Le "Bien commun"

Concept chrétien, le "Bien commun" a été laïcisé par la République sous le nom d'"intérêt général", l'"intérêt général" étant défini par le Conseil d'Etat.

Selon le théologien catholique Thomas d'Aquin (1225-1274) le droit posé par les gouvernants, le droit positif humain, ne peut être légitime qu'à condition d'avoir un but accepté par l'Eglise catholique comme étant un "bien commun".

Pour Tommaso d'Aquino le droit positif humain est évidemment une nécessité car l'homme est un être sociable, un être qui vit en société et qui donc a besoin de respecter un certain ordre social. Cet ordre social, qui est un ordre politique puisque les humains civilisés vivent dans des cités, des polis en grec, n'est valable (régulier, légal) que parce qu'il est accepté par tous (consensus) et il n'est légitime que parce qu'il a en vue le "bien commun".

Qu'est-ce-à dire concrétement ? Concrétement cela signifie que le droit humain, le droit positif humain, ne peut être légitime que s'il est conforme au droit naturel, voulu par Dieu, et qui n'est qu'une fraction du droit divin, dont l'expression accessible à l'homme est inscrite dans la Bible, et dont le seul interprète autorisé ne peut être que le Pape, voix de l'Eglise.

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