
Le djihâd majeur ou grand djihâd
Le Coran indique qui doit combattre et de quelle manière.
Lutter pour le triomphe universel de l’Islam est un devoir pour tous les musulmans, mais si les volontaires, les mudjahidin, les combattants dans le chemin (voie) de Dieu, sont suffisamment nombreux, il y a dispense pour les autres.
Par exemple, pour l’Ayatollah Khomeyni : « La guerre sainte signifie la conquête des territoires non musulmans. Il se peut qu’elle soit déclarée après la formation d’un gouvernement islamique digne de ce nom, sous la direction de l’Imam ou sur son ordre. Il sera alors du devoir de tout homme majeur et valide de se porter volontaire dans cette guerre de conquête dont le but final est de faire régner la loi coranique d’un bout à l’autre de la Terre... L’Europe (l’Occident) n’est qu’un ensemble de dictatures pleines d’injustices ; l’humanité entière doit frapper d’une poigne de fer ces fauteurs de troubles si elle veut retrouver sa tranquillité. Si la civilisation islamique avait dirigé l’Occident, on ne serait plus contraint d’assister à ces agissements sauvages indignes même des animaux féroces (Idem, p. 23).
Selon le Coran la supériorité du croyant sur l’infidèle est évidente, ce qui signifie que si le croyant est vaincu c’est que Dieu le veut, qui récompense le combattant tué, un martyre, par les bienfaits du Paradis.
La guerre elle-même est réglementée : il faut avertir l’infidèle avant de l’attaquer, afin qu’il puisse accepter la conversion. S’il refuse, le combat est une nécessité car l’essence de l’homme raisonnable est d’être musulman. S’il s’est égaré dans une autre religion ou dans l’athéisme il faut le rappeler à la raison, qui est d’être muslim, c’est à dire soumis à Dieu.
Il est vrai que Mohammed lui-même a attaqué par surprise la tribu des Banu Mustalique, qu’il a vaincue, ce qui lui a permis de prendre pour femme la fille du chef... et qu’en conséquence certains commentateurs pensent que l’attaque par surprise est autorisée.
Les vainqueurs se partagent le butin, qui comprend les femmes et les enfants qui sont réduits en esclavage, ainsi que les hommes qui peuvent être utiles, à condition qu’il y ait conversion, car le génocide des vaincus ne doit jamais être l’objectif de la guerre sainte.