros
LE MONDE | 18.09.08 | 13h23 George Soros est financier et philanthrope.
Article paru dans l'édition du 19.09.08
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Un sénateur UMP accusé de comparer les Gitans à des déchets nucléaires
LEMONDE.FR avec AFP | 02.10.08 | 18h00
Diffusé par le site Rue89 depuis mardi, cette vidéo a déjà été vue plus de 6 000 fois sur Dailymotion. Si les propos du sénateur semblent maladroits, un internaute tempère : "Il indique que c'est un devoir d'accueillir des Gitans." Le réseau Sortir du nucléaire a demandé, jeudi 2 octobre, la démission de M. Leroy au motif que celui-ci "a osé comparer les Gitans à des déchets nucléaires". "Et pourtant, le civisme aujourd'hui, pour tout le monde, c'est de savoir que nous avons à accueillir, sur nos territoires, des populations difficiles, des logements sociaux, les déchets nucléaires, industriels et ménagers", avait encore dit à l'antenne le président de l'assemblée départementale.
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Le Parisien, Essonne, 4 octobre 2008, J.H., Ris-Orangis Bronca contre l'installation sauvage des nomades
ELLES SONT arrivées lundi denier vers 13 heures, à côté du collège Jean-Lurçat et du lycée Pierre-Mendès-France de Ris-Orangis.
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10 déc. 17h15
Rassemblement de Roms: «Laissez-nous travailler»
REPORTAGE liberation.fr MARIE PIQUEMAL
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Les associations demandent une politique européenne pour les Roms ash.fr 12 décembre 2008
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Corbeil-Essonnes
Des gens du voyage qui dérangent Le Parisien Essonne 2 février 2009 p. IV Agnès Vives
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Le Parisien 5 mars 2009 p. 14
Vols
Une filière de cambrioleurs roumains démantelée .
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Le camp de Roms détruit Le Parisien, 12 mars 2009, Essonne p. III
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Le quartier Haussmann, nouveau campement rom
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Extorsion de fonds / XIX e
Hornec et ses hommes nient le racket des commerçants juifs
Cécile Beaulieu | 05.03.2009, 07h00 leparisien.fr
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Un enfant meurt dans l'incendie d'un camp rom à Bobigny
Leparisien.fr 23.05.2009, 19h24 | Mise à jour : 24.05.2009, 07h38
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Un ferrailleur tue
un cambrioleur présumé Le Parisien 27 mai 2009 p. 15
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Nouvelle forme de vol aux distributeurs de billets STÉPHANE SELLAMI Le Parisien 30 mai 2009 p. 13
POUR DÉTOURNER l'attention de leur victime concentrée devant le clavier d'un distributeur de billets, ils leur brandissent une pétition sous les yeux
avant de retirer la somme maximale et de prendre la fuite ...
Les services de police d'lle-deFrance viennent d'être sensibilisés sur cette nouvelle forme de vol dite « à la pétition ». Plus d'une centaine de faits ont déjà été enregistrés depuis le début de l'année, à Paris et en région parisienne.
Selon les diverses constatations effectuées après plusieurs vols, ces jeunes malfrats agissent généralement entre 11 heures et 14 heures. « Ils sont très mobiles et disparaissent vite, une fois leur forfait commis, explique une source proche du dossier. Ils sont âgés de 12 ans à 18 ans. Il y a plusieurs équipes qui évoluent en lle-de-France. Ces dernières semaines, les départements des Yvelines et du Val-d'Oise ont été particulièrement ciblés. »
Le 28 avril, quatre jeunes filles, âgées de 12 ans, 15 ans et 16 ans, ont été interpellées après un vol à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines). Les policiers ont retrouvé l'argent, dissimulé dans les bretelles de leur sac. Le 4 et le 14 mai, trois personnes ont été victimes des mêmes faits à Sannois, à Herblay et à SaîntLeu-La-Fôret (Val-d'Oise).
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GEOFFROY TOMASOVITCH
Le Parisien, 2 juin 2009, p. 14
Correctionnelle
Les frères Hornec jugés pour trafic de cocaïne
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SEINE-SAINT-DENIS
Saint-Denis : un camp Rom détruit par un incendie
Le parisien.fr 11.07.2009, 18h58 | Mise à jour : 20h01
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Ces 300 caravanes qui exaspèrent les élus Le Parisien, Essonne-matin, 17 août 2009 page I
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Viry-Chatillon Opération de contrôle chez les Roms Le Parisien Essonne 28 novembre 2009 p. II
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Fleury-Merogis. Rude hiver pour les Roms
Le parisien 11 janvier 2010 Essonne III
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Arrestation du meurtrier présumé d'un policier en Seine-et-Marne
Par Reuters, publié le 14/02/2010 à 15:32
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Fleury-Mérogis
Ils (les communistes) refusent l'expulsion (délocalisation) des Roms Le Parisien Essonne 15 février 2010 p. III
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Publié le 11/02/2010 à 17:56 - Modifié le 11/02/2010 à 18:02 Le Point.fr
IMMIGRATION CLANDESTINE
Roms expulsés de France : La Roumanie s'engage à mieux suivre leur réinsertion
AFP
Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a obtenu jeudi à Bucarest du gouvernement roumain qu'il nomme un responsable de la réinsertion des Roms, chargé de veiller à ce qu'ils ne reviennent pas en France après avoir été expulsés. Pierre Lellouche, qui était accompagné de deux députés de l'UMP (Union pour un mouvement populaire, majorité présidentielle), Lionnel Luca et Jean-Marc Roubaud, ainsi que du député socialiste Dominique Raimbourg, a été reçu peu après son arrivée par le Premier ministre roumain Emil Boc.
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leparisien.fr, 09 avril 2010, Essonne p. II
Les voleurs foncent sur les policiers
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Mobilisation contre la délinquance rom
Par Christophe Cornevin lefigaro.fr
11/06/2010 | Mise à jour : 08:12
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Suspectés d'avoir cambriolé 40 fermes Le Parieien Essonne 22 juin 2010 p. II
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Par Reuters, publié le 18/07/2010 à 19:41, mis à jour le 18/07/2010 à 20:28 lexpress.fr
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article publié le 27-07-2010 sur le site www.la-croix.com
Les gens du voyage : quelques définitions
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Édition du mardi 27 juillet 2010 midilibre.com
Publié à 16 h 55 - Nicolas Sarkozy présidera mercredi une réunion consacrée aux Roms et aux gens du voyage. Un rendez-vous qui a déclenché l'indignation de la gauche et de cette communauté.
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Gens du voyage: Hamon (PS) dénonce les "coups de menton" de Sarkozy
(AFP) – 28 juillet 2010 12.00
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Surenchère xénophobe" et "discours usé"
Par Europe1.fr
Publié le 30 Juillet 2010 à 20h41
Mis à jour le 30 Juillet 2010 à 22h50
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"La France n'a pas vocation
à accueillir 9 millions de Roms"
PIERRE LELLOUCHE • secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes Le Parisien 5 août 2010 p. 02 PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE MARTINAT ET ILiONE SCHULTZ
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France: 1e évacuation d'un camp illégal de Roms depuis l'annonce de Sarkozy
SAINT-ETIENNE (France), 6 août 2010 |
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16 août 2010 14h48 | Par M.T avec AFP sud-ouest.fr
Quelles sont les différences entre "gens du voyage" et "roms" roumains et bulgares
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Boutin: arrêtons de "cultiver la peur"
le 15 août 2010 à 08:22 TF1news
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Publié sur Humanite (http://humanite.fr)
Evacution forcée du camp de Roms de Choisy-le-Roy : les élus communistes protestent (94)
Rédaction Web
Fil rouge:
published in fil rouge
13 Août, 2010
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chroniques RTL Matin
16 août 2010
Màj 11h52
François Rebsamen a affirmé que le ministre Christian Estrosi, qui propose de sanctionner des municipalités défaillantes en matière sécuritaire, "ne manque pas d'air" et "ne connaît pas grand chose au fonctionnement des institutions".
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Roms : les Verts appellent les élus à s'opposer aux "expulsions de la honte"
(AFP) – 15 août 2010
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27 août 2010 L'Echos républicain de Chartres, p. 3 JEAN-PHILIPPE LAMPIN
L'avocat arrache la relaxe
Pas de confrontation, pas de prison Ne pouvant présenter leurs papiers ni ceux du véhicule (notedt ???), les individus suspects expliqueront être des gens du voyage résidant dans l'Essonne. Un véhicule de police ramènera ensuite la victime sur les lieux de l'interpellation.
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G. Soros: cesser les expulsions de Roms
AFP
25/08/2010 | Mise à jour : 09:26
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Publié le 27/08/2010 à 14:31 - Modifié le 28/08/2010 à 11:45 Le Point.fr 11
IMMIGRATION
EXPULSION DE ROMS - Critiquée par l'ONU, la France dit respecter "scrupuleusement" les lois
Source AFP
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Les cambrioleurs identifiés grâce , à un "super fichier" européen Le parisien, 02 septembre 2010, p. 15
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Roms: Lellouche juge "pas convenable" le "dérapage" de la commissaire européenne
(AFP) – 15 septembre 2010 09h00
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Séquestrée, violée et torturée pour une voiture L'essentiel Online/jb 16 novembre 2010
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Strasbourg : un couple proxénète arrêté
Par Europe1.fr avec Frédéric Michel
Publié le 5 novembre 2010 à 14h05
Mis à jour le 5 novembre 2010 à 17h33
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Isère Sud Grenoble
Isère / Savoie
Proxénétisme : le calvaire des jeunes prostituées roms ledauphine.com par Denis MASLIAH le 26/11/2010 à 05:38
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Le Parisien 2 décembre 2010 p. 14 Stéphane Sellami
PICKPOCKETS
Le chef de clan régnait sur les voleuses du métro
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LONGJUMEAU AGNÈS VIVES | 01.01.2011, 07h00 leparisien.fr
Le ras-le-bol d’Emmaüs après les vols en série
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LONGPONT-SUR-ORGE
Un pipeline de Total a failli être éventré leparisien.fr essonne matin p. I
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Evry Une voleuse âgée de ... 10 ans ! Le Parisien Essonne 28 janvier 2011 p. II
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16 février 2011 | 04h00
Mis à jour | 07h35 Région charentelibre.fr
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5 interpellations dans le milieu
du proxénétisme Le Parisien, Essonne Matin, 24 mars 2011, p. I
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Le Parisien 2 juin 2011 p. 14 STEPHANE SELLAMI
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Vol de cuivre : coups de filet chez les Roms
Publié le 06.07.2011, 07h00 leparisien.fr
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La police évacue une centaine de Roms à Marseille
Par LEXPRESS.fr avec REUTERS, publié le 11/08/2011 à 09:43
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Nouvelles manifestations contre les Roms en Bulgarie
Publié le 28-09-11 à 10:15 Modifié à 22:54 nouvelobs.com
par Irina Ivanova et Tsvetelia Tsolova
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Trois interpellations pour vol de cuivre Le Parisien, Essonne II, 03 octobre 2011
Un coup d'arrêt à la série de vols de cuivre emegistrée depuis dix jours à Corbeil-Essonnes ?
Trois individus de nationalité roumaine ont été interpellés par la police samedi matin dans la commune, aux alentours de 1l h 40. Les forces de l'ordre, patrouillant régulièrement dans le secteur du boulevard Salvador-Allende depuis les premières disparitions de câbles, ont été renseignées par un riverain. Ce témoin a indiqué aux agents avoir vu le vol et a indiqué la voiture dans laquelle se trouvaient les malfrats. La police a embarqué et placé en garde à vue toute l'équipe.
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Essonne
Le bois ravagé provoque la colère des élus MARIE D’ORNELLAS | Publié le 29.10.2011, 07h00 leparisien.fr
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Des baraquements adossés à un chantier, tout au bout de la rue Emile-Bollaert (Paris XIXe). Dans cette petite artère, dissimulée entre un parc et le boulevard Mac donald, tout près du périphérique, des dizaines de jeunes chiens gambadent joyeusement.
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Les Roumains multipliaient les achats à découvert Stéphane Sellami Le Parisien, 17 mars 2012 p.15
C'est une nouvelle forme d'escroquerie qui préoccupe les services de police et de gendarmerie. Plusieurs équipes d'aigrefins originaires de Roumanie, viennent d'être interpellées après avoir
procédé à de nombreux achats de produits high-tech dans des centres commerciaux un peu partout en
France.
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Edition du 24/05/2012
Intégration des Roms : Bruxelles demande aux Etats de "passer à la vitesse supérieure"
Europe Publié le jeudi 24 mai 2012 Michel Tendil localtis
Les Etats membres doivent passer "à la vitesse supérieure" et intensifier "leurs efforts en prévoyant des mesures plus concrètes" en matière d'intégration des Roms, a déclaré Viviane Reding, la commissaire européenne chargée de la justice, mercredi 23 mai, à l'occasion de la publication d'un rapport sur les stratégies nationales d'intégration des Roms.
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Arnaque : gare aux bitumeurs anglais
Plusieurs bitumeurs d’origine anglo-saxonne proposent des prestations à des tarifs attrayants… qui se révèlent finalement être des escroqueries.
Thomas Poupeau avec Gisèle Le Guen | Publié le 29.05.2012, 05h48 leparisien.fr
La Houssaye-en-brie, centre équestre les Etisses, vendredi. La cour de la maison de Sébastien, fils de la propriétaire de ce centre équestre, a été goudronnée il y a cinq ans par des bitumeurs indélicats. Il ne reste aujourd’hui que des graviers sur lesquels les mauvaises herbes repoussent.
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Les voleuses arrachent sa chaine en or au routier, Le Parisien Essonne 19 juin 2012 page X.
En voyant s'avancer vers lui deux jeunes femmes d'une trentaine d'années, originaires comme lui
de Roumanie, un chauffeur routier ne s'est pas méfié dans la nuit de dimanche à hier. Il
est 0h 1O le routier vient tout juste de stopper son camion sur l'aire de stationnement d'Achères-la-Forêt en bordure de l'A6.
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Un trafic international de tracteurs démantelé http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/07/20/01016-20120720ARTFIG00204-un-trafic-international-de-tracteurs-demantele.php
Par Christophe Cornevin Publié le 20/07/2012 à 06:00
Les gendarmes ont mis au jour un gang qui pillait les concessionnaires de tracteurs agricoles à travers le pays pour les acheminer en Roumanie. Au total, une cinquantaine d'engins ont été volés pour une valeur de cinq millions d'euros.
Bien que valant bien souvent le prix d'une Ferrari, ces engins agricoles ont été volés avec une simplicité déroutante, comme de vulgaires scooters. Au terme de sept mois d'investigations serrées, les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Versailles (Yvelines) viennent de mettre hors d'état de nuire un gang organisé qui dérobait des tracteurs neufs pour les acheminer clandestinement vers la Roumanie.
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Essonne : un réseau de proxénétisme démantelé à Vigneux
Laurent Degradi et Florian Loisy | Publié le 20.07.2012, 19h08 | Mise à jour : 19h19 http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-un-reseau-de-proxenetisme-demantele-a-vigneux-20-07-2012-2096795.php
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550 000 € saisis sur les comptes de receleurs d’or STÉPHANE SELLAMI | Publié le 24.07.2012, 07h00 http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/550000-eur-saisis-sur-les-comptes-de-receleurs-d-or-24-07-2012-2100018.php
C'est une équipe structurée de receleurs de bijoux en or qui vient d'être démantelée par
les enquêteurs de la police judiciaire de Meau (Seine -et-Marne).Au cours de la perquisition de
leurs domiciles, les policiers ont découvert plusieurs dizaines de bijoux volés, des lingots et des armes.
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Vol de cuivre/Orlyval : 5 interpellations
Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 3 août 2012 à 19h14Mis à jour le 3 août 2012 à 19h14
Cinq ressortissants roumains d'une vingtaine d'années ont été placés en garde à vue pour avoir dérobé plus de 1,3 million d'euros de câbles en cuivre sur l'Orlyval, la navette reliant Paris à l'aéroport d'Orly, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
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SAMEDI 4 Août 2012
Un vol de câbles prive plus de 3 OOO clients de téléphone 4 août 2012 Le Parisien Essonne p.II
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Evacuation à l'aube d'un campement de Roms près de Lille Libération 9 août 2012 à 09:35
Un convoi de voitures et de caravanes, escorté par la police, s'est formé au petit matin, après un ordre d'évacuation du tribunal de Lille.
Un campement de Roms établi sur un terrain appartenant à l’Etat et à la communauté urbaine de Lille était en cours d'évacuation jeudi à Hellemmes dans l’agglomération lilloise, a constaté une journaliste de l’AFP.
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La Voix des Roms : Valls pourrait "porter les couleurs de l'UMP" en 2017
Mis en ligne le 12 août 2012 à 09h10, mis à jour le 12 août 2012 à 09h11 http://lci.tf1.fr/france/societe/la-voix-des-roms-valls-pourrait-porter-les-couleurs-de-l-ump-en-7454623.html
L'association La Voix des Roms a estimé dimanche que la politique du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, concernant les Roms était comparable à celle de ses prédécesseurs UMP Place Beauvau.
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Cette situation illustre aussi la faillite démocratique de l’Union européenne, qui tolère en son sein qu’on traite des gens en sous-citoyens, puisque les Roms se voient interdire la pratique d’un certain nombre d’emplois accessibles aux autres ressortissants européens.
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Viviane Reding récidive.
A l'été 2010, le discours de Grenoble et le virage sécuritaire qui avait suivi avaient entraîné le démantèlement et l'expulsion de nombreux Roms. Outrée par les méthodes françaises, Viviane Reding, vice-présidente en charge de la Justice de l'Union européenne, avait alors placé la France sous surveillance.
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Audrey Pulvar: expulser les Roms "nest pas la solution"
Créé le 14-08-2012 à 13h31 - Mis à jour à 13h31 http://www.challenges.fr/media/20120814.AFP5693/audrey-pulvar-expulser-les-roms-nest-pas-la-solution.html
La directrice du magazine Les Inrocks, Audrey Pulvar, compagne du ministre Arnaud Montebourg, désapprouve les mesures d'explusions de Roms, estimant qu'"expulser - comme hier - n'est pas la solution".
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Mgr Barbarin : «Il ne faut pas dénaturer le mariage» (Et prier pour les Roms) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/08/13/01016-20120813ARTFIG00407-mgr-barbarin-la-priere-a-une-dimension-politique.php
Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 13/08/2012 à 23:17 | publié le 13/08/2012 à 19:36
Mariage gay, euthanasie… Le cardinal Philippe Barbarin décrypte la prière nationale pour l'Assomption.
Mercredi, lors de la fête de l'Assomption, une «proposition nationale pour une prière des fidèles», écrite par le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, sera reprise dans la plupart des paroisses du pays. Un message fort que décrypte le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
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vendredi 17 août 2012 http://www.emmaus-france.org/actualite/la-politique-dexpulsion-des-roms-est-une-honte-390
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Un nouveau vol de câbles téléphoniques a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, à Velles-sur-Moselle. Pour la 4e fois en moins d’un mois, au même endroit, sous le pont (ER du 4 août). Quelque 150 m de câble ont été volés. Très vraisemblablement par des amateurs de métaux en quête de cuivre à revendre.
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Roms : le gouvernement fera une "avancée" sur les "mesures transitoires"
Le Point.fr - Publié le 22/08/2012 à 15:59 - Modifié le 22/08/2012 à 17:57
Avant une grande réunion interministérielle prévue en milieu d'après-midi, le Premier ministre s'est entretenu avec une délégation du collectif Romeurope.
Le gouvernement français, à qui la Commission européenne a demandé des mesures précises, devait décider mercredi soir au terme d'une journée de réunions d'améliorer le sort des Roms, et notamment de leur permettre d'accéder plus facilement au marché du travail.
M. Ayrault avait reçu auparavant des associations regroupées dans le collectif Romeurope, et leur a annoncé des "avancées", ont-elles annoncé à leur sortie. "Le gouvernement fera des annonces", "apparemment, sur les mesures transitoires" limitant l'accès des Roumains et des Bulgares au marché du travail en France, a déclaré l'un des responsables du collectif, Malik Salemkour.
"Les campements illicites posent problème"
La France doit décider "des mesures concrètes et des financements précis" pour améliorer le sort des Roms, a déclaré mercredi Viviane Reding dans un entretien avec le quotidien belge Le Soir. "Une mesure concrète, d'ailleurs encouragée par la Commission européenne, serait la levée des mesures transitoires qui limitent l'accès des Roumains et des Bulgares au marché du travail en France. Cette mesure enverrait un signal fort aux Roms originaires de ces pays", a-t-elle ajouté.
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FAITS DIVERS SOCIÉTÉ
La délinquance roumaine a bondi de près de 70% depuis trois ans en France RTL Créé le 23/08/2012 à 12h42
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Roms : l'ONU met en garde la France
Le Point.fr - Publié le 29/08/2012 à 18:35 - Modifié le 29/08/2012 à 19:33
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France 24
30 août 2012 - 09H17
Créteil: opération de police en cours dans un campement de Roms
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ERDF en lutte contre les vols de cuivre
Par Barbara Leblanc - Publié le 22 août 2012, à 08h16 http://www.usinenouvelle.com/article/erdf-en-lutte-contre-les-vols-de-cuivre.N180480
Le spécialiste de la distribution d’électricité en France s’allie à la préfecture du Var.
Une convention a été signée le 21 août entre ERDF et le préfet du Var pour mettre en place un protocole d’alerte, un échange d’information sur la localisation des sites sensibles d’ERDF et un partage d’expertise pour améliorer la sûreté des sites.
Cette démarche intervient après une intensification des vols ces derniers mois dans la région. Pour la préfecture, "ils constituent une entrave à l'effort de maintenance du réseau de distribution d'électricité exploité par ERDF, portent atteinte à la sécurité des approvisionnements en électricité et peuvent entraîner de graves dysfonctionnements sur le réseau en mettant en péril la vie de tiers".
Selon un rapport de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice sur les vols de métaux, "en 2010, 57,6% de l'ensemble des atteintes aux biens enregistrées par ERDF étaient des vols de cuivre". La filiale d’EDF assure l'entretien de 1 265 500 km de lignes électriques sur la totalité du territoire
"ERDF a estimé à plus de 1,2 million d'euros le préjudice subi en 2010. Le sud-ouest et la région méditerranéenne ont cumulé près des deux tiers des faits recensés", précisait également le rapport.
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Publié le 08/09/2012 | 13:36 France3
Lille : contre l'installation des Roms à Cysoing
Par Frédérique BEAL
Mille personnes ont manifesté contre l'installation d'un camp de familles Roms à Cysoing et à Bauvin.
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Publié le 21/08/2012 | 09:29 France3
"Des terrains pour les Roms évacués" M. Aubry
Par AFP
Martine Aubry a souhaité lundi que l'Etat trouve des terrains pour accueillir les Roms évacués.
La maire de Lille Martine Aubry a souhaité lundi que l'Etat trouve des terrains pour accueillir les Roms dont les campements ont été évacués, notamment près de Lille début août, lors d'un point presse.
"Nous travaillons main dans la main avec le préfet pour trouver un terrain en dehors de la métropole" lilloise, a indiqué la première secrétaire du PS, qui a dit avoir elle-même "demandé au préfet" d'intervenir à Villeneuve d'Ascq, en raison notamment des problèmes de sécurité qui pesaient sur les Roms.
Mme Aubry a ainsi démenti une affirmation du Parisien/Aujourd'hui en France selon laquelle elle était en "colère" contre le ministre de l'Intérieur Manuel Valls après avoir "appris par la presse", selon le quotidien, le démantèlement des campements de Roms.
"Nous avons demandé à ce que l'évacuation se fasse avec une réinstallation sur un autre terrain en dehors de la communauté urbaine et ça n'a pas été fait, sans doute parce qu'on était dans l'urgence", a indiqué Mme Aubry.
"Les terrains, c'est pas très difficile à trouver, a ajouté la maire de Lille. L'Etat est propriétaire de terrains un peu partout. (...) Si l'urgence n'a pas permis que ce soit le cas à Villeneuve d'Ascq, je le regrette, mais nous allons trouver cette solution et nous espérons marcher main dans la main avec le préfet et avec l'Etat".
Martine Aubry s'est par ailleurs "réjouie" que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault "ait annoncé que la France allait (...) essayer de trouver dans les pays européens des soutiens pour dire à la Roumanie et à la Bulgarie (...) qu'on ne peut pas être dans la communauté européenne et se comporter de cette manière-là".
La maire de Lille a estimé que les Roms y étaient "persécutés". Jean-Marc Ayrault doit présider mercredi une réunion interministérielle sur les Roms, où sera notamment évoquée la levée des mesures limitant leur accès au marché du travail.
Deux campements de Roms établis sur des terrains appartenant à l'Etat et à la communauté urbaine de Lille avaient été évacués le 9 août à Hellemmes et Villeneuve d'Ascq, dans l'agglomération lilloise, au lendemain d'un message de "fermeté" délivré par le ministère de l'Intérieur
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Ils dépouillaient les camions sur les aires de repos Florian Loisy et Sébastien Morelli | Publié le 18.09.2012, 07h00 http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/ils-depouillaient-les-camions-sur-les-aires-de-repos-18-09-2012-2169133.php
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Roms: au cœur d'un trafic d'enfants par Laurence De Charette http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/09/21/01016-20120921ARTFIG00673-roms-au-c339ur-d-un-trafic-d-enfants.php
Un procès révèle les détails d'un trafic de mineurs entrainés à voler en France.
À la question apparemment banale «comment ça va?», il répond «très bien. Les enfants me rapportent beaucoup d'argent et d'autres choses…». Remus Stoian, un Rom de Roumanie, âgé de 40 ans, est accusé d'avoir initié, pour exploiter leur talent, plus d'une dizaine d'enfants roumains au vol. Il a déjà été condamné à cinq ans de prison, mais il a fait appel. Vendredi devant le tribunal de Paris, il a nié méthodiquement la plupart des faits reprochés. Ces paroles qu'on lui impute, par exemple, saisies par des écoutes téléphoniques, il n'en a aucun souvenir. La faute à l'interprète, sans doute peu aguerrie aux subtilités linguistiques de sa région… Dans le box, entouré de trois de ses complices habillés de survêtements - le quatrième est en fuite -, il ne se démonte pas. Face à lui, sur les bancs de la vieille salle d'audience, plusieurs familles roumaines écoutent sans un mouvement.
Pour la première fois, la justice a décortiqué le fonctionnement d'un système mafieux entre la France et la Roumanie. C'est pourquoi le parquet lui aussi a fait appel, jugeant trop clémentes les peines infligées en première instance aux acteurs de cette forme de «traite humaine», selon les mots de l'avocat général. Avant leur interpellation, Remus Stoain, Palos Constantin et plusieurs membres de la famille Radu, cheville ouvrière du trafic, s'étaient installés dans des camps roms de la banlieue parisienne, depuis lesquels ils organisaient un «réseau criminel international dont le but est la venue en France de jeunes mineurs afin de commettre des vols».
Courant 2009, les policiers s'intéressent à une série d'agressions opérées selon la même technique: une poignée d'enfants ou d'adolescents entourent une personne - une femme le plus souvent - occupée à composer son code au distributeur bancaire. Pour la distraire, ils posent un journal ou une pétition sous le nez de la victime, en profitent pour taper la touche correspondant au montant le plus élevé possible, avant de prendre la fuite avec les billets. Ceux qui résistent risquent des coups.
Bien que les enfants, toujours mineurs, déclinent sans cesse des identités différentes lorsqu'ils sont interpellés, les caméras placées au-dessus des distributeurs montrent que les mêmes visages réapparaissent. Les enquêteurs remontent le fil jusqu'à un camp rom à Saint-Denis. Les écoutes révèlent un véritable trafic entre la France, la Roumanie et même l'Angleterre. Les enfants tournent, pris en main localement par des chefs de réseaux. Dans l'une des conversations téléphoniques, Remus Stoain explique la méthode: «Tu as besoin de 4-5 personnes qui puissent travailler pour toi, chacun d'eux t'apporte 100-150 euros par jour. Tu peux récupérer 3 000 euros en un mois.» Dans une autre discussion, un correspondant roumain lui fait ce reproche: «Je ne sais pas comment faire car j'ai déjà 11 enfants qui travaillent pour toi. Tu en as déjà 2 de Tchezorash, 3 de Chéprentura, 6 de Djeme…»
Un système clanique organisé
Les interrogatoires mettent en lumière un système clanique organisé: un camp est dirigé par un chef, qui vend les emplacements aux nouveaux arrivants. Les perquisitions menées sur place ont permis de mettre la main sur d'importantes sommes en liquide, des billets d'avion montrant d'incessants allers et retours Paris-Bucarest, des bordereaux d'envoi d'argent en Roumanie de plusieurs milliers d'euros à chaque fois. Le tout souvent caché dans les vêtements des femmes. À partir des aveux des enfants, les enquêteurs ont évalué les sommes en jeu à près de 100 000 euros. «Mais les montants réels sont bien plus importants», estime une source judiciaire. Car le dossier montre aussi que les mis en cause et leurs proches ont réalisé de nombreux investissements immobiliers (immeubles et villas) près de Tandarei, leur région natale. Actuellement, près de 200 enfants roms seraient ainsi exploités. Plusieurs enquêtes préliminaires ont été ouvertes.
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Gang des voleurs de kiosques parisiens: un garçon de 14 ans arrêté
30 octobre 2012 à 13:25 http://www.liberation.fr/depeches/2012/10/30/cambriolage-en-serie-de-kiosquiers-a-paris-un-mineur-roumain-sdf-interpelle_856992
Soupçonné d'appartenir à un gang qui a cambriolé une cinquantaine de kiosques à journaux parisiens depuis septembre, un adolescent roumain de 14 ans, sans domicile fixe, a été interpellé mardi matin dans le nord-est de Paris.
Interpellé vers 5H00 du matin par une équipe de la Brigade anti-criminalité de nuit, le garçon a été surpris en pleine action, sortant d'un kiosque avec un complice qui a réussi à prendre la fuite. Il a été placé en garde à vue, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
"Il a été retrouvé avec la caisse du kiosque dans lequel il venait de s'introduire", a précisé cette source.
Ce jeune Roumain avait déjà été arrêté à plusieurs reprises en compagnie de son complice présumé du même âge, mais les deux, qui avaient donné de fausses identités, avaient dû être relâchés en raison de leur minorité. Une fois leur véritable identité établie, le parquet de Paris avait établi des mandats de recherche pour permettre leur interpellation.
Les empreintes des deux garçons "ont été retrouvées sur certains des kiosques cambriolés", a assuré la source proche de l'enquête.
"Ils font probablement partie d'une équipe qui s'est spécialisée dans les cambriolages de kiosques", a estimé une source policière.
Depuis début septembre, les kiosquiers parisiens et des Hauts-de-Seine sont la cible d'une impressionnante série de cambriolages, près d'une cinquantaine recensés, avec à chaque fois le même mode opératoire. Le service d'investigation transversale (SIT) a été chargé de l'affaire.
Se glisser dans la trappe de livraison
Les voleurs sont "soupçonnés de s'introduire dans les kiosques en passant par la trappe de livraison", a expliqué une source policière. Ils ont dérobé à chaque fois "des cartes téléphoniques, le contenu des caisses et des rouleaux de pièces de monnaie", selon la source proche de l'enquête.
Le préjudice pouvait parfois s'élever jusqu'à 4.000 euros.
"Il ne faut pas être très grand pour passer par les trappes, c'est pour cela que ce sont des enfants qui sont envoyés", a expliqué la source policière.
La préfecture de police de Paris (PP) avait mis en place depuis un mois "un plan d'action, une stratégie, afin d'interpeller les auteurs de ces vols en série", a expliqué Franck Carabin, porte-parole de la police de l'agglomération parisienne, estimant que cette interpellation "confirme l'efficacité" de ce dispositif.
L'enquête, à laquelle contribue l'un des officiers de liaison roumain de la PP, "continue, afin d'identifier et d'interpeller d'autres voleurs présumés et démanteler un éventuel réseau", a précisé Franck Carabin.
"Ca me rassure de savoir que la police est sur une piste sérieuse. Je pense que c'est une bande organisée qui agit", a réagi Michel Arthémise, président du Syndicat national de la librairie et de la presse (SNLP), qui avait écrit à la mairie de Paris et au ministère de l'Intérieur pour les sensibiliser au problème.
"Ce qui m'inquiète plus c'est la sécurisation des kiosques. Nous avons demandé à la société Mediakiosque, chargée de la construction et de la maintenance des kiosques, de modifier les trappes", a-t-il précisé, "parce que là, si la police démantèle un réseau, un autre peut prendre sa place le lendemain".
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En forêt de Sênart, sur la N 6 et dans des cafés de la N 7
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Valls : «Les démantèlements de camps roms se poursuivront» Par Nicolas Jacquard | LeParisien.fr 14 mars 2013 p. 09
Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, nous dévoile la politique de fermeté qu’il entend mener vis-à-vis de ces campements illicites.
Vous evez supprimé l'aide au retour de 3OO €...
C'était un système aux effets pervers. Les personnes faisaient plusieurs allers-retours en profitant de
cette somme! Nous avons maintenu une aide limitée de SO € par adulte, et 25 € par enfant mineur,
pour améliorer le retour. Dans le même temps, nous avons financé 80 microproiets en Roumanie pour
améliorer les conditions de vie sur place. Mais la Roumanie doit utiliser davantage les fonds structurels
européens en direction de cette population.
La coopération avec vos homologues roumains fonctionne-t-elle ?
Avec l'aide de dix officiers de liaison roumains, elle nous permet de progresser dans l'identification des auteurs d'actes de délinquance. Depuis 2010, 970 Roumains ayant commis des actes délictueux ont pu
être identifiés. Parmi eux, il y a de nombreux mineurs isolés. Et la coopération nous pennet de poursuivre
les enquêtes sociales iusqu'en Roumanie. C'est un vrai progrès.
Propos recueillis par Nicolas Jacquard.
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Le gang des petites voleuses du métro face à la justice STÉPHANE SELLAMI | Publié le 25.03.2013, 07h40 http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-gang-des-petites-voleuses-du-metro-face-a-la-justice-25-03-2013-2669129.php
«Le patriarche » ou bien encore « le plus grand chef de famille connu de tous les Roms d’Italie, de France, de Belgique et d’Espagne ». C’est ainsi que Féhim Hamidovic est décrit par plusieurs des protagonistes d’un vaste réseau de petites voleuses qui ont sévi pendant de nombreux mois dans les transports en commun parisiens.
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Attirés par des promesses d’hébergement, les SDF étaient emprisonnés dans un camp de nomades et leur RMI détourné. Six personnes du milieu des gens du voyage ont été arrêtées.
tf1.fr, news, Mis en ligne le 24 mars 2004
Piètre hommage aux «indésirables» internés de 1940 à 1946.
De l'ancien camp de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), entre la nationale et la voie ferrée, il ne reste que les fondations des murs des baraques, quelques marches et le caveau-prison. Avant-hier (24 avril 2004), pour la Journée nationale de la déportation tsigane, les officiels et les porte-drapeaux étaient ceinturés par une clôture électrique à bestiaux. En temps ordinaire, les vestiges de l'ancien camp de concentration sont en effet broutés par des moutons. Pour la cérémonie, le fermier les a exceptionnellement éloignés du champ bosselé où, il y a soixante ans, l'administration française a parqué des centaines de Tsiganes. Les premières arrestations des «indésirables» datent de janvier 1940, avant l'Occupation. Puis Vichy confirma la politique d'enfermement.
«C'est toujours un tabou », dit Julien Schultz, venu pour la première fois à Montreuil-Bellay. Enfant de l'Assistance, il a appris l'an dernier que ses parents ont été enfermés ici. Vendredi, aux archives à Angers, il a découvert qu'un de ses frères est mort dans ce camp en septembre 1942. De faim ou de froid, couvert de vermine, comme la plupart de ceux qui ont trouvé la mort derrière les deux rangs de barbelés électrifiés et les deux miradors. Pour les villageois du bourg, c'était alors un but de promenade. Comme on vient voir des animaux en cage.
(1) Financée notamment par Jacques Sigot, auteur de Ces barbelés oubliés par l'histoire (Ed. Cheminements, 1994).
Libération,
Par de LA CASINIERE Nicolas, lundi 26 avril 2004, p. 16
jeudi 24 juin 2004 (Liberation.fr - 11:54)
En 2003, les expulsions de Roumains sans papiers - des Roms pour l'essentiel - ont augmenté de 66 %. Pour les associations, le plan Sarkozy est un échec.
Samedi 17 juillet, 200 à 300 Roms roumains ont défilé à Paris, entre la place de Clichy et la place Saint-Augustin, pour réclamer "une vie meilleure".
Plusieurs dizaines de personnes, issues d'horizons divers (notedt, 1), ont marché à leurs côtés en signe de solidarité : militants de la Confédération nationale du travail (CNT), de Droit au logement (DAL), du Mouvement de l'immigration et des banlieues (MIB), de Ras l'front, élus locaux, représentants associatifs ou de comités de soutien...
Mais qu'importe : les Tsiganes roumains, qui étaient là, samedi, ont crié leur volonté d'avoir "des papiers", "du travail", "un logement". Ils ont également exprimé leur lassitude d'être éternellement chassés d'un endroit à un autre. "Expulsion de bidonville en bidonville, stop !"
Cette politique a donné "de bons résultats", affirme l'attaché du ministre de l'intérieur roumain près de l'ambassade de Roumanie à Paris (qui souhaite garder l'anonymat) : démantèlement de réseaux de prostitution, interpellation d'un homme qui avait commis un homicide en Roumanie...
L'organisation humanitaire en a recensé une quarantaine en Ile-de-France - chiffre non exhaustif. Au cours de certaines opérations, des caravanes ont été détruites sous les yeux des familles. Parfois, l'attitude des forces de l'ordre a confiné au harcèlement : en un an, un même groupe a dû plier bagages à quatorze reprises, raconte Michèle Mézard, de MDM.
L'an passé, 2 091 ressortissants roumains en situation irrégulière ont été reconduits dans leur pays d'origine, contre 1 254 en 2002, soit une hausse de 66 %, selon les chiffres fournis par l'ambassade de Roumanie à Paris. Ces statistiques ne permettent certes pas de connaître le nombre de Roms ramenés de force dans leur pays, puisqu'elles ne distinguent pas les Roumains de culture tsigane et ceux n'appartenant pas à cette minorité.
Mais une chose est sûre, aux yeux des associations : les Roms n'ont pas été épargnés par la vague de reconduites à la frontière et un certain nombre d'entre eux se sont vu confisquer leur passeport, sitôt rentrés au pays, pendant une période allant de six mois à cinq ans. Les autorités roumaines infligent désormais cette sanction à l'encontre de leurs ressortissants qui ont quitté le territoire dans des conditions irrégulières.
Mais ces chiffres ont sans doute été influencés par un phénomène récent : l'accroissement des reconduites à la frontière de prostituées roumaines, particulièrement net depuis l'entrée en vigueur de la "loi Sarkozy". Mise en exergue dans le dernier rapport annuel de la Cimade, cette tendance semble surtout toucher des jeunes femmes qui ne sont pas tsiganes, explique M. Le Clève.
Rien de concret n'a été décidé mais une réflexion est en cours pour trouver des crédits destinés à financer des postes de "médiateurs". Ceux-ci seraient occupés par des Tsiganes qui maîtrisent le français. Leur tâche : favoriser l'accès aux soins, régler des problèmes administratifs...
Une observation qui recoupe, en partie, celle des services déconcentrés de l'Etat. Sans avoir d'idée précise "en termes quantitatifs", Raymond Le Deun, alors sous-préfet de Saint-Denis, estimait, à la fin avril, que la population de Tsiganes dans son arrondissement n'avait pas diminué. "J'ai l'impression que le phénomène est plus diffus", précisait-il.
Comme si les Roms s'étaient éparpillés sur un plus grand nombre de sites pour former des groupes un peu moins voyants.
(1) Comité de soutien des Roms de Saint-Denis, de Montreuil et du Val-de-Marne : Ras l'Front, confédération nationale du travail CNT, PCF, Mouvement de l'immigration et des banlieues, droit au logement ...
Bertrand Bissuel, LE MONDE | 19.07.04, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 20.07.04
Pour les enquêteurs, devant l'accumulation de coïncidences,
il devient de plus en plus évident que Pierrot le Fou est directement impliqué dans les trois
meurtres.
L'adolescente de 14 ans avait disparu le 25 juin (2004) alors qu'elle
rentrait chez elle en VTT. Cinq jours plus tard, celui qui a passé plus de trente-cinq ans de
sa vie entre prison et hôpital psychiatrique est interpellé à Bourgheim.
A l'intérieur de son
véhicule, les spécialistes de l'IRCGN trouveront de l'ADN de la collégienne. Peu de temps auparavant,
ils avaient mis la main sur un morceau de la Ford découvert près du vélo de Julie, ainsi que
sur une trace biologique de l'accusé. Première touche.
Pierre Bodein nie, mais le parquet de
Saverne l'inculpe pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ».
Le 21
juin, soir de l'enlèvement d'Edwige à Obernai, plusieurs témoins reconnaissent Pierrot le Fou
dans la rue. Peu de temps avant la disparition de la fillette de Rhinau, l'ancien détenu a également
été repéré.
Dans
l'affaire Jeanne-Marie, huit personnes d'un clan de gitans sédentaires sont toujours écrouées.
Parmi eux, George et Balthazar Remmetter ont été mis en examen pour « enlèvement et séquestration
suivis de mort », ainsi que, depuis mardi soir, Jacques Furhmann. Jusqu'ici, les trois hommes
n'avaient jamais évoqué le nom de Pierre Bodein : « peut-être par peur », s'interrogeait un
enquêteur devant l'étendue de la complexité du dossier.
Lionel Feuerstein, leparisien.fr, Paru le : 08/07/2004
Déjà mis en examen pour la mort de Julie, 14 ans, le repris de justice va devoir répondre de la mort de Jeanne-Marie, 11 ans. Les deux dossiers pourraient être prochainement regroupés.
tf1.fr, actualités, Mis en ligne le 21 juillet 2004
Nouvelles gardes à vue dans l'affaire Jeanne-Marie
Ces quatre femmes et ces trois hommes appartiendraient à la famille Furhmann, des Tziganes sédentarisés dans le centre de l'Alsace.
Dans ce dossier, douze personnes appartenant aux clans Furhmann et Remetter ont été mises en examen, sans oublier Pierre Bodein, dit Pierrot le Fou, principal suspect.
L'enterrement de la petite Jeanne-Marie se déroulera samedi, à 14 h 30, dans son village natal de Rhinau.
L. F. Le Parisien, mercredi 28 juillet 2004, p. 12
Et, très vite, elle a confirmé que le corps retrouvé dans la carcasse de la voiture volée était bien celui de son compagnon. Pour les forces de l'ordre, l'homme était loin d'être un inconnu.
A bord d'une Clio, une famille de La Ferté-Alais, roule tranquillement pour rentrer chez elle. La collision est terrible. Jacky et l'adolescent, assis à l'arrière de la Clio, n'y ont pas survécu. La conductrice, âgée de 40 ans, a été grièvement blessée tandis que le passager avant était plus légèrement atteint. L'enquête se poursuit pour déterminer définitivement les circonstances exactes de ce banal vol de voiture qui s'est transformé en tragédie de la route.
T.S.
Le Parisien, Essonne, mercredi 29 septembre 2004, p. II
Huit pays d'Europe sont réunis à Sofia, avec la Banque mondiale et la fondation Soros, pour s'engager à éliminer la discrimination dont les Roms sont victimes.
(1) Roma in an Expanding Europe, Breaking the Poverty Circle, 2005.
Par Eliane PATRIARCA, mercredi 02 février 2005 (Liberation - 06:00), p. 2-3
Accusées de faire trop d'enfants, les Roms sont persécutées à l'hôpital.
Par Véronique SOULE, mercredi 02 février 2005 (Liberation - 06:00), p. 4
Libération, mercredi 02 février 2005 (Liberation - 06:00), p. 2-3
Des Roumaines étaient poursuivies en vertu de la loi Sarkozy pour avoir mendié dans la rue avec leurs enfants dans les bras.
En appel mardi (15 février 2005) comme en première instance en janvier, elles ont été relaxées.
Une loi inapplicable?
Or, depuis l'entrée en vigueur de la loi Sarkozy de mars 2003 sur la sécurité intérieure, le Code pénal considère comme un délit de privation de soins «le fait de maintenir un enfant de moins de six ans sur la voie publique dans le but de solliciter la générosité des passants». Et il punit ce délit de sept ans de prison et de 100.000 euros d'amende.
«Ces mères de famille sont souvent très attentives et s'occupent bien de leurs enfants», assure-t-on chez MDM. On les accuse d'exploiter sciemment leur progéniture afin de tirer un profit financier de la commisération que leur vue déclenche souvent chez les passants? «Ce n'est pas vrai. Quand des possibilités d'accueil ou de scolarisation se présentent, ces mères sont très contentes de nous confier leurs enfants».
Ainsi, au syndicat Alliance, majoritaire dans la police nationale, on dénonce «la vision angélique» de la mendicité véhiculée par les associations et les médias, qui ne prendrait pas en compte «la face cachée des choses : des mères de famille bien souvent soumises à la loi du silence, forcées à mendier, complètement sous l'emprise de réseaux mafieux».
La Libre Belgique 2005, BERNARD DELATTRE, Mis en ligne le 16/02/2005
Une partie des habitants du camp vient donc directement de l'Est de l'Europe, les autres ont été expulsés d'un campement à Sarcelles (Val-d'Oise). Alentour, chacun vaque à ses occupations. Avec grand fracas, un ancien fabrique un poêle à bois. Des femmes, coiffées de nattes et habillées de longues jupes, papotent devant chez elles. A l'intérieur, ces chalets de récupération surprennent par leur confort. Dans une pièce unique trône un lit, le sol est recouvert de bois et une chaleur douillette émane du poêle.
Mais voilà, comme le constate Vincent Capo-Canellas, le maire (UDF) du Bourget, « cette situation ne pourra pas durer ». D'après lui, le propriétaire du site, le groupe Alstom, a engagé une action devant la justice. D'ici à quelques mois, des constructions de logements devraient débuter aux abords du campement. « On ne peut pas demander à une commune de porter toutes ces difficultés », se lamente l'édile, qui a sollicité l'aide de la préfecture.
En réponse, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) est venue mardi évaluer le respect minimum des conditions vitales. « Sur le plan sanitaire, ces populations dans un grand dénuement sont bien entourées par les associations. Au niveau du droit, en revanche, nous ne sommes saisis de rien, donc nous ne pouvons pas les évacuer », conclut Michel Theuil, directeur de cabinet du préfet.
Depuis la semaine dernière, près de 200 Roms ont investi la friche d'Alstom, en plein centre-ville. A toute vitesse, les nomades ont construit un village de maisonnettes en bois. (LP/M.C.)
Marjorie Corcier, Le Parisien, jeudi 10 mars 2005, Essonne p. IV
Un jeu néanmoins dangereux puisque, pour eux, la partie s'est achevée hier matin. Dès 7 heures, les gendarmes de 1'Essonne, ainsi que les collègues des Yvelines, sont passés à l'action en investissant plusieurs campements de gens du voyage à Brétigny-sur-Orge, Mennecy, Saint-Gennain-lès-Arpajon et Lisses. Deux pavillons dans la région de Breuillet ont également reçu la visite des militaires à l'heure du laitier.
Lorsque les premiers fourgons bleu marine ont stoppé au milieu des calavanes, l'effet de surprise a été total. Très vite, les individus recherchés, une dizaine d'hommes et de femmes, ont été interpellés, tandis que démarraient les perquisitions. Ainsi, sur l'aire de passage de Lisses, situé en bordure de la A 6, les enquêteurs sont restés sur place plusieurs heures afin de passer les lieux au peigne fin.
Sur les différents sites, une douzaine de véhicules ont été saisis, tout comme divers appareils ménagers, matériels hi-fi ou encore des bobines de cuivre frappés du logo SNCF ...
Les suspects ont quant à eux été conduits dans les locaux de la gendarmerie où ils ont été placés en
garde à vue.
Thomas Segissement
La semaine dernière, pour des affaires de cambriolages et de vols de voitures, près de 200 gendarmes
de l'Essonne et des Yvelines investissaient plusieurs sites sur Lisses, Mennecy, Egly, Saint-Germain-lès-Arpajon et Brétigny.
Hier matin, c'est encore une fois dans un camp de Brétigny, mais aussi à Boissy-sous-Saint-Yon,
que les forces de l'ordre sont intervenues en nombre. Dès 6 heures du matin, environ 200 gendarmes
et policiers sont passés à l'action pour démanteler un important réseau de travail dissimulé.
Pilotée par le groupement d'intervention régional (GIR), l'opération s'est soldée par l'interpellation
d'une centaine de personnes. Au total, une trentaine d'hommes et de femmes ont été placés en
garde à vue.
Dans le collimateur : des familles, originaires de l'Essonne, qui disposaient de somptueuses villas dans le Midi.
A l'issue de leurs investigations, les hommes du GIR, qui sont intervenus simultanément en Essonne et dans le Languedoc-Roussillon, ont établi que les suspects employaient clandestinement plusieurs dizaines de sans-domicile-fixe chargés de faire des travaux de ramonage. Des chantiers effectués essentiellement dans le 91.
En grande précarité, ils étaient contraints d'effectuer des journées de travail à rallonge,
le tout pour un salaire de misère. Ces marginaux étaient parqués le soir dans des caravanes,
« encadrés » parfois manu militari par des contremaîtres qui, eux, étaient déclarés officiellement
comme ramoneurs au registre du commerce.
Lors du coup de filet d'hier, près de 70 SDF ont été conduits dans les locaux des forces de
l'ordre pour y être entendus. « On est clairement dans une logique clanique et mafieuse », confiait
une source proche de l'enquête.
Sur ces trois dernières années, les flux financiers produits
par ce réseau de travail illégal avoisineraient les deux millions d'euros. De quoi se payer
la belle vie dans le sud de la France.
leparisien.fr, Paru le : 06/04/2005 , T.S. (avec l'AFP), Brétigny - Boissy-sous-Saint-Yon
Enquête en région parisienne sur un groupe organisé originaire des Balkans.
Enfants, voleurs et victimes à la fois. Certains ont à peine 10 ans. Depuis huit mois, les gendarmes franciliens tentent de percer au grand jour un réseau de gens du voyage originaires des Balkans qui opéraient des cambriolages en région parisienne en utilisant des mineurs.
Cette enquête au long cours a démarré l'année dernière quand le groupement du Val-d'Oise enregistre une forte hausse de cambriolages dans les habitations. Le mode opératoire est toujours le même. Les adultes partent en reconnaissance cibler les résidences à dévaliser. Ils déposent ensuite en voiture les mineurs à proximité. Une fenêtre est forcée avec un petit pied de biche ou un tournevis par un ou deux gamins. Les petits voleurs n'emportent que l'argent liquide, les bijoux et éventuellement des vêtements qui leur plaisent. Ils sont ensuite «ramassés» par leurs commanditaires. Quand ils se font prendre, les mineurs n'ont pas de papier ou changent d'identité, d'âge, de lieu de naissance et d'adresse, au gré des interpellations. En raison de leur âge, ils sont relâchés, placés dans des foyers dont ils s'enfuient pour rejoindre à nouveau leurs commanditaires, selon un enquêteur.
Les militaires veulent aussi établir les filiations et les autres liens de parenté éventuels entre les mineurs et les majeurs. Beaucoup des enfants interrogés affirment que leurs parents sont ailleurs, vivent dans d'autres pays, et restent flous sur la durée de leur séjour en France. «Certains disent qu'ils ont atterri ici chez une tante. Ce n'est pas très clair. La perception du lien parents-enfant dans ces communautés n'est pas forcément la nôtre», précisait hier une source proche de l'enquête, qui refusait de confirmer l'hypothèse selon laquelle ces enfants auraient pu être «loués» à leurs parents biologiques par des commanditaires criminels. «Nous sommes en présence d'une véritable organisation criminelle, de type clanique avec une hiérarchie et des niveaux de responsabilité différents», explique un officier.
Par Jacky DURAND, jeudi 21 avril 2005 (Liberation - 06:00)
Le meurtre d'un jeune, dimanche, déclenche des heurts communautaires.
Par Gilbert LAVAL, mercredi 25 mai 2005 (Liberation - 06:00)
Par Gilles WALLON, mercredi 31 août 2005 (Liberation - 06:00)
e coup de filet des gendarmes du Val-d'Oise ne doit alors rien au hasard. Depuis des mois, les militaires, réunis au sein de la cellule d'enquête Jovica, ont eu le temps de se familiariser avec les pratiques
de cette véritable mafia du cambriolage.
Da.D., leparisien.com, Paru le : 30/08/2005
lefigaro.fr, Christophe Cornevin [03 octobre 2005]
TRAFIC Un réseau de vendeurs de bébés, organisé au sein de la communauté des gens du voyage, vient d'être démantelé au terme de quinze mois d'enquête.
Dans les faits, l'intérêt des enfants, qui ont tous été bien traités, devrait primer. Les parents adoptifs, bien qu'exposés à des poursuites pour «enlèvements de mineurs de moins de quinze ans», pourraient donc s'en voir confier la garde.
lefigaro.fr, Christophe Cornevin [19 octobre 2005] p. 13
Mardi, les policiers du SRPJ de Montpellier ont procédé à Nîmes (Gard) et dans les alentours à l'interpellation d'une quarantaine de personnes appartenant en majorité à la communauté des gens du voyage. Hier soir plus de vingt personnes, essentiellement des jeunes femmes, se trouvaient toujours en garde à vue.
Dans la plupart des cas, d'ailleurs, les enfants à naître n'existaient pas. Les dossiers étaient le plus souvent constitués avec grand soin à l'aide de pièces d'identité falsifiées. « Un contrôleur a cependant constaté que deux dossiers totalement distincts avaient été remplis par une même main, de la même écriture. C'est ce qui nous a mis la puce à l'oreille », explique Jean-Pierre Péquignot, directeur de la CAF de Montpellier, qui a déposé plainte en novembre dernier.
Dans le Gard, les détournements auraient été à peu près contenus grâce à l'identification rapide de dossiers frauduleux : trois en 2004, trois en 2005.
Les principaux auteurs devraient être présentés aujourd'hui au parquet d'Avignon.
Claude BELMONT, Le Figaro, no. 19027, Le Figaro, jeudi 6 octobre 2005, p. 9
Les gendarmes ont interpellé huit personnes.
yahoo.fr, actualités, mercredi 14 décembre 2005 (Reuters - 18:30)
La police craint que ce règlement de comptes ravive une guerre des gangs.
liberation.fr, par Renaud LECADRE, QUOTIDIEN : mardi 27 décembre 2005
Le chef présumé du réseau a quant à lui été arrêté en
Seine-et-Marne sur l'autoroute A 6 alors qu'il prenait la direction de l'Italie.
Des cambrioleurs que les kilomètres n'effraient pas. En plus de la région parisienne,
ils écument aussi d'autres départements limitrophes, comme le Loiret, la Haute-Marne et l'Yonne.
« Ils ne faisaient pas vraiment de repérages. Ils roulaient jusqu'à tomber sur une maison ou
un chantier et se servaient », relate une source proche du dossier.
« Tout le produit des vols était presque exclusivement destiné
à l'export », rapporte de lieutenant-colonel Lecouffe de la SR de Versailles.
Après l'interpellation
du chef présumé sur l'autoroute du Sud, les gendarmes sont descendus sur plusieurs campements
du Val-de-Marne.
« Notre souhait était
vraiment de démonter toute l'organisation », précise le lieutenant-colonel Lecouffe. Sept personnes
au total ont été mises en examen par un juge de Pontoise pour « vol et recel en bande organisée
et association de malfaiteurs » et incarcérées.
D'autres suspects, relâchés, mais en situation
irrégulière, ont en revanche été placés en rétention.
Damien Delseny, Le Parisien, 10 mai 2006, Essonne, p. II
Yahoo.fr, actualités, lundi 15 mai 2006, 18h21
Il a alors violemment percuté un premier collégien, avant de faire marche arrière et de percuter un groupe de trois autres collégiens.
Un autre garçon de 14 ans souffre pour sa part d'une fracture du péroné et d'une luxation de la cheville et reste hospitalisé ainsi qu'une adolescente de 16 ans, blessée aux avant-bras.
Une autre adolescente de 14 ans qui avait été hospitalisée à l'hôpital la Timone a pu sortir. Le conducteur du véhicule a été interpellé peu après les faits et placé en garde à vue.
lacroix.com, 23/05/2006 07:16
La cour d’appel de Paris vient de débouter la SNCF et RFF, qui accusaient plusieurs familles de vivre sur un de leurs terrains.
En six ans, ce ne sont pas moins de dix référés et deux expulsions qu’a dû affronter le Collectif de solidarité aux familles roumaines de Palaiseau et de Massy. Dernière en date, la tentative de la SNCF de les déloger d’un terrain dont elle se soucie, en fait, comme d’une guigne. De quoi se demander, d’ailleurs, pourquoi elle a fait soudain preuve d’une telle frénésie possessive.
En mars de cette année, les juges d’Evry ont mis en doute la légitimité de la propriété en renvoyant la SNCF dans les cordes. Peu sûre d’elle, la Société des chemins de fer s’est associée au Réseau ferré de France (RFF) pour faire appel du jugement.
Seulement, les juges de la cour d’appel de Paris ont estimé, la semaine dernière, qu’ils n’avaient pas à décider à qui le terrain appartenait. Ou il y avait preuve de propriété ou il n’y en avait pas.
Et comme ni la SNCF ni RFF n’ont fourni la moindre pièce pour l’attester, ils ont tous deux été déboutés et contraints de payer, outre les frais de justice, 2 500 euros, au groupe des Roumains.
Une jolie victoire qui sera comme de coutume saluée par une fête, mais qui incite surtout à la vigilance : le comité de Palaiseau sait déjà ce que veut dire expulsion illégale, avec son lot de caravanes, d’affaires et de papiers personnels détruits au bulldozer.
Les dernières arrestations, celles de deux Français soupçonnés d'avoir servi d'intermédiaires,
ont eu lieu fin mai en Seine-Saint-Denis.
Mais l'enquête s'accélère en juillet 2004 lorsqu'une jeune femme bulgare se plaint de l'enlèvement
de son enfant. Maya K., prostituée de 23 ans, raconte avoir accouché en avril à l'hôpital Robert-Debré
(Paris XIX
e
). Le vol, dit-elle, aurait eu lieu en mai.
« Il s'agissait en fait d'une
transaction qui avait mal tourné », explique le commissaire. Prise de remords, Maya finit par
témoigner. Les enquêteurs repèrent alors, dans un squat du Blanc-Mesnil, une autre jeune Bulgare
sur le point d'accoucher. Le 17 juillet, une première vague d'arrestations est menée à l'hôpital
Robert-Debré.
Il est interpellé, ainsi que trois intermédiaires, en
juin 2005. Au même moment, dans le cadre d'une commission rogatoire internationale, une équipe
de policiers se rend sur place. Près de quarante personnes, dont plusieurs mères biologiques,
sont entendues. Déjà contraintes à la mendicité et à la prostitution, elles ne touchaient que
rarement l'argent des transactions, ou une part infime (entre 600 et 1 000 euros).
Dans la plupart des cas, les bébés, qui sont âgés
aujourd'hui de 2 ans à 3 ans, leur ont été rendus après examen médical et sous le contrôle d'un
juge des enfants.
* Le prénom
a été modifié.
Le Parisien, 23 juin 2006, p. 18, Pascale Égré
A Saint-Etienne, les Roms s'expulsent à la pelleteuse
«Ils sont arrivés vers 6 heures, raconte Aron-Ilic, le seul à bien parler le français. Ils nous ont dit qu'on avait cinq minutes pour partir, qu'on devait emporter tout ce qu'on pouvait. Trois policiers sont restés devant la porte de la baraque. On s'est habillé, on a fait nos bagages en vitesse. Quand vous avez cinq minutes, vous prenez quoi ? J'ai ramassé le plus important. Les papiers et quelques vêtements pour mon fils.» Il vivait là avec sa femme et son garçon, âgé de 5 ans.
La plupart gagnent peu d'argent en France, mais c'est toujours plus qu'au pays. Au Clapier, certains faisaient la manche, vendaient des journaux, travaillaient au noir ou se débrouillaient autrement.
Aron-Ilic avait ainsi acheté plusieurs kilos de montres en toc, à revendre dans la rue. Le bulldozer les a écrasées.
Après les destructions, les Roms ont dormi deux nuits de suite dans un square du centre-ville, entre la mairie et la préfecture.
Des associations les accompagnaient, puis elles ont décidé, compte tenu de la canicule, de squatter un bâtiment laissé vide par EDF. De vastes locaux techniques, transformés en chambres assez fraîches. Sur les portes des douches et des WC, des noms écrits en roumain indiquent le tour de rôle pour le ménage.
«D'ordinaire, raconte Marie-Pierre Vincent, photographe et membre du collectif stéphanois Tous les chemins mènent aux Roms, ces populations sont très assistées. Là, il semble qu'il y a un ras-le-bol, et certains se mobilisent à nos côtés.»
La municipalité répond qu'elle est prête à envisager des hébergements d'urgence pour les familles avec enfants et les malades. «En attendant, glisse une porte-parole de la mairie, on n'a pas de crise humanitaire. Il y a l'eau, l'électricité. A la limite, ils sont mieux ici que là où ils étaient . »
Libération, 4 août 2006, p. 11, Par Olivier BERTRAND, QUOTIDIEN : Vendredi 4 août 2006 - 06:00
A chaque fois, la technique était identique
: ils se faisaient passer pour des dépanneurs supposés intervenir sur une conduite d'aération
défectueuse.
Ce petit manège a brutalement cessé vendredi. Les enquêteurs de la BRB sont alors
en surveillance sur une affaire différente, dans le XVI
e
.
En six mois, deux hommes ont commis dix-sept autres vols par ruse, parvenant à subtiliser de
100 à 50 000
à des victimes âgées, pour certaines de 96 ans.
Julien Dumond et Mathieu Suc,
Yahoo.fr, actualités, mercredi 3 janvier 2007, 10h33
Comme la quarantaine de parents français de la communauté tsigane jugés depuis hier jusqu'au 2 février, Sylvaine comparaît devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), accusée d'avoir acheté le bébé d'une mère bulgare enrôlée de force dans un réseau de prostitution et victime d'un trafic d'enfants.
Ce trafic semble avoir sévi de Bordeaux à Toulouse en passant par Marseille, de la région Ile-de-France à la Bretagne ou encore au Centre et à Paca, sous l'effet du bouche-à-oreille dans la communauté des gens du voyage. Les parents, à qui l'on reproche les délits de « provocation à l'abandon d'enfant » et « simulation » ou « dissimulation » de l'état civil, risquent trois années d'emprisonnement et 45 000 eur d'amende.
Sylvaine, elle, ne peut avoir peur qu'on lui reprenne sa petite fille de deux ans. Et pour cause : elle ne l'a jamais eue. Les forces de police l'attendaient à la maternité, le jour où la mère biologique devait lui remettre. Envolés les rêves d'enfant, envolé aussi l'argent de la négociation. « C'est dur, vous savez », répète -t-elle, soutenue par toute la famille.
(1) Les prénoms des témoins ont été changés.
lefigaro.fr, Publié le 23 janvier 2007Actualisé le 23 janvier 2007 : 07h52
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 février 2007, 16h00
Yahoo.fr, actualités, lundi 12 février 2007, 16h58
Pas un jour ne s'écoule sans qu'un nouveau vol de métal ne soit commis dans le département.
Dernier en date, mardi midi, rue Salvador-Allende, à Palaiseau. En pleine journée, trois hommes ont embarqué des parkings à vélos en acier qu'ils ont chargés sur un Renault Trafic avec plateau. A près de 300 € la tonne d'acier, l'opération s'avère pour le moins rentable.
L'année passée, plus de quarante vols de ce type ont été perpétrés dans l'Essonne. Principale destination de ces denrées, les marchés parallèles hors de France.
Selon les magistrats, il n'existe pas véritablement de profil type du voleur de métal. « Les filières qui écoulent ces produits à l'étranger sont malgré tout souvent constituées de réseaux de l'Est, Roumains ou Moldaves, qui vivent dans le milieu des gens du voyage, indique-t-on au parquet.
Tout cela suppose de véritables organisations internationales et des gangs de voleurs. Les métaux sont parfois retraités avant d'être exportés. Les petits ruisseaux alimentent les grandes rivières. .. » Des ruisseaux qui se chiffrent en tonnes et en centaines de milliers d'euros. Les autorités appellent les chefs d'entreprise à une «prise de conscience ».
Un système efficace avec vidéosurveillance se monte à plusieurs dizaines de milliers d'euros. On ne va quand même pas transfonner nos entreprises en bunkers avec de gigantesques murs... Cela se répercute sur les polices d'assurance (voir encadré). Il est très difficile de combler ces dépenses en augmentant le prix de vente de nos produits. Au final, tout cela représente des coûts que les entreprises ne sont pas prêtes à assumer. »
OLIVIER BUREAU, Le Parisien, 22 février 2007, Essonne p.II
La justice la soupçonne d'avoir tué son mari de 38 ans - un homme issu de la communauté des gens du voyage - d'un coup de couteau en plein cœur, samedi soir, dans leur maison du centre-ville de Clermont-Ferrand. « Après une journée fortement alcoolisée, une dispute très violente a éclaté, suivie d'une baguare qui a dégénéré, raconte Me Khanifar, avocat de la jeune femme. Son mari a voulu la menacer d'un couteau. Elle a répondu. Mais sa première intention n'était pas de le tuer. »
Principalement la jeune femme, qui avait tué son premier concubin en 1996. Condamnée deux ans plus tard par la cour d'assises de Riom, Corinne avait écopé d'une peine de quatorze ans d'emprisonnement pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
« Elle est née dans un milieu pathogène, reconnaît l'avocat de la meurtrière présumée, Me Khanifar, avec des carences familiales très graves, un lieu porté sur la violence, l'alcool et la drogue, et des gens perdus autour d'elle sans boulot et sans repères. »
Placée dès l'âge de 14 ans, la jeune femme a deux enfants de 11 et 14 ans, eux-mêmes placés en foyer d'accueil. Elle avait épousé sa deuxième victime en prison en 2005. A peine remise en liberté conditionnelle la même année, elle avait de nouveau frappé violemment une personne à coups de casque de moto à la sortie d'un bar. Des faits qui lui avaient valu encore un an en prison ferme. Remise en liberté en octobre dernier, elle n'a pas pu maîtriser longtemps ses vieux démons.
Mais comme l'a rappelé .le procureur de Clermont-Fermnd hier: « Cette fois-ci elle risque la peine de prison à perpétuité. »
GENEVIÈVE COLONNA D'ISTRIA, Le Parisien, 28 février 2007, p. 15
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 février 2007, 16h08
VALENTINE ROUSSEAU, Le Parisien, Essonne, 27 mars 2007, Essonne II
Libération,
Par Thomas CALINON,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007, p. 14
Par Thomas CALINON, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007, p. 14
Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, a disparu le 18 juin 2004, près du stade de Rhinau, au bord du Rhin. Edwige Vallée, 38 ans, a été tuée dans la nuit du 21 au 22 juin, après avoir été aperçue pour la dernière fois à Obernai. Julie Scharsch, 14 ans, a été enlevée alors qu'elle regagnait à vélo son domicile de Schirmeck, le 25 juin.
Leurs cadavres dénudés ont été découverts dans des cours d'eau peu profonds, dans un rayon de 20 km autour d'Obernai. Depuis sa sortie de prison en mars 2004 (lire ci-contre), Pierre Bodein vivait non loin de là, dans une caravane. Toutes les victimes présentaient d'importantes plaies à l'arme blanche au niveau du pubis, avec éviscération.
Hier, l'accusé a poursuivi dans la même veine : «On m'a traîné dans la boue, on m'a médiatisé comme un tueur en série.» Selon son avocat, l'accusé soutient qu'il n'est pas un «violeur d'enfants» et évoque un «complot des gendarmes» : «Il estime que ces prélèvements ADN, détaille Me Vialle, n'ont pas été effectués dans des conditions normales.»
Au total, seize personnes comparaissent avec lui.
Comme le principal accusé, ils sont vanniers ou yénishes, des gens du voyage sédentarisés originaires d'Alsace. Ils sont suspectés de divers degrés de complicité ou de non-dénonciation de crime dans l'un des trois meurtres reprochés à Bodein.
Quatre d'entre eux, dont l'un était mineur au moment des faits, risquent trente ans de réclusion.
Un cinquième encourt la perpétuité. A leur encontre, pas de preuves matérielles irréfutables. Tout repose sur des témoignages et parfois des aveux, qui restent confus et contradictoires. Pour eux, dit Me Vialle, «c'est le procès de tous les possibles» .
Par Thomas CALINON, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007, p. 14
Dans leur modeste bicoque, ils reçoivent la visite fréquente des Fuhrmann, issus d'un autre clan. Entendus hier par la cour d'assises, deux enfants d'Artolsheim ont confirmé avoir vu le corps inerte d'une fillette chez les Remetter, le 18 juin 2004, jour de la disparition de Jeanne-Marie Kegelin. Leurs témoignages avaient mis les enquêteurs sur la piste des Remetter-Fuhrmann dont 16 membres sont jugés au côté de Pierre Bodein, violeur et meurtrier présumé de Jeanne-Marie.
Intimidé, le jeune Clément raconte à la cour ce qu'il a vu en passant à vélo devant le portail en bois troué des Remetter. Il avait 9 ans et était avec ses copains Abdel et Nicolas. « Il y avait une petite fille allongée dans le coffre d'une voiturette dans la cour. Le coffre était ouvert.
La fille ne bougeait pas », déclare Clément. Cette scène l'a marqué d'autant qu'elle impliquait les Remetter. « J'avais un peu peur d'eux. On racontait des choses sur eux. Dès qu'ils voyaient un chien, ils le tuaient », explique-t-il.
Clément garde le silence jusqu'au 19 juin quand sa mère, alertée par une villageoise, le questionne sur cette histoire. L'enfant décrit les vêtements de la fillette. Ça correspond à ceux portés par Jeanne-Marie. « Je lui ai dit Clément il faut dire la vérité . Il a répondu Maman j'ai vu une petite fille morte . Ça a été un choc psychologique, on mangeait alors un kebab, il est resté sur la table », relate la mère en confirmant la réputation des Remetter. Qu'un barbecue ou un vélo disparaisse à Artolsheim, on le colle sur le dos des Gitans. Excessif, selon la mère de Clément. Elle croit malgré tout son fils sincère.
« Ils ont trop d'imagination »
Entendu à son tour, Abdel, 13 ans, est formel. Ce 18 juin, il a aperçu le corps d'une jeune fille aux cheveux châtains couchée par terre devant la maison des Remetter. Nouveau passage à vélo : « Là, j'ai vu un corps sous un drap blanc sale et un peu rouge dans le coffre d'une Corsa, avec des adultes autour ». L'ado, qui confie « avoir peur de témoigner contre les Remetter », rapporte un dernier détail : « Plus tard, des enfants Remetter m'ont dit On lui a fait couic, si tu parles on te fait couic aussi .
»
D'un récit à l'autre, Clément et Abdel ont varié dans leurs déclarations, parfois contradictoires.
Affabulations ? La défense ne les juge pas crédibles. « Les Remetter étaient diabolisés à Artolsheim.
Ces enfants ont trop d'imagination », estime M e Klopfenstein, avocate de Georges Remetter. S'il n'existe pas d'élément matériel contre les Fuhrmann-Remetter, la plupart ont fait des aveux, confus et fluctuants, lors de l'instruction. Aujourd'hui, ils nient toute implication dans le calvaire de Jeanne-Marie.
Geoffroy Tomasovitch, Le Parisien, Paru le : 18/04/2007, p. 16
lundi 14 mai 2007, 9h31, Yahoo.fr, actualités
C'est un automobiliste qui a donné l'alerte mardi matin vers 3 heures. Alors qu'il roulait sur l'autoroute A 10 à Massy, le conducteur a aperçu cet homme courant sur la route et gesticulant. A l'arrivée des secours, l'inconnu se trouve au niveau de la voie d'accès de la nationale 20. Il n'a plus de T-shirt, son pantalon est en lambeaux et il a l'air totalement paniqué.
Le Parisien, Essonne, 24 mai 2007, p. II, S.B.
Le Parisien, Essonne, 22 mai 2007, p. II, Benjamin Jérôme
Pour écouler leur butin, les malfrats s'appuient sur un réseau bien structuré de receleurs. « Dans l'heure qui suit le vol, la bague a déjà été refourguée, ajoute la même source.
D'ailleurs, on en retrouve rarement. Les pierres précieuses sont aussitôt desserties de leur écrin. Le métal est refondu par des bijoutiers peu scrupuleux. Les diamants prennent ensuite la direction de la Belgique, avant d'atterrir à Anvers, la place forte de la vente de pierres précieuses dans le monde. Il existe un véritable marché parallèle, et la demande de bijoux volés reste toujours plus importante que l'offre... »
En milieu de semaine dernière, un homme soupçonné d'avoir commis plusieurs vols de ce type dans les Hauts-de-Seine a été interpellé à Romainville (Seine-Saint-Denis) par les gendarmes de la section de recherches de Versailles. A son domicile, les militaires ont notamment découvert un diamant de 18 000 et la monture d'une bague coupée.
Stéphane Sellami , Le Parisien, 9 juin 2007, p. 16
Yahoo.fr, actualités, mardi 12 juin 2007, 11h38
G.P., Le Parisien, Essonne, 14 juin 2007, p. III
Par Thomas CALINON, Libération,
QUOTIDIEN : mardi 19 juin 2007
Strasbourg de notre correspondant
Pierre Bodein ? «Un homme très violent, très possessif, très menaçant, avec des relations sexuelles uniquement basées sur la violence. Notre mariage n'a duré que quelques mois et il m'a fait un enfant en me violant.»
C'est ce qu'a dit Chantal aux gendarmes, lorsqu'ils l'ont interrogée dans le cadre de l'enquête sur les trois meurtres dont deux, commis sur une fillette et une adolescente, ont été précédés de viols pour lesquels Bodein est jugé devant les assises du Bas-Rhin.
«Elle ment !»
Elle avait rencontré l'accusé en 1973. Elle est morte il y a trois mois. Hier, Bodein a contesté la version de la défunte rapportée par le président : «Elle est décédée, elle ment. Elle était heureuse !» Pierrot le fou, 59 ans, continue à nier. Mais cette journée d'hier a été difficile. Outre le témoignage de Chantal, les jurés ont entendu ceux de deux autres ex-compagnes de Bodein et de deux de ses quatre enfants.
Brigitte, 55 ans, affirme que pendant leurs deux années de vie commune, il lui demandait de simuler des scènes de viols lors de leurs rapports sexuels, et qu'un jour il lui a dit : «Je t'aime tellement que si tu devais mourir avant moi, je te ferais encore l'amour après.» Brigitte a eu deux enfants de Pierre Bodein, nés au début des années 80.
«C'est un personnage qui est écoeurant, qui ne mérite même pas le terme d'être humain. Je m'en voudrais jusqu'à la fin de ma vie d'avoir donné ce père à mes enfants !» confie-t-elle à la barre : «Il fait le fou quand ça l'arrange, c'est un menteur invétéré. Quand ce n'est pas des menaces, c'est des promesses. Il peut vous faire prendre des vessies pour des lanternes.» Bodein l'interpelle, elle le traite en retour de «gros dégoûtant».
Il se lance alors dans le récit confus d'une tentative de suicide, ratée, qu'elle n'aurait pas tenté d'empêcher. Elle le coupe : «Si j'avais su ce que tu allais faire, je t'aurais aidé à tirer !»
«Il était bizarre».
Le récit de Jennifer, la fille de Brigitte et de Pierre Bodein, est tout aussi cru. Vers 20 ans, elle veut connaître son père et commence à lui rendre visite en prison. «Il était bizarre, j'arrivais pas à cerner sa personnalité, raconte-t-elle. Il me demandait toujours à quel âge j'avais perdu ma virginité. Il me disait souvent qu'il aurait aimé que ce soit lui qui me pénètre la première fois.»
Au parloir, Bodein a des inquiétudes racistes : sa fille a-t-elle couché «avec un Arabe» ? «Il a dit que s'il pouvait, il me nettoierait le vagin», précise Jennifer. Bodein corrige : «Papa, il aimerait te frotter avec une brosse», reconnaît-il avoir dit.
Les phrases courtes de Marlyse, qui a épousé Bodein en 1987 et divorcé huit ans plus tard, achèvent le portrait dévastateur de l'accusé : «Le premier rapport, je ne voulais pas et il m'a forcée.» «Quand j'étais enceinte, une fois il m'a tiré dessus avec un 22 Long Rifle et une fois, il m'a étranglé.» Ou : «Il faisait des bisous sur le sexe de notre fille.»
Dans son box, Bodein explose. A deux doigts de l'expulsion de la salle d'audience, il hurle : «Je suis innocent, elle ment !»
LEMONDE.FR avec AFP | 30.06.07 | 08h51
A l'instar de "Pierrot le fou", qui n'a eu de cesse de clamer qu'il avait été "gravement médiatisé", l'avocat s'en est lui aussi pris aux médias, coupables selon lui d'avoir "pollué" le dossier.
"Si vous condamnez Pierre Bodein (...) ou si vous l'acquittez, il y aura appel", a-t-il enfin estimé, qualifiant sa plaidoirie et le verdict à venir de "virtuels".
Le verdict pourrait intervenir dès mercredi.
Yahoo.fr, actualités, 17.30h Par Gilbert Reilhac Reuters - STRASBOURG (Reuters)
Yahoo.fr, actualités, 17.30h Par Gilbert Reilhac Reuters - STRASBOURG (Reuters)
Le Parisien, Essonne, 13 août 2007,
MARION BONNET (AVEC L.C.)
LE MONDE | 20.08.07 | 13h47 • Mis à jour le 20.08.07 | 14h05
Elise Vincent, Le Monde,
Article paru dans l'édition du 21.08.07.
Hier, un camp a été évacué dans le calme près de Lyon. Pour les familles, l’entrée de la Roumanie dans l’UE ouvre des perspectives nouvelles.
Par OLIVIER BERTRAND. Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 29 août 2007, p. 11
Durant une période transitoire de deux ans, ils gardent un statut de touristes valable trois mois, puis peuvent rester s’ils ne constituent pas une charge pour le pays. En clair, s’ils travaillent.
La préfecture a donc demandé à l’association Alpil (Action locale pour l’insertion par le logement) d’effectuer un audit dans les campements, pour répertorier les besoins et aspirations de chacun. Les militants ont expliqué aux familles les possibilités qui s’ouvraient, les branches professionnelles offrant de l’embauche. Et sur les 225 personnes évacuées hier matin (dont 124 adultes), 47 se sont inscrites dans un dispositif d’insertion. Essentiellement des hommes.
Ils auront la possibilité de rester en France et bénéficieront de formations, de cours de français pour toute la famille, leurs enfants devant par ailleurs être scolarisés. Parmi ceux qui n’ont pas trouvé place dans ce dispositif, quelques familles vont bénéficier de titres de séjour provisoires, en raison de leur très grande vulnérabilité - de leurs enfants malades notamment. Pour les autres, et c’est très nouveau, 137 personnes ont accepté un «rapatriement humanitaire».
Un refus se traduit en revanche par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). «Les règles du jeu changent et les roms sont en train de le comprendre, confirme André Gachet, responsable de l’Alpil, investie depuis longtemps sur les campements roms. Les gens ont la possibilité mais aussi l’obligation de se déterminer. Ils peuvent rentrer en Roumanie, ou rester en France mais cette fois dans un processus durable d’intégration.»
Certains continueront pourtant les déplacements pendulaires. Ils gagnent plus en France, quel qu’y soit leur statut. D’autres vont tenter de s’installer. Mais pour eux, les autorités françaises vont devoir dégager de gros moyens. Pour la formation, l’alphabétisation, mais aussi le logement.
Expulsions. Un décret a été adopté dans l’urgence, après une agression mortelle.
Intérim à Rome LAURE STEPHAN, Libération,
QUOTIDIEN : lundi 5 novembre 2007, p. 10
Vendredi soir, trois ressortissants roumains sont passés à tabac sur le parking d’un supermarché dans une périphérie sud de Rome.
Trois jours auparavant, une femme italienne, Giovanna Reggiani, a été victime d’une agression mortelle attribuée à un ressortissant roumain d’origine rom.
Résultat, en un week-end, une trentaine d’expulsions concernant en majorité des Roumains.
Autres mesures spectaculaires : le renforcement des contrôles de police et la destruction de campements, à commencer par celui de Tor Di Quinto, dans le nord de Rome, où logeait l’agresseur présumé de Giovanna Reggiani.
»Fermeté et légalité».
Le gouvernement fragile de Romano Prodi semble avoir voulu devancer les attaques de l’opposition, en répondant immédiatement par «la fermeté et la légalité» à un fait divers tragique.
Cela n’a pas empêché le leader du centre droit, Silvio Berlusconi, de dénoncer la «lenteur» de l’action du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur se défend, affirmant que le décret approuvé mercredi «rend les mesures d’éloignement plus coercitives» et affirme qu’«on ne peut pas faire plus, vu les normes de l’Union européenne». A Bruxelles, il n’y a pas encore eu de réactions officielles. Les experts n’en soulignent pas moins que de telles mesures franchissent la ligne rouge : en effet, il n’est possible d’expulser des ressortissants communautaires qu’en «cas de menace suffisamment grave et actuelle touchant un intérêt fondamental de l’Etat» (1). Le Premier ministre libéral roumain, Calin Tariceanu, se dit inquiet «des réactions xénophobes» contre ses concitoyens vivant dans la péninsule. Et il demande à son homologue Romano Prodi de les «protéger».
Statistiques. Plus de quatre Italiens sur cinq, disent éprouver peu ou pas de sympathie pour la communauté roumaine – près de 560 000 personnes, selon la fondation Caritas-Migrantes.
Et, selon ce même sondage publié hier par le quotidien Corriere della Sera, pour 70 % des Italiens, la cohabitation avec les Roms est difficile, voire impossible.
Les données de la police montrent qu’en 2006, les Roumains représentaient 15,4 % des étrangers accusés de meurtre, de violence sexuelle et de vols. Mais cela pose aussi la question de la responsabilité des médias dans le traitement des faits divers. Dans une récente tribune, Curzio Maltese, journaliste de la Repubblica, rappelait que selon les statistiques officielles, «moins de 3,5 % des viols commis en Italie sont le fait d’étrangers. Mais ils occupent entre 80 et 90 % de l’information.»
(1) Voir bruxelles.blogs.liberation.fr
Les aides financières, notamment françaises, sont peu efficaces.
Envoyé spécial à Timisoara LUCA NICULESCU, Libération,
QUOTIDIEN : lundi 5 novembre 2007, p. 10-11
Ce Rom, âgé de 45 ans et qui en paraît dix de plus, est revenu de France en début d’année dans le cadre d’un «rapatriement volontaire» organisé par l’Anaem (Agence nationale d’accueil pour les étrangers et lesmigrations).
On leur achète des moutons, en espérant qu’ils pourront vivre en vendant le lait, le fromage, la laine ou les agneaux. Parfois ça marche, parfois non», résume, un brin fataliste, le responsable de l’ONG.
«Besoin d’argent».
En ce pluvieux matin d’automne, Petrica Farcas, est assis devant sa maison du village de Uliuc (ouest), de la boue jusqu’aux chevilles.
«Ce n’est pas vrai que ses animaux sont morts, glisse une voisine. Les moutons, il en avait 50, et il les a vendus.»
Petrica Farcas finit par avouer. «Que voulez-vous, nous sommes 19 âmes dans la maison, nous avions besoin d’argent.» Il a profité de la somme pour acheter un cheval et une vache, ainsi que pour agrandir sa maison délabrée.
A quelques kilomètres de là, dans le village de Carpinis, Maria Mersan attend encore quelques mois avant de se décider sur la marche à suivre. Elle et son mari ont eu une quarantaine de moutons qu’ils ont confiés à un berger du coin. «Mais il nous demande de l’argent pour les garder, et cet argent nous ne l’avons pas. Je ne sais pas comment nous allons nourrir et les moutons et nous, cet hiver. Si cela ne marche pas, nous rentrons en France, car des gens de la famille y sont encore», explique la femme. «On ne peut pas les empêcher de vendre les moutons, ni de retourner en France, concède Fabrice Basile, représentant de l’Anaem. La réussite de ce projet dépend de la volonté des gens de s’investir.»
Il faudrait aussi peut-être davantage d’implication de la part des autorités locales. «Certains maires refusent d’aider les familles qui sont de retour», témoigne Titel Cosean qui ajoute : «Il y a même un responsable local qui m’a viré de son bureau lorsque je lui ai demandé que les moutons des Roms puissent accéder au pâturage communal. Le comble, c’est que ce responsable était lui-même rom !»
La réintégration n’est pas facile.
Ces derniers mois, environ 800 personnes sont de retour, toutes en droit de demander de l’aide. Ces retours dits «volontaires» ont été dénoncés par des ONG comme RomEurope qui estiment que certaines familles se retrouvent dans l’impossibilité de développer un projet, faute d’accompagnement professionnel sur place.
D’un pays à l’autre.
L’Etat français continuera-t-il de financer ces projets ? «Pour l’instant oui, affirme Henri Paul, ambassadeur de France en Roumanie. Mais, à l’avenir, l’aide pourrait changer de direction. Au lieu d’acheter des moutons qui leur servent de monnaie d’échange pour se construire une maison, on pourrait directement les aider à construire cette maison.» Quant au préfet du département de Timis (ouest), Ovidiu Draganescu, il concède que les autorités roumaines doivent prendre leur part de responsabilité, tout en affirmant que la question doit être résolue au niveau européen : «Ces gens voyagent à travers toute l’Europe, de Roumanie en Italie et de France en Finlande. On ne peut pas se contenter de les envoyer d’un pays à l’autre. Il faut un travail conjoint des réseaux sociaux de tous ces pays.» Mais jusqu’à présent, ce travail a du mal à s’organiser.
«Quelque 200 000 Roms, sur le million que compte la Roumanie, se trouveraient à l’étranger, affirme un haut responsable roumain. La plupart des pays européens ne veulent pas d’eux et tentent de les renvoyer. Contrairement à d’autres Etats, la France essaie de les aider pour la réinsertion. Mais ces aides sont une goutte d’eau dans l’océan et, si nous ne nous concertons pas vite, ce sujet deviendra une épine dans le pied des relations entre la Roumanie et le reste de l’Europe.»
Le Parisien, 6 novembre 2007, p. II
Depuis plus d'un an, pres de 200 Roumains vivent en lisiere d'un bois, dans le denuement le plus total. Sous la menace d'une expulsion.
Or, a la mi-octobre, six cas de tuberculose contaminante ont ete detectes. Douze autres personnes sont infectees et, faute de traitement, pourraient devenir contagieuses.
Du coup, Medecins du monde (MDM) a tire hier la sonnette d'alarme. L'association reclame la suspension de l'expulsion, afin de pouvoir les soigner. La tubercu!ose, dite maladie de la misere, affecte les poumons et peut, dans certains cas, s'averer mortelle.
« L'an passe, nous suivions des Roms a Reau en Seine-et-Marne. Ils ont dû partir avant la fin de leur traitement, denonce Bernard Moriau, charge de mission Roms a MDM. On les a retrouves a Villabe, encore malades. Si on nous laisse le temps, on peut tous les soigner et en terminer avec la maladie."
Le premier tuberculeux avait ete detecte par hasard le mois dernier, en allant faire soigner une blessure a l'hopita1 d'Arpajon A la mi-octobre, le conseil general, charge de la lutte antituberculose, a organise un depistage.
« Les six personnes contagieuses ont ete hospitalisees, assure le Dr Catherine Collet, directrice du service prevention sante. Les douze autres malades vont recevoir un traitement pendant quatre mois. »
A l'entree du camp, dans la rue dite de Timisoara, d'ou sont originaires les familles installees la, un couple malade se repose dans une caravane bringuebalante.
«Tres fatiguee, tres fatiguee », gemit la mere, une ancienne de Reau. Plus loin, Helena se rechauffe pres du feu. Elle a deja contracte la tuberculose.
« Là-bas, au pays, rien, pas de travail, pas de sante », anonne-t-elle.
Des qu'Yves Douchin, du collectif Roms Europe arrive, de jeunes parents l'entourent « Des couches », implore un pere arrive avec ses sept petits il y a deux mois.
D'autres lui montrent leur avis de domiciliation. «Trois mois apres, ils pourront acceder a 1'Assurance maladie, explique le militant
Mais il serait plus astucieux de les autoriser a travailler. C'est la meilleure façon de les integrer. »
Hier, la prefecture de 1'Essonne a annonce qu'elle suspendait toute expulsion.
« Nous souhaitons qu'ils soient traites sur place pour eviter qu'ils ne s'eparpillent et ne propagent la maladie », a precise le secretaire general, Michel Aubouin.
Le 16 novembre, un nouveau depistage sera organise dans un deuxieme camp a Villabe.
Ils vivent actuellement à Saint-Herblain et Bouguenais. Placés en garde à vue, ils vont prochainement être convoqués devant le tribunal correctionnel.
Marseille. Vol de cuivre : un câble téléphonique déterré
Le câble étant enfoui à deux mètres sous terre et ne pouvant être enroulé, il fallait un camion et des outils spécifiques pour le dégager et le charger. La direction de France Télécom n'a pas souhaité commenter les faits « pour des raisons liées à l'enquête ». « Le vol de cuivre est un phénomène très actuel dans la région », a-t-on précisé de source judiciaire. Mais jusque-là, les voleurs s'attaquaient à des chantiers ouverts. L'enquête a été confiée à la police de Martigues. Sur le marché mondial, le cours du cuivre atteint aujourd'hui 5 800 e la tonne.
Ils ne beneficient pas des memes droits que les autres citoyens de l'Union et connaissent souvent des conditions de vie indignes.
Genereuse idee que celle de l'Europe des peuples.
Celebree a coup d'echanges d'etudiants, de collaborations industrielles ou de « prets» de diplomates, la fraternite entre les 27 pays de l'Union europeenne porte beau. Sauf, peut-etre, quand il s'agit d'accueillir de nouveaux citoyens au profil derangeant.
Les huit a douze millions de Roms d'Europe centrale, des Balkans et des autres pays europeens sont de ceuxla.
Leur statut de citoyens de seconde zone en France est severement epingle dans le dernier rapport de Medecins du monde (MDM) sur la question, Les Roms que l'Europe laisse a la porte. Des quatre coins du pays, entre juin et septembre 2007, l'ONG a ainsi decortique et retranscrit Ie quotidien d'un public plus habitue a souffrir en silence.
Construit a partir de centaines de temoignages recueillis aupres des populations « les plus difavorisees » du continent, le document revele en creux l'hypocrisie des pouvoirs publics et le non-respect repete de lois censees s'appliquer a tous.
"Quel que soit le pays au ils resident, les Roms sont victimes de stereotypes negatifs et porteurs d'une image exterieure devalorisante», rappelle en preambule MDM.
Le plus souvent «exclus des droits fondamentaux», certains d'entre eux choisissent l'exil, dans l'espoir de se construire un avenir meilleur. Pour ceux-la, la desillusion est grande. Les conditions de logement, en premier lieu, naviguent entre «precarite et insalubrité.
Si la moitie des personnes interrogees vivent en caravanes, souvent incapables de rouler, l'autre moitie se contente de squats amenages ou, pire, de cabanes improvisees. Evidemment, «on note une absence quasi-totale d'amenagement»: ni ramassage des ordures, pas d'acces a l'eau potable, raccordements electriques inexistants. A cela s'ajoute «la forte pression» des autorites et proprietaires de terrains, bien frileux a l'idee d'accueillir des Roms. Les nombreuses expulsions qui en resultent provoquent de graves ruptures dans la prise en charge medicale ou la scolarite des enfants.
A Strasbourg, un terrain situe sous une autoroute fonctionne ainsi « sans electridte, sans eau potable, sans sanitaires ». Dans ce « bidonville» frequemment inonde, ou vivent 32 personnes, « les rats pullulent ». Madame C. ne peut conserver la moindre
nourriture, «sinon les rats viennent dans les caravanes. J'ai peur pour les enfants ».
La libre circulation des ressortissants roumains et bulgares, pays a fortes minorites roms, est tout aussi incertaine. Et ce, malgre l'adhesion de ces deux pays a l'Union le 1er janvier dernier. Si, depuis le 22 decembre 2006, une distinction est faite selon la duree du sejour (plus ou moins de trois mois), la date d'entree sur le territoire ne peut plus etre precisee sur le passeport. En resulte un «flou juridique sur les modalites de séjour et les mentions legales qui en decoulent ». Quant aux aides au retour, elles ne reglent rien: « Les departs se font dans la precipitation, et le manque d'accompagnement social professionnel sur p1ace ne permet pas la réalisation de projets », pointe Medecins du monde.
Meme flou artistique pour l'acces au travail:
Roumains et Bulgares doivent louvoyer entre une periode transitoire tres restrictive de deux a sept ans et le risque d'expulsion induit par le travail illegal.
Les enfants ne sont pas mieux lotis. Si, en France, la scolarisation est theoriquement obligatoire pour tous les mineurs ages de 6 a 16 ans, dans la pratique, l'acces a l'ecole pour les enfants roms se fait «au bon vouloir des élus locaux ». La mairie de Saint-Ouen,
mollement « sensibilisee " par une inspection academique bien timide, refuse ainsi d'inscrire une trentaine d'enfants roms depuis janvier 2007.
Au rayon sante, le tableau n'est guere plus rejouissant. Les Roms roumains et bulgares devraient pouvoir beneticier des memes droits en matiere de couverture maladie que les ressortissants anglais ou espagnols, par exemple.
Mais le legislateur a plus d'un tour dans son sac. La transcription "in extremis" d'une directive europeenne et l'inscription dans la loi sur le droit au logement opposable d'un article bloquant l'acces a la couverture maladie universelle ont opportunement permis d'ecarter les families roms de cette assistance sanitaire pourtant indispensable. Devant la gravite de la situation, Medecins du monde demande l' amelioration des conditions sanitaires et de l'acces aux soins, 1'arret de la « logique d'expulsion" et une vraie politique d'integration sociale des familles, par le biais de la scolarisation des enfants et l'accompagnement a 1'emploi. Reste a trouver une oreille gouvernementale attentive a ces doleances.
Un premier groupe a quitte la France mercredi demier. Et hier matin, un bus est venu chercher ceux qui restaient encore dans l'immeuble de bureaux de la zone industrielle, qu'ils occupaient avec l'aval de la mairie depuis deux mois.
Direction l'aeroport, Ou un avion les a mmenes vers leur Roumanie natale. Un retour au pays finance par l'Anaem (Agence nationale d'accueil des etrangers et des migrations) qui, en plus du billet d'avion, a verse 300 euros par adulte et 100 euro par enfant aux 37 Roumains.
Des benevoles ont foumi des matelas, des vetements,des couvectures et de la nourriture.
La mairie foumissait l' eau et l' electricite.
Pendant son sejour a WISSOUS, la communaute s'est agrandie, avec la naissance d'un bebe. Pour remercier le maire, les Roms ont decide d'appeler Ie nouveau-ne ... Richard.
S.B.
Le Parisien, 15 décembre 2007, Essonne, p. II
Selon les associations, ce dispositif dont ont beneficie hier les Roumains de Wissous (lire l'encadre), est en grande partie « inefficace ».
Certaines familles qui vivotent dans des abris de fortune avaient beneficie de cette solution avant de revenir en France recemment.
En campement a Reau (Seine-et-Marne), une cinquantaine de foyers avaient accepte de monter dans un car pour regagner la Roumanie en aout et decembre 2006. A la clé, le mirage d'une vie meilleure.
La prefecture de Seine-et-Mame leur versait jusqu'a 7 000 euros par couple. Une partie de la somme leur etait donnee des le depart « Le reste etait alloué a une organisation non gouvernementale pour monter une opération economique, precise Yves Douchin, du collectif Roms Europe.
On leur a par exemple donne du bétail pour faire de l'elevage, mais sans terrain parfois. C'est de l'argent jete par la fenetre. »
« C'est de l'argent jeté par la fenetre »
Aux dires de la prefecture de I'Essonne, seulement sept personnes sont revenues et vivent a Villabe.
« Dans tout dispositif d'insertion, il existe quelques echecs », relativise le secretaire general de la prefecture, Michel Aubouin.
Mais pour l'association Roms Europe, «les deuxtiers» des 250 Roms en campement sont concemes.
Ainsi, Ramona et les siens étaient rentrés a Satchinez, un petit village
roumain pres de Timisoara. Pour vivre sur un petit terrain, ils avaient touche « six petits cochons » et de quoi les engraisser.
« Ils ont grossi, puis on les a manges, raconte la maman de 29 ans. Qu'est-ce qu'on pouvait faire la-bas?
Pour gagner 150 euros par mois, il faut dix ans d'ecole. Je n'ai fait que quatre ans. Les enfants mouraient de faim.»
Un an plus tard, la famille est revenue en France, un temps a Tigery puiS à Villabé.
Sorin, 27 ans, est lui aussi rentre au pays. « J'ai travaille. Mais le patron m'a pas donne l'argent », anonne-t-il.
Doru, lui, n'avait pas voulu profiter des mesures de l'Etat « On leur a donne des moutons, des agneaux, des vaches, détaille le jeune homme, depuis treize ans en Fmnce. Mais nous, les Tsiganes, on sait pas faire. çà servait a rien»
Selon les Roms Europe, seule une petite poignee a pu s'installer durablement en Roumanie et se relancer. « Ceux qui avaient deja une maison s'en sont apparemment sortis, estime Yves Douchin.
Mais on a aucun retour.
On n'est pas contre le dispositif. Mais il doit etre mieux ficelé. »
Depuis septembre 2005, la prefecture de l'Essonne a procede au retour de 87 personnes, tous pays confondus, « sans echo negatif ».
AGNES VIVES
Le Parisien, DAMIEN DELSENY, 19 décembre 2007, p. 11
C'EST UN BEL EXEMPLE de cooperation judiciaire.
Les policiers espagnols viennent d'interpeller pres de Valence un ressortissant roumain soupconne d'avoir participe a un cambriolage mortel en 2004 dans le departement du Doubs et vise par un mandat d'arret europeen.
Un de ses complices, lui aussi recherche, avait ete interpelle le mois dernier en Roumanie. Il est aujourd'hui incarcere en France. Malgre le temps passe et la distance, les enqueteurs en charge du dossier a Besançon (Doubs) sont donc peutetre en passe de solder des investigations tres complexes.
Parmi ces traces ADN, figure celle d'un certain Cristian Bartus, un Roumain deja fiche en France et connu sous une autre identite, celle d'Alexandre Cocan.
Longuement recherche, cet homme de 25 ans, dont le telephone portable avait ete retrouve dans la voiture abandonnee, a finalement ete localise tres recemment le mois dernier, dans la nuit du 13 au 14 novembre, la police roumaine l'a interpelle dans sa region natale de Cluj, dans le nord-ouest du pays, apparemment dans le cadre d'une affaire de vol de camescope.
Sous le coup d'un mandat d'arret europeen emis par 1a justice franaise, i1 a ete extrade i1 y a une quinzaine de jours et place en detention provisoire dans la region de Besançon. Il aurait notamment ete reconnu via une photographie par la veuve de la victime.
Quelques jours apres ce premier rebondissement, le dossier vient de connaitre un nouveau tournant.
Encore une fois, a des centaines de kilometres du village de Rennes-surLoue. A Carlet, une ville de la peripherie de Valence en Espagne, un groupe special de la police a localise puis arrere un homme de 29 ans i1 y a quelques jours.
Roumain lui aussi, i1 est originaire de la meme ville que Cristian Bratus et fait l' objet d'un mandat d'arret europeen pour l'affaire du cambriolage mortel. Place en detention en Espagne, i1 pourrait etre rapatrie en France dans les tout prochains jours.
AFP - Vendredi 21 décembre, 00h18PRAGUE (AFP) -
L'affaire remonte à la nuit de mardi à mercredi, à Yerres, rue de la Sablière. Il faisait - 8 degrés à 3 heures du matin quand les policiers tombent nez à nez avec trois, Roumains d'une vingtaine d'années en train de siphonner une voiture.
En revanche, les policiers courent toujours après le ou les propriétaires des Pères Noël. Les fonctionnaires n'ont pas pu établir leur provenance.
Si les deux bonhommes en robe rouge n'ont quant à eux pas été placés en garde à vue, ils trônent en salle de réunion au commissariat « Ce sont des symboles qu'on respecte. On n'est pas des sauvages », plaisantait hier une source proche du dossier.
Céline Carez
"La jeune femme, handicapée, était la cuisinière des sept familles de Roms vivant là, soit 35 personnes", selon Alain Perret, préfet délégué à la sécurité auprès de Daniel Canepa, préfet de région. Les Roms avaient construit des cabanes sous ce toit de fortune, plein d'amiante.
"Il y a un mois, M. Canepa estimait à 650 les Roms arrivés dans le Nord", se souvient Martine Aubry, maire (PS) de Lille. Combien sont-ils aujourd'hui ? Ni la préfecture ni les municipalités ne peuvent le dire. "C'est impossible à estimer, a répliqué, dimanche soir, M. Perret. Depuis la fin de l'été, les Roms se sont installés principalement à Lille mais aussi à Douai, Valenciennes, Dunkerque. La fluidité avec nos 200 kilomètres de frontière belge rend les comptages difficiles. Il y a un effet de pression de pays à l'est du nôtre, que nous retrouvons avec les clandestins de Dunkerque et Calais."
Si la métropole lilloise est habituée aux caravanes des gens du voyage, elle découvre ces roulottes misérables, tirées par des guimbardes à bout de souffle. Elles arrivent des pays d'Europe centrale, principalement de Roumanie, entrée cette année dans l'Union européenne. "Outre les Roumains, un phénomène nouveau est l'arrivée de Roms hongrois, souligne M. Perret. Nous avons aussi noté des Bosniaques et des Tziganes avec des passeports roumains. Le lendemain de leur arrivée, ils déposent déjà un dossier pour toute la palette des aides sociales, ce qui me fait songer à des filières."
RUÉE
A Lille, cependant, la détresse des Roms était criante, sur la friche ferroviaire Saint-Sauveur, ou sous le métro aérien de la Porte de Valenciennes. Dimanche, les autorités ont découvert ce squat supplémentaire rue du faubourg d'Arras, alors que l'attention s'était focalisée sur l'expulsion, jeudi 20 décembre, des 160 caravanes du quartier de Saint-Sauveur.
Parmi les Roms, 42 avaient été répartis entre Maubeuge, Douai et Caudry, et 70 installés dans l'auberge de jeunesse réquisitionnée rue Malpart à Lille.
Dimanche soir, le maire de Lille confiait sa colère. "Je n'ai jamais vu une telle incurie de l'Etat, en trente-quatre ans de fonction publique. Après l'incendie, ce sont mes services qui ont tout géré. Le préfet est resté dix minutes et a envoyé un véhicule du SAMU social de 6 places pour l'évacuation !" La Ville a organisé le transfert vers l'auberge de jeunesse, dont la capacité d'accueil a été portée à 160 places... "Pas d'interprète de la préfecture, absence de la Ddass. Nous avons appelé une technicienne de l'agence d'urbanisme, Oana Giorgescu, bilingue", raconte Mme Aubry.
Pour Nicole Klein, préfète déléguée pour l'égalité des chances, il y avait urgence jeudi, la température étant à - 4°. "Cela fait plusieurs mois que le 115 est saturé d'appels. Nous avons rappelé aux communes la nécessité de prévoir une place d'hébergement pour mille habitants, mais nous n'avons guère eu de propositions."
Lille est largement au-dessus de la norme d'une place pour mille (qui sera obligatoire au 1er janvier 2009) : elle en offre 7. La moyenne du département du Nord est à 2,1. "Le préfet avait promis des places à Marcq, Comines... Lille, qui a scolarisé 150 enfants roms, totalise 45 % des hébergements de la métropole, pour seulement 17 % de la population de la communauté urbaine", précise Mme Aubry, dont la ville paye les petits déjeuners et les repas des enfants qui arrivent le matin, épuisés par les nuits dans le froid.
"Nous avons privilégié l'auberge de jeunesse lilloise, plus centrale, tempère M. Perret. Je n'ai pas eu de pression du maire UMP de Marcq, contrairement à ce que l'on sous-entend. L'auberge marcquoise sera la prochaine réquisitionnée, si nécessaire."
Adjointe lilloise chargée de l'exclusion, Latifa Kechemir plaide pour "un habitat diffus offrant un meilleur accompagnement social", indiquant que trois associations étaient prêtes à prendre en charge les Roms.
"La situation, ici, va durer", estime la directrice de l'auberge de jeunesse, Sonia Toquet. Dès son ouverture, ce fut la ruée : selon le décompte de la Croix-Rouge, 149 personnes, dont 77 enfants, occupaient les lieux lundi matin.
Geoffroy Deffrennes
Article paru dans l'édition du 25.12.07.
De l'aveu même du maire PS de Brétigny-sur-Orge, Bernard Decaux, le projet qui va voir le jour pour les 119 nomades installés sur sa commune et à Saint-Michelsur-Orge est exceptionnel. Il fera de ces gens du voyage de véritables privilégiés.
Au total, 37 familles, résidant depuis les années 1960 dans des caravanes et des mobile homes le long de la Francilienne, chemin du VieuxPavé, habiteront bientôt sous un « vrai » toit, dans des pavillons HLM.
Après vingt ans de procédures, le chantier vient de prendre un tournant décisif, avec la signature de conventions par les mairies de SaintMichel et Brétigny.
Certains riverains deviennent jaloux
« Le quotidien de ces nomades changera radicalement. Ils vivent dans des conditions très précaires depuis plus de quarante ans. Aujourd'hui, ils sont sédentarisés: leurs
enfants sont scolarisés dans les communes voisines et leurs parents travaillent dans le secteur. Cette opération de relogement est une juste reconnaissance de leur intégration », se réjouit Marie-Ange Cocard, de l'Association départementale des gens du voyage de l'Essonne (ADGVE).
Concrètement, les familles deviendront locataires d'une petite maison HLM, gérée par le bailleur social Opievoy. « Cela ira du T 2 au T 5. Chacun aura sa salle de bains, ses propres Wc. Désormais, ils auront accès aux réseaux d'eau, au tout-à-l'égout, au ramassage des ordures ménagères. Ce sera plus hygiénique.
Le chemin d'accès bénéficiera d'un éclairage public. Il sera en bitume, et non plus en terre, avec ses trous et ses flaques de boue », approuve Marie-Ange Cocard « Et comme il s'agira d'un habitat adapté, ceux qui le souhaitent pourront garder leur caravane », renchérit Bernard Decaux.
Mais ce mini-lotissement suscite quelques jalousies du côté des rive
rains, dans le quartier de la Roseraie à Brétigny. « C'est dégueulasse de faire autant de choses pour ces gens du voyage et rien pour nous. Quand on a besoin de petits travaux dans nos rues, on est obligé d'aller en mairie réclamer à cor et à cri ! », s'insurge Roger Martel, un voisin.
Jusqu'à présent, seuls deux projets similaires ont été lancés en Ile-deFrance : à Nangis (Seine-et-Marne),
où six familles doivent emménager dans leur maison avant fin 2008 et à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où 57 pavillons sont sortis de terre cet hiver.
A Brétigny, le chantier doit démarrer à l'automne prochain.
Financé par l'Etat, la région, le département et l'agglomération du Val d'Orge, son coût s'élève à 5,1 millions d'euros. Marine Legrand
« Les gens n'ont même pas eu la possibilité de prendre leurs affaires avant que passe la pelleteuse! Ils se sont retrouvés après à fouiller au milieu des débris pour retrouver quelques vêtements. Ils se retrouvent à la rue, sans aucune prise en charge. Et parmi eux, on compte quatorze enfants! », s'indigne Thierry, membre d'une association de soutien aux gens du voyage, présent lors de l'opération.
Au total, 60 Roms ont été expulsés du terrain. «Nous avons simplement exécuté une décision de justice », rappelle-t-on à la préfecture. Douze d'entre eux, en situation irrégulière, ont été arrêtés et seront contraints de rentrer dans leur pays.
Comme cinq autres gens du voyage installés à Linas le long de la N 20, il est soupçonné d'avoir caillassé des fonctionnaires le 15 mars.
Ce samedi soir (15 mars 2008) vers 23 heures, les policiers prennent en chasse un homme à bord d'un véhicule alors
qu'ils savent qu'il ne possède pas le permis de conduire. Mais ce dernier se réfugie dans un camp de nomades.
Cernés par trente individus
Passablement éméché, il se débat pendant l'interpellation et ameute tout le camp où une fête est organisée à ce moment-là.
Rapidement, les quatre fonctionnaires se trouvent
cernés par une trentaine d'individus, dont certains jettent des pierres contre la voiture de police.
Toutes les vitres du Scénic volent en éclats et. .. un demi-parpaing est retrouvé à bord.
Grâce à des gaz lacrymogènes et des renforts, qui ont arrêté un mineur, les policiers parviennent à s'échapper.
Une première opération pour interpeller trois « meneurs» est
organisée le 20 mars avec cinquante-neuf policiers issus de la section départementale d'intervention, du district de Palaiseau et du commissariat d'Arpajon. Les deux dernières personnes se sont présentées spontanément. Les six prévenus - dont une femme - seront convoqués prochainement devant la justice.
Des années de filature policière ont permis de constituer contre les membres de cette famille - frères, cousins, neveux - et leurs proches une solide accumulation d'indices sur leur participation à de multiples vols de voitures ou à des saucissonnages. Ils ont justifié le renvoi de dix d'entre eux devant le tribunal correctionnel d'Amiens et nourri le réquisitoire prononcé, vendredi 25 avril, par la procureure Isabelle Pagenelle qui a demandé des peines de six mois avec sursis à sept ans de prison ferme.
"Tout nous ramène à eux", a-t-elle estimé, en accablant particulièrement les trois hommes qui comparaissaient détenus à cette audience, Marc, Jean-Claude et Fabrice Hornec, auxquels elle a attribué un rôle prépondérant dans les dizaines d'"expéditions criminelles" qui leur sont reprochées. Contre Marc Hornec et son cousin Fabrice, elle a requis sept ans d'emprisonnement, et trois contre Jean-Claude Hornec, placé en détention provisoire dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants aux côtés de son frère aîné, Mario. Elle a également requis six ans contre Jimmy Hornec, absent de l'audience, qui a notamment été reconnu par l'acteur Dany Boon comme étant l'un de ses agresseurs sur l'autoroute A1 en mars 2002.
Mais l'audience a également illustré les difficultés auxquelles ont été confrontés les enquêteurs et le juge d'instruction pour établir formellement les responsabilités des uns et des autres. Si la surveillance permet de retracer avec précision le parcours des véhicules empruntés par les agresseurs des personnes âgées - devant lesquelles ils se présentaient sous la fausse identité de policiers afin de les dévaliser - ou le manège des voitures volées garées sur le parking de l'aéroport de Roissy, elle bute souvent sur l'identification des silhouettes aperçues sur les bandes vidéo.
Diffusées à l'audience à la demande de la défense, celles-ci montrent des visages dissimulés sous des casquettes, à l'exception de l'une d'entre elles sur laquelle Marc Hornec est parfaitement reconnaissable. Une "accumulation d'approximations" pour les avocats de la défense qui, comme Me Jean-Yves Liénard, ont dénoncé le "golden parachute judiciaire" que constitue le délit d'association de malfaiteurs. Tous ont plaidé la relaxe de leurs clients. Le jugement a été mis en délibéré au 5 juin.
Pascale Robert-Diard
Aujourd’hui à Amiens, se tient la dernière journée du procès des deux frères Hornec, parrains du milieu parisien.
Sous la surveillance de la police et des membres de la famille.
ONDINE MILLOT Libération
QUOTIDIEN : vendredi 25 avril 2008
Elle circule, entre avocats qui jouent à se déstabiliser, journalistes qui jouent à s’effrayer, et badauds réellement impressionnés. Tous les éléments sont là pour se donner le frisson. Les dizaines de policiers cagoulés de noir, sanglés d’un impressionnant arsenal, leur main glissant dicrètement vers la crosse d’un pistolet lorsque se lèvent les membres du clan «H»…
Et les Hornec, en chair et en os, ces frères nés à Montreuil que la police présente comme les parrains du «milieu» parisien. Sans avoir jamais vraiment réussi à les coincer pour un «gros coup». A voix basse, on énumère leurs faits d’armes : courses-poursuites rocambolesques, braquages à 11 millions d’euros, trafic de drogue, attaques de fourgons blindés… Et la liste de leurs rivaux, retrouvés les uns après les autres morts sur le pavé : «Riquet» le proxénète qui répétait qu’il allait «fumer» les Hornec (1), «Grand Jo», «Pépé», «Fayçal», et l’ancien patron du milieu parisien, Claude Genova, dit «le Gros», remplacé aux affaires par les H.
Litanie. «D’un côté, on nous les présente comme des parrains, ce qui est un mythe de policiers et de journalistes. De l’autre, on voudrait nous les faire passer aujourd’hui pour des voleurs de poules, tonne Jean-Yves Liénard, avocat célèbre et défenseur des Hornec. Tout ça n’est pas très cohérent !» Les délits jugés par le tribunal correctionnel d’Amiens, certes, ne sont pas tout à fait à la hauteur de la «légende». Mais les deux frères Hornec, Marc et Jean-Claude, leurs cousins, Fabrice, Mehdi, David et Jimmy, leur beau-frère Marc Chainay et leur ami Florian Choby risquent tout de même dix années de prison.
La présidente entame la litanie des dizaines de délits commis entre 2000 et 2002 : vols de voitures grosses cylindrées sur l’autoroute en se faisant passer pour des policiers, recel, «association de malfaiteurs», escroqueries, vols et «saucissonnage» de personnes âgées à domicile.
Célèbre malgré lui, Jimmy est accusé d’avoir braqué la Mercedes de Dany Boon, en 2002, sur l’autoroute A1. L’humoriste, frappé alors qu’il tentait de récupérer son chien, en a fait un sketch. Ni lui ni Jimmy ne sont présents à l’audience, mais Dany Boon est l’une des deux seules parties civiles représentées par un avocat. Marc Hornec, 41 ans, est le benjamin des trois frères. Son ventre rond serré dans un polo beige, souriant et à l’aise, il se tourne souvent vers Jean-Claude, 54 ans, cheveux gris et pull Lacoste, l’aîné. Mario, 49 ans, le cadet, également fiché au grand banditisme et incarcéré pour trafic de cocaïne, n’est pas poursuivi aujourd’hui.
Marc est le premier à parler. «Les vols, c’est pas mon domaine, démarre-t-il, avec force moulinets de la main. Si je connaissais quelqu’un qui avait fait ça, je lui mettrais quelques gifles je crois.»
Pour échapper à la prison, Marc Hornec a épuisé toutes les stratégies : grimage, fausses identités, évasion à VTT, versement de cautions faramineuses par le «clan» (92 000 euros en 2002, un an après qu’il a lui-même versé 250 000 euros pour libérer son fils et celui de Mario).
La dernière en date consiste à invoquer ses «troubles mentaux». Il dit avoir passé du temps dans un hôpital psychiatrique et s’est même fait placer sous tutelle en 2004. Les experts restent sceptiques. A l’audience, Marc Hornec semble bien avoir toute sa tête, et même de quoi se payer celle du tribunal. «Je suis un peu dans l’immobilier, avec des personnes, dans les tapis, avec des gens», dit-il à la présidente qui l’interroge sur la nature de «son domaine».
Puis, à la procureure, qui pose la même question. «Vous allez me retrouver dans un gros braquage, comme Spaggiari, mais pas dans un truc comme ça. Je suis un homme extraordinaire. Vous savez pas comme je suis vu à Paris.»
A homme extraordinaire, dispositif hors pair. Celui mis en œuvre pour son arrestation et celle des autres prévenus est digne d’un polar.
Pendant des mois, des dizaines de policiers et gendarmes ont planqué, épié, filmé près des différents domiciles du clan et de leur «plate-forme», un parking de Roissy où ils entreposaient les voitures volées servant aux braquages. En équipant de balises ces berlines, les enquêteurs ont ainsi pu suivre tous les déplacements du «clan».
Evidemment, à l’audience, aucun Hornec ne se reconnaît sur les photos prises lors des filatures. «Je ne connais pas la personne, mais, si je la connaissais, je ne vous le dirais pas», explique Fabrice, un des cousins poursuivi notamment pour le cambriolage violent d’un couple de personnes âgées dans l’Isère, pour un butin de 486 000 euros.
«Balle dans la tête». David Hornec, autre cousin soupçonné d’un vol de voiture avec violences, a tenu lui à se démarquer du «clan» lorsqu’il a été interrogé par les enquêteurs.
La présidente lit le procès-verbal de son audition : «Ces personnes-là, je ne les fréquente pas, car je n’ai pas envie de prendre une balle dans la tête. Ils sont dans des grosses affaires, ils ont plein de fric. C’est des grosses têtes fortunées.» Au troisième rang de la salle, frémissement. Femmes, filles, fils, oncles et cousins Hornec y sont alignés. Certains très jeunes, fièrement campés, semblent incarner la relève.
«Ça n’est pas moi qu’ai dit ça», implore David.
(1) Parrains et Caïds, de Frédéric Ploquin, Fayard.
La préfecture a proposé à plusieurs d'entre eux des hébergements, que les Roms ont refusés.
« Nous souhaiterions qu'ils les acceptent, reprend-elle. Mais ce sont des logements éloignés, qui éparpilleraient leur famille. Cest très compliqué. » Des départs pour la Roumanie seront organisés par l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations (Anaem) demain pour ceux qui l'acceptent.
Croix volées au cimetière de St-Maur
Roms : un deuxième bidonville rasé en un mois
Cette expulsion fait suite à une ordonnance en référé du tribunal d'EVRY. Le terrain, occupé illégalement, appartient au conseil général.
Quatre femmes en situation irrégulière ont été interpellées et remises en liberté.
Trois d'entre elles ont reçu l'obligation de quitter le territoire.
Plus loin, une jeune fille enceinte somnole dans l'herbe, des enfants jouent sans jouets, des bébés dorment dans des poussettes à trois roues, des hommes fument, avec en toile de fond des chariots de supermarchés chargés où se chevauchent des sacs Tati.
« Ils vont dormir où, nos enfants ce soir? » s'inquiète une jeune maman. Aucune structure d'accueil n'a été prévue. Les Roms de lisses dormiront sans doute à la belle étoile au bord de l'A 6. CÉLINE CAREZ
Par Christian DAURES AFP - 25 mai 2008 07h45 DRAGUIGNAN (AFP) -
Trois véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans la cour intérieure de la gendarmerie de Brignoles (Var) où avait été interpellé un homme tué vendredi par un gendarme à Draguignan alors qu'il s'évadait, a-t-on appris auprès des gendarmes.
Les véhicules, dont un Trafic, ont été entièrement détruits dans cet incendie qui s'est produit à 2H15, a-t-on ajouté, sans pouvoir préciser la manière dont il a été déclenché. Il n'y a pas eu de victime et aucune interpellation n'a été effectuée.
"Nous avons élargi la sécurité de tous les casernements dans le département", a précisé le commandement de la gendarmerie du Var. Un hélicoptère muni d'un projecteur était engagé pour effectuer des recherches. Un détachement de surveillance et d'intervention a été mobilisé dans le secteur de Brignoles.
Un homme de 27 ans Joseph Guerdner a été tué vendredi soir par un gendarme alors qu'il tentait de s'évader, menotté, de la compagnie de gendarmerie de Draguignan (Var), a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Sans profession, il appartenait à la communauté des gens du voyage et vivait dans un campement à Brignoles.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a demandé la suspension du gendarme et une enquête interne "sans délai".
En début de soirée, la famille de la victime a obtenu le droit de voir son corps avant qu'il soit autopsié, ce qui a apaisé la tension qui régnait devant le palais de justice où s'étaient rassemblés en fin d'après-midi une quarantaine de ses proches.
Selon le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard, l'homme avait été autorisé à fumer dans l'escalier durant sa garde à vue mais la minuterie s'est éteinte et il en a profité pour sauter par une fenêtre à 4,60 m au dessus d'une cour, devant les habitations des gendarmes où vivent les familles.
"Le gendarme a fait les sommations et a tiré sept coups de feu dans sa direction. Trois projectiles l'ont atteint dont l'un perforant dans le thorax", a expliqué le procureur à l'AFP.
Un pistolet de calibre 11,43 a été trouvé par les gendarmes dans le véhicule de la victime, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. De source policière, le pistolet était armé.
La victime, Joseph Guerdner, sans profession et appartenant à la communauté des gens du voyage, vivait dans un campement à Brignoles. Il avait trois enfants âgés de 10 mois, 3 et 7 ans, a précisé sa soeur aînée Mauricette Schatz, en ajoutant que la victime "avait fait pas mal de bêtises dans le passé" mais était sous contrôle judiciaire et en voie de réinsertion.
Selon le procureur, il était connu de la justice pour de nombreuses infractions et recherché pour l'agression à main armée et la séquestration d'un chauffeur-routier, affaire dans laquelle trois personnes ont déjà été écrouées.
Les gendarmes ont profité de son pointage pour un contrôle judiciaire à la gendarmerie de Brignoles pour l'interpeller puis le transférer à Draguignan.
Le procureur a souligné "la grande détermination à s'évader" de la victime, "n'hésitant pas à se provoquer des blessures" en s'arrachant l'un des bracelets entravant ses mains.
Atteint de trois projectiles, il a réussi à sauter le grillage ceinturant la compagnie de gendarmerie puis à se réfugier dans l'enceinte d'une école privée qui jouxte la gendarmerie. "Il s'est caché dans des buissons, puis a grimpé dans un arbre d'où il est tombé.
C'est sa chute qui a attiré l'attention des gendarmes qui le recherchaient", selon le procureur. En dépit des secours, l'homme grièvement blessé est décédé vers 22hH30, moins d'une heure après son évasion survenue à 21H40.
Le magistrat souhaite savoir "si l'utilisation de l'arme s'était effectuée dans le respect de la réglementation spécifique aux gendarmes", différente de celle de la police et qui leur donne le droit de faire usage de leurs armes dans le cadre d'évasions.
La qualification d'homicide volontaire a été retenue pour la garde à vue du gendarme auteur des tirs, officier de police judiciaire et maréchal des logis-chef de la brigade de recherches de Draguignan, afin de ne "rien négliger" a dit le procureur qui a saisi l'inspection technique de la gendarmerie.
"J'ai voulu signifier aux familles que rien n'était laissé de côté", a-t-il insisté, en précisant les avoir reçues.
Trente-sept Roms du camp Hanul, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont entrepris ce curieux voyage mercredi, accompagnés par des associations. Soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant le 9 août, ils ont fait l’aller-retour dans la journée, moyennant 10 € chacun. Le reste était pris en charge par des associations.
« Ils viennent chercher une preuve qu’ils ont respecté la loi en quittant la France. On va demander à la police nationale de tamponner leur OQTF à la frontière. Puis ils rentreront à Saint-Denis, explique Didier Inowlocki, membre du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés). C’est absurde, mais c’est le seul système qu’ils ont trouvé pour pouvoir se maintenir en France en toute légalité. »
Quinze jours auparavant, une dizaine de Roms avaient déjà fait la même démarche, avec succès.
9 heures. Les adultes priés de quitter la France grimpent dans le car. Darius, 21 ans, grosses lunettes noires et chemise sombre, s’installe au fond, près de son père, de son frère et des autres hommes du camp. A l’avant, sa femme Loredana tient son bébé de 15 mois, Angelie, sur ses genoux, tandis que Samir, 6 ans, se recroqueville sur son siège, prêt à dormir.
La famille de Darius, qui vit au camp depuis six ans, a choisi de participer au voyage pour éviter d’être expulsée. « Pourquoi je quitterais la France ? Je suis très bien ici, je peux travailler et gagner 10 à 15 € par jour, assure le jeune homme qui revend de la ferraille au noir. En Roumanie, il n’y a rien à faire. On ne peut pas gagner sa vie. »
Midi. Le car arrive à la frontière et débarque ses passagers.
Passeport roumain et OQTF à la main, la petite troupe se dirige vers le poste de police, sous le regard interloqué des douaniers. Mais sur place : personne. Pendant plus de deux heures, les Roms attendent, inquiets, assis sur le bord de la route, papiers toujours en main, prêts à les présenter.
Mais aucun policier ne se montrera cet après-midi. « Le problème, affirme Violaine Carrère, du Gisti, c’est qu’aucun texte n’impose aux policiers de mentionner qu’on est passé par tel territoire. » Européens mais pas libres de circuler en France aussi longtemps qu’ils le souhaitent, les Roms ne comprennent plus rien. Certains s’impatientent. « J’ai peur d’être expulsée », explique Margean, 53 ans. En France depuis dix ans, elle apprend le français : « J’aimerais avoir un habitat et un travail plus décents », glisse-t-elle.
16 heures. Dernière tentative pour les associations : demander à la police nationale belge de signer le document.
Mais au commissariat de Mons, une dizaine de kilomètres après la frontière, c’est peine perdue.
« De tels documents n’existent pas chez nous, je n’ai pas à signer des papiers français », s’exclame le policier belge, ahuri par la réclamation.
16 h 30. Le chauffeur doit rentrer. Sur le chemin du retour, Violaine et Didier tentent déjà de rassembler toutes les preuves du passage de leurs protégés en Belgique : factures, photos devant le monument aux morts de Mons…
Les familles, elles, se sont assoupies, fatiguées de leur expédition rocambolesque. Tous refusent d’abandonner. Certains ont déjà prévu de retourner en Belgique.
Darius, lui, a choisi d’emmener sa famille en Roumanie, juste quelques jours, puis de revenir à Saint-Denis et y vivre tranquillement jusqu’à la prochaine descente de police.
rfi.fr, Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir,
Article publié le 01/08/2008 Dernière mise à jour le 01/08/2008 à 02:20 TU
Le président roumain, Traian Basescu, s'est rendu dans un bidonville de la périphérie de la capitale italienne où vivent de nombreux Roumains, appartenant notamment à la minorité Rom.
Arrivé à Rome jeudi pour rencontrer Silvio Berlusconi, le président roumain s'est aussitôt rendu dans un bidonville de la périphérie de la capitale italienne où vivent de nombreux Roumains, appartenant notamment à la minorité Rom. « Les citoyens roumains sont des citoyens de plein droit de l'Union européenne et doivent être traités comme tels », a-t-il déclaré, critiquant sans mâcher ses mots la décision du gouvernement italien de recenser les habitants des camps de nomades à Rome, Naples et Milan, et de relever leurs empreintes digitales.
Lors de leur conférence de presse commune, Traian Basescu et Silvio Berlusconi ont tenté de faire bonne figure malgré leurs différends.
Une poignée de main forte devant les caméras, assortie d’un sourire de circonstance, Silvio Berlusconi et son homologue roumain Traian Basescu ont achevé leur conférence de presse conjointe à Rome en voulant donner une image positive de leur rencontre.
D’ailleurs Silvio Berlusconi a déclaré avec fermeté que son gouvernement était bien loin de vouloir cultiver des comportements de discriminations envers les Roumains, qu’ils soient d’ethnie rom ou non.
Mais les propos de Monsieur Berlusconi n’ont pas convaincu le président roumain. Traian Basescu a confirmé qu’il n’approuve pas certaines des décisions du gouvernement italien, notamment le recensement de tous les nomades dont beaucoup sont des Tziganes.
Le président roumain a demandé très formellement que le recueil des empreintes digitales des mineurs ne soit effectué qu’en présence de leurs parents ou d’un juge.
De son côté Silvio Berlusconi a affirmé que le fichage des enfants roms était le seul moyen de garantir pour tous, la scolarisation et il a annoncé la visite en Roumanie, la semaine prochaine, du ministre de l’Intérieur Roberto Maroni qui rencontrera son homologue roumain pour discuter des modalités d’utilisation de fonds européens, afin de favoriser l’intégration des Tziganes.
Anne Rodier et Laetitia Van Eeckhout
LE MONDE | 31.07.08 | 13h19 • Mis à jour le 31.07.08 | 13h19
La police n’a rien pu faire pour éviter un afflux massif de gens du voyage au Port aux Cerises, l’une des deux bases de loisirs du département.
Céline Carez | 26.08.2008, 07h00 Le Parisien Essonne matin p. I
Le financier George Soros a vigoureusement défendu les Roms ce matin à Bruxelles. Reuters
La matinée a été longue, hier, pour la centaine de Roms installés depuis plusieurs mois sur un parking en construction de la gare RER Massy-Palaiseau. Dès 8 heures, la police était venue les déloger.
Une demi-surprise puisque l’ultimatum fixé par les autorités était dépassé de vingt-quatre heures. Mais l’évacuation, qui s’est déroulée sans heurts, n’a rien eu de simple.
Pendant que des machines détruisent les frêles baraquements érigés sur le parking, les membres du comité de soutien et la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) tentent de dresser la liste des familles avec des femmes enceintes ou avec des nourrissons, pour qu’elles soient conduites à la maison des solidarités de Palaiseau.
Déploiement de police en nombre
Deux heures et quelques allers-retours de minibus plus tard, la police, déployée en nombre, commence à mettre une pression physique, invitant le reste du camp une bonne cinquantaine de personnes à se diriger vers la gare RER.
Une longue colonne de familles, poussettes à la main et sacs sur le dos, s’élance. Les esprits s’échauffent. Des hommes se lancent dans des diatribes en roumain, d’où ressortent quelques mots de français comme « Europe » ou « passeport ».
« Partir où, pourquoi ? » demande un père de famille. « Peu importe, mais vous ne pouvez plus rester ici », s’énerve presque un fonctionnaire. « Ils gênaient le chantier de transport en site propre qui devait reprendre cette semaine, décrypte un haut gradé. Regardez comme ils sont chargés, ils n’ont pas pris leurs dispositions alors qu’ils avaient été prévenus. »
Un discours qui hérisse le poil des membres des comités de soutien. « Ils sont perdus, ils ne savent pas où aller », répète l’un d’entre eux , les larmes aux yeux. Finalement, sous la pression de la police, le reste des Roms a fini par prendre le RER, direction Corbeil. Neuf personnes y ont été prises en charge par le 115, qui leur a trouvé un hébergement provisoire. Quarante-neuf autres ont obtenu cinq nuitées grâce à la maison de la Solidarité.
Plusieurs dizaines de caravanes de gens du voyage se sont installées sur cette pelouse empruntée quotidiennement par les élèves et le personnel de l'établissement pour se redre à la gare d'Orangis-Bois-de-Belle-Epine.
Hier elles étaient toujours là. Pourtant entre-temps, plusieurs incidents s'étaient produits "Menaces, pressions, tentatives de racket, jets de pierres ..." énumère le proviseur du lycée dans une lettre adressée à Thierry Mandon, maire PS de Ris-Orangis.
"Trois jeunes ont été menacés s'ils empruntent le chemin qui traverse le camp et une élève de sixième a été poursuivie par un membre de cette communauté", ajoute la principale du collège.
La préfecture ne souhaite faire aucune déclaration à ce sujet.
Le Parisien, J.H. 4 octobre 2008, Essonne p. II
Ils sont Roms –souvent Roumains ou Bulgares – et vivent en France depuis 7, 12 ou 15 ans. Tous réclament le droit de travailler «comme n’importe quel citoyen européen».
«On leur reproche de ne pas avoir de ressources. Mais, en pratique, on les empêche de gagner leur croûte. De la pure hypocrisie !» s’énerve Jeannine Bechet de l’association ATD Quart Monde. Comme beaucoup de militants ce matin, elle est venue soutenir les Roms «pour qu’enfin, on arrête de leur mettre des bâtons dans les roues.»
«Droit de séjour est conditionné à leurs ressources»
Depuis l’adhésion en 2007 de leurs pays dans l’Union européenne, Roumains et Bulgares (qui composent la majorité des Roms) sont en principe libres d’aller et venir dans les pays membres. Une seule pièce d’identité suffit, pas besoin d'un titre de séjour. Sauf qu’au-delà de trois mois passés en France, leur droit de séjour est conditionné à leurs ressources. Ou à l’obtention d’un emploi. «Et un CDI, en plus» se désole un militant. Les Roms sont alors soumis aux mêmes règles que les étrangers hors UE au titre d’un décret de mars 2007 et voué à s’appliquer jusqu’en 2012. A cette date, les Roms auront alors les mêmes droits que les ressortissants européens.
«Pourquoi attendre 2012 ? Autant mettre fin à cette politique imbécile tout de suite !» s’énerve Yves Douchin, «volontaire par indignation». Depuis des années, il se bat pour aider les Roms. «On se ruine en photocopies, avec toute cette paperasse inutile qu’on leur demande.» Il nous présente Georghe. A 27 ans, dont 16 ans passés en France, ce jeune Roumain tient fièrement – et fermement – sa promesse d’emploi dans les mains. «Une vraie galère pour l’obtenir…» Pas facile surtout de trouver un employeur prêt à payer les 850 euros nécessaires pour les frais du dossier de régularisation, valable pour les Roms comme pour tous les sans-papiers.
Comme beaucoup, il travaille au noir
«Il y a aussi le problème des délais d’attente. C’est très dur de trouver un employeur disposé à patienter deux ou trois mois (le temps de la régularisation) avant qu’on commence le travail. Le plus souvent, ils ont besoin de quelqu’un tout de suite, surtout dans le bâtiment» témoigne Romica, 37 ans.
Alors, comme beaucoup, ce père de famille, arrivé en France en 2001 avec sa femme et ses quatre enfants, travaille au noir. «Faut bien avoir de quoi manger. Surtout que l’on n’a plus droit aux allocations familiales.» Emmitouflé dans sa doudoune, il esquisse un sourire, en croisant les doigts. Il a peut-être trouvé un emploi dans une entreprise d’insertion, grâce au comité de soutien des Roms de Saint-Etienne.
A côté de Romica et de sa femme, un groupe de jeunes Roms. Tous pour la plupart ont grandi en France. En attendant le retour de la délégation reçue ce matin à l’Assemblée, ils donnent le rythme. Quelques pas de danse sur un fond de musique traditionnelle, «il n'y a rien de mieux pour se réchauffer» dit-on. Et pour garder le moral.
Depuis le passage de la police, les nomades ont enlevé les branchements.« On a demandé à EDF un compteur. Mais ce ne sera pas fait avant trois semaines, explique Marie-Louise, 55 ans, installée dans sa caravane, transformée en cuisine. On respecte les gens. IL ne faut pas avoir peur de nous. On demande juste à rester ici quelque temps, pour que nos malades puissent être soignés. »
En cette période de grand froid, Marie-Louise et sa famille se chauffent comme ils peuvent. « Pendant deux mois, grâce au maire, on a pu rester à Saint-Pierre-du-Perray, raconte Marie-Louise. Mais c'est toujours compliqué. On n'a pas d'endroit où aller. » Le responsable du camp doit se rendre aujourd'hui à la mairie pour obtenir l'autorisation de rester.
Avant-hier dans l'Hexagone, 14 personnes sont arrêtées.
Hier, c'est au tour des enquêteurs roumains de mettre la main sur dix suspects. Tous sont Originaires de la province de Tulcéa. « La marchandise volée était écoulée en Roumanie. Elle était convoyée en voiture ou envoyés par la poste, décrypte un enquêteur. Sur place, nos homologues roumains sont tombés sur une caverne d'Ali Baba. » Les suspects sont désormais entre les mains de la justice des deux pays. De nouvelles interpellations ne sont pas à exclure.
TIMOTHÉE BOUTRY
Les Roms se sont ensuite éparpillés dans la nature ...
C'est le début de la matinée, hier matin. Les policiers bouclent le camp. Des camions-bennes stationnent à proximité pour évacuer les futurs débris. Une pelleteuse s'avance et déblaye l'entrée du camp, bouchée par un monticule de terre.
"Nous allons trouver un autre terrain"
Les Roumains partent, certains avec des chariots remplis d'objets divers, d'autres avec un matelas ou une bâche en plastique dans les bras. L'ambiance est calme. Les forces de l'ordre, fermes mais cordiales, patrouillent dans les cabanes pour vérifier que tous les occupants sont partis. Les policiers rassemblent les bidons d'essence et les bouteilles de gaz pour sécuriser les lieux.
La pelleteuse s'attaque aux baraquements, faits de bois, de carton, de tôle et de mousse. Un Rom arrive, les bras en l'air et crie. Il était parti travailler et part chercher en catastrophe ses papiers d'identité. L'engin métallique s'arrête quelques secondes. Puis, en quelques minutes, tout est détruit.
« Nous n'avons pas eu le temps de préparer nos affaires », soupire une jeune Rom. «Ils ont eu vingt-quatre heures pour évacuer les lieux », assure-t-on en préfecture. D'ailleurs, plusieurs familles étaient déjà parties avant l'arrivée des forces de l'ordre.
«Nous ne savons pas ce qu'il va arriver à ces gens, poursuit-on à la préfecture. Les lieux ont été rebouchés. »
Il est 11 heures. Les Roumains s'en vont « Nous allons trouver un autre terrain. Nous sommes obligés », lance un homme. J.H.
Ils sont de plus en nombreux à trouver refuge près des grands magasins du boulevard Haussmann. Le maire du IX e , qui s’est rendu hier à la préfecture, en appelle à l’Etat.
Le Parisien Cécile Beaulieu | 19.03.2009, 07h00
Un récupérateur de métaux installé à l'écart de la ville a tué d'un coup de fusil de chasse un homme âgé de 50 ans qui s'apprêtait à lui voler du matériel. La scène s'est passée en pleine journée, vers 13 heures, dans un espace très faiblement urbanisé au-dessus de la zone commercialé des Clashes, sur le territoire de la commune de Poussan. Quelques minutes plus tôt, trois hommes étaient arrivés dans une voiture blanche de petite cylindrée. Il s'agissait d'un père de famille accompagné de ses deux enfants, âgés de 26 et de 14 ans. Leur manège sur cette route qui ne mène nulle part, sinon au dépôt de ferraille, a intrigué le propriétaire, qui soupçonnait une tentative de vol.
Atteint à la gorge
Le ferrailleur aurait tiré une première fois en direction de l'un d'entre eux qui tentait de s'enfuir à pied Le deuxième coup de fusil a atteint à la gorge le père de famille qui se trouvait alors dans le véhicule. La victime était déjà connue des services de gendarmerie pour des faits de vols et de cambriolage. Il appartenait à la communauté des gens du voyage de Béziers (Hérault).
Mais aucun de ces trois hommes ne possédait d'arme à
feu et on n'a pas retrouvé d'objets résultant d'un vol dans leur voiture. Le ferrailleur a été placé en garde à vue ainsi que les deux enfants de la victime. Au moment de son interpellation, le tireur a indiqué que son établissement avait fait l'objet de vols à plusieurs reprises.
« Je n'ai strictement rien entendu et je ne me suis jamais rien fait voler chez moi ces dernières années », confiait hier soir une habitante du secteur. Jusque tard hier soir, les gendarmes du groupement de l'Hérault chargé de l'enquête ont maintenu un dispositif de protection afin d'éviter une tentative de représailles. Le parquet de Montpellier s'apprêtait à ouvrir une information judiciaire.
CLAUDE MASSONNET
Le vol dit "à la pétition" sévit en Ile-de-France aux distributeurs automatiques. Plus de cent victimes de ce nouveau type d'agression ont déjà été recensées.
« A chaque fois, le même scénario se répète, explique un enquêteur. Deux ou trois jeunes filles ou garçons originaires de Roumanie se postent à proximité d'un distributeur automatique de billets. Ils attendent l'arrivée d'une personne âgée. Juste après que la victime a composé son code confidentiel, ils lui placent sous les yeux leur pétition en faveur d'une association de sourds et muets.
Un d'entre eux en profite pour retirer le maximum d'argent et tout le monde s'enfuit très vite.
La ville a demandé à la préfecture de Seine-Saint-Denis de réquisitionner le Fort de l'Est (propriété de l'Etat) pour les héberger car une solution n'a pour l'instant été trouvée que pour trois nuits dans différents hôtels.
L'incendie, qui s'est déclaré vers 3 heures sur un terrain de 2.000 m2 a fait deux blessés légers, dont un policier qui a chuté pendant l'intervention, ont précisé les pompiers. Trente engins ont été mobilisés et huit grosses lances ont dû être activées pour maîtriser le feu, au bout d'une heure et demie, ont ajouté les pompiers, sans préciser le nombre exact de baraquements ou de caravanes détruits.
D'ailleurs,
nous n'avons pas emegistre de plainte.
Quant a la camera, elle est utilisee lors des operations sensibles, pour recueillir des elements de preuve. »
Et le commissaire d'ajouter que les images recueillies attestent du deroulement normal de l'intervention.
De son cOte, le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitie entre les peuples) a denonce cette intervention et a annonce vouloir saisir la police des polices, le procureur et la commision nationale de deontologie de la securite.
Ce "suivi" nécessaire, a-t-il dit, était le "chaînon manquant" dans la surveillance et la réinsertion. La deuxième décision est l'envoi de policiers et de magistrats roumains en France "pour nous aider à démanteler les trafics d'êtres humains", a poursuivi le secrétaire d'État.
La troisième est une "politique de coopération" pour "mobiliser des fonds européens au service de la réinsertion de la communauté rom". Cette politique, a précisé le responsable français, "va s'appuyer sur la conférence européenne de Cordoue (Espagne), en avril, sur les Roms".
Emil Boc a qualifié de "très directes" les discussions et évoqué une "tolérance zéro" à l'égard des réseaux criminels qui encouragent les Roms à se rendre clandestinement en France.
Huit mille Roms ont été reconduits de France vers la Roumanie en 2009 avec en poche 300 euros par adulte et 100 euros par enfant, mais près de deux tiers d'entre eux reviendraient clandestinement en France. "Nous voulons traiter cette affaire de façon humaine et intelligente", avait dit Pierre Lellouche avant d'arriver à Bucarest, en soulignant le caractère délicat de la visite, dont l'objet "ne divise pas la droite et la gauche françaises", comme en témoigne la présence d'un député socialiste.
Lors des premières auditions, ils se sont montrés « coopératifs », selon une source proche de l'enquête.
JULIEN HEYLIGEN
Emmanuel Jarry
Ce peuple est composé de trois grands groupes :
Les Roms : ce terme, qui signifie « homme » en langue romani (langue indienne dérivée du sanskrit), désigne le groupe majoritaire. Les Roms se sont fixés en plus grand nombre dans les pays d’Europe de l’Est. « Rom » est aussi le nom que les Tsiganes se donnent eux-mêmes depuis 1971.
Les Gitans : à leur arrivée en Grèce au IXe siècle, les Tsiganes se seraient regroupés en un lieu appelé « la petite Égypte », d’où le nom qui leur sera attribué d’Égyptiens ou gitanos (en Espagne), gitans (en France), gypsies en Angleterre, etc. Dans l’Hexagone, ce terme désigne les Tsiganes installés en Camargue.
Les Manouches : (de mnouch, « homme »), ou Sintis. Nom donné aux Tsiganes qui se sont installés en Allemagne ou en Italie. Notons encore les appellations de « Bohémiens » , pour désigner les Tsiganes arrivés en France en provenance de Bohême et de « Romanichel » , dérivé de Romani Cel, qui signifie « groupe d’hommes ». Le terme a aujourd’hui une connotation péjorative.
(Sources : Les Langages de l’humanité, Michel Malherbe, Éd. Robert Laffont. Les Tsiganes en France, Denis Peschanski, CNRS Éditions.)
Premier à dégainer, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a dénoncé le "discours usé" de Nicolas Sarkozy, jugeant "particulièrement graves" les annonces du chef de l'Etat sur la déchéance de la nationalité. "Le président fait une distinction entre les Français de première, de deuxième et de troisième classes et on a bien compris qui était en première" a déploré Benoît Hamon.
Le député PS Pierre Moscovici a, pour sa part, jugé les propos du président "inacceptables pour tous les républicains de notre pays. Affirmer un lien de causalité entre immigration et délinquance est ignoble. Menacer de déchoir de leur nationalité les Français d'origine étrangère auteurs de certains crimes renvoie aux heures les plus sombres de notre Histoire" a indiqué le député du Doubs.
Comme la suppression des allocations familiales", à laquelle elle est également hostile En revanche, l'ex-ministre Boutin est d'accord avec Matignon pour refuser les salles médicalisées de prise de drogue, estimant que les expériences menées ailleurs "n'ont pas donné de résultats satisfaisants".
Un villepiniste monte au front
Le député UMP villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand a dénoncé l'expulsion samedi matin de Roms à Montreuil (Seine-Saint-Denis) estimant que "cette politique de démembrement des camps illégaux tournait à l'ignoble". "Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l'ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, avec menace de séparer les mères et les enfants?", s'est insurgé l'élu. Selon Jean-Pierre Grand, qui a appelé à la démission du préfet, "tous les Républicains ne pourront que condamner ces méthodes qui rappellent les rafles pendant la guerre". Des Roms qui occupaient depuis deux jours un bâtiment dans le quartier du Haut Montreuil, dans lequel se trouvaient 70 personnes dont une vingtaine d'enfants, ont été évacués par la police samedi matin. Seize d'entre elles ont été interpellées et amenées au commissariat de Montreuil. Avant leur remise en liberté dans l'après-midi, avec obligation pour la plupart de quitter le territoire, plusieurs enfants regroupés avec leurs mères près du commissariat avaient demandé: "libérez nos papas!".
"Le Préfet du Val-de-Marne… Lui, qui n’avait pas levé le petit doigt pour régler une situation encore plus insoutenable depuis février 2010" écrivent les élus, "le voilà qui agit, avec zèle, à l’injonction présidentielle, pour éliminer les campements illégaux du département parce qu’ils regorgeraient de délinquants potentiels".
Les élus communistes rappellent que la préfecture n'avait pas eu le même zèle de régler la situation lorsque deux enfants étaient morts dans un camp Rom à Orly. "Bilan : des enfants et leurs parents sont refoulés sur le trottoir comme de vulgaires objets, sans plus aucune ressource pour vivre, manger, ni s’abriter ! Où est l’humanité d’un tel procédé ?" s'indignent-ils. "Nous apportons notre soutien au Maire de Choisy-le-Roi, Daniel Davisse, qui, refusant de laisser 50 personnes dont 20 enfants dans la détresse, les accueille provisoirement dans un gymnase de la ville. La recherche d’une solution humaine et pérenne étant du ressort de l’Etat, nous réitérons notre demande auprès du Préfet du Val-de-Marne, pour qu’il mette en place un plan d’urgence en faveur des 300 Roms réfugiés en Val-de-Marne, pour qu’ils soient aidés, accompagnés et accueillis dans le plus grand respect des droits de l’homme et de nos fondements républicains", conclut le communiqué.
Le sénateur-maire socialiste de Dijon répondait aux questions de Philippe Corbé lundi matin.
Il "ferait mieux de demander la condamnation des maires qui ne créent pas les aires d'accueil nécessaires pour les gens du voyage", a-t-il dit.
Pour éviter les pressions la victime tournera à plusieurs reprises autour des suspects qui seront ainsi formellement identifiés.
En effet, l'absence de confrontation formelle entre victime et auteurs présumés ne pouvait permettre la condamnation de ces demiers... Ne voulant pas prendre le risque d'un recours
imparable, la présidente, Sophie Brionne, et
ses assesseurs ont préféré relaxer les prévenus.
BANDITISME. Les policiers de Nice viennent d'interpeller deux cambrioleurs présumés de bijouterie grâce à la collaboration de leurs homologues autrichiens.
Mis en examen pour« tentative de vol par effraction », « vols par effraction » et « association de malfaiteurs », les deux suspects ont été écroués.
L’association a décidé de suspendre ses aides. Trop, c’est trop. Les compagnons de la communauté d’Emmaüs à Longjumeau en ont assez d’être la cible des voleurs. Hier vers 5 heures, des cambrioleurs ont pénétré dans l’enceinte, direction la salle des ventes, pour faire la razzia d’objets en tout genre : lecteurs DVD, microchaînes, CD, vêtements, vaisselle… tout en dégradant les lieux. C’est la cinquième fois que des cambrioleurs s’en prennent à l’association en moins de deux mois. « On ne sait plus comment se protéger », souffle Claude Hua, président de la communauté.
Cette fois, trois individus ont été interpellés. Les fonctionnaires effectuaient une ronde dans le secteur quand ils ont aperçu deux hommes franchissant le mur. Un troisième larron était à l’intérieur. Hier soir, les trois hommes âgés de 18 à 28 ans ont été remis en liberté et devront se présenter au tribunal le 23 février. Le plus jeune a été conduit au centre de rétention de Palaiseau en vue de son expulsion vers la Roumanie.
Toute la journée d’hier, les portes de l’association sont restées closes. Sur une pancarte, un mot qui en dit long sur l’humeur des compagnons. « En raison des déprédations et dégradations dont la communauté est régulièrement victime, nous sommes malheureusement obligés de ne pouvoir ouvrir ce jour. »
« A chaque fois, c’est au détriment des personnes en difficulté qui comptent sur nous », se désole Bernard Bonnifay, responsable de la communauté. Dans l’après-midi, les compagnons ont dressé la liste des dégâts. Lundi, il leur faudra tout remettre en état afin de pouvoir ouvrir mardi. « Entre ce qu’ils ont volé et ce qu’ils ont détruit, il y en a au moins pour 2000 €, évalue Bernard Bonnifay. A cela s’ajoute la journée de vente d’aujourd’hui qui est perdue. »
Les aides ponctuelles suspendues
Dans le fameux bric-à-brac, les voleurs ont pris leur temps, avant d’être surpris par les policiers. La vaisselle et le linge ont été dérangés. A l’étage, ils ont visité le coin des bijoux. Même le dépôt extérieur a été fouillé. Causant au passage de la casse : ici une lampe, là un verre. Le rideau de fer ne coulisse plus. Et un coin du bardage du hangar a été soulevé. Les compagnons bricoleurs vont encore devoir se retrousser les manches. Ce saccage, c’est bien cela qui met en colère les hommes de bonne volonté. Certains d’entre eux n’ont pas toujours eu une conduite irréprochable dans le passé, mais « la casse gratuite », ils ne supportent pas. « C’est écœurant. »
La répétition des attaques leur fait supposer que les auteurs ont pu, eux-mêmes, être aidés par le passé pour connaître aussi bien les lieux. Aussi, pour marquer les esprits, Emmaüs a décidé de suspendre pour l’instant les solidarités. En 2010, quelque 120000 € ont ainsi été donnés sous forme de chèques ou de matériel. La salle des ventes reste ouverte, les gens peuvent venir déposer leurs biens, les camions continueront leur tournée, mais les aides ponctuelles en meubles, linge, etc., réclamées par des assistantes sociales ou des associations pour soulager des familles dans le besoin sont terminées.
« Pour le moment », tonne Bernard Bonnifay.
Le Parisien
INTERPELLATIONS
Les voleurs dérobent pour
400 000 € de pots catalytiques
pellier (Hérault) ». Le préjudice subi par les propriétaires s'élève à près de 400.000€.
« Pour récupérer le métal tant recherché, les voleurs chauffaient avec un chalumeau les petites billes recouvertes de palladium ou de platine qui se trouvent à l'intérieur du pot, ajoute la même source. Ce sont ces petites billes qui aident à rendre moins polluants les gaz d'échappement.»
Aujourd'hui, la plupart des voitures neuves sont équipées d'un pot catalytique dont le prix varie entre 1 500 € et 3 000 € pièce.
« Ces deux malfrats privilégiaient une certaine marque de camions avant de procéder au démontage des pots, indique un proche de l'affaire. Des recoupements sont en cours pour savoir si d'autres faits leur sont imputables. » Mis en examen, les deux jeunes hommes, sans domicile fixe, ont été placés en détention provisoire. La poursuite de l'enquête a été confiée à la sûreté départementale de Gironde.
Hier, les élus organisaient une réunion de crise sur place.
SAINT-MAURICE-MONTCOURONNE, HIER. Les propriétaires ont déboisé ce terrain pourtant classé EBC, soit site protégé. De nombreux élus et des représentants de l’Etat sont venus sur place constater les dégâts et trouver des solutions.
Sur ce sentier de randonnée, ils aimaient se promener à pied ou à cheval, admirer les vieux chênes ou simplement s’adonner à une partie de pêche. Mais aujourd’hui, les 1500 habitants de Saint-Maurice-Montcouronne voient dans ce chemin de Prédecelle, non plus un coin de paradis, mais la route de l’enfer. Car les nouveaux propriétaires d’une parcelle grande comme un terrain de foot ont fait raser des arbres, remblayé une mare et construit un muret de parpaings. Le tout sans aucune autorisation. Hier matin, le maire, Serge Zumello (SE), organisait une réunion de crise avec le sous-préfet d’Etampes, le président de la communauté du Pays de Limours, Christian Schoettl (NC), de nombreux élus et des représentants de l’Etat. « Nous sommes ici pour trouver des solutions car à chaque minute qui passe il y a dix parpaings de plus », annonce Serge Zumello.
Une nouvelle plainte a été déposée mardi
Cet espace est classé espace boisé pour les deux tiers et terrain agricole pour un tiers. Aucune coupe ne peut se faire sans déclaration administrative et toute modification des lieux est interdite même s’il s’agit d’un bien privé. Pigeonnier puis lieu de pêche, le site est vendu en 1999 et passe de main en main. Une famille de gens du voyage basée à Montlhéry l’achète en 2010. « Au printemps dernier, ils sont venus avec leur bulldozer pour déboiser et ils ont apporté de la terre pour remblayer la mare, raconte un voisin. Ce chemin, interdit à la circulation, est devenu une 2 x 2 voies. Nous avons des camions qui passent devant chez nous en permanence. » Le 26 juin, la municipalité porte plainte pour abattage illégal d’arbres. Le 8 juillet, la justice donne un délai de trois mois aux propriétaires pour remettre en état le site. Mais le 21 octobre, Serge Zumello constate que des fondations ont été réalisées sans déclaration. Une nouvelle plainte a été déposée mardi. « Nous avons affaire à des gens résolus. Il existe aujourd’hui deux procédures possibles, explique le sous-préfet Thierry Somma. Celle déjà engagée par le parquet mais qui prend du temps et pour laquelle les sanctions sont limitées. Et celle de faire un arrêté interruptif des travaux qui permet au maire de saisir le matériel sur place. Nous allons mettre en œuvre tous les moyens nécessaires. »
Joseph Becker, le patriarche de la famille visée, se défend. « Je veux juste clôturer le site avec un portail et faire pousser de l’herbe, mettre une balançoire et un toboggan pour y passer le week-end avec mes enfants et petits-enfants, assure-t-il. Je n’ai retiré que six ou huit arbres et des buissons. Et la mare était à sec. Ça ne sert à rien que je demande des autorisations au maire car il me refuse tout. Il a une haine contre moi car je viens de la communauté des gens du voyage. J’ai demandé à le voir et je ne l’ai jamais rencontré. Il m’a envoyé les gendarmes. Il ne veut pas m’activer ma ligne de courant électrique et me mettre l’eau. Qu’il me donne rendez-vous! Je suis prêt à l’écouter et m’accorder avec lui. »
Hier après-midi, la communauté de communes a fait creuser des tranchées sur ce chemin pour tenter de bloquer l’accès aux camions.
Le Parisien.
A la moindre occasion, les animaux sont ensuite vendus, entre 300 € et 1 000€,aux passants attendris.
Des animaux pas vaccinés Dépourvus de papiers officiels, et notamment de certificat de vaccination, ces chiots non tracés représentent un véritable danger sanitaire que ne cessent de dénoncer les organisations de défense des animaux.
Stéphane Lamart, qui dirige l'association éponyme, ne décolère pas depuis son passage au campement de la rue Emile-Bollaert, il y a quelques semaines: « Certains de ces animaux sont malades, peut-être même porteurs de la rage ou d'autres maladies. Comment le vérifier?
Lorsque je demande l'origine des chiens et le carnet de vaccination, on me répond seulement qu'ils viennent de Roumanie. J'ai vu un chien mourir de parvovirose, une maladie infectieuse. A l'évidence, il n'était pas vacciné.»
A une militante de l'association venue la semaine dernière enquêter
anonymement rue Emile-Bollaert, un chiot a été proposé pour 3ÜÜ€. Depuis plusieurs années, le trafic de chiens bat son plein à Paris, souvent organisé par la communauté roumaine. « Le deuxième business après le trafic de drogue », selon les associations de défense des animaux. Une
manne pour ceux qui le pratiquent. Cinquante de ces animaux, trouvés en compagnie de mendiants, parfois maltraités, ont été saisis par les services de la préfecture de police en 2010, et placés en fourrière après avoir suivi un protocole sanitaire. Et autant de chiens ont été placés, dans les mêmes conditions, au cours de l'année écoulée. Mais, pour les associations, ces saisies demeurent insuffisantes. « Le trafic est devenu industriel, soutient Stéphane Lamart. Il faudrait que les pouvoirs publics organisent de véritables descentes dans ces élevages clandestins et prennent tous les chiens qui ne sont ni tatoués ni vaccinés.»
Comme l'association Stéphane Lamart, la Fondation Brigitte Bardot en a appelé, voici quelques mois, au préfet de police. « Nous ne pouvons plus tolérer ce spectacle affligeant, scandaleux. Dernièrement, ajoute-t-on à la Fondation Brigitte Bardot, nous sommes intervenus pour retirer une chienne qui venait de mettre bas sur le trottoir. Il ya urgence.» Cécile BEAULIEU.
Des achats réalisés après l'ouverture de comptes bancaires en bonne et due forme, mais insuffisamment approvisionnés. Leur coup réussi, les malfrats regagnent aussitÔt leur pays d'origine pour y écouler leurs marchandises ainsi acquises.
Sous prétexte de vouloir lui vendre des bijoux les deux femmes entament la conversation. Mis en
confiance, il ne se méfie pas jusqu'au moment où l'une d'entre elles lui arrache la chaîne en or qu'il porte autour du cou.
Les voleuses s'engouffrent aussitôt dans une Mercedes Direction la
capitale. Elles n'ont pas été retrouées.
La police judiciaire de Meaux (Seine-et-Marne) vient de démanteler un trafic de bijoux en or et de lingots qui durait depuis plus d’un an.
Le receleur
a également avoué ne pas avoir voulu
savoir d'où provenaient ces colliers,
bagues, boucles d'oreilles et autres
montres de valeur. « Il a ensuite revendu toutes les trois semaines, entre
800 g et 1 kg de bijoux en or à un de ses
principaux complices, indique un
proche de l'affaire. Celui-ci était
chargé de convoyer cette précieuse
marchandise vers la Belgique où elle
était refondue.»
Outre les bijoux retouvés chez les
receleurs, les policiers ont également
saisi une BMW Série 3, une Mercedes
classe C et une Mini Cooper leur
appartenant. Claude M et David M.
ont été finalement écroués, tandis que
leurs trois complices ont été placés
sous contrôle judiciaire.
STEFHANE SELLAMI
«Sarkozy ne nous a jamais expulsés, finalement, c’est le PS», a conclu Yann Lafolie.
(AFP)
Jamais notre prière n'a fait abstraction des questions de la vie sociale, encore moins des souffrances des hommes. On peut dire que notre prière est marquée par les conditions de vie de la société dans laquelle nous nous trouvons.
L'exemple le plus récent, ce sont les Roms à Lyon, qui ont une place particulière dans notre prière. Un curé de Villeurbanne qui s'est occupé avec ses paroissiens d'une famille de Roms depuis plus d'un an se réjouit de voir qu'elle vient d'obtenir un visa de séjour, et en même temps il exprime sa souffrance devant l'expulsion de tant d'autres ces jours-ci.
Tout cela entre dans notre prière, la nourrit et la transforme chaque jour. Par la prière, nous affirmons surtout que la source ultime du bien n'est pas dans l'autorité politique. Nous prions pour celle-ci, car nous croyons que Dieu veut la bénir et peut lui donner lumière et force pour être vraiment au service de tous.
La politique d'expulsion des Roms est une honte
Le gouvernement a pourtant annoncé vouloir se soucier du devenir de la situation des bidonvilles et, par extension, des populations roms.
Ces populations font depuis longtemps l'objet de préjugés, entretenus et aggravés par l'inacceptable discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010.
Suite de la tribune publiée dans Le Monde du 14 août dans la pièce-jointe téléchargeable ci-contre.
La levée de ces mesures transitoires a été demandée par la Commission européenne, par la voix de la commissaire à la Justice, Viviane Reding.
À la suite des démantèlements de camps de Roms et de mesures d'expulsion du territoire français pour certains d'entre eux, la Commission a replacé début août la France sous surveillance, comme en 2010, et rappelé la nécessité du respect des garanties contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires.

Lundi et mardi, seize personnes sont interpellées dans deux campements roms situés à Corbeil-Essonnes et Ris-Orangis ainsi qu'au sein de la communauté des gens du voyage à Quincy-sous-Sénart.
« C'est là que se situait la tête de
l'orsanisation affirme une source policière. Les prostituées étaient recrutées dans des campements roms de fortune tout comme les contre-maîtres chargés de leur surveillance".
Au fil des gardes à vue les protituées ont été remises en liberté et prises en charge des membres de l'association du Nid, qui milite pour l'abolition de la protitution. ...
Laurent Degradi.
Vingt-deux membres présumés d’un réseau soupçonné d’avoir forcé des mineures à jouer les pickpockets sont jugés à partir d’aujourd’hui. Parmi eux, Féhim Hamidovic.