A l'occasion du bicentenaire du Conseil d'Etat le président de la République, M. Jacques Chirac, dans son discours du 13 décembre 1999, rappelle que c'est la prise en compte de l'intérêt général qui fonde la légitimité du juge administratif, ce qui lui permettrait d'indemniser de façon équitable les victimes tout en ne faisant pas "peser sur les acteurs du service public le poids d'une suspicion paralysante".
M. Jacques Chirac, ancien maire de Paris, de 1977 à 1995, et à ce titre suspecté d'avoir commis certains actes illégaux, estime que "ce système ne doit pas être vidé de son sens par une pénalisation excessive de la vie publique".