
Shimon Peres
Novembre 2011 : L'Etat nucléaire hébreu menace l'Iran
29 avril 2006 : Ehoud Olmert (premier ministre d'Israël) convaincu que l'Occident empêchera l'Iran de se doter (notedt, comme Israël) d'armes de destruction massive
26 avril 2006 : Israël lance un nouveau satellite espion pour surveiller le nucléaire iranien
BERLIN (AP) - Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert se déclare convaincu dans un entretien publié samedi que l'Occident empêchera l'Iran de se doter d'armes de destruction massive.
"L'Occident, surtout sous la direction des Etats-Unis, s'assurera que l'Iran ne puisse en aucune circonstance posséder un jour des armes non-conventionnelles", déclare M. Olmert dans les pages du quotidien allemand "Bild".
Le chef du gouvernement s'exprimait après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) eut confirmé vendredi que l'Iran n'avait pas respecté les demandes du Conseil de sécurité de l'ONU et procédé avec succès à l'enrichissement d'uranium.
"Le président des Etats-Unis est un homme très courageux qui comprend cela très bien", poursuit M. Olmert, sans se prononcer sur l'éventualité d'un conflit militaire sur cette question.
A ses yeux, toutefois, les appels répétés du président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour la destruction d'Israël soulignent la nécessité d'une limitation de la puissance militaire de l'Iran.
"Ahmadinejad parle aujourd'hui comme Hitler le faisait avant de prendre le pouvoir" dans l'Allemagne des années 30, poursuit Ehoud Olmert. "Nous avons affaire à un psychopathe de la pire espèce (...) que Dieu interdise à cet homme de mettre la main sur des armes nucléaires." AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 29 avril 2006, 14h15
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(26 avril 2006) Israël lance un nouveau satellite espion pour surveiller le nucléaire iranien LEMONDE.FR | 26.04.06 | 11h37 • Mis à jour le 26.04.06 | 11h53
Israël a lancé, dans la soirée du mardi 25 avril, jour de la commémoration de la Shoah, un satellite espion. Celui-ci lui permettra de surveiller étroitement l'Iran, dont le président a mis en doute la survie de l'Etat juif. Le nouveau satellite espion israélien, D3 Eros B1, mis au point par les Industries aéronautiques israéliennes (IAI), a été lancé depuis un centre spatial militaire situé dans la région de l'Amour, en Extrême-Orient russe, par une fusée Topol à combustible solide. Le satellite a été mis sur orbite environ vingt minutes après son lancement.
Pendant huit à dix ans, le satellite tournera autour de la Terre à une altitude de 480 à 600 kilomètres. Doté d'une caméra d'une résolution de 70 centimètres, il permettra à Israël de compléter ses capacités d'observation à un rythme plus soutenu qu'avec l'Eros A, fonctionnant depuis 2000. "C'est une grande victoire pour l'industrie militaire israélienne et les institutions de la défense", a estimé le ministre de la défense israélien, Shaul Mofaz, ajoutant que "l'activité du satellite permettra d'augmenter la capacité d'Israël à collecter des informations de haute qualité loin de ses frontières".
"MENACE POUR L'EXISTENCE D'ISRAËL"
En Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad a affirmé, lundi 24 avril, que "le régime imposteur d'Israël ne pouvait pas survivre". Il a déjà qualifié à plusieurs reprises de "mythe" le génocide commis par les nazis. "Le fait qu'il s'agit du jour de la Shoah a indéniablement un caractère symbolique", a déclaré Raanan Gissin, le porte-parole du premier ministre israélien, faisant référence à la date du lancement du satellite. Cela "prouve qu'Israël dispose aujourd'hui de moyens pour se défendre dont les juifs ne disposaient pas il y a plus de soixante ans", a-t-il ajouté.
L'Iran avait indiqué, le 11 avril, avoir réussi un enrichissement d'uranium, et pourrait ainsi obtenir à terme aussi bien le combustible d'une centrale nucléaire que la charge fissile d'une bombe atomique. "Le monde libre ne doit pas rester les bras croisés face à des pays qui appellent à détruire Israël et veulent se doter de l'arme nucléaire", a déclaré le président israélien, Moshé Katsav. Le premier ministre en exercice, Ehoud Olmert, a qualifié, dimanche 23 avril, ce programme de "menace potentielle pour l'existence d'Israël". Sur le terrain, une unité de batteries de missiles antimissiles Hetz israéliennes est en état d'alerte avancé "pour faire face à tout développement sur le front iranien", a indiqué lundi son responsable au Jerusalem Post. "Plus jamais", ont titré mardi les journaux israéliens, alors que l'Etat hébreu commémorait les six millions de juifs victimes de la "solution finale". Selon des sources étrangères, Israël dispose de 200 bombes nucléaires et de vecteurs adéquats, notamment des missiles balistiques, une chasse à long rayon d'action et des sous-marins de la classe Dauphin.---------
L'arme nucléaire, objet de toutes les proliférations
Douze pays (dont Israël) disposent de la bombe, treize (souvent les mêmes) d'arsenaux biologiques et seize d'armes chimiques...
Vivacité de la vie littéraire ou vigueur de la monnaie, laquelle des deux propositions est le signe le plus sûr du rayonnement d'un Etat ? Aucune, la preuve du pouvoir et de sa puissance passe d'abord et avant tout par la capacité d'un chef d'Etat à doter ses arsenaux d'une bombe atomique.
Et même de plusieurs, à tant faire. Iran, Irak, Libye, Syrie, Pakistan, Corée, Inde, Israël, Chine... tous la veulent ou l'ont déjà.
Selon un document du Department of Defense (DOD) des Etats-Unis, 12 pays disposaient de l'arme nucléaire au début de l'année 2002 ou avaient mis en route des programmes d'équipement, 28 avaient des missiles balistiques, 13 des armes biologiques et 16 des armes chimiques.
Ces chiffres, même s'ils se recoupent plutôt qu'ils ne s'additionnent, montrent qu'il y a du souci à se faire.
La moitié des pays cités sont, en effet, situés dans des zones à haut risque politique.
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de garder le secret. Pendant cinquante ans, le savoir-faire et les connaissances techniques ont été l'apanage d'un petit nombre d'Etats occidentaux. Leur volonté de conserver l'avantage et de lutter contre la dissémination nucléaire a été également consolidée par une lourde architecture de règlements internationaux.
« Les années 1970 à 1990 ont été particulièrement riches en accords internationaux de maîtrise des armements et de désarmement. Bilatéraux, multilatéraux, à portée régionale ou universelle... il y en a eu de toutes sortes, remarque Jean-François Guilhaudis, professeur à l'université Grenoble-II.
Mais du point de vue de l'efficacité, on ne peut parler de traité en vigueur que quand tous les Etats dont le concours est nécessaire pour qu'il soit effectif y participent. Une fois que cette condition est réalisée, il faut aussi que la convention soit appliquée et le désarmement réalisé dans les délais fixés. » Faute de quoi la frustration des exclus du petit club très chic des pays dotés d'armes de destruction massive s'exaspère.
Le choix de l'Inde et du Pakistan de devenir membres du club atomique a marqué la limite des accords signés.
L'aide apportée à l'équipement nucléaire d'Israël par certains Etats promoteurs du traité de non-prolifération (TNP) a incité d'autres pays du Moyen-Orient à se doter eux aussi de LA bombe.
Mais, faute de capacités techniques ou scientifiques, ils se sont rabattus sur un autre arsenal. Le verrouillage du nucléaire a eu pour effet paradoxal d'inciter des pays comme la Syrie à acquérir des armes de destruction massive moins « nobles », comme les bombes chimiques ou biologiques, mais tout aussi dangereuses.
Une vraie poudrière
Aujourd'hui, l'Inde et le Pakistan continuent de développer leur programme d'équipement nucléaire.
L'Iran a enclenché un programme d'équipement civil qui l'amènera à très brève échéance à disposer d'engins nucléaires de forte puissance. La fin de l'aide soviétique a handicapé un peu l'effort d'équipement de Téhéran, mais sa carte de membre à part entière du club nucléaire est déjà imprimée. Les Iraniens, victimes de l'arsenal de Saddam Hussein, se sont aussi équipés d'armes biologiques et chimiques. Parallèlement, l'Iran est devenu fournisseur important pour les missiles balistiques et les technologies afférentes.
La Libye s'est également fait remarquer par ses investissements dans l'armement chimique et a produit, si l'on en croit certaines révélations de la CIA, au moins 100 tonnes d'agents de destruction massive dans son usine de Rabta, dont les portes ont été ostensiblement rouvertes comme étant celles d'une unité de production pharmaceutique, en 1995.
Le retrait de la Corée du Nord du TNP et sa dénonciation des autres conventions internationales ont contribué à faire de la planète une vraie poudrière.
Comme l'expliquait le 11 février (2003) George Tenet, directeur de la CIA et patron de l'ensemble des services de renseignement, aux sénateurs américains, « nous sommes entrés dans un nouvel âge de la prolifération ». « Le désir de nucléaire s'exaspère, ajoute-t-il. Une nouvelle catégorie de pays peut lancer des programmes nucléaires simplement parce que leurs voisins ou leurs rivaux régionaux ont commencé de s'équiper. La «théorie des dominos» du XXIe siècle pourrait bien être nucléaire. »
L'efficacité du chantage de la Corée du Nord fascine une frange d'Etats fragiles et mal constitués. Il n'est hélas plus faux d'affirmer que la spirale de la prolifération est déjà trop large pour être enrayée. Mais sanctuariser son territoire par un bouclier de défense antimissile comme le font les Américains, frapper les pays démunis du nucléaire comme l'Irak et renoncer à toute tentative multilatérale d'organisation du « marché » des armes de destruction massive risquent d'inciter chacun au sauve-qui-peut. Ce qui n'est pas la meilleure solution non plus.
lemonde.fr, Article paru dans l'édition du 18.03.2003
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4 Octobre 2009 jdd.fr Ahmadinejad d'origine juive?
Le président iranien, connu pour ses violentes attaques envers l'Etat d'Israël et la religion juive, aurait des origines juives. C'est ce que révèle le Daily Telegraph, qui base son enquête sur des photographies des papiers d'identité du chef d'Etat et des interviews. Le Daily Telegraph a réussi à trouver la petite bête. Analysant les photos sur lesquelles Mahmoud Ahmadinejad montre ses papiers d'identité, alors qu'il venait de se déclarer candidat à sa propre réélection à la présidence, les journalistes ont réussi à déceler une information étonnante. En effet, l'un des noms de familles du président iranien est, à en croire le quotidien anglais, d'origine juive. Les documents attestent en effet que les grands-parents du dirigeant se nommaient Sabourjian. Lors de leur conversion à l'Islam, intervenue juste après la naissance de Mahmoud, ses parents auraient adopté le nom, plus respecté, d'Ahmadinejad. Les Sabourjian font partie d'une importante minorité juive de la région d'Aradan, une petite ville à 100 kilomètres à l'est de Téhéran. Mahmoud Ahmadinejad y est né. Paradoxalement, les Sabourjian sont inscrits sur une liste de familles juives que le ministère de l'Intérieur "surveille", certains d'entre eux habitant en Israël. Psychologie du reniement Les experts interrogés par le Daily Telegraph ne sont guère étonnés de ces révélations. Pour Ali Nourizadeh, du Centre anglais d'études arabes et iraniennes, "cet aspect caché de Mr Ahmadinejad explique beaucoup sur lui. Chaque famille qui se convertit à une religion différente adopte leur nouvelle identité en condamnant leur ancienne foi. En tenant des propos anti-Israéliens, il essaye d'écarter toute suspicion à propos de ses liens avec les Juifs. Il se sent vulnérable dans une société chiite radicale." Le président iranien n'a jamais caché que sa famille avait changé de nom lors de son déménagement à Téhéran dans les années 1950, selon le journal britannique. Mais il n'a jamais évoqué la raison de ce changement, ni son origine. Son entourage avait déjà évoqué des raisons religieuses mais aussi des pressions économiques, rapporte le Telegraph, qui note également que Mehdi Khazali, un blogueur, a été arrêté cet été après avoir appelé à une enquête sur les origines du président iranien. Mais si la blogosphère s'enflamme sur ces révélations, les gouvernements n'ont préféré pas réagir sur le sujet. Ni Israël ni l'Iran ne veulent évoquer la polémique.--------
Israël: une attaque contre l'Iran "plus proche" que l'option diplomatique Par LEXPRESS.fr, publié le 06/11/2011 à 09:00, mis à jour à 11:11
Le président israélien Shimon Peres maintient la pression sur le régime de Téhéran, accusé de développer l'arme nucléaire.--------