Cesare Lombroso (1835-1909)
La théorie du criminel-né

Né à Verone en 1835, issu de la bourgeoisie juive, et décédé à Turin en 1909.
Médecin, socialiste, directeur de l'hôpital psychiatrique de Pesaro en 1871 il devient célèbre en publiant en 1876 L'Uomo delinquente, L'Homme criminel, Paris 1887.
Pour lui l'hérédité joue un rôle capital dans la psychologie du délinquant, qui est avant tout un malade.

Contrairement à ce qu'on lit parfois (souvent ?), il n'y a pas pour Lombroso que des criminels-nés.
Sa classification est en effet la suivante, qui d'ailleurs ne concerne que 40% des cas observés :
-les criminels-nés qui sont caractérisés par des stigmates anatomiques, physiologiques et psychologiques ;
-les criminels-fous ;
-les criminels d'occasion ;
-les criminels d'habitude ;
-les criminels passionnels.

Pour prévenir la récidive Lombroso propose de remplacer les prisons par des institutions qui utiliseraient les criminels "au même degré que l'homme normal, au grand avantage de tous les deux" (Delitti vecchi e delitti nuovi, 1899, Le Crime, causes et remèdes).

Sa théorie est combattu en France, à son époque, par Gabriel (de) Tarde.

Une analyse intéressante


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Eugène Pottier (parole, 1816-1887) et Joannes Delorme (musique) : Jean Misère (1871)